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  •       Communiqué du secrétariat national        du PRCF– 17 octobre 2020

     

    L’abominable décapitation d’un professeur d’histoire-géographie, “coupable” d’avoir présenté, parmi d’autres document, une caricature antireligieuse en cours d’E.M.C., à Conflans Sainte-Honorine en ce 16 octobre 2020, soulève d’abord la compassion pour ce professeur, ses proches, ses collègues et ses élèves. A tous, les militants du PRCF expriment leur sympathie profonde. 

     INDIGNATION GENERALE

    Cette nouvelle atrocité soulève aussi l‘indignation unanime de notre peuple, tant il est intolérable que l’assassin-tortionnaire, accueilli en France avec sa famille car fuyant, soi-disant, le “totalitarisme russe”, ait pu se rendre coupable d’un tel geste immonde surgi du fond des âges. Aucune excuse, aucune “relativisation” ne sont possibles pour les adeptes du fanatisme religieux quel qu’il soit dans un pays, la France, qui s’est reconstruit sur l’Edit de Nantes de 1598 après des décennies de guerres de religion, et qui proclame à la face du monde depuis 1905, que “la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte” (loi de séparation de l’Etat et des Eglises portée notamment par Jean Jaurès). Ce geste ignoble et inhumain, doit d’autant plus susciter l’indignation de tous les croyants que le terroriste barbare prétend l’avoir effectué au nom d’un “Dieu miséricordieux”…

    QUI, DEPUIS DES DECENNIES, A CREE ET LABOURE EN FRANCE et ailleurs, PAR ANTISOVIETISME, LE TERRAIN DU FANATISME ISLAMISTE ?

     

    Rappelons cependant que le terrorisme islamiste, que nous ne confondrons jamais avec la masse des travailleurs et des citoyens de culture musulmane vivant sur notre sol commun, comme le font sournoisement le prétendu « Rassemblement national » et de plus en plus de membres de la droite « républicaine », a été très largement produit, entretenu, voire mondialisé par les ennemis (Etats-Unis d’Amérique, Arabie saoudite wahhabite, voire Israël, avec son obsession de marginaliser l’OLP et le FPLP laïques) du panarabisme socialisant et laïque que portaient Nasser et le parti Baas en Egypte, en  et en Irak, puis par les coalisés de la guerre antisoviétique en Afghanistan[i], avant d’être encouragé depuis les années 1990 en , en Irak et Syrie par ceux qui mettaient au dessus de tout la lutte contre l’URSS et ses alliés laïques du monde musulman, puis le demantèlement de la Russie postsoviétique elle-même. Souvenons-nous que pour mener le génocide anticommuniste de 1965 et renverser le président non aligné Sukarno, c’est sur les milices islamistes indonésienne que s’est appuyé l’impérialisme américain plongeant le plus grand pays musulman du monde dans l’horreur. Souvenons-nous de l’époque où les André Glucksmann père, Yves Montand, Bernard-Henri Lévy et Cie et une bonne partie de la “gauche” soviétophobe, faisant chorus avec la droite atlantiste et l’extrême droite, qualifiaient les égorgeurs talibans de “combattants de la liberté” (BHL allant jusqu’à s’enturbanner aux côtés des moudjahidines afghans!), où nos médias d’Etat et notre “grande presse” aux mains du capital taisaient l’enlèvement (dans les locaux de l’ONU !), la torture, la mutilation publique et la pendaison par les talibans du dernier président communiste afghan, le musulman laïque Najibullah. Il s’agissait alors avant tout pour l’impérialisme nord-américain et pour ses vassaux européens de faire échec à l’Armée rouge et de détruire le régime laïque, démocratique et anti-patriarcal de Kaboul. A l’époque, le slogan non moins fanatique et proprement exterministe des antisoviétiques et des contre-révolutionnaires de toute la planète, guidés directement ou en sous-main par les Carter (qui avait lancé le « programme afghan » en juillet 1979, visant à armer massivement les moudjahidines), Reagan, lui aussi surarmé par l’Ouest en général et la France en particulier), Bush, Kohl, et Cie, était alors “plutôt morts que rouges !”: la haine de classe anticommuniste – et, par ricochets, anti-laïque (excellente expression!) – l’emportait alors sur les discours occidentaux hypocrites célébrant les “Lumières universelles”.

    QUI A SANCTIFIE LE SEPARATISME TERRORISTE TCHETCHENE ET L’A IMPLANTE EN FRANCE? 

    De même, les dirigeants atlantistes de la France officielle, tout absorbés par leur russophobie maladive, ont aveuglément soutenu le séparatisme islamiste tchétchène dans les années 1990, du moment que cela créait des difficultés à “Moscou” – alors même que le drapeau rouge avait, hélas, cessé de flotter entretemps sur le Kremlin ! A l’époque, les militants du PCF qui devaient fonder par la suite le Comité Erich Honecker de Solidarité Internationaliste, la Coordination communiste du PCF, la FNARC puis le PRCF, ne cessaient pourtant de tirer la sonnette d’alarme, sans parvenir à ébrécher la censure médiatique antisoviétique et anticommuniste, ni même pouvoir accéder aux colonnes de l’Humanité : ils disaient alors que tôt ou tard, l’aide militaire, financière et propagandiste apportée par l’impérialisme euro-atlantique au milliardaire illuminé et massacreur Ben Laden, se retournerait fatalement contre les apprentis-sorciers de la contre-révolution anticommuniste occidentale. Il était clair en effet, dès les années 1980, qu’un jour ou l’autre, ces intégristes monstrueux, insulte vivante à l’héritage subtil des savants musulmans Avicenne ou Averroès, viendraient frapper sur notre sol et s’y comporter en terrain conquis; car PARTOUT ET TOUJOURS, L’ANTICOMMUNISME ET L’ANTISOVIETISME CONDUISENT AU FASCISME, AUX INTEGRISMES RELIGIEUX ET A LA PIRE REACTION ! Et depuis lors, cet avertissement hautement justifié, responsable et rationnel que lançaient les militants franchement communistes soucieux de l’avenir de leur peuple et des autres peuples, ne cesse de se vérifier avec un effarant cortège de massacres.

    LE RESULTAT DE DECENNIES D’ANTISOVIETISME ET D’ANTI-“PANARABISME”

    Le résultat de cette obsession anticommuniste et anti-panarabiste[ii] ? En l’espace de quatre décennies, l’ fanatique a progressé et s’est implanté dans l’ensemble des pays majoritairement musulmans (jusqu’en Indonésie, où jusqu’alors toutes les religions cohabitaient sans heurt) et dans les pays où se trouvent d’importantes minorités musulmanes comme en Inde, suscitant en retour les scandaleuses persécutions antimusulmanes de masse du régime hindouiste ultra de Modi. 

    Des pays historiquement progressistes et/ou anti-impérialistes, au moins partiellement, comme la Turquie, l’Egypte, la Libye, la Tunisie ou l’Algérie ont été contaminés par l’idéologie mortifère de l’islamisme, plongeant parfois les pays dans des bains de sang comme l’Algérie des années 1990 ou comme la Libye depuis la déstabilisation sanglante du pays menée par le criminel Sarkozy (une fois de plus sur les conseils de BHL!). L’islamisme rétrograde s’est également propagé en Turquie sous l’impulsion du fascisant Erdogan, aujourd’hui encore protégé par l’OTAN, et les prétendus Frères musulmans, ainsi que le wahhabisme saoudien, porté par un régime allié de la France et des USA où l’on continue de décapiter au sabre, de couper la main des voleurs et de crucifier post mortem les “apostats”, prospèrent désormais dans l’Egypte du dictateur réactionnaire al-Sissi. Voilà le bilan globalement catastrophique et mondialement réactionnaire de la contre-révolution des années 1980/1990!

    REPARLONS DE LA SYRIE !

    De même, en Syrie, nos médias d’Etat surtout soucieux de renverser le parti Baas au pouvoir (dont nul ne garantit qu’il fût authentiquement socialiste et démocratique, mais dont le “tort” principal aux yeux de l’impérialisme euro-atlantique était d’être l’allié des “Russes”, d’avoir nationalisé le pétrole, de combattre le colonialisme israélien et d’avoir édifié un Etat formellement laïque où la mixité scolaire était la règle…), ont longtemps encensé des individus de nationalité française qui partaient en Syrie soi-disant pour “défendre la liberté”, en réalité, pour rallier Daech et ses hordes d’égorgeurs. En réalité, en procédant ainsi, les dirigeants atlantistes de la diplomatie française, de Kouchner à Fabius – lequel se montrait conciliant avec le Front Al-Nosra, proche d’Al Qaïda et qui attaquait le régime baasiste laïque de Damas -, préparaient de terribles bombes à retardement pour le peuple français lui-même.

     Pour la nécessaire et urgente éradication du terrorisme islamiste, éradiquons ses causes. Soutenons la laïcité et la République Une et Indivisible, les Lumières Communes et les enseignants, leurs premiers serviteurs.

     C’est pourquoi, face à l’horreur qui frappe de nouveau le peuple français tout entier, déjà durement meurtri par les contre-réformes et par la crise sanitaire, à travers un  laïque, le secrétariat national du PRCF déclare que, outre la traque et l’éradication nécessaires des terroristes fanatiques,

     a) de manière générale, il faut en finir avec l’insécurité professionnelle vécue par trop d’enseignants, si souvent laissés seuls et “lâchés”, voire stigmatisés par les ministres successifs depuis Claude Allègre, face aux insultes et aux agressions de toutes sortes. Toute l’institution scolaire, tous les parents d’élèves et tous les citoyens ayant bénéficié de l’apport de l’Education nationale, doivent enfin soutenir les professeurs face à un climat souvent délétère où, dans certains établissements, tout ou presque, est quotidiennement permis contre ces derniers. Encore faut-il, M. Macron, que votre arrogant et incapable ministre Blanquer cesse de provoquer, de mépriser et de désespérer les personnels de l’Education nationale en les plaçant dans des conditions sanitaires et professionnelles intenables, en bloquant leur salaire depuis 2008, en leur imposant une contre-réforme catastrophique, celle du lycée complétée par “Parcoursup” et par le sabotage du bac national, par la casse des concours de recrutement et des disciplines d’enseignement (l’histoire-géographie et la philosophie en tête), par la mise en extinction insidieuse du statut des fonctionnaires, par la casse des pensions enseignantes, par le licenciement de fait de nombre de personnels précaires, et en exerçant une inacceptable répression contre les professeurs syndiqués refusant le démantèlement organisé de leur métier et de leurs conditions de travail**. Voudrait-on totalement démotiver et désespérer une profession tout entière que, malgré les belles mais illusoires paroles prononcées par Macron le soir de l’ignoble  perpétré à Conflans Sainte-Honorine, on ne s’y prendrait pas autrement ; à quoi s’ajoutent d’abjectes campagnes menées en permanence par la droite pseudo- « républicaine » et par ses relais (notamment le « journal » Le Point) – sans même parler des brûlots d’extrême droite comme Valeurs actuelles et Causeur! – contre les fonctionnaires, ces “parasites” (sic) qui portent pourtant le pays à bout de bras en période de crise. C’est pourquoi nous exigeons la suspension et le retrait immédiats de toutes les contre-réformes (collège, lycée…) détruisant depuis des décennies l’Education nationale laïque et l’Université à la française pour les aligner sur les normes grossièrement mercantiles, et in fine obscurantistes, du prétendu “modèle” anglo-saxon ! Si l’on veut réellement honorer et soutenir les enseignants sous le choc, il faut commencer, M. Macron, par cesser de les harceler sur tous les plans, métier, statut, retraites, contenus enseignés, recrutement, effectifs de classe, suppressions de classes et d’emplois, car le corps enseignant tout entier est en danger d’épuisement professionnel (“burnout” pour rester compréhensible de Mmes et MM. les médiacrates), à l’instar des personnels de l’hôpital public! 

    b) il ne saurait être question, malgré l’acte ignoble commis ce 16 octobre 2020, de pratiquer quelque amalgame que ce soit entre les millions de compatriotes de tradition ou de foi musulmane qui ne demandent qu’à vivre et qu’à travailler en paix dans le respect de la séparation laïque de l’Eglise et de l’Etatet les fanatiques sanguinaires qu’il faut mettre hors d’état de nuire rapidement et définitivement. Une France authentiquement socialiste n’aurait du reste aucune pitié pour eux, pas plus qu’elle n’en aurait pour toutes les autres formes de fascisme, de contre-révolution, de xénophobie, de racisme identitariste, d’exploitation d’autrui ou de réaction sanglante. 

     c) la meilleure manière de s’unir n’est pas de faire bloc derrière Macron, dont le discours sur le seul “séparatisme musulman” est porteur de division et d’amalgame, et dont la défense de la laïcité et de l’unité républicaine est hypocriteSans que cela n’excuse en rien, encore une fois, le fanatisme des islamistes radicaux et autres salafistes qui constitue actuellement la principale menace d’attentats sanglants sur le sol français, il faudrait, pour que le discours pseudo-laïque de Macron fût entendu de tous et non suspect d’un “deux poids, deux mesures” permanent, que celui-ci n’eût pas assisté ès qualités au Synode des Evêques, et qu’il n’y eût pas déclaré, toute laïcité piétinée, qu’il faut “réparer le lien abimé entre l’Eglise et l’Etat’ (c’est-à-dire précisément… le combat laïque qui a conduit à la loi de séparation de 1905 !) ; il faudrait aussi que ce même Macron ne fût pas, après Sarkozy et Hollande, de tous les repas du CRIF (une organisation très largement confessionnelle qui applaudit aux pires exactions anti-palestiniennes et qui soutient l’appel du boucher fasciste Netanyahou, le « cher Bibi » « ami » de Macron, à ce que les citoyens français de confession juive partent de France pour émigrer en Israël) ; il faudrait qu’il n’eût pas accepté, après Sarkozy et Hollande, de recevoir du Pape en personne les insignes de “chanoine du Latran”. Tout cela est pur mépris non seulement pour les Français croyants mais non catholiques, protestants, juifs, musulmans et autres, mais pour cette majorité de jeunes qui se déclarent désormais “sans religion” en France. Il faudrait aussi, pour que le discours laïque fût entendu de tous, que l’Etat français cessât de subventionner les cultes protestant, catholique et juif en Alsace-Moselle au titre du “Concordat” issu du Reich bismarckien, et qu’il en finît avec les cadeaux de toute nature à l’enseignement privé confessionnel. Il faudrait enfin et surtout que les gouvernements maastrichtiens successifs n’encouragent pas de mille manière le séparatisme de loin le plus destructeur de notre nation : celui de l’oligarchie capitaliste “française” fauteuse de délocalisations industrielles, de privatisation du patrimoine commun, d’austérité salariale, de chômage, de précarité de masse, de dissolution euro-atlantique de la France, d’aliénation linguistique au tout-anglais (Université, grandes entreprises, etc.), bref, de désorientation générale et de casse de la République une et indivisible au profit du grand capital, des féodalités locales et des régionalismes délétères. 

    LE REMEDE: NOUVELLES LOIS LIBERTICIDES OU “TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS” du PEUPLE TRAVAILLEUR?

    Le PRCF appelle aussi à refuser toute nouvelle aggravation des lois liberticides visant l’ensemble des travailleurs et des citoyens sous couvert de “lutte antiterroriste”. Il appelle aussi les véritables antiracistes à élever leur vigilance contre l’extrême droite raciste qui, sous couvert de combattre l’islamisme radical, le nourrit en permanence en entretenant un climat général de haine contre les “étrangers”. L’accumulation des lois liberticides depuis Sarkozy montre que l’on ne combat pas le terrorisme en fliquant ceux qui luttent pour une société plus juste : tout au contraire, la vraie réponse au terrorisme et à l’islamisme fanatiques, comme à toute autre forme de résurgence ultraréactionnaire, est dans le développement du mouvement populaire unissant tous les travailleurs par-delà les religions et les origines. Oui, la meilleure manière de faire front à tous les courants réactionnaires destructeurs séparatismes réactionnaires, c’est le “tous ensemble en même temps dans les luttes” pour le retrait de l’ensemble des contre-réformes (retraite, sécu, lycée, statuts, code du travail, SNCF, EDF, délocalisations, fusions capitalistes, privatisations…) dictées par l’euro-alignement de la France, c’est l’application intégrale et sans exceptions ni favoritisme de la loi de 1905, c’est l’attribution à l’école laïque, à la Sécurité sociale, à l’hôpital public et aux autres services publics – à commencer par les policiers attachés à la protection des citoyens et des travailleurs – des moyens de leurs missions. C’est la Convergence Nationale des Résistances pour une nouvelle République française indépendante et souveraine, laïque et tournée vers les « Lumières communes », une et indivisible, sociale, populaire et démocratique, fraternelle et pacifique ; en somme, une République centrée sur le monde du travail, en marche vers le socialisme et vers le communisme. Dans cette lutte, les croyants de toutes les religions ont pleinement leur place à côté des citoyens athées et agnostiques, pourvu que tous refusent tout type de cléricalisme, en entendant par là, non pas le fait de croire ceci ou cela, mais la mainmise violente ou insidieuse sur notre pays commun de telle ou telle religion.

    RECONSTRUIRE UN VRAI PARTI COMMUNISTE, UNE URGENCE VITALE POUR LE PEUPLE ET LA NATION 

    Et pour cela, camarades communistes, et vous aussi citoyens républicains qu’interpelle à juste titre le devenir incertain de notre pays traversé par

    Et pour cela, camarades communistes, et vous aussi citoyens républicains, qu’interpelle à juste titre l’avenir incertain de notre pays traversé par mille angoisses, il faut RECONSTRUIRE UN PARTI COMMUNISTE DE COMBAT EN FRANCE, en un mot un parti d’avant-garde de la classe ouvrière qu’a détruit et dénaturé la “mutation” du PCF ; sans cela, impossible de montrer à nouveau à TOUT LE PEUPLE TRAVAILLEUR, comme sut le faire le vrai, le grand PCF des Thorez, Duclos, Croizat, Manouchian, Martha Desrumeaux, etc., la voie de l’avenir, des lumières partagées, de la fraternité internationale, du patriotisme véritable et du progrès social. Alors que nous célèbrerons cet hiver le centième anniversaire de la fondation du Parti communiste de France, Section Française de l’Internationale Communiste (congrès de Tours de 1920), l’heure n’est plus aux atermoiements et aux espérances vagues. La reconstruction du parti communiste de combat, celle aussi du syndicalisme de classe et de masse, ne sont plus seulement indispensables pour le succès des luttes et la renaissance de l’espoire question d’efficacité pour les luttes : elles sont aussi une question de vie ou de mort pour notre pays fracturé en profondeur par l’exploitation capitaliste et par une “construction” euro-atlantique qui, en sapant l’idée même de souveraineté nationale et en démolissant toutes les conquêtes du CNR, crée un terrain propice à tous les semeurs de haine et d’implosion réactionnaire du pays ! 

    Aux communistes véritables, aux progressistes républicains, aux vrais patriotes antifascistes, aux syndicalistes de lutte, à tous les militants de la classe ouvrière, de relever A TEMPS ce défi existentiel pour notre pays. 

     


    [i] Dans les années qui suivirent la révolution démocratique et progressiste de 1978 à Kaboul, tous les Etats capitalistes occidentaux ont suivi Washington dans sa croisade antisoviétique pour la “liberté”. Une énorme propagande, relayée par des journaux “de gauche” comme Libération, a présenté la chouannerie afghane comme une “résistance au totalitarisme” tandis que les jeunes officiers et instituteurs afghans qui mettaient en place la réforme agraire et la mixité à l’Université étaient présentés comme des commis du KGB. Zbignew Brzezinski, alors secrétaire d’Etat de James Carter, s’est vanté d’avoir fomenté la rébellion ultraréactionnaire afghane pour venger la défaite US au Vietnam et allumer un incendie fanatique aux frontières de l’URSS. Ces aveux figurent noir sur blanc dans ses mémoires parues récemment. Nous payons tous aujourd’hui ce genre d’exploits HONTEUX et CRIMINELS. 

    [ii] Il s’agit des courants nationalistes laïques, progressistes et se réclamant du “socialisme arabe” qui se sont quelque temps alliés à l’URSS et que l’Occident capitaliste a tout fait pour détruire en leur préférant des régimes obscurantistes comme celui de l’Arabie saoudite. 

    A lire le terrorisme islamiste le monstre du capitalisme

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF appelle ce 14 octobre 2020 à la vigilance sanitaire oui, mais aussi à la vigilance DEMOCRATIQUE, PACIFIQUE, SOCIALE et PATRIOTIQUE !
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  • Cela fait maintenant des années que les militants du PRCF alertent et mobilisent contre l’euro privatisation et l’euro démantèlement d’, le  national de électricité. Une privatisation qui se fait sous la contrainte des directives européennes. Dans l’ombre de la crise du COVID, alors même que par centaines les électriciens d’-Enedis se batte pour rétablir le courant dans les vallées sinistrées de la Roya et de la Vésubie, l’ et ses complices du régime Macron accélèrent le démantèlement d’EDF, pour en préparer la privatisation finale à la découpe. Au nom du PRCF, Jo Hernandez, syndicaliste de l’ et secrétaire de la commission lutte du PRCF appelle à l’action, et à choisir entre sauver EDF et le service public de l’Electricité ou l’.

     

    MAINTIEN D’ELECTRICITE DE FRANCE OU “CONSTRUCTION” EUROPEENNE, IL FAUT CHOISIR,  ET VITE! 

     

    Initiative Communiste publie un nouveau document accablant. Il prouve que – comme nous l’avons toujours dit au PRCF – la “gentille” Union Européenne, que les états-majors euro-formatés des syndicats affiliés à la Confédération Européenne des Syndicats (CES) ont toujours présentée comme “réformable du dedans”, “réorientable de l’intérieur”, capable de produire un “service public européen” et autres billevesées  destinées à désarmer les travailleurs, veut le démantelement complet et rapide d’EDF (Electricité de France), le grand service public de l’électricité construit par le ministre communiste et résistant MARCEL PAUL en 1945/47. 

    Il est bien évident qu’en cas de démantèlement complet, faisant suite au départ-privatisation de GDF et à l’entrée en bourse d’EDF, et malgré les boniments des “syndicalistes” arrangeants qui juraient de sauver le statut de l’électricien et les oeuvres sociales EDF en échange d’un changement de statut de la boîte, il arrivera alors aux agents EDF ce qui est en train d’arriver à ceux d’ENGIE, ce qui arrive aux cheminots et aux fonctionnaires de plus en plus précarisés et ce qui est arrivé, avec les conséquences qu’on sait, aux agents de feu France-Télécom: la précarisation complète accompagnée d’humiliation sans fin pour les titulaires et pour les syndicalistes de lutte.

    Cette affaire concerne tous les travailleurs, car EDF nationalisé est le dernier bastion du secteur public nationalisé et le coeur d’un “produire en France” à reconstruire de A à Z, car déjà dévasté par les euro-délocalisations et les euro-privatisations. Si EDF disparaît, le socle de la reconstruction industrielle disparaîtra aussi.

    C’est au pied du mur qu’on voit le maçon: durant des décennies, des dirigeants syndicaux bonimenteurs nous ont raconté qu’on pourrait “concilier” la “construction” européenne et le maintien des conquêtes de 1945. Tout cela pour conserver les bonnes grâces de la Confédération européenne des syndicats, cette courroie de transmission de la Commission européenne, pour ménager la direction jaune de la CFDT (ça s’appelle en nom de code le “syndicalisme rassemblé”) et pour ne pas avoir à engager de bras de fer social généralisé, ménager le gouvernement Jospin-Voynet-Buffet, bref, reléguer aux oubliettes les méthodes éprouvées du syndicalisme de classe et de masse.

    Pendant ce temps, le PS, mais aussi ses satellites “euro-constructifs” soi-disant écolos ou communistes, promettaient en quelque sorte de “remettre la construction européenne sur les rails de l’intérêt général”… Alors que l’UE a été conçue de A à Z pour démonter ces “rails” et les flanquer à la ferraille. Tout ce qui nous arrive était d’ailleurs écrit noir sur blanc dans le Traité de Maastricht, honte à ceux qui ont ensuite caché la vérité: l’Union européenne est une dictature capitaliste irréformable, une prison des peuples, un broyeur sans précédent d’acquis sociaux, une machine à démolir les résultats politiques et sociaux de la Résistance et de la Libération ! Alors, assez de mensonges, assez de boniments!

