• La  journaliste Morgane Large (de dos) devant des centaines de personnes réunies à Rostrenen (Côtes d'Armor) pour la soutenir.La journaliste Morgane Large (de dos) devant des centaines de personnes réunies à Rostrenen (Côtes d'Armor) pour la soutenir

    Forte mobilisation à Rostrenen, dans les Côtes-d'Armor, ce mardi midi, où est basée Radio Kreiz Breizh, pour laquelle travaille Morgan Large. Cette journaliste, qui enquête notamment sur l'agro-industrie en Centre Bretagne, a été victime de plusieurs actes de malveillance.

    12h, début du rassemblement. A cette heure-ci, Morgan Large prend l'antenne sur Radio Kreiz Breizh (RKB) en temps normal. Ce mardi, la journaliste est en grève, comme ses collègues des radios associatives bretonnes. Micro en main, elle s'occupe du tour de parole, au milieu de plusieurs centaines de personnes. "C'est enthousiasmant. Après, j'espère que ça va me porter jusqu'à loin, et longtemps ... parce que je ne me sens pas très protégée en vérité", admet-elle. Une roue de sa voiture a été déboulonnée la semaine dernière. En décembre dernier, elle avait déjà subi une première intrusion à son domicile. 

    Aujourd'hui, Morgan Large, dont plusieurs membres de sa famille sont agriculteurs, ne cache pas que la période est difficile. "Je me sens protégée par le soutien de tous ces gens-là. Mais après on se retrouve seule chez soi. Je suis beaucoup sur les routes. J'imagine plein de trucs. On sombre vite dans la paranoïa, bien que j'essaye de m'en préserver."

    Je n'ai pas du tout l'intention de déménager

    "Comment je vais retourner au travail ? Est-ce que je vais pouvoir continuer à travailler ? Est-ce que je vais devoir déménager ? Moi je n'ai pas du tout l'intention de le faire", prévient la journaliste. Pour elle, le début des ennuis remonte à l'automne dernier, après la diffusion sur France 5 du documentaire "Bretagne, une terre sacrifiée", dans lequel elle témoigne. "Je suis devenue une cible parce qu'on m'a désignée comme telle. Mon visage est apparu sur le compte Twitter de la FRSEA Bretagne (ndlr : section régionale du syndicat FNSEA) après cette diffusion", rappelle-t-elle.

    Alan Kloareg, le président de Radio Kreiz Breizh, veut insister sur la gravité de ces actes d'intimidations : "Par cette attaque-là, c'est tout le journalisme qui est attaqué. Les médias ne peuvent travailler qu'avec des journalistes qui font leur travail sereinement." 

    Des élus bretons se sont déplacés à Rostrenen. C'est le cas de la maire écologiste d'Auray, Claire Masson : "C'est dramatique qu'en Bretagne on en soit là. Ce n'est pas contre les agriculteurs qu'on en a, c'est contre le système agricole, les grosses coopératives et les gros groupements." L'enquête de gendarmerie se poursuit pour tenter de retrouver les auteurs du déboulonnage d'une roue de la voiture de Morgan Large. 

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  • Morgan Large a pris la parole lors du rassemblement de soutien ce mardi 6 avril à Rostrenen.Morgan Large a pris la parole lors du rassemblement de soutien ce mardi 6 avril à Rostrenen.

    Ce mardi 6 avril 2021, à Rostrenen (Côtes-d’Armor), un rassemblement de soutien à Morgan Large, journaliste à RKB, ainsi qu’à une consœur allemande, agressée à Glomel, s’est tenu ce midi. Ces deux journalistes enquêtent sur les pratiques de la filière agroalimentaire bretonne.

    Morgan Large, journaliste à la radio RKB, basée à Rostrenen et qui enquête sur la filière agroalimentaire en Bretagne, aurait été la cible « d’un acte de malveillance grave », comme le dénonçait Reporters sans frontières (RSF) dans un communiqué le 2 avril 2021.

    Les journalistes de Radio Breizh font grève ce mardi 6 avril et appelaient à un rassemblement de soutien aux deux journalistes et pour la liberté d’informer, à Rostrenen, place du marché, à midi.

    Plus de 800 personnes ont pris part au rassemblement de soutien à Morgan Large ce mardi 6 avril 2021. 

