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    Ni la chape de plomb mediatico gouvernementale, ni la rengaine on-est-le-pays-qui-donne-le-plus-aux-chômeurs ne parviendront à invisibiliser les dégâts qu’inflige le capital aux travailleurs au prétexte de la crise sanitaire. Car n’en déplaise aux commentateurs zélés des plateaux télés, la précarité, la pauvreté et la souffrance n’est pas l’apanage des restaurateurs et des acteurs du monde de la culture.

    Le commentaire médiatique des intellectuels organiques de l’État macroniste a pour propriété de diviser le monde en deux catégories imperméables. D’un côté, les entrepreneurs (grands propriétaires capitalistes comme livreurs à vélo sur- exploités) : fers de lance du développement économique et moteurs de l’Histoire à eux tout seul qui se trouveraient comme empêchés par les contraintes réglementaires et ne situeraient leurs saluts qu’en terme de « libération ». De l’autre, le salariat : masse informe dénuée de conscience d’elle-même et pesant de tout son poids sur les chaînes des premiers. De cette vision du monde découle nécessairement la sur représentation de la première catégorie dans les discussions polissées des émissions télévisées. La réalité économique y est décrite comme uniquement peuplée de restaurateurs et d’hôteliers sur lesquels pèsent les fermetures administratives et de grands capitaines d’industries amenés, malgré eux, à mener des plans sociaux « douloureux mais nécessaires à la sauvegarde de nos emplois ». Le salariat invisibilisé et réduit à la portion congrue est ainsi prié de s’adapter (ou à défaut de se taire) conformément au statut que lui accorde la première catégorie : celui de ressource (humaine) corvéable à merci et congédiable sur simple demande au gré des aléas du marchés.

    La situation objective est pourtant tout autre : Les salariés comme les petits commerçants (restaurateurs et hôteliers inclus) et les indépendants sont ceux qui du fait de leurs condition de vie, partagent le même intérêt à la diffusion de la richesse née du travail collectif par l’augmentation des petits et moyens salaires, la gratuité des soins, la réduction des inégalités, la reconstruction de services publics accessibles partout, la taxation des milliardaires et celle du grand capital. Tous subissent la précarité, l’incertitude et la pénibilité qu’impose une bourgeoisie déconnectée et à qui l’Union européenne donne la possibilité de court-circuiter la souveraineté populaire.

    Depuis sa création, le PRCF appelle non seulement les salariés, les fonctionnaires et les chômeurs mais également les commerçants, les artisans, les indépendants à faire cause commune dans la reconstruction d’un projet national centré sur le monde du travail. La crise sanitaire agit comme le révélateur qui laisse le monde du travail à découvert :

    -Nombre d’indépendants ont vu leurs revenus chuter et vont basculer dans la pauvreté (source observatoire des inégalités).

    – Les « Plan de sauvegarde de l’emploi » (comprendre suppression de postes) se multiplient sur tout le territoire.

    – Une majorité de restaurateurs craint de devoir mettre la clé sous la porte en 2021 (source organisations représentatives du secteur (GNC, GNI, Umih, SNRTC)).

    – Des étudiants sont contraints à l’aide alimentaire pour ne pas « crever de faim » (source Fédération des associations générales étudiantes (FAGE))

    – Le chômage explose et une TPE sur trois risque la liquidation (source Confédération nationale des très petites entreprises).

    – Le nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire est estimé à plus de 8 millions de personnes à l’automne 2020, alors qu’il se situe autour de 5,5 millions en temps normal (source OXFAM)

    Pendant que les travailleurs souffrent, les milliardaires eux ne cessent de se goinfrer avec une obscénité qui ne cesse de surprendre :

    – Les dix plus grosses fortunes mondiales ont même vu leur fortune… augmenter, de 540 milliards de dollars au total (source OXFAM)

    Les 1000 plus fortunés ont recouvré toutes leurs pertes en seulement neuf mois, notamment, “grâce à un soutien sans précédent des gouvernements pour leur économie”, qui a permis au “marché boursier de prospérer” (source OXFAM).

    – Depuis le mois de mars, les plans fiscaux d’urgence et les politiques monétaires ont permis une forte remontée des marchés financiers, permettant à la fortune des milliardaires de retrouver, dès 2020, des niveaux supérieurs à 2019 (source banque UBS).

    – La concentration du capital entre des mains toujours moins nombreuses va accentuer la mainmise des très grandes entreprises sur les petites.

    La réalité de la convergence des intérêts des travailleurs est plus forte que jamais. Dans cette bataille ou la bourgeoisie ne cesse d’avancer ses pions, la seule et unique option du monde du travail est de s’unir « tous ensemble et en même temps » pour réclamer l’arrêt immédiat des contre-réformes maastrichtiennes (code du travail, retraites, Éducation, Université, Recherche, Hôpital, SNCF, EDF, ADP), des fusions industrielles capitalistes (Renault, PSA, Alstom…), des délocalisations et la taxation des milliardaires.

    Pas un salaire diminué, pas un emploi supprimé, pas une retraite surtaxée, pas un droit amoindri au nom de la crise !

    Sylvain de la


    La revue de presse des luttes, par la commission luttes du PRCF

    Montpellier : “On se sent invisibles”, les sages-femmes réclament une “reconnaissance de leur profession

    L’appel à la grève était déposé à l’échelle nationale par la CGT. À Montpellier, c’est devant l’hôpital Arnaud-de-Villeneuve que des sages-femmes ont décidé de se rassembler, ce mercredi 24 février à 14h. Elles espèrent de meilleures conditions de travail et, avant tout, une considération accrue de leur métier.

    On se sent invisibles”, appuie Géraldine Fesselmeyer, l’une d’entre elles. “C’est une profession qui est peu nombreuse en France, et qu’on oublie complètement.

    On est une profession médicale, qui prescrit, rappelle-t-elle. Nous sommes responsables de nos actes et de la prise en charge de nos patientes. On n’a pas du tout la reconnaissance qu’on mérite, c’est évident.” En tête des revendications inscrites par le syndicat dans son préavis se trouve donc l’exigence d’une refonte des grilles, “afin de mettre leur rémunération au niveau de leur formation et de leur responsabilité“, et l’attribution de la prime d’urgence pour les professionnels des maternités et des services de SAMU-SMUR.

    Aujourd’hui, ce qu’on demande, c’est qu’à bac+5, sur une profession qui est médicale, on ait une rémunération à hauteur de nos compétences et de nos responsabilités. On ne peut plus se satisfaire de : “Vous êtes sages-femmes, c’est le plus beau métier du monde, et ça doit vous suffire.” Non. Oui, c’est le plus beau métier du monde mais aujourd’hui, nous voulons être entendues et reconnues comme profession médicale. On n’est pas des médecins. On le sait, on ne le sera jamais. On n’est pas non plus des sous-médecins.

    Lucile Sablayrolles, déléguée CGT

     

    Cette journée fait suite à une mobilisation, initiée par le syndicat, qui avait eu lieu devant l’Agence régionale de santé il y a un mois. Six mois après la signature des accords du Ségur de la santé, la CGT dénonçait déjà des “mesures pécuniaires “bricolage”” qui “ne rattrapent toujours pas le retard considérable pris par rapport aux salaires des professionnel.le.s  de santé des autres pays de l’OCDE”.

    Marseille : devant la fac pour sensibiliser sur la précarité étudiante.