    Déjà, courageusement, des syndicalistes CGT, notamment en RP, ont repris les méthodes de lutte qui étaient celles de Marcel Paul, de Croizat, de Sémard, de Timbaud, de Frachon, de Krazucki. Déjà des dirigeants CGT franciliens dénoncent frontalement l’UE et se solidarisent avec les syndicalistes de lutte qui bravent la direction liquidatrice de la boîte. 

    Lénine avertissait déjà en 1916 que, “en régime capitaliste, des Etats-Unis d’Europe ne sauraient être qu’utopiques ou réactionnaires“.

    On le voit aujourd’hui: notre “petit” PRCF si calomnié et censuré n’a jamais menti, il est franchement communiste et communiste franchement, cela veut dire qu’il se souvient, comme Jaurès, que “le courage, c’est de chercher la vérité et la dire”, et comme Gramsci, que “la vérité est révolutionnaire”. Tant pis si cela déplait aux liquidateurs de France et à ceux qui leur font des courbettes sous prétexte de “modernité”. 

    Camarades électriciens, gaziers, cheminots, camarades du privé, mais aussi vous tous les antifascistes qui ne voulez pas que l’UE démantèle les derniers acquis de la Résistance (ohé les camarades de Renault!), et vous tous les patriotes républicains qui comprenez que le demantélement final d’EDF porterait le coup de grâce au ‘produire en France”, donc à la France elle-même, DENONCONS ENSEMBLE LA MALFAISANTE “CONSTRUCTION” EUROPEENNE DU CAPITAL, osons débattre du  PROGRESSISTE dans les ateliers, osons reparler du SOCIALISME aux camarades de travail, osons nous préparer aux bras de fer inévitables pendant que les outils, les syndicats et les statuts sont encore en place, et préparons à l’interpro le TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS sans lequel ils nous auront successivement et séparément si nous ne faisons pas le nécessaire pour l’emporter SIMULTANEMENT ET SOLIDAIREMENT!

    Jo HERNANDEZ, 

    ancien ouvrier dans une centrale thermique d’EDF, 
    ancien syndicaliste et délégué CGT, 
    secrétaire de la Commission Luttes du PÔLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE


    les révélations de nos confères de Reporterre.

    Exclusif — Le projet fou de Bruxelles pour démanteler EDF

    La Commission européenne, selon un document obtenu par Reporterre, entend imposer à l’État français la désintégration du groupe EDF au nom du respect des règles de la concurrence. La «réforme» de Bruxelles va encore plus loin que le projet gouvernemental Hercule, qui veut démembrer EDF.

    Lancée quasiment depuis l’entrée en fonction d’Emmanuel Macron à l’Élysée, la réorganisation d’EDF serait sur le point d’aboutir. Début octobre, l’agence Reuters annonçait ainsi la finalisation du projet baptisé «Hercule» dans les prochaines semaines ou mois selon des sources informées.

    Durant l’été 2020, plusieurs étapes essentielles ont ainsi été franchies. La Commission de régulation de l’énergie (CRE), le «gendarme» du secteur, a publié, fin juillet, un rapport favorable à la réforme de l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), qui règle le tarif d’accès au nucléaire historique d’EDF. Ce tarif permet aux concurrents de pouvoir acheter jusqu’à 100 terawatts-heures (TWh) par an à un tarif bloqué de 42 euros par mégawatt-heure (MWh). Début septembre, le site d’informations Contexte dévoilait un rapport non publié de la CRE sur le coût de production du nucléaire historique : 48 euros par MWh, alors qu’EDF aurait indiqué au cours d’une réunion un chiffre de 53 euros par MWh. Selon nos informations, la CRE a programmé, le 14 octobre, une réunion avec les fournisseurs alternatifs d’électricité pour leur présenter le futur système qui remplacera l’Arenh.

    Faire porter le secteur le plus déficitaire — le nucléaire — à l’Etat, donc au contribuable 

    La refonte de l’Arenh est considérée par EDF comme un préalable à sa réorganisation et à la mise en œuvre du plan Hercule. Ce plan prévoit la scission du groupe en plusieurs parties : une société baptisée Bleue pour le nucléaire historique, détenue à 100% par l’État; Bleue serait actionnaire à 100% d’une société Azur, qui récupérerait les barrages hydroélectriques, ce qui permettrait d’échapper à la mise en concurrence des concessions échues; enfin, une société Verte, détenue à 65% par l’État, dans laquelle seraient logées les énergies renouvelables, la commercialisation, la distribution et les autres activités en concurrence comme Dalkia. Cette réforme risque fort de faire porter le secteur le plus déficitaire — le nucléaire — à l’Etat, donc au contribuable, tandis que les activités plus rentables — renouvelables et distribution — seraient privatisées. Face à l’opposition des syndicats, EDF et l’État ont promis que ce projet ne remettrait pas en cause l’intégrité du groupe.

    C’était sans compter avec la puissante Direction générale de la concurrence de la Commission européenne, qui veille au strict respect du dogme de la concurrence pure et parfaite. Bien obligé de venir au secours d’un EDF surendetté (il traîne une dette financière brute de 61 milliards d’euros à fin 2019) alors que le groupe est face à un mur d’investissements, notamment pour maintenir ses vieilles centrales nucléaires et renouveler son appareil de production, l’État doit en effet faire valider le plan de sauvetage de l’électricien par Bruxelles. Et on ne peut pas dire que les services de la Commission soient laxistes.

    Dans un document rédigé en mai dernier à l’issue de discussions avec la direction générale de la concurrence, que Reporterre a obtenu (lire ci-dessous), l’Agence des participations de l’État, qui porte la participation publique (83%) au capital d’EDF, a expliqué au pouvoir politique les exigences de l’Europe. Et elles sont ahurissantes.



     «Sauvegarder un simulacre de concurrence, en ignorant les enjeux techniques, économiques, écologiques et industriels dus secteur»

    Les titres des deux premiers paragraphes donnent le ton de la position extrémiste de la Direction générale de la concurrence. «La position de la Commission européenne consiste à privilégier une holding sans rôle opérationnel ni contrôle sur ses filiales et une indépendance entre celles-ci […] Cette position entraînerait l’impossibilité de maintenir un groupe intégré et irait au-delà des exigences posées par les textes européens»!

    Selon l’auteur de la note, la Direction générale de la concurrence justifierait la désintégration juridique, financière, comptable et opérationnelle du groupe par «l’ampleur de l’aide qui serait octroyée à EDF du fait du SIEG (service d’intérêt économique général, le service public dans le jargon bruxellois) […] afin d’éviter que le soutien au nucléaire régulé ne profite d’une quelconque manière aux autres entités du groupe». En définitive, si les demandes de l’Europe étaient acceptées par la France, il s’agirait d’un démantèlement pur et simple d’EDF.

    Selon nos sources, la position de la Commission européenne n’aurait pas bougé de cette ligne depuis cette date. Contactée par Reporterre, la Direction générale de la concurrence a refusé de répondre à nos questions, tout en précisant que les négociations continuaient avec la France à propos de la réforme de l’accès régulé au nucléaire. L’Agence des participations de l’État a refusé, elle aussi, de nous répondre.

    Mais ce document confirme les craintes des syndicats de l’électricien qui depuis plusieurs mois dénoncent le plan Hercule et ses conséquences (un démantèlement) pour l’entreprise. «L’avenir du secteur électrique, et donc de la transition énergétique, se négocie dans l’ombre à Bruxelles avec un seul crédo : sauvegarder un simulacre de concurrence, en ignorant les enjeux techniques, économiques, écologiques et industriels de ce secteur et malgré le bilan indéfendable de cette politique», déplore ainsi Anne Debregeas, la porte-parole du syndicat Sud Énergie, qui souligne que cette «désoptimisation» forcée du système électrique français se traduira forcément par une hausse des factures d’électricité pour les abonnés. La concurrence est déjà la responsable des dernières hausses du tarif grand public d’EDF.


    Le communiqué de la CGT FNME

    20201009-EDF-hercule-FNME-CGT

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  • Octobre 1945 / Octobre 2020,

    le 75ème anniversaire de la 

    Déclaration du Pôle de Renaissance  en France

    Pas de véritable sécurité sociale, pas de grande politique de santé publique sans combat contre Macron-MEDEF, l’UE et le capitalisme !

     

     

    A qui, en réalité, le peuple français doit-il l’existence de la Sécurité sociale?

    Contrairement à ce que ressassent sans fin de pseudo-manuels d’histoire anticommunistes et de pseudo-émissions « historiques » spécialistes du mensonge par omission, la mise en place de la Sécu a principalement été portée par Ambroise Croizat, ministre communiste sorti des prisons de Vichy, ancien député du PCF déchu de son mandat en 1940, dirigeant des Métallos CGT, figure ouvrière du . Croizat fut interné durant toute la guerre avec les parlementaires communistes qui, comme lui, avaient choisi le « Chemin de l’honneur » synonyme de répression. Sans lui retirer ses mérites patriotiques et militaires incontestables, il est faux d’attribuer au Général de Gaulle les magnifiques avancées sociales de la Libération. Ce dernier était notoirement en réalité en désaccord avec la politique jugée par lui trop sociale et progressiste qui était appliquée par le gouvernement à participation communiste de 1945, où Maurice Thorez, secrétaire du premier parti de France (29 % des suffrages), avait rang de ministre d’État à une époque où Jacques Duclos, principal dirigeant du PCF clandestin avec Benoît Frachon, présidait l’Assemblée nationale. Du reste, de Gaulle démissionna avec éclat en 1946. Et dès son retour au pouvoir en 1958, les gouvernements gaullistes successifs multiplièrent les « ordonnances » contre la Sécu, instituant le « ticket modérateur » et détruisant l’autogestion des caisses de Sécu par les élus syndicaux (majoritairement CGT) des salariés. Ce sont d’ailleurs ces luttes contre les « ordonnances » qui, au cours de toute l’année 1967, créèrent le terrain propice à la grève historique de 1968.

    Quant à attribuer les conquêtes sociales de 1945 au parti socialiste SFIO, c’est une plaisanterie : non seulement les dirigeants socialistes des « mutuelles » étaient vent debout contre la Sécu (qui les court-circuitait puisqu’elle était prévue pour rembourser les soins à 100 %), mais dès 1948, alors que les ministres communistes venaient d’être chassés du gouvernement sur pression de Washington, le gouvernement Ramadier à direction SFIO tentait de supprimer le statut des mineurs, suscitait la légitime réaction des mineurs du Nord–Pas-de-Calais (grandes grèves de 1947-1948) et se livrait contre eux à une répression militaire sanglante, encore associée aujourd’hui dans la mémoire « chti » du bassin minier lensois au souvenir de Jules Moch, le ministre socialiste « fusilleur ».

    “De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins”: le principe de répartition proprement communiste de la Sécu à la française

    Il faut d’abord noter que dans son principe, la Sécurité sociale de Croizat n’avait rien à voir avec une « redistribution » sociale-démocrate visant à verser quelque argent aux travailleurs malades, à la manière du piteux « Obamacare » américain. D’emblée, la Sécu fut fondée par Croizat sur le principe communiste « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » (formule utilisée par Marx dans La critique du programme de Gotha pour décrire le mode de répartition communiste). 

    Loin de se résumer à une étatisation de la Santé, comme s’y résolvent parfois la bourgeoisie et la social-démocratie dans certains pays, la Sécu originelle de Croizat était autogérée par les travailleurs puisqu’elle était intégralement administrée par les élus syndicaux des salariés sans la moindre voix accordée à l’État bourgeois ou au patronat : les cotisations des salariés, y compris d’ailleurs ce qu’on nomme improprement les cotisations patronales, qui ne sont en effet qu’un salaire indirect mutualisé, appartiennent à 100 % aux prolétaires. L’État bourgeois et les patrons se comportent donc en INTRUS et en USURPATEURS quand ils prennent la main sur le budget de la Sécu pour lui imposer des exigences résultant du « pacte de stabilité », des « critères de Maastricht » et des autres exigences austéritaires liées à la monnaie unique européenne. C’est pour servir ces sordides intérêts de classe contraire à l’intérêt des travailleurs et à la souveraineté de la nation que Chirac et sa clique ont mis en place le « plan Juppé » en 1995 (le budget de la Sécu est désormais voté par le Parlement sous la supervision permanente des commissaires européens surveillant les « dépenses de santé »), et cela avec l’aimable concours de la jaunisssime Nicole Notat, alors patronne de la CFDT et coauteure du plan Juppé. Travailleurs qui votez CFDT, nous vous le disons en toute franche camaraderie, quand vous votez aujourd’hui pour ce syndicat jaune, vous contrevenez à votre insu à votre véritable intérêt de classe, aux conquêtes passées des travailleurs et à votre dignité de citoyen-travailleur !

    Pas de Sécurité sociale digne de ce nom sans une pleine et entière souveraineté du peuple français !

    Il faut ensuite noter que la Sécu mode 1945 était rendue possible par le retour plénier à l’indépendance nationale, la France ayant évité, grâce à la  armée des communistes, à l’insurrection héroïque des FFI parisiens et au compromis progressiste et patriotique passé entre communistes et gaullistes en 1945 (« Les Jours heureux », programme du CNR dans lequel on voit à chaque ligne la « patte » communiste) de voir remplacer l’occupation allemande par l’AMGOT, c’est-à-dire l’administration américaine du territoire national telle que voulaient l’imposer Churchill, Roosevelt et leur marionnette « française », le général Giraud. Or, la destruction de la Sécu que nous vivons ne fait qu’un avec la perte continue de souveraineté que subit notre pays du fait de l’asservissement volontaire de leurs élites à une Europe supranationale austéritaire, pilotée par l’impérialisme allemand plus fort que jamais et pilotée par Washington et par l’Alliance atlantique. On se souvient qu’en 1995, alors que le menteur en chef Chirac s’était fait élire président sous la promesse de « réduire la fracture sociale », le premier geste du gouvernement Juppé avait été de filer à Bonn où Kohl, le principal vainqueur et bénéficiaire de la guerre froide antisoviétique et anti-RDA, le sommait aussitôt de réduire les « déficits sociaux » français. Suivait le plan Juppé et la première attaque contre les régimes spéciaux de retraite. Depuis lors, on assiste à de vrais « vases communicants » entre la construction de l’UE supranationale et la démolition de la Sécu, des retraites, des services publics et des grandes entreprises industrielles publiques hérités du Front populaire et de la Libération : SNCF, France-Télécom, EDF-GDF, SNECMA (aviation), etc. Pas moins de 62 directives européennes prenant la forme de sommation, et toutes écrites en anglais soit dit en passant, ont été rédigées par les eurocrates bruxellois pour sommer les gouvernements français successifs, de « réduire les dépenses » de santé : joli résultat quand on voit combien l’hôpital désossé et la médecine de ville débordée sont en difficultés aiguës pour encaisser la pandémie du coronavirus!

    AMBROISE, MAURICE, JACQUES, FREDERIC, MARCEL ET LES AUTRES… 

    Thorez et Duclos, dirigeants du PCF

    Précisons en outre que la mise en place de la Sécu, et notamment de sa branche maladie, n’était qu’un élément parmi bien d’autres réformes progressistes inspirées des « Jours heureux », ce programme du CNR dont les ministres communistes ont mis en place les principales dispositions dans un temps record malgré l’obstruction qu’ils subissaient alors de la part du grand patronat, de la SFIO (le nom que se donnait alors le parti socialiste) et du MRP, pourtant censés être leurs partenaires gouvernementaux. Sachons d’abord que Croizat ne fut pas « que » le ministre qui créa la Sécu : alors ministre du Travail, Croizat mettait son mandat de ministre à profit pour créer aussi les retraites par répartition (que cherche à détruire la très régressive « retraite par points » chère à Macron et à Berger), généraliser les conventions collectives de branche du secteur privé, conforter un Code du travail protecteur du salarié, et installer les comités d’entreprise : en deux années, Croizat ne parvint cependant pas à faire en sorte que ceux-ci aient droit de regard permanent sur les comptes de l’entreprise et la gestion. Mais il n’y avait pas que Croizat et les véritables communistes se doivent de casser le mensonge par omission qui occulte le travail social acharné des autres dirigeants communistes issus du « Parti des Fusillés » et membres du premier gouvernement de Gaulle, en particulier l’apport de Maurice Thorez et de Jacques Duclos. 

    Ainsi de Maurice Thorez, que tant d’enseignants d’histoire méconnaissent ou vilipendent dans leurs cours alors qu’ils lui doivent leur statut des fonctionnaires (sans garantie de l’emploi, sans libertés professionnelles garanties, sans concours nationaux de recrutement, pas de laïcité véritable de l’école, pas de « service public » primant sur la docilité répugnante dont avait fait preuve la masse des fonctionnaires, policiers en tête, envers Vichy et sa politique d’aide au génocide), qu’il créa aussi le statut des mineurs (des rangs desquels ce fils du « pays noir » était issu lui-même), qu’il mit en place la première forme du SMIG et qu’il procéda à la nationalisation des Charbonnages de France. Thorez, François Billoux et Marcel Paul, ce fut aussi la juste bataille de la production pour relever un pays ruiné et affamé par quatre années de pillage allemand et, pour relever la France en un temps record, les grandes nationalisations créatrices du secteur public industriel français : Renault, la SNECMA (avions civils), et surtout EDF-GDF, mis en place par Marcel Paul, pupille de la nation, secrétaire général des électriciens CGT, déporté résistant, organisateur d’un réseau clandestin d’entraide à Buchenwald, avec un réseau d’œuvres sociales qui furent longtemps un modèle et un point d’appui pour toutes les luttes sociales en France. 

    On ne peut pas oublier non plus Frédéric Joliot-Curie, physicien, militant communiste, époux de la grande chimiste Irène Joliot-Curie et gendre de Marie et de Pierre Curie, qui relança le CNRS, œuvre du Front populaire, et qui, avec le CEA, créa la première pile atomique destinée à la production pacifique d’électricité. Comment taire enfin le nom d’Henri Wallon, l’un des fondateurs de la psychologie scientifique moderne, lui aussi résistant et membre du PCF, qui fut en 1944 le Premier ministre de l’Éducation nationale de la République restaurée et qui, avec l’immense physicien Paul Langevin, collaborateur d’Einstein et beau-père de Jacques Solomon (jeune physicien communiste fusillé au Mont-Valérien aux côtés du philosophe communiste Georges Politzer) rédigea le fameux plan de rénovation de l’école dit « Plan Langevin-Wallon » qui inspira après-guerre des éducateurs progressistes du monde entier.

    À l’arrière-plan de tout cela, il y avait alors un grand parti d’avant-garde, le P.C.F, NOTRE P.C.F, qui avait conduit la lutte patriotique sur le terrain, une CGT forte de cinq millions d’adhérents (pour 40 millions de Français…) et campée sur les positions de classe, un large mouvement culturel d’inspiration communiste avec des Aragon, Éluard, Triolet, Picasso, Léger, Jean Vilar, etc. Interrogeons-nous sur les immenses dégâts qu’ont causés à notre classe et à notre pays les dérives suicidaires, travesties en « rénovations », qui ont affaibli et dénaturé depuis lors, au moins au niveau des appareils centraux et des états-majors euro-formatés, ces outils de résistance et de reconquête d’une grande efficacité !  

    1945, UNE “REVOLUTION” ? 

    Ne disons jamais pour autant, comme le font certains théoriciens communistes contemporains qui « mordent le trait », que ces réformes étaient déjà telles quelles une forme réalisée de communisme. Les ministres de 1945 étaient parfaitement conscients que, dans le cadre des rapports de forces existants alors entre les classes sociales, la France restait fondamentalement un pays capitaliste ; ils savaient qu’il n’y a pas de révolution socialiste sans, au minimum, la conquête et l’exercice du pouvoir politique par la classe ouvrière (or les ministres communistes devaient déjà mener une lutte de chaque instant dans les gouvernements de 1945/47 pour faire adopter la moindre réforme) et la socialisation complète des grands moyens de production et d’échange. Si l’on dit le contraire en croyant honorer la mémoire des ministres communistes de 1945 (leur mémoire n’a besoin de rien d’autre que de vérité !), on obscurcit les tâches de la révolution socialiste à venir. Car à notre époque où quasiment toute la grande bourgeoisie affiche son hostilité à l’indépendance nationale et mène à l’aliénation euro-atlantique et à son adhésion aux pires lois liberticides, la reconstitution des acquis sociaux et de l’indépendance nationale ne peut qu’être intimement liée à la défaite totale de la grande bourgeoisie, à la mise au rebut des illusions sociales-démocrates et « euro-communistes » sur l’UE et à la sortie par la gauche de l’UE (Frexit progressiste), tout cela dans la perspective révolutionnaire  du pouvoir des travailleurs et du socialisme pour notre pays.

    A L’ARRIERE-PLAN DES AVANCEES SOCIALES, LA VICTOIRE POPULAIRE MONDIALE ET NATIONALE SUR L’IMPERIALISME ALLEMAND ET SES COLLABOS “FRANCAIS”

    Enfin n’oubliEnfin n’oublions pas que cet ensemble cohérent de réformes progressistes, que le MEDEF entend sciemment araser aujourd’hui (cf. le tristement fameux éditorial commis par le grand patron Denis Kessler en 2007 : il y somme en toutes lettres Sarkozy fraîchement élu de « démanteler le programme du CNR ») et dont la « construction » euro-atlantique dominée par Berlin et Washington est la stricte antithèse, n’eût jamais été possible sans,

    • d’une part, les sacrifices de la Résistance armée française, à 90 % communiste (soit dit sans diminuer les grands mérites et le courage éminent des militants de la France libre basée à Londres et à Alger). Oui les communistes, pourtant interdits et pourchassés dès 1939, avant donc l’invasion allemande, furent les fers de lance de la Résistance sur le sol national, et notamment, de la Résistance armée des maquis et de la guérilla urbaine (que ceux qui en doutent, plutôt que de lire les livres négationnistes écrits à jet continu pour salir les communistes et réhabiliter le grand patronat collabo, fassent un Tour de France de la Mémoire passant par la Citadelle d’Arras, la Carrière de Châteaubriant, le Mont Valérien, etc.) et qu’ils se souviennent entre autres des Maquisards communistes de Corrèze (un département que les Allemands appelaient la « petite Russie »), des bataillons FTP-MOI de l’Affiche rouge ou de Carmagnole-Liberté, de la grande Grève patriotique des mineurs de mai-juin 1941 organisée par le PCF clandestin sous la botte allemande, ou de l’insurrection qui libéra Paris sous le commandement de communistes qui avaient nom Rol-Tanguy, chef des FFI de l’Ile-de-France, ou André Tollet, président du Comité de libération parisien. 
    • d’autre part, la Résistance héroïque puis la victoire, au prix de 27 millions de morts au moins, de l’Union des républiques socialistes soviétiques qui, durant toute la guerre, alors que Washington refusait jusqu’en 1944 d’organiser un « second front » en Europe, dut affronter et vaincre seule les 3/4 des divisions allemandes combattantes situées sur le front Est. Souvenons-nous de l’exploit de l’Armée rouge ouvrière et paysanne qui brisa l’« invincible Wehrmacht » à Stalingrad, Leningrad, Koursk… puis à Berlin en hissant sur le Reichstag nazi vaincu le drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau. Comme l’a déclaré loyalement le Général de Gaulle en visite d’État à Moscou en 1944, « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération »L’actuelle campagne de criminalisation de l’URSS et du communisme historique menée par le Parlement européen, des « socialistes » à l’extrême droite en passant par les macronistes et les eurodéputés LR, n’en est que plus ignoble par ce qu’elle révèle d’ignorance crasse, de basse ingratitude et de haine de classe recuite.

    Quant à nous militants franchement communistes DU PRESENT, nous continuons à défendre les conquêtes d’AVENIR de 1945-47, non seulement en combattant la criminalisation honteuse du communisme historique, mais en appelant à construire ou à reconstruire…

    • le vrai parti communiste de combat, 
    • le syndicalisme de classe gagnant de 1936, 1945 et 1968
    • un large Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste, 
    • le « tous ensemble en même temps » des travailleurs et de la jeunesse indispensable pour stopper les mauvais coups et pour contre-attaquer en déployant l’idée d’un Frexit progressiste, et en rappelant, après Lénine, que l’« on ne peut avancer d’un seul pas si l’on craint de marcher au socialisme », étape vers la société communiste sans classes dans laquelle enfin, la démocratie prolétarienne et populaire permettra d’étendre le principe cher à Marx et à Ambroise Croizat « de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » à toutes les activités humaines et à tous les peuples de la Terre. 