    Le rassemblement a duré une heure et a réuni près de 850 personnes selon les gendarmes. Serge Le Quéau, pour le syndicat Solidaires, Sylvain Ernault, au nom du SNJ (Syndicat national des journalistes), notamment, ont pris la parole pour exprimer leur solidarité à l’égard de Morgan Large dont l’intervention a clos le rassemblement.

    Acte de malveillance

    D’après RSF, « elle était sur le point de prendre le volant », le 31 mars, « quand soudain, elle s’est rendu compte que les boulons fixant une des roues arrière de son véhicule avaient disparu. Cet acte de malveillance n’est pas le premier. Depuis qu’elle enquête sur les subventions accordées à l’agro-industrie en Bretagne, elle et son média ont fait l’objet de pressions et d’actes d’intimidation à plusieurs reprises ». 

    Une journaliste allemande aurait elle été « insultée, bousculée et suivie chez elle par un agriculteur » à Glomel.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/rostrenen-22110/rostrenen-pres-d-un-millier-de-personnes-rassemblees-en-soutien-a-la-journaliste-morgan-large-3a455cee-96c0-11eb-ba63-dd87e37c9e97

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  • Plus de 500 personnes se sont réunies à Rostrenen ce mardi 6 avril pour soutenir Morgan Large. Plus de 500 personnes se sont réunies à Rostrenen ce mardi 6 avril pour soutenir Morgan Large. 

    Plus de 500 personnes se sont réunies ce mardi 6 avril à Rostrenen (Côtes d’Armor) en soutien à Morgan Large, journaliste en Centre Bretagne. Spécialiste des enquêtes sur l’agroalimentaire, elle est victime d’intimidations et d’actes de malveillance. 

    Nous avons besoin d’une réponse forte des politiques pour rappeler à la raison les grands groupes. La vérité aujourd’hui, c’est que tout le monde a peur d’enquêter. Subir des attaques graves chez soi, c’est inadmissible”, affirme au micro, Morgan Large. “Mon métier est de parler à tous les gens. Le jour où je ne le pourrai plus, je ne ferai plus mon métier”, ajoute-t-elle, très émue.

    Des centaines de personnes se sont rassemblées pour soutenir la journaliste et pour défendre la liberté d’informer.En Bretagne, comme en Amazonie, bientôt des écologistes assassinées”, peut-on lire parmi les pancartes. Le maire de Rostrenen, Guillaume Robic et les membres du Syndicat National des Journalistes (SNJ), ont exprimé leur indignation à tour de rôle. 

    Les roues de sa voiture déboulonnées 

    Morgan Large exerce son métier en Centre Bretagne depuis près de 30 ans. Elle travaille essentiellement à Radio Kreiz Breizh, mais est aussi journaliste indépendante. En novembre dernier, elle témoignage dans le documentaire “Bretagne : une terre sacrifiée” diffusé sur France 5. 

    Depuis, les appels anonymes sont incessants. Le journaliste est victime d’intimidations, de menaces de mort, de dégradation de biens. La nuit du 17 mars dernier, elle est réveillée par un coup de fil anonyme. Deux semaines plus tard, elle découvre que les roues de sa voiture ont été déboulonnées. “J’ai roulé quatre jours comme ça, avec mes enfants dedans”, se désole la journaliste. 

    En décembre dernier, la clôture du champ de ses deux chevaux a été ouverte et les animaux ont divagué pendant plusieurs heures. Au même moment, les portes des locaux de RKB, le média pour lequel elle travaille, étaient forcées. Un mois plus tard, en janvier, le chien de Morgan Large est empoisonné. 

    "Je ne m'excuserai pas de faire mon métier"

    La journaliste se dit usée, fatiguée et c’est bien ce que cherchent les personnes qui s’en prennent à elle. “A ceux qui trouvent que j'abîme la carte postale de la Bretagne, je m'excuse mais je ne m'excuserai pas de faire mon métier. L’information est un bien commun, au même titre que les paysages, l’air, la culture, la musique, les hirondelles qui viennent d’arriver”, revendique Morgan Large devant ses soutiens. 

    La SNJ a annoncé saisir la justice et appelle toute la profession à manifester son soutien à Morgan Large et Radio Kreiz Breizh (RKB). 
     

     


    Cette semaine, dans la commune de Glomel, dans les Côtes d'Armor, une autre journaliste a été menacée, selon un communiqué de RKB. Dans le cadre de son travail pour un média allemand, elle aurait été insultée, bousculée et suivie jusqu’à chez elle par un agriculteur.

