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    co secrétaire national du PRCF analyse les raisons et causes de la désastreuse politique de , l’UE et cie face à la . Une crise sanitaire qui s’inscrit dans la très profonde crise systémique du Capitalisme et sa dynamique de fascisation. Un bilan tragique sur tout les plans avec de très lourdes conséquences pour les travailleurs, y compris sur le plan des libertés.
    Dans cette vidéo, Georges Gastaud détaille également les solutions que peuvent apporter les communistes.

    retrouvez le dossier spécial d’Initiative Communiste en cliquant ici:  https://www.initiative-communiste.fr/theme/covid-19/

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  • Un entretien réalisé le 13 janvier 2021

    En ce début 2021 marqué par la poursuite du tsunami de licenciements et d’attaques antisociales contre le monde du travail, doublée d’une offensive générale contre les libertés par le régime Macron, ainsi qu’au plan international par la transition trouble entre  et Biden, tandis que la situation sanitaire n’est toujours pas rétablie et que la crise systémique du capitalisme fait rage, , co-secrétaire national du PRCF a accepté de répondre aux questions d’Initiative CommunisteL’occasion de faire le point sur les propositions et les actions lancées par les communistes pour 2021, afin d’ouvrir une perspective politique et de relancer à l’offensive les travailleurs.


     

    Initiative Communiste – Quelles leçons tirer de la très chaotique “transition” présidentielle aux États-Unis ?

    Georges Gastaud – Que la première puissance impérialiste mondiale en soit à offrir au monde médusé le spectacle d’une guerre civile larvée, cela donne la mesure de la crise générale du système capitaliste-impérialiste, laquelle frappe désormais de plein fouet les superstructures de la domination capitaliste états-unienne. Durant plus d’un siècle, le “bipartisme” démocrates/républicains a servi commodément de façade “pluraliste” à la ploutocratie américaine: en réalité, il ne s’est jamais agi que d’un parti unique capitaliste bicéphale, les élections, faites à coups de milliards, sanctionnant au final le rapport de forces financier entre les clientèles démocrate et républicaine du PUB, le parti unique bourgeois. Mais les politiques néolibérales d’exportation massives des capitaux vers l’Asie, donc de dévastation de la classe ouvrière (les fameux “cols bleus” de Détroit, par ex.) et des couches moyennes américaines, a déplacé l’antagonisme social vers son expression bourgeoise déformée, l’opposition de plus en plus violente, entre “démocrates”, plutôt enclins à une politique de domination mondiale dite “transatlantique” ou “mondialiste” (donc prenant la forme d’un “internationalisme” de façade), et les “républicains” férus de protectionnisme et de mainmise renforcée des “gringos” sur l’hémisphère austral (ce que les politistes appellent le “continentalisme”).

    Bien entendu, les dirigeants capitalistes européens, principalement allemands, préfèrent la première ligne, celle qui conduit à ce que le MEDEF appelle l’ “Union transatlantique”: c’est-à-dire à l’intégration supranationale (”l’Europe fédérale”) dominée par Berlin, à un libre échange débridé avec l’Amérique, tout cela sous la domination de l’OTAN et sous le primat renforcé du tout-globish. Cela mène vers l’armée européenne et vers une confrontation accrue avec la Russie. Rien de bon, donc, à attendre pour la paix mondiale et pour une coopération vraiment libre et égalitaire entre les peuples. Mais l’autre camp réactionnaire, celui que personnifie Trump, est grossièrement raciste (”suprémaciste”), clérical (la Bible et la prière partout!), misogyne, anti-syndical, voire carrément fasciste à l’intérieur (goût de plus en plus prononcé pour les milices armées jusqu’aux dents et pour l’invasion des bâtiments institutionnels), lourdement unilatéraliste (mépris pour les accords internationaux, pour l’ONU, pour l’OMS, etc.) et grossièrement belliciste à l’extérieur contre Cuba, le Venezuela et la gauche latino-américaine en général. En définitive, la “serre” droite et la serre “gauche” de l’Aigle états-uniennes pétrissent ensemble le peuple palestinien. “Répucrates” et “Démoblicains” martyrisent ensemble le monde arabo-musulman avec la complicité d’Israël et des monarchies “musulmanes” arabes, ils fraient partout avec les mouvements euro-fascistes, pseudo “évangélistes” et islamo-intégristes, ils criminalisent les partis communistes et toute forme d’opposition démocratique (cf l’acharnement contre Assange ou contre Mumia Abu-Jamal). Globalement, la tendance du capitalisme-impérialisme global, non pas à la “mondialisation heureuse”, comme l’annonçait niaisement Alain Minc, mais à la fascisation: cette fascisation que le PRCF et ses précurseurs ont décryptée et annoncée depuis des années sous la risée de toute une ribambelle de “marxistes” frappés de cécité, est tristement confirmée.

    Dans le même temps, une série de résistances populaires se dressent contre l’étau fascisant, tendanciellement exterministe, qui poigne le monde et l’humanité. Aux États-Unis même, le mouvement “Les vies noires comptent” marque des points avec le soutien de la jeunesse progressiste blanche. Celle-ci s’est à nouveau largement reconnue  dans le sénateur “socialiste” Bernie Sanders lors des primaires états-uniennes : il ne s’agit certes que d’un social-démocrate à l’américaine, mais le fait qu’un individu osant se dire “socialiste” échoue de peu, et pour la seconde fois, à l’investiture du parti démocrate est significatif du discrédit que le mot “capitalisme” encourt désormais même aux USA, sanctuaire planétaire de l’idéologie néolibérale et thatchéro-reaganienne.

    Dans le même temps, l’Amérique latine, récemment encore en rétraction démocratique, relève la tête. Malgré un blocus inhumainement renforcé contre Cuba (alors que La Havane a généreusement apporté son appui médical à tout pays qui le lui demandait), le gouvernement du camarade Diaz-Canel s’attaque de front à l’emprise du dollar sur son économie. Bien que pris en étau entre Trump et l’oligarchie locale, Maduro est toujours là à Caracas. En Bolivie, Morales est revenu triomphalement suite au succès électoral éclatant du Mouvement d’action socialiste. Au Brésil, le fasciste Bolsonaro est affaibli par sa non-gestion criminelle du virus et par la déconfiture de son grand protecteur Trump. Quant au PC du Chili, il est l’aile marchante du mouvement antifasciste et anti-impérialiste que portent les masses chiliennes contre les restes du régime pinochetiste qui a ouvert en 1973 le cycle de l’offensive libéral-fascisante -mondiale contre le mouvement ouvrier et les pays en lutte pour le socialisme.

    Et puisque je parle de “cycle”, qu’il me soit permis de noter qu’en Russie, les 2/3 de la population (les 3/4 de la classe ouvrière!) regrettent désormais, expérience faite des deux systèmes sociaux historiquement concurrents, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Le fait que le Parlement européen ait entrepris de criminaliser les PC fidèles à l’emblème ouvrier et paysan (le drapeau rouge orné des “outils”) ne doit pas être interprété comme un signe de force des Etats capitalistes mais comme un signe de crainte: trente ans après l’annexion de la RDA et la contre-révolution en ex-URSS, les capitalistes européens pilotés par Berlin” craignent autant et plus qu’en 1848 (date de parution du Manifeste du Parti communiste) le “spectre du communisme”… Dès lors, pourquoi les communistes de France fidèles à l’emblème ouvrier et paysan ne transformeraient-ils pas cette tentative de chasse aux sorcières continentale en occasion de riposter ensemble à l’anticommunisme, cet aliment permanent du fascisme, en faisant revivre la faucille et le marteau sur les murs de France. Et pourquoi pas, si d’autres forces communistes européennes en décident, sur tous les murs d’Europe, par exemple lors des anniversaires d’Octobre 1917 et de Stalingrad ?

    En Afrique et dans le grand pourtour méditerranéen, l’impérialisme français en déclin (tant notre grande bourgeoisie a démoli, non seulement ses ex-colonies et néo-colonies, mais l’Hexagone lui-même!) se voit durement concurrencé par des impérialismes et des sous-impérialismes émergents, clients de l’impérialisme US et/ou de l’impérialisme allemand : en témoignent les menées bellicistes du fascisant Erdogan du Caucase jusqu’en Libye, ou les agissements des pétromonarchies finançant le terrorisme islamiste de l’Afghanistan au Sahel, avec l’espoir de liquider chemin faisant les luttes progressistes des Palestiniens et du Front Polisario. Mais les peuples refusent d’être les jouets des rivalités dévastatrices entre prédateurs impérialistes ; et des mouvements populaires profonds, comme celui de la jeunesse algérienne et celui du peuple malien, que conduisent avec finesse les communistes du SADI, réclament l’indépendance véritable : ils doivent pouvoir compter pour cela sur la chaleureuse solidarité des patriotes français qui savent bien qu’ “un peuple qui en opprime d’autres ne saurait être libre”. Le PRCF continue donc de se prononcer pour le retrait de toutes les troupes françaises intervenant en Afrique. Si certaines d’entre elles devaient être maintenues, ce ne pourrait être qu’à la demande des peuples concernés, que pour combattre et combattre uniquement les forces djihadistes, et sous le commandement direct de l’ONU, comme l’ont réclamé ensemble le SADI et le PRCF.

    I.C. – Dans quelles directions déployer présentement notre solidarité internationaliste?

    Georges Gastaud – Dans les conditions que je viens de décrire, il faut évidemment refuser l’américanisation politico-culturelle de notre pays, et pour cela, rejeter le duel/duo Macron/Le Pen qui n’est autre que la projection hexagonale du duel/duo potentiellement sanglant entre Biden et Trump.

    Il est également vital de rejeter le mouvement de plus en plus pressant vers l’officialisation de l’anglais comme seule langue institutionnelle de l’UE, car cette uniformisation linguistique n’est qu’une arme de plus aux mains du capital pour aggraver les délocalisations et les fusions industrielles capitalistes, pour susciter les migrations de populations sous contrainte impérialiste et soumettre in fine des milliards de prolétaires à une rivalité féroce, une concurrence “linguistiquement dé-segmentée” et socialement ruineuse pour chaque poste de travail : or c’est vers cette officialisation de l’anglais que marche à grands pas la présidente de la commission de Bruxelles, Mme Ursula von den Leyen, son but étant de parfaire la construction politique de l’Empire européen et de l’inscrire dans la marche au “grand marché transatlantique” (TAFTA, le grand retour…) ; bien entendu, il ne s’agit pas de combattre l’anglais en tant que langue, ce que nous visons depuis toujours, c’est la langue unique mondiale facteur de pensée, d’économie et de politique unique, c’est-à-dire d’un mot, de “globalitarisme”… Si ce n’est d’effacement de l’idée même de langue, avec tout ce qu’un tel mot porte de profondeur culturelle et d’arrière-plan historique, tant une langue unique est synonyme de novlangue, voire de “non-langue”!

    5 janvier 2021 – Une délégation du PRCF emmenée par  et Aymeric Monville, apporte le soutien des communistes de France à Cuba socialiste

    Il faut aussi (nous) défendre (avec) Cuba socialiste et avec les autres pays de l’Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA) tout en privilégiant les rapports fraternels avec les PC latino-américains. Une délégation du PRCF composée des camarades Fadi Kassem, Aymeric Monville et Hubert Cuilleron, vient à ce sujet de rencontrer dans un climat fort chaleureux le nouvel ambassadeur de la République de Cuba et nous participerons aux actions unitaires de solidarité prévues avec les amis de Cuba en France.

    I.C. – Où en est la réflexion du Pôle en matière de politique sanitaire ?

    Georges Gastaud – Notre commission Santé a, ces derniers temps, publié deux bulletins “Anticorps rouges” qui ont été diffusés devant différents centres hospitaliers du pays. En outre, depuis le début de la , le PRCF a publié plusieurs motions adoptées unanimement ou quasi-unanimement par notre secrétariat national, notre commission exécutive ou notre comité central, tout cela malgré les difficultés que comporte l’impossibilité de débattre largement en “présentiel”.

    Contre le “viro-scepticisme” répandu par certains milieux, contre Macron qui, début mars, se rendait encore au théâtre et appelait à ignorer le virus, le PRCF a d’emblée – comme nos camarades cubains, chinois ou vietnamiens – affirmé la réalité de la covid et de la létalité que comportent ses formes graves, n’en déplaise aux “libertariens” Trump, Bolsonaro, Johnson qui, d’ailleurs, comme Macron, ont tous attrapé le virus, Johnson manquant de peu d’en mourir ;

    mais aux antipodes de toute union sacrée avec Macron, et tout en soutenant les gestes-barrières élémentaires demandés par les soignants, le PRCF n’en dénonce pas moins:

    • l’euro-mondialisation capitaliste, facteur de syndémies virales (transmission des agents pathogènes de l’animal vers l’homme et réciproquement) et d’expansion ultrarapide des agents infectieux en raison de la dé-segmentation sauvage qu’entraîne l’ “économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée” (Traité de Maastricht)
    • l’euro-casse des services publics qui, au nom des critères de Maastricht, a dévasté l’hôpital et détruit les capacités industrielles françaises (la France, pays de Louis Pasteur, devenue incapable de produire en masse des masques, des respirateurs ou… des vaccins!), démoli l’Éducation nationale.
    • la chaotique politique de Macron, Véran et autre Blanquer; ce dernier a gravement mis en danger les élèves et les maîtres (protocoles sanitaires insuffisants ou non appliqués dans nombre d’établissements scolaires). La culture néolibérale de ces messieurs, s’ajoutant à leur casse pluri-décennale de l’appareil d’État administratif et sanitaire, les ont empêchés, contrairement à Cuba, à la Chine ou au Vietnam (voire à certains pays capitalistes ayant conservé des capacités étatiques d’intervention) de planifier correctement quoi que ce soit, des masques aux vaccins en passant par le dépistage, le traçage et l’isolement des personnes infectées, leurs seuls outils étant ces armes de dernier recours que sont le confinement indiscriminé de toute la population et le couvre-feu, avec de graves effets sur l’économie et le moral de la population. Symétriquement, la Macronie soi-disant “anti-jacobine” s’est montrée d’un étatisme tatillon, flairant à cent lieues les pressions de Big Pharma, quand il s’est agi d’imposer une politique nationale de NON-soin et de stigmatiser, voire de réprimer ceux qui, instituts ou médecins libéraux, essayaient tout bonnement de soigner et d’écouter les patients en détresse. La Macronie pseudo-“libérale” a ainsi prouvé que pour elle, l’Etat doit servir uniquement les monopoles capitalistes, le soin proprement dit étant abandonné aux collectivités territoriales ou aux initiatives les plus diverses, les moins coordonnées entre elles et les plus susceptibles d’être réprimées in fine
    • enfin, n’oublions pas que la plupart des plans de licenciements annoncés ces derniers temps alors que le grand patronat se gave de subventions d’État allouées sans contrôle, ont précédé l’épidémie de la covid 19. Celle-ci existe par elle-même, et la sous-estimer sera gravissime, mais manifestement le grand capital et les États qui le servent (dont le nôtre), se servent de l’épidémie pour mettre en œuvre leurs objectifs de délocalisation, de fusion capitalistique transnationale, de privatisation, d’intensification de la productivité du travail, en un mot, pour accroître leur plus-value capitaliste, monopoliser le marché et “avaler”, chemin faisant, le petit et moyen capital. C’est pourquoi il est hors de question de confondre les mesures-barrières indispensables avec l’avalanche de mesures liberticides, comme la loi Sécurité globale, de contre-réformes (EDF, lycées, SNCF, ONF, retraites, indemnités chômage…) et de mesures qui avantagent le gros commerce au détriment des petits. Non seulement le PRCF condamne la politique gouvernementale, mais il invite ses organisations locales à organiser, partout où c’est possible, des manifestations, fussent-elles petites, pour dénoncer l’ensemble des mesures liberticides, des contre-réformes, des plans de licenciements et, plus généralement, l’accélération de la casse de la France au nom du “saut fédéral européen” prôné par Macron.

    Concernant la vaccination, le PRCF refuse évidemment l’anti-vaccinisme de principe, le principe de la vaccination étant parfaitement rationnel et ayant fait ses preuves magistrales dans l’éradication mondiale de certains fléaux (pour rappel, c’est sur proposition de l’URSS qu’en 1958, l’OMS a organisé mondialement l’éradication de la variole par vaccination générale).

    Bien entendu, le PRCF comme tel n’a pas pour autant vocation ni compétence pour garantir ou pas tel ou tel vaccin. Il est en revanche de notre devoir politique de rappeler que dans le capitalisme monopoliste d’État qui règne aujourd’hui sous le pseudonyme de néolibéralisme, les intérêts capitalistes et l’intervention de l’État sont fondus en un mécanisme unique qui soumet la recherche scientifique aux énormes intérêts financiers. Le dire n’est en rien participer du scepticisme antivaccinal, cet obscurantisme: il s’agit seulement de constater un fait patent. En résumé, nous sommes donc, bien évidemment, pour le principe du vaccin, nous exigeons que les vaccins chinois, cubain et russe ne soient pas écartés a priori du public français par pur préjugé politique et nous exigeons que  soit rendue aux médecins libéraux et hospitaliers pour conseiller leurs patients et pour prescrire comme c’est leur métier de le faire et comme le leur commande le serment d’Hippocrate. Ce qui n’exclut en rien une réflexion critique, programmatique et prospective générale sur la future réorganisation socialiste du soin dans notre pays.

    Enfin, nous exigeons la nationalisation franche et “sèche” de SANOFI (sans indemnisation des grands actionnaires qui ne se sont que trop gavés) et la création d’un Institut hospitalier universitaire par région française (pour le dire de manière un peu synthétique) de manière que la covi 19 et que les futures maladies émergentes que peut hélas susciter à tout moment la dévastatrice mondialisation néolibérale, puissent être traitées à l’avenir sans déstabiliser l’ensemble du système sanitaire et sans nuire aux personnes souffrant de pathologies “ordinaires” (mais pas forcément moins graves!).

    I.C. – La situation des masses populaires empire comme jamais en France et les mauvais coups du régime Macron s’accumulent. Quelle alternative progressiste face à cette évolution?

    Georges Gastaud – Un quart des Français ne peuvent pas faire trois repas par jour (source: la MGEN) et personnellement, je n’ai pas besoin de statistiques pour mesurer la misère qui frappe ma région ouvrière gravement désindustrialisée : l’ex-bassin minier de Lens où les associations portant secours au peuple sont manifestement débordées. Mais les travailleurs n’ont pas besoin des militants de gauche pour voir que tout s’aggrave pour eux : ce désastre social, ils le vivent au quotidien, en particulier les jeunes travailleurs, les jeunes chômeurs, nombre d’auto-entrepreneurs et nombre d’étudiants issus du monde ouvrier. En revanche, les travailleurs ont besoin que les militants progressistes fassent enfin leur boulot qui est de proposer une alternative révolutionnaire.

    Or on ne peut compter pour cela sur le rassemblement lepeniste qui, refusant de sortir la France de l’UE, de l’euro et de l’OTAN, n’a d’autre programme que de diviser les classes populaires sur des bases ethniques au risque de favoriser la guerre civile.

    On ne peut compter non plus sur les confusionnistes qui prétendent favoriser l’union des “patriotes des deux rives” car ces escamoteurs, qui ne veulent à aucun prix affronter le grand capital, ne peuvent au final que servir de force d’appoint au RN.

    Quant à la sempiternelle union des euro-gauches, qu’elle prenne le visage d’un euro-“socialiste”, d’un euro-“communiste” ou d’un euro-“écolo”, elle ne pourra en rien mobiliser la classe ouvrière puisqu’elle ne veut à aucun prix sortir la France du carcan européen qui précontraint toutes les politiques économiques dans notre pays depuis Maastricht. En réalité, aucune pirouette verbale, aucun talent tribunicien ne pourront faire oublier qu’une France franchement insoumise au grand capital ne peut être qu’une France sortant par la gauche, par la voie des nationalisations et de la démocratie populaire, de cette “construction” euro-atlantique qui forme le cœur de stratégie de l’oligarchie capitaliste.

    C’est pourquoi le PRCF fait preuve de courage en apportant sa note originale dans la précampagne déjà lancée des élections présidentielle et législatives. Nous remercions à ce sujet notre camarade Fadi Kassem, jeune agrégé d’histoire et diplômé de sciences politiques, d’avoir accepté le rôle de porte-drapeau des militants franchement communistes et 100% anti-Maastricht dans une bataille éminemment difficile mais nécessaire: celle qui consiste, en lien avec les luttes sociales, à déverrouiller l’offre politique dans notre paysCar les sondages disent tous que les Français ne veulent pas être enfermés dans le “choix” désespérant que dessinerait un nouveau duel/duo Macron/Le Pen, les Biden et Trump français. Ils ne veulent pas non plus d’une “alternative” rose pâle qui a déjà fait les preuves de son inconsistance tout en gonflant les voiles lepenistes. Nous qui voulons reconstruire un parti franchement communiste dont la classe laborieuse a tant besoin, travaillons à ce qu’émerge une alternative rouge et tricolore associant la visée du Frexit progressiste à la perspective révolutionnaire du socialisme pour la France. En ce 100ème anniversaire du Congrès de Tours, qui donna naissance au parti communiste français, en ce 150ème anniversaire de la Commune de Paris, nombre de jeunes travailleurs et d’étudiants se tournent vers le PRCF qui associe le drapeau internationaliste des travailleurs au drapeau de l’indépendance nationale.