    POUR LE PÔLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE 11 octobre 2020- 

    • Par Léon Landini, ancien officier des FTP-MOI, Médaille de la Résistance, Grand Mutilé de guerre, Décoré par l’URSS, officier de la Légion d’honneur
    • Pierre Pranchère, ancien Maquisard des FTPF de Corrèze, ancien député de la Nation, ancien membre du C.C. du Parti communiste français
    • Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance et Brigadiste d’Espagne, réprimé pour avoir refusé de porter l’uniforme sous le commandement d’un ancien général de la Wehrmacht devenu chef d’état-major de l’OTAN
    • , fils de Résistant gaulliste, philosophe
    • Jany Sanfelieu, fille de combattant antifasciste espagnol
    • Annette Mateu-Casado, fille de combattants communistes antifascistes espagnols
    • Annie Lacroix-Riz, petite-fille de déporté juif, historienne de la Seconde Guerre mondiale

    Auxquels s’ajoutent: Fadi Kassem, agrégé d’histoire, secrétaire national du P.R.C.F.,  Gilliatt de Staërck, responsable national des Jeunes pour la Renaissance communiste en France, Marie-Claude Berge et Gilda Guibert, professeurs d’histoire retraitées, co-responsables de la rubrique Histoire et mémoire d’Etincelles , Jo Hernandez, secrétaire de la commission Luttes du PRCF, ancien syndicaliste CGT, Gabriel Casadesus, responsable de la commission Santé du PRCF, ancien syndicaliste CGT, Vincent Flament, rédacteur en chef d’INITIATIVE COMMUNISTE.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Les travailleurs de  mobilisés contre l’OPA 

    Sous couvert de “mettre en concurrence”, l’Union Européenne sous les offices zélés de Sarkozy a imposé la  d’EDF-GDF, offrant en 2008 GDF à l’opérateur privée de l’ et de l’assainissement, la Lyonaise des eaux devenue Suez. Les deux entités prenant le nom d’Engie en 2015. en 2017 le régime Macron décide de céder pour 8.7% du capital d’Engie encore détenu par l’agence des participations de l’État, descendant ainsi sous le seuil de 24% du capital et 28% des droits de vote. Issue de société coloniale (compagnie du canal de Suez, Banque d’Indochine), Suez avait été nationalisée en 1982 et privatisée en 1987. Elle fusionne complètement avec la Lyonnaise des Eaux en 1997. Suez contrôle ainsi une part importante de la distribution de l’ et de l’assainissement en France (19% de la population). Un secteur où l’autre acteur privé majeur est Veolia (ex- Vivendi, ex-Compagnie générale des eaux) qui contrôle 40% de la distribution. La SAUR et des régies publiques assurant le reste de la distribution. Veolia en lançant une OPA sur Suez s’assurerait une situation de monopole privé dominant sur l’ potable et l’assainissement, un bien commun et un service public essentiel de la population. Alors que les travailleurs sont évidemment opposés à cette fusion dont la traduction sera évidemment suppression d’ et pression à la baisse des salaires, Veolia a pu compter sur le soutien de la CFDT pour s’emparer de Suez : avec pour projet de vendre à la découpe les parties les plus juteuses de l’entreprise. À l’issue d’un vote, le conseil d’administration d’Engie qui compte 13 membres, a approuvé la vente avec sept voix pour, la plus courte majorité possible, face à quatre voix contre et deux abstentions. Sur les 13 membres, six “indépendants”, trois représentant de l’État actionnaire, trois représentants des salariés (1 CGT, 1 CFE-CGC, 1 CFDT) et 1 CFDT au titre des salariés actionnaires. Les 6 “indépendants” et la CFE CGC ont voté pour, les deux représentants de la CFDT ont quitté la salle, validant l’OPA. Le régime Macron aurait téléphoné aux représentant CFDT pour qu’ils se comportent ainsi d’après une source citée par Médiapart. Un vote contre de la CFDT aurait obligé la CFE-CGC à voter contre, faisant basculer le résultat du vote.

    Manifestation intersyndicale contre l’OPA de Veolia le 22 septembre 2020.

    On lira ci-dessous le communiqué justement dénonciateur de la C.F.D.T. Suez et le commentaire qu’en fait la Commission luttes du P.R.C.F. – Le 06/10/2020

    Nous publions ci-dessous la protestation publique hautement justifiée du syndicat CFDT de Suez. Ce texte dénonce la trahison ouverte des salariés d’Engie et de Suez par la représentation officielle de la CFDT Engie au C.A. d’Engie.

    Existe-t-il désormais la moindre limite aux trahisons sans fin d’un “syndicat” chéri des médias d’État, de l’UE et du grand patronat en général ? Certes, il n’y a que la première félonie qui coûte : rappelons fraternellement aux cédétistes et aux travailleurs poignardés dans le dos d’Engie, ex-GDF, que la CFDT n’a cessé de trahir la classe ouvrière, et plus généralement l’intérêt national, au moins depuis l’adoption du plan Juppé-Notat frappant la Sécu (1995 !), sans parler des trahisons à répétition de Chérèque, puis de Berger, sur les retraites, l’indemnisation du chômage, les contre-réformes scolaires, la casse du statut de la fonction publique et l’euro-destruction en cours de la SNCF, de France-Télécom, d’EDF-GDF, etc. 

    Au point que de plus en plus de cégétistes fidèles au combat de classe refusent désormais la stratégie d’alliance (dite “syndicalisme rassemblé”) de la Confédération CGT avec une organisation aussi macron-compatible, MEDEF-complaisante et euro-alignée (la direction de la CFDT coïncide pour ainsi dire avec celle de la très maastrichtienne CES) que l’est la confédération CFDT et bon nombre de ses antennes professionnelles.

    En ce qui concerne le PRCF, il n’a cessé de condamner les fusions capitalistes, qu’elles soient continentales (Alstom / Siemens par ex.), transcontinentales (PSA-Chrysler, Renault-Nissan…) ou PSEUDO-nationales, le but de la fusion Véolia-Suez n’étant pas de conforter le produire en France moribond, mais de mondialiser la chasse aux superprofits des oligarques du CAC-40 EN SACRIFIANT L’EMPLOI EN FRANCE, et dans la foulée, les savoir-faire et jusqu’à la langue française sacrifiée systématiquement au tout-anglais.

    Ces fusions sont inspirées par le “Besoin d’aire” du MEDEF (traduisez: le besoin d'”espace vital” du grand capital “français”). Ce « besoin d’aire », titre du manifeste patronal de 2012, essore la France et le monde du travail sans crainte de dissoudre notre pays et les conquêtes du CNR (dont la  de l’énergie et du sous-sol par Maurice Thorez et Marcel Paul) dans une “construction” euro-atlantique aussi délétère qu’irréformable. Ces fusions vont de pair avec les euro-privatisations (dont celles de GdF) et les euro-délocalisations, l’argent des contribuables n’étant bon qu’à socialiser les risques patronaux tout en laissant aux actionnaires la haute main sur les profits et sur la gestion.

    Le PRCF et sa commission luttes appellent en conséquence, non seulement à la nationalisation de l’eau en France, non seulement à la renationalisation d’Engie-Gaz de France et à la reconstruction d’un pôle public 100% nationalisé de l’Énergie, mais à un véritable Frexit progressiste débouchant sur la rupture de la France avec la domination du grand capital et ses instruments de domination nationale et continentale.

    Travailleurs d’ENGIE, de SUEZ de VEOLIA et de toutes les boîtes, avant que les casseurs patronaux, les “syndicalistes” jaunes et les vendeurs d’Europe sociale bidon n’aient totalement détruit notre pays et son industrie privée et publique, construisons le tous ensemble en même temps pour dire RETRAIT DE TOUTES LES CONTRE-REFORMES MAASTRICHTIENNES (retraites, sécu, indemnités chômage, casse du lycée et de l’Université, Parcoursup…), des EUROPRIVATISATIONS, des PLANS DE LICENCIEMENTS, DES EURO-DÉLOCALISATIONS, DES BAISSES DE SALAIRES. Edouard Philippe dit craindre une “tempête sociale” ? Prenons-le au mot et sachons qu’il n’y a de choix qu’entre le TOUS ENSEMBLE EN MÊME TEMPS potentiellement victorieux, et le chacun pour soi séparément qui ne mène qu’à la défaisance de notre pays et à l’humiliation sans fin de toute notre classe !

    Pour la commission Luttes du PRCF, Jo, José, Thomas et avec le plein soutien de Georges Gastaud et de Fadi Kassem, secrétaires nationaux du PRCF


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  • , résistant FTP-MOI, président du PRCF dans une analyse rédigée en 2009 montrait les liens factuels entre gouvernement, grands groupes financiers, et . Une tribune démontrant la réalité objective non seulement de l’intégration du  monopoliste d’État, mais aussi la nature profondément et intrinsèquement de classe de l’. Une structure politique supranationale construite par et pour la domination exclusive de la classe capitaliste contre les peuples et la classe des travailleurs. 11 ans plus tard, Léon Landini souligne que la situation n’a pas changé, elle s’est au contraire aggravée. C’est pour inviter à cette prise de conscience et appeler à l’action avec le PRCF que Léon Landini a fait parvenir à la rédaction d’IC cette tribune. Toujours d’une brûlante actualité dans les faits, comme dans son mot d’ordre : Union Européenne oui pour s’en sortir, il faut en sortir


      Union Européenne. Oui !      Pour s’en sortir, il faut en sortir 

    Léon Landini – 2009 – président du PRCF

    La France, pays des droits de l’homme et du citoyen, pays de la révolution de la Commune et de la Résistance, voit chaque jour disparaître tout ce qui faisait d’elle le porte drapeau international de la liberté.

    Aujourd’hui notre  pays est en pleine fascisation et nos gouvernants en profitent pour remettre en cause tout ce qui avait été conquis par notre peuple depuis plus d’un siècle de luttes et de sacrifices.

    La volonté de détruire la totalité des nos acquis et de faire disparaître jusqu’à l’esprit de Résistance, a été clairement exprimé par  les proches de Sarkozy.

    C’est Denis Kressler, ami personnel du président de la République, ancien N° 2 de MEDEF, président du groupe d’assurance SCOR, membre du Conseil économique et social, de la commission des comptes de la Nation, Administrateur de PariBas, de Bolloré Investissement et de Dassault Aviation, qui a été chargé de cette besogne en qualité de porte parole du gouvernement, en écrivant dans la revue « Challenge » :

    « Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer et le gouvernement s’y emploie ….. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ».

    Denis Kessler – 2007

    Il s’agit non seulement « défaire méthodiquement le programme du CNR » mais surtout effacer toutes velléités de résistance à la remise en cause de tous nos droits.

    Pour pouvoir intoxiquer et tromper notre population, la participation des médias est absolument indispensable pour pouvoir pratiquer un bourrage de crâne intensif, celui-ci dépassant tout ce que nous avons pu connaître par le passé, y compris pendant les années noires de l’occupation.

    Sans doute pensent-ils qu’en répétant toujours les mêmes choses nous allons finir par les croire, il est vrai :

    en tombant toujours au même endroit, une goutte d’eau finit par faire un trou dans la roche

    proverbe chinois

    Depuis les présidentielles de 2007, les médias mènent une intense campagne afin de nous  faire admettre que le véritable défenseur de la Résistance Française c’est Sarkozy.

    Dans ce but et afin d’assurer sa propre promotion, « ce monsieur »  s’est rendu à Châteaubriant, pour disait-il, rendre hommage à Guy Môquet, tout en « oubliant » de rappeler que Guy Môquet, jeune communiste, avait été arrêté en distribuant des tracts de son parti et que son père député communiste avait déjà été arrêté et interné en Algérie.

    Au cours d’une autre visite au Plateau des Glières il a, (au cimetière où reposent les résistants tombés en ce lieu) tenu en riant des propos graveleux qui  ont choqué  et ulcéré les résistants assistant à cette cérémonie.

    Poursuivant son périple, il s’est ensuite rendu en divers autres lieux où des résistants avaient donné leur vie, convaincus que leurs sacrifices allaient permettre la création d’un monde meilleur.

    À chacun de ses déplacements il est toujours accompagné  par une Smala de cameramans, de journalistes et de photographes, qui est chargée d’assurer sa  publicité et sa mise en valeur.

    Alors que des coups terribles sont portés quotidiennement aux acquis du programme du CNR, voici que ce « personnage » s’est permis au cours d’une récente allocution de faire référence au Conseil National de la Résistance comme s’il en était le porte-parole.

    Décidément, il faut avoir beaucoup d’audace et un beau culot, pour essayer d’utiliser à son profit le CNR, tout en détruisant tout ce que le CNR nous avait apporté.

    Les télévisions, les radios et la presse, tous en cœur ne tarissent jamais d’éloges sur la grandeur de ce « seigneur ».

    Au cours des dernières élections européennes de 2009, tout a été fait, pour faire croire que le résultat était une grande victoire de Sarkosy et de l’UMP et pour que cela soit crédible, ils ont surtout mis en exergue le pourcentage de voix obtenues par la droite, sans évoquer un seul instant le nombre des inscrits et l’importance des abstentions.

    Pourtant, la totalité des suffrages exprimés (de droite comme de gôche) en 2009, arrivent avec beaucoup de peine à dépasser le nombre total de celles et de ceux qui au référendum de 2005 avaient voté NON à la Constitution Européenne.

    Le résultat de 2009  confirme à nouveau que le peuple français ne veut pas de cette Union Européenne.

    Les médias  sont  au service du gouvernement et de la grande finance.

    Ou plutôt ce serait le gouvernement qui est au service de la grande finance.

    Afin de démontrer cette main mise, il est utile de rappeler au préalable quelques textes sur la liberté de la presse :

    La loi du 1er juillet 1881 sur la liberté de la presse.

    Art 2 : Il n’existe plus de censure, non seulement pour les écrits, mais même pour les dessins, gravures, lithographies, estampes, etc … Il faut admettre que l’expression publique de la pensée, étant un des droits de l’homme et du citoyen, ne peut admettre de restrictions que celles édictées par la loi.

    Le  15 mars 1944 : Programme du Conseil National de la Résistance.

    Unis quant au but à atteindre, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques, groupés au sein du CNR, proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération : Afin d’assurer la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères

    Faisant fi de ces directives impératives, le gouvernement et les grands groupes financiers se sont emparés de la quasi totalité des grands moyens de communication.

    En voici quelques exemples :

    Les chaînes de télévisions publiques, financées essentiellement par la redevance payée par tous les citoyens possédant une télévision, sont devenues la propriété de Sarkosy qui s’est arrogé le droit d’en désigner lui-même les PDG, mettant ainsi ce média à sa botte.

    Quant aux autres médias nationaux, (qui vivent souvent pour partie de commandes publiques) se trouvent tous  sous tutelle de grands groupes financiers.

    Lagardère (Europe 1 – Paris-Match – Le magazine Elle –  Télé 7 jours –  etc…

    Dassault  (Le Figaro). Bouygues  (TF 1).Vivendi  (Canal+). Bolloré  (Direct soir – La Chaîne Direct 8). Pinault  (Le Point). Bertelsmann  (RTL – M6). Arnault  (La Tribune – Radio Classique)  etc. …).

    L’éloge funèbre de Jean-Luc Lagardère, avait été prononcé par Henri-Bernard Levy, qui est lui-même directeur de collection chez Grasset (propriété de Lagardère), chroniqueur au Point (propriété de François Pinault), éditorialiste associé au Monde (actionnaires Lagardère et Pinault), actionnaire de Libération, mais aussi président du conseil de surveillance d’Arte. 

    Idem pour la presse quotidienne nationale.

    Les Échos devraient tomber dans l’escarcelle de Bernard Arnault (témoin du mariage de Sarkozy et PDG de LVMH) qui pourrait revendre son autre quotidien La Tribune à Bolloré (celui qui a prêté son Yacht à Sarkozy et à qui Jospin a vendu la Société Française de Production pour une bouchée de pain).

    Libérationjournal qui se voulait révolutionnaire et qui était autogéré, fut créée en 1973 par Jean-Paul Sartre pour lutter contre « le journalisme couché ».  Ce quotidien est aujourd’hui la propriété du banquier Edouard de Rothschild. Il a le statut de société anonyme et les journalistes sont totalement écartés de la direction car ils ne détiennent plus qu’1 % du , ce qui les a contraints d’abandonner le droit de veto qu’ils détenaient auparavant pour toutes  les grandes décisions pouvant concerner le journal.

    Même L’Humanité  qui se disait communiste, a pour actionnaires Lagardère et Bouygues, ce qui laisse penser que sa liberté d’expression est plus que limitée.

    Quant à  la presse régionale ce n’est pas mieux :

    Le groupe Hersant Médias, déjà propriétaire du quotidien Paris Normandie, et ses déclinaisons locales, vient de racheter à Lagardère les quotidiens du Sud-Est : La Provence, Nice Matin, Corse Matin, Var Matin etle journal gratuit Marseille Plus …d’autres parts, le Groupe Hersant Médias vient de céder au groupe Ouest France, 14 hebdomadaires qu’il détenait en Normandie.

    Pinault qui est actionnaire de Bouygues et donc de TF1 vient de lancer un magazine urbain gratuit baptisé Pili-pili qui doit « Assurer la promotion du commerce et des services de proximité ».

    Dassault est actionnaire de Lagardère et réciproquement,  lui-même associé à Hersant sur la TNT(chaîne Paris CAP), ce même Lagardère étant aussi actionnaire du Parisien, de L’Équipe (propriété du groupe Amaury) etc…

    Comme vous pouvez le constater avec ces quelques exemples, l’ensemble des grands médias sont soit sous gouvernance gouvernementale, ou bien entre les mains de la haute finance qui en possède l’écrasante majorité.

    Des « journaleux » grassement rétribués et sans aucun respect de la déontologie, ni même un semblant de démocratie, oublient, mentent, falsifient, salissent, ne respectant en rien la vérité pourvu qu’elle satisfasse celui ou ceux  qui les payent. 

    Après ce triste constat, comment pourrait-on croire qu’il y ait encore une possibilité pour l’écrasante majorité du peuple français, de s’exprimer librement et publiquement ?

    Dans ces conditions, qui peut prétendre que nous sommes encore en démocratie et que nous nous ne vivons pas sous la dictature de l’argent ?

    Avec l’excuse de la crise, les grandes entreprises après avoir touchés des dizaines, sinon des centaines de milliards du gouvernement, licencient, externalisent, délocalisent, laissant dans la misère et dans la désespérance des dizaines et des dizaines de milliers de familles, et voici qu’au même moment très tranquillement on nous annonce qu’une banque, après avoir reçu des milliards de subsides de l’État, vient de provisionner un milliard d’euros pour récompenser certains de ses collaborateurs.

    Si des milliards valsent pour quelques-uns, il n’en est pas de même pour tous. La preuve !

    La  Commission Européenne vient de faire parvenir au gouvernement français une injonction  demandant à ce que les producteurs de fruits et légumes remboursent 700 millions d’euros, qui correspondraient à diverses subventions qui leur auraient été indûment versées au cours des ces dernières années. Un milliard dans la poche des traders et 700 millions retirés de la poche des agriculteurs.

    Devant cette situation scandaleuse, Martine Aubry s’est mis à pousser des cris d’orfraie, mais à aucun moment elle ne s’en est prise à cette Commission Européenne qui veut nous imposer ce que l’ensemble de la population française a par deux fois refusé.

    Il faut rappeler que Martine Aubry et les dirigeants du Parti socialiste font partie de ceux qui, contre la volonté du peuple français, nous ont imposé cette Union Européenne.

    Devant la colère des paysans, le ministre de l’Agriculture tergiverse promettant d’intervenir auprès de la Commission Européenne pour essayer de faire diminuer cette somme, ou bien encore, de soulager leur fardeau en les exonérant des charges patronales envers la Sécurité Sociale.

    Ce manque de non paiement de charges sociales, va volontairement aggraver la situation financière de la Sécurité Sociale et mettre cette grande institution issue de la Résistance dans l’impossibilité de faire face à ses obligations.  

    Il est vrai que dans une Europe où « La concurrence doit être libre et non faussée » il n’y a plus de place pour la Sécurité Sociale.

    Comme, il n’y aura plus de place pour aucun de nos services publics, tout cela sera entre les mains des grands groupes financiers et nous aurons enfin le bonheur de ressembler à cette grande démocratie appelée USA où plus de 40 millions de personnes ne bénéficient d’aucune Sécurité Sociale. 

    Quant aux dirigeants du PCF reniant tous les combats passés, ils continuent à nous prendre pour des imbéciles en parlant  d’une « Europe sociale », pourtant les résultats qu’ils ont obtenus aux dernières élections auraient dû leur faire comprendre que les électeurs ne se sont pas laissé attraper à cette sinistre comédie.

    Pour en terminer avec la fascisation de notre pays, pour en terminer avec la criminalisation du communisme, pour lutter contre les licenciements sauvages et abusifs, pour en finir avec toutes les misères que nous subissons, il faut nous débarrasser de ce carcan qu’est Union Européenne, il est temps, il est grand temps que les vrais communistes qu’ils soient ou non membres du PCF s’unissent hors des instances d’un Parti qu’il n’est plus possible de remettre sur les rails de la lutte des classes.

    Il nous faut comme au temps de la Résistance, unir toutes celles et tous ceux qui veulent changer ce monde, avec comme base d’union la réalisation d’un nouveau programme de Résistance, sinon dans un avenir qui se rapproche à grande vitesse, la misère et la faim ne serons plus l’unique apanage des seuls  pays du tiers monde.

    Le premier acte fondamental  à accomplir pour reconquérir notre dignité, pour chasser des affaires ceux qui ruinent notre pays, c’est sortir la France du carcan que représente cette Union EuropéenneOui !  Pour s’en sortir, il faut en sortir.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • De nouveau la déchire le Caucase. Le dictateur Aliyev lance à l’assaut du Haut Karabakh l’armée azerbaïdjanaise, sous la protection des drones et avions turcs, et avec le renfort des milices islamistes syriennes armée et déployés par Ankara désormais non seulement dans le nord de la Syrie mais également en Libye. Le conflit qui est en passe de devenir une ouverte entre Erevan et Bakou pourrait, compte tenu du jeu des alliances, conduire à une régionale, impliquant Russie, Iran, , et au-delà.

    Les combats ont déjà provoqué plusieurs centaines de tués dans les rangs des deux armées, et il s’intensifie chaque jour. Les bombardements azerbaïdjanais frappent désormais non seulement le Haut Karabakh mais également l’. En réplique l’ fait désormais usage de missiles de moyenne portée. Et les populations civiles se retrouvent désormais sous le feu des bombes de part et d’autre de la ligne de front.

     

     

    Un communiqué du Parti communiste d’Arménie, précédé d’un commentaire PRCF et suivi d’un texte de G. Gastaud sur le rôle géopolitique de la Turquie d’Erdogan.

    Nous publions ci-dessous le communiqué de nos camarades du P.C. d’Arménie qui, tout à la fois, condamnent l’agression brutale et inhumaine du gouvernement de Bakou contre la population civile de l’enclave arménienne, démasquent ses inspirateurs et commanditaires irresponsables d’Ankara, et appellent la population arménienne à rejeter tout comportement xénophobe sans confondre patriotisme et ultranationalisme.

    Nous rappelons que, lorsque l’ était encore l’, c’est-à-dire avant que la “catastroïka” de Gorbatchev n’eût abouti au démantèlement sous influence impérialiste de l’Union soviétique, les Arméniens et les Azéris, sans forcément s’aimer, ne s’entretuaient pas et coopéraient dans le cadre d’une Fédération multinationale respectée et paisible où chacun avait un emploi et un avenir. Terrible fut alors la responsabilité des ultranationalistes arméniens qui, avant même la chute de l’, propageaient souterrainement la haine pathologique du Russe sans la moindre intelligence de la situation géopolitique de l’Arménie. 

    Nous publions à nouveau une analyse de G. Gastaud, secrétaire national du PRCF, sur le danger de plus en plus grave que constituent les agressions tous azimuts du pouvoir clérical-fasciste d’Erdogan, complice de Washington, de Paris et des pétromonarchies dans le sac de la Syrie, bourreau inlassable du peuple kurde en Turquie et hors de Turquie, persécuteur acharné de la gauche populaire turque, protecteur et financeur des djihadistes et des autres mercenaires djihadistes du Haut-Karabagh au Sahel, ennemi objectif de tous les musulmans du monde que sa politique ignoble dessert en Europe, en Asie et en Afrique.