     

    source: https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/rostrenen-grosse-mobilisation-en-soutien-a-la-journaliste-morgan-large-victime-d-intimidations-et-malveillance-2032771.html

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  • Vendredi 19 mars, lors de la marche pour le climat, 150 jeunes Brestois sont partis de la place de la Liberté pour rejoindre les Capuçins.Vendredi 19 mars, lors de la marche pour le climat, 150 jeunes Brestois sont partis de la place de la Liberté pour rejoindre les Capuçins. 

    Plusieurs organisations appellent à une nouvelle marche pour le climat ce dimanche, à Brest, à la veille de l’examen du projet de loi « Climat et résilience » par les députés.

    Youth For Climate Brest, BBAC ANV Cop 21 Brest, CPLC Brest (Citoyens pour le Climat - Brest), le collectif pour une transition citoyenne en pays de Brest, Greenvox 29, Gilets Jaunes Brest, mais aussi Extinction Rebellion Brest, appellent à manifester ce dimanche 28 mars à Brest, à 14 h, au départ de la place de la Liberté. Une marche pour le climat « apartisane, non violente, conviviale, familiale et dans le respect des gestes barrières », est prévue. 

    Le jour de la mobilisation n’a pas été choisi au hasard. Il s’agit de mettre un coup de pression sur les députés qui commenceront à examiner le projet de loi « Climat et Résilience » dès le lundi 29 mars.

    Pour une vraie loi Climat à la hauteur de l’urgence

    Pour les organisations signataires de l’appel, ce projet de loi en l’état est, en effet, « très loin de l’ambition requise pour répondre à l’urgence écologique et atteindre les objectifs que la France s’est fixés. » Elles entendent donc « exiger une vraie loi Climat à la hauteur de l’urgence écologique », et « dénoncer le manque d’ambition et les manœuvres qui tentent d’affaiblir les propositions de la Convention citoyenne ».

    Les organisations à l’origine de la manifestation appellent les députés « à renforcer les articles du projet de loi dans le sens d’une plus grande ambition écologique, notamment s’agissant de la rénovation thermique des bâtiments nécessaire en priorité aux plus pauvres, de la réglementation de la publicité, de l’utilisation des engrais azotés, du recours aux menus végétariens dans la restauration collective, de la lutte contre l’artificialisation des sols, de la limitation des vols intérieurs en avion ou de la responsabilité climat des grandes entreprises ».

    Elles réclament aussi « une meilleure prise en compte des aspects de justice sociale afin de rendre la transition écologique accessible à toutes et tous. »

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Dans le hangar de la Coop des Masques à Grâces près de Guingamp : les masques FFP2 à la sortie de la chaîne de production. Dans le hangar de la Coop des Masques à Grâces près de Guingamp : les masques FFP2 à la sortie de la chaîne de production. © Radio France / Manuel Ruffez

    par Manuel RUFFEZ

    En 2018, à 30 km de là, l’américain Honeywell fermait son usine de fabrication de masques, à Plaintel près de Saint-Brieuc, pour en délocaliser la production. Aujourd’hui c’est une coopérative, la Coop des Masques, à Grâces près de Guingamp, qui relance une production locale à plus petite échelle, pour un marché local.

    Il y a un an, nous nous retrouvions confinés à la merci d'une pandémie aussi soudaine qu'inattendue. Parmi les enseignement qu'on a tiré de cette crise, la relocalisation de productions parties à l'étranger. C'est le cas des masques, dont on a subi la pénurie de plein fouet. 

    Ici, l’immense entrepôt est encore tout en travaux. Les vestiaires, les toilettes, la salle de repos, tout reste encore à faire, des artisans y travaillent. Dans ce vaste hangar, une ancienne friche récupérée par la coopérative, les machines de production, arrivées mi-janvier, semblent petites, posées là dans un coin. Une machine pour les masques chirurgicaux, confectionnés à partir de trois tissus différents, qui peut produire 150 masques à la minute, et une chaîne pour les masques FFP2, quatre tissus différents, au rythme de 100 masques à la minute. À terme, la Coop des Masques envisage de produire 45 millions de masques par an, pour un investissement aujourd’hui de 5,6 millions d’euros. Autour de ces machines, des conducteurs de ligne, opérateurs et techniciens s’affairent, bien couverts, le chauffage n’est pas encore installé. 