    Une dizaine d’étudiants se sont rassemblés devant la fac St Charles avec des pancartes au message sans équivoque : «  Des thunes pour la fac ». Bien décidés à dénoncer la précarité dans laquelle ils vivent, ils appellent à ce mobiliser le 2 mars à Marseille.

    TUI  France : la mobilisation continue dans le tous ensemble contre les licenciements.

    A lire :

    Les hospitaliers en grève reconductible à Martigues.

    Avec douze lits supplémentaires imposés, les soignants sont à flux tendu. Les personnels de l’hôpital se sont mobilisés jeudi 18/02 pour dénoncer d’intenables conditions de travail.

    Fos – La direction Arcelor veut 400 emplois en moins d’ici 2024

    La CGT d’ArcelorMittal à Fos est vent debout contre un vaste programme de restructuration récemment officialisé par le groupe au niveau national. Pour le site industriel du Sud, ce plan pourrait entraîner la disparition de plus de 400 postes au sein de l’usine d’ici 2024.

    Communiqué de presse CGT ArcelorMittal Fos-sur-Mer

    Les représentants du personnel du Comité Social et Économique du site ArcelorMittal de Fos- sur-Mer ont récemment été informés d’un projet de restructuration appelé COS (de l’acronyme anglais Change Operational Script).

    Cette restructuration dictée par la direction londonienne du groupe ArcelorMittal au nom de la productivité, intervient alors qu’il n’y a aucun danger pour la survie de l’entreprise mais une volonté de réduire les effectifs, de supprimer des centaines de postes.

    Les objectifs affichés visent une baisse d’effectif de plus de 400 équivalents temps plein, uniquement dans le périmètre ArcelorMittal Fos et l’équivalent de 200 emplois chez nos sous- traitants à l’horizon 2024.

    Il apparait que cette nouvelle restructuration dans une entreprise déjà fragilisée à tout niveau entrainera inévitablement à court, moyen et long terme des pertes d’emplois massives ainsi que des pertes de compétences et qu’il contribuera une fois de plus à la dégradation des conditions de travail des salariés de notre entreprise et chez nos sous-traitants.

    Le projet tel qu’il est présenté sur la partie ré-internalisation des travaux de nos prestataires extérieurs, aura des conséquences sociales dramatiques pour ces entreprises ainsi que pour les salariés d’ArcelorMittal dont la charge de travail risque d’augmenter considérablement.

    Nous condamnons vigoureusement cette restructuration qui se résume à un plan social sur le dos des salariés et des contribuables, nous dénonçons la gouvernance imposée par le groupe ArcelorMittal qui comme toujours nous impose sa vision financière à court terme sans présenter de projet industriel viable et réaliste.

    A l’image d’autres grands groupes industriels, profitant de la crise sanitaire, ArcelorMittal après avoir recouru massivement aux indemnités liées au chômage partiel et ayant engrangé un maximum d’aides en argent public sous prétexte d’éviter des suppressions d’emplois, nous constatons à présent que ces aides serviront de liquidités de réserve et que l’engagement de ne supprimer aucun poste ne sera pas respecté.

    La CGT ArcelorMittal s’opposera fermement à la mise en place de cette restructuration qui pourrait impacter au total plus de 600 familles dans notre région. Nous mettrons tout en œuvre pour défendre les salariés, leurs emplois, leurs salaires et leurs conditions de travail.

    Des actions et des mobilisations seront organisées dans les prochains jours et semaines. Non auxsuppressions de postes ! Maintien de tous les emplois !

    Albi : mouvement de grève aux laboratoires Eurofins-Interlab

    Source : La Dépêche du Midi

    Le mardi 16 février 2021, des employés des laboratoires Eurofins-Interlab manifestaient devant le site albigeois du Val de Caussels. Une cinquantaine de salariés, en grève, s’étaient en effet réunis devant le bâtiment. Des négociations, entamées avec la direction la semaine dernière et les syndicats Sud, CGT et FO, ne sont en effet pas parvenues à calmer les protestataires. Aucune concession n’ayant été faite par les dirigeants.

    “Nous sommes en colère car les efforts que nous avons faits durant cette crise n’ont pas été reconnus par la direction. Les heures supplémentaires ont augmenté afin de pouvoir livrer les résultats des tests covid dans les temps et la direction ne reconnaît pas ce travail”, déplore Line Navarro, déléguée syndicale Sud.

    Ketty est technicienne au laboratoire depuis 8 ans. “Depuis le début du covid, on a beaucoup de travail et on subit une pression de nos supérieurs pour travailler toujours plus vite, souligne-t-elle. Il y a de nombreux burn-out et démissions à cause de cela”, estime la quinquagénaire. “Il y a un gros turn-over, c’est bien la preuve que ça ne va pas”, surenchérit Christine, infirmière.

    “On se sent comme à l’usine, témoigne leur collègue secrétaire Véronique, alors qu’on a affaire à des humains. On a plus le temps de faire notre travail comme il faut. Ce sont les patients qui en pâtissent”, raconte-t-elle.

    Parmi les revendications des grévistes : “de meilleures conditions de travail, une prime covid ainsi qu’une revalorisation de leur salaire”.

    Sur une centaine de salariés que compte le groupe, 65 ont suivi le mouvement de grève hier, dont 22 ont été réquisitionnés par la direction pour maintenir l’activité du laboratoire. Les sites de Rabastens et Bessières (en Haute-Garonne) étaient fermés hier.

    Les représentants du personnel ont été reçus par la direction dans la journée, mais les négociations n’ont pas permis d’aboutir à une entente. Les salariés grévistes ont à l’issue de la réunion décidé de reconduire le mouvement, qui se poursuivra le mercredi 17 février.

    Les femmes de chambre mettent la sous-traitance au tapis

    Source : l’Humanité

    À force de luttes, les femmes de chambre de plusieurs hôtels Campanile ont obtenu leur internalisation. Un soulagement indicible pour ces travailleuses ultraprécaires soumises à un travail harassant, et une avancée porteuse d’espoir pour leurs consœurs. 

    Devant la porte de l’hôtel Campanile du Bourget (Seine-Saint-Denis), les salariés réunis se sont abrités de la pluie fine sous le petit chapiteau dressé pour l’occasion. Certains ont fait plusieurs heures de route, d’autres sont même venus de Marseille pour l’occasion. Malgré la grisaille et la fraîcheur du mois de février, les masques peinent à dissimuler les sourires et l’enthousiasme.

    Ce mardi, devant le quatre-étoiles à deux pas de l’aéroport, c’est une victoire que tous sont venus célébrer. Depuis le début du mois, les gouvernantes et les femmes de chambre qui officiaient dans l’établissement sont officiellement des salariées du groupe Louvre Hotels, propriétaire des hôtels Campanile, après des années de travail sous la houlette de sociétés de sous-traitance. Le dénouement heureux d’une lutte qui avait culminé en 2019 par quinze jours de grève. « C’est bien la preuve que le pouvoir ne s’obtient pas, il se prend », souffle Vadim, employé polyvalent du Campanile tour Eiffel, venu féliciter ses camarades.