    Une fois de plus, les antisoviétiques de droite et “de gauche” qui, derrière les Glucksmann, July et autre BHL ont appelé à détruire l’Afghanistan laïque et populaire dans le but de détruire l’URSS, sont confrontés à l’irresponsabilité et aux résultats sanglants de leur sale politique


    Le appelle à un cessez-le-feu immédiat dans le conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie!

    Le dimanche 27 septembre, les forces armées azerbaïdjanaises ont repris leurs attaques contre des cibles à l’intérieur de l’Artsakh (l’enclave du Haut-Karabakh) et ont relancé un conflit dangereux qui pourrait rapidement dégénérer et mettre davantage en danger la et la stabilité dans la région déjà instable. Le Parti communiste arménien condamne fermement et sans équivoque l’assaut des forces militaires azerbaïdjanaises et de leurs soutiens turcs, ainsi que la rhétorique ignoble de leurs dirigeants politiques, qui a été consciemment dirigée contre les civils d’Artsakh et d’Arménie.

    Les agresseurs ont ciblé non seulement les positions défensives arméniennes, mais aussi les populations civiles et les infrastructures. Ainsi, des rapports font état de nombreuses victimes, tant civiles que militaires, résultant de cette agression effrénée.

    Nous sommes gravement préoccupés par les informations confirmées faisant état d’un recrutement à grande échelle de combattants djihadistes mercenaires au cours des derniers mois, qui seront envoyés en Azerbaïdjan pour aider les forces militaires azéries régulières dans leur projet d’invasion de l’Artsakh. Nous demandons instamment à l’ONU d’enquêter de manière approfondie sur ces événements et d’exhorter le gouvernement turc à renoncer à de telles pratiques. Toutes ces forces mercenaires devraient être immédiatement dissoutes et rapatriées dans leur pays d’origine.    

    Nous sommes également préoccupés par le fait que le Premier ministre turc, le président Recep Tayyip Erdogan, ait été cité comme menaçant le soutien du pays à une attaque à grande échelle contre la République d’Arménie dans le but de renverser son gouvernement légitime démocratiquement élu. Nous considérons que de telles déclarations d’intention sont contraires à la Charte des Nations Unies et au droit international. Le Parti communiste d’Arménie condamne fermement et sans équivoque ces déclarations provocatrices!

    Le Parti communiste d’Arménie appelle les gens à faire preuve du calme, de la mesure et de la retenue nécessaires pour assurer la stabilité et l’ordre dans nos communautés. Il est donc nécessaire que le peuple arménien s’abstienne de tout hyper-nationalisme instinctif, ou de se plier à l’hystérie ethno-sectaire, en réponse à ces troubles.

    Nous sommes d’avis, dans les circonstances actuelles, que toutes les forces et tous les individus progressistes et patriotiques arméniens exercent une discipline extrême pour résister à l’agression dans toutes ses manifestations, tout en soutenant pleinement l’État arménien et ses forces armées.

    Le Parti communiste d’Arménie appelle tous les peuples épris de paix du monde entier, ainsi que les forces de gauche et progressistes du monde entier, à s’unir pour la paix et à condamner l’agression militaire infligée à la population civile et sans défense de l’Artsakh et des villes frontalières et villes d’Arménie. Nous apprécions les efforts du gouvernement de la Fédération de Russie pour arrêter l’effusion de sang et provoquer un cessez-le-feu immédiat, et appelons le président russe Vladimir Poutine à user de son influence et de son autorité internationale pour faciliter le mouvement vers une initiative internationale visant à mettre un terme rapide à cette situation, conflit long mijotant une fois et pour tous. Nous appelons également le gouvernement de la Fédération de Russie à honorer et à maintenir sa noble histoire en tant qu’allié de principe et voisin de l’Arménie pendant ses heures les plus sombres.

    Le Parti communiste arménien condamne catégoriquement toute intervention extérieure dans les affaires intérieures de l’Arménie et tente de violer les frontières et de saper la stabilité du pays. Notre Parti appelle à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel conduisant à des négociations en vue d’un accord de paix permanent sous les auspices de l’ONU et basé sur la Charte des Nations Unies.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Tous ils ont nié la gravité de l’épidémie; tous ils ont traité de “femmelettes“, ou peu s’en faut, les personnes qui prenaient quelques précautions ; tous ils ont joué les surhommes invulnérables et nargué les chefs d’Etat “mauviettes” qui osaient confiner A TEMPS leur population, comme à Cuba, ou les fourbes “dictatures” à la chinoise qui dépistaient à tour de bras et qui isolaient les personnes contagieuses le temps nécessaire.

    Dame, nos grands néolibéraux chefs de file du “monde libre” voulaient absolument privilégier l’ “économie”, entendez “les profits capitalistes” et, comme il était expressément écrit sur les pancartes des manifestants trumpistes (ces nazis qui s’ignorent) contre le confinement “les faibles doivent mourir!”. Bref, le sauvage mot d’ordre “libéral” de toujours “laissez-faire, laissez passer”, se révélait dans toute sa barbarie crue et proprement exterministe : “laissez faire, laisser crever!“. On a vu ce que cela a notamment donné en France avec la gestion des EHPAD, souvent catastrophique d’inhumanité.

    Boris , lui, a failli mourir pour du bon et, apparemment, il en a tiré quelques leçons tardives à propos des mesures-barrières qu’il met désormais en place, bien trop tard, en Grande-Bretagne : mais le mal est fait là-bas car le système public de santé anglais a été détruit de longue date par Thatcher et par son clone social-libéral Anthony Blair. 

    Le libéral-fasciste brésilien déclaré s’en est tiré et se contente, entre deux prières “évangéliques” et deux appels à tuer les communistes, de voir mourir les pauvres entassés dans les favellas, les Etats brésiliens fédérés abandonnés par l’Etat fédéral faisant ce qu’ils peuvent pour protéger les populations. 

    Et voilà maintenant que “l’homme fort” par excellence, l’homme qui racontait encore récemment que le masque était la marque des faibles, le super-beauf à la mèche orange qui déclarait qu’avec le bon air, un peu de sport et quelques injections d’eau de javel le “virus chinois” passerait vite, l’apprenti putschiste qui envoyait ses milices “républicaines” en gilets pare-balle investir les Sénats “démocrates” optant pour le confinement,  suffoque à son tour à l’hôpital dans un état incertain. Du moins a-t-il eu la chance d’être diagnostiqué, transféré de nuit à l’hôpital par un hélicoptère de l’armée, avec désormais une armada de spécialistes à son chevet et un traitement de choc hautement coûteux (et d’ailleurs risqué) que n’auront pas reçu les 200 000 Américains (!!!) qui sont décédés du corona, après avoir subi une agonie particulièrement angoissante, en trois mois.

    Nous ne souhaitons la mort de personne, même pas de celle des salauds car nous sommes marxistes et la devise de Marx, empruntée à Térence, était “Homo sum, et nihil humani a me alienum puto”(1). Mais on nous excusera de réserver notre compassion au million de familles endeuillées de par le monde dont beaucoup n’auront même pas pu assister leurs proches dans leurs derniers moments, ni même les accompagner dans leur dernier voyage. Pas seulement à cause d’un virus inconscient de ses propres effets, mais à cause, sur le fond, de cet immense multiplicateur de mort qu’est en son fond l’euro-mondialisation virale que le PRCF a dénoncé dès le début du mois de mars. Une euro-mondialisation portée par les traités européens supranationaux qui organise la casse austéritaire des systèmes de santé, qui substitue à la planification rationnelle les conflits d’intérêts entre mandarins liés rivaux aux labos privés, et dont l'”économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée” (traité de Maastricht) ne laisse le choix à l’humanité qu’entre un confinement généralisé mortifère (avec toutes les mesures liberticides que les gouvernements capitalistes ne se privent pas de prendre par la même occasion), et que des échanges commerciaux uniquement guidés par la course au profit maximal. 

    Georges GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • « Bonjour à toutes et à tous. Vous allez assister à une confrontation inédite. » En ce dimanche 13 septembre, l’animateur du « Grand Débat » de la « Fête de l’Huma autrement » (la pandémie du coronavirus ayant contraint à annuler les traditionnelles festivités annuelles) n’est pas peu fier de présenter une « confrontation » inédite. Jugez plutôt : , secrétaire général de la , se retrouve face à… Geoffroy Roux de Bézieux, le président du MEDEF.

     

    « Inédit », ce type de « débat » l’est assurément : on imagine Benoît Frachon « débattre » à la Fête de l’Huma avec Georges Villiers, premier président du Conseil national du patronat français (CNPF) créé à la Libération pour recycler un patronat massivement impliqué dans la Collaboration avec Vichy – et par la suite nommé président de BusinessEurope, un lobby des patrons de l’industrie au niveau européen ; on imagine Georges Séguy « débattre » avec Paul Huvelin, successeur de Georges Villiers et qui a « recherché essentiellement […] la paix sociale » à travers les accords de Grenelle de mai 1968, tout en ayant été membre du Conseil européen pour le progrès économique et social avant de présider l’union des industries de la Communauté européenne dans les années 1970 ; on imagine aisément Henri Krasucki « débattre » avec Yvon Gattaz, le père de Pierre Gattaz qui exerça les pressions nécessaires pour pousser Mitterrand et le gouvernement Mauroy à opérer le « tournant de la rigueur » en 1982-1983 – « tournant » dont nous ne sommes toujours pas sortis aujourd’hui…

    Mais voilà : Philippe Martinez, qui signe toute honte bue un texte appelant à faire du « dialogue social » l’action prioritaire en plein confinement (texte également signé par la jaune CFDT et le MEDEF) et qui applaudit le « plan de relance » (comprenez : plan de liquidation des conquêtes sociales et démocratiques) Macron-Merkel – et ce après avoir expliqué qu’il refusait toute interférence politique au nom de la charte d’Amiens, lorsque Jean-Luc Mélenchon proposa par exemple l’organisation d’une vaste manifestation sur les Champs-Élysées à l’automne 2017 –, franchit un pas supplémentaire dans la collaboration de classes, sous le regard attendri des organisateurs de la « Fête de l’Huma autrement ». Et voilà que Roux de Bézieux, le patron du MEDEF qui dispose déjà de suffisamment de tribunes médiatiques et politiques en temps normal, devient l’attraction majeure de cette « confrontation inédite » et de ce weekend peu ordinaire. Heureux comme un poisson dans l’eau, l’animateur du débat annonce fièrement que le « débat » va « opposer » des « points de vue qui se situent aux antipodes l’un de l’autre » ; et cela tombe bien car Martinez en « rêvait » (avec un grand sourire) car il « croi[t] beaucoup en ce genre de débat » pour « se forger une idée en toute connaissance de cause » ; avec seulement 1890 vues (dont quatre visionnages de la part du rédacteur du présent article) sous la vidéo YouTube deux semaines après la publication de celle-ci, on peut douter de l’efficacité de la démarche…

    L’analyse du « débat » permet de dégager une analyse plus nuancée que les explications avancées par les eurobéats « contradicteurs » du MEDEF. Naturellement, prétendre que Philippe Martinez et Geoffroy Roux de Bézieux défendent des points de vue exactement similaires relèverait de la malhonnêteté intellectuelle. Fier-à-bras, Roux de Bézieux affirme les fondamentaux de l’exploitation capitaliste : « je ne suis pas complètement à l’aise avec la montée de la démocratie directe » ; à la question de savoir s’il faut « remplacer » le par « un autre mode de fonctionnement de la production » (prononcer le mot « communisme » arracherait la bouche de l’animateur), Roux de Bézieux est bien entendu catégorique : « Je ne vais pas vous surprendre : je ne vais pas vous dire oui » car « les économistes n’ont pas de modèle à plaquer sur cette  » ; en outre, face à la crise, « c’est assez logique que l’État vienne au secours des entreprises, et donc des salariés » (le dernier passage étant certainement ajouté pour flatter le public et Martinez) ; « au MEDEF, on est rarement favorable aux impôts » – et les euro-gouvernements successifs, « socialistes » compris, ont satisfait les desiderata du patronat sur ce sujet ; « je pense que la liberté d’entreprendre permet de la créativité, permet de créer des richesses – et de les partager ensuite » (là encore, ça a dû en coûter à Roux de Bézieux de prononcer une telle formule) ; « les entreprises payent énormément d’impôts », et donc « une aide publique, c’est un morceau d’impôt qu’on vous a pris et qu’on vous rend » (et l’oligarchie capitaliste, bénéficiant du CICE, de la suppression de l’ISF, de la baisse de l’impôt sur le revenu, des baisses de cotisations patronales, etc., peut témoigner des cadeaux fiscaux successifs des euro-gouvernements). Pendant ce temps, Martinez sort des formules classiques plutôt de bon sens, tout en ne parvenant pas à prononcer des mots comme « capitalisme » : dénonciation du « moins-disant social qui génère des délocalisations », des « inégalités qui, à l’échelle de la planète, se creusent », des « actionnaires » privilégiés par rapport à l’investissement productif ; « cette crise, elle a révélé que, heureusement, certains l’appellent un matelas social, nous on parle de modèle social, et bien là on voit dans ces périodes-là, la différence avec des pays comme les États-Unis » (et d’ajouter : « je ne parle pas de la Chine, parce que là… ») ; « le marché ne doit pas tout », etc.

    Mais la suite du « débat » révèle malheureusement que le dirigeant de la CGT se perd dans ses lubies eurobéates classiques, comme lorsqu’il a signé l’appel « Plus jamais ça ! Construisons le jour d’après » défendant notamment « la décision de ne pas utiliser les 750 milliards d’euros de la BCE pour alimenter les marchés financiers mais uniquement pour financer les besoins sociaux et écologiques des populations ». Et voici que Martinez, qui explique à raison qu’« on a besoin de règles » (fiscales, sociales, environnementales) face au marché, affirme : « On peut le faire à l’échelle européenne. Nous on se bat, avec l’ensemble d’ailleurs, enfin une grande partie des syndicats européens, pour qu’il y ait un salaire minimum en Europe, parce qu’il y a du dumping social y compris au sein même de l’Europe ». Et revoilà l’éternel refrain de « l’Europe sociale » porté par un eurobéat qui, de toute évidence, ne semble pas au courant que l’actuel patron de la Confédération européenne des syndicats (CES) n’est autre que Laurent Berger, avec lequel Martinez signe des déclarations pour faire du « dialogue social » l’instrument « privilégié » face au patronat ou pour applaudir des deux mains le « plan de relance » Macron-Merkel.

    Pire : versant dans l’idéalisme béat ignorant les principes mêmes d’une analyse dialectique et matérialiste (peut-on vraiment attendre une telle démarche de la part de Martinez ?), le secrétaire général de la CGT parvient à faire passer Roux de Bézieux pour un homme lucide quant aux rapports de forces géopolitiques et économiques : tandis que Martinez, incapable d’opérer une « analyse concrète de la situation concrète », entonne le refrain de l’« Europe sociale », défend le « SMIC européen » et n’ose pas prononcer le terme de « souveraineté », Roux de Bézieux évoque la question des relocalisations de manière réaliste, expliquant même « qu’il faut retrouver une forme de souveraineté » et qu’« en arrivant au MEDEF, j’ai créé un comité souveraineté, qui avait d’ailleurs un peu toussé si j’ose dire parce que tout de suite on dit souveraineté = souverainisme = protection des frontières = xénophobie. Non, ce n’est pas ça » – à ceci près que le MEDEF lui-même évoque, comme Macron, une « souveraineté européenne ». Et d’ajouter avec lucidité : « le problème c’est qu’au sein de l’Europe, vous le savez, on a des modèles sociaux qui sont encore très différents ; et on a choisi tous collectivement – alors on n’a pas peut-être pas tous voté de la même manière –, mais on a choisi d’unir nos destins sur le plan économique avec la même monnaie. Donc là, c’est beaucoup plus compliqué parce qu’en gros, proposer un SMIC européen, pourquoi pas ? À la limite, je vais vous dire : si je suis très cynique, cela nous avantage parce que globalement, même si on a des usines à l’étranger, on a plus de production en France, donc ça va faire monter les coûts des autres […]. Le problème c’est que, allez dire ça aux patrons polonais » ; ne sachant que répondre, Martinez réplique à Roux de Bézieux « c’est à vous de le faire » pour s’adresser au patronat polonais, avant de réclamer « plus de protections », sans bien entendu se demander si cela est réalisable au sein de l’UE…

    Le même weekend, « Fabien Roussel (PCF), Olivier Faure (PS), Léa Balage El Mariky (EELV) et Adrien Quatennens (FI) ont débattu, ce samedi, à l’Agora de la Fête l’Humanité Autrement » (L’Humanité), ce qui permet d’offrir un nouveau spectacle de la « gauche plurielle » que Quatennens fut le plus prompt à condamner ; quant à Fabien Roussel, cherchant une position d’équilibriste pour une impossible entente avec un faux Parti « socialiste » et des prétendus « écologistes » avant tout portés par le projet européiste (et sans naturellement toucher au capitalisme), son positionnement sur les élections régionales dans les Hauts-de-France est claire : « Pour gagner, il va falloir rassembler largement, très largement, bien au-delà de nos propres rangs, aller convaincre des gens qui n’ont plus envie d’aller voter, qui sont dégoûtés de la politique », avec « toutes les ouvertures qu’il faut ». Et pendant ce temps, Patrick Le Hyaric écrit au Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) pour « contribuer » financièrement à ce weekend, sans inviter ni même proposer un instant de réels débats entre communistes sur des sujets fondamentaux : sortie de l’UE et de l’euro, souveraineté nationale et populaire, retour aux fondamentaux du marxisme-léninisme, etc.

    « La régression sociale ne se négocie pas : elle se combat », proclamait Henri Krasucki. Philippe Martinez opte pour le « débat » avec le MEDEF, grand inspirateur de la régression sociale (et démocratique) touchant la France et la République, les citoyens et les travailleurs, depuis des décennies. Plus que jamais, il est urgent d’œuvrer pour un syndicalisme de classe et de masse – comme le font déjà des syndicalistes de la CGT, refusant l’asservissement au « dialogue social », à l’UE et à la CES – et la renaissance d’un Parti communiste franchement marxiste-léniniste qui porte le Frexit progressiste, la sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme exterministe étant la seule perspective d’avenir pour les travailleurs et l’ensemble des classes populaires et moyennes exploitées par le MEDEF européiste.

    Fadi KASSEM

    Source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Subventions d’État au grand Capital licencieur, ou le scandale permanent du capitalisme monopoliste d’État à l’heure de la construction européenne

    Par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF,

    VOUS AVEZ DIT “LIBÉRALISME”?

    Depuis des décennies, on nous rabâche, du collège à l’Université, sur presque tous les médias, et sur tous les tons, que nous vivons dans une société “libérale” et que le “” est notre lot.  Ceux qui sont un peu plus critiques politiquement, mais qui n’en barbotent pas moins dans l’illusion idéologique, parlerons, pour le condamner, de l’ “ultralibéralisme” ou du “turbo-capitalisme”. En fait, le Traité de Maastricht, relayé par tous les traités européens qui lui ont succédé, définit l’Union européenne comme une “économie de marché ouverte sur le monde où la  est libre et non faussée”. Au nom de cet article inamovible qui forme le cœur de la “construction” européenne et des constructions politico-économiques analogues sur d’autres continents (ALENA, MERCOSUR, ASEAN…), les États nationaux et leur personnel politique dirigeant s’interdisent de nationaliser les grandes banques et les autres entreprises présentant un caractère stratégique pour leurs nations respectives. Interdiction du même coup de planifier scientifiquement et démocratiquement le développement économique, le déploiement du progrès social, la répartition des “gains de productivité”, de stopper les délocalisations industrielles et servicielles ravageuses et, bien entendu, d’interdire les licenciements collectifs relevant de la “loi du marché”.

    Pire, comme on le voit en France depuis au moins 1992 (date où le Traité de Maastricht obtint 5O,8% à un référendum où Chirac et Mitterrand appelaient tous deux à voter Oui), les gouvernements français successifs privatisent à tour de bras les prétendus “monopoles publics” (comme EDF, Gaz de France, la SNCF, France-Télécom, la Poste, Air France, l’Aérospatiale, les autoroutes, etc.)… pour mieux créer, en réalité, des monopoles ou des oligopoles capitalistes privés comme SANOFI, Bolloré, ou ENGIE, alias Suez. Et ce fut encore plus vrai à l’époque du gouvernement Jospin, dit “de la gauche plurielle” et flanqué de ministres “communistes” (Gayssot, Buffet, Demessine) et “verts” (Voynet), qui, entre 1997 et 2002, a privatisé plus vite encore que les gouvernements de droite précédents, le secteur public français, des Caisses d’épargne à France-Télécom en passant par Air-France et la SNECMA. C’est d’ailleurs le “socialiste” Rocard, grand “européen” lui aussi qui avait engagé la privatisation de Renault, en profitant au passage pour décapiter la C.G.T. de l’entreprise et pour fermer Renault-Billancourt, épicentre de la grève de 1968…

    LIBÉRALISME POUR QUI ?

    Il est bien vrai en un sens que cette politique, totalitairement imposée dans toute l’Europe par la Commission de Bruxelles à coups d’amendes et de “sanctions”, est “libérale”; mais pour QUI l’est-elle vraiment, si ce n’est pour les grands groupes capitalistes de taille continentale ou mondiale qui peuvent ainsi en toute “liberté” démolir les conquêtes sociales des salariés, pratiquer le moins-disant environnemental et social à l’échelle transcontinentale, multiplier les juteuses fusions capitalistes nationales (VEOLIA/ENGIE?) et surtout désormais, continentales et transcontinentales tueuses d’emplois (Renault-Nissan, PSA-Chrysler-FIAT, Alstom/Siemens ou Alstom-G.E., etc.): en un mot, piétiner “librement” le monde du travail et l’intérêt national véritable (deux notions qui n’en font qu’une quand cette expression d’ “intérêt national” n’est pas dévoyée dans un sens impérialiste).

    Non seulement l’U.E. permet aux trusts de surexploiter et de déclasser des millions de salariés jugés “trop chers” (délocalisation réelle ou chantage à la délocalisation, c’est tout un), mais elle les aide à écrabouiller de manière ô combien “libérale” les petites entreprises ou à les asservir: car à tout instant plane sur la tête des artisans, des petits industriels, des petits agriculteurs, et plus encore, sur celle des salariés privés de droits de nombre de PME (sans parler de ce patronat fictif que sont les travailleurs ubérisés et autres “auto-entrepreneurs”), une “concurrence” d’extension planétaire dont l’échelle et les règlements volontairement tatillons privilégient les seules entreprises réellement aptes à se livrer à la “concurrence “non faussée”, c’est-à-dire en réalité, les monopoles capitalistes liés aux banques; les petites et moyennes entreprises sont ainsi priées, en toute “liberté d’entreprendre”, d’écraser leurs prix, et avec eux, les  de leurs employés, de ramper pour avoir les marchés, d’entrer en compétition avec des géants internationaux pour la moindre adjudication de ville, de sous-traiter pour des “donneurs d’ordre” tyrannique, notamment pour la grande distribution. Ou, plus simplement, comme il arrive à des centaines de milliers de “patrons” de T.P.M.E. ou d’auto-entrepreneurs… de “gicler” purement et simplement (avec des centaines de suicides à la clé chaque année dans le monde paysan).