    Alors que notre pays est tiraillé entre crise sanitaire déplorablement gérée, fascisation des appareils répressifs et euro-dissolution de la nation, ne vous demandez pas si le pari courageux du PRCF est risqué, aidez-nous concrètement à reconstruire le parti communiste, à forger un parti de combat uni et discipliné, à briser le verrou politique Macron/Le Pen, à rouvrir franchement l’offre politique française, à raviver l’espoir de changer ce monde inhumain: rejoignez le PRCF et la JRCF.  

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • La pandémie de COVID-19 n’est pas la première épidémie respiratoire dévastatrice dans le monde, et ne sera sans doute pas la dernière. Pourtant, son origine et sa diffusion sont inédites, et sans doute liés de près à notre système économique et à notre rapport à l’. L’effondrement de la biodiversité, la dégradation et la destruction d’écosystèmes, notamment forestiers, l’ et la crise environnementale dans son ensemble constituent autant de facteurs qui permettent l’émergence de pathogène comme celui à l’origine de cette crise. La multiplication des échanges à l’échelle du monde, encouragée par le mouvement de mondialisation et de consommation à tout-va, s’est chargé de sa diffusion large et rapide. Si quelques pays d’inspiration socialiste ou non, ayant conservé un système de santé public et performant, comme la Biélorussie, Cuba ou la Suède, ont entreprit de faire face dignement aux conséquences de la pandémie, dans de nombreux pays du monde, surtout les plus libéraux, les dégâts économiques et sociaux sont colossaux. Une fois de plus, le  produit lui-même ses propres maux, et entend bien en faire payer le prix aux classes populaires.

    Si cette épidémie et la crise qu’elle produit permet, une fois de plus, de démontrer le caractère économiquement destructeur du capitalisme, elle nous permet aussi et surtout de comprendre ce que ce système est capable de produire de plus dangereux, grâce à son rapport à la Nature et à ses capacités de diffusion mondiale d’un pathogène contagieux.

    En effet, la mondialisation permet le transport et la diffusion de  existante, par l’échange massif de marchandises issues de production délocalisés. Plusieurs exemples :

    • La Graphiose de l’Orme, un champignon pathogène des arbres du même nom, importée d’Amérique dans les années 1970, à l’origine de la quasi disparition de ces arbres de nos paysages forestiers ;
    • Le frelon asiatique, aujourd’hui une menace grave pour nos abeilles et nos frelons autochtones, importé dans un conteneur d’Asie ;
    • La Chalarose du frêne, un champignon pathogène des arbres du même nom, importée d’Asie, dans les années 2000 et qui menace l’avenir de ces arbres dans nos paysages forestiers ;
    • La maladie de Lyme, importé d’Amérique du Nord au 20ème siècle.

    C’est cette dernière qui est la plus intéressante, par son origine et sa diffusion. En effet, c’est aussi un pur produit du capitalisme et de ses méfaits. Cette maladie infectieuse dégénérative du système nerveux et parfois incurable, est une « zoonose », comme le SARS-COV2 à l’origine de la COVID-19.

    Les « zoonoses » sont des maladies ou infections qui se transmettent des animaux vertébrés à l’homme, et vice versa. Les pathogènes en cause peuvent être des bactéries, des  ou des parasites. Pour « LYME » c’est une bactérie, la borrélie, pour la COVID-19, un virus.

    Pour la maladie de Lyme, cette bactérie est initialement portée par les mammifères forestiers comme le chevreuil. Les premières transmissions de mammifères à l’homme via les « tiques » ont été décrites en Amérique du Nord et en Europe au 20ème siècle. Ces transmissions ont été possibles par le développement de des activités humaines sur le milieu naturel environnant, développement capitaliste oblige, sans précautions. Les barrières naturelles qui empêchaient la transmission de pathogènes ont peu à peu été abattues par l’artificialisation de l’environnement.

    La comparaison « dialectique » entre Lyme et la COVID-19 ne s’arrête pas là. Si l’origine et la diffusion sont liées au capitalisme, l’échec cuisant dans la gestion médicale de la pandémie est lui aussi lié à ce dernier.

    En effet, la maladie de Lyme, en France et aujourd’hui, constitue un véritable scandale sanitaire. L’usage de test inefficace (lié à des conflits d’intérêts avec SANOFI, qui produit le test « Elisa », et à une volonté politique de sous-estimer la maladie) conduit à sous-estimer la diffusion de la maladie et empêche le diagnostic de certains malades. La non-reconnaissance du caractère chronique de certaines de ses formes plonge de nombreux patients dans un « désert médical » et empêche la reconnaissance officielle de leur pathologie, et complique donc leur soin. Enfin, il existe des conflits entre praticiens sur les méthodes de soin de la maladie (dans lesquelles les liens d’intérêts ne sont jamais très loin), opposants des médecins « pratiques » qui se basent sur leurs expériences pour accompagner les malades dans un protocole médicale personnalisé et des médecins « théoriques » qui refusent de s’écarter du protocole en vigueur (pourtant inefficace dans de nombreux cas). Ces débats parasites la mise en place d’une stratégie médicale générale et efficace, et rend ainsi difficile l’accès aux soins pour les malades. Voilà un récit pas si éloigné des débats médicaux liés à la pandémie de COVID-19 (Voir le livre du Professeur Péronne : « Y-a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commises »).

    Revenons justement à cette dernière : son origine est-elle liée à notre système capitaliste et au rapport à l’environnement qu’il instaure ? Oui ! C’est parce que ce dernier détruit massivement les barrières de protection naturelles par l’artificialisation et l’industrialisation des milieux, que des pathogènes peuvent passer plus facilement de certains mammifères et autres animaux « réservoir de pathogène », à l’homme. C’est d’autant plus le cas quand il s’agit de l’industrialisation et de la marchandisation du vivant, via l’élevage industriel et le commerce d’espèces animales sauvages, et ainsi que de leurs déplacements partout dans le monde, pour satisfaire je ne sais quel besoin imaginaire du « capitalisme de la séduction ».

    C’est aussi le capitalisme, par le développement de la mondialisation qu’il contient, qui a contribué à une diffusion large et rapide de ce pathogène, puisqu’il n’aura mis que quelque semaines pour contaminer la terre entière. La délocalisation des productions et la société de consommation reposent en effet sur des échanges massifs de marchandises à travers les continents, sans précautions prises, puisque cela nuirait au « taux de profit » de ceux qui s’engraissent grâce à ce système.

    Enfin, les mêmes conflits d’intérêts et autres appétits de profits capitalistes ont conduit de nombreux pays :

    • A détruire leurs systèmes publics de santé
    • A minimiser les premières vagues de contamination
    • A privilégier les réponses politiques autoritaires aux réponses médicales
    • A refuser le recours à des pistes médicales n’ouvrant pas de perspectives de profits massifs
    • A tout miser sur les Vaccins, notamment ceux à ARN, très prometteurs de profits, au mépris des autres stratégies thérapeutiques possibles

    Ces choix couteront la vie à de nombreux patients et seront dévastateurs d’un point de vue économique.

    Ainsi, dans le développement mondial de pandémie comme la COVID-19, et dans la crise qu’il produit, le capitalisme occupe à la fois le rôle de :

    • Facteur prédisposant
    • Facteur déclenchant
    • Facteur aggravant

    Le capitalisme est donc dangereux pour la santé et pour l’environnement, même à petite dose… Ces éléments de réflexion confirment la nouvelle phase vers laquelle il semble se diriger : « l’Exterminisme ». Cela sous-entend que son existence même commence à menacer la survie de l’humanité, il est donc urgent « d’en sortir » pour « s’en sortir ».

     

     du PRCF, le 15/01/2021

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Pour la Commission Luttes du PRCF –  Depuis 2015, où Hollande a fait proclamer l’état d’urgence “antiterroriste” et l’a ensuite utilisé pour réprimer le mouvement populaire, et plus encore depuis l’avènement de Macron, qui a inscrit dans la loi ordinaire les dispositions extraordinaires de l’état d’urgence, puis qui les a renforcées à coups de nouvelles lois liberticides à prétexte sanitaire ou autre (en ce moment, la loi “sécurité globale”, ou le texte contre le prétendu “séparatisme” musulman…), l’Etat bourgeois français ne cesse de se durcir et, les violences policières à répétition le montrent, de se fasciser.

    Le gouvernement voudrait notamment, à cette occasion, pouvoir ficher les opinions politiques, religieuses et philosophiques des citoyens: qu’est-ce que cela a à voir avec la santé des gens? Les députés macronistes et “LR” qui soutiennent de telles lois prouvent qu’ils sont INDIGNES des étiquettes “libérale” ou “républicaine” qu’ils affichent.Cette  a, comme toujours, un caractère de classe prononcé: dès que les Gilets jaunes s’approchent de l’Elysée, ils sont nassés, gazés, éborgnés, alors que de fascisants syndicats de police peuvent illégalement manifester en uniforme et en armes, avec leurs véhicules de fonction, à proximité des lieux de pouvoir, et cela sans encourir la moindre sanction.

    Comme l’ont rappelé toutes les motions de politique sanitaire adoptées par le PRCF depuis mars dernier, il ne saurait être question pour le mouvement populaire d’accepter la moindre restriction du droit de manifester, fût-ce sous prétexte sanitaire. Dans cet esprit, avec esprit de responsabilité et en respectant les gestes-barrières, les militants du PRCF participeront aux prochaines manifestations populaires de l’hiver et y diffusera son matériel militant.


    Communiqué des organisations de retraité.e.s

    Pour le retrait  du projet de loi "sécurité globale" et de toutes les mesures liberticides du régime macron

    Samedi 16/01/2021-Marches des libertés

    Brest: Rendez-vous 15h-Place de la Liberté

    Lorient: Rendez-vous 15 h -Place A Briand

     

    «tous ensemble et en même temps»-PRCF 29/56

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  • Depuis plus d’un an, les demandes d’ en nombre significatif qui parviennent au site du PRCF sont très majoritairement celles d’étudiants et de travailleurs, généralement âgés de moins de vingt-cinq ans et n’ayant jamais adhéré au PCF. 

    Sans que cela retire rien du mérite historique des camarades plus âgés qui ont construit et continuent de construire le PRCF (sans parler de nos vétérans de la Résistance…),  les organisations départementales les plus dynamiques du PRCF sont animées par des jeunes militants, dignes successeurs de Bernard Parquet (94), de René Lefort (75) ou de Jacques Coignard (Bretagne).

    La désignation par le PRCF de Fadi Kassem, co-secrétaire national du PRCF, âgé de 36 ans, comme porte-parole du Pôle dans la pré-campagne des élections présidentielle et législative reflète cet élan nouveau qui se traduit aussi par le dynamisme du réseau « Jeunes pour la Renaissance  en France ».

    Sur l’internet on remarque aussi un “frémissement” culturel du côté du . Entre autres exemples, le rappeur Tovaritch arbore fièrement dans ses rythmes et sur sa peau (tatouage de la faucille et du marteau) les références aux Soviets et au combat de classe 

    À l’international, des chansons célébrant l’Union soviétique ou des sondages indiquant l’attachement indéfectible des Russes, jeunes inclus, à l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, “affichent la couleur” et bravent les contre-révolutionnaires et impérialistes du monde entier.

    En Amérique latine, malgré le siège en règle que Trump fait subir à Cuba et aux pays de l’Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA), non seulement le pays de Fidel et du Che tient bon, non seulement le fantoche états-unien Juan Guaido n’a pas ébranlé le gouvernement légitime de Maduro, et encore moins le PC du Venezuela, mais Evo Morales (chassé par un putsch fomenté par Washington) est triomphalement revenu en Bolivie. Au Chili, des manifs de masse conduites par le  ont porté l’estocade à la constitution réactionnaire héritée de Pinochet et le candidat le plus populaire en vue de la prochaine présidentielle chilienne est d’ailleurs un élu communiste de terrain… 

    En Europe, seuls les deux partis communistes qui n’ont pas renié le marxisme-léninisme, le PC portugais et le PC de Grèce, sont demeurés des partis de masse alors que les partis “eurocommunistes” qui ont renié, congrès après congrès, tous les éléments constitutifs de l’identité communiste, ont disparu (c’est le cas du PC italien) ou se sont terriblement rétractés, à tous les sens de ce verbe.

    Globalement, le capitalisme perd du terrain dans les têtes, même si les gens, gavés d’anticommunisme et de forgeries antisoviétiques depuis les bancs de l’école, ne se tournent pas encore massivement vers la seule alternative au capitalisme qui soit, le socialisme-communisme. Partout les gens peuvent constater que l’État le plus sordidement empreint des fascisantes et bellicistes “valeurs” capitalistes, les États-Unis d’Amérique, est incapable de contenir la pandémie et que des tendances ouvertement racistes, fascistes et putschistes s’y font jour dangereusement : à l’inverse, fût-ce sous une forme balbutiante et social-démocrate, l’émergence et l’ancrage du mouvement “socialiste” cristallisé par Bernie Sanders, et surtout, les luttes dures menées par le Mouvement « Black Lives Matters » ( « les vies noires comptent » ) ne se démentent pas. Chacun constate au contraire que les pays socialistes ou de culture socialiste, de Cuba au Vietnam et à la Chine, ont contenu la pandémie en prenant appui sur les traditions collectivistes de la population et en mobilisant leur service public de santé ainsi que le secteur industriel nationalisé : services publics et secteur industriel nationalisé qu’ont méthodiquement démonté les présidents maastrichtiens successifs, de Mitterrand à Macron en passant par Chirac, Sarkozy et Hollande, uniquement préoccupés d’exécuter la feuille de route destructive fixée par les Traités européens néolibéraux. 

    Chez nous, ceux qui croyaient que Macron avait enterré le « clivage droite/gauche » (écho déformé des clivages de classe) ont perdu pas mal de leur morgue : lors du puissant mouvement social pour la défense des retraites, les travailleurs ont tenu bon durant des mois malgré la trahison ouverte de la CFDT et de quelques autres, et les Gilets jaunes ont carrément fait paniquer l’Élysée et le CAC 40. Alors, oubliés chez nous la Révolution française, la Commune de Paris, le Front populaire, les ministres franchement communistes de 1945 et la grève ouvrière de masse de Mai 1968 ? Ou plutôt, rougeoiement de plus en plus visible des braises insurrectionnelles qu’étouffent de moins en moins les cendres grisâtres de nos temps (provisoirement!) contre-révolutionnaires ?

    Écrivant tout cela, nous n’avons garde d’oublier la chasse aux sorcières anticommuniste et l’euro-maccarthysme que tente d’exciter la résolution scélérate du Parlement européen du 19 septembre 2019. Car ce dernier amalgame scandaleusement le Troisième Reich génocidaire à son principal vainqueur, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, au risque de criminaliser le communisme, cet idéal d’essence émancipatrice, au nazisme, ce capitalisme exhalant ses tendances exterminatrices. Mais si, plus de trente ans après la chute de l’URSS, les eurodéputés lepénistes, macronistes, LRistes, « socialistes » et « euro-écologistes » essaient en chœur de bannir de toute l’Europe l’emblème paysan et ouvrier de la faucille et du marteau, cela ne montre qu’une chose : que l’ennemi irréductible reste bien pour le capital ce Mouvement communiste international qui, plus calomnié que jamais, continue de hanter l’Europe contre-révolutionnaire de Maastricht. Et si, dans toute la France et dans toute l’Europe, les communistes – et plus particulièrement les jeunes communistes – relevaient le défi des chasseurs de sorcières et des proscripteurs de drapeaux rouges ? Et si, dans un fraternel élan unitaire national et international, les nôtres rougissaient derechef les murs de la forteresse capitaliste avec l’emblème ouvrier et paysan de la renaissance communiste? Alors, non seulement nos adversaires en auront pour leurs frais répressifs, mais il faudra même les « remercier » de nous avoir gracieusement fourni, bien malgré eux, un point d’appui fédérateur pour une contre-offensive symbolique d’ampleur nationale… et pourquoi pas, européenne et internationale, en ce 150ème anniversaire de l’immortelle Commune de Paris ?

    Il ne s’agit pas de rêver tout haut que quelques hirondelles juvéniles suffiront à susciter le printemps de la Renaissance communiste. Il s’agit, tout d’abord, de se demander si le retour des hirondelles juvéniles n’annonce pas que quelque chose de fort et de prérévolutionnaire commence à émerger trente ans après la « catastroïka » qui a détruit la PREMIÈRE expérience socialiste de l’histoire. Il s’agit surtout de faire en sorte que, par l’organisation partout du PRCF et des , par le rebond national et international du syndicalisme de classe et par la Convergence Nationale des Résistances en gestation, la fracture idéologique se réduise en France entre un mécontentement de masse de plus en plus perceptible et l’« offre » politique qu’avaient provisoirement détruite la fausse gauche pro-Maastricht et le pseudo-« communisme » décaféiné et « mutant » qui ont conjointement obscurci la perspective révolutionnaire dans notre pays.

    C’est à réduire cette fracture, à reconstruire une avant-garde franchement communiste que travaillent les militants bénévoles du PRCF et des JRCF quand ils appellent à reconstruire le parti de combat fondé à Tours et dénaturé par la « mutation », quand ils proposent à la classe ouvrière, à la jeunesse et au peuple de France une alternative rouge et tricolore , quand ils militent pour le Frexit progressiste, pour la nationalisation démocratique des secteurs clés de l’économie, pour un Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologiste isolant le grand capital et rouvrant concrètement la voie du socialisme-communisme à notre pays.Vous qui nous lisez, ne vous demandez plus passivement si oui ou non le « printemps » va bientôt venir, comme si le cours des « saisons » politiques était indépendant de la volonté humaine. Faites plutôt ce qui dépend de vous et de nul autre pour que, les “hirondelles” rouges se faisant de plus en plus nombreuses, le printemps du peuple et de la jeunesse de France, sans parler du printemps des peuples d’Europe et du monde, l’emporte enfin sur l’hiver contre-révolutionnaire qui domine depuis trente ans et plus le monde et notre pays. En ce solstice d’hiver où les nuits sont froides et longues, mais où la lumière grignote chaque jour du terrain, et d’une manière organisée comme il convient à tout(e) vrai(e) révolutionnaire, adhérez au PRCF et/ou aux JRCF !

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    À l’heure où j’écris ces lignes, les États-Unis d’Amérique connaissent une situation inédite, imprévisible et fort périlleuse pour eux-mêmes et, potentiellement, pour l’humanité, étant donné le rôle mondial que joue depuis des décennies l’impérialisme nord-américain. Très rarement pour le meilleur, et très généralement pour le pire.

    À l’appel de Donald Trump, le président sortant ouvertement suprémaciste, raciste, misogyne et climato-sceptique, acharné à persécuter Cuba, le Venezuela, les Palestiniens, etc., des milliers de ses partisans campent devant le Capitole quand ils ne tentent pas d’y pénétrer par la force pour empêcher la certification centrale des résultats officiels de la présidentielle. Ce n’est pas pour autant qu’il faut idéaliser Joe Biden, ce pilier du capitalisme-impérialisme et du néolibéralisme mondial dont le programme  est ouvertement belliciste.

    L’évolution politique de plus en plus chaotique de la “grande démocratie américaine” montre en tout cas combien le capitalisme-impérialisme est en crise systémique : ce n’est pas pour rien que, depuis sa fondation, le PRCF insiste sur la fascisation croissante de ce système socioéconomique à bout de souffle.

    Décidément, nous devons combattre les tendances de l’oligarchie française à importer les usages politiques nord-américains qui n’offrent, en fait de pluralisme politique et d’espérance sociale, que le choix entre les deux têtes “républicaine” et “démocrate” du capital financier et monopoliste. C’est pourtant ce qu’essaient de faire les forces politiques dominantes de l’Hexagone qui vont à nouveau tenter, en 2022, de nous imposer le faux « duel » et vrai duo présidentiel /Le Pen, chacun des deux candidats rivalisant avec l’autre en matière d’État policier, de stigmatisation des travailleurs musulmans ou réputés tels, d’attaques antisyndicales, d’ancrage inébranlable dans l’Europe atlantique pilotée par Berlin et supervisée par Washington.

    Face à de tels dangers qu’a décisivement aggravés à l’échelle historique la contre-révolution des années 1989-1991, œuvrons plus que jamais avec les autres organisations communistes et progressistes du monde pour que renaisse un grand Mouvement communiste international allié d’un camp anti-impérialiste à l’offensive.

    En France même, travaillons avec tous les communistes, progressistes, syndicalistes de lutte et patriotes antifascistes pour qu’émerge au plus vite chez nous une véritable alternative rouge et tricolore. C’est indispensable pour nous affranchir au plus tôt de l’ belliciste et de l’Europe atlantique et pour rapprocher l’avènement d’une nouvelle République française sociale, populaire, indépendante, démocratique œuvrant pour la paix mondiale, la souveraineté des peuples et pour l’amitié de la France avec toutes les nations, y compris bien entendu, avec le peuple américain en plein désarroi. 