    Chapeau bas. Après plus d’un an et demi de lutte, les 20 femmes de chambre et gouvernantes de l’hôtel Ibis ne lâchent rien. Elles réclament la fin des maltraitances et leur embauche par le groupe Accor. © Julien Jaulin / Hanslucas

    Ces dernières semaines, l’univers du nettoyage de l’hôtellerie est allé de bonnes nouvelles en bonnes nouvelles. Quelques jours après l’établissement du Bourget, c’est celui de Levallois (Hauts-de-Seine) qui, face à la pression des syndicats et de ses employées sous-traitantes, décidait de les embaucher directement. Un changement de direction donnant accès à des droits que ces travailleuses étaient loin d’espérer de leur propre société. Paiement à l’heure et non plus à la chambre, prime d’intéressement, treizième mois et chômage partiel indemnisé à 100 % en période troublée de crise sanitaire : la victoire est loin d’être uniquement symbolique.

    « Dans le cadre de la situation actuelle, les salariées ont obtenu un accord d’activité partielle de longue durée qui leur garantit zéro licenciement économique d’ici à septembre. C’est une belle avancée », note aussi Claude Lévy, secrétaire général de la CGT hôtels de prestige et économiques (HPE). Marlène Schiappa, alors secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, avait bien énoncé quelques promesses en 2019. Elle invitait à des « engagements concrets, qui, au-delà des bonnes intentions, vont vraiment changer la vie de ces femmes », mais c’est bien uniquement à leur lutte que les salariées doivent ces multiples avancées. À force de mobilisations, c’est la quatorzième internalisation qu’elles ont obtenue à l’échelle du groupe.

    Paiement à l’heure et non plus à la chambre, prime d’intéressement, treizième mois… la victoire n’est pas que symbolique.

    En effet, les exemples de sociétés de sous-traitance de nettoyage peu scrupuleuses ne manquent pas dans l’hôtellerie. Pis, elles sont en fait la norme, estime la CGT, tant elles permettent aux établissements de jouir d’une main-d’œuvre peu chère, docile et sans en supporter le coût. « Quand on demande des cadences infernales, en moyenne de trois chambres ou trois chambres et demie à nettoyer par heure, on paye le travail moins cher. Et les hôtels externalisent la pénibilité du travail, ça leur permet de rejeter la responsabilité des maladies professionnelles sur les sous-traitants », explique Claude Lévy. Le tout, donc, au plus grand mépris des conditions de travail de ces salariées.

    Lire aussi : Hôtellerie. Les syndicats restent sur le palier

    Du baume au cœur

    Pour la majorité des femmes, mères de famille, immigrantes en situation administrative fragile, elles n’ont souvent pas le luxe de refuser les pratiques de leurs patrons. « Ces employées souffrent d’une précarité de base multidimensionnelle : celle-ci est à la fois administrative, parce que leur titre de séjour doit être renouvelé tous les ans, familiale, car beaucoup d’entre elles doivent s’occuper seules de leurs enfants. Ces personnes-là n’ont pas le choix, il faut remplir le frigo, nourrir les enfants, renouveler les papiers. Et la sous-traitance, avec des paiements à la tâche et des temps partiels imposés, ne fait qu’entretenir cette précarité », explique Tiziri Kandi, animatrice syndicale de la CGT HPE.

    Si ces dernières victoires ont de quoi donner du baume au cœur à toutes les salariées de l’hôtellerie en lutte, l’horizon reste encombré… Et la crise sanitaire, craignent les syndicats, risque d’apporter son lot de reculs. « Des grands groupes comme Hyatt ou Accor ont annoncé des PSE massifs ces derniers mois. Le motif économique n’est pas justifié, ils veulent simplement faire du dumping social, virer pour sous-traiter à l’avenir », tempête la syndicaliste. Celle-ci ne désespère toutefois pas de voir certains patrons changer dans le sens de l’actualité récente.

    Lyon – Les salariés de RTE France en grève, un centre de distribution menacé de fermeture

    Source : Lyon capitale

    Depuis le 8 février, les salariés de RTE sont en grève contre la fermeture de centres de distribution régionaux, notamment celui de Lyon.

    Une grève agite RTE (Réseau de Transport d’électricité), l’entreprise qui a la charge du transport de l’électricité du producteur au consommateur, depuis ce lundi 8 février. Les syndicats, la CFDT, la CGT et SUD sont mobilisés contre un plan de réorganisation de RTE. L’entreprise justifie ce plan par l’intégration d’énergies renouvelables et les échanges avec les pays voisins, rapporte Le Progrès.

    Ce plan prévoit, entre autres, la fermeture de cinq des huit centre de distribution de l’entreprise. Celui de Lyon et ses 35 salariés du 7e arrondissement sont concernés.il doit fusionner avec le centre de Marseille. Le centre de distribution de Lyon devrait symboliquement fermer ses portes ce vendredi 12 février dans la matinée, sans risque de coupure d’électricité.

    Carrefour – Bercy bloque l’OPA

    Source : Ensemble mensuel de la CGT

    Le canadien Couche-Tard relancera-t-il son offre publique d’achat (OPA) ? Econduit par le ministre de l’Economie, Bruno Lemaire, soudainement inquiet de la souveraineté alimentaire de laFrance, le « dépanneur » québécois renoncerait pour l’heure à l’opération. Pour la CGT, cette OPA signe l’échec de la stratégie du PDG de Carrefour, Alexandre Bompard.

    Sanofi  – La recherche saignée

    Source : Ensemble mensuel de la CGT

    Alors que Sanofi ne devrait pas livrer ses vaccins contre le Covid 19 avant la fin de l’année, le laboratoire pharmaceutique envisage de supprimer encore 400 emplois dans la recherche. En dix ans, les effectifs de chercheurs sont passés de 6 387 en 2010 à 3 905 en 2020. Choyé par l’Etat, le groupe reçoit une centaine de millions d’euros par an au titre du crédit impôt recherche.

    lire le dossier spécial d’IC sur Sanofi

    Michelin – Dégomme l’emploi

    Source : Ensemble mensuel de la CGT

    Le numéro 2 du pneumatique a annoncé2 300 suppressions de postes en France sur trois ans, dont 1200 dans l’industrie. Invoquant toujours la compétitivité, l’entreprise clermontoise continue de désindustrialiser la France pour délocaliser dans les pays à bas coûts. « Derrière le masque d’entreprise qui prend soin de ses salariés, se cache la finance insatiable », écrit la CGT.

    Disneyland Paris  – Triste parade

    Source : Ensemble mensuel de la CGT

    Le parc d’attraction, qui veut revoir son offre de spectacles, a engagé des négociations dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective, avec comme objectif le départ d’un millier de salariés. La CGT, pour qui la direction veut se séparer de travailleurs en CDI pour les remplacer par des intermittents, a claqué la porte.

    L’Equipe  – Grève en suspens

    Source : Ensemble mensuel de la CGT

    Après quatorze jours, le salariés du quotidien sportif ont suspendu la grève engagée le 8 janvier pour dénoncer la suppression de 47 postes et l’absence de stratégie de la direction. Parmi les avancées : une clause contre toute rupture contrainte et de meilleures conditions de départ. En 2020, l’Equipe avait proposé un accord de performance collective avec une baisse de salaire contre une

    Drôme – La politique du pire

    Source : Ensemble mensuel de la CGT

    CGT, Ligue des droits de l’homme, associations et partis politiques… Tous ont fustigé la décision du maire de Valence de supprimer des aides municipales « aux familles de délinquants » ; Dans un communiqué commun, ils dénoncent des mesures « qui ne contribuent en rien au retour au calme demandé par les personnes subissant parfois quotidiennement des incivilités ».