    Ne parlons pas du rôle dévolu par ce système “libérateur” aux ex-pays socialistes de l’Est: leur industrie socialiste et leurs acquis sociaux incomparables ont été liquidés, en vertu d’une “thérapie de choc” terrible, en préalable à leur annexion par l’UE (et dans la foulée, par l’OTAN!). Ni du devenir des pays du Sud, quasi-interdits de développement industriel et agricole, si ce n’est de type néocolonial (fixé par les besoins des trusts des pays riches): il est clair qu’une jeune industrie nationale partant de zéro, ou disposant au départ de peu de financement, de technologie et peu de débouchés propres, ne pourra pas sérieusement concurrencer, sans droits de douane nationaux, les mastodontes capitalistes des pays dominants déjà installés sur le marché et préemptant les matières premières, les semences agricoles, etc. Ce n’est pas pour rien qu’en France, pour créer l’industrie, Colbert a dû mettre en place une industrie d’État, réglementer fermement les importations: chacun sait que dans notre pays, il n’y aurait jamais eu d’industrie sans l’intervention planificatrice d’un État et que, contre-épreuve de la même hypothèse, notre industrie nationale s’effondre littéralement depuis que l’État français, esclave volontaire de la “construction” européenne, s’interdit à lui-même de nationaliser, de protéger et de planifier…

    “LIBÉRALISME” INTERNATIONAL ASYMÉTRIQUE ET BLINDÉ DE CRYPTO-

    Notons aussi que, même à ce niveau continental et transcontinental, le prétendu “libre-échange mondial” est une fiction: en réalité, les États capitalistes les plus puissants, et centralement pour ce qui concerne notre pays, les États-Unis d’Amérique et l’Allemagne capitaliste unifiée (vraie maîtresse de l’UE) se sont dotés par mille moyens d’outils crypto-protectionnistes ou ouvertement tels (droits de douanes antichinois de Trump, “sanctions économiques” prétendument destinées à défendre les droits de l’homme à géométrie variable qui frappent les rivaux actuels ou potentiels du grand capital yanqui, notamment la Chine, embargos divers strangulant la Russie, la Chine, l’Iran, le Venezuela, la Biélorussie, et bien entendu, la vilaine et indomptable “bête rouge” cubaine!). On pourrait aussi invoquer les innombrables normes “sanitaires” (et de plus en plus “écologistes”) imposées par l’Oncle Sam pour fermer son territoire aux exportations des pays dominés. À tout prix, il s’agit de filtrer l’entrée des concurrents réels ou potentiels sur leur marché intérieur et de permettre asymétriquement aux trusts des pays-leaders d’envahir les marchés de l’Est et du Sud sans que la réciproque soit possible.

    L’EURO, MONNAIE CRYPTO-PROTECTIONNISTE; L’ENTENTE MONÉTAIRE INTER-IMPÉRIALISTE GERMANO-AMÉRICAINE ET LA CRISE ACTUELLE DE CETTE ENTENTE

    Le principal de ces outils déloyaux permettant la “concurrence” libre (pour les États riches) et systématiquement FAUSSÉE, est le couple monétaire conflictuel: complice (comme deux mafias peuvent à la fois s’allier pour piller une ville tout en s’attrapant périodiquement à la gorge) que forment…

    • d’une part le dollar: une étrange monnaie mondiale non convertible en or et gagée, en réalité sur la puissance sans équivalent (80% des armes mondiales sont américaines! Qui ira jamais sommer l’Oncle Sam de rembourser ses énormes dettes?) de l’US Army; ce qui vaut bien une guerre par an en moyenne pour soutenir la peur, non du gendarme, mais du voleur. D’autant que des projets de monnaie internationale court-circuitant le dollar courent ou ont couru depuis des années (entente entre la Russie et la Chine pour échanger sans passer par le dollar, projet libyen de monnaie africaine autonome – qui a sans doute largement provoqué le renversement et le lynchage “humanitaire” de Khadaffi…),
    • et d’autre part la zone euro-mark cœur de la “construction” européenne centrée sur Berlin. Gagée sur le Deutsche Mark fort, la monnaie unique européenne garantit à la RFA une sorte de marché européen captif permanent, tout en laissant – pour combien de temps encore ? – le dollar plus faible dominer mondialement.

    Ainsi les “vaches” respectives de l’Oncle Sam et de l’Ami Frantz étaient-elles initialement bien gardées. Car de la sorte, les USA et la RFA impérialistes et hégémoniques peuvent-ils se “répartir” mondialement et continentalement les zones d’influence et les marchés. De cette manière, Berlin “tond” sans cesse l’Europe de l’Est (paradis des délocalisations capitalistes, réservoir de main-d’œuvre bien formée et bon marché pour l’Occident) et l’Europe du Sud, transformé en débouché largement passif et impuissante à pénétrer sérieusement le marché industriel de l’Europe du Nord (les soi-disant “États frugaux” attachés à l’Allemagne capitaliste). En outre, en raison du différentiel de monnaie entre euro fort et dollar faible, l’Europe allemande promettait initialement de ne pas envahir le marché américain. Bien entendu, ce compromis crypto-protectionniste entre les deux requins impérialistes que sont à égalité Berlin et Washington (et ce compromis crypto-protectionniste, le P.R.C.F. est seul jusqu’ici à l’avoir repéré et dénoncé) est nécessairement fragile et c’est ce qui explique les tensions actuelles entre Trump et Merkel: à coup d’euro fort, l’Allemagne capitaliste a tué ou asservi les industries plus faibles des pays du Sud, France incluse, et transformé en néo-colonies de main-d’œuvre les ex-pays socialistes de l’Est, Pologne, pays baltes, ex-Tchécoslovaquie et ex-Yougoslavie. Les pays sud-européens ne pouvaient en effet contre-attaquer au moyen de “dévaluations compétitives” comme ils le faisaient quand n’existait pas la monnaie européenne calée sur le mark. Mais ce système est nécessairement voué au déséquilibre et à son autonégation dialectique. Ayant fini par ruiner les pays du sud européen, les prétendus “PIGS” (Portugal, Italy, Greece, Spain), l’Allemagne a changé de braquet; l’euro a été systématiquement affaibli par la BCE et sa politique faisant tourner la “planche à billets”. Et du coup, les Mercedes ont envahi… le marché américain dont la réaction antigermanique et anti-UE, mais aussi anti-chinoise, s’appelle Donald Trump. Bien entendu ces deux méga-prédateurs qui s’auto-baptisent “Communauté internationale” continue de s’entendre comme larrons en foire pour frapper les pays du Sud, protéger le capitalisme mondial, conjurer le retour toujours possible des communistes et des révolutionnaires, voire préparer ensemble une bonne guerre contre la Chine et/ou contre la Russie. Mais, l’idylle USA/Europe allemande sous domination absolue du premier – qui durait depuis l’entre-deux-guerres et plus encore, depuis 1945 et le financement américain de la forteresse Allemagne (contre l’URSS, mais aussi, contre la France, cf les livres d’Annie Lacroix-Riz) est désormais terminée. N’en déduisons pas qu’ils vont se prendre au collet, du moins immédiatement, ils ont trop d’intérêts communs pour cela et peuvent, encore une fois, se réconcilier pour agresser la Russie ou la Chine… tout en continuant ensemble à avancer s’ils le peuvent en Ukraine, en Biélorussie, dans le Caucase, etc.

    “AIDE À L’EMPLOI = AIDE PUBLIQUE AUX LICENCIEMENTS DE MASSE”. Aberration ou effet systémique?

    Mais il faut voir aussi et surtout l’aspect caché de cette politique économique que révèle crûment la multiplication des licenciements dans des entreprises capitalistes gavées d’argent public par Macron et Cie (et avant lui par le CICE sarkozyste et par le Pacte de responsabilité hollandien), et cela sans aucune contrepartie sérieuse du côté patronal. Cette politique de subventionnement massif du profit privé par l’argent public aboutit à une contradiction potentiellement révolutionnaire quand l’argent du contribuable distribué à tire-larigot au titre de l’emploi sert à… délocaliser massivement et à supprimer les emplois industriels restants. Il faudrait aussi parler de la manière dont en 2008 les États bourgeois, et la France sarkozyste a donné l’exemple, ont sauvé les banques privées de la faillite en s’endettant eux-mêmes colossalement… auprès des mêmes banquiers, faisant ensuite payer les peuples (euro-austérité) au nom du “remboursement de la dette”.

    Tout le monde a en tête Airfrance-KLM, Renault, PSA, Auchan, et maintenant Bridgestone-Béthune. Tous ont touché d’énormes magots prélevés sur nos impôts pour, en réalité, mettre à exécution des plans de licenciements massifs qui étaient dans les tuyaux des conseils d’actionnaires bien avant que quiconque eût seulement entendu le mot “coronavirus”…

    Le scandale est énorme et la colère monte de toutes parts car qui ne voit en ce moment que le pouvoir macroniste, même pris “de gauche” par l’escroc politique Xavier Bertrand, ne sait comment justifier le GASPILLAGE énorme d’argent public que constituent ces “aides” au grand patronat sans contrôle public ni “contreparties” en termes d’emploi, d’environnement et de conditions de travail. Chacun voit au contraire qu’il s’agit, sur le plan éthique, d’un ÉNORME DÉTOURNEMENT DE FONDS et que les coffres des capitalistes ressemblent de plus en plus à un nouveau “tonneau des Danaïdes” dont la particularité serait d’être privé de fond à défaut d’être privé de fonds publics! On voit ainsi les mêmes économistes bourgeois qui tonnent contre la “fiscalité confiscatoire” (sous-entendu : sur les riches, Le Point n’a rien contre la TVA payée  par les travailleurs bien davantage que par les capitalistes…) et qui considèrent les fonctionnaires (c’est-à-dire les pompiers, les hospitaliers, les enseignants, les chercheurs du CNRS, etc.) comme des parasites suçant le sang de la bourgeoisie, accepter comme allant de soi que les États et les gouvernements “libéraux” versent des dizaines de milliards (et ce sera pire encore avec l’ “emprunt européen”) aux actionnaires d’entreprises privées qui, d’ordinaire, “justifient” leurs énormes revenus par les prétendus “risques” qu’ils encourent. Mais qui “risque” le plus de dormir sous les ponts, l’actionnaire de Bridgestone ou l’ouvrier de la chimie?

    DERRIÈRE LE “NÉO-LIBÉRALISME”, LES FORMES NOUVELLES DU CAPITALISME MONOPOLISTE D’ÉTAT À L’ÉCHELLE (TRANS)CONTINENTALE

    Seulement voilà, le “scandale” que feignent de dénoncer des Xavier Bertrand, des dirigeants du PS, etc. qui ont fait et qui feront comme Macron s’ils arrivent au pouvoir, ne tient pas à la “naïveté de Macron qui se serait, en somme, fait rouler par les capitalistes… dont il est lui-même une émanation typique (comme Pompidou avant lui, il était une sorte de fondé de pouvoir de Rothschild avant de devenir ministre, puis président).

    Bref, il ne s’agit pas d’une “erreur” (ou alors elle serait diabolique puisque le PCF, alors marxiste, la dénonçait déjà dans les années 1970 en publiant le livre intitulé LE CAPITALISME MONOPOLISTE D’ÉTAT : il y démontrait, dans le prolongement d’études avancées par Marx, puis par Lénine, qu’à notre époque, le capitalisme concurrentiel et libéral plus ou moins “pur” (encore que…) du XIXème siècle a depuis longtemps cédé la place: a) à l’impérialisme, où dominent les monopoles capitalistes, où domine le capital financier et où l’exportation massive de capitaux suraccumulés est la cause permanentes de guerres pour le repartage du monde (thèse classique du léninisme); b) et que, surtout après la crise terrible de 1929 et la réponse keynésienne du New Deal rooseveltien, s’est mis en place partout un “mécanisme unique État bourgeois/monopoles capitalistes” au sein duquel prédomine, en dernière analyse, le grand capital privé. 

    Déjà sous De Gaulle et Pompidou, l’État détournait les nationalisations démocratiques effectuées en 1945 par les communistes Marcel Paul, Billoux et Thorez, et il affectait des milliards d’argent public, directement ou indirectement, au grand capital privé fusionnant alors surtout à l’échelle nationale (telle était la base du gaullisme historique dans la haute bourgeoisie). À l’époque, ce capitalisme monopoliste d’État était plus voyant et “revendiqué” qu’aujourd’hui parce qu’il se cachait derrière le patriotisme national (comme si les capitalistes avaient une patrie autre que celle où ils réalisent le profit maximal!) et parce que, force du PCF et de la CGT aidant, le financement des services publics et l’argent allant aux salaires étaient en proportion plus élevés qu’aujourd’hui. Et les gogos des manuels scolaires d’histoire et d’économie de nous expliquer que le “libéralisme” actuel a détruit l’État-Providence”: en réalité, il s’est servi de la fin du camp socialiste mondial et de l’ (auto-)affaiblissement des partis communistes et des syndicats (confondant “modernité” et abandon du combat de classe) pour liquider les services publics destinés à tous et vampiriser comme jamais l’argent des citoyens en le mettant au service des GRANDS capitalistes à une échelle de moins en moins nationale et de plus en plus transnationale.

    Bref, – et même l’économiste “libéral” le plus sot est forcé de le voir aujourd’hui -, le “néolibéralisme” actuel est surtout la liquidation de l’État-“providence” POUR LES SALARIÉS (aucune “providence” là-dedans, mais le résultat de grandes luttes comme celles du Front populaire, de la Libération ou de Mai 68) tout en développant comme jamais l’ÉTAT-PROVIDENCE DES CAPITALISTES; ce que nous, militants franchement communistes, appelons toujours le CAPITALISME MONOPOLISTE D’ÉTAT, avec en particulier ce subventionnement systémique et potentiellement mortel du grand capital qu’est la COURSE AUX ARMEMENTS fauteuse de guerres impérialistes incessantes et de gaspillages énormes en termes de ressources naturelles gâchées, d’argent soustrait aux productions utiles et de détournement mortifère de la recherche scientifique. 

    DIALECTIQUE DE LA FORME ET DE L’ESSENCE. LE C.M.E. ne “disparaît pas”, il se “déplace” et se continentalise de manière encore plus dangereuse !

    Seulement bien sûr, les apparences ne sont trompeuses que pour ceux qui sont incapables de distinguer les FORMES dépassées du capitalisme monopoliste d’État, qui dans les années 1960 étaient encore principalement internes aux États nationaux, et les formes actuelles, de plus en plus euro-régionalisées, continentalisées et trans-continentalisées; “État” n’est pas synonyme d’ “État-NATION”, et l’empire continental germano-européen, si possible emboîté comme une poupée russe dans une future “Union transatlantique” (c’est le vocabulaire du MEDEF qui parle de “besoin d’aire”, on eût dit jadis, en allemand peut-être, “Lebensraum”) étale désormais sa volonté de puissance. Aussi bien D. Stauss-Kahn, du PS, que Bruno Le Maire, exaltent l’un et l’autre ouvertement et publiquement l’ “Empire européen” en construction (avec pour base juridico-économique présente ou future, le CETA, le TAFTA, etc., couronnés par l’OMC et protégé par l’OTAN mondialisé).

    Mais que serait l’ “Europe fédérale” voulue par Macron et flanquée d’une “armée européenne” arrimée à l’OTAN et d’une “diplomatie européenne”, sinon un nouvel État expansivement supranational (après l’Ukraine et si possible la Biélorussie, qui y passera?). Quel abaissement du Q.I. politique moyen que de trouver encore à notre époque des “marxistes internationalistes” qui s’étouffent de rage contre toute idée de patriotisme français, comme si Robespierre, Jaurès ou Politzer n’avaient rien écrit là-dessus, mais qui, comme Arlette Laguiller, se vantent sottement d’être “plus Européens que Français”: comme si le SUPRAnationalisme euro-atlantique n’était pas ENCORE PLUS dangereux que le nationalisme bourgeois de grand-papa! Comme si la phrase ravageuse de Mitterrand s’exclamant “la France est notre patrie, l’Europe est notre avenir” (quasiment un éloge funèbre de la République française!) ne sentait pas à mille lieues cette reconfiguration européenne et “transatlantique” de l’impérialisme que le philosophe ultra-réactionnaire (au moins en politique) qu’était Nietzsche appelait déjà de ses vœux à la fin du XIXème siècle (sous le nom de “grande politique” dévolue à l’élite mondiale).

    Comme l’a établi Losurdo, ce philosophe de l’hyper-prédation heureuse entrait en opposition avec le nationalisme trop “plébéien”, “chrétien”, “national” et “socialisant” d’un Bismarck! Rappelons à ces faux marxistes le mot de Lénine critiquant les rêveries européennes pseudo-internationalistes de Kautsky ou de Trotski: “en régime capitaliste, les États-Unis d’Europe ne peuvent être qu’utopiques ou réactionnaires”…

    Qui pourrait dire froidement, empiriquement, pragmatiquement, en regardant de près ce que l’ “Europe” a apporté aux ouvriers en termes de casse sociale et de déclassement massif, que Lénine s’est trompé dans son diagnostic? En tout cas, les ouvriers ne se trompent pas: en 1992, ils ont voté non à près de 60% des voix dans le bassin minier de Lens, et en 2005, près de 80% des ouvriers français ont dit non à la constitution européenne. Allez-y mille fois, MM. les bourgeois et petit-bourgeois avec votre propagande euro-douçâtre, vous ne convaincrez jamais quelqu’un sur qui l’on crache de s’exclamer: “voici la rosée du matin”!

    L’ÉTAT NE DISPARAÎT PAS, IL SE REDIMENSIONNE A L'ECHELLE CONTI- NENTALE

    Car le C.M.E. “moderne” a besoin, non pas de “moins d’État”, mais de plus d’État bourgeois, de police, d’armée, de prélèvements fiscaux (de préférence par l’impôt indirect qui frappe surtout les “petites gens”), et – ça va dialectiquement de pair, de moins de SERVICES PUBLICS et de protection sociale, pour pouvoir financer l’accumulation du capital; nous vivons en effet à une époque où la baisse tendancielle inéluctable du taux de profit moyen nécessite que l’exploitation classique se surajoutent le sur-pillage des pays pauvres et un subventionnement massif du capital venant de toutes les échelles territoriales de la puissance publique: État-nation encore et toujours tant qu’il reste aux mains de la grande bourgeoisie, mais aussi “Europe” (qu’est-ce que le grand emprunt européen si ce n’est du C.M.E. pratiqué à l’échelle d’un continent?), “grandes régions” (n’est-ce pas M. Bertrand?), “métropoles” et autres “communautés d’agglomération” étouffant les communes et les départements républicains. Encore une fois, la puissance étatique ne disparaît pas: elle se déplace et se transforme de l’échelle nationale aux échelles infra- et supranationales. Et il est triste que l’on trouve encore tant de “marxistes” pour applaudir des deux mains à la mise en place de ces MONSTRES POLITICO-MILITAIRES qui portent en eux la guerre mondiale comme la nuée porte la foudre! 

    Conclusion

    Pour en finir avec le scandale permanent qu’est le subventionnement à fonds perdus du capital privé par la puissance publique, il ne suffit pas de pester contre Macron, ni même d’appeler à le virer, si nécessaire que ce soit AUSSI; car tous les partis ralliés à l’UE et à “l’économie de marché ouverte sur le monde” dite néolibéralisme font, ont fait ou feront ce que fait Macron, que ce soit LAREM, les LR, le RN (qui feint d’être “patriote” mais accepte très officiellement le capitalisme, l’euro, l’OTAN et l’UE) ou le PS flanqué de ses éternels satellites euro-“écologistes”, euro-“communistes”, euro-trotskistes et autres bonimenteurs d’ “Europe sociale”. Pour se débarrasser du scandale permanent que constitue la construction européenne en termes de million d’ouvriers, d’employés et d’ingénieurs flanqués à la porte, de paysans conduits au suicide, mais aussi d’agents publics précarisés et pressurés dans les services publics exsangues, il faut sortir par la voie révolutionnaire, celle des nationalisations-expropriations et de la démocratie populaire en marche, de l’euro, cette austérité continentale faite monnaie, de l’UE, ce dangereux Empire capitaliste en gestation, de l’OTAN, cette machine à mondialiser les guerres US et la course aux armement, et du CAPITALISME lui-même, dont le néolibéralisme et la “construction” euro-atlantique ne sont que les masques actuels. Car, n’en déplaise aux souverainistes de droite, aux nostalgiques du bon vieux libéralisme idéalisé et aux “eurocommunistes” bateleurs d’Europe sociale, l’évolution du mode de production capitaliste est irréversible: on ne peut revenir durablement ni au capitalisme d’État “national” de l’époque gaullienne, ni remettre en place le “capitalisme concurrentiel et libéral” du XIXème siècle, ni reconstituer gentiment les acquis sociaux en s’épargnant la dure tâche de la révolution. Une nation vraiment émancipée, égalitaire et fraternelle ne pourra avoir qu’un contenu socialiste et réciproquement, la marche au socialisme a besoin d’une émancipation complète des nations européennes par rapport au carcan européen, et non de 100 000 arguties pseudo-marxistes contre le  progressiste. “Souverainisme” bourgeois et “euro-gauche plurielle” sont deux impasses symétriques: sortons par la gauche, vers la démocratie populaire, vers le socialisme, sans hésiter à exproprier purement et simplement le grand capital, du mortifère euro, de la prétotalitaire UE, de l’OTAN belliciste et du capitalisme monopoliste et impérialiste !

     

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  • Dans une motion adoptée le 30 septembre 2020 par son secrétariat national, le PRCF a pris position en soutien aux travailleurs de Nouvelle Calédonie. La motion, cosignée par G. Gastaud, secrétaire national, F. Kassem, secrétaire national adjoint et animateur de la commission des relations politiques intérieures, A. Monville, secrétaire de la commission internationale du PRCF et G. de Staërck, secrétaire de la commission J.R.C.F., exprime notamment :

    En application des accords de  entre la France et les différentes parties calédoniennes, et même si cette procédure de consultations populaires à répétition est très atypique, un nouveau référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, que le  souhaite rebaptiser , se tiendra le 4 octobre 2020 sur toutes les îles de l’Archipel.

    (..) La question de principe de la  de ce territoire d’outremer ne fait évidemment pas question, au regard de l’exploitation et des humiliations dont sont victimes les populations locales, les travailleurs en tête. Il est en revanche nécessaire de discuter de deux sujets majeurs pour l’avenir des populations et des travailleurs de Nouvelle-Calédonie : d’une part, la forme de décolonisation, posant la question de la sortie formelle ou pas de la République française ; d’autre part, l’orientation ou pas de l’indépendance kanake vers le socialisme.

    Car si sortie il y a, il faut s’interroger sur les conditions d’une telle sortie pour la viabilité économique du territoire, pour son indépendance réelle par rapport aux puissances impérialistes de la région autres que l’impérialisme français, mais aussi pour les garanties démocratiques à apporter à l’ensemble des populations non kanakes – natifs descendants de métropolitains, mais aussi populations ouvrières d’origines vietnamienne, franco-réunionnaise, malgache ou indienne travaillant dans l’extraction du nickel, et dont bon nombre vote jusqu’ici pour le maintien dans la République française.

    En outre, certaines personnalités de l’archipel, dont le fils de feu Jean-Marie Tjibaou, président-fondateur du FLNKS, ont publié dans Le Monde une tribune, affirmant vouloir sortir d’une confrontation “binaire” entre Caldoches et Mélanésiens et portent l’idée d’une société calédonienne “métissée”, considérant que le colonialisme et donc le processus de décolonisation lui-même n’ont plus les formes qu’ils pouvaient prendre dans les années 1980. Ils rappellent qu’à la suite des accords de Nouméa de 1998, résultats de la lutte et des sacrifices du peuple , des milliards d’euros ont été injectés par la métropole dans les îles où les Kanaks sont majoritaires, que le droit coutumier  y a même été officiellement restauré aux dépens de la loi française. Ils constatent aussi que cette manne financière métropolitaine destinée à contenir l’indépendantisme  a moins produit du développement et de l’égalité que de l’assistanat massif et de la désorientation générale, sans nuire aux intérêts des forces impérialistes de France.

    Tous ces sujets doivent naturellement faire l’objet d’une discussion entre progressistes. (…)

    Le PRCF ne manquera pas à ses devoirs patriotiques et internationalistes, lesquels sont à la fois de…

    • soutenir les forces progressistes et anticoloniales historiques de l’Archipel (principalement le FLNKS), 
    • être attentif aux droits des minorités travailleuses autres que kanakes résidant et travaillant en Calédonie (les prolétaires du Nickel notamment viennent de tout l’Océan pacifique et indien) en cas d'”indépendance kanake”, 
    • ménager les relations futures entre une Kanaky indépendante et une France nouvelle en marche vers le socialisme, de manière à faire face alors en même temps aux contre-attaques des forces impérialistes, notamment étatsuniennes et assimilées, qui sont de plus en plus présentes dans le Pacifique
    • et ne pas poser aux donneurs de leçons “transpacifique” alors que nous, militants du Pôle, sommes à des dizaines de milliers de km de Nouméa et que nous n’avons pas d’organisation communiste locale en capacité de nous conseiller. Au passage, on mesure à nouveau le grave déficit permanent qu’est pour le camp anti-impérialiste mondial, l’absence d’une Internationale communiste implantée mondialement.