    Désinfection des rues à Perpignan, le 31 mars 2020

    Une industrie délocalisée juste avant la crise

    Parmi eux, Aurore Ruellan, technicienne de maintenance. Elle a découvert le métier dans l’ancienne usine de Plaintel près de Saint-Brieuc fermée en 2018 par l’américain Honeywell. Pendant 5 ans et demi, elle y fabrique des masques FFP2, "les mêmes qu’ici" tient-elle à préciser : "Ça marchait très bien, on était heureux, et du jour au lendemain, la catastrophe. Ici au moins, comme on est une coopérative, on ne risque pas d’être délocalisé".

    Coopérative, c’est bien le maître-mot de ce projet né à l’initiative d’anciens salariés et de syndicalistes qui se tournent assez vite vers une figure locale : Guy Hascoët, créateur des SCIC Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif, quand il était secrétaire d’État à l’Economie Solidaire du gouvernement de Lionel Jospin. "Les initiateurs du projet ont commencé à regrouper des citoyens, des collectivités : le département, la région, des entreprises. Ils se sont dit, 'il y aura du public, du privé, des citoyens, ça, ça débouche sur une SCIC'", raconte Guy Hascoët. "Ils se sont posé la question : 'qui connait bien les SCIC ?' et comme j’habite le département, ils m’ont demandé si j’étais prêt à me mettre au boulot". Il est aujourd’hui président de la Coop des Masques.

    Guy Hascoët est le président de la Coop des Masques. Logique pour celui qui a crée les Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif quand il était ministre d’Etat à l’Economie Solidaire du gouvernement de Lionel JospinGuy Hascoët est le président de la Coop des Masques. Logique pour celui qui a crée les Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif quand il était ministre d’Etat à l’Economie Solidaire du gouvernement de Lionel Jospin © Radio France / Manuel Ruffez

    "Pas de profit pour le profit"

    "Notre business model n’est pas basé sur la pandémie" précise Patrick Guilleminot, le directeur général de la Coop des Masques. "Nos clients, qui sont aussi pour beaucoup nos sociétaires, sont des mutuelles, des hôpitaux, des entreprises de l’agroalimentaire, des industries, des distributeurs. Ils ont vécu une période difficile de pénurie de masques et ils ne veulent pas que ça se reproduise. Ils nous font confiance pour amener une pérennité dans le marché". Et il l’affirme, sans vouloir les dévoiler, que les prix de leurs masques sont ceux du marché, que les profits seront réinvestis dans la coopérative et surtout "nos prix n’augmenteront pas si il y a à nouveau pénurie de masques, ce n’est vraiment pas le but du jeu". "Qui aurait imaginé qu’un virus allait arrêter l’économie des zones où on produit les masques ? Personne" argumente Guy Hascoët.

    "Il y a des domaines pour lesquels on n’a plus le droit de dépendre d’un ailleurs improbable" (Guy Hascoët)

    Une vocation sociale et environnementale affirmée

    Et puis la Coop des masques, c’est aussi une mixité presque parfaite. Sur la vingtaine de salariés aujourd’hui, il y a autant de femmes que d’hommes, autant de jeunes que de plus âgés, d’anciens chômeurs longue durée, et 30% de travailleurs en situation de handicap. Le collège des salariés pèse à lui seul un quart des droits de vote de la coopérative. L’industrie est encore loin d’être une industrie verte, alors un vaste travail de recherche et développement commence, pour envisager de nouvelles matières premières sur des polymères bio-sourcés, et plus de recyclage.

    Montée en puissance

    D’une vingtaine de salariés aujourd’hui, la coopérative devrait passer à 40 d’ici la fin de l’année. Elle va d’abord fabriquer elle-même le Meltblown, le tissu filtrant indispensable à la conception des masques, mais qu’on ne trouve pas encore en France, ce qui crée là-encore une dépendance et rend vulnérable à la moindre fluctuation des prix. Et puis, l’idée est assez vite d’investir dans un troisième métier, celui de la fabrication de surblouses, de surbottes, de charlottes. "C’est encore un des avantages de la coopérative" conclut Patrick Guilleminot, "on est plus proche et plus à l’écoute de nos clients qui sont aussi nos sociétaires".

    Manuel RUFFEZ

    source: https://www.franceinter.fr/

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  • Sur un chantier de fouilles archéologiques à Concarneau.Sur un chantier de fouilles archéologiques à Concarneau. 