    Georges GASTAUD, le 6/1/2020 – 21h heure de Paris

     

    Informations complémentaires sur https://www.initiative-communiste.fr/

    Répondant à l’appel du président sortant, des partisans de Donald Trump ont pris d’assaut le Capitole aujourd’hui et ont fait avorter une session du Congrès visant à certifier la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle.

    Des affrontements violents ont opposé les manifestants aux forces de l’ordre. Une femme blessée par balle pendant les échauffourées est morte, selon des médias américains.

    Des militaires de la Garde nationale ont été déployés pour tenter de rétablir le calme. La mairesse de Washington a décrété un couvre-feu.

    Le nouveau président Joe Biden a dénoncé une « insurrection » et une attaque sans précédent contre la démocratie américaine. Il a sommé le président sortant de s’adresser à la nation pour faire baisser la tension.

    Dans une vidéo diffusée peu de temps après, Donald Trump a appelé ses partisans à rentrer chez eux. Nous devons avoir la paix, leur a-t-il lancé, tout en maintenant que l’élection a été volée.

    Dans le camp démocrate, on n’hésite pas à parler de tentative de coup d’État. De nombreuses capitales occidentales, dont Paris, Berlin et Londres, ont condamné une atteinte grave ou encore un assaut inédit contre la démocratie américaine.

    + d'Infos sur https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Une première réflexion du secrétariat national du PRCF, de la commission du PRCF et des Jeunes pour la Renaissance Communiste en France

     

    A juste raison, la jeunesse est très mobilisée sur la question du réchauffement climatique qui risque de rendre à terme inhabitables des zones entières de la planète, si ce n’est la planète tout entière. Les jeunes générations constatent aussi que, malgré les engagements pris à Paris, les grands Etats capitalistes qui sont les principales sources d’émission carbonées ne font rien de sérieux pour diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre, l’orientation vers le tout-profit passant de fait avant toute autre considération.

    Alors que la question environnementale est profondément politique, tout est fait pourtant pour la dépolitiser, pour culpabiliser les individus, pour dénigrer l’espèce humaine dans son ensemble. Il s’agit de cacher aux peuples que la part anthropique du réchauffement climatique résulte avant tout d’un mode de production et de consommation capitaliste qui, comme l’avait anticipé Marx, “n’engendre la richesse qu’en épuisant ses deux sources, la Terre et le travailleur”. Non seulement l’UE ne nous protège pas du vandalisme environnemental du capital, mais son “économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée” précipite les dégradations environnementales et les problèmes sanitaires en privilégiant la rentabilité capitaliste. C’est pourquoi le PRCF, qui dénonce depuis longtemps le caractère exterministe du mode de production capitaliste, considère que la défense des conditions environnementales de l’existence humaine est inséparable de la lutte contre le -impérialisme et pour le socialisme-communisme: ce qui passe entre autres par le Frexit progressiste et par tout ce qu’il rendra possible (énumérer sous forme de puces, ici travail de complément à effectuer, notamment le retour au produire en France, le ferroviaire, etc.):

    Etant eux-mêmes des relais actifs du capital, et son équipe considèrent d’un tout autre oeil la question climatique: tout en violant copieusement les maxima d’émission de gaz à effet de serre fixés pour la France par l’Accord de Paris, tout en cédant systématiquement aux trusts qui veulent avant tout continuer leurs pollutions mortifères, le pouvoir voit dans le juste souci écologiste d’une majorité de nos concitoyens un moyen facile pour rassembler autour de son panache soi-disant sans combattre le moins du monde le tout-profit qui est à la source des pollutions.

    C’est ainsi que Macron vient d’annoncer que, avant la fin de son mandat, il organiserait un visant à inscrire dans la constitution la défense du climat.

    Le pouvoir espère ainsi contourner les revendications environnementales précises des citoyens, offrir un exutoire purement verbal aux aspirations écologiques légitimes, opérer un rapprochement avec les euro-libéraux d’EELV… Macron veut aussi faire oublier le fait que les gouvernements maastrichtiens successifs n’ont cessé de piétiner cette Constitution qu’il prétend aujourd’hui enrichir par référendum (énumérer en notes quelques violations flagrantes de la constitution: liberté, laïcité, tout-anglais et rappeler le viol du Non de 2005). 

    Macron cherche aussi par ce référendum à embarrasser et à diviser l’opposition populaire: car qui refuserait de dire qu’il faut défendre le climat ? Or il est évident qu’un Oui massif à la question posée renforcerait le pouvoir en place et lui donnerait plus d’élan, non pas pour “protéger la planète”, mais pour accélérer les contre-réformes voulues par l’UE et le MEDEF (EDF, SNCF, lycée, ONF, Equipement, Université, retraite par points, indemnités chômage, délocalisations et fusions capitalistes transnationales, etc.).  

    Face à ces multiples pièges, le secrétariat national du PRCF, la commission JRCF et la commission nationale de travail Ecologie/agriculture du Pôle, sans qu’ils s’interdisent en rien, le moment venu, d’appeler à voter Non au vu du libellé final de la question soumise à référendum, considèrent dans un premier temps qu’il faudra vraisemblablement, pour déjouer les pièges du pouvoir… 

    • boycotter le référendum; il ne manque pas de référendums à l’occasion desquels les Français voudraient pouvoir se prononcer, contre-réforme des retraites, privatisation d’EDF, d’ADP ou de la SNCF, ‘appartenance de la France à l’UE, à l’euro ou à l’OTAN, etc. et c’est se moquer du peuple que de soumettre à référendum un sujet d’allure consensuelle qui réclame moins l’adoption de textes symboliques qu’une action forte, tenace et continue. Rappelons en outre que Sarkozy (LR) et Hollande (PS) ont grossièrement violé le résultat du référendum de mai 2005 par lequel le peuple français a rejeté la constitution européenne: non seulement Sarkozy et Hollande ont coorganisé l’adoption par le parlement du Traité de Lisbonne, une version allégée de la constitution européenne mais, dès son arrivée à l’Elysée, Macron a imposé l’adoption par la France du drapeau et de l’hymne européens que le traité de Lisbonne lui-même ne rendait pas obligatoires. Macron est donc le plus mal placé qui soit pour présenter son projet de référendum comme un exercice de démocratie directe. 
    • faire connaître encore plus largement dans les manifs à venir pour le climat la position anticapitaliste et anti-exterministe conséquente du PRCF et des JRCF tout en prenant appui sur les travaux en cours de la commission écologie du Pôle : j’aime ma planète et l’humanité, je veux combattre efficacement le réchauffement climatique et les autres dérèglements environnementaux et sanitaires: DONC je combats l’UE, Macron et le capital, je milite pour une France socialiste en marche vers le communisme et… je n’ai que faire du référendum-diversion que Macron veut organiser pour s’excuser de ne rien faire de sérieux pour le climat. 

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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    Le 29 décembre 2020 – Objet : votre journal de 13 h de ce jour. 

     

    Monsieur,

    Nous protestons avec indignation contre la manière profondément discourtoise, antidémocratique et malhonnête dont vous avez traité à l’antenne le 100ème anniversaire du Congrès de Tours dans votre journal du 29 décembre 2020.

    Après avoir donné quelques rares indications factuelles (et insidieusement fielleuses) sur ce congrès historique, vous avez interrogé Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, non pas sur le Congrès de Tours et son actualité, mais… sur le Pacte germano-soviétique. Après la très brève réponse enregistrée de ce dernier sur ce sujet, la parole a été donnée bien plus longuement à un « historien » connu pour son anticommunisme exacerbé, sa proximité avec la droite réactionnaire et son statut d’idole de l’extrême droite française et « européenne », Stéphane Courtois. Celui-ci connaissait manifestement la réponse de Roussel et a eu tout loisir de la démolir en développant l’argumentation traditionnelle des anticommunistes et en terminant son propos par une justification éhontée de l’interdiction du PCF par décret Daladier du 26 septembre 1939 ; rappelons que cette interdiction par les députés (droite, radicaux, SFIO) qui, par la suite, ont massivement investi Pétain, a conduit, directement ou indirectement, de nombreux militants et dirigeants communistes français comme Pierre Sémard, Guy Moquet ou Georges Politzer à la chambre de torture ou au peloton d’exécution. Bien entendu, ni F. Roussel ni aucun historien en désaccord avec les thèses largement discréditées de Courtois n’ont pu répondre à cette réponse-réquisitoire, aussi fausse et liberticide sur son contenu que déloyale sur la forme que vous, « journaliste » tenu à un minimum d’équité, lui avez donnée. 

    Notre but n’est pas ici de répondre sur le fond au sempiternel procès qui est fait au PCF et à l’URSS à propos du traité de non-agression germano-soviétique par ceux-là même qui, par la non-intervention en Espagne, par les honteux accords de Munich dépeçant la Tchécoslovaquie et par le sabotage des négociations soviéto-anglo-françaises ont contraint l’URSS, faute d’alternative à son isolement militaire programmé, à accepter le pacte de 1939. A ce sujet, nous vous renvoyons aux livres de l’historienne Annie Lacroix-Riz, professeur émérite à l’Université Paris VII, ainsi qu’aux analyses suivantes : https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/le-mythe-de-lalliance-stalino-hitlerienne-1939-1941-par-annie-lacroix-riz-video/ ; https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/munich-et-les-munichois-80-ans-plus-tard-par-annie-lacroix-riz/ ; http://www.gauchemip.org/spip.php?article2234 ; https://www.legrandsoir.info/il-y-a-80-ans-le-pacte-germano-sovietique-un-symbole-de-l-histoire-detournee-par-les-reactionnaires.html.

    Notre but n’est pas non plus de rappeler à Courtois, à vous-même et aux autres amateurs d’amalgames « antitotalitaires » odieux entre les exterminateurs et les libérateurs du camp d’Auschwitz, que les communistes français furent de très loin la principale force de la Résistance sur le territoire national (et notamment, de la Résistance armée via les FTP-MOI et les FTP-F), qu’ils furent l’âme de l’insurrection parisienne décisive de 1944 dirigée par les FFI communistes Henri Rol-Tanguy et André Tollet, de même que l’URSS fut le principal adversaire militaire de Hitler durant toute la guerre, les ¾ (et même 90% en 1944-1945) des divisions allemandes étant concentrées sur le Front Est. Rappelons aux amnésiques ce que le Général de Gaulle a déclaré en 1944, lors de sa visite d’Etat au Maréchal Staline : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération ».

    Du reste, qui rappelle jamais sur votre chaîne et dans votre journal radiodiffusé que les chefs de file de la droite « française » et les maîtres du grand capital, dont certains osaient clamer qu’ils préféraient Hitler au Front populaire à la République, ont massivement collaboré avec les nazis pendant qu’une large majorité des parlementaires de la SFIO votaient les pleins pouvoirs à Pétain ? Eussiez-vous rappelé ces ignominies des forces anticommunistes « françaises », Monsieur Marette, s’il s’était agi dans votre émission, non du centenaire du Parti communiste français, ex-SFIC, mais du centenaire du parti socialiste, ex-SFIO, ou de l’anniversaire de ces partis de droite où siègent bon nombre de descendants directs de pétainistes avérés (comme l’était, entre cent exemples, le père de Giscard d’Estaing) ? Notre but est ici seulement de dénoncer la méthode honteuse, indigne du service public et de sa mission qui est de respecter le pluralisme et avec lui, la totalité des citoyens français qui vous paie et dont font partie les militants communistes, tout en respectant au moins un semblant d’équité – autant d’éléments au cœur de la charte de Munich de 1971 que les journalistes sont censés respecter ? Il est particulièrement indécent de ce point de vue que…

    • Ayant à parler du Congrès de Tours, date glorieuse entre toutes pour les communistes et pour les syndicalistes de classe français, vous ayez choisi de dévier l’attention due à cet anniversaire vers le Pacte germano-soviétique dont votre chaîne nous avait déjà rebattu les oreilles, avec des commentaires antisoviétiques à sens unique, en septembre 2019, date de son 80e anniversaire. Alors que, soit dit en passant, votre chaîne avait été des plus discrètes en 2013 à propos du 80e anniversaire de Stalingrad, tournant décisif de la Seconde Guerre mondiale ; bien entendu, vous n’avez fourni aucune information dans votre émission sur les nombreuses initiatives qui ont été prises en France par les communistes, y compris par ceux du PRCF, pour commémorer cet évènement (voir en ce moment sur notre site les entrevues de MM. Bruno Drweski, Stéphane Sirot et Jean-Pierre Page sur www.initiative-communiste.fr).
    • Vous ayez grossièrement utilisé la ficelle consistant à opposer le « politique » supposé biaiser la réalité à l’« historien » censément impartial S. Courtois, alors que ce dernier, ex-admirateur de la Révolution culturelle chinoise, est engagé depuis des décennies dans une violente campagne anticommuniste et que son Livre noir de 1997, truffé d’erreurs, d’omissions, d’amalgames et de falsifications a tôt cessé d’être considéré comme un travail scientifique – au point que la moitié des auteurs de l’ouvrage dont Nicolas Werth, autre historien anticommuniste patenté, se sont désolidarisés de Courtois à la sortie de l’ouvrage –, notamment dans les pays anglo-saxons. Il eût été plus juste dans un cas pareil, s’agissant de l’anniversaire du PCF, que soient confrontés deux historiens de profession et si vous ignorez l’existence des livres de Madame Annie Lacroix-Riz, spécialiste de la Seconde Guerre Mondiale et de l’Occupation, nous pouvons vous fournir gracieusement ses coordonnées. 
    • Vous ayez à ce point déséquilibré votre émission que, contre toute tradition de justice et de pluralisme de moins en moins respecté, l’auteur du réquisitoire anticommuniste, Courtois, parle le dernier et le plus longtemps, après avoir reçu communication de la plaidoirie de son adversaire absent… alors que manifestement, l’inverse n’est pas vrai et que F. Roussel ne semble pas connaître les propos de son antagoniste.

    Une question pour finir : l’année prochaine seront célébrés les anniversaires de la Grande Grève patriotique des mineurs du Nord-Pas-de-Calais (mai-juin 1941), que dirigèrent la CGT et le PCF clandestin, de la Commune de Paris qui fut massacrée au cours de la « Semaine sanglante » (30.000 morts en une semaine, plus que l’ensemble de la période 1793-1794 !), les fusillades de Châteaubriant et de la Citadelle d’Arras, dont quasiment toutes les victimes étaient communistes ou communisantes. Donnerez-vous alors aux communistes dans leur diversité le même temps de parole pour rappeler la mémoire de leurs martyrs que celui que vous avez donné à Courtois pour insulter nos morts et pour justifier l’interdiction d’un parti qui, rappelons-le, combattait le fascisme depuis ses origines, s’était engagé corps et âme dans la défense de l’Espagne républicaine, avait condamné (seul en tant que parti) les Accords Daladier-Hitler-Chamberlain-Mussolini de Munich, avait voté les crédits de guerre en 1939 et qui, bien qu’interdit et pourchassé, avait transmis au gouvernement français un plan de défense de Paris et de résistance à l’Occupant par l’intermédiaire du philosophe Georges Politzer ? 

    Cette campagne anticommuniste incessante intervient après qu’au Parlement européen, une coalition indigne d’eurodéputés, dont les parlementaires français du RN, de LREM, des LR, d’EELV et du PS, a voté en chœur, le 19 septembre 2019, une résolution scélérate qui valide l’interdiction déjà prononcée ou en cours de plusieurs partis communistes dans des pays de l’UE (pays baltes, Pologne, etc.), qui met sur le même plan le Troisième Reich génocidaire et l’Armée rouge libératrice, et qui appelle les pays de l’UE à proscrire les symboles du « communisme totalitaire » – en clair, l’emblème ouvrier et paysan du marteau et de la faucille – de la « mémoire européenne » ; ce qui signifie, à terme, interdire les organisations, dont la nôtre, qui n’ont pas renié le drapeau rouge orné des « outils » dont l’érection au fronton du Reichstag nazi défait signa la vraie fin de la Seconde Guerre Mondiale au prix de 27 à 30 millions de morts du côté soviétique. 

    En clair, M. Marette, au lieu d’informer le public équitablement et dans le respect des règles éthiques élémentaires et fondamentales liées à votre profession, vous alimentez – et ce n’est pas moins grave si c’est à votre insu – une campagne liberticide qui, en mettant systématiquement un signe d’égalité entre les communistes et les nazis, ne peut que déboucher sur la criminalisation des premiers et sur la banalisation-réhabilitation des seconds. Après quoi, il sera toujours temps de pleurnicher à longueur d’antenne sur la montée des extrêmes droites racistes dans toute l’UE, France incluse !

    Nous donnons copie de notre lettre au C.S.A., à la direction de votre chaîne, qui peut-être vous félicitera et vous promouvra pour votre exploit anticommuniste, ainsi qu’à Monsieur le député Fabien Roussel (malgré certaines divergences avec lui, c’est toute la mémoire communiste qui est insultée) et à Monsieur le député Jean-Luc Mélenchon, qui seront probablement tout autant indignés du traitement de « l’information » dont vous avez fait preuve. Enfin, nous transmettons cette lettre à nos camarades :

    • Léon Landini, président du PRCF, ancien officier des FTP-MOI, président de l’Amicale Carmagnole-Liberté, Officier de la Légion d’honneur, Médaille de la Résistance, décoré par l’URSS pour faits de Résistance, Grand Mutilé de Guerre torturé par Barbie
    • Pierre Pranchère, vice-président du PRCF, ancien Franc-Tireur et Partisan des Maquis de Corrèze (que les Allemands appelaient la « petite Russie »), ancien député et eurodéputé
    • Jean-Pierre Hemmen, vice-président du PRCF, fils de Jean Hemmen, militant de l’Internationale Communiste, organisateur des Brigades internationales d’Espagne, Fusillé au Mont Valérien. Puisqu’on en est aux amalgames « communistes = nazis », signalons que Jean-Pierre Hemmen fait partie des soldats du contingent qui refusèrent de porter l’uniforme à une époque où l’OTAN était commandée en Europe par un ex-officier de la Wehrmacht, le général Speidel…
    • Annie Lacroix-Riz, agrégée d’histoire, professeur émérite de l’Université, auteur de nombreux livres mondialement connus sur la Seconde Guerre Mondiale et sur l’Occupation. 
    • M. Antoine Mercier, votre prédécesseur, qui n’était sans doute pas communiste, mais dont les journaux de 13 h étaient d’une toute autre tenue. 

    Honte à vous, Monsieur Marette qui déshonorez l’audiovisuel public de vos petites habiletés désinformatrices ! Cet audiovisuel public que défendent si bien, quand c’est nécessaire, nos camarades grévistes de la CGT, et qui pourrait devenir ou redevenir, si l’anticommunisme et l’européisme bien-pensants cessent un jour d’accaparer le temps d’antenne, un VRAI service public, si ce n’est un service public du vrai. 

    Georges Gastaud, agrégé de philosophie, co-secrétaire national du PRCF, fils de Résistant gaulliste décoré par la France, la Pologne populaire et les Etats-Unis d’Amérique. 

    Fadi Kassem, diplômé de Sciences Po Paris, agrégé d’histoire, co-secrétaire national du PRCF

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    Bonjour à toutes et à tous et une bonne année pour 2021.

    Elle n’aura pas de mal à être meilleure qu’en 2020 et je vous souhaite à tous bonne santé combativité solidarité. Avec une pensée toute particulière pour ceux qui ont été disons endeuillé ou qui ont eu un problème de santé cette année.

    Je m’adresse en particulier donc à tous les soignants en les remerciant d’une part et en les assurant de la volonté du PRCF d’être partie prenante de toutes leurs luttes pour que cesse cette case indigne l’hôpital public qui a été commanditée par l’Union européenne sous les présidents Sarkozy Hollande et encore Macron.

    En ce moment je m’adresse à tous les travailleurs qui sont en lutte pour contrer les plans de licenciements les délocalisations let autres fusions et toutes ces horreurs qui continuent comme si de rien n’était en pleine pandémie avec messieurs les capitalistes qui ne pensent qu’à une chose c’est s’en mettre plein les poches avec des subventions de l’Etat.

    Je m’adresse à tous les militants patriotes, à tous ceux qui veulent d’une façon ou d’une autre sur des bases évidemment républicaines, antifascistes et antiracistes défendre notre pays qui est en train de se dissoudre complètement dans cette supranationale de plus en plus fascisante.

    Je m’adresse à tous les internationalistes qui veulent défendre la paix qui veulent combattre justement ce système capitaliste impérialiste qui de la palestine jusqu’à à Cuba jusqu’au venezuela et bien d’autres pays ne fait qu’étouffer les volonté des peuples mais ceux ci résistent et donnent l’exemple bien souvent de la volonté de tenir bon face à à cette destruction généralisée.

    Je m’adresse tout particulièrement pour finir aux militants communistes et je souhaite que 2021 soit véritablement une année de renaissance du avec toutes les activités qui sont entreprises par le Pole de Renaissance en France notamment autour du 100e anniversaire du Congrès de Tours.

    Nous avons besoin d’un grand parti communiste dans ce pays, nous avons besoin d’un parti véritablement communiste c’est à dire d’un parti qui dans les conditions présentes mette toujours la classe ouvrière et le monde du travail au centre de son activité qui milite pour le frexit progressiste et qui ne perde jamais de vue l’objectif final qui est celui d’une société socialiste, une société en marche vers le communisme c’est à dire une société sans classe, une société débarrassée de toute forme d’exploitation et d’oppression.