    Vienne – L’industrie se rebelle

    Source : Ensemble mensuel de la CGT

    Le 21 janvier, la fédération CGT de la métallurgie et l’UD organisaient un rassemblement devant la fonderie du Poitou afin de protester contre les restructurations et fermetures dans la filière. Dans le bassin de Châtellerault, 4 000 emplois directs et indirects sont touché. La mobilisation avait aussi pour objectif de dénoncer le détournement des aides publiques par les constructeurs automobiles au profit de leurs actionnaires.

    Lot – Nerf d’Assier

    Source – Ensemble mensuel de la CGT

    Soutenus par de nombreux élus locaux, ainsi que par l’association de défence de la gare d’Assier et de promotion du rail, les cheminots CGT de la ligne Captenac-Brive ont réussi, au terme de deux semaines de grève, à faire annuler le projet de réorganisation de la SNCF visant ) supprimer des postes d’aiguilleurs et de chef de service.

    Total – “On va lutter pour l’emploi jusqu’à la fin” .

    Un rassemblement à la Défense contre la signature du PSE de la raffinerie de Grandpuits, qui prévoit la suppression de 700 emplois, a eu lieu ce mardi. Près de 300 personnes ont répondu présentes, dont de nombreux soutiens, de Philippe Martinez à François Ruffin. Entre action écolo et tentative d’envahissement, la détermination était au rendez-vous après un mois de grève.

    CHU de Toulouse

    Depuis le 25 janvier, les soignants des blocs opératoires sont en grève illimitée pour faire valoir leurs droits. Aujourd’hui, la direction générale du CHU Toulouse a reçu la délégation des blocs opératoires. Une réunion sous haute tension qui a démontré le mépris de la direction face à la colère des soignants.

    Toulouse. Grève et action coup de poing du personnel des blocs opératoires du CHU

    Dans la continuité du mouvement de grève initié le 25 janvier, une cinquantaine de personnels soignants des blocs opératoires du CHU de Toulouse ont pris de court la direction en infiltrant leurs locaux ce matin, situés à l’Hôtel Dieu. Ils souhaitent être reçus par la direction pour porter leurs revendications et faire passer un message de détermination !https://www.revolutionpermanente.fr/

    Givors – Deux enseignant.e.s entament une grève de la faim pour obtenir des moyens pour leur collège.

    Suite à la multiplication des violences dans leur établissement, Leila et Pierre, professeurs au collège Lucie Aubrac de Givors (métropole de Lyon), ont entamé une grève de la faim. Ils espèrent obtenir du rectorat des moyens supplémentaires pour pouvoir accompagner leurs élèves, ainsi que le classement de leur collège en REP +. Une démarche extrême, qui met en lumière l’état de détresse profonde dans lequel se trouvent aujourd’hui les enseignant.e.s confrontés à la réduction toujours plus drastique des moyens accordés à l’éducation prioritaire.

    Livreurs : ils établissent un rapport de force dans la lutte contre les plateformes

    La lutte contre les plateformes s’amplifie depuis l’automne. Mais il reste compliqué de faire plier un employeur quand ce dernier refuse de se considérer comme tel. Des trottoirs des MacDo aux sièges de l’assemblée en passant par les bancs des tribunaux, les livreurs et leurs alliés multiplient les actions pour tenter de contre balancer la toute puissance des plateformes. Etat des lieux de leur lutte. https://rapportsdeforce.fr/

    AED : construire la lutte des précaires de l’Éducation Nationale

    Depuis le 1er décembre 2020 les surveillants des collèges et lycées (AED) ont lancé un mouvement de contestation d’une ampleur inédite. Le 19 janvier, ils appelaient à une grève nationale reconductible. Entre véritable ras-le-bol et difficulté à mobiliser un secteur particulièrement précaire, la contestation se construit peu à peu. https://rapportsdeforce.fr/

    Toulouse – A Latélec, ce sont les salariés qui ont sauvé les emplois….

    La direction de Latélec, sous-traitant aéronautique toulousain, a dû renoncer à la suppression de 130 emplois, face à l’opposition d’une partie du personnel.

    Grève dans la petite enfance :

    Pour que les bébés crèchent dignement !…..Les personnels des crèches, des haltes-garderies ainsi que les assistantes maternelles étaient en grève ce mardi 2 février. Objet de la colère : une réforme qui propose d’augmenter à six le nombre de tout-petits encadrés par un adulte.

    Des nouvelles des grèvistes de la BSB et un appel à aller les soutenir sur le piquet devant la bibliothèque.

    En grève tous les samedis depuis le 5 décembre et après une semaine de grève, les MOET en lutte de la BSB mèneront une journée de mobilisation avec les permanent.e.s de la bibliothèque,

    Conseil Départemental des Côtes d’Armor.

    Appel à la grève contre la suppression de postes..https://www.cgtservicespublics.fr/

    Vénissieux (Rhône)

    Maintien du régime indemnitaire pour les agents en PPR. la CGT obtient gain de cause…https://www.cgtservicespublics.fr/

    TRANSPORTS PUBLICS : l’intersyndicale RATP fait respecter par la grève les mesures de prévention contre le covid

    La RATP reprend la vente de tickets dans ses bus, les chauffeurs répondent par la grève. La RATP montre à nouveau le peu de considération qu’elle porte pour la santé de ses salariés comme des usagers. Alors que la crise sanitaire se poursuit, avec l’apparition inquiétante de variants du Covid, la régie des transports parisiens suspend différentes mesures visant à limiter les contaminations. https://www.revolutionpermanente.fr/

    AUVERGNE – Mobilisation contre la casse d’EDF !

    les travailleurs des IEG (Industries Electriques et Gazières) sont mobilisés contre le projet de démantèlement d’EDF GDF.

    https://www.cgt.fr/actualites/france/energie/mobilisation-legislation/projet-hercule-edf-serait-eclate-en-trois-entites

    Blois. TECALEMIT mobilisés contre les suppressions d’emplois

    Les représentants du personnel de Tecalemit ont refusé mardi 16 février 2021 de valider le plan social de la direction. Les grévistes poursuivent le blocage de leur usine à Blois..Un comité social et économique extraordinaire se tenait mardi 16 février 2021, dans les locaux de Tecalemit Aerospace, à Blois. Appuyés par des ouvriers grévistes, les représentants du personnel n’ont pas validé le plan social présenté par la direction. Les salariés attendent des conditions de départ plus favorables : ils exigent une prime supra-légale comprise entre 15.000 et 60.000 € par salarié et la prise en charge d’un congé de reclassement pour les licenciés.

    « Le plan social passe désormais entre les mains de la Direccte qui le validera ou non, explique Yoann Pirou, secrétaire du CSE. On attend la réponse de la Direccte avant d’entreprendre des démarches auprès du tribunal administratif. »

    Pendant ce temps, les grévistes continuent de bloquer leur usine, jour et nuit, comme ils le font depuis le jeudi 11 février. Ils ont installé des bâches et des palettes pour empêcher l’accès à l’entrée. Les représentants du personnel dénoncent aussi le recours à des intérimaires pour remplacer les salariés grévistes à leurs postes.

    Source : La Nouvelle république

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Il y a quelques jours  la Commission Luttes du PRCF constatait que sur tout le territoire, les luttes des travailleurs pour conserver leurs emplois, maintenir leur salaire, sauver le produire en France, la protection sociale et les services publics, n’avaient pas diminué. La combativité , la colère, la révolte sont intactes.

    Un sondage tout récent indique que 80 % des personnes interrogées croient à une future explosion sociale.