    Ce mardi 16 mars 2021, des archéologues de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) vont débrayer en Bretagne comme ailleurs. Les agents demandent une revalorisation indiciaire des salaires.

    Des archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont prévu un mouvement social ce mardi 16 mars. Explications avec Pierre Pouénat, du syndicat SGPA CGT (le mouvement social est conduit par la SGPA CGT, Solidaires et la CNT).

    Pourquoi un mouvement social chez les archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ce mardi 16 mars ?

    Il y a plus qu’un hiatus entre la réalité sociale des archéologues qui grattent le terrain et la vitrine que voit le grand public. Nous sommes pour la plupart des « prolos » de l’archéologie. Un archéologue de catégorie 2 ( sur une échelle qui va de 1 à 5 ) touche en réalité moins que le Smic. L’Inrap ajoute au salaire pour arriver au Smic ( 1 197 € nets pour 35 heures /semaine). Nous évoluons dans des grilles tarifaires hors d’âge où un ingénieur de catégorie 5 gagne le Smic plus 25 %, aux alentours de 1 500 € nets. Il y a une « smicardisation » de la profession.

    Le ministère de la Culture, dont vous dépendez, a proposé de revaloriser vos salaires sur la base du régime indemnitaire des fonctionnaires et sur un système de primes. Ça ne vous enchante guère ?

    Nous sommes des contractuels qui, normalement, dépendent d’un décret statutaire avec une progression par échelon. Si nous passons au régime indemnitaire, les agents expriment leur inquiétude sur l’opacité, l’inégalité et la variabilité d’un tel système de rémunération. Nous voulons une revalorisation indiciaire des salaires. Les agents défendent un salaire qui doit refléter leur haut niveau de compétences.

    Vous dénoncez aussi la politique de l’Inrap envers les personnes sous contrats à durée déterminée (CDD) ?

    Depuis plusieurs années, des agents en CDD commencent leur activité professionnelle sans avoir signé de contrat. Cela s’est aggravé depuis la crise Covid. Ce comportement ne concerne d’ailleurs pas que la Bretagne. Les CDD sont devenus les esclaves de l’archéologie contemporaine. En Bretagne, les agents CDD embauchés pour des durées de 3 à 6 mois – un engagement oral – ont été informés que leurs contrats s’arrêtaient le 31 mars, mais qu’il ne fallait pas s’inquiéter car il y a des possibilités d’avenants. Dans ce cas, pourquoi ne pas faire les contrats sur les durées initialement promises ?

    Christian GOUEROU

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Les trois syndicalistes de la CFDT qui comparaîtront au tribunal le 18 mars avec de gauche à droite : Marie-Jeanne Menier (Lamballe), Jean Luc Feillant (Châteaulin) et Yannick Le Doussal (Pont-Scorff).Les trois syndicalistes de la CFDT qui comparaîtront au tribunal le 18 mars avec de gauche à droite : Marie-Jeanne Menier (Lamballe), Jean Luc Feillant (Châteaulin) et Yannick Le Doussal (Pont-Scorff).

    Trois représentants bretons de la CFDT comparaîtront au tribunal de Paris, jeudi 18 mars 2021. Ils sont poursuivis pour diffamation devant la justice par l’entreprise Chéritel, des Côtes-d’Armor. Une mobilisation est organisée.

    Trois syndicalistes de la CFDT comparaîtront au tribunal de Paris, jeudi 18 mars 2021, dans le cadre de l’affaire Chéritel.

    En décembre 2018, Le tribunal de Saint-Brieuc condamne la société de la région guingampaise Trégor légumes, et son gérant, Jean Chéritel, pour délit de marchandage commis à l’encontre de plusieurs personnes. La société devra s’acquitter d’une amende de 261 000 €, le gérant écope d’une amende de 10 000 € et de deux mois de prison avec sursis.

    Dans le détail, ils avaient employé illégalement 26 salariés intérimaires, de nationalité bulgare, mis à disposition par une agence d’intérim bulgare. La grande majorité avait travaillé sur une ligne d’épluchage d’oignons et d’échalotes, de juillet 2013 à février 2015. 