    Ne perdons pas confiance dans l’avenir nous sommes en plein solstice d’hiver le solstice d’hiver ces moments où les nuits sont les plus longues mais où le jour commence à augmenter et donc effectivement le solstice d’hiver c’est l’image même de la renaissance communiste par conséquent et bien à toutes et à tous encore une fois mes meilleurs voeux de santé de combativité de solidarité au nom du Pôle de Renaissance Communiste en France pour cette année 2021.

    Georges GASTAUD

     

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Initiative Communiste du mois de Janvier 2021 est paru

     

    Sommaire du N° 224

     

    Pages 4-7 : Contre la désindustrialisation… et la désélectrification ! – Contre la globalisation de la sécurité !

    Pages 8-11 : Amère victoire du P.S.U.V. au Venezuela – Soutien aux partis communistes grec et portugais – Gérard Philippe, Fidel Castro, Diego Maradona… même combat ! – Encore une guerre allumée par un pays de l’O.T.A.N. !

    Pages 12-15 : La réaction veut récupérer la laïcité ! – Pire qu’esclave : travailleur agricole ! – Reporters Sans Frontières contre… les reporters ! – Le canard sans tête contre le coronavirus

    Pages 16-17 : Dans les régions

    Pages 18-19 : P.C.F. : qu’importe le contenu, pourvu qu’on ait le flacon !

    Page 20 : Clapiers pour étudiants

    Page 21 : L’U.E., capitale Munich !

    Pages 22-23 : Lénine contre Saint-Nicolas II

     

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    Contactez le journal

    « INITIATIVE COMMUNISTE »

    BP 30111

    62802 LIEVIN

     

    ou adressez-vous à un militant du PRCF  

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    Les électriciens gaziers poursuivent la mobilisation pour faire échec au plan de destruction du service public de l’Energie : en effet en application des directives européennes et des ordres encore récemment donnés par la commission européenne, le régime Macron veut littéralement exploser EDF ainsi que les services de distribution d’ et d’entretien des réseaux. Dans un but unique finaliser la privatisation du secteur. Devant la résistance lancée par les agents publics, au service de tous, c’est par la répression que le patronat et les directions répondent. Après Cédric Liechti de la  énergie Paris, c’est une nouvelle syndicaliste qui est ciblée. Le PRCF appelle à les soutenir, et à rejoindre la bataille contre les plans Hercule et Clamadieu.


    Stop à la répression

    des syndicalistes de l’Energie !

     

    La commission Luttes du PRCF exprime toute sa solidarité envers Lola militante  Paris qui, après le camarade Cédric, est victime de la répression politique de la direction de GRDF qui met en œuvre une stratégie de répression pour briser les militantes et militant qui défendent le service public. Ces attaques, ont également pour but de freiner les luttes qui ce développent dans l’entreprise contre le démantèlement de GRDF avec son projet “CLAMADIEU” et EDF avec le projet Hercule.

    La commission Luttes du PRCF exige l’abandon immédiate de toutes poursuites à l’encontre des camarades Lola et Cédric et appelle les adhérents du PRCF à participer à toutes initiatives concernant la défense des camarades.

    Jo Hernandez pour  la commission Luttes du PRCF-1/01/21

    Source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Ami, entends-tu le vol noir du corbeau sur Paris?”.

    Plus provoquant (faut-il dire “provocateur”?) que jamais, le préfet de police Lallement (il n’y a pas de faute d’orthographe sur son nom, contrairement à ce que pourraient croire certains européistes…) vient d’éditer une carte de voeux portant en exergue une citation de Trotski. Alors que la guerre civile faisait rage en Russie soviétique à l’initiative des “Blancs” et des impérialistes occidentaux, Trotski écrivait ceci:

    je suis profondément convaincu, et les corbeaux auront beau croasser, que nous créerons par nos efforts communs l’ordre nécessaire. Sachez seulement, et souvenez-vous bien que, sans cela, la faillite et le naufrage sont inévitables” (21 avril 1918).  Une fois de plus le violent personnage que Macron a nommé préfet de police pour mater les syndicalistes rouges et les gilets jaunes, provoque, clive et affiche cyniquement son positionnement “classe contre classe”. La seule différence qu’il y a entre la citation originale de Léon Trotski et l’usage qu’en fait le sieur Lallement, c’est qu’à l’époque, Trotski, membre du C.C. du Parti bolchévik dirigé par Lénine, mettait ses grands talents d’organisateur militaire au service de la dictature du prolétariat (la carrière politique ultérieure de Trotski est un tout autre sujet…), alors que M. Lallemand met, lui, son carriérisme étriqué et sottement brutal au service de la croassante dictature du grand capital. Et fait objectivement acte de pré-candidature au rôle d’ “homme à poigne” de la grande bourgeoisie dans le cadre de cette marche à l’Etat policier que nous, militants franchement communistes, appelons “fascisation” et “euro-fascisation”.  L’ “ordre”, la “sécurité”, nous militants communistes sommes pour… A LA CONDITION qu’ils soient au service des travailleurs, c’est-à-dire de l’immense majorité de la population, avec en complément obligatoire la démocratie prolétarienne et populaire la plus large. C’est ce que résume l’expression “dictature du prolétariat” chez Marx et chez Lénine. Alors que l’ “ordre” et la “sécurité” tels que les entend Lallement, l’homme qui fait régulièrement nasser et gazer les manifs, qui couvre les violences policières et qui s’affirme ouvertement comme l’un des maîtres du “camp” dirigé par Macron, est celui de la grande bourgeoisie néo-versaillaise et maastrichtienne.  Un “ordre” dans lequel la souveraineté du peuple (par ex. le Non majoritaire du peuple français à la constitution européenne) est bafouée en permanence au profit des actionnaires du CAC 40 et de l’Europe berlinoise.  Une “sécurité” qui ne vaut que pour les 10% de privilégiés qui profitent de la “mondialisation heureuse” pendant que des millions de travailleurs, de chômeurs, de retraités, d’étudiants pauvres, de migrants jetés sur les routes de l’exil par les guerres impérialistes, sont rejetés dans la pauvreté, la honte et la précarité, quand ce n’est pas tout bonnement l’errance sans toit et sans pain. Un “ordre” et une “sécurité”, Monsieur Lallement, qui signifient en réalité l’euro-destruction des hôpitaux, de l’école publique, de la protection sociale, des services publics, du produire en France, en un mot, la domination des riches et l’humiliation permanente pour les “petites gens”. C’est-à-dire, en fait d’ “ordre”, le désordre social profond, l’injustice permanente, l’anarchie de la production et des échanges, les crises économiques à répétition, le saccage de l’environnement et l’insécurité sociale généralisée, en un mot: le CAPITALISME et l’IMPERIALISME. Entre ces deux “ordres”-là, l’ordre prolétarien du socialisme-communisme et l’ordre oligarchique du capitalisme-impérialisme, Lallement aura beau citer tous les révolutionnaires qu’il voudra, il n’y a pas de conciliation possible.  Comme le disait Fidel Castro en 1989 en ripostant aux prétendues “valeurs universelles au-dessus des classes” de Gorbatchev, “il y a la démocratie des riches et la démocratie des pauvres, la paix des riches et la paix des pauvres”. Et il y a l’ordre des prolétaires construisant une société sans classes qui, une fois parvenue à son terme, n’aura plus besoin de matraques et de fusils-éborgneurs, et il y a l’ordre fauteur de désordre permanent d’une société de classes qui ne peut subsister sans mener en permanence une violente guerre de classe aux peuples opprimés et aux travailleurs exploités.  Entre ces deux ordres-là, chacun est appelé à choisir et les militants du combat de classe pour une société sans classes que sont les communistes ont déjà choisi leur camp. Qui n’est pas celui de Lallement mais celui de la République sociale, souveraine et fraternelle en marche vers le socialisme. Merci donc, en un sens, à M. Lallement de rappeler involontairement l’urgence de ce choix à tous les amateurs de “démocratie universelle au-dessus des classes” et autres bonimenteurs de la social-démocratie et de l’inexistante “UE sociale, démocratique et pacifique” qui voudraient nous le faire oublier. 

    Floréal (PRCF) le 31/12/20

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    “Le racisme fasciste qui veut écraser le peuple est violemment antinational, précisément parce qu’il est violemment antisocial” – G. Politzer  (IC.fr-27/12/20)

    Je viens de retrouver dans mes affaires la photocopie d’un texte de , fusillé au Mont-Valérien en 1942 et qui devait m’avoir été transmis par mon camarade Georges Gastaud en 2007. En le relisant, il me semble qu’il devrait être lu et compris par chaque camarade, et largement partagé. Nous avons une chance exceptionnelle d’avoir des textes d’une telle qualité et qui sont si riches d’enseignements pour la période actuelle. C’est pourquoi je vous invite à vous en servir.

     – résistant FTP-MOI, président du PRCF


     

    Race, nation, peuple

    Par Georges POLITZER

     

    Il est impossible de s’orienter dans les questions politiques si l’on ne remonte pas du politique au social.

    En nous montrant l’identification du peuple avec la nation, Maurice Thorez a dégagé le contenu social de l’idée nationale. Dès lors, les divers aspects du problème tel qu’il se pose aujourd’hui s’éclairent parfaitement.

    Le racisme fasciste qui veut écraser le peuple est violemment antinational, précisément parce qu’il est violemment antisocial. Il ne peut y avoir et il n’y a pas d’affirmation de la nation qui puisse ne pas être en même temps celle du peuple, de la classe ouvrière.

    En se dressant contre le peuple, contre la classe ouvrière on se dresse contre ceux qui assurent, en fait, et assureront, quoi qu’il arrive, la continuité et la liberté de la nation. La sincérité même du sentiment national doit avoir pour conséquence l’union avec le peuple. En se séparant du peuple, en se dressant contre lui, c’est de la nation qu’on se sépare et c’est contre elle qu’on se dresse, et il ne saurait y avoir de redressement national sans la classe ouvrière ou contre elle, mais seulement avec elle. Précisément parce que la nation est peuple, une politique vraiment nationale ne saurait avoir pour condition des mesures antisociales. C’est contre la nation elle-même qu’une politique antisociale est dirigée et c’est elle qu’une telle politique affaiblit. La contradiction n’est pas entre la justice sociale et la défense nationale, mais entre la défense nationale et la réaction sociale. On s’en aperçoit bien lorsque l’on constate comment les ennemis du peuple se liguent avec les ennemis de la nation. Aujourd’hui, plus que jamais, opposer la défense de la démocratie et la défense de la nation est suspect du point de vue même des intérêts de la France. On constate du reste que ce sont les hitlériens, ceux qui veulent affaiblir la France, qui sont en même temps les détracteurs les plus acharnés de la démocratie.

    Quant à l’opposition que certains affectent d’établir entre le sentiment national et l’internationalisme, elle n’est pas plus authentique. Maurice Thorez a cité cette parole de Jaurès : « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup d’internationalisme ramène à la patrie »

    L’Espagne a été, à cet égard, la pierre de touche.

    Ce sont ceux qui affectent de ne pas pouvoir unir patrie et humanité qui ont été les partisans les plus acharnés de la non-intervention qui a permis d’abattre provisoirement l’Espagne républicaine. Ceux-là ne voient pas dans la nation le peuple et dans l’humanité les peuples. Leur « nationalisme » ou leur « internationalisme », ce sont des noms qu’ils donnent, suivant les circonstances, à leur incapacité de résister ou à leur volonté de céder aux ennemis du peuple.

    Pour la classe ouvrière, nation et humanité sont indissolublement unies. Cette union dans la conscience des travailleurs est le reflet de ce qu’ils sont eux-mêmes économiquement et socialement. La classe ouvrière n’exploite personne ; elle n’a pas de privilèges sociaux à perdre qui peuvent la mettre en contradiction avec la nation, avec le peuple, c’est-à-dire avec elle-même. Il n’y a pas dans son cœur, de bourgeois qui puisse, selon l’expression de M. de Kérillis, parler plus fort que le patriote.

    Il existe un « internationalisme »  qui nie la nation : c’est celui des émigrés de Koblentz , l’internationalisme des ennemis du peuple, des trusts, de ceux qui font passer leurs privilèges de classe avant les intérêts de la nation. C’est aussi l’internationalisme de leurs agents : celui de Franco, de Henlein et des hitlériens de tout acabit.

    Georges Politzer

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Les camarades du  étaient bien sûr présents dans la manifestation du 5 décembre 2020 à  pour soutenir la mobilisation en soutien aux travailleurs précaires et privés d’emplois.

    L’occasion d’un entretien avec Dominique Besson-Milord, secrétaire de l’Union Départementale  de l’Ille-et-Vilaine pour évoquer la lutte permanente conduite par les syndicalistes avec la CGT contre la précarité et le .

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Le retour du PC époque Marchais ? Marianne donne la parole au Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF)-IC.fr-21/12/20Vendredi 11 décembre 2020 est sorti en kiosque un numéro de  au sujet du  français, à l’occasion du centenaire du congrès de Tours qui déboucha sur la naissance de la Section française de l’Internationale communiste (SFIC). Dans ce dossier apparaît notamment un article posant la question de savoir si la ligne Roussel marque « le retour du PC époque Marchais ». Sollicité par Marianne, secrétaire national du PRCF, a répondu volontiers aux questions du journaliste Hadrien Mathoux, qui a bien su retranscrire toute l’ambivalence de la position de l’actuel secrétaire national du . En effet, malgré quelques inflexions essentiellement verbales sur la souveraineté, l’association des drapeaux rouge et tricolore ou la défense de l’industrie,  s’inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs, ce dont témoignent :                                                                                                         Le retour du PC époque Marchais ? Marianne donne la parole au Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF)-IC.fr-21/12/20

    • La volonté de préserver « l’unité » (sur quelles bases claires et cohérentes ?) avec tous les euro-mutants (« laurentistes » compris) ;
    • La non-remise en cause de l’appartenance de la France à l’euro et à l’UE, quand bien même il s’agit de créations du grand Capital et des États-Unis pour combattre les communistes et les syndicalistes de combat ;
    • Le maintien du PCF dans la structure euro-mutante du Parti de la Gauche européenne (PGE), dont les subventions ne peuvent que condamner le PCF à la « servitude volontaire » à l’ordre capitaliste euro-atlantique ;
    • L’absence d’un vaste plan de nationalisations démocratiquement planifiées de secteurs stratégiques majeurs : banques, assurances, transports, communications, énergies (dont EDF et GDF), commerce extérieur, agro-alimentaire, médias, etc. Nationalisations qui, rappelons-le, sont INTERDITES par l’UE qui les considère comme constituant une « entrave » à la « concurrence libre et non faussée » (pour les capitalistes !).

    Le retour du PC époque Marchais ? Marianne donne la parole au Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF)-IC.fr-21/12/20Ce « flou » politique a été analysé par , dans un article auquelnous renvoyons les lecteurs pour se faire une opinion : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/39eme-congres-du-pcf-du-que-faire-au-cest-quand-quon-va-ou-par-g-gastaud/

    Si la ligne Marchais – loin d’être parfaite pour avoir progressivement cédé aux sirènes de l’eurocommunisme entre autres – devait être incarnée aujourd’hui dans un sens franchement communiste, ce serait bien plus dans le projet de Frexit progressiste, donc dans la sortie franche, totale et définitive de l’euro, de l’UE, de l’OTAN ET du capitalisme exterministe que Georges Marchais combattait âprement. C’est ce que le PRCF s’évertue à accomplir et continuera de faire en portant, par l’intermédiaire de Fadi Kassem, l’indispensable précampagne pour l’élection présidentielle afin qu’émerge la seule alternative politique possible au faux duel et vrai « duo » Macron-Le Pen, à savoir la reconstruction d’une République franchement une et indivisible, sociale et laïque, souveraine et démocratique, fraternelle et pacifique, pour marcher vers le socialisme et que les travailleurs et les citoyens édifient les nouveaux « Jours heureux » dont nous avons urgemment besoin !


     

    L'article d' Hadrien Mathoux

    (Marianne du 11/12/2020)

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Aux , s’appuyant sur la politique scélérate des Etats-Unis décrétant “terroriste” tout ce qui s’oppose à leur domination, ainsi que sur le suivisme honteux – et hélas prévisible – de l’Union européenne en la matière, le régime tyrannique de a utilisé l’inscription du Parti communiste des Philippines et de la Nouvelle armée du peuple sur la liste des organisations “terroristes” (ben voyons!) comme prétexte pour imposer une dictature fasciste brutale afin de terroriser le peuple philippin, de prolonger son pouvoir et de piller les richesses du pays et du peuple. Sans surprise, le fait est que ni le PCP ni la n’ont commis un seul acte terroriste au niveau et local.

     

    Manifestations contre le fascisant régime Duterte et la loi Terreur

    Pourtant, des négociations de paix avaient obtenu des résultats significatifs dans la Déclaration conjointe de La Haye du 1er septembre 1992, mais l’Accord conjoint sur les garanties de sécurité et d’immunité de 1995 et l’Accord global sur le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire de 1998, ont été interrompues par le Président Duterte le 23 novembre 2017. Puis, le 5 décembre 2017, celui-ci a déclaré le Parti communiste des Philippines (PCP) et la Nouvelle armée du peuple (NAP) “organisations terroristes”.

    L’arrêt unilatéral des négociations de paix par le président Duterte n’a pas tenu compte du fait que les plaintes concernant les violations à l’accord auraient dû être soumises à la commission mixte de suivi. Cet instrument bilatéral d’une importance vitale a été établi par les deux parties dans l’Accord global sur le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire de 1998. Il est habilité à traiter les plaintes de violations, tandis que les groupes de négociation et leurs comités de travail réciproques continuent à fonctionner.

    Les négociations de paix n’auraient pas dû être interrompues. Cependant, le président Duterte a l’arrière-pensée de déclarer le PCP et la NAP “terroristes”.

    Ainsi, en juillet de cette année, le président Duterte a signé la loi anti-terreur, déclarant en outre le PCP et la NAP  organisations terroristes.
    Par la suite, les violations des droits de l’homme se sont intensifiées de la part du régime. Les cas de “chasse aux rouges” se sont multipliés, déclarant unilatéralement les activistes légaux et leurs organisations comme membres ou façades du PCP et de la NAP. Cela a conduit à un nombre encore plus important d’exécutions extrajudiciaires, d’arrestations et de détentions.

    37 organisations d’avocats et d’intellectuels ont déposé des plaintes devant la Cour suprême des Philippines pour contester la constitutionnalité de la loi anti-terreur. Parmi ces contestations figure celle de la plus grande organisation d’avocats, le Barreau intégré des Philippines. L’ancien juge associé de la Cour suprême, Antonio Carpio, et l’Union nationale des avocats du peuple ont rejoint les nombreuses organisations d’avocats pour contester la constitutionnalité de la loi antiterroriste.La désignation du PCP et de la NAP comme organisations terroristes constitue un obstacle majeur à la reprise des négociations de paix. Le PCP et la NAP ont lutté pendant plus de 50 ans en tant que mouvement de libération avec le soutien des travailleurs, des paysans, des peuples opprimés et d’autres secteurs sociaux. Ils ont scrupuleusement respecté les droits de l’homme et le droit humanitaire international. Il est sans fondement et moralement odieux de les déclarer terroristes.C’est pourquoi nous exigeons que le PCP et la NAP soient retirés des trois listes de terroristes du Conseil européen et des États-Unis d’Amérique.

    Nous demandons également la reprise des négociations de paix entre le gouvernement de la République des Philippines et le Front national démocratique des Philippines pour faire face à l’aggravation de la situation des droits de l’homme aux Philippines.

    Commission internationale du PRCF, décembre 2020


    Depuis le 26 novembre 2020, la bataille juridique engagée à la Cour suprême des Philippines

    Les plus grands esprits juridiques des Philippines se sont réunis le jeudi 26 novembre pour réitérer leur appel à la Cour suprême afin qu’elle mette fin à la loi anti-terroriste controversée.

    La majorité des 37 pétitionnaires contre la loi anti-terroriste ont signé une motion commune pour réitérer leurs prières en faveur de la délivrance d’une ordonnance de restriction temporaire (OT) et/ou d’une ordonnance de statu quo ante, l’une ou l’autre mettant effectivement fin à l’efficacité de la loi jusqu’à ce que la Cour suprême se prononce sur leurs pétitions.

    Quelque 24 avocats, représentant 23 des 37 requérants, ont signé la motion commune. Parmi les signataires figurent la présidente de l’Union nationale des avocats du peuple, Edre Olalia, le président de Bayan Muna, Neri Colmenares, et le représentant du 1er district d’Albay, Edcel Lagman. D’autres pétitionnaires basés dans les provinces devraient se joindre à l’appel.

    Bien qu’il s’agisse d’une réitération, la motion commune est un plaidoyer retentissant demandant aux juges de la Haute Cour d’agir rapidement alors que le gouvernement philippin met en œuvre la loi qui a été signalée comme anticonstitutionnelle et dangereuse pour de nombreux Philippins.

    Pourquoi cette itération ?