    La lutte des raffineurs de Grandpuits  continue avec un mouvement de solidarité qui s’amplifie. Aussi celle des travailleurs (es) d’EDF qui luttent contre le plan “Hercule” et ceux d’ Enedis conte le plan Clamadieu concocté par Macron et l’UE et mis en œuvre par la direction d’EDF  pour parachever la liquidation d’EDF comme entreprise nationale. 

    Alors que la pandémie n’est pas terminée, la suppression des lits et des emplois dans les hôpitaux continue. Les travailleurs de la santé poursuivent le combat pour inverser cette tendance. Dans l’Education nationale : les enseignants, les personnels de l’éducation aussi luttent pour de sérieuses mesures de protection antivirale, pour la réduction durable des effectifs, contre la casse du lycée et du bac par la contre-réforme Blanquer. 

    Il y a aussi le combat des TUI, des livreurs, des travailleuses des crèches …etc.

    Pourtant, la “coordination” des luttes qui incombe normalement aux directions syndicales confédérales est catastrophique. On voit le manque de volonté d’unifier ces luttes , de les nationaliser, d’appeler à chasser ce pouvoir méprisant et incompétent, de mettre en cause les directives de casse de Bruxelles et l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée qui, suscite en permanence les privatisations, les délocalisations et les ruineuses fusions capitalistes (Renault, PSA, Alstom, etc.). Le manque de volonté pour aller vers le nécessaire “tous ensemble en même temps” est patent.

    En outre, le Roi Macron et ses ministres continuent d’accentuer la répression contre les travailleurs et les militants les plus combatifs tout en empilant les lois liberticides, les couches d’état d’urgence “sanitaire”, s’ajoutant aux strates d’état d’urgence “antiterroriste” et à la “loi de sécurité globale” pour fasciser l’Etat et transformer ce qui reste de la République en Etat policier.

    Pourquoi la journée interprofessionnelle du 4 février 2021.. a-t-elle peu mobilisé les travailleurs et la jeunesse ?

    Nous savons que les gouvernements: Sarkozy, Hollande, Macron se foutent royalement de la santé du peuple. Tous les trois aux ordres de l’UE depuis des décennies, ils ont cassé l’hôpital public, planifié l’application des directives de l’UE pour la liquidation de l’emploi industriel, la casse de l’école et de l’université .

    La nation et la langue française sont le cadet de leurs soucis et le globish continue d’envahir l’espace français avec pour finalité la mise en place d’un Grand Marché transatlantique de la force de travail accentuant comme jamais la concurrence entre prolétaires et le moins-disant social et salarial.

    Nos gouvernants sont au service des grands groupes capitalistes, des milliardaires.  Au lieu de la combattre vraiment (la France a été mise hors d’état de soigner, d’hospitaliser dans des conditions correctes, de chercher et de fabriquer des médicaments et des vaccins de jeter à la poubelle de milliers de masques), nos gouvernants utilisent la pandémie pour accroitre les profits capitalistes. L’incurie sanitaire dont les mesures anarchiques incohérentes crée la peur (confinements sélectifs, avec un fort caractère de classe, et couvre-feu ne compenseront jamais les milliers de lits d’hôpital supprimés…) amène au repli sur soi alors qu’on peut aller au boulot, prendre le métro, les bus, s’entasser pour faire ses courses sans respect des gestes barrières indispensables, amener les enfants à l’école, les laisser dans des locaux mal ou pas décontaminés… En revanche, on ferme le lieux de sociabilité : universités, bibliothèques, restaurants ,théâtres mais on ne touche pas à la production où se concrétise le profit capitaliste. 

    Depuis trois ans aux cotés des Gilets jaunes, les actions de masse progressaient : retraite, lutte pour le climat, luttes des étudiants. Toutes ces luttes convergeaient. Freiner la protestation populaire par la  peur et la répression sauvage , permanente. Le puissant mouvement des GJ ayant été criminalisé ,gazage constant ,violence ,matraquage, yeux crevés  –  là est le but jusqu’aux présidentielles de 2022. S’appuyant sur les lois liberticides (amendes, gardes à vue) qui menacent chacun, ils travaillent à la réélection de Macron ou , par défaut, à l’avènement du RN (à qui on à ouvert en grand les portes des télévisions et des  radios)

    L’historien Stéphane Sirot  dans un article récent montre le développement  du mouvement populaire depuis trois ans et explique que ce gouvernement par crainte d’explosion sociale fait et fera tout pour le stopper. La violence  institutionnalisée  la peur  empêche (provisoirement) l’essor des luttes et des manifestations.

    Pour encourager concrètement au tous ensemble en même temps, le PRCF organisera de manière décentralisée, autour de la journée symbolique du 15 mars (anniversaire du programme social du CNR) des rassemblements unitaires pour qu’ensemble, militants progressistes et syndicalistes de lutte disent clairement: l’argent pour les travailleurs plongés dans la misère et la précarité, pas pour le grand capital! Plus une seule loi liberticide, plus une contre-réforme maastrichtienne (retraites, Sécu, indemnités chômage…), plus une euro-privatisation (SNCF, EDF, ADP), plus un plan de licenciements, plus une délocalisation, plus une fusion capitaliste transnationale semeuse de chômage et de mort du “produire en France”! Ensemble pour contre-attaquer et exiger une nouvelle République française souveraine, sociale, fraternelle et démocratique!

    Bernard Colovray pour la Commission Luttes du PRCF

    § – Albi : HERCULE – CLAMADIEU : C’est toujours non !

    Toujours mobilisés contre le Projet Hercule chez EDF et la plan Clamadieu chez Engie, une centaine de salariés et retraités a participé à un rassemblement convivial et fraternel sur le site Enedis de la DR NMP à Albi. Enedis, GRDF, RTE, EDF Commerce, CNPE Golfech, Production Hydraulique, CMCAS Toulouse, Prestataires ou encore Retraités : tous présents et mobilisés contre le démantèlement de nos Entreprises et pour revendiquer un Service Public de l’Energie. Suite à l’Assemblée Générale, un rassemblement spontané devant la Préfecture du Tarn à Albi, qui n’a pas donné suite à la demande d’audience de l’intersyndicale, a été décidé afin d’alerter les pouvoirs publics sur les dangers que représentent ces projets destructeurs, aussi bien pour les usagers que pour les salariés.

    § – Albi : 300 enseignants et agents de l’Education Nationale ont défilé à Albi mardi 26 janvier contre la « blanqueroute » et des conditions de travail dégradées

    Source : Le Tarn libre.com

    Près de 300 enseignants et agents de l’Eduction Nationale ont répondu mardi 26 janvier à l’appel à manifester à Albi lancé par une intersyndicale tarnaise FSU-FO-CGT-Sud Education. Cette mobilisation s’inscrivait dans le cadre d’un appel national à faire grève et manifester ce jour là. les revendications concernaient le budget 2021 pour l’éducation et ses répercutions sur les salaires, les conditions de travail et le nombre de postes ainsi que la gestion de la crise Covid. Selon les syndicats, la grève a été suivie à 25 % dans le Tarn.

    Dans le cortège, qui s’est élancé de la place du Vigan en direction des locaux de la Direction des Services académiques du Tarn, l’ambiance était assurée par la « fanfare » de la FSU. Les pancartes et panonceaux que brandissaient professeurs du 1er ou du second degré, assistants d’éducation – AED, Aesh (Accompagnants d’élèves en situation de handicap) étaient explicites : « Socéité fragilisée, ne sacrifiez pas l’Education », « Nous ne sommes pas vos pions », « Blanquer rime avec colère », « Blanqueroute »…

    Une délégation devait être reçue au terme du défilé par Marie-Claire Duprat, Directrice académique des services de l’Education nationale (Dasen) – Inspectrice d’Académie du Tarn.