    Une plainte pour diffamation

    Entre-temps, la CFDT publie un communiqué sur le réseau social Facebook dans lequel elle qualifie d’« esclavage moderne » les agissements de l’entreprise. Chéritel porte plainte et voilà les trois militants CFDT dont Jean-Luc Feillant, secrétaire général CFDT agroalimentaire du Finistère, qui devront s’expliquer devant la justice jeudi 18 mars 2021.

    « À bientôt 62 ans, j’assume tout, si c’était à refaire je le referai, explique Jean-Luc Feillant. Cela fait 40 ans que je défends les salariés. Je suis allé deux fois en Bulgarie pour expliquer aux salariés leurs droits. »

    Avec Yannick Le Doussal et Marie-Jeanne Meunier, Jean-Luc Feillant ira à Paris. Au même moment, une manifestation de soutien devant le siège de Chéritel à Grâces, près de Guingamp, sera organisée. Un car partira de Châteaulin (Finistère), à 11 h. « Il n’y aura pas de blocage », assure le syndicat.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • coop des masques

    A ce jour, nous sommes 1632 citoyen-nes sociétaires de la Coop des masques, Bretonne et solidaire.

    221 500 euros ont ainsi été collectés (4430 parts de 50 euros) depuis le lancement de cette pétition. Un tel succès est bien entendu à mettre à l'actif de la mobilisation citoyenne qui accompagne la Coopérative depuis sa création.

    Nous sommes bien partis pour atteindre l'objectif des 500 000 euros que nous nous sommes fixé.

    Toutes les informations sur le site de la Coop :

    Lien web :   https://www.lacoopdesmasques.com/

    Vous trouverez ci-dessous un article publié le 26 février dernier par le journal Libération.

    Serge LE QUEAU

     

    Des masques made in Bretagne

    par Elodie AUFFRAY

    Une machine de test qualité à la «Coop des masques» à Guingamp.
    © Quentin Vernault Une machine de test qualité à la «Coop des masques» à Guingamp.
     

    Aux trois quarts vide, la grande salle toute blanche, au sol luisant, évoque un décor de film SF. Dans un coin, une demi-douzaine de techniciens scrute la toute nouvelle machine à fabriquer des masques chirurgicaux, arrivée il y a une semaine et encore en rodage. «C’est une première pierre : beaucoup a été fait, beaucoup reste à faire», expose Hervé Zipper, le directeur général de m3 Sanitrade, à la brochette d’élus et de journalistes invités, ce lundi 15 février, à visiter l’usine naissante implantée à Ploufragan, près de Saint-Brieuc.


    Des masques FFP2 épreuves dans le laboratoire de test qualité de l'usine coopérative " la Coop des masques", sont déposer après avoir été testés. France, Guingamp, 15 février, 2020.
    © Fournis par Liberation Des masques FFP2 épreuves dans le laboratoire de test qualité de l'usine coopérative " la Coop des masques", sont déposer après avoir été testés. France, Guingamp, 15 février, 2020.

    La démonstration fait écho à l’inauguration, trois semaines plus tôt, de l’autre fabrique de masques costarmoricaine : à 35 kilomètres de là, près de Guingamp, la Coop des masques tourne depuis le 18 janvier, avec deux lignes de production de FFP1 et FFP2. Une trentaine de palettes sont prêtes, en attente d’être certifiées et expédiées. Mais ce même lundi, les machines sont à l’arrêt, à cause du froid : les travaux ne sont pas finis, le chauffage ne peut pas être mis en route.

    Deux modèles très différents

    C’est que les deux affaires se sont montées à toute vitesse, à partir de rien. Avec cette même volonté de relancer une production perdue, dont la pandémie a révélé le caractère essentiel. Mais selon deux modèles très différents. Au début, les deux projets n’en faisaient qu’un. Fin mars 2020, alors que la première vague de Covid-19 submerge le pays et révèle la pénurie de masques, des syndicalistes locaux rappellent le «scandale» de la fermeture, en 2018, de la dernière usine française qui en produisait. Située à Plaintel, près de Saint-Brieuc, l’entreprise, qui travaillait surtout pour l’Etat depuis l’épidémie de SRAS, avait été délaissée par son principal client et par son dernier propriétaire, le groupe américain Honeywell. Serge Le Quéau, de l’union syndicale Solidaires, et René Louail, de la Confédération paysanne, plaident pour une relance, sous forme de Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Les deux acolytes font jouer leurs réseaux et sollicitent Guy Hascoët, ex-chef de file écolo à la Région et créateur des SCIC, quand il était secrétaire d’Etat à l’Economie solidaire du gouvernement Jospin.