    La victoire du « Non » au référendum du 4 octobre, c’est-à-dire le maintien de la Nouvelle Calédonie dans la République française, ferait encore plus obligation au pouvoir français de traiter tous les Kanaks en citoyens français d’égale dignité, ce qui signifie ; développer massivement et égalitairement l’accès à l’éducation, aux soins, aux services publics, aux formations techniques et industrielles, avec, pour base économique du développement de l’Archipel, la nationalisation du nickel et sa gestion démocratique avec une forte représentation kanak dans l’administration et retour principal des revenus du nickel vers le développement productif de l’Archipel et non vers les coffres-forts des monopoles capitalistes. 

    La victoire du « Oui » ferait symétriquement obligation aux Kanaks et à toutes les communautés de l’île de se comporter fraternellement dans la nouvelle situation, de dépasser à marche forcée les clivages “ethniques” hérités du passé au profit d’une citoyenneté commune assumant toute la diversité culturelle de l’Archipel, de tout faire en somme pour que l’ensemble des populations “noires”, “blanches”, “jaunes” et “métissées”, construisent ensemble une Kanaky nouvelle, libre et socialiste, cultivant des liens fraternels, pacifiques avec le peuple de l’ex-métropole comme avec tous les pays de la région, avec le souci de ne pas tomber de Charybde en Scylla en acceptant la mainmise d’un nouvel impérialisme (néo-zélandais, australien, états-unien ou autre) qu’il faudrait inévitablement combattre.

    Le PRCF, dont les précurseurs et fondateurs étaient très engagés dans le soutien à la lutte pour une indépendance kanake et socialiste (la cellule de Lens du PCF qui a lancé le processus de formation de la Coordination communiste du PCF en 1991 s’appelait cellule Eloi Machoro…), est par principe anticolonialiste. Comme tel, il ne peut manquer de reconnaître les torts et les humiliations sans nom que les Kanaks, c’est-à-dire la population mélanésienne indigène, ont subis du fait de la colonisation française et de l’attitude méprisante à leur encontre d’une majorité de “Caldoches” (1). Il faut cependant aussi constater que les précédents référendums organisés depuis les années 1980 ont tous rejeté l’indépendance kanake, mais chaque fois avec des résultats électoraux en hausse pour le camp indépendantiste conduit par le FLNKS.

    Dans ces conditions, le PRCF, qui se bat pour le droit à l’autodétermination et à l’indépendance de toutes les nations, et qui fait de ce principe pour la France même un moteur de sa politique de Frexit progressiste, comprend et partage l’aspiration indépendantiste forte des Kanaks et d’autres Calédoniens à transformer l’Archipel en un véritable pays. Dès lors, et même si nous comprenons aussi les progressistes antiracistes qui considèrent les Kanaks comme des Français à part entière et qui les invitent à bien réfléchir avant de “nous quitter”, il appelle en conséquence les éléments non kanaks de la population à faire preuve d’esprit d’ouverture par rapport à cette aspiration. 

    Sans “donner de consignes” proprement dites, le PRCF soutient le travail des militants qui appellent à voter “Oui” lors du référendum. Le conseil de principe traditionnellement donné par l’Internationale communiste consiste en effet à demander aux communistes du pays colonisateur ou ex-colonisateur de soutenir l’émancipation des colonisés. Cela doit incliner naturellement les communistes français, et même les progressistes “caldoches” politiquement conscients, à voter « Oui » le 4 octobre. Mais le conseil léniniste, c’est aussi, à l’usage des militants progressistes et communistes des pays dominés qui combattent durement l’impérialisme “métropolitain”, de donner un sens internationaliste à leur lutte anticoloniale ; donc de ne jamais cultiver la haine et le ressentiment à l’encontre du peuple de la métropole et de ses descendants locaux POUR PEU que ceux-ci abandonnent leurs complexes de supériorité ridicules et archaïques.

    Nous sommes certains qu’une Kanaky socialiste et se référant au Che comme le faisait Machoro, saurait écarter tous les préjugés raciaux hérités de la période de domination “caldoche”, qu’elle saurait tendre la main à tous les prolétaires et à tous les paysans du pays, qu’ils soient kanaks, “caldoches”, venus de l’ex-métropole pour travailler le nickel comme ingénieurs ou techniciens, ainsi qu’à tous les travailleurs “non indigènes” du pays (en l’occurrence, travailleurs vietnamiens, franco-réunionnais, indiens, malgaches, etc.) qui contribuent à la production de richesses dans leur pays. C’est à ce prix que l’indépendance constituerait un tremplin, et non un frein, pour une Kanaky véritablement libre, fraternelle et socialiste.  


    (1). Les liens fraternels entre Kanaks opprimés et militants ouvriers français persécutés date de la répression qui suivit la mort de la Commune ; cette solidarité entre Kanaks et Communards a même été célébrée par la grande Louise Michel, figure de proue de la Commune exilée en Nouvelle-Calédonie sur ordre d’Adolphe Thiers… 

     

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  • par Pierre PRANCHÈRE, Président de la commission International du Pôle de Renaissance Communiste en France (P.R.C.F.)

    A Vilnius, Macron adoube Tsikhanouskaya

     

    En tant qu’ancien député français respectueux de la Charte de l’O.N.U. qui fait obligation à chaque État de respecter la souveraineté des autres membres des Nations-Unies, en tant qu’ancien maquisard FTPF ayant défendu l’indépendance de notre propre pays durant l’Occupation allemande, en tant qu’ami de l’Union soviétique combattante, et notamment, de la République socialiste soviétique de Biélorussie qui a payé le plus lourd tribut qui soit pour vaincre Hitler et libérer l’, en tant que président de la Commission International du P.R.C.F. , je condamne avec indignation les déclarations arrogantes, irresponsables, méprisantes à l’égard du peuple biélorusse et serviles à l’égard de Washington, d’E. Macron à propos de l’élection présidentielle en Biélorussie.

    M. Macron s’était déjà récemment illustré en sommant les Vénézuéliens de “reconnaître” le président fasciste autoproclamé Juan Guaido en lieu et place du président régulièrement élu, Nicolas Maduro. Le voici maintenant, rampant toujours dans le sillage de Trump, qu’il somme Anatoli Loukachenko, récemment réélu président de Biélorussie à 80% des voix en présence d’observateurs internationaux, de quitter le pouvoir au profit d’une marionnette de l’Occident qui ne représente rien d’autre en Biélorussie que l’espoir d’une annexion de ce pays par l’UE-OTAN, d’une pression militaire atlantique accrue aux frontières russes et d’une privatisation générale de l’industrie et de l’agriculture biélorusses, avec tous les effets terribles que cela comporterait pour les ouvriers et pour les paysans de ce pays.

    Au lieu de contester insolemment la légitimité des autres présidents du monde, Macron le mal élu ferait bien de s’interroger sur la sienne, lui qui n’a été porté au second tour de la présidentielle que par 11% des inscrits, qui n’a été élu à l’issue du second tour que par défaut face à l’incapable Le Pen, et dont la “majorité” parlementaire dite L.R.E.M. repose sur un scrutin législatif de second tour auquel n’ont participé que 44% des inscrits! Si quelqu’un est illégitime, M. Macron, c’est bien vous, tant par la manière dont vous avez préempté l’élection présidentielle française, que par la politique constamment antinationale, antipopulaire et liberticidaire que vous menez dans notre pays en détruisant la protection sociale, les services publics et le produire en France reconstruits par les ministres communistes authentiquement patriotes appliquant le programme du C.N.R.. Quant au peuple de Biélorussie, son héroïsme sans égal durant la Seconde Guerre Mondiale et son engagement sans faille contre l’impérialisme allemand et le fascisme le dispensent d’avoir à recevoir des leçons d’un laquais de Washington et de Berlin dont toutes les initiatives diplomatiques et militaires récentes, de l’Afrique au Liban, ont constitués de ridicules et dangereux fiascos.

    Balayez devant votre porte, M. Macron, elle est loin d’être propre y compris en matière de droits de l’homme, de violences policières et de répression des syndicalistes et des gilets jaunes; et tôt ou tard, la “tempête sociale” que vous prédit votre ancien premier ministre va vous rappeler aux réalités! Quant au peuple biélorusse ami, au nom des vrais patriotes et internationalistes de France, nous tenons à nous excuser auprès de lui pour le comportement irrespectueux, immature et bravache de l’actuel chef de l’État français. Amis biélorusses, ne confondez pas, je vous prie, le peuple français avec le commis de l’UE et de Washington qui siège à l’Élysée!


    Pierre Pranchère,

    Président de la commission International du P.R.C.F., ancien député de la Nation, ancien euro-député, ancien membre du Comité central du P.C.F., Combattant Volontaire de la Résistance au titre des maquis FTPF de Corrèze

     

    Ce communiqué est soutenu par

    • Léon Landini, Président du PRCF, ancien officier des F.T.P.-M.O.I, président de l’Amicale Carmagnole-Liberté, Médaille de la Résistance, Grand Mutilé de Guerre, Officier de la Légion d’honneur, décoré pour faits de Résistance par l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques
    • Georges Gastaud, Secrétaire national du P.R.C.F., fils de Résistant
    • Fadi Kassem, Secrétaire national adjoint, agrégé d’histoire
    • Aymeric Monville, Secrétaire de la commission International du P.R.C.F.

     

    Source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • RENTRÉE DE(s) CLASSE(s) ou RENTRÉE DE CASSE ?

    Aggravée par l’épidémie et par son traitement gouvernemental calamiteux (incompétence, conflits d’intérêts, pressions des firmes pharmaceutiques qui dominent le monde capitaliste en général et la Macronie en particulier…), la crise de l’Éducation nationale, de l’Université et de la Recherche publique devient explosive. Cela s’opère sur fond de contre-réformes scolaires (liquidation du bac national et chaos organisé au lycée) et universitaires (Parcoursup, LPPR…), d’attaques contre le CNRS (reconstruit par le physicien communiste Joliot-Curie à la Libération, le Centre est comparé à l’Académie des sciences de l’URSS par les antisoviétiques de service !), contre les retraites (la contre-réforme Macron/Berger n’est pas retirée), contre le statut de la Fonction publique qui protège l’emploi et les libertés des fonctionnaires. Sans parler de l’éviction massive des personnels précaires de l’État et du privé alors qu’il y a tant à faire pour redynamiser notre pays en recul généralisé !

     

    À l’avant-plan de ce démantèlement national, la casse du service public, réduit au rôle de garderie pour enfants de salariés, pendant que prospère la sélective école privée. Pour tenir le cap de l’irresponsabilité arrogante, nous avons affaire au pire ministre que le monde enseignant ait subi depuis Claude Allègre (PS, 97/2002). Un Blanquer incapable de donner aux établissements des consignes sanitaires claires, nationales et égalitaires – accompagnées des moyens nécessaires !

    On le voit aussi avec la casse des disciplines scolaires, des maths à la philo (cf pages intérieures), alors que le ministère et tant de manuels scolaires bien-pensants, notamment en histoire, S.E.S., etc., diffusent un prêchi-prêcha abêtissant, anticommuniste et euro-béat qui insulte l’esprit critique des maîtres et des élèves.

    À l’arrière-plan de ce démontage géant, il y a la volonté de Macron et de son aréopage de banquiers d’exploiter la crise sanitaire (largement corrélée à l’euro-casse des systèmes de santé en Europe et à l'”économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée” qui définit l’Union européenne) pour injecter sans contrôle des milliards d’argent public dans les poches des capitalistes, privatiser et délocaliser ce qui subsiste de nos industries (EDF, Renault, Alstom, Airbus..), pressurer les conquis de 1936, 45 et 68. Ces objectifs de classe et de casse sont d’ailleurs déclinés en toutes lettres dans Manifeste Besoin d’aire publié par le MEDEF ; “reconfigurer les territoires” et instituer le “pacte girondin” (= substituer à la République une et indivisible, aux communes, aux concours et diplômes nationaux, aux services publics d’État, au Code du travail et aux statuts nationaux, le droit social variable des grandes régions à l’allemande livrées au moins-disant social et environnemental), transférer la souveraineté nationale aux “États-Unis d’Europe” sous hégémonie berlinoise et à l’ “Union transatlantique” soumise à l’OTAN: mauvais temps pour la paix, tant l’Empire US en perte de vitesse attise la russophobie, la course aux armements pour préserver son hégémonie ébranlée par les pays émergents… 

    Il n’est pas jusqu’à la culture – mot de plus en plus banni du vocable de l’oligarchie euro-capitaliste – que le grand capital ne tente d’asservir: en témoigne le rouleau compresseur du tout-anglais que les milieux euro-atlantiques tentent de substituer, de l’école aux grandes entreprises, au français, à l’allemand, à l’italien, à l’espagnol, etc. Langue unique, pensée unique, marché unique, politique unique : telle est la réalité de plus en plus uniformisée, totalitaire et fascisante, de ce monde capitaliste, soi-disant “libre” et de cette UE prétendument “libérale” !

    Ces projets inavouables, nous pouvons les battre pour que renaisse une République souveraine, sociale et fraternelle coopérant avec tous les pays et en marche vers le socialisme. Premier et second degré, Université et Recherche, ripostons ensemble et unissons-nous aux autres travailleurs! Exigeons la démission de Blanquer, l’abrogation des contre-réformes Macron et Blanquer et la fin du gel du point d’indice des fonctionnaires ! Faisons vivre dans des formes neuves les principes universels portés en 1947 par le Plan Langevin-Wallon qui appliquait à l’école les principes du Conseil National de la Résistance !

    Pour cela, refusons le mensonge d’une “Europe sociale” que l’euro et l’UE sont conçus pour enterrer. L’alternative n’est pas du côté du prétendu RN, euro-compatible, xénophobe et porteur de guerre civile ; il faut sortir par la voie de gauche, celle des nationalisations, du “produire en France” éco-compatible et d’une vraie démocratie populaire, de l’euro, cette police des salaires continentale, de l’UE, cette prison des peuples, de l’OTAN, cette machine aux mains du belliqueux empire américain, et du capitalisme, dont le maintien condamnerait au pire la France, la planète et l’humanité. 


    La contre-réforme Blanquer entre pleinement en vigueur avec cette rentrée 2020/2021. Les 5000  de Philosophie vivent depuis quelques jours ce que représente la disparition de la filière L, des autres filières, remplacées par le groupe-classe, les classes à 35 ou près de 35, les 4 heures hebdomadaires par classe, avec un programme de 17 notions, les éventuelles heures supplémentaires obligatoires. Dans les discussions qu’ils ont entre eux, les  de Philosophie ont dit tout le mal qu’ils pensent du Ministère Blanquer, depuis trois ans, de cette contre-réforme globale du Lycée et du Bac, de la disparition de leur filière L. Mais ils ne se sont pas fédérés, ni ne se sont radicalement opposés. C’est ce que des  de Philosophie ont constaté et interrogé, dans un texte-manifeste publié avant l’été, sur le site

    https://pourlaphilosophieenfrance.wordpress.com

    C’est ce qui définit l’Histoire : il y a des changements. Ce que le pouvoir macroniste, zélé missionnaire des exigences de l’UE, a imposé, nous pourrons, nous pouvons, que ce soit dans l’Éducation Nationale, comme pour tous les autres sujets d’importance pour nous qui vivons en France, imposé des changements, dès lors que nous les aurons pensés, que nous le voudrons, si nous parvenons à être nombreux et organisés. Pour l’heure, cette défaite, pour les professeurs de Philosophie, puisque leur matière est affaiblie et clairement mise en danger, s’ajoute aux autres, et repose sur cette inertie française – inertie parce que tant de personnes se sont mobilisées, ces dernières années, face à un pouvoir-mur, sans résultat positif apparent. Dans ce manifeste, les auteurs ont écrit :

     «C’est pourquoi il faut aussi comprendre le monde dans lequel nous vivons pour savoir pourquoi l’enseignement de la Philosophie peut ainsi faire l’objet de contre-mesures «révolutionnaires». En face de nous : qui déteste tellement la pensée critique ? Qui déteste le fait que les citoyens soient plus pensants que moins ? Ensemble, ils forment la Sainte Alliance Réactionnaire : ce sont les pouvoirs conservateurs, les pouvoirs du statu quo (9), «l’ordre», compris, comme le fait de figer ce que sont les relations sociales et économiques. Qui sont ces pouvoirs conservateurs : il y a, à la tête de l’État, celles et ceux qui ont mis la main sur cet État depuis longtemps ; il y a l’UE, qui est une émanation de toutes les classes, nationales, d’Europe, qui se sont associées pour imposer la même politique partout ; il y a également, avec les religions, des dirigeants de celles-ci (nombre de croyants sont sincères, naïfs ou non, sur l’instrumentalisation de leur collectif au service de). Ils sont donc, ensemble, les dirigeants. Ils savent que la pensée réflexive et critique, les identifie, les perce à jour, les connaît et les «comprend», et, en les cernant, les menace. Cette conscience n’est pas récente. Les dirigeants forment leurs successeurs à cette conscience, à la gestion des moyens de cette conscience, transformée en police politique. Ils sont aussi démocrates que le sinistre Jean-Claude Juncker, qui fut longtemps l’incarnation de la honte de cette classe sociale, selon lequel la souveraineté des peuples européens s’arrêtait nécessairement aux frontières des traités signés, lesquels se trouvaient au-dessus de tout, y compris de leur Constitution. Leur volonté divine über alles !  L’UE, et derrière elle, les États-Unis, tiennent tous les pays européens entre leurs fourches caudines, et les professeurs de Philosophie, autant que les autres. Leur existence est menacée, à court terme, et nous le rappelons, les dénégations du pouvoir ne seront pas des négations de ce processus et de cette volonté. Il faut donc savoir ce que nous voulons et ce que nous pouvons, ensemble, pour l’enseignement philosophique, mais aussi pour le présent à venir de la République.»

     :

    Blanquer est le ministre des « vérités alternatives ». Le grand public a pu en faire la cruelle expérience alors qu’il annonçait n’avoir « jamais envisagé la fermeture des établissements scolaires » le matin même de l’annonce historique du confinement général de la population.  Choyé par les médias (LVMH, SFR, Free, Boloré et c’est tout), et trop peu bousculé par les grands syndicats de l’E.N, Blanquer a entrepris une casse systématique et réfléchie de l’Éducation Nationale.

    Pour faire passer l’amertume du poison violent qu’il instille à marche forcée dans les artères de l’École de la République, Blanquer se présente comme le chantre des “fondamentaux” et clame partout qu’il veut rétablir l’enseignement des mathématiques et du français. Il faut dire que cela flatte les élans fascisants de cette bourgeoisie réactionnaire haïssant les prof’ « fainéants,  gauchiasses, syndiqués, politisés (n’en jetons plus)… » et aspirant au retours des « valeurs » (les seules qu’ils connaissent sont celles de leur portefeuille !) et d’un « homme fort » , accélérant ainsi la fascisation En Marche de la société.

    Le retour « aux fondamentaux » vraiment?

    Pourquoi alors, à la rentrée 2020, 450 postes soit 8100 heures d’enseignements de mathématiques soit l’équivalent de 2025 semaines sont supprimées? Ces 450 postes constituent la moitié des postes supprimées dans le second degré.

    Pourquoi alors,  avoir détruit l’enseignement des mathématiques pour toutes les séries du Lycée général en mettant en place une contre-réforme profondément inégalitaire et socialement discriminatoire qui ferme l’accès à cet enseignement pour les élèves auparavant scolarisés en série L et ES?

    Pourquoi ne réserver, pour l’essentiel, l’ouverture l’enseignement maths expert de Terminal aux seuls  disposant de CPGE (quasiment tous sont des  de centre-ville au public socialement trié)?

    Alors que la France suivant l’impulsion révolutionnaire et progressiste de Monge, est depuis des siècles en pointe dans l’enseignement et la recherche mathématiques, Blanquer entend faire table rase de cette grande conquête humaniste que constitue l’accès de tous au raisonnement mathématique, base fondamentale depuis Thalès du développement démocratique et scientifique.

    Quelle preuve plus ignoble du caractère de classe des politiques ignobles menées par Blanquer au service du Marché européen des compétences décidé à Lisbonne au début de ce nouveau siècle par les dirigeants de l’hydre européenne impérialiste?

    Quand Socrate au travers de l’enseignement du théorème de Pythagore à un jeune esclave démontre le caractère universel et égalitaire de la Raison ? Blanquer, Ménon du XXIe siècle et parfaite caricature du notable mercantile non chevelu,  promeut la marchandisation de l’éducation, Thalès ne doit plus être pour lui qu’un marchand de missiles vecteurs bien connu de la Pax Americana.

    Face à la mise au pas de l’éducation nationale :

    C’était le 11 mai 2020, jour du début du déconfinement annoncé par Macron un mois plus tôt : le ministère de l’(In)Éducation « nationale » de la Jeunesse publiait une fiche sur le site Eduscol, baptisée « Coronavirus et risque de replis communautaristes », retirée au bout de quelques heures puis corrigée de certaines formules trahissant la réelle ambition de la macronie en termes d’instruction, à savoir la traque des élèves dont les propos correspondraient à une « fronde contre les mesures gouvernementales » et traduiraient la montée des « idées radicales du communautarisme », notamment « sociale » et « politique » ; tout ceci, bien entendu, afin de « bâtir une société de la confiance, solidaire, porteuse de sens et offrant aux élèves des chemins vers une socialisation positive ».

    Cette dernière affirmation prête largement à rire (jaune) quand on sait qu’elle émane d’illuminés appliquant avec zèle un néolibéralisme débridé et véhiculant des mythes que ne cessent de démentir toute « analyse concrète d’une situation concrète » (Lénine), que ce soient les mythes de la « mondialisation heureuse », de la « construction européenne » apportant le « bonheur des peuples » et la « paix », des « États-Unis et de l’Occident défenseurs du monde libre » face aux « totalitarismes », du « capitalisme éthique et durable », etc. Autant de slogans répétés à satiété dans des programmes dont disparaissent la dimension critique, notamment dans les sciences sociales telles que l’histoire, la philosophie, les sciences économiques et sociales (SES). Si cette offensive réactionnaire des dirigeants au pouvoir contre les analyses structuraliste, marxiste, etc. (que l’on songe aux incessantes injonctions du MEDEF afin de transformer les SES en vecteur de propagande de « l’économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée ») n’est certes pas nouvelle, elle s’accélère sous Blanquer dont le mépris pour la culture, les connaissances, la réflexion critique, atteignent des sommets, profitant au passage de la complaisance de prétendus « scientifiques » « historiens, « économistes » ou autres ; et voilà que Macron, qui détruit la République une et indivisible en promouvant le « droit à la différenciation des territoires », se présente en célébrateur de la naissance de la Troisième République tout en niant les affrontements de classe sanguinaires survenus à Paris en 1871 lorsque les Versaillais écrasèrent la Commune dans le sang.

    Depuis des années, au nom des « compétences » et d’un « enseignement numérique » qui constitue de plus en plus une fin en soi et non un moyen au service d’une instruction de qualité et ambitieuse, les programmes successifs d’histoire-géographie, de SES, de philosophie (de plus en plus réduite à la portion congrue), de littérature, etc., ne cessent de s’appauvrir conceptuellement pour transformer l’école en succursale de recrutement pour des entreprises désireuses d’avoir à disposition une main d’œuvre employable et corvéable à merci. Ainsi se confirme le rejet croissant de toute réflexion critique et rationnelle à partir de faits matériels précis et de leur mise en contradiction au profit de poncifs caricaturaux : c’est particulièrement flagrant en histoire, où le terme de « Terreur », démonté par la très grande majorité des historiens attachés à leur discipline, continue d’apparaître dans les programmes abordant la Révolution française, tandis que le « totalitarisme » devient une « évidence » qui amalgame insidieusement et mensongèrement nazisme et communisme, au point d’attribuer un « génocide » à l’URSS dans les années 1930… Sur ce dernier point, les adeptes du révisionnisme historique ne se cachent plus : la promulgation d’une résolution par le Parlement européen le 19 septembre 2019 évoquant le seul pacte de non-agression germano-soviétique démontre bien la volonté de mettre au pas les enseignants et les chercheurs, mais également les syndicalistes de combat et les militants progressistes, et plus généralement tous ceux qui sont attachés à une approche scientifique s’appuyant sur l’héritage des Lumières dans un sens progressiste afin d’expliquer le monde dans lequel nous vivons, mais également de proposer des solutions pour améliorer le sort des êtres humains.