    § – Les fonderies du Poitou menacées de fermeture

    Source : CGT Publié 13 jan 2021

    Suite au désengagement de Renault, la Fonderie du Poitou Fonte (Vienne) cessera définitivement son activité en juin 2021, quarante ans après sa création. 292 emplois seront supprimés. En difficulté pour fournir les volumes commandés par Renault, la fonderie d’alu est aussi menacée. Les négociations du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ont débuté mercredi 6 janvier.

    Les fonderies du Poitou, Vienne, sont constituées de deux fonderies, une spécialisée dans la production de fonte, et l’autre dans la production d’aluminium. Rachetées plusieurs fois, Alvance Aluminium Poitou appartient au groupe Liberty, qui a décidé l’arrêt définitif de la production de carters en fonte en juin prochain, suite au désengagement automobile Renault, principal client de l’usine.

    Cela conduira à la fermeture du site et la destruction de 292 emplois

    Les négociations du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ont débuté mercredi 6 janvier. « Il y a eu une première journée de négociation, concernant les congés de reclassement. On est dans l’attente d’un investissement de l’actionnaire et d’une décision de Renault. Qu’est ce que Renault va faire si on n’arrive pas à fournir les pièces ? Quel va être l’engagement du constructeur par rapport aux fonderies alu ? Si Renault se désengage, la fonderie fermerait », précise Jean-Philippe Juin, délégué CGT à la fonderie alu.

    Renault s’est engagé sur une commande, mais la fonderie Alu est en difficulté pour fournir les volumes commandés, conséquences l’absence d’investissement de l’actionnaire dans l’outil de production.

    La direction est ainsi incapable de débloquer les investissements nécessaires pour le développement de la culasse HR10 qui représentera plus de 50 % de la production à partir de 2021. « Renault nous dit : si vous n’êtes pas capables de fournir ces volumes, on fera comme à la fonte, on va se désengager. »

    Au total, 572 emplois sont menacés, sans compter les emplois indirects des sous-traitants.

    Présenté comme un poids lourd industriel avec des moyens considérables, le groupe Liberty est en réalité une « coquille vide ». L’actionnaire se contente de « chasser les primes » que l’État met en place pour aider les entreprises en difficulté.

    Dernièrement, avec l’appui et l’aval de l’État français, l’actionnaire a acquis Ascoval et FRI, deux fleurons de l’aciérie française qui fournissent l’acier pour la fabrication des rails pour la SNCF.

    Pourtant depuis deux ans, la CGT n’a eu de cesse d’alerter les pouvoirs publics sur le manque de capacité de ce groupe à soutenir les fonderies. Tous les sites repris par le groupe britannique sont en difficulté.

    Depuis le rachat de la Fonderie du Poitou Fonte en mai 2019 par le groupe Liberty, la production était erratique. L’usine ne tournait jamais à 100 % et occasionnait régulièrement des périodes de chômage partiel pour les salariés.

    En deux ans, aucune promesse d’investissement n’a été tenue par l’actionnaire.

    § – Marseille – Les cheminots font bloc contre les projets de leur direction

    Des cheminots de toute la région se retrouvent ce jeudi devant la direction régionale de la SNCF à Marseille, à l’appel d’une intersyndicale large (CGT, SUD, FO, CFDT, Unsa). Objectif : interpeller ladite direction et court-circuiter ses projets.

    § Marseille – Les pompiers du Sdis 13 envahissent le Conseil Départemental

    Ils ont décidé de demander à toucher la prime Covid « directement à Martine Vassal. Le directeur général de la sécurité est descendu pour aller à leur rencontre et leur annoncer qu’ils auront une réponse la semaine prochaine. De leur côté ils expliquent qu’ils demandent depuis des mois à être reçus. Ils observent que les sapeurs forestiers ont eu cette prime, les agents de métropole également et aussi les marins pompiers et les agents techniques du Sdis (service départemental d’incendie et de secours) aussi. Mais pas eux.

    § – Mobilisation du 26 janvier. Le monde de l’éducation déconfine sa colère

    Les personnels de l’éducation nationale, dans toute leur diversité, étaient en grève mardi 26 pour dénoncer leurs conditions de travail, la gestion de la pandémie, des salaires en berne.

    Enseignants, surveillants, conseillers principaux d’éducation, AESH (accompagnants d’élèves handicapés), psychologues scolaires, infirmières scolaires, mais aussi lycéens et étudiants… Le monde de l’éducation était mobilisé mardi 26 janvier, à l’appel d’une très large intersyndicale (FSU, CGT, FO, Solidaires). Et, en dépit du contexte sanitaire, ils sont nombreux à avoir défilé, partout en France. Le Snuipp-FSU a relevé un tiers de grévistes dans le premier degré. Dans le second degré, le Snes-FSU estimait ce taux à 40 % des professeurs. Sans surprise, le ministère de l’Éducation nationale a communiqué sur un taux de grévistes, à la mi-journée, à 11 %.

    Des suppressions de postes incessantes malgré la crise

    Gestion calamiteuse de la crise sanitaire, conditions d’enseignement dégradées, salaires en berne, suppressions de postes incessantes… les motifs de la colère étaient vastes. « C’est un travail que j’aime mais aujourd’hui je suis épuisée », a confié à l’AFP une professeure des écoles de Toulouse, évoquant « le manque criant de moyens, surtout depuis le début de la crise sanitaire ». À Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), un millier de personnes ont manifesté derrière une banderole « Urgence pour le service public d’éducation ». Parmi elles, Magali Gallais, CPE (conseillère principale d’éducation) : « On brasse des élèves toute la journée, ils oublient souvent de mettre leur masque correctement, on est exposé au virus en permanence. » Malgré le froid, ils étaient tout autant à Rennes. « On a eu une perte de pouvoir d’achat en dix ans de 275 euros mensuels par personne », a témoigné Axel Benoist, le secrétaire national du Snuep-FSU (enseignement professionnel). « C’est un moment crucial pour l’éducation, il y a une vraie colère qui monte chez les enseignants qui sont très inquiets », estime Benoît Teste, secrétaire général de la FSU, en référence au Grenelle des enseignants, lancé par le ministre Jean-Michel Blanquer, qui doit s’achever en février. « Ce qui est entrepris par le ministère n’est absolument pas satisfaisant, c’est essentiellement de la communication avec une revalorisation de surface qui est très insuffisante. »

    Pour Saphia Guereschi, secrétaire générale du Syndicat national des infirmières conseillères de santé (Snics-FSU, majoritaire), les infirmières au collège ou au lycée sont accaparées par la gestion de la crise sanitaire et doivent gérer les « phases de dépistage et de tracing », au détriment de l’accompagnement des élèves. « Nos jeunes, qui vont très mal, ne peuvent plus être accueillis comme il se doit lors des consultations dans les établissements car nous ne sommes pas remplacées, il faut réagir très rapidement », a-t-elle alerté. Six jours après s’être mobilisés contre les effets délétères de l’épidémie sur leur vie, les étudiants se sont eux aussi joints aux cortèges. « La manifestation de la semaine dernière nous a permis d’obtenir des choses mais pas de nous faire totalement entendre, a expliqué à l’AFP Mélanie Luce, présidente de l’Unef. Alors on poursuit la mobilisation. »

    § – Plus d’heures dans la DHG du lycée Joliot-Curie

    Le lycée Joliot Curie connaît depuis 2 années une baisse importante des moyens horaires qui lui sont attribués, conduisant à une perte d’heures d’enseignement dans de nombreuses disciplines.