    Les pétitionnaires ont été alarmés par l’application de la loi par le gouvernement philippin, 4 mois après son entrée en vigueur. La première application de la loi a été signalée contre deux Aetas de Zambales accusés d’avoir tiré sur des soldats.

    “Ces cas signalés sont uniquement ceux qui impliquent des incidents de poursuites pénales. Elle n’inclut pas la mise en œuvre de ses dispositions impliquant des actes tels que la surveillance, l’examen ex parte des comptes bancaires et des dispositions similaires”, peut-on lire dans la motion.

    Les pétitionnaires ont ajouté que l’armée surveille les membres de leur équipe et que certains d’entre eux ont été ciblés par l’armée, mettant ainsi leur vie en danger.

    “Nous soutenons collectivement qu’il est impératif et implorons donc la Cour d’honneur de délivrer entre-temps la mesure injonctive demandée, ne serait-ce que pour empêcher, dans l’intervalle de près de deux mois avant les plaidoiries, toute nouvelle application des dispositions de la loi attaquée qui pourrait avoir un impact sur la vie, les libertés et la sécurité des requérants et du public en général”, ont déclaré les requérants.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • En ce mardi 15 décembre 2020 s’est éteinte Coralie Delaume, partie beaucoup trop tôt après avoir lutté pendant des mois contre la maladie. Collaboratrice régulière à Marianne, elle a mené pendant plus de 25 ans le combat contre la funeste UE et son parangon monétaire, en publiant des ouvrages de qualité et à grand succès – parfois avec son ami proche David Cayla – comme La fin de l’Union européenne ou Le couple franco-allemand n’existe pas. Défendant sans relâche la souveraineté nationale et populaire, elle militait pour une République sociale et partageait les aspirations des citoyens et des travailleurs en colère : ainsi a-t-elle soutenu dès le premier jour le mouvement des gilets jaunes. Fine analyste, elle percevait parfaitement le rôle mortifère de l’UE, comme lorsqu’elle publia au printemps 2016 un article intitulé : « L’Union européenne assume : la loi EL Khomri, c’est elle ». Son militantisme ne se bornait pas à la seule plume car elle n’hésitait pas à descendre dans la rue auprès des gilets jaunes ou à participer à la campagne contre la privatisation des Aéroports de Paris.


    Intervenant régulièrement aux colloques de la Fondation Res Publica de Jean-Pierre Chevènement, elle vota pour Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2017, dont le contenu de l’époque « malgré ses ambiguïtés se situ[ait] plus dans les pas d’une gauche souverainiste ». Son inlassable bataille contre le macronisme et tous les satellites néolibéraux ralliés à l’ordre capitaliste euro-atlantique, contre le MEDEF, contre l’UE, mais aussi contre le faux « Rassemblement national », faisait d’elle une militante alerte, réfléchie et œuvrant pour le bien commun et le bonheur des peuples qu’abhorre tant Jean-Claude Juncker, l’une de ses cibles majeures. Il ne manquait finalement que l’analyse marxiste-léniniste à cette intellectuelle – au sens profond du terme – qui aura apporté sa pierre à l’immense édifice de la reconquête de la souveraineté nationale et populaire, de l’indépendance nationale, de la lutte pour les conquêtes sociales et démocratiques, de la défense de la République une et indivisible, sociale et laïque.


    Le PRCF tient donc à saluer la mémoire de Coralie Delaume et à exprimer à sa famille, à ses proches, à ses ami(e)s et camarades, ses plus sincères condoléances et ses pensésouverainistees amicales et fraternelles. Le meilleur hommage que puisse lui rendre le PRCF est de poursuivre, plus que jamais, l’indispensable combat pour le Frexit progressiste, cette urgente sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme exterministe dont les travailleurs et les citoyens de ce pays ont grandement besoin, ce combat pour en finir avec l’euro et l’UE que Coralie Delaume, dont tous les efforts fournis ne resteront pas vains et sans effets, s’est évertuée à mener à sa façon durant sa trop courte vie.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Initiative communiste relaie un communiqué du mouvement FRAPP du , dénonçant le pillage néocolonialiste de l’ dans les eaux sénégalaises afin d’ouvrir la voie à l’exploitation des ressources halieutiques au profit du capitalisme européiste. L’ confirme ainsi son ambition de contrôler une Eurafrique pour servir les intérêts néocoloniaux des grands groupes capitalistes, aux antipodes complets des prétendus “accords de partenariat” entre l’ et les pays africains sommés d’accepter le “libre-échange” et la “concurrence libre et non faussée”. Face au néocolonialisme européiste et porté par ses les dirigeants des États-membres de l’UE – macronie en tête -, il est vital de construire un véritable internationalisme, ce qui nécessite d’en finir avec l’euro, l’UE, l’OTAN et le capitalisme exterministe, qui détruit l’environnement et les espèces animales et végétales tout en exploitant les travailleurs et en ruinant les petits artisans locaux des pays victimes de la “mondialisation heureuse” capitaliste. Au contraire, c’est par les échanges solidaires et sur une base égalitaire, en rupture avec les gouvernements “nationaux” défendant les intérêts des oligarchies bourgeoises locales, que les peuples souverains et maîtres de leurs ressources pourront à la fois satisfaire leurs besoin tout en œuvrant à l’édification d’une monde fraternel et pacifique, et ainsi marcher vers l’indispensable socialisme !


     

    REPONSE DU FRAPP AU COMMUNIQUE DE l’UNION EUROPENNE

    LE PROTOCOLE NEOCOLONIAL DE PILLAGE HALIEUTIQUE

    Sans qu’il soit nécessaire de revenir sur le titre provocateur de son communiqué (un accord de pêche transparent et réglementé entre le Sénégal et l’Union européenne), il y a lieu de révéler, avant tout, au peuple sénégalais les faits suivants :

    • De 2006 à 2014, plus aucun accord de pêche ne liait l’État à l’Union européenne ;
    • Le 23 octobre 2014, deux ans après le changement de régime au Sénégal, un nouvel Accord dit de partenariat de pêche accompagné de son Protocole d’application fixant les possibilités de pêche accordées à l’UE sont signés le 23 octobre 2014. En vigueur depuis le 20 novembre 2014, le protocole qui était conclu pour une période de 5 ans a expiré depuis le 19 novembre 2019 ;
    • C’est au lendemain de l’expiration de ce premier protocole et sans concertation aucune, dans la totale opacité et dans la clandestinité juridique que l’État du Sénégal a décidé de signer un nouveau protocole. En effet, depuis le 20 novembre 2019, le Sénégal a signé le deuxième et nouveau protocole relatif à la mise en œuvre de l’accord dit de partenariat dans le domaine de la pêche, et ce pour une période de cinq ans (2019-2024), ce qui aujourd’hui suscite l’indignation générale.

    Avant d’attaquer le fond de l’accord dont nous contestons la constitutionnalité, la conventionalité et la légalité, il faut que l’opinion publique sache que le protocole est déjà applicable et s’applique déjà. Même si l’UE a sciemment omis de le mentionner dans son communiqué, préférant parler de processus de ratification, il y a lieu de signaler que depuis la date de sa signature, c’est-à-dire depuis le 20 novembre 2019, le nouveau protocole (2019-2024) s’applique. En effet, aux termes de l’article 16 dudit protocole : « Le (…) protocole s’applique de manière provisoire à compter de la date de sa signature. » Autrement dit, le pillage a déjà démarré depuis déjà une année.

    Aussi, il est important de dire aux Sénégalais le pourquoi de ce renouvellement automatique qui dans ces termes même est un instrument néocolonial achevé de pillage de nos ressources biologiques et de notre écosystème marin. L’objectif de cette entrée en vigueur provisoire et anticipée (avant ratification), sans concertation et sans implication de l’Assemblée nationale du Sénégal vise à faire en sorte que le marché européen soit correctement approvisionné et que les emplois européens qui en dépendent directement ou indirectement ne soient pas compromis. Et c’est bien l’UE qui l’affirme dans sa Décision 2019/1925 du Conseil de l’UE relative à ce nouveau protocole en ces termes : « Afin d’éviter une interruption des activités de pêche des navires de l’Union, il convient d’appliquer le protocole à titre provisoire dès sa signature »1.

    Il est clair dès lors que ni le développement durable (gadget politico-juridique) ni la transparence n’intéressent l’UE, encore moins l’État. La rapidité et l’opacité avec laquelle ce protocole a été signé et sa procédure de ratification déclenchée par la partie sénégalaise est le signe qu’il ne répond pas aux règles minimales d’une gestion rationnelle et durable des ressources biologiques marines ciblées comme l’exige la Constitution, le droit international et le code de la pêche maritime (Loi n°2015-18 du 13 juillet 2015), mais aux besoins commerciaux du marché européen.

    En effet, au titre des possibilités ou droits de pêche accordés à l’UE par l’Etat du Sénégal dans le nouveau protocole, deux catégories d’espèces sont ciblées et selon les tonnages de référence suivants :

    • 1750 tonnes/an pour les merlus noirs (Merluccius senegalensis et Merluccius polli) qui sont des espèces démersales profondes ; voir protocole appendice 2, 5) ;
    • 10000 tonnes/ an pour les thons tropicaux : l’albacore (Thunnus albacares), le thon obèse ou patudo (Thunnus obesus), le listao (Katsuwonus pelamis) et l’espadon (Xiphias gladius) ; voir article 4 1 a)

    Le protocole en question pose un problème majeur, celui de la disponibilité biologique des espèces ciblées. En effet, contrairement à ce que prétend l’UE dans son communiqué, les données scientifiques actuelles sur les espèces qu’elle veut cibler démontrent très largement qu’elles sont surexploitées.

    LE MERLU NOIR EST UNE ESPÈCE DÉJÀ SUREXPLOITÉE SELON LE CRODT

    D’abord, le merlu noir, principale espèce ciblée par le nouveau protocole entre l’État et l’UE, est une espèce surexploitée selon la dernière étude du Centre de Recherche Océanographique de Dakar Thiaroye (CRODT). En effet, saisi par courrier le 11 mai 2020 par le Groupement des Armateurs et Industriels de la Pêche du Sénégal (GAIPES-S.G. AD/SDS/028/2020) afin de déterminer l’état biologique des ressources de pélagiques côtières et de merlus, l’avis scientifique du CRODT transmis par correspondance (n°110 D-CRODT du 27 mai 2020) fût sans appel. Les scientifiques sénégalais constatent que le Merlu noir est non seulement surexploité, mais soutiennent en même temps que le niveau de capture devait être revu à la baisse et que l’effort de pêche à son propos devrait être diminué de 15 % pour atteindre un niveau d’exploitation soutenable.

    Ensuite, étant donné que l’effort de pêche concernant le merlu a été encore maintenu deux chalutiers (comme dans le dernier protocole de 2014-2019), considérant aussi que le passage du niveau de captures de 2000 tonnes à 1750 tonnes dans le nouveau protocole est sans portée pratique puisqu’il s’agit techniquement et simplement d’un tonnage de référence que les chalutiers européens ont le droit de dépasser moyennant compensation financière (95 € 62225 frcfa la tonne), il y a lieu de considérer que l’État a rompu avec son obligation constitutionnelle « de préserver, de restaurer les processus écologiques essentiels, de pourvoir à la gestion responsable des espèces et des écosystèmes, de préserver la diversité » biologique.

    Enfin, même si l’UE prétend encore dans son communiqué que ses droits de pêche n’interférent pas sur la pêche artisanale, il y a lieu aussi de souligner que cet argument n’est pas du tout conforme aux dispositions même du protocole. En effet, l’actuel protocole comme son prédécesseur, cible directement les espèces pêchées par nos pêcheurs artisanaux. En réalité, c’est au titre des captures prétendument accessoires que sont insérés des droits de pêche qui impactent directement et négativement sur l’activité de pêche de nos pêcheurs locaux. Ainsi s’agissant de l’accès au merlu noir, l’État permet à l’UE d’avoir en même temps accès aux 15% des céphalopodes, 5% de crustacés, et 20% d’autres poissons démersaux profonds au titre des « captures accessoires », mettant ainsi directement en concurrence nos pêcheurs locaux avec les chalutiers de l’UE. Ici également c’est la technique du tonnage de référence qui s’applique.

    En vérité, si l’État tient très peu à protéger la pêche artisanal,e c’est que le volume admissible des captures concernant le merlu (1750 tonnes) n’est tout au plus qu’un tonnage de référence qui peut être dépassé librement par l’UE tant qu’elle trouve du poisson et ce en vertu de l’article 4 paragraphe 7 du protocole2. Cela signifie en même temps que l’accès par l’UE aux céphalopodes, aux crustacés et à tous les poissons démersaux profonds est tout autant et de facto illimité. En permettant à l’UE d’avoir accès aux espèces pêchées par nos pêcheurs, l’État les met en concurrence. Cette concurrence évidemment inéquitable que fait l’UE, puissance maritime, à nos pêcheurs locaux a brisé la chaîne d’accès et d’approvisionnement de la pêche artisanale l’obligeant à aller soit plus loin soit à pêcher clandestinement en Mauritanie ou en Guinée Bissau des espèces qu’elle trouvait jadis en abondance dans nos eaux. En déréglant ainsi l’accès des pêcheurs à nos ressources côtières, l’État organise lui-même la rareté de son principal outil de travail principal (le poisson), cause de cette nouvelle vague d’immigration clandestine irrégulière.

    Dakar, le mercredi 25 novembre 2020

    Le Secrétariat Exécutif National (SEN) du FRAPP

     

    1 V. Journal officiel de l’Union européenne, du 20 novembre 2019, L/299, p. 11.

    2 Il stipule : « Si la quantité annuelle des captures des espèces hautement migratoires effectuées par les navires de pêche de l’Union dans les eaux sénégalaises dépasse le tonnage de référence annuel indiqué au paragraphe 1, premier tiret, point a), le montant total de la contrepartie financière annuelle est augmenté de 45 euros (…) »

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

     

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  • Non à la déstructuration d’ et d’ENGIE!

    Renationalisation à 100 % d’EDF et ses filiales ainsi que ENGIE (ex-GDF)

    19301945 : la Résistance impose avec le CNR la nationalisation de l’Energie

    Dans l’Après-guerre, la création d’un unique de l’ se fait jour et devient alors une nécessité. La France est libre. Mais tout est à reconstruire.

    C’est grâce à la conviction du Conseil national de la Résistance, suivant les principes communistes de nationalisation et d’économie planifiée et notamment sous l’impulsion du communiste Pierre Villon qui met en avant la nécessité du « retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques » que sur proposition de Marcel Paul, alors ministre de la production industrielle, le projet de loi, inspiré par le Conseil National de la Résistance, décide de la nationalisation des biens de 1 450 entreprises de production, de transport et de distribution d’énergie électrique.

     

    1946 les communistes et la CGT créent par nationalisation Electricité de France et Gaz  de France

    Cette année est celle de la création par décision gouvernementale d’un monopole d’état autrement dit la nationalisation pour la production et la distribution de l’électricité et du Gaz. En date du 8 avril 1946 naissent Electricité de France (EDF) et Gaz de France (GDF).

    La nationalisation d’EDF aura parmi ses multiples objectifs celui de contribuer au redressement et à la modernisation industrielle du pays. Cet effort va se traduire par le développement de grands ouvrages hydroélectriques, et de la production thermique à partir du charbon.

    1970 les service public de l’énergie EDF dotent les français d’une électricité fiable et accessible

    Le choix massif du nucléaire civil constitue une spécificité EDF. Ce choix a fait de la France le pays dont la proportion d’électricité d’origine nucléaire est la plus élevée au monde : 70,6 % de la production française en 2019.

    Ce développement qui correspond au processus de production aux coûts indépendants des énergies concurrentes, et s’accompagnera de la promotion des usages thermiques de l’électricité, notamment dans le chauffage des locaux résidentiels ou tertiaires.

    Cet énorme programme nucléaire que ses concurrents lui envient aujourd’hui, c’est par emprunt ou autofinancement qu’il a été autofinancé, et l’Etat français, donc le contribuable, n’a contribué au moindre centime de franc en rien !

    1996 : l’Union Européenne lance la libéralisation de l’Energie

    Sous l’impulsion de la commission européenne débute alors une période d’intenses changements institutionnels pour le secteur électrique européen et pour EDF.


    2004 avec la transcription des directives européennes du paquet énergie, EDF GDF est démantelé et privatisé

    Par la loi no 2004-803 du 9 août 2004, EDF, d’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), devient société anonyme (SA). Et c’est Le 19 novembre 2004, qu’EDF devient une société anonyme à capitaux publics cotée en bourse.

    2020 le régime Macron, finalise avec le plan Hercule imposé par l’Union Européenne l’euro destruction et privatisation d’EDF

    Le Projet gouvernemental de modification en profondeur de l’organisation d’EDF SA voit le jour. Ce projet financier au sein d’EDF SA consiste à séparer le nucléaire du reste des activités, à isoler les activités régulées (Enedis* et RTE*) à maintenir les activités commerciales (énergies et services) et les énergies renouvelables au sein de la société mère : en fait il s’agit d’un copier-coller des réorganisations déjà réalisées en Allemagne (E. On, RWE).

    Pour la commission luttes du PRCF, il n’y a pas de fumée sans feu et le feu vient de Bruxelles. En effet, les directives européennes sur la concurrence libre et non faussée s’appliquent en premier aux entreprises et services publics (SNCF, EDF, Transport aérien, Hôpitaux, Sécurité sociale…) afin d’offrir sur un plateau aux entreprises privées françaises et internationales les bijoux de famille de la France.

    Pour service public unifié de l’Energie : sortir de l’UE pour renationaliser

    Il est inadmissible que des organisations syndicales qui ont défendu pendant 70 ans l’entreprise nationalisée en 1946 par le Conseil National de la Résistance, dont le statut des agents EDF/GDF avait été créé par le communiste Marcel Paul, alors Ministre de l’Industrie du Général de Gaulle en 1945, ne mènent pas le combat pour la renationalisation d’une entreprise qui, nationalisée, a su pendant 70 ans relever tous les défis énergétiques !!

    C’est ce pourquoi nous saluons la lutte engagée depuis plusieurs mois par les travailleurs d’EDF qui se battent contre la privatisation de leur entreprise et contre la vente à des sociétés privées du parc hydraulique, et contre la disparition de leur statut, véritable contrat de travail qui n’est en rien un privilège comme le colportent ses détracteurs.

    Tout aussi inadmissible et insupportable que les agents de l’EDF se battent seuls dans leur coin alors qu’une convergence des luttes de entre tous les travailleurs services du publics du privé, des étudiants et lycéens pour défendre nos emplois, nos entreprises, notre outil industriel, en un mot notre pays s’avère urgente tant il est vrai que le Tous ensemble et en même temps permettrait d’aboutir à la victoire.

    Ce besoin de convergence est plus qu’indispensable en cette période de fasciation où le mouvement populaire est durement réprimé aussi bien lors des manifestations par l’explosion des violences policières, mais aussi en criminalisant le mouvement social, à l’image justement de la direction de GRDF qui vient de porter plainte contre Cédric Liechti, secrétaire général du syndicat CGT Énergie Paris, sur des fondements mensongers et dont le véritable tort est d’être un syndicaliste de lutte et de s’être mobilisé pour empêcher la casse d’EDF. Le PRCF apporte tout son soutien à Cédric et réaffirme qu’il est urgent de lutter contre la fascisation.

    Pour sa part, le programme politique du PRCF encourage à la nécessaire et urgente renationalisation sur la base des nationalisations de 1945, de 100 % du capital des services publics à L’État, y compris pour les ex- sous-traitants privés. Avec la renationalisation des entreprises privatisées ou sous cession sous la Ve république, nationalisation de tout le système bancaire et de crédit, des compagnies d’assurances, du réseau de distribution de l’eau, des firmes d’armements, de tous les monopoles et secteurs-clés de l’économie, et ce, sans indemnités pour les gros actionnaires, qui osent aujourd’hui bénéficier des aides à l’Etat ! De 1986 à 2019 une centaine d’entreprise Française ont été privatisées sous tous les gouvernements de droite comme de « gauche », Lionel Jospin et les accords de Barcelone en 2002 !

    C’est pour appliquer ce programme politique que le PRCF mène le combat pour un progressiste afin de rompre avec les instances supranationales européennes et mondiales du capital, et mettre un terme aux successives hausses que subit le Peuple de France.