    Un ouvrier et le directeur de "la Coop des masques" réparent une machine à l'arrêt. France, Guingamp, 15 février, 2020. © Fournis par Liberation Un ouvrier et le directeur de "la Coop des masques" réparent une machine à l'arrêt. France, Guingamp, 15 février, 2020.

    Le Département soutient l’initiative, tout comme la Région, qui missionne Hascoët. A Paris, l’exécutif, d’abord frileux, se fait bienveillant. Un groupe de travail est créé, incluant deux anciens directeurs de l’usine de Plaintel. Jusqu’à l’apparition surprise fin avril d’Abdallah Chatila, un riche homme d’affaires libano-suisse de 46 ans, à la tête du conglomérat m3, actif dans l’immobilier et les services. Arrivé par l’entremise du député LR Marc Le Fur, qui lui a vanté «le rassemblement de compétences autour du masque» dans sa circonscription, ce businessman iconoclaste entraîne avec lui les deux ex-directeurs et rachète ce qui reste de Chaffoteaux, une friche industrielle emblématique, lorgnée par Hascoët.

    «Une course de foufous»

    Deux projets se bâtissent alors en parallèle, sur fond d’animosités réciproques. Tous deux décrochent le soutien de l’Etat, qui finance en partie les machines à faire le meltblown, ce tissu filtrant au cœur des masques. Abdallah Chatila investit 15 millions d’euros, achète du matériel de pointe et recrute 40 personnes, dont plusieurs anciens de Plaintel. A terme, 150 à 200 emplois sont promis. Objectif : 300 millions de masques FFP1, FFP2 et FFP3 en 2023, ainsi que des charlottes, surblouses et surchaussures, principalement pour de grandes entreprises, en France et à l’export.

    Côté coopérative, le projet vacille un temps, privé de locaux et d’expertise technique. «Je me suis retrouvé tout seul, il y a eu huit jours de tremblement», relate Guy Hascoët, qui rebondit grâce à de nouveaux soutiens. Un cadre de sa connaissance prend en charge le montage financier. Un patron finistérien, un temps candidat à la production de masques, apporte son savoir-faire. Guy Hascoët mène «une course de foufous», passe «des centaines de coups de fil» pour trouver les sous, les partenaires, les usagers, le site… L’homme, qui a de l’entregent, parvient à fédérer : une vingtaine de collectivités, des PME locales, des acteurs de la santé, des groupes mutualistes entrent au capital, ainsi que plus de 1 600 citoyens.

    «On est en train de réussir un conglomérat inédit», se félicite celui qui est devenu président de la SCIC, régie par cinq collèges. Le budget est bien plus modeste (5,6 millions d’euros, hors bâtiment), les objectifs aussi : 30 à 45 millions de masques annuels, essentiellement destinés à une clientèle bretonne, et 400 tonnes de meltblown, dont les 3/4 seront revendus. La production, moins automatisée, nécessite plus de main-d’œuvre, proportionnellement au nombre de masques sortis. 22 personnes ont été embauchées, dont un tiers de travailleurs handicapés. Une quinzaine d’autres sont prévues.

    Exemple reproductible

    Une machine de démonstration servant à fabriquer des masques chirurgicaux, lors d'une visite présentation de l'usine M3 Sanaitrad alors en travaux de mise en activité. France, Ploufragan, 15 février, 2020. © Fournis par Liberation Une machine de démonstration servant à fabriquer des masques chirurgicaux, lors d'une visite présentation de l'usine M3 Sanaitrad alors en travaux de mise en activité. France, Ploufragan, 15 février, 2020.

    Les masques seront certes un peu plus chers que ceux venus d’Asie, mais leur relocalisation reste pertinente, défend-on des deux côtés. Les usagers de la Coop sont soucieux de «sécuriser leurs approvisionnements», relève Guy Hascoët. M3 mise sur «la montée en gamme, l’amélioration du confort et le service : on stockera pour nos clients», indique le directeur Hervé Zipper, qui pointe un avantage chinois amoindri par «le coût du stockage, celui du transport, la taxe carbone et l’image négative». «Les deux modèles sont importants pour la Bretagne, veut réconcilier Loïg Chesnais-Girard, le président socialiste de la Région. Celui de la Coop est porteur de sens, ancré dans notre territoire, on doit pousser ce genre de projets. Le modèle industriel classique, on en a besoin aussi.»