    Ce n’est pas en promouvant le « crétinisme digital » (Michel Desmurget) et encore moins en réduisant sans cesse à la portion congrue l’instruction des sciences sociales qu’il sera possible aux êtres humains de s’émanciper, d’autant plus lorsque les politique d’euro-austérité détruisant les conquêtes sociales et démocratiques, démantelant les services publics (à commencer par l’Education nationale), arasant les libertés publiques et contribuant à la fascisation s’appuyant sur l’obscurantisme et les fantasmes, sont appliquées avec zèle par les défenseurs de l’ordre capitaliste euro-atlantique. Ainsi se vérifie de plus en plus le constat que dressait Robespierre en 1788 :

    « La plus grande partie de nos concitoyens est réduite par l’indigence à ce suprême degré d’abaissement où l’Homme, uniquement préoccupé de survivre, est incapable de réfléchir aux causes de sa misère et aux droits que la nature lui a donné. » 

    Face à l’asservissement croissant favorisant la servitude volontaire, défendons une ambition scientifique émancipatrice et mettons une bonne fois pour toute fin au saccage des Lumières, à rendre plus que jamais communes.

     

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  • La victoire populaire de Valmy, fondatrice de la République ( Gerard Bordes ancien président d'ATTAC dans le Tarn revient dans une vidéo réalisé avec Rachida du PRCF 81 en s'appuyant sur l'histoire socialiste de la révolution française de Jean Jaurès sur ce qu'a été la victoire de Valmy)

    En cette semaine de commémoration de la victoire de Valmy (20 septembre 1792, de la fondation de la Première République (le lendemain) et de la courte défaite au référendum sur l’adoption du traité de Maastricht (20 septembre 1992), le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) et les Jeunes pour la Renaissance communiste en France (JRCF) se mobilisaient dans le cadre de l’Appel du  pour porter haut et fort le combat pour la sortie de l’euro, de l’, de l’OTAN et du capitalisme mondialisé et exterministe.

    Devant le musée Jean Jaurès de Castres, les camarades du PRCF ont procédé à la lecture publique d’un très beau texte évoquant la victoire de Valmy et tiré de l’Histoire socialiste de la révolution française, ouvrage dans lequel Jaurès se revendique de la Révolution jacobine et de la République une et indivisible, démocratique et sociale, en évoquant justement Robespierre : « sous le soleil de juin 1793 qui échauffe votre âpre bataille, je suis avec Robespierre et c’est à côté de lui que je vais m’asseoir aux Jacobins. Oui, je suis avec lui, parce qu’il a, à ce moment, toute l’ampleur de la Révolution. » Une belle vidéo a été réalisée pour l’occasion, et nous en remercions les camarades initiateurs de l’événement.

    https://www.youtube.com/embed/AjzYxjUf0V0

    À Paris, le PRCF et les JRCF organisaient un rassemblement dans le cadre de l’Appel du 29 mai, place de la République. Au pied de la statue et des dates des 20 et 21 septembre 1792, mais également des mots « fraternité », « labor » et « pax », sont intervenus Anna Persichini, primo-signataire de l’appel et membre du Front syndical de classe (FSC), afin de dénoncer le « syndicalisme d’accompagnement » et rappeler que les syndicalistes de combat de la CGT s’opposent depuis au moins Maastricht à la funeste UE capitaliste, tout en se situant dans la filiation des combats populaires et patriotiques portés par les sans-culottes en 1792-1794 et des droits sociaux conquis depuis 1793.

    Sont également intervenus Bruno Drweski, membre de l’Association républicaine des Anciens combattants (ARAC), qui a insisté sur le combat en faveur de la paix et la nécessité d’en finir avec l’OTAN et les guerres impérialistes que les Jacobins, derrière Robespierre et Saint-Just, dénonçaient déjà en leurs temps (« Personne n’aime les missionnaires armés ») ; et Jean-Luc Pujo, président des Clubs “Penser la France” qui a dénoncé la destruction du principe même de démocratie et de la République par le Versaillais Macron, descendant des nobles et grands bourgeois antipatriotes et désireux d’écraser la France en collaborant avec les élites oligarchiques allemandes.

    Le PRCF, par l’intermédiaire de son secrétaire national adjoint , a dénoncé le révisionnisme antihistorique de Macron, qui nie la Commune de Paris, ainsi que sa haine de la Révolution et de la Première République mensongèrement assimilée à la Terreur. L’occasion surtout de rappeler que Bastille, Valmy, Maastricht et République s’inscrivent dans un même mouvement : celui du combat d’un peuple pour sa pleine et entière souveraineté, contre tout asservissement dans le cadre du capitalisme euro-atlantique et de ses bras armés (OTAN en tête), nécessitant plus que jamais de porter le Frexit progressiste et de construire un nouveau CNR seul à même de refonder une République une et indivisible, sociale et laïque, souveraine et démocratique, fraternelle et pacifique, et ainsi conduire les travailleurs et les citoyens vers de nouveaux Jours heureux !

    Construire le nouveau CNR : les prises de paroles de la célébration de Valmy Place de la République à Paris le 26/09

     

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  • Demandez-le aux militants du PRCF, achetez-le, et abonnez-vous. En vous abonnant vous bénéficierez d’informations de qualité et ferez résonner plus fort la voix des travailleurs.

    Au sommaire

    • Pages 4-7 : Ça barde à la C.G.T. ! Entretien exclusif avec Cédric Liechti
    • Pages 8-11 : L’homme le plus populaire de Russie – Un traître se repent
    • Pages 12-15 : Vive l’impôt ! – Le pire ennemi du coronavirus – Préparons les élections
    • Page 16 : Dans les régions
    • Page 17 : Spectacle vivant contre républiques bananières.
    • Pages 18-19 : Entretien exclusif avec le Secrétaire Général du P.C. d’Ukraine.
    • Pages 20-21 : Pas de révolution sans instruction !
    • Page 22 : Vive le sport ! – Les miracles de Parcoursup
    • Pages 23-24 : Questions aux lecteurs – Témoignage d’un nouvel adhérent au P.R.C.F.

     

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  • Omar Mariko, -stand du PRCF à la fête de l’Humanité 2017

    Le président du Bureau Politique du Parti SADI et son président le Dr Oumar Mariko saluent l’action du PRCF pour “sa solidarité à la révolution citoyenne du peuple malien mobilisé dans le M5 RFP contre le pouvoir oligarchique, corrompu et incompétent de Monsieur Ibrahim Boubacar Keita”, et ce alors que le Mali est à une période charnière du combat patriotique. 


     

    Déclaration SADI/PRCF

    Le Parti Sadi (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l'Indépendance) et le Pôle de Renaissance Communiste en France, unis par des liens fraternels de longue date, la fidélité au marxisme-léninisme et la conviction que le socialisme est la seule solution valable pour nos deux peuples, le peuple malien et le peuple français, font la déclaration suivante :

    Le Mali subit depuis plusieurs années une tentative de déstabilisation qui met en danger sa souveraineté, mais aussi celle des pays de l’ensemble de la région.

    Les forces djihadistes menacent de plonger le pays dans le chaos avec, à terme, la constitution d’un régime islamiste dangereux non seulement pour le peuple malien, mais également pour le peuple français. L’impérialisme « français », qui n’est nullement l’expression de la Nation française mais celle de sa couche dirigeante parasitaire atlantiste et anti-populaire, prétend jouer le rôle de pompier au Mali après avoir tenu celui de pyromane en Libye. Politique calamiteuse qui a coûté la vie à de nombreux soldats français et à nombre de patriotes maliens, tout en déstabilisant les structures du Mali.

    La force , sous prétexte d’assurer la sécurité des Maliens, constitue une ingérence néocolonialiste manifeste de l’ancien pays colonisateur dans les affaires maliennes.

    La solution pérenne et viable pour nos deux peuples, jusqu’à ce que le Mali ait retrouvé la capacité militaire d’assurer pleinement sa propre sécurité, passe par le départ de Barkhane, pourvu que les Maliens ne soient pas livrés à eux-mêmes face à la menace djihadiste.

    C’est pourquoi nous optons pour la présence renforcée de soldats de l’ (qui sont à l’heure actuelle 15 000 sur place) en remplacement complet de Barkhane.

    Il s’agit également d’assurer une indépendance pleine et entière de ces forces des Nations unies, libre de toute pression de l’ mais aussi de tout autre impérialisme, en maintenant l’objectif à terme de protection du peuple malien par lui-même.


     

     

    Dr Oumar Mariko, président du parti SADI

    Alors que la transition politique se met en place au Mali, et alors que la France et la CEDEAO continue de faire pression sur le pays avec un blocus criminel, le parti SADI appelle à concrétiser le changement, avec une rupture avec l’ordre ancien.

    DÉCLARATION DU PARTI SADI SUITE À LA DÉSIGNATION DU PRÉSIDENT ET DU VICE-PRÉSIDENT DE LA TRANSITION

    Le Bureau politique du parti SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance) a appris la désignation par le collège, du président et du vice-président de la transition, respectivement, le colonel-major à la retraite Bah N’DAOU et le colonel Assimi GOÏTA.

    Le parti SADI les félicite pour le choix porté sur leur personne et leur souhaite plein succès dans cette exaltante mission. Le Bureau politique espère que ces nominations sont le signe d’une rupture d’avec l’ordre ancien et l’ouverture de nouvelles perspectives pour la nation malienne.

    Notre peuple aspire au changement, à la sécurité pour tous, à la justice, à la lutte sans merci contre la corruption et l’impunité, à des reformes de lois et à des élections libres, transparentes, crédibles et incontestées gages d’une véritable démocratie. Les populations maliennes croupissent sous le poids de la misère et de la pauvreté, malgré les potentialités économiques énormes dont dispose notre pays.

    Bamako, le 21 Septembre 2020

    Pour le Bureau Politique, le Secrétaire Général Mohamed AG AKERATANE

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  • Motion du Secrétariat National du PRCF (24/09/20)

    Face à la politique sanitaire perverse du pouvoir, défendre à la fois la sécurité sanitaire et les libertés publiques, entendre la colère du peuple français, orienter la “tempête sociale politique qui vient” vers le changement révolutionnaire de société.

    Le secrétariat national du PRCF et la commission exécutive élargie du 26 juin dernier ont déjà condamné plusieurs fois et condamnent de nouveau avec vigueur la politique sanitaire du gouvernement:  elle est illisible pratiquement, inefficace sanitairement, réactionnaire socialement et liberticide politiquement. Comme le dit le professeur Péronne : “Quelle erreur n’ont-ils pas faite?”, à supposer qu’il ne s’agisse là que d'”erreurs”, et non, la plupart du temps, de manigances inavouables…

    Ciblons l’euro-mondialisation virale!

    Certes, le PRCF rejette avec dégoût les dirigeants néolibéraux irresponsables qui, comme Trump, Bolsonaro, Johnson et initialement, Macron, minimisent ou ont initialement minimisé la maladie pour préserver les profits capitalistes en sacrifiant nombre de vies qu’on aurait pu sauver. Et certes, il faut évidemment expliquer et faire appliquer avec rigueur, de manière rationnelle et cohérente, des mesures-barrières adaptées et scientifiquement fondées comme ce fut ou comme c’est encore le cas, non sans succès, en Chine, à Cuba, au Vietnam ou en Corée. Mais comme l’a affirmé le PRCF dès le début de la pandémie (texte “Faire face à l’euro-mondialisation virale”), face à l’inquiétante émergence périodique de nouveaux virus, il ne suffit pas de riposter sur le terrain médical : encore faut-il obligatoirement mettre en cause et en accusation politiquement l’euro-mondialisation capitaliste et son “économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée” (Traité de Maastricht) avec ses effets terribles en termes de casse du système de soins, de délocalisation des productions médicamenteuses et de la capacité de produire les biens nécessaires à la nation de façon autonome, planifiée et réactive; sans parler du creusement des inégalités sociales et territoriales et de la mainmise sur la puissance publique – qu’elle soit “nationale”, européenne ou transcontinentale (UE, mais aussi O.M.S.) – qu’exercent de puissants groupes capitalistes du médicament qui pervertissent le débat scientifique et qui dénient même aux médecins le droit de soigner leurs patients en leur âme et conscience (conformément au Serment d’Hippocrate) ; comme chacun s’en scandalise, ces mêmes groupes capitalistes gavés de commandes et d’argent public, se servent même des subventions d’État pour accélérer leurs plans de licenciements et pour délocaliser davantage encore la production (SANOFI)!

    Ne pas laisser bâillonner le mouvement populaire! Suspension sine die, abrogation et enterrement des plans de licenciement et de toutes les contre-réformes !

    C’est pourquoi nous refuserons encore et encore de rallier l’union sacrée derrière une politique gouvernementale qui se sert d’une crise sanitaire bien réelle pour brider les libertés, accélérer les transferts de souveraineté vers Bruxelles et réduire sans fin les conquêtes sociales et démocratiques. Nous redisons que la sécurité sanitaire ne doit pas être prétexte à bâillonner le mouvement ouvrier et démocratique, notamment le droit de réunion, de tractage, d’affichage, de manifestation, de prise de parole sur la voie publique: car nous faisons pleinement confiance au mouvement populaire pour autogérer la protection sanitaire des militants avec le plus grand esprit de responsabilité. Pas question de brider les  droits démocratiques et sociaux élémentaires d’action collective des travailleurs alors que le patronat renforce l’exploitation souvent au mépris de la sécurité sanitaire, le plus grand nombre de foyers de propagation de l’épidémie n’étant pas les manifestations, mais bien les lieux de travail. Pas question donc de laisser des préfets liquider la libre expression populaire alors que Macron et Castex, qui crient “pouce!” au mouvement social, s’engouffrent dans toute “pause” revendicative et civique pour précipiter les contre-réformes (relance annoncée de la “retraite par points” avant la fin du quinquennat), pour laisser faire les licenciements, pour appliquer sans coup férir la contre-réforme du lycée, pour supprimer des postes de fonctionnaires (y compris dans les hôpitaux !!!) et pour tenter de pré-formater entièrement, Marine Le Pen et Xavier Bertrand aidant, l’ “offre” politico-électorale de 2022.

    Au passage, ce gouvernement finit par mettre en cause l’unité territoriale de la France en déléguant d’abord aux préfets et aux collectivités territoriales, voire aux proviseurs des lycées et collèges dont il a la charge, la gestion des décisions sanitaires (avec le risque d’illisibilité générale que cela confère à sa politique sanitaire”), après quoi, sans consulter personne, il décide seul, à partir de l’Élysée, quelles zones territoriales seront pré-confinées. Ce qui donne aussitôt lieu à des frondes d’élus locaux cultivant le régionalisme “antijacobin”, quand ce n’est pas l’appel à faire sécession ! Espérons que les Marseillais et autres Guadeloupéens ne tomberont pas dans le piège de hurler contre “Paris” (elle-même pré-confinée !) et qu’ils verront clair dans ce double jeu du pouvoir qui consiste, pour détruire la nation et ses acquis sociaux, à en appeler au “pacte girondin” cher à Macron, tout en dirigeant en réalité le pays de manière brutalement autoritaire, non pas dans la tradition du jacobinisme véritable (qui défendait un large degré d’autonomie communale) mais dans celle du bonapartisme !

    Par la lutte imposons une alternative sanitaire et politique !

    Tout au contraire, la prise de conscience montante du caractère structurellement incompétent, imprévoyant, irresponsable de ce pouvoir de classe oligarchique – qui tout à la fois stigmatise des populations et des régions françaises entières, insulte tous les Français[i], mais laisse sans protocole sanitaire sérieux les écoles, grands magasins, transports publics, usines, bureaux, etc. – appelle une riposte forte, à l’unisson de la colère populaire qui monte.  Pour ne citer que cet exemple, plus de six mois après le début de l’épidémie  le gouvernement est toujours incapble de permettre à la population d’accéder à un dépistage efficient, faisant le pari perdant de l’initiative privée plutôt que de l’organisation et la planification publiques, le tout au frais de notre Sécurité Sociale. Ne laissons pas opposer sécurité sanitaire et libertés, ne baissons la garde ni sur l’une ni sur l’autre : exigeons par exemple que l’argent affecté au surarmement sur exigence de l’OTAN ou pour maintenir l’ordre néocolonial au Sud de la Méditerranée, soit immédiatement affecté à la construction et à la réouverture d’hôpitaux et de salles de réa, ainsi qu’à la réembauche des personnels enseignants précaires congédiés par l’arrogant Blanquer ! Exigeons la nationalisation sèche de SANOFI (pas d’indemnité aux actionnaires) et de toute firme capitaliste ayant touché de l’argent public au titre de l’emploi et dévoyant l’argent du contribuable pour financer sa délocalisation ! Il y a quelques jours, Édouard Philippe disait publiquement ses craintes d’une “tempête sociale et politique” en France. Pas question pour nous de la contenir sous couvert d’interdits sanitaires ! Que le gouvernement fasse plutôt le nécessaire dans les établissements scolaires, les grands magasins, les transports publics, pour protéger enfin les enfants, les enseignants, les travailleurs et le grand public au lieu de distribuer sans compter l’argent public, prétendument européen, aux maîtres du CAC 40, TOTAL en tête, qui démolissent nos industries. Nationalisation démocratique, sans indemnités pour leurs gros actionnaires, des secteurs-clés de la finance, de l’industrie et de la distribution ! Libertés publiques et individuelles, droits syndicaux, progrès social, souveraineté des peuples et sécurité sanitaires peuvent et doivent marcher du même pas, et pour cela, plus que jamais, appelons à chasser ce pouvoir dangereux et à sortir la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme. 

    Exigeons la démocratie et le pluralisme réels dans les médias!

    Pour finir, alors que les pratiques policières du gouvernement sont de plus en plus oppressives à l’encontre du mouvement syndical et politique, nous appelons à une refonte totale des médias. Ceux-ci sont aujourd’hui dévoyés pour applaudir sans fin le pouvoir tout en semant la confusion et le désarroi. Assez de “talk-shaws” ineptes, de désinformation continue, de stigmatisation pour les uns et de tapis rouges pour les autres, assez de mensonges simples ou de mensonges par omission non seulement sur la politique sanitaire de Cuba, de la Chine, du Vietnam, de la Biélorussie, etc., assez d’incitations médiatiques croisées à la panique et à l’irresponsabilité ! Exigeons ensemble un DROIT ÉGAL SUR TOUTES LES CHAINES PUBLIQUES ET PRIVÉES, ET POUR TOUTES LES ORGANISATIONS POLITIQUES et SYNDICALES du pays, parmi lesquelles notre P.R.C.F. victime d’une indigne censure au long cours, d’exposer librement et concurremment leurs propositions pour le pays. Pour cela, ne comptons nullement sur le “C.S.A.” aux ordres, et dans toutes les luttes faisons monter l’exigence démocratique !


    [i] Cf la récente intervention de Sibeth N’diaye au Sénat, ou les propos scandaleux du président “républicain” du Conseil général du Loir-et-Cher, tous deux traitant carrément la masse des Français de parfaits demeurés… 

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    Face au négationnisme macroniste, poursuivre le combat de la Première

     

     

     « Au nom de la Nation, je jure de maintenir la liberté et l’égalité ou de mourir à mon poste » : tel est le serment prêté par les députés de la Convention nationale après la proclamation de la Première République le 21 septembre 1792, au lendemain de la victoire majeure à contre les troupes réactionnaires et contre-révolutionnaires des Prussiens commandées par Brunswick, l’homme qui menaçait de détruire Paris l’été précédent. Ce 20 septembre 1792 marque un incontestable tournant dans l’histoire de France et du mouvement révolutionnaire : en stoppant la coalition des monarchies absolues d’ contre lesquelles Louis XVI a déclaré la guerre le 20 avril pour perdre (et ainsi écraser les forces révolutionnaires de France à l’aide des armées d’), les révolutionnaires peuvent tourner la page de la monarchie (qui est suspendue depuis la prise du palais des Tuileries le 10 août) et enfin faire de la France une République avec une devise proposée par la Commune insurrectionnelle de Paris :

    « La République une et indivisible : Liberté, égalité, fraternité, ou la mort ».

    Commune de Paris

    Ce rappel est d’autant plus salutaire en ce mois de septembre 2020 que le Tartuffe de la République Macron ose se présenter comme le garant des grands principes de la République, tout en procédant à un révisionnisme historique antirévolutionnaire. En effet, en faisant du 4 septembre 1870 le point de départ de l’histoire de la République lors de son discours du 4 septembre dernier, non seulement Macron jette aux oubliettes les deux premières républiques qu’il assimile – au moins pour la Première – à la « Terreur », mais de plus il passe sous silence l’abject massacre des 30.000 communards lors de la « Semaine sanglante » en mai 1871 ; notons au passage que ce massacre a causé bien plus de morts proportionnellement que la soi-disant « Terreur » (terme rejeté par une grande majorité d’historiens désormais). Quoi de plus surprenant pour un homme qui déclarait à l’été 2015, quand il œuvrait comme ministre de l’Économie du gouvernement Valls : « Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n’est plus là ! » Ou comment annoncer son règne tyrannique avant son élection.

     

    Macron ?

    Il est naturel que le monarque absolu, qui règne avec l’aide de ses serviteurs zélés en se moquant totalement du peuple souverain, voue aux gémonies la Première République. Et pour cause, jugez plutôt le bilan de celle-ci lorsque les montagnards sont au pouvoir : abolition de l’esclavage (4 février 1794), loi du maximum pour lutter contre les spéculateurs et les affameurs en tout genre, éducation universelle, affirmation du français comme « idiome de la liberté » (4 juin 1794), promotion de la Raison et de la Vertu (concept majeur chez Rousseau) par le biais de l’Être suprême (8 juin 1794), etc., et ce dans un double contexte de guerre civile et de guerre internationale provoquée par Louis XVI et les girondins, ces derniers ayant cru pouvoir exporter la Révolution hors de France en dépit de la mise en garde visionnaire de Robespierre formulée le 2 janvier 1792 : « La plus extravagante idée qui puisse naître dans la tête d’un politique est de croire qu’il suffise à un peuple d’entrer à main armée chez un peuple étranger, pour lui faire adopter ses lois et sa constitution. Personne n’aime les missionnaires armés ; et le premier conseil que donnent la nature et la prudence, c’est de les repousser comme des ennemis. […] Avant que les effets de notre révolution se fassent sentir chez les nations étrangères, il faut qu’elle soit consolidée. Vouloir leur donner la liberté avant de l’avoir nous-même conquise, c’est assurer à la fois notre servitude et celle du monde entier. »

    Et pourtant, cela n’empêche pas tous les pourfendeurs de la Révolution jacobine et sans-culottes de toujours véhiculer les mensonges les plus éhontés, notamment proférés par la droite réactionnaire et fascisante dénonçant un prétendu « génocide » en Vendée ; et tant pis si ceux qui ont provoqué volontairement la guerre pour détruire la Révolution ou en croyant pouvoir l’exporter sont les monarchistes dans le premier cas, les girondins dans le second cas ; des girondins, héros d’un Michel Onfray qui passe son temps à falsifier l’histoire en créant une revue honteusement nommée Front populaire et qui manifeste son rejet des Lumières et de la Révolution en assimilant les Jacobins au totalitarisme et au nazisme.