     

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    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Fabien Rousel secrétaire national du PCF () et président du conseil national du PCF (PGE) et co secrétaire général du PGE

    Par , membre du PCF de 1971 à 2004, co-secrétaire national du PRCF

    Un certain nombre de membres du Comité central du PCF qui animent par ailleurs le “réseau” Faire vivre et renforcer le PCF (C. Andréani, M.-C. Burricand, M. Carbonnier, C. Gimenez, G. Gourlot, A. Manauthon, J.-P. Meyer, M. Picard, H. Poly, D. Trannoy) viennent de publier une sorte de lettre ouverte au CC du PCF ; ils y demandent que se tienne en 2021 le 39ème pour ” travailler à créer les conditions d’une candidature communiste à l’élection présidentielle de 2022 ». Le but serait d’y désigner un candidat communiste à la présidentielle et d’y “décider de l’esprit et du contenu de notre campagne”. Nous ne pouvons que noter trois choses au sujet de cette lettre ouverte :

    1°) comme à l’époque où Pierre Laurent dirigeait le PCF, ces camarades qui sont censés faire partie de la même majorité que l’actuel secrétaire national, , en sont à faire pression par voie publique sur leur direction nationale pour tenter de se faire entendre… 

    2°) leur demande, à propos du contenu d’un hypothétique 39e congrès tenu en 2021, est fort timide : il s’agirait juste de demander l’exécution d’une résolution – d’ailleurs bien floue – prise au… 38e congrès, et stipulant que « le Parti doit travailler à créer les conditions d’une candidature communiste à l’élection présidentielle de 2022 ». Pourquoi faudrait-il un 39e congrès du PCF pour appliquer une décision prise par le 38e ? Serait-ce parce qu’il faut bien constater que, Laurent ou Roussel à la barre, le PCF continue à ne pas appliquer ses propres décisions et à naviguer à vue en fonction des échéances électorales et des rapports avec les autres forces de gauche ? On ne saurait plus clairement avouer que le PCF, en réalité, tourne en rond de congrès en congrès, et que la ligne “rousselienne”, si ligne il y a, n’est pas plus claire que ne l’était la non-ligne laurentienne toute d’asservissement au PS. Preuve pratique: l’un des signataires de la lettre au CC que nous commentons ici, le camarade Hervé Poly – qui dirige la fédération PCF du Pas-de-Calais – a tout fait dans son département lors des dernières municipales pour qu’il y ait l’union PS/PCF dès le premier tour, y compris à Lens où cela n’avait jamais été le cas. Serait-ce parce qu’il y a un siège de sénateur/-trice PCF à sauver à tout prix dans les années qui viennent? Que c’est beau, l’ “identité communiste” défendue par de tels “marxistes”!

    3°) à aucun moment, dans cet appel à précipiter l’échéance du 39e congrès, les chefs de file de “FVD-PCF” ne font état d’un quelconque contenu politique. Le PRCF l’a dit dans une lettre ouverte à Fabien Roussel à laquelle il n’a pas daigné répondre, une candidature “communiste” ne serait que trompe-l’oeil politique si, à cette occasion, n’étaient pas fortement posées devant la classe ouvrière les deux questions majeures (il y en a certes d’autres) qui peuvent faire la différence entre, d’une part, une candidature franchement communiste et, d’autre part, une candidature euro- et socialo-soumise. Et ces deux questions majeures sont celle du Frexit progressiste, de la rupture par la gauche avec l’UE du capital, et celle du socialisme, laquelle passe notamment, sans s’y réduire, par une grande bataille pour la nationalisation/socialisation des secteurs clés de l’économie. Toutes exigences qui feraient sauter au plafond, non seulement le Parti de la gauche européenne – qui défend l’euro et maudit l’idée d’indépendance nationale – , mais la “section économique” du PCF, hostile depuis longtemps aux idées de nationalisation et d’expropriation franche du grand capital. 

    Espérons pour eux que les dix camarades qui viennent d’écrire cette lettre au Comité Central auront une réponse positive, et surtout, franche, de la part de Fabien Roussel, et non pas l’éternelle valse-hésitation d’un parti mutant. Un parti qui, depuis qu’il a rompu avec le marxisme-léninisme (et cela date, non du congrès de Martigues de 2000, comme certains en répandent le bruit mensonger, mais, très officiellement, du 29e congrès de 1979), court, de moins en moins vite d’ailleurs, comme un canard sans tête dont la social-démocratie est en passe d’arracher les derniers duvets.

    Il est vrai que dans ses très plates réponses à la Pravda, Fabien Roussel avait donné des gages, non pas à la gauche de son Comité Central, mais à son aile droite, le très pro-PS vice-président du Sénat et ex-président du Parti de la gauche européenne, M. Pierre Laurent, par ailleurs président du Conseil national du PCF. En effet, F. Roussel répondait froidement à son interlocuteur russe que, “avec Pierre Laurent, l’ancien secrétaire national, nous partageons un objectif commun et l’unité du parti est importante pour nous“. Clairement donc, Fabien Roussel privilégie les relations diplomatiques avec son aile droite au nom de “l’unité (sans contenu !) du parti”, au lieu de privilégier son aile “identitaire”… laquelle d’ailleurs croit sans doute “tactique” de ne pas parler de contenu politique à ce stade (pas un mot sur la question européenne dans la lettre de FVR-PCF!). Force est de constater d’ailleurs, que cette aile dite identitaire du PCF préfère solliciter sans fruit M. Roussel plutôt que de reprendre le dialogue avec les militants qui, à l’instar des militants franchement communistes du PRCF, font vivre au quotidien une organisation léniniste qui a rompu les fils de l’euro- et de la socialo-dépendance.

    Lors du congrès de Tours dont nous commémorerons bientôt le 100ème anniversaire (affiliation dans la douleur du PS français à l’Internationale communiste, rupture organisationnelle catégorique de la majorité communiste de Cachin avec la minorité socialiste de Blum ainsi qu’avec les hésitants “centristes”  de Longuet), ce fut l’inverse qui se produisit et qui permit la naissance du PCF de combat que l’ “eurocommunisme” des années 1970/80, puis la “” des années 90/2000 ont détruit pour le plus grand profit des capitalistes : en 1920, les “gauches” (intérieures et extérieures au Parti, y compris nombre de syndicalistes sans carte politique) se sont unies et ORGANISEES entre elles, elles ont rompu avec TOUS les réformistes, elles ont privilégié la lutte de masse (grandes grèves de 1920) et ont affranchi la classe ouvrière de la tutelle bourgeoise que matérialisait l’appartenance de certains marxistes d’apparat à un parti réformiste.

    La question est ainsi posée à Fabien Roussel, préfère-t-il l’unité à tout prix avec Laurent, et à travers lui, avec la “gauche plurielle” favorable à l’UE, ou préfère-t-il l’unité avec son aile “identitaire” ? Force est de constater que la réponse de Roussel a déjà été donnée dans l’entretien de Roussel à la Pravda et que, si tel n’était pas tristement le cas, la Lettre de FVR-PCF n’aurait aucune raison d’être. 

    Mais en réalité la question est surtout posée à FVR-PCF elle-même. Préférerez-vous éternellement, camarades, vous enfermer dans un tête à tête sans perspective avec une direction mutante ou semi-mutante qui manie l’anti-mélenchonisme primaire comme toujours mieux relancer in fine l’union de la gauche sous hégémonie PS, ou bien vous déciderez-vous à créer avec nous, forces communistes extérieures au PCF euro-muté,  les conditions d’une reconstruction du parti de combat dont le peuple de France a vitalement besoin pour résister et reprendre l’offensive?

    Quant au PRCF, considérant qu’il y a urgence absolue tant est avancée la fascisation de la France (cf la loi dite de “sécurité globale”) et son euro-dislocation pure et simple (cf le dépeçage final programmé d’EDF), il s’efforce de tenir tous les bouts de la chaîne : il tend encore une fois fraternellement la main aux ultimes marxistes encore organisés dans le PCF, il dialogue avec les forces qui se réclament de la Reconstruction communiste (cf le texte commun “Faire face à l’euro-fascisation” signé récemment par diverses organisations communistes), et surtout, sous l’impulsion de notre jeune co-secrétaire national, le camarade Fadi Kassem, le PRCF mène sa propre pré-campagne présidentielle franchement communiste tournée vers le Frexit progressiste et vers le socialisme pour la France.  

     

    , membre du PCF de 1971 à 2004, co-secrétaire national du PRCF


     

     

    Les raisons d’un congrès en 2021

    Membres du Conseil National, nous livrons notre réflexion sur l’échéance des présidentielles et le calendrier 2021.

    « Le Parti doit travailler à créer les conditions d’une candidature communiste à l’élection présidentielle de 2022 »
    Cette décision du 38ème congrès s’ancre dans la volonté de faire du PCF le grand parti visible, influent et révolutionnaire dont le peuple a besoin aujourd’hui dans son combat contre le capital. La reconquête de son influence est une condition de l’issue politique.
    Il appartient aux communistes de confirmer cette décision de congrès et de désigner leur candidate ou candidat.
    Le conseil national doit lancer sans tarder le processus de décision. Il passe par un appel à candidatures, une conférence nationale et un vote des communistes pour décider d’une candidature et désigner leur candidate ou candidat.
    Certains, arguant du calendrier compliqué de cette année 2021, voudraient s’en tenir là.
    Ce serait douteux quant à la souveraineté des communistes, car statutairement le congrès doit se tenir en 2021.
    Ce serait hasardeux, car notre congrès se trouverait repoussé après les présidentielles et législatives de 2022, pour s’étaler jusqu’à 2023. Et personne dans la période que nous traversons ne peut garantir que les conditions de tenue d’un congrès seront plus faciles en 2022/2023.
    Ce serait inefficace quant à la bataille que les communistes auront à mener pour les élections présidentielles et législatives. Les communistes doivent pouvoir prendre le temps du débat, dans leurs sections et leurs fédérations à l’occasion de leurs conférences, le congrès sera ensuite en mesure de définir la stratégie qui sera la nôtre.
    Oui, un congrès dans cette année 2021 contribuera à la dynamique dont nous avons besoin pour les combats à venir.

    Il nous aidera à affronter trois défis.

    Le premier défi est celui de la nature de l’élection présidentielle.
    Le 38ème congrès ne se contentait pas d’affirmer la nécessité d’une candidature communiste à la présidentielle. Il soulignait aussi la nature contradictoire de cette élection.
    « L’élection présidentielle est un moment structurant de la vie politique. Si elle bride les potentialités du mouvement populaire en les conditionnant à une personnalisation du débat politique, surdétermine l’ensemble des échéances électorales, elle est
    incontestablement l’occasion pour chaque formation de mettre en débat son projet et ses idées à l’échelle du pays.
     »

    Dépasser cette contradiction mérite bien une réflexion et une construction collective des communistes pour décider de l’esprit et du contenu de notre campagne. Des conférences de section et départementales jusqu’au congrès national, les communistes doivent pouvoir prendre le temps du débat stratégique.

    Le deuxième défi est celui de notre organisation.
    Notre parti n’a pas mené de campagnes présidentielles depuis 2007, soit presque 15 ans. Dès maintenant, cette campagne nécessite un effort d’organisation important permettant la mise en mouvement des communistes. Le traitement médiatique de notre candidate ou candidat sera, quels que soient ses talents, un combat.
    La campagne devra se décliner dans les entreprises et les quartiers, au plus près des électrices et électeurs et cela sur plusieurs mois.
    Le congrès du PCF est un moment fort de rencontre et de mise en mouvement de tous les communistes, tous candidats. Ne nous en privons pas.

    Le troisième défi est celui de notre unité.
    Cette campagne sera en quelque sorte un exercice pratique stratégique, une déclinaison de notre projet. Son esprit comme son contenu doivent se construire avec les communistes, c’est-à-dire dans des débats sans tabou et fraternels qui permettront par des décisions partagées de tous, de se sentir candidats des présidentielles aux législatives.

    Oui il faut un congrès en 2021 et il est bien temps de le convoquer.

    Ce texte est co-écrit par les membres du CN suivant : Caroline Andréani, Marie-Christine Burricand, Michèle Carbonnier, Clara Gimenez, Gilles Gourlot, Fabienne Lefevre, Anne Manauthon, Jean-Pierre Meyer, Michèle Picard, Hervé Poly, Danièle Trannoy.


     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • 115e anniversaire de la loi laïque de 1905 portant séparation de l’État et de tous les cultes, DEFENDRE ET APPLIQUER VRAIMENT LA LOI LAÏQUE DE 1905déclaration du PÔLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE, 9 décembre 2020

     

    Il y a 115 ans, au terme d’une intense bataille sociopolitique à laquelle la classe ouvrière française avait contribué par l’éloquente entremise de Jean Jaurès, la française donnait corps au projet laïque de séparation de l’État et des Églises, un projet qu’avaient déjà porté successivement, sans pouvoir le mener à son terme, la Révolution française (suppression du budget des cultes par la Convention) puis la Commune de Paris.

    LIBERTE DE CONSCIENCE PERSONNELLE ET LAÏCITÉ DE L’ÉTAT

    Par son article premier, l’État républicain s’engageait à respecter et à faire respecter la liberté de conscience, c’est-à-dire le droit de croire ou de ne pas croire, ainsi que le droit, pour les croyants de toutes confessions, de croire et de prier selon leur conscience, sans ingérence de l’État et sans “droit” pour les cultes existants d’imposer par la force à leurs ouailles la manière de croire et de prier. Héritière de combats séculaires passant par le gallicanisme médiéval, par l’humanisme renaissant, par l’Édit de Tolérance (Nantes,1598), par le rationalisme cartésien, par la philosophie des Lumières, cette loi de liberté visait à affranchir la République et, par là même, chaque citoyen de la tutelle de l’Église catholique alors dominante, une institution cléricale farouchement contre-révolutionnaire et arc-boutée contre le régime républicain. D’où l’article II de la affirmant que La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun . De la sorte étaient protégés de toute forme de totalitarisme clérical non seulement les incroyants, non seulement les minorités religieuses d’alors, notamment les protestants et les juifs, mais les catholiques eux-mêmes, mis en capacité d’opiner librement en tous sujets, sociaux ou sociétaux, selon leur intime conviction.

    LAÏCITÉ ET POPULAIRE

    Loin d’instituer un athéisme d’État, la loi de 1905 donnait en somme forme légale au vieux principe formulé par Victor Hugo à la tribune de l’Assemblée nationale,L’Église chez elle, l’État chez lui. Au fond, cette loi n’était que le pendant culturel du principe de la souveraineté du peuple dont l’exigence fut au cœur de la Révolution française, spécialement dans sa phase jacobine et Sans Culottes, tant il est évident que dans un régime clérical, c’est-à-dire dominé par une ou par plusieurs religions d’État, le peuple ne saurait être souverain c’est-à-dire délibérer par et pour lui-même.

    UNE LOI SANS CESSE ATTAQUÉE

    Depuis 1905, la loi inspirée et parrainée par Briand, Clemenceau et le socialiste Jaurès, n’a cessé d’être attaquée par les pouvoirs réactionnaires : traditionnellement, ceux-ci privent l’école laïque des moyens de fonctionner correctement tout en subventionnant à milliards l’enseignement confessionnel. Mais cette loi est aussi, et de plus en plus, dénigrée par la fausse gauche “socialiste” ralliée à Maastricht; de plus en plus hostile à la souveraineté de la Nation française, et de plus en plus inféodée à une “construction” européenne supranationale, antisociale et nettement cléricale, la social-eurocratie et le PS français prétendent désormais majoritairement “ouvrir” la laïcité à la française pour faire place aux “racines chrétiennes de l’Europe”, pour enseigner “le fait religieux” dans l’école de la nation, pour institutionnaliser le communautarisme religieux à l’anglo-saxonne (c’est-à-dire donner place aux cultes dans la gestion de l’État) et pour imposer le “dialogue institutionnel avec les Églises” aux dépens des athées, des déistes et des agnostiques qui, par définition, n’ont pas de représentant religieux institutionnel.

    UNE OFFENSIVE ANTI-LAÏQUE  EUROPEENNE ET MONDIALE

    A l’échelle européenne et mondiale, la laïcité est menacée par la montée en puissance de toutes sortes d’obscurantismes et de cléricalismes :

    • catholicisme intégriste mâtiné d’anticommunisme d’État en Pologne,
    • sunnite radical porté par l’Arabie saoudite wahhabite, les Frères musulmans en Egypte (avec le soutien du Qatar) ou la Turquie néo-ottomane d’Erdogan,
    • cléricalisme affiché dIsraël déclassant ses habitants musulmans ou chrétiens en se déclarant “Etat juif”,
    • hindouisme agressif et brutalement anti-musulman du potentat indien Modi,
    • offensive mondiale fascisante des “évangélistes” nord-américains liés à Trump ou à Bolsonaro, etc.

    Cette offensive réactionnaire est particulièrement dangereuse pour les droits des femmes et des minorités; elle menace gravement la libre recherche scientifique et l’enseignement des sciences, dont l’acquisition est inséparable de l’apprentissage du doute méthodique, de la démonstration mathématique et de la méthode expérimentale. L’enjeu de cette entreprise ténébreuse d’envergure mondiale à plusieurs têtes est aussi et surtout, pour le grand capital et pour le capitalisme-impérialisme, de diviser la classe ouvrière de chaque pays, de faire diversion aux problèmes sociaux, de diviser les peuples opprimés sur la base de la religion tout en bridant le mouvement mondial des peuples vers le progrès social, l’instruction publique et les Lumières. Cette offensive obscurantiste a été formidablement accélérée par la contre-révolution mondiale des années 1980-1990 qui a détruit la RDA, le camp socialiste et l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques sous couvert d’une fausse modernité, en instaurant ou en restaurant des régimes pseudo-démocratiques où prédominent désormais, de manière officielle ou officieuse, des religions d’État ou grossièrement favorisées par l’État (Russie, Pays baltes, Hongrie, Pologne…). De la sorte se reconstitue sous une autre forme, contre les classes et les peuples dominées, l’alliance réactionnaire du Trône et de l’Autel qu’avait abattue la Révolution jacobine. 

    LA LAÏCITE A LA FRANÇAISE N’A PAS BESOIN D’ÊTRE “OUVERTE”

    Car par nature, elle est universaliste puisque, de son point de vue, un citoyen est égal à un autre quelle que soit sa (non-) religion dont l’État n’a pas à connaître. Cette laïcité de visée universelle, à laquelle aspirent notamment les citoyens libanais déchirés par le confessionnalisme d’État, a d’abord besoin d’être appliquée et défendue :

    -appliquée par l’abolition du régime concordataire maintenu d’Alsace- Moselle dont les lycées publics continuent de dispenser, aux frais de l’État français, des cours de religion, et dont les cultes (catholique, juif et protestant) sont subventionnés par la République. Sont ainsi violés les droits, non seulement des athées, des déistes et des agnostiques, mais aussi ceux des musulmans qui ne peuvent vivre cette situation de privilège religieux autrement que comme une illustration du principe antirépublicain “deux poids, deux mesures”.

    -appliquée contre la pratique constante des présidents successifs de la Ve République qui, de manière sensiblement aggravée depuis Sarkozy, courtisent éhontément l’Église catholique en participant aux Synodes épiscopaux, en se faisant introniser “chanoines du Latran” par les Papes successifs, en subventionnant à milliards l’enseignement privé confessionnel (ce que dénoncent d’ailleurs les catholiques de gauches et autres croyants acquis à la laïcité). De même, les présidents et premiers ministres successifs font-il littéralement la cour au (Conseil représentatif des institutions juives de France) au repas annuel duquel ils participent régulièrement ès qualités, alors que cet organisme est largement composé d’associations confessionnelles et que son orientation coloniale et anti-palestinienne est arrogamment revendiquée au grand dam des juifs laïques et progressistes.

    -défendue contre la prétention de l’État à régenter la religion musulmane tout en soutenant des institutions comme l’UOIF, mise en place par Sarkozy, dont les liens sont patents avec la confrérie internationale réactionnaire des Frères musulmans. Or la loi laïque est formelle, elle n’interdit pas seulement les immixtions de la religion dans la conduite des affaires de la cité, elle prohibe aussi l’ingérence de l’État, celle des Sarkozy, Valls et autre Castaner, dans l’organisation interne des différents cultes. Si certaines institutions religieuses, non seulement musulmanes, mais aussi catholiques, évangéliques, juives et autres, sont encadrées et pilotées à partir de l’étranger, voire par des États étrangers, notamment par la Turquie d’Erdogan s’agissant du culte musulman, il revient à la République française, non de changer la loi laïque de 1905, ni de la “suspendre”, mais de faire respecter la souveraineté du peuple français, musulmans compris, sur le territoire de la République.

    -défendue bien entendu contre l’islamisme fanatique qui prétend, par la terreur, imposer ses contenus de pensée à l’école laïque, trier entre les enseignements, corseter la science et imposer le prétendu “délit de blasphème”. Encore faut-il, si l’on veut sérieusement saper l’ancrage de cet islamisme terroriste en France, ne pas ériger en “combattant de la liberté” (comme le fit BHL en Afghanistan) tout individu français ou étranger dont le seul “mérite” est d’avoir combattu l’Armée rouge en Afghanistan, d’avoir soutenu le séparatisme tchétchène en Russie, d’avoir combattu le panarabisme laïque et progressiste (Irak, Syrie, Égypte, Libye, Yémen…). La meilleure arme contre cet islamisme fanatique, qui terrorise à la fois les musulmans du monde entier et les habitants de notre pays, c’est que la France revienne à une politique internationale réellement souveraine, équilibrée, non alignée, privilégiant la paix mondiale et la souveraineté de tous les peuples, qu’elle soutienne les droits nationaux du peuple Palestinien, qu’elle refuse les criminelles “sanctions” frappant le peuple iranien, qu’elle mette fin aux entreprises de déstabilisation des États arabes à tendance laïque ou semi-laïque, etc. Cela implique aussi que notre pays cesse de courtiser d’authentiques tyrans, comme le général égyptien Sissi, sans parler des monarques et autres pétro-monarques ultra-réactionnaires au pouvoir du Maroc à l’Arabie saoudite en passant par le Qatar, etc. Notre peuple a aussi une grande responsabilité dans la mesure où il se doit de soutenir le grand mouvement laïque et démocratique de la jeunesse algérienne aux prises avec un pouvoir corrompu et néocolonial qui continue d’emprisonner pour délit d’opinion.