    Cette année nous sommes confrontés à de nouvelles baisses horaires qui aggravent une situation déjà très fragile.

    Nous enseignants et personnels éducatifs du lycée Joliot-Curie avons appris la semaine dernière que, pour la troisième année consécutive, les financements prévus pour la rentrée de septembre seront drastiquement revus à la baisse.

    Pour nos élèves ces pertes de financement se traduiraient :

    • par une baisse du nombre d’heures de cours en demi-groupe (en EPS, Philosophie, maths, espagnol, option euro-humanités  etc.), qui sont pourtant absolument nécessaires pour les faire progresser, surtout ceux et celles qui rencontrent le plus de difficultés en classe entière,
    • par le risque de devoir fermer la spécialité Théâtre en 2022, partenaire du théâtre national des Amandiers,  à laquelle le lycée est historiquement attaché et qui est indissociable de son identité.  C’est cette spécialité qui est source, entre autres, de l’ambition d’ouverture du lycée et de son rayonnement culturel .
    • par l’amputation de l’accompagnement personnalisé :  –   en seconde dont les heures seront divisées par deux, alors qu’elles sont indispensables à la remédiation des lacunes dans les matières fondamentales (Maths, Français), et au soutien les élèves dans leurs choix d’orientation (orientation rendue d’ailleurs encore plus compliquée par la réforme du lycée, du baccalauréat et de l’accès à l’enseignement supérieur via Parcoursup),   –  en première : les élèves perdent une demi-heure avec le  professeur principal (utilisée pour construire le projet d’orientation) et de français (pour préparer le Bac de français de 1ère).    –  en terminale : Les élèves perdent toutes les heures d’AP en SVT, physique-chimie et SES
    • par la diminution de l’horaire des langues. Les élèves de filière technologique perdent une heure d’anglais.  Les élèves perdent en espagnol une demi-heure à une heure dans toutes les premières et une demi-heure en terminale générale, réduisant l’horaire en première à 1H30 par semaine, soit une heure en- dessous de l’horaire légal pour un élève qui suit une LVB espagnol,
    • par la limitation de la liberté des élèves de choix des spécialités induite  par :-       la répartition horaire proposée dans le TRMD qui part du principe que toutes les spécialités de première seront à 30. Statistiquement, il est quasiment impossible que pour chaque spécialité, on ait exactement 30 élèves qui la souhaitent. On devrait donc artificiellement remplir les classes sans respecter forcément le choix des élèves.      –       la disparition d’un groupe de SVT qui risque d’empêcher les élèves de garder cette spécialité en terminale. –       La disparition d’un demi-groupe de spécialité HGGSP qui  risque d’empêcher certains élèves de seconde de choisir cet enseignement.
    • en bref, par une dégradation générale des conditions d’enseignement, alors même que les conséquences du confinement et de la crise économique demandent au contraire que l’Education Nationale vienne combler, et non pas aggraver, les inégalités qui en résultent.

    Nous savons qu’il est très difficile de se réunir en cette période de crise sanitaire, mais nous savons également que vous êtes aujourd’hui tous et toutes particulièrement préoccupé-e-s par l’avenir de vos enfants.

    Il est encore possible d’obtenir des moyens horaires dignes en se mobilisant massivement contre ces mesures incompréhensibles : afin de renforcer nos revendications lors des entrevues qui auront bientôt lieu avec les instances en charge de l’attribution des financements du lycée Joliot-Curie, apportez-nous votre soutien en prenant  le temps de signer cette pétition.

    Plus nous serons nombreux à le faire, plus les conditions d’accueil de vos enfants à la rentrée prochaine seront favorables à leur réussite.

    § – Tarn et Garonne – Fin d’une grève très dure

    Source : Nouvelle du Tarn et Garonne
    A la STEF, après 42 jours de conflit un protocole a été signé entre la direction et les grévistes, sous l’égide de la DIRECCTE tant les négociations eurent du mal à se mettre en place, permettant la reprise du travail. Les salariés ont obtenu grâce à leur détermination 50 € d’augmentation de salaire, dont 35 immédiats et 15 en 2022, une augmentation de la prime de panier et de la prime transport, et l’étalement négocié sur 18 mois des retenues de jours de grève. Loin des revendications de départ, mais plus que le protocole signé par FO quelques jours plus tôt. Le courage que ces salariés ont montré force le respect des travailleurs, malheureusement pas assez celui des employeurs.

    § – À Morlaix, l’hôpital déclenche son Plan blanc, les syndicats restent inquiets

    Source : Le télégramme de Brest

    Le Centre hospitalier des Pays de Morlaix (CHPM) a déclenché, lundi 25 janvier, le Plan blanc de l’établissement pour faire face à la tension sur les lits de médecine, alors qu’un cluster de cas covid y a été identifié. Les syndicats s’inquiètent pour les agents hospitaliers.

    L’hôpital de Morlaix a déclenché lundi 25 janvier le Plan blanc de l’établissement. (Photo Claude Prigent)

    « Il a été décidé de déclencher le Plan blanc de l’établissement » : c’est le directeur par intérim du CHPM, Ronan Sanquer, qui l’a annoncé lundi 25 janvier après une cellule de mobilisation, alors qu’en « raison du cluster [de 25 cas Covid], l’établissement connaît des tensions concernant ses capacités en lits de médecine ». Pendant toute la durée du Plan blanc, « tous les professionnels de l’établissement sont susceptibles d’être rapidement mobilisés pour faire face à l’évolution de la situation ».

    « Danger grave et imminent » selon deux syndicats

    Dans le même temps, le syndicat SUD Santé sociaux du CHPM déclenchait lundi « un droit d’alerte sans droit de retrait » pour « un Danger Grave et Imminent (DGI) concernant l’organisation, les conditions de travail, les risques psychosociaux encourus par les agents du CHPM face à la covid-19 ». Alors qu’en médecine 3e ouest « le nombre de lits a été augmenté à 25 lits ce week-end face à l’augmentation des cas covid », « que le 4e étage s’est retrouvé en présence de trois patients covid dans chacun des services d’hospitalisation », SUD santé sociaux s’inquiète « qu’un filtrage n’a pas lieu au niveau du hall du MCO afin de s’assurer du port du masque chirurgical, afin de limiter les visites aux personnes porteuses d’une dérogation… ». Le syndicat dénonce également le fait que « les patients testés aux urgences (…) montent dans les services, en chambre doubles », sans mesure d’isolement avant le résultat, et s’inquiète dans cet intervalle des risques possibles de « contamination aux agents et la propagation à leur insu aux autres patients, à leurs familles ».

    Sud Santé alerte aussi sur la surcharge de travail des infirmières à Bélizal, « pouvant être seules pour 80 résidents malades ». Enfin, Sud Santé dénonce « les conditions de travail avec des personnels déplacés, replacés », et l’organisation horaire avec « des passages en douze heures afin de pallier l’absentéisme ».