    Guy Hascoët, lui, voit dans sa SCIC un exemple reproductible : la Coop, «c’est le début d’une histoire, une expérience qu’on va pouvoir utiliser comme un levier. On verra qui est partant et sur quels thèmes, mais on ne va pas s’arrêter aux masques», lance l’ex-Verts, qui évoque les énergies renouvelables, les matériaux biosourcés pour le BTP… Il dit avoir «presque une commande morale», après un printemps passé à entendre des partenaires soucieux de retrouver la capacité à couvrir des besoins essentiels. «Les gens ont compris qu’on avait des fragilités et qu’il fallait arrêter d’attendre les décisions d’en haut, mais s’organiser pour y faire face», analyse Hascoët, qui compte peu sur l’Etat. «Il a un rôle à jouer pour faciliter, créer le cadre, mais prenons l’initiative sur nos territoires. On est encore dans le rêve colbertiste, mais il est mort !»

    Un employé de l'entreprise M3 Sanitrad surveille une machine de démonstration lors d'une visite d'une usine en construction. France, Ploufragan, 15 février, 2020. © Fournis par Liberation Un employé de l'entreprise M3 Sanitrad surveille une machine de démonstration lors d'une visite d'une usine en construction. France, Ploufragan, 15 février, 2020.

    Elodie AUFFRAY

    source: https://www.liberation.fr/

     

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  • Lors de la manifestation du 20 février, à Brest, près de 1 500 personnes défendaient l’enseignement du bretonLors de la manifestation du 20 février, à Brest, près de 1 500 personnes défendaient l’enseignement du breton 

    Le ministère proposait trois heures de breton par division en secondaire au lieu de trois heures par classe. Diwan a négocié et obtenu trois heures par classe.

    Le conflit sur les trois heures d’enseignement par division ou par classe dans le secondaire chez Diwan est résolu. Une rencontre a eu lieu, lundi 1er mars 2021, entre trois représentants de Diwan et le rectorat d’académie, afin « d’évoquer les thématiques de l’enseignement immersif de la langue bretonne à la rentrée 2021 », a indiqué le rectorat en fin de journée, ce lundi.

    Le recteur d’académie, Emmanuel Ethis, écrivait sur le réseau Twitter : « Un échange qui a permis d’aborder l’ensemble des sujets, y compris les questions pédagogiques, essentielles, et d’élaborer des solutions pour chacun d’entre eux, dans le cadre de l’axe de notre projet académique dédié aux langues et aux cultures de Bretagne. »

    « Bonne nouvelle »

    Toujours sur le réseau social, le réseau Diwan, quant à lui, a lancé l’information : « Bonne nouvelle ! Les échanges avec le recteur ont abouti pour les trois heures de breton hebdo dans le secondaire et pour la dotation du lycée de #Vannes. Merci à toutes les personnes qui ont permis d’atteindre le but. » 

    Stéphanie Stoll, présidente de Diwan, a participé à la négociation avec Gregor Mazo, le directeur de Diwan, et Pascale Chevillard, directrice pédagogique dans le secondaire. Pour la présidente de l’école immersive en langue bretonne, la rencontre a été positive.  Il y avait une volonté de dialogue de la part du rectorat. Nous savons que nous ne sommes pas les seuls au monde et que dans ce contexte de pandémie des étudiants sont en souffrance. Donc obtenir un rendez-vous était une bonne chose. 

     Il faut que ces trois heures soient pérennes 

    « Nous avons pu exposer nos attentes et dire que la langue bretonne ne peut être traitée ainsi. » Pour beaucoup de défenseurs de la langue, cette décision du ministère était purement technocratique. Stéphanie Stoll insiste.  Il nous manque un vrai cadre qui tienne compte des spécificités de la langue bretonne. Il faut que ces trois heures soient pérennes, que cela soit acté dans une convention spécifique. 

    Dans la semaine du samedi 20 février 2021, le réseau Diwan avait mobilisé pour organiser une manifestation à Brest. Les manifestants, plus de 1 500, étaient au rendez-vous, ce qui a pu jouer pour la négociation de ce lundi. Les députés de la majorité LREM avaient écrit au ministre cette semaine.

     

    Christian GOUEROU

    source: https://www.ouest-france.fr/

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