    S’ÉMANCIPER DE LA LAÏCITÉ OU S’ÉMANCIPER PAR LA LAÏCITÉ ?

    Loin de devoir “s’ouvrir” en favorisant le “dialogue institutionnel européen” avec les religions établies voulu par Bruxelles et Berlin, la laïcité doit favoriser en France et partout où ce principe sera adopté, l’émancipation de chaque individu, particulièrement celle des femmes, mais aussi l’affranchissement de chaque peuple de toute tutelle impérialiste déguisée en gouvernance religieuse. Au positif, la séparation laïque de l’État et des Églises implique la plus large ouverture vers les sciences, sur la philosophie et la pensée libre, sur la capacité pour chacun de construire son autonomie et de devenir en pratique, par le progrès social, la culture et l’instruction, citoyen de son propre pays et acteur de l’humanité en marche vers la paix et le mieux-être. Bien entendu, la séparation de l’État et des Églises est la condition nécessaire mais non suffisante d’une société fondée sur le partage des lumières et des avancées scientifiques, où, selon le mot de Marx et d’Engels, “le développement de chacun sera la condition du développement de tous”: cette société, séparée non seulement des dogmatismes de toute nature, mais de la toute-puissance du capital n’est autre que la société socialiste en marche vers la société sans classes, le communisme.

    SEPARATION DE L’ÉTAT ET DES ÉGLISES NE SIGNIFIE PAS SEPARATION DES COMMUNISTES d’AVEC LES TRAVAILLEURS CROYANTS !

    Praticiens du rationalisme critique et du matérialisme dialectique, défenseurs conséquents de la séparation institutionnelle de l’État et de toute Église, opposants résolus à tout dogmatisme, les communistes n’en tendent pas moins fraternellement la main à tous les croyants, catholiques, protestants, juifs, musulmans, qui résident et travaillent dans notre pays comme l’avait déjà fait Maurice Thorez en 1936 dans son discours de “main tendue” aux travailleurs catholiques. Cette politique rassembleuse, qui ne renonce en rien à la séparation institutionnelle de l’État et des Églises, part du constat qu’en chaque religion, il existe des millions de gens qui refusent le fanatisme et le cléricalisme et qui ne veulent que la paix, le progrès social et la liberté.

    Face à une société capitaliste, face à une mondialisation impérialiste qui n’apportent plus que fascisation, guerres et régressions sociales, que tous les travailleurs exploités, que tous les peuples opprimés, que tous les humains de bonne volonté s’unissent: c’est indispensable pour combattre le tout-profit capitaliste qui mène l’humanité à sa perte, pour que tous les humains aient accès aux ressources de la nature et du savoir, pour que tous, qu’ils croient au Ciel ou qu’ils n’y croient pas, ou qu’ils croient “autrement”, ils deviennent les acteurs solidaires des nouvelles lumières communes.

     
     

    Maurice Thorez et la main tendue du PCF aux catholiques, ouvriers, paysans…

    Source : L’HUMANITÉ, 10 août 2017

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  • La pandémie de COVID-19 n’est pas la première épidémie respiratoire dévastatrice dans le monde, et ne sera sans doute pas la dernière. Pourtant, son origine et sa diffusion sont inédites, et sans doute liés de près à notre système économique et à notre rapport à l’. L’effondrement de la biodiversité, la dégradation et la destruction d’écosystèmes, notamment forestiers, l’élevage intensif et la crise environnementale dans son ensemble constituent autant de facteurs qui permettent l’émergence de pathogène comme celui à l’origine de cette crise. La multiplication des échanges à l’échelle du monde, encouragée par le mouvement de mondialisation et de consommation à tout-va, s’est chargé de sa diffusion large et rapide. Si quelques pays d’inspiration socialiste ou non, ayant conservé un système de santé public et performant, comme la Biélorussie, Cuba ou la Suède, ont entreprit de faire face dignement aux conséquences de la pandémie, dans de nombreux pays du monde, surtout les plus libéraux, les dégâts économiques et sociaux sont colossaux. Une fois de plus, le  produit lui-même ses propres maux, et entend bien en faire payer le prix aux classes populaires.

    Si cette épidémie et la crise qu’elle produit permet, une fois de plus, de démontrer le caractère économiquement destructeur du capitalisme, elle nous permet aussi et surtout de comprendre ce que ce système est capable de produire de plus dangereux, grâce à son rapport à la  et à ses capacités de diffusion mondiale d’un pathogène contagieux.

    En effet, la mondialisation permet le transport et la diffusion de maladie existante, par l’échange massif de marchandises issues de production délocalisés. Plusieurs exemples :

    • La Graphiose de l’Orme, un champignon pathogène des arbres du même nom, importée d’Amérique dans les années 1970, à l’origine de la quasi-disparition de ces arbres de nos paysages forestiers ;
    • Le frelon asiatique, aujourd’hui une menace grave pour nos abeilles et nos frelons autochtones, importé dans un conteneur d’Asie ;
    • La Chalarose du frêne, un champignon pathogène des arbres du même nom, importée d’Asie, dans les années 2000 et qui menace l’avenir de ces arbres dans nos paysages forestiers ;
    • La maladie de Lyme, importé d’Amérique du Nord au 20ème siècle.

    C’est cette dernière qui est la plus intéressante, par son origine et sa diffusion. En effet, c’est aussi un pur produit du capitalisme et de ses méfaits. Cette maladie infectieuse dégénérative du système nerveux et parfois incurable, est une «  », comme le SARS-COV2 à l’origine de la COVID-19.

    Les « zoonoses »sont des maladies ou infections qui se transmettent des animaux vertébrés à l’homme, et vice versa. Les pathogènes en cause peuvent être des bactéries, des virus ou des parasites. Pour « LYME » c’est une bactérie, la borrélie, pour la COVID-19, un virus.

    Pour la maladie de Lyme, cette bactérie est initialement portée par les mammifères forestiers comme le chevreuil. Les premières transmissions de mammifères à l’homme via les « tiques » ont été décrites en Amérique du Nord et en Europe au 20ème siècle. Ces transmissions ont été possibles par le développement de des activités humaines sur le milieu naturel environnant, développement capitaliste oblige, sans précautions. Les barrières naturelles qui empêchaient la transmission de pathogènes ont peu à peu été abattues par l’artificialisation de l’environnement.

    La comparaison « dialectique » entre Lyme et la COVID-19 ne s’arrête pas là. Si l’origine et la diffusion sont liées au capitalisme, l’échec cuisant dans la gestion médicale de la pandémie est lui aussi lié à ce dernier.

    En effet, la maladie de Lyme, en France et aujourd’hui, constitue un véritable scandale sanitaire. L’usage de test inefficace (lié à des conflits d’intérêts avec SANOFI, qui produit le test « Elisa », et à une volonté politique de sous-estimer la maladie) conduit à sous-estimer la diffusion de la maladie et empêche le diagnostic de certains malades. La non-reconnaissance du caractère chronique de certaines de ses formes plonge de nombreux patients dans un « désert médical » et empêche la reconnaissance officielle de leur pathologie, et complique donc leur soin. Enfin, il existe des conflits entre praticiens sur les méthodes de soin de la maladie (dans lesquelles les liens d’intérêts ne sont jamais très loin), opposants des médecins « pratiques » qui se basent sur leurs expériences pour accompagner les malades dans un protocole médicale personnalisé et des médecins « théoriques » qui refusent de s’écarter du protocole en vigueur (pourtant inefficace dans de nombreux cas). Ces débats parasites la mise en place d’une stratégie médicale générale et efficace, et rend ainsi difficile l’accès aux soins pour les malades. Voilà un récit pas si éloigné des débats médicaux liés à la pandémie de COVID-19 (Voir le livre du Professeur Péronne : « Y-a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commises ?»).

    Revenons justement à cette dernière : son origine est-elle liée à notre système capitaliste et au rapport à l’environnement qu’il instaure ? Oui ! C’est parce que ce dernier détruit massivement les barrières de protection naturelles par l’artificialisation et l’industrialisation des milieux, que des pathogènes peuvent passer plus facilement de certains mammifères à l’homme. C’est d’autant plus le cas quand il s’agit de l’industrialisation et de la marchandisation du vivant, via l’élevage industriel et le commerce d’espèces animales sauvages, et ainsi que de leurs déplacements partout dans le monde, pour satisfaire je ne sais quel besoin imaginaire du « capitalisme de la séduction ».

    C’est aussi le capitalisme, par le développement de la mondialisation qu’il contient, qui a contribué à une diffusion large et rapide de ce pathogène, puisqu’il n’aura mis que quelque semaines pour contaminer la terre entière. La délocalisation des productions et la société de consommation reposent en effet sur des échanges massifs de marchandises à travers les continents, sans précautions prises, puisque cela nuirait au « taux de profit » de ceux qui s’engraissent grâce à ce système.

    Enfin, les mêmes conflits d’intérêts et autres appétits de profits capitalistes ont conduit de nombreux pays :

    • A détruire leurs systèmes publics de santé
    • A minimiser les premières vagues de contamination
    • A privilégier les réponses politiques autoritaires aux réponses médicales
    • A refuser le recours à des pistes médicales n’ouvrant pas de perspectives de profits massifs
    • A privilégier la stratégie vaccinatoire, très prometteuse de profits, au mépris des autres

    Ces choix couteront la vie à de nombreux patients et seront dévastateurs d’un point de vue économique.

    Ainsi, dans le développement mondial de pandémie comme la COVID-19, et dans la crise qu’il produit, le capitalisme occupe à la fois le rôle de :

    • Facteur prédisposant
    • Facteur déclenchant
    • Facteur aggravant

    Le capitalisme est donc dangereux pour la santé et pour l’environnement, même à petite dose… Ces éléments de réflexion confirment la nouvelle phase vers laquelle il semble se diriger : « l’ ». Cela sous-entend que son existence même commence à menacer la survie de l’humanité, il est donc urgent « d’en sortir » pour « s’en sortir ».

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Déclaration du PRCF

    Basta Macron et l’euro-mondialisation  virale : par la lutte, imposons une alternative sanitaire et politique !

     

    L’incurie du régime , incapable de planifier quoi que soit afin d’éviter ou de limiter les effets d’une reprise épidémique, l’a contraint à reconfiner toute la population. Mais il s’agit d’un  à la sauce , dans lequel on ne peut sortir de chez soit que pour être exploité au travail et aujourd’hui pour consommer. Aussi, avec ces mesures de privation des libertés, c’est toute la vie démocratique et culturelle qui est menacée.

    C’est pourquoi nous refusons plus que jamais de rallier la prétendue « union sacrée » derrière une politique gouvernementale qui se sert d’une crise sanitaire, bien réelle, pour brider les libertés, accélérer les transferts de souveraineté nationale et populaire vers  – et au passage dissoudre la France et la République une, indivisible, sociale et laïque –, démanteler les services publics et détruire sans fin les conquêtes sociales et démocratiques.

    La sécurité sanitaire ne doit pas être prétexte pour bâillonner le mouvement ouvrier et démocratique

    Le PRCF dans la marche des libertés le 28 novembre 2020 à Paris – Place de la République

    La sécurité sanitaire ne doit pas être prétexte pour bâillonner le mouvement ouvrier et démocratique, notamment le droit de réunion, de tractage, d’affichage, de manifestation, de prise de parole sur la voie publique. Nous faisons pleinement confiance au mouvement populaire pour autogérer la protection sanitaire des militants avec le plus grand esprit de responsabilité. Pas question de brider les droits démocratiques et sociaux élémentaires d’action collective des travailleurs alors que le patronat renforce l’exploitation souvent au mépris de la sécurité sanitaire, le plus grand nombre de foyers de propagation de l’épidémie n’étant pas les manifestations mais bien les lieux de travail.

    Défendons la libre expression populaire

    Pas question donc de laisser des préfets liquider la libre expression populaire alors que Macron et Castex, qui crient “pouce !” au mouvement social, s’engouffrent dans toute “pause” revendicative et civique pour précipiter les contre-réformes (relance annoncée de la “retraite par points” avant la fin du quinquennat, volonté de destruction de l’assurance-chômage), pour laisser faire les milliers de licenciements, pour appliquer sans coup férir la contre-réforme du lycée, pour supprimer des postes de fonctionnaires (y compris dans les hôpitaux) et pour poursuivre les privatisations notamment chez EDF. Et ce, en appliquant avec zèle les « recommandations » de l’Union européenne (UE), comme celle formulée à 63 reprises par la Commission européenne entre 2011 et 2018 pour « réduire les dépenses de santé ».

    De surcroît, le régime Macron arrose à grand renfort d’argent public le grand patronat – dont la machine à profits a été mise partiellement à l’arrêt – de milliards que pour l’instant il n’a pas. Il devra donc chercher ces derniers dans les poches des retraités, des chômeurs, des malades, des services publics et de tous les travailleurs par le biais d’un moins disant social, autrement nommé « rigueur budgétaire ». C’est nous, une nouvelle fois, qui payerons leur crise et leur incurie, pendant que les mêmes nous demandent d’être « responsables » et de laisser le revendicatif de coté !

    Ne laissons pas opposer sécurité sanitaire et libertés et droits sociaux et démocratiques

    Ce pouvoir de classe oligarchique – qui tout à la fois stigmatise des populations et des régions françaises entières, insulte tous les Français, mais laisse sans protocole sanitaire sérieux les écoles, les grands magasins, les transports publics, les usines, les bureaux, etc. – appelle une riposte forte, à l’unisson de la colère populaire qui monte : ne laissons pas opposer sécurité sanitaire et libertés et droits sociaux et démocratiques, ne baissons la garde ni sur l’une ni sur l’autre !

    Pour la reconstruction de l’hôpital public, l’embauche de prof, la nationalisation de Sanofi et de l’outil de production industriel

    Exigeons que l’argent affecté au surarmement, sur exigence de l’OTAN ou pour maintenir l’ordre néocolonial au sud de la Méditerranée, soit immédiatement affecté à la construction et à la réouverture d’hôpitaux et de salles de réanimation, ainsi qu’à la réembauche des personnels enseignants précaires congédiés par l’arrogant Blanquer ! Exigeons la nationalisation sèche de SANOFI (pas d’indemnité aux actionnaires) et de toute firme capitaliste ayant touché de l’argent public au titre de l’emploi et dévoyant l’argent du contribuable pour financer sa délocalisation ! 

    Aussi, refusons la casse du reste de notre outil de production industrielle, notamment la délocalisation de General Electrics en Chine et la destruction de l’industrie de l’énergie. Il en va de même pour Arcelor, dont les patrons successifs n’ont pas la volonté de conserver et développer les activités industrielles stratégiques dans le domaine de l’acier et qui doit donc être d’urgence nationalisée ; pour Total, qui a annoncé la fermeture de la raffinerie de Grandpuits ; pour Bridgestone, qui a prévu la destruction de 863 emplois à Béthune.

    Il y a quelques jours, Édouard Philippe disait publiquement ses craintes d’une “tempête sociale et politique” en France. Pas question pour nous de la contenir sous couvert d’interdits sanitaires ! Que le gouvernement fasse plutôt le nécessaire dans les établissements scolaires, les grands magasins, les transports publics, pour protéger enfin les enfants, les enseignants, les travailleurs et le grand public au lieu de distribuer sans compter l’argent public, prétendument européen, aux maîtres du CAC 40 – TOTAL en tête – qui démolissent nos industries.

    Nationalisation démocratique, sans indemnités pour leurs gros actionnaires, des secteurs-clés de la finance, de l’industrie, des communications et de la distribution ! Libertés publiques et individuelles, droits syndicaux, progrès social, souveraineté des peuples et sécurité sanitaires peuvent et doivent marcher du même pas, et pour cela, plus que jamais, appelons à chasser ce pouvoir dangereux et à sortir la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme.

    Tous ensemble et en même temps !

    Dans l’immédiat, le PRCF appelle tous les syndicalistes de classe, tous les progressistes, tous les travailleurs, tous les petits artisans et petits commerçants victimes du capitalisme, tous les gilets jaunes, à construire le « tous ensemble et en même temps » et à exiger une revendication simple, la suspension définitive de tous les mauvais coups du régime Macron :

    • annulation définitive des plans de licenciements ;
    • annulation définitive des OPA et autre fusion/acquisition (Veolia/Suez ; Alstom/Bomberdier…) ;
    • suspension définitive des coupes dans les budgets de la fonction publique et des suppressions de postes, à commencer par l’hôpital public et l’éducation nationale ;
    • retrait définitive de la contre réforme des retraites et de l’assurance chômage ;
    • abrogation de toutes les contre-réformes Macron (loi Chômage, BAC Blanquer, etc…) ;
    • priorité accordée aux petits artisans et petits commerçants dans la production du pays face aux mastodontes capitalistes privés ;
    • retrait des lois liberticides, dont la loi de sécurité globale est l’actuel sommet.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Il y a quelques mois, Initiative communiste publiait une analyse du Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) au sujet du rapport entretenu par la police et les policiers avec la violence, à la suite de la répression sauvage ayant touché les gilets jaunes, les syndicalistes de combat, les militants progressistes, les travailleurs de nombreux secteurs – avocats, enseignants, personnels hospitaliers, pompiers, etc. –, les retraités, les lycéen(nes) et étudiant(e)s, etc. En l’espace d’une semaine, la féroce évacuation des migrants sans-papiers place de la République et le passage à tabac – véritable « violence en bande organisée » comme le stipule le droit pénal – du producteur de musique Michel Zecler ont démontré une nouvelle fois l’ampleur du problème au sein d’une institution en voie de fascisation accélérée ; à ce sujet, le projet de loi « Insécurité globale » offrirait une immunité permanente et structurelle aux « policiers » se comportant comme des forces du désordre et des chefs de bandes désireux de casser du manifestant, du citoyen et du travailleurs – journalistes inclus.

    Pour autant, le PRCF rappelle que s’il combat et combattra toujours farouchement la fascisation notamment les services publics – à commencer par la  qui doit être épurée de tous ses éléments racistes et fascisants (pseudo syndicats réactionnaires compris) –, il refuse catégoriquement le slogan simpliste et infantile du « tout le monde déteste la police », rappelant que nombre de policiers sont des travailleurs exploités, se pensant en gardiens de la paix et désireux de servir le bien commun en luttant pour la sécurité de toute la population – à commencer par les travailleurs. A ce sujet, nous ne pouvons que renvoyer à l’entretien d’Alexandre Langlois, ancien syndicaliste Vigi qui a démissionné par refus de la fascisation et qui veut poursuivre le combat pour « une police républicaine au service du peuple » (Alexandre Langlois : Pourquoi je quitte la Police – YouTube), et aux propos d’Anthony Caillé, secrétaire national de la CGT-Police, et de Valentin Gendrot, auteur de Flic : un journaliste a infiltré la police, au lien suivant : https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins/formation-et-deformation-de-la-police-avec-anthony-caille-valentin-gendrot-et-alain-bauer

    Prochainement, le PRCF publiera ses propositions afin de faire de la police non le « bras armé de la bourgeoisie » disposant du « monopole de la violence légitime » pour défendre les intérêts de l’ordre capitaliste euro-atlantique, mais l’instrument sous contrôle et au service des citoyens et des travailleurs, afin que la sécurité et la tranquillité publiques deviennent l’apanage d’un pouvoir populaire opérant dans le sens d’un progressif « dépérissement de l’État ».

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  • Alors que d’un côté, le gouvernement continue sa course effrénée vers l’autoritarisme avec sa loi « sécurité globale » et les nouveaux dispositifs répressif contre les occupations d’universités , de l’autre, les meurent en silence. La preuve en est la découverte du corps sans vie d’un étudiant de l’ESMA à Montpellier qui s’est défenestré du deuxième étage.
    Le gouvernement en place est responsable. Responsable non pas par son inaction, mais bien par ses multiples actions contre les étudiants. Notamment la baisse des APL, avec la réforme mise en place à la rentrée, c’est plus d’un million de personnes, dont de très nombreux étudiants et étudiantes qui ont vu leurs APL diminuées.


             Cet acte désespéré est la triste conséquence d’un gouvernement sans pitié. Le 18 octobre, Castex annonce une prime exceptionnelle de 150 euros pour les étudiants boursiers. Exceptionnellement ridicule ! Comment cette somme peut venir combler la perte d’un salaire perdu à cause du couvre-feu en vigueur au même moment ? Tout aussi ridicule que ce confinement aberrant qui privilégie les grandes enseignes au détriment des petits commerçants qui, eux, ne font pas de millions de bénéfices à l’année. Ils contre-argumenteront en disant que les APL ont été revalorisées. C’est exact, mais de 0,3 % ! Soit 30 centimes de plus par centaine d’euros. Ce n’est même pas le prix d’un paquet de pâtes.