    Plan de continuité des services

    De son côté, la CFDT du CHPM avait fait dès jeudi 21 janvier « une Déclaration de danger immédiat pour protéger ses agents par rapport à la question de la reconnaissance en cas de contraction du virus. La situation est tendue du point de vue des remplacements, nous avons demandé à la direction de revoir le plan de continuité sur les services les plus techniques », confie Stéphanie Primel, qui entend rassurer les usagers de l’hôpital de Morlaix : « Nous sommes dans une phase compliquée, les choses se mettent en place en interne pour avoir une traçabilité des agents, filtrer les visites et isoler les cas contact ».

    À la CGT, qui n’a pour le moment pas déclenché de DGI, Pascal Kerboriou explique que « le Plan blanc, désactivé en décembre dernier par l’ARS, a été réactivé par manque de personnel et pour pouvoir déprogrammer certains actes si nécessaire. Avant la covid, on manquait de lits et de personnel, pendant la crise sanitaire, c’est encore pire, mais le dialogue social est revenu, il faut le saluer », ajoute-t-il. À l’heure où, selon les sources de la CGT, on compterait « ce mardi 30 cas covid confirmés parmi le personnel » (NDLR, 27 selon la direction), le syndicat réclame « que chaque agent obtienne des masques FFP2 afin que chacun soit protégé avec des moyens suffisants face à ce cluster ».

    § – Patronat et Confédération européenne des Syndicats main dans la main pour rallumer les étoiles de l’UE

    « Nous appelons à une alliance européenne de décideurs politiques, de chefs d’entreprise et de dirigeants financiers, de syndicats, d’ONG, de groupes de réflexion et de parties prenantes afin de soutenir et de concrétiser […] la relance verte », a déclaré Laurent Berger, patron de la CFDT et président de la Confédération européenne des Syndicats le 14 avril, dans une tribune également co-signée par 180 patrons, députés, dirigeants syndicaux et lobbyistes.

    Déjà fortement entamée ces dernières années, la crédibilité d’un projet européen « humaniste » a portant définitivement volé en éclat et laissé apparaitre l’UE pour ce qu’elle est réellement : une alliance capitaliste qui a besoin de se parer (ou d’imposer) une « identité » et des valeurs prétendument communes pour mieux justifier des politiques économiques au service exclusif du capital.

    Ne nous trompons pas, c’est bien ce retour à la réalité qui motive le discours collaborationniste de la tribune : « Nous nous engageons à travailler ensemble, à partager nos connaissances, à échanger notre expertise et à créer des synergies pour mettre en place les décisions d’investissement dont nous avons besoin », affirment ainsi les signataires de la tribune.

    Collaborationnisme, quand tu nous tiens…

    Publié dans différents pays par plusieurs quotidiens nationaux, le texte co-signé par des patrons voyous, des députés européens de tous bords et des leaders « syndicalistes » est une nouvelle illustration criante du collaborationnisme de classe.

    Parmi les signataires, on retrouve ainsi pêle-mêle 79 eurodéputés des groupes du Parlement européen (écologistes, sociaux-démocrates, conservateurs, libéraux…), 37 patrons, dont Jean-Paul Agon, PDG du Groupe L’Oréal, Torbjörn Lööf, PDG d’Inter IKEA Group, ou encore Tim Brett, président de l’Unité Europe de l’Ouest de Coca-Cola.

    Sont également signataires du texte plusieurs dirigeants de la Confédération Européenne des Syndicats (CES), ainsi que les ministres de 11 pays, dont Elisabeth Borne, ministre française de la Transition écologique. Sept ONG et six think tanks (pour ne pas dire lobbys) ont également ratifié la tribune de leurs signatures.

    Rappelons au passage que la CES est reconnue par l’Union européenne, par le Conseil de l’Europe et par l’Association européenne de libre-échange (AELE) en tant qu’unique organisation syndicale interprofessionnelle représentative au niveau européen.

    Greenwashing et « New deal » européen : ce qui se cache derrière la tribune

    Ce n’est pas une surprise que de constater que le plaidoyer, long et insipide, ne revient pas sur les plusieurs décennies de libéralisation-privatisation de secteurs industriels et de services publics, ou sur la casse de la souveraineté économique et politique de chaque Etat-membre, ou encore sur les récentes années de politiques austéritaires et de souffrances populaires.

    Si la tribune s’escrime ainsi à rallumer les étoiles européennes, la ficelle est en effet un peu grosse. « La volonté politique est là. La stratégie aussi. » affirment ainsi, sans rire, les signataires, tout en ajoutant : « Des projets de transition vers la neutralité climatique comme le Green Deal européen ont le potentiel pour reconstruire notre économie sur la base d’un nouveau modèle de prospérité ».

    « La guérison économique nécessitera des investissements massifs pour protéger des emplois et en créer de nouveaux, soutenir les entreprises, les régions et les secteurs qui souffrent de l’arrêt forcé et soudain de l’activité. », précise encore la déclaration, soulignant : « Ces investissements doivent permettre l’émergence d’un modèle économique plus résilient, plus protecteur, plus souverain. »

    On peut sourire devant le mot « souverain » employé par les rédacteurs de la tribune pour ne surtout pas dire « souveraineté ». Mais les faits sont là : les signataires plaident pour des investissements massifs d’argent public pour renflouer des caisses – pas si vides d’ailleurs – d’entreprises en recherche permanente de profits. En clair, ce sont aux Etats, et à travers eux, les peuples et les travailleurs, de payer.

    Une fois encore, ce ne sont pas les besoins fondamentaux des peuples qui conditionnent et déterminent ainsi le choix d’investir dans des infrastructures (hospitalières, industrielles, etc), mais bien la voracité des patrons.

    Derrière les mots « souverain » ou « résilience » se cache ainsi une manipulation dangereuse. L’objectif, non-assumé, de ce texte est de faire croire qu’il serait dans l’intérêt général de mettre encore et encore la main à la poche. Las, il ne suffit pas d’enrober ces injonctions à l’unité européenne de mots à la mode pour convaincre les peuples de payer la facture de la crise économique.

    La « solidarité européenne » contre les peuples, d’Europe et d’ailleurs

    Une autre manipulation, tout aussi cachée et dangereuse, doit également être relevée. Si beaucoup parlent du « jour d’après », qu’en sera-t-il des relations inter-étatiques dans des conditions d’aggravation brutale des contradictions impérialistes ?

    Ce sont ces considérations géopolitiques qui se cachent derrière ce texte. Il faut à tout prix défendre « l’Idée » européenne pour passer par pertes et profits l’abandon des peuples face à des problématiques pourtant communes. L’objectif ? Ressouder un partenariat économique européen pour faire face aux puissances économiques rivales.

    Pour ne prendre que l’exemple italien, comment prétendre qu’il y a une « volonté » et une « stratégie » européenne quand ce pays a été littéralement lâché en rase campagne par l’UE au point de devoir se tourner vers la Chine, la Russie ou Cuba ?

    Après l’humiliation du peuple grec, la crise des réfugiés, le Brexit, cette pandémie (et les vols de masques entre Etats-membres révélés pas la presse) est sans doute la crise de trop. Le bon soldat Berger n’y pourra rien, l’idée européenne est morte et enterrée. Et c’est une excellente nouvelle.

    Les cégétistes doivent tirer les conclusions qui s’imposent et mettre en débat le départ de la CGT hors de la CES

    La CGT a décidé d’adhérer à la CES en 1995. A l’époque, le mandat était clair : « la tirer à gauche », « y faire entendre et progresser la voie du syndicalisme de classe au niveau européen ».

    35 ans plus tard, il est important d’en tirer un bilan et d’en débattre dans l’organisation, de se poser la question « QUI tire QUI et vers OÙ ?

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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