             Macron et ses sbires démontrent une nouvelle fois leur déconnexion la plus totale avec la réalité, celle des travailleurs, des étudiants précaires, du prolétariat. Tout comme lors de sa campagne de 2017 où notre cher président déclarait comprendre les étudiants, car il avait lui aussi connu les « fins de mois difficile » avec 1000 euros par mois. Rares sont les étudiants vivant avec 1000 euros par mois !
    Depuis quelques années des résidences privées pour étudiants fleurissent un peu partout en France avec des loyers de plus en plus chers. L’étudiant retrouvé mort le 18 novembre vivait dans une de ces résidences. L’État préfère laisser ses amis les grands groupes privés se faire de l’argent sur le dos des étudiants en construisant des cages à lapins et en les louant à des prix révoltants plutôt que de construire de nouveaux bâtiments gérés par le CROUS. C’est encore la privatisation aux profits des ultras riches qui est choisi par nos dirigeants.


             Le plus grave, c’est qu’on va même jusqu’à nous interdire ce qui nous restent de plus légitime à faire : protester, faire entendre nos voix si rarement écoutées. La loi de Programmation et de Recherche qui a été votée à l’Assemblé rend illégale l’occupation des facs. Ce sont toutes les luttes étudiantes à venir qui sont menacées alors que ce type d’actions est ce que nous avons de plus légitime à faire à l’heure actuelle.
     

             Les et le PRCF appellent tous les étudiants et toutes les étudiantes à agir, protester, se révolter contre ce régime de plus en plus fascisant, car l’action révolutionnaire prolétarienne n’est que de l’auto-défense né du fruit d’une exploitation séculaire par les plus riches sur le peuple.


    https://www.facebook.com/anas.kournif/posts/3484146431676718?__cft__[0]=AZUNpLdNv85bzu5d5wYTr0e0tDv6G6Llhlz0rOCBodeuN6s5i3klHiI5B8pPKosWuAn95Lox6FSyWdt0yp_Fd_lDr6nVz935dorQf1-0hddRvQQdBjQjUzglbDJxFw7oyAA&__tn__=%2CO%2CP-R

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    L’ex-président Valéry Giscard d’Estaing vient de mourir à un âge avancé. Quoi qu’il en soit de l’homme, que nous n’avons pas à juger comme tel, ou de la douleur de ses proches, que nous respectons, les militants franchement communistes et progressistes que nous sommes ne peuvent porter qu’un jugement très sévère sur son bilan politique.

    UNE OBSESSION DES LES ANNEES 1960 : COMPRIMER LES SALAIRES, CORSETER LES DEPENSES DE SANTE

    Né à Coblence – tout un symbole ! – et héritier d’une dynastie de grands bourgeois qui, c’est un euphémisme, ne s’est guère illustrée par un patriotisme flamboyant*, VGE fut, en tant que ministre des l’Economie et des Finances du Général de Gaulle, un artisan majeur de ce que l’on ne nommait pas encore austérité mais “plan de stabilisation” : en clair, la compression des petits et des moyens salaires et le maintien de millions de Français, ouvriers et employés mais aussi petits et moyens fonctionnaires, artisans, paysans et petits commerçants, aux marges de la gêne et de la misère. En effet, l’explosion sociale de Mai-Juin 1968, qu’avaient précédée de nombreuses grèves de masse organisées à l’initiative de la CGT (ces grèves exigeaient la hausse du SMIG, l’abrogation des ordonnances contre la Sécu et la retraite à 60 ans), n’est nullement née des gesticulations sur-médiatisées d’un étudiant anarchiste bouffi de mépris de classe et d’anticommunisme, mais d’un élan général de la classe ouvrière et de la jeunesse populaire contre une politique durement inégalitaire : celle qu’incarnaient alors solidairement Giscard et Pompidou, l’ex-fondé de pouvoir de la Banque Rothschild qui fut premier ministre du général de Gaulle avant de devenir le second président de la Vème République.

    AUX SOURCES DU CONFLIT ENTRE GAULLISME ET EURO-ATLANTISME DEBRIDE

    S’il n’y avait que cela à dire de celui qui se faisait appeler “VGE”, la présente nécrologie serait fort courte tant la politique de réduction des salaires, d’asphyxie des services publics et de destruction des acquis sociaux hérités des ministres communistes de 1945 est une constante de l’histoire bourgeoise française contemporaine. Outre ce “fonds commun” à toute l’oligarchie capitaliste, le chef de file des “Républicains indépendants” qu’était Valéry Giscard d’Estaing s’est toujours signalé par son atlantisme déclaré et par son attachement à la “construction” d’une Europe supranationale supervisée par Washington et de plus en plus dominée par BerlinDe ce point de vue, les tensions n’ont cessé de s’aggraver entre VGE et le général de Gaulle qui incarnait une politique extérieure, de classe et anticommuniste certes, mais indépendante à l’égard des Etats-Unis, de l’OTAN et de cette “Europe des Six” qui deviendra l’Union européenne. A la fin des années 1960, on faisait en effet de moins en moins mystère dans les milieux oligarchiques, notamment « centristes », « libéraux » et giscardiens, de l’exaspération que provoquaient les initiatives gaulliennes de dialogue avec l’URSS, de reconnaissance de la Chine populaire, de critique de la politique annexionniste israélienne, de soutien au souverainisme québécois, de désaveu de la politique américaine en Indochine (Discours de Phnom Penh), de refus de laisser l’Angleterre entrer dans la CEE, de rupture de la France avec la direction intégrée de l’OTAN ; sans parler de la “politique de la chaise vide” menée par de Gaulle à Bruxelles dans le but de préserver la France des ingérences permanentes de l’Europe supranationale. Circonstance aggravante aux yeux de cette oligarchie financière et capitaliste que représentait Giscard, cette volonté gaullienne de mener une politique internationale française non alignée sur Washington obtenait alors le soutien public du PCF dont on sait qu’il avait déjà soutenu de Gaulle, pour des raisons analogues (lutte contre l’Occupant allemand, mais refus non moins catégorique de laisser s’instaurer après guerre une tutelle anglo-saxonne directe sur la France), durant la Seconde Guerre Mondiale. Ce qui n’empêchait nullement les communistes de combattre durement la politique antisociale et antidémocratique du régime gaulliste et de travailler à mettre en place une alternative populaire orientée vers le socialisme. 

    1974, ELECTION DE GISCARD ET VIRAGE DE CLASSE CONFIRME VERS L’EURO-ATLANTISME

    Ces tensions latentes devinrent manifestes lorsque l’affrontement de classes se durcit en France au point de jeter près de dix millions de travailleurs dans la grève illimitée. Giscard resta prudemment sur la réserve, mais la tendance bourgeoise “centriste”, alors extérieure au gouvernement gaulliste, celle de Jean Lecanuet (maire de Rouen et euro-atlantiste enragé), soutenue par Jean-Jacques Servan-Schreiber et son journal L’Express, se détacha de plus en plus ostensiblement du mouvement gaulliste auquel elle finit par refuser la confiance à l’Assemblée nationale (mai 1968), au risque de voter avec une opposition de gauche alors dominée par le PCF. Après la reprise en main du pays par de Gaulle (31 mai 1968) et surtout par Pompidou, alors même que le parti gaulliste UDR disposait d’une écrasante majorité à l’Assemblée nationale, Charles de Gaulle voulut restaurer son autorité ébranlée par la grève de masse et par les frictions dans son propre camp. Il décida d’un référendum sur la régionalisation, sur la “participation” (c’est-à-dire la vieille lune de la collaboration capital-travail) et sur la transformation du Sénat en une sorte de chambre corporatiste. Le chef de l’Etat pensait qu’une réponse positive des Français lui permettrait de refaire l’unité du camp bourgeois derrière lui en triomphant du Non attendu de la gauche communiste et non communiste. Durant la campagne référendaire, Georges Pompidou se fit des plus discrets : il espérait notoirement un “destin national” (= l’accès à l’Elysée) en cas de victoire du Non et de démission du Général. Quant à Giscard d’Estaing, il appela carrément à voter Non, ce qui devait permettre au Non de l’emporter, provoquant la démission de de Gaulle et induisant un recentrage euro-atlantique de la Vème République. Le calcul de Giscard devait se révéler exact : la victoire du Non (1969) provoqua la démission de de Gaulle et permit dans la foulée – le PS-SFIO ayant tout fait pour diviser la gauche et pour empêcher le communiste Jacques Duclos de parvenir au second tour de la présidentielle – de faire élire Pompidou, Giscard redevenant ministre des Finances et la tendance euro-atlantiste Lecanuet-Duhamel entrant en force dans le nouveau gouvernement néo-gaullistes/centristes dirigé par Jacques Chaban-Delmas. L’oligarchie financière française, qui avait parachevé la concentration capitaliste et les fusions monopolistes en France (mise en place de géants nationaux comme Péchiney-Ugine-Kühlmann, Schneider-Creusot-Loire, BNP-Paribas, Roussel-Uclaf, BSN/Gervais-Danone, etc.) tenait son “tournant” euro-atlantiste et pouvait se lancer dans ce que, ultérieurement, le MEDEF appellerait son “Besoin d’aire”: il faut entendre par là

    une forme de Monopoly transnational régi par les nouvelles règles libre-échangistes débridées de l’  « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (Traité de Maastricht). Rompant avec la politique gaulliste, Pompidou avait déjà fait entrer la Grande-Bretagne et le Commonwealth dans le Marché commun. Quand survint la mort prématurée de Pompidou, la droite oligarchique marqua nettement la fin de l’ère gaulliste : au premier tour de la présidentielle de 1974, les beaux quartiers préférèrent très logiquement Giscard, ce fils de collaborateur patenté, et son programme « libéral, centriste et européen » comme il l’avait lui-même défini, au Compagnon de la Libération Jacques Chaban-Delmas pour battre François Mitterrand, dont le principal tort était de s’être allié à un PCF qui, à l’époque, était encore prédominant à gauche**. 

    GISCARD PRESIDENT : DES ANNEES DE BASCULE POLITIQUE, TANT POUR LA CLASSE DOMINANTE QUE POUR LA CLASSE DOMINEE

    Giscard d’Estaing l’emporta au second tour de la présidentielle de 1974, avec quatre objectifs stratégiques de classe affichés :

     – en finir avec la politique gaulliste d’indépendance relative à l’égard de l’Europe supranationale et de l’OTAN ;

     – prendre un virage, au nom de l’efficacité, vers une énorme casse du “produire en France”, une casse que n’avait pas encore engagée aussi franchement Pompidou. Ce fut notamment la mise à mort de la sidérurgie française par l’application du plan européen Davignon (héritier de la tristement fameuse CECA) et la ruine du vignoble français méditerranéen par l’entrée dans l’UE – pour leur plus grand malheur ultérieur – de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal. Pour mater la rébellion des sidérurgistes ou celle des mineurs du Gard, le sinistre Poniatowski, bras droit de VGE et ministre de l’Intérieur, n’hésitait pas à user des pires provocations policières, suscitant la rage croissante de la classe ouvrière ;

     – « moderniser » en surface la politique française, c’est-à-dire rompre avec les rêves de “grandeur” de l’impérialisme français décadent, courtiser la jeune génération (instauration d’un vote à 18 ans depuis longtemps demandé par la gauche ; mais en réalité, casse de l’école républicaine avec la désastreuse réforme Haby), prendre appui paradoxalement sur les députés PCF et PS pour faire passer la loi Veil sur l’IVG. L’objectif était clair : donner une coloration moderniste trompeuse à la politique profondément réactionnaire du pouvoir giscardien sur les terrains international et social, tout en faisant la part du feu à certaines réformes sociétales qui devenaient objectivement inévitables si la gauche parvenait au pouvoir ;

     – refouler et démolir le Parti communiste français et la CGT en lançant contre eux des campagnes répétées (y compris sur le front culturel) en s’alliant avec la fausse gauche “modernisatrice” (secteur droit du PS emmené par l’eurocrate Delors, direction rocardienne du PSU, appareil de la CFDT, milieux ex-maoïstes recyclés dans l’antisoviétisme: les July, Glucksmann, etc.). On vit alors fleurir les campagnes anticommunistes, antisoviétiques et anti-vietnamiennes, ou encore émerger médiatiquement la pseudo “nouvelle philosophie” dite « antitotalitaire » de Bernard-Henri Lévy et Cie, quand ce n’étaient pas les campagnes de promotion du slavophile Soljenitsyne, ce grand admirateur des Chouans. Malheureusement, ces campagnes commençaient à trouver un relais actif au sein du PCF dans lequel émergeait une aile ouvertement antisoviétique autour, successivement, des “rénovateurs” Henri Fiszbin, Jean Elleinstein et Pierre Juquin. Tout ce battage antimarxiste, antisoviétique, européiste et anticommuniste fut d’ailleurs ponctué d’intenses campagnes de déstabilisation du camp socialiste, particulièrement de la Pologne populaire où la droite et toute la fausse « gauche », mollement contrées, hélas, par la direction du PCF, prenaient fait et cause pour Lech Walesa, le “syndicaliste” anticommuniste préféré de la C.I.A. et du nouveau Pape polonais.

    DOUBLE FRACTURE POLITIQUE EN GESTATION : les années GISCARD

    Cette politique de classe ne put produire immédiatement tous ces effets, notamment parce que le PCF du début des années 1970 disposait encore d’une solide assise de classe (cellules d’entreprise, liens fraternels avec la C.G.T.), parce qu’il soutint impartialement les quelques réformes sociétales (initialement demandées par lui d’ailleurs !) engagées par Giscard, et surtout parce que la direction du P.C.F. d’alors, si dérivante qu’elle fût déjà sur le terrain idéologique, n’en continuait pas moins de combattre sur son principe même la funeste “construction” euro-atlantique du pouvoir. Le ver était cependant dans le fruit : dérives théorico-idéologiques “floutant” l’identité communiste (“abandon” de la dictature du prolétariat, du marxisme-léninisme et de l’internationalisme prolétarien sur le plan doctrinal, tout cela de 1976 à 1979), défense inconséquente du produire en France (juste sur le principe, cette défense fut menée sur des bases ambiguës, Georges Marchais ne distinguant pas entre “produire en France” et “produire français”), développement de l’ “eurocommunisme” (sous la houlette des révisionnistes italien et espagnol Berlinguer et Carrillo), concessions de plus en plus graves à l’antisoviétisme, etc. ; tout cela creusait le lit du social-européiste et atlantiste flamboyant Mitterrand au sein de l’alliance de plus en plus instable entre le P.C.F. et le P.S. Par ailleurs, au sein de la droite gouvernementale, la “fracture européenne” devenait de plus en plus béante : le Premier ministre néogaulliste puis ex-premier ministre démissionnaire de Giscard, Jacques Chirac, ne tardait pas à faire dissidence en feignant d’adopter une ligne d’indépendance nationale (Appel de Cochin ciblant les giscardiens, implicitement qualifiés de « parti de l’étranger ») distincte de celle, très ouvertement atlantiste et européiste, du chef de l’Etat. 

    De GISCARD à MITTERRAND : RUPTURE OU EURO-CONTINUITE ANTICOMMUNISTE ET ANTI-NATIONALE ? 

    Comme on sait, Mitterrand fut élu en mai 1981 et la défaite de Giscard ne fut pas seulement acquise par la prétendue “vague rose” : il y fallut, au second tour de la présidentielle, la défection tonitruante de Chirac qui refusa d’appeler ses électeurs à rallier Giscard pour battre Mitterrand. La suite, on la connaît : l’élection de Mitterrand au prix de l’affaissement préalable du P.C.F. (perte d’un million de voix en mai 1981 par G. Marchais, puis entrée du P.C.F. au gouvernement Mauroy en position subalterne et humiliée !), le semblant de politique de gauche des années 1981-1983 n’ayant d’autre but que de parachever le discrédit du P.C.F. dans la classe ouvrière tout en paralysant la C.G.T. au nom du prétendu “état de grâce”. Une fois ces conditions sociopolitiques enfin réunies et solidement établies, Mitterrand put montrer son vrai visage et reprendre sereinement, tout en l’aggravant considérablement, la politique de classe de Giscard, notamment la ligne de dissolution de la France dans l’Europe supranationale dominée par Berlin, le passage à la monnaie unique (c’est-à-dire l’arrimage, désastreux pour la France, du franc sur le deutsche Mark), l’alignement total de notre pays – par l’inamovible Yves Le Drian interposé – sur les menées bellicistes antisoviétiques de Washington. Tout ce qui, en un mot, a mené notre pays dans l’impasse tragique qui est désormais la sienne : casse des services publics, écroulement de l’Education nationale, dévastation de l’industrie française (en particulier de l’industrie lourde), érosion rapide de la protection sociale, déclassement de millions de jeunes issus des mondes ouvrier et paysan, endettement massif auprès des marchés financiers (puisque la France importe la plupart des biens industriels – médicaments compris ! – et n’exporte plus grand chose), abandon croissant de la langue française au profit du tout-anglais (rappelons que le premier discours de V.G.E. après l’annonce de sa victoire électorale de 1974 fut prononcé en anglais à l’adresse de la presse internationale : à l’époque, de tels manquements dont Macron fait son ordinaire faisaient encore un peu scandale !), etc.

    APRES LA DEFAITE GISCARDIENNE DE 1974 V.G.E., OU LE PREMIER PRESIDENT MANQUé de l’ETAT FEDERAL EUROPEEN

    Après sa défaite devant Mitterrand, Giscard tenta de revenir sur le devant de la scène politique en prenant la direction de la Région Auvergne, et surtout, en tentant de devenir le premier président élu de l’Union européenne : on sait qu’il inspira, voire qu’il rédigea le « traité constitutionnel européen » qu’allait bientôt rejeter le peuple français. Ce traité instituait rien moins qu’un Etat fédéral doté d’un hymne, d’un drapeau… et d’une présidence ! A l’époque, V.G.E. se définissait, à toutes fins utiles, comme un “Européen de sensibilité française“, ce qui montre les limites étroites de son patriotisme français… De ce point de vue, Mitterrand ne valait du reste pas plus cher que Giscard, lui qui ringardisait la France en déclarant que “la France est notre patrie, l’Europe notre avenir“, et qui cédait en tout au nouvel expansionnisme américano-allemand : prétendue “réunification” allemande par absorption pure et simple de la R.D.A., démantèlement “doux” de la Tchécoslovaquie suivi de l’écartèlement violent de la Yougoslavie (bombardée puis occupée par l’O.T.A.N.), satellisation des ex-Républiques soviétiques de la Baltique et des ex-pays socialistes est-européens annexés à l’U.E., stationnement des troupes de l’O.T.A.N. tout au long des frontières Ouest de la Russie postsoviétique, etc. On voit ainsi clairement de quel côté va le curseur géopolitique d’une oligarchie maastrichtienne qui n’a eu de cesse de se dégager de la “menace” que fait peser sur elle le prolétariat toujours frondeur de notre pays dont l’imaginaire porte encore, on l’a vu avec la crise des Gilets Jaunes, l’imaginaire révolutionnaire des Sans-Culotte, si ce n’est celui des Communards. En réalité, peu importe à « notre » oligarchie capitaliste que disparaisse la France, que dépérisse sa langue (y compris sur le sol national), que se réduisent drastiquement les libertés civiles et que se « tiers-mondise » une large partie de sa population laborieuse : l’essentiel au yeux de cette caste sans âme est que perdure la quête du profit maximal à l’échelle mondiale et surtout, que les pécunes des milliardaires « français » soient définitivement placées sous la haute protection de Berlin (pardon, de la “gendarmerie européenne”) et de l’OTAN en cas de nouveau soulèvement du peuple française, type Commune de Paris, Front populaire, Mai 68, grèves de décembre 1995, fronde anti-CPE des jeunes ou mouvement des gilets jaunes.

    MACRON: UN GISCARDISME SANS GISCARD

    Par conséquent, même si nous respectons le deuil qu’impose toujours à ses proches la perte d’un être cher, nous ferions tristement figures d’hypocrites si nous, militants franchement communistes, amis du monde du travail et patriotes républicains, déclarions regretter en quoi que ce soit la politique giscardienne. C’est d’ailleurs celle que mène, avec plus de brutalité encore, E. Macron, après ses prédécesseurs maastrichtiens les Chirac, Sarkozy et autre Hollande. Réactionnaire, impérialiste, antinational, antidémocratique et anti-ouvrier, le giscardisme sans Giscard continue.

    Quant à la politique de Frexit progressiste menant au socialisme que prône le PRCF, elle n’est au fond que le prolongement actualisé de l’opposition radicale au giscardisme que conduisit vaillamment le P.C.F. à la fois patriote et internationaliste des années 1960/70 avant que ce parti ne s’enlisât irréversiblement, hélas, dans le marécage de l’eurocommunisme, du révisionnisme anti-léniniste, de l’anti-soviétisme de confort et de la socialo-dépendance en oubliant la devise que devrait faire vivre tout militant de l’émancipation sociale : “la France des travailleurs est notre patrie, l’humanité affranchie de toute exploitation de l’homme par l’homme est notre avenir“.

     

    Georges GASTAUD  & Fadi KASSEM, secrétaires nationaux du PRCF

     


     

    * V.G.E. descendait en ligne directe d’un membre du conseil national mis en place par Vichy.

    ** Rappelons qu’aux législatives de 1967, le PCF en nette progression obtenait 22,7% des voix, loin devant la Fédération de la Gauche Démocratique et Socialiste présidée par Mitterrand.


    UNE du journal l’HUMANITÉ du samedi 22 novembre 1975

     

    source :  https://www.initiative-communiste.fr/

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