    Restaurer l’esprit de la Constitution et de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 24 juin 1793

     

    Mais les membres de LREM, RN, LR, PS et autres sympathisants et partisans d’Onfray, qui ne cessent d’assimiler Robespierre et Saint-Just à la « Terreur », la « guillotine », le « génocide », la « tyrannie », et autres fadaises du genre, sont-ils au courant que c’est sous l’impulsion des montagnards (Robespierre et Saint-Just en tête) et des sans-culottes que furent adoptées la constitution la plus démocratique de l’histoire de France et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) le 24 juin 1793 ? Certainement pas, au regard du contenu notamment de ce dernier texte, remettant drastiquement en cause le texte adopté le 26 août 1789 par les aristocrates et les grands bourgeois avant tout préoccupés par la sauvegarde de leurs propriétés dans le contexte de la Grande Peur estivale. Mais il est évident que pour ces antirévolutionnaires patentés, se retrouver face à la DDHC de juin 1793 ne peut que les effrayer, et pour cause au regard de nombreux articles démontrant à la fois :

    • Le primat de l’égalité et du bonheur commun, visible notamment aux articles 1 et 2 : « Article 1. – Le but de la société est le bonheur commun. Le gouvernement est institué pour garantir à l’homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles. » ; « Article 2. – Ces droits sont l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » L’égalité, citée en tête de l’article 2, est également présente nommément dans l’article 3.
    • Les restrictions envers une propriété qui n’est désormais plus « inviolable et sacrée » comme en 1789 (sans abolir le salariat) : « Article 16. – Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » ; « Article 18. – Tout homme peut engager ses services, son temps ; mais il ne peut se vendre, ni être vendu ; sa personne n’est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité ; il ne peut exister qu’un engagement de soins et de reconnaissance, entre l’homme qui travaille et celui qui l’emploie. »
    • La garantie de services publics au service du peuple, bien loin des politiques d’euro-démantèlement imposées par gouvernements maastrichtiens successifs : « Article 21. – Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler. » ; « Article 22. – L’instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l’instruction à la portée de tous les citoyens. » ; « Article 23. – La garantie sociale consiste dans l’action de tous, pour assurer à chacun la jouissance et la conservation de ses droits ; cette garantie repose sur la souveraineté nationale. »
    • La consécration de la souveraineté populaire, y compris dans le cas de la réécriture d’une constitution: « Article 25. – La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable. » ; « Article 26. – Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier ; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d’exprimer sa volonté avec une entière liberté. » ; « Article 27. – Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres. » ; « Article 28. – Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures. ».
    • Le contrôle et la destitution des représentants du peuple traîtres et corrompus : « Article 30. – Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs. » ; « Article 31. – Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens. » ; « Article 35. – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

    De Valmy à Maastricht, la mort de la République révolutionnaire

    Tous ces éléments n’ont jamais été acceptés par une bourgeoisie revancharde, contrainte d’accepter à contre-cœur que les droits de l’homme de plus en plus sociaux et visant le bonheur commun soient étendus aux sans-culottes, aux exploités, aux ouvriers, à toutes les couches du prolétariat urbain et rural. Dès lors, toute occasion d’écraser les conquêtes démocratiques et sociales est bonne à prendre pour l’oligarchie capitaliste, que ce soit sous le Directoire, sous la Restauration des Bourbons ou sous Vichy, mais également dans la sanglante répression des révolutions de 1830, 1848 et 1871, sans oublier la lutte fanatique contre le Front populaire ou contre les mesures instaurées par le Conseil national de la Résistance (CNR) à la Libération – des « sottises » pour Antoine Pinay, « monsieur rigueur » devenu Président du Conseil en 1952 après avoir reçu la francisque pendant la guerre… Et toujours en sollicitant l’appui des forces réactionnaires européennes, de la Sainte-Alliance de 1815 à la prison des peuples qu’est l’, le traité de Maastricht représentant un tournant majeur dans la mise à mort de la République une et indivisible et de la souveraineté nationale et populaire.

    Or quelle plus belle coïncidence que ce fumeux traité de Maastricht ait été adopté de justesse – et probablement dans des conditions douteuses – 200 ans jour pour jour après la victoire de Valmy. Une très courte défaite (49% d’opposants, avec la majorité des ouvriers et des ruraux votant contre) pour les adversaires d’un traité scélérat, consacrant la primauté de la dictature du capital à la sauce ordo-libérale ouest-allemande sur les souverainetés nationales et populaires, seules en mesure d’adopter des politiques favorables aux intérêts des travailleurs – après avoir naturellement mis en pièce le capitalisme exterministe.

     


    Et si ce 20 septembre 1992 est une défaite, le résultat du révèle aussi l’énorme opposition des classes populaires au projet européiste porté par l’oligarchie capitaliste euro-atlantique désireuse de faire sauter toutes les conquêtes sociales et démocratiques arrachées de haute lutte pendant des décennies.

    29 mai 2005, les Français rejettent la Constitution européenne - Archives  vidéo et radio Ina.fr
    Le non l’emporte largement le 29 mai 2005

    La victoire du 29 mai 2005 a consacré le succès de le souveraineté populaire, violée par les « parlementaires » ayant adopté le traité de Lisbonne le 4 février 2008. Depuis, toujours plus décomplexés, les tenants de l’ordre capitaliste euro-atlantique accélèrent l’euro-dissolution de la France et de la République, l’euro-démantèlement des services publics, l’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques, l’euro-arasement des libertés publiques servant de véritable carburant à l’euro-fascisation. Il en résulte ainsi l’ensemble des contre-« réformes » successives touchant le code du travail, les retraites par répartition, les hôpitaux, l’(In)Éducation de moins en moins « nationale », la SNCF, la fonction publique, les industries frappées par les fermetures d’usine et les délocalisations au nom de « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée », etc., dans le cadre d’une UE se vantant par le biais de ses présidents de Commission successifs (et notamment Jean-Claude Juncker) d’être l’un des inspirateurs des politiques jetant dans la rue syndicalistes de combat et gilets jaunes, lycéen(ne)s et étudiant(e)s,

    Rejoignez le PRCF et l’appel du 29 mai pour construire un nouveau CNR et de nouveaux  !

    Voilà pourquoi le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) et les Jeunes pour la Renaissance communiste en France (JRCF), s’inscrivant dans l’héritage des révolutionnaires de 1789 ET de 1792-1794, des communards qui voulaient terminer la Révolution française, du Front populaire et du CNR, œuvrent à la fois pour la renaissance d’un Parti communiste franchement marxiste-léniniste – comme le fut le PCF de Cachin, Thorez et Duclos quand il se créa au congrès de Tours en décembre 1920 – et la constitution d’un grand Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste, seul à même d’en finir avec Macron et ses laquais, le faux « Rassemblement national », les prétendus « Républicains », le MEDEF contre-révolutionnaire et l’UE-prison des peuples.

     

     

    Dans cette optique, le PRCF a initié l’appel du 29 mai 2020 (cliquer ici), en souvenir du quinzième anniversaire de la victoire du NON le 29 mai 2005, et surtout pour rassembler les forces communistes, franchement insoumises et patriotes antifascistes, les gilets jaunes, les syndicalistes de combat, les artistes et intellectuels progressistes en lutte, et plus généralement l’ensemble des citoyens et des travailleurs désireux d’en finir avec l’UE, l’euro, l’OTAN et le capitalisme exterministe. Après le succès du meeting numérique et les rassemblements du 14 juillet 2020 pour une Fête nationale qui soit également révolutionnaire et populaire, le PRCF invite tous les signataires et sympathisants de l’appel du 29 mai 2020 à participer à un nouveau rassemblement SAMEDI 26 SEPTEMBRE 2020 À 14H, PLACE DE LA RÉPUBLIQUE.

     

    L’occasion de défendre plus que jamais une République une et indivisible, sociale et laïque, souveraine et démocratique, fraternelle et pacifique, face aux forces contre-révolutionnaires. Et ainsi bâtir ce nouveau CNR de plus en plus urgent afin de mener les citoyens et les travailleurs, la France et la République fidèle à l’héritage révolutionnaire vers de nouveaux Jours heureux !

     

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  • Nous avons le plaisir d’annoncer que , philosophe marxiste, spécialiste du matérialisme dialectique et de la critique de l’exterminisme stade suprême de l’impérialisme ouvre son https://georges-gastaud.com/

    ainsi qu’une chaine youtube 

    https://www.youtube.com/channel/UCPh0eQq0osJGMZ3EE_n3CgA

    Georges Gastaud est un militant franchement communiste, responsable d’association internationaliste, résistant linguistique à l’impérialisme du tout-anglais, écrivain, ancien professeur de en Classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques.
    Ce site présentera régulièrement des textes philosophiques inspirés du matérialisme dialectique, notamment des travaux sur l’ontologie matérialiste et sur la dialectique de la nature dans les sciences, des recherches théorico-politiques, des critiques de livres ou des prises de positions sur certains débats théorico-culturels du moment, ainsi que des vidéos sur ces thématiques.

    Rappelons que les éditions Delga viennent de rééditer Lumières communes, le traité de philosophie générale en cinq tomes que l’auteur a entièrement revu à cette occasion. Cet éditeur propose aussi, du même auteur, Le nouveau défi léniniste (2017) et  et universalisme (2015). Au catalogue du Temps des cerises figure toujours Sagesse de la révolution (2011), Lettre ouverte aux ‘bons Français’ qui assassinent la France (2005), ainsi que Patriotisme et internationalisme aux Editions du CISC. Une réédition de Mondialisation capitaliste et projet communiste (1997), initialement paru au TDC, est également envisagée par Delga. 
    Alors que les lumières sont la cible permanente de toutes sortes de réactionnaires, alors que l’enseignement de la philosophie au lycée est asphyxié et dénaturé par Blanquer, il convient de s’opposer à ce que Lukàcs appelait la “destruction de la raison”; et surtout, il faut promouvoir, réactiver et retravailler la philosophie dia-matérialiste du marxisme, y compris dans sa dimension ontologique. C’est nécessaire non seulement pour résister aux nouveaux obscurantismes que porte le capitalisme exterministe de notre temps, mais pour reconstruire, comme y invitait Engels, une conception scientifique du monde. Cette dernière est indispensable pour que renaisse une hégémonie culturelle progressiste cohérente indispensable à la reconstruction d’un parti communiste de combat, à la contre-offensive du monde du travail et à l’émergence d’une Convergence Nationale des Résistances.  

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    Achetez et lisez la revue du PRCF. Après un numéro spécial histoire, retrouvez le numéro 46 avec un dossier spécial :

    • Les bases théoriques :
      • Georges Gastaud : Eurobalkanisation, réaction en chaîne…
      • Aymeric Monville : l’idéologie européenne
    • L’UE en action
      • Fadi Kassem : l’égoïsme de l’oligarchie
      • Michel Cohen : l’Allemagne maîtresse de l’Europe
      • Yvonne Bollmann : entretien sur les menées de l’impérialisme allemand en France
    • En Sortir pour s’en SORTIR !
      • Georges Gastaud et Fadi Kassem : Abrogation des traités

    Egalement au sommaire :

    • Histoire :
      • Aymeric MONVILLE : Retour sur les chiffres du Goulag
      • Aymeric MONVILLE : Le documentaire d’Arte sur Katyn
    • Philosophie :
      • Victor SARKIS : Réponse à Edgar Morin
    • Culture :
      • Françoise CAUBIN : Vuillard, la guerre des pauvres
      • Jean-Pierre COMBE : La petite maison de campagne, Jacque
        Decour
      • Françoise CAUBIN : Gloria Mundi de Guédiguian

    Abonnez vous à Etincelles !

     

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Profitant que les travailleurs sont en vacances et du Covid 19 , Hop, Simra, Nokia, Conduent, Airbus, , Air France, mettent en œuvre des PSE “Plan de sauvegarde de l’emploi”.

    L’offensive estivale du contre les travailleurs n’en finit pas de s’allonger. Comme à chaque fois, la « nécessaire adaptation » à la nouvelle donne économique (hier à la « révolution » numérique, aujourd’hui aux conséquences de la crise sanitaire) est invoquée pour expliquer aux travailleurs qu’ils devront faire plus avec moins sous peine d’avoir à rejoindre leurs collègues licenciés et leurs familles sur le carreau.

    Chez TUI, on ne licencie rien moins que 583 salariés sous prétexte d’ du tourisme décimée. L’annonce a pourtant de quoi surprendre chez le numéro 1 mondial du secteur qui détient 30 % de parts de marché et 3 milliards d’euros de capacité financière et dont la direction travaille à la cession de sa filiale française. La société Dérichebourg, elle, ne déroge pas à la répugnante réputation qui la précède puisqu’elle mobilise les aspects les plus réactionnaires des très rétrogrades ordonnances Macron sur les accords de performances collectives. Ainsi, ce sont 163 salariés qu’elle a décidé de licencier car ils refusaient de baisser leurs salaires.

    Néanmoins, les travailleurs se saisissent partout des questions relatives à leurs  et contestent le droit du patronat à régenter leur vie :

    • Les salariés de Monoprix comme ceux de Castorama ne comptent pas être les dindons de la farce de l’épisode confiné où ils s’étaient vu promettre primes, revalorisation et autres reconnaissances sonnantes et trébuchantes et dont ils souhaitent à présent voir la couleur.
    • Ceux de Nokia en appellent à l’union des luttes avec les salariés des équipementiers téléphoniques et ceux des opérateurs pour se défendre contre la voracité d’actionnaires qui perçoivent de l’argent public tout en pratiquant le  à grande échelle.
    • Les salariés de Sanofi se sont joints à ceux de Nokia lors de leur manifestation à Paris pour dénoncer une direction qui ne prend même plus la peine de maquiller les licenciements derrière la crise épidémique puisqu’elle le fait alors même que le chiffre d’affaires du groupe en profite largement.
    • Les salariés de Renault refusent, quant à eux, le chantage patronal à la concurrence inter-sites (Choisy/Flins, Maubeuge/Douai) ou inter- statuts (titulaires, prestataires, intérimaires) et appellent à une mobilisation large de tout le secteur pour défendre l’emploi.

    Pour rouvrir la perspective politique révolutionnaire indispensable aux luttes, le PRCF appelle à dénoncer le capitalisme tout en appelant au FREXIT PROGRESSISTE, car l’UE, si nous n’en sortons pas rapidement par la voie progressiste, c’est nous, la nation laborieuse, qui “y resterons”!

    télécharger, partager, imprimer, diffuser le  de la rentrée 2020 du PRCF

    2020 – 09 TRACT de rentrée

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  • À Lisbonne, le PC montre sa force reportage exclusif au  pour Initiative communiste.

    Notre camarade Aymeric Monville, secrétaire de la commission internationale du PRCF, était reçu ce week-end à Lisbonne par les camarades portugais, pour une fête annuelle, tenue dans des conditions très particulières pour cause de Covid-19, mais dont le déroulement donne une leçon de lutte et de dignité à tous les partis communistes.

    Pour sa 44e édition, le Parti communiste portugais a maintenu sa fête annuelle, la fête de l (du nom de son quotidien). Et ce, malgré des pressions inédites et une campagne de presse anticommuniste furieuse, qui a impliqué jusqu’au président la République. Pendant ce qui ne fut pas seulement un confinement mais un véritable état d’urgence, la bourgeoisie du pays n’avait pas hésité à interdire la grève (phénomène inédit en ) tout en envoyant les travailleurs au casse-pipe au pire de la pandémie, entassés dans les transports. Ce sont évidemment les mêmes qui ont reproché tout l’été au Parti communiste de maintenir cette fête de rentrée pour de prétendues raisons sanitaires. Les autres années, les médias se contentaient de passer cet événement sous silence.

    Malgré les Cassandre et autres prophètes de malheur, la fête s’est évidemment déroulée sans problèmes. Les camarades ont respecté scrupuleusement les règles sanitaires en vigueur et accepté de réduire la participation de 100 000 à 16 000 personnes par jour. Le Parti, qui possède le terrain de la fête depuis 1990 sur la commune de Seixal, au nord de Lisbonne, montre qu’il est maître chez lui et sait s’appliquer à lui-même une discipline toute prolétarienne (l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté, disait Rousseau) quand les circonstances l’exigent.

    On ne pourra donc pas faire la leçon aux camarades, qui sont d’ailleurs les seuls à n’avoir pas bradé la santé dans le pays. Le message est clair : les mesures sanitaires ne peuvent être utilisées comme prétexte à l’arrêt des luttes. En plein état d’urgence, le  avait d’ailleurs maintenu le défilé du 1er-Mai, avec la même dignité et le même sens des responsabilités.

    « Assim se vê a força do PC », ainsi l’on voit la force du PC, comme le dit l’un de ses slogans majeurs. Une preuve et une épreuve de force, donc, contre le retour d’un obscurantisme et d’une stratégie de la peur qui rappelle singulièrement le caractère particulièrement sinistre de la dictature de Salazar, à l’heure où le Portugal, qui s’était maintenu indemne d’un fort mouvement d’extrême droite depuis la révolution du 25 avril 1974, a vu récemment l’apparition des amis de Marine Le Pen, le mouvement « Chega » (« ça suffit »), tandis que le PS ne demandait, n’était la pression du PC, qu’à s’allier avec la droite pour imposer la libéralisation et la destruction du pays.

    Dans son  discours de clôture, le secrétaire général Jerónimo de Sousa a rappelé que tout démontre aujourd’hui qu’il faut compter avec le PC. Celui-ci a joué un rôle incontournable ces dernières années, notamment depuis 2015 où, pour éviter la destruction du pays par la Troïka, il a adopté la stratégie de ne pas participer au gouvernement mais de voter toutes les avancées possibles en faveur des travailleurs et de rejeter tout ce qui leur nuit. On a même vu les salaires augmenter depuis lors. N’ayant jamais renoncé au marxisme-léninisme auquel son dirigeant historique Álvaro Cunhal a apporté une contribution majeure (lire en français : Le Parti en toute transparence, théorie du parti léniniste par Á. Cunhal, aux éditions Delga), le parti n’a nullement abandonné non plus le patriotisme progressiste, typique du mouvement communiste depuis le VIIe congrès du Komintern, et qui a marqué le PCF jusqu’à l’époque du refus du traité de Maastricht. La marée de drapeaux rouges de la fête s’ornait ainsi du drapeau national. Le peuple portugais, volontiers europhile dans les années 80, a désormais compris, grâce à son PC, que l’ ne lui voulait guère de bien.

    C’est aussi dans cet esprit de défense de la souveraineté populaire que Jerónimo de Sousa a appelé dans son discours à la nationalisation de CTT (opérateur postal), Novo Banco (troisième banque portugaise) ainsi que de la TAP (compagnie d’aviation). Et de conclure : « Durant ces trois jours, nous avons retrouvé la joie de vivre. »

    On l’aura compris : par son expérience de lutte, forgée durant la dictature, par son caractère indomptable, partout en Europe, le PCP donne le ton.

    Aymeric Monville, 8 septembre 2020


    Le discours de , secrétaire général du Parti Communiste Portugais

    “Durant ces trois jours, nous avons regagné la joie de vivre”

    Chers invités !
    Chers amis et camarades !

    Salutations chaleureuses à vous tous qui êtes ici avec la force de votre présence. Salutations à tous les constructeurs qui ont participé aux journées de travail avec ce militantisme et cette générosité uniques, à tous les participants et visiteurs de notre Avante ! Festival Avante ! Un salut particulier à la jeunesse et au PJC, toujours avec leur présence massive, leur contribution indispensable pour élever cet espace de liberté et assurer son fonctionnement exemplaire.

    Nous saluons et n’oublions pas tous ceux qui n’ont pas pu être présents mais qui ont contribué à sa tenue, un salut étendu à beaucoup d’autres qui ne sont pas ici, mais avec qui nous avons rendez-vous dans les luttes des temps à venir et dans les Festivals des années à venir.

    Camarades,

    Nous avons construit et organisé notre Festival, ce grand Festival et ce Rassemblement de solidarité, de paix, d’amitié, de démocratie et de socialisme, dans un contexte d’hostilité sans précédent de la part des grands intérêts économiques et des forces les plus réactionnaires et conservatrices, contre lesquels ils ont mené une campagne trompeuse, utilisant leurs puissants moyens médiatiques et enivrant l’opinion publique pour la rendre non viable.

    Ils ont voulu nous faire taire. Ils n’ont pas réussi !

    Oui, nous avons organisé le Festival, en respectant les règles de santé, car sa tenue est avant tout un moyen d’assurer la défense et le fonctionnement de la vie démocratique dans sa plénitude et cela est contraire à leurs souhaits.

    Pour les mêmes raisons qui nous ont conduits auparavant à exprimer notre désaccord avec les solutions qui imposaient des limitations à l’exercice des libertés et du travail collectif et de l’action civique, alors que plusieurs milliers de personnes étaient, dans le silence et le verrouillage, victimes de l’arbitraire du grand capital.

    Pour les mêmes raisons qui nous ont conduits à être là où la vie nous appelait à défendre l’emploi, les salaires, le travail et les droits sociaux, les libertés, en les affirmant et en les exerçant, contrairement à ceux qui, sous le prétexte de l’épidémie, voulaient les limiter et les restreindre avec force, en nourrissant toutes les craintes.

    Oui, ceux qui ont tout fait pour rendre le Festival non viable, ce qu’ils voulaient le plus était de faire taire cette force qui est venue ici et qui est ici.

    Voici la force d’un Parti qui travaille, vit et lutte pour servir les travailleurs et le peuple.

    C’est un collectif puissant et chacun d’entre nous est ici à prendre position, à démontrer un engagement, à transmettre un message qui résonne dans cet immense espace et se projette bien au-delà.

    Nous ne sommes pas ici uniquement pour entendre la parole des discours. Nous sommes ici, chacun d’entre nous, tous, pour dire aux travailleurs, au peuple portugais, qu’ils peuvent compter sur nous, qu’ils peuvent compter sur le PCP à tout moment, dans toutes les situations.

    Nous sommes ici pour garantir les normes de santé, parce que nous avons un engagement envers les travailleurs, pour la réalisation de leur aspiration à travailler avec des droits et pour un salaire valorisé et équitable.

    Nous sommes ici pour réaffirmer notre engagement dans la défense des droits et libertés démocratiques, dans les entreprises, dans la rue, partout où il est nécessaire de les utiliser pour défendre le droit de grève, de protestation, de manifestation, d’action syndicale et civique dans tous les domaines de leur vie.

    Nous sommes ici parce que nous n’accepterons jamais d’être entraînés dans le marécage du conformisme rêvé par ceux qui vivent de l’exploitation, en cette période d’aggravation de tous les problèmes nationaux.

    Nous sommes ici, dans le respect des normes sanitaires, pour réaffirmer que nous n’abandonnerons pas la première ligne de la lutte pour de meilleures conditions de vie de notre peuple, pour son droit aux soins de santé, à l’éducation, à la sécurité sociale, au logement et à la mobilité, et que nous sommes prêts à construire un Portugal d’avenir.

    Nous sommes ici, et c’est une raison supplémentaire, pour combattre la peur et donner de l’espoir et de la confiance dans la lutte pour l’avenir.

    Camarades,

    L’époque que nous vivons comporte-t-elle des risques et des dangers ? Oui ! Était-il et est-il nécessaire de prendre des mesures pour défendre la santé ? Sans aucun doute ! Nous avons toujours défendu cette nécessité.

    En matière de santé, il faut le dire, le PCP était non seulement, mais est, la force politique la plus cohérente et la plus déterminée dans sa défense et celle du Service national de santé qui l’assure.

    Un parti qui a toujours présenté des solutions, y compris en cette période d’épidémie. Des solutions pour répondre à une éventuelle aggravation de la situation épidémiologique et pour garantir la normalité et l’efficacité des soins fournis aux usagers, comme le défend le Plan d’urgence du SSN, présenté par le PCP en juillet à l’Assemblée de la République.

    Mais pour assurer la santé, il faut garantir de nombreux autres aspects de la situation des personnes. Il est nécessaire de garantir la vie des milliers de personnes qui ont été et continuent d’être confrontées à la cupidité et à l’opportunisme de ceux qui, dans l’ombre de l’épidémie, ont aggravé l’exploitation.

    Pendant cette période, des milliers de travailleurs ont été licenciés, car les mécanismes permettant de licencier les travailleurs, que ce soit à la fin des six mois de la période d’essai, ou le non-renouvellement des contrats, ou les licenciements collectifs, ou les faux travailleurs indépendants, étaient déjà en place. Il suffisait de les activer.

    Des centaines de milliers de personnes ont vu leurs salaires baisser, en particulier celles qui ont été licenciées. Avec les premières difficultés, le capital a cherché à jeter les coûts qui leur incombent sur le dos des travailleurs et sur le budget de l’État, tandis qu’au gouvernement et à l’Assemblée de la République, le PS, le PSD et le CDS ont rejeté les propositions du PCP visant à interdire les licenciements et à garantir le paiement de 100% des salaires.

    Plusieurs milliers de personnes ont vu leur droit aux congés, à des horaires de travail stables, à des composantes variables de la rémunération telles que les indemnités de repas être attaqués, révélant ainsi les déséquilibres des relations de travail qui se sont maintenant aggravés.

    Les micro, petites et moyennes entreprises ont été contraintes de suspendre leur activité et ont vu leurs activités sapées. Et les effets durables qui se font sentir aujourd’hui ne sont pas dus à l’épidémie, mais à la baisse du pouvoir d’achat.

    Mais ce fut aussi le moment de l’aggravation de nombreux autres problèmes. Les jeunes, les enfants et les personnes âgées ont dû faire face à cette situation d’isolement inhabituelle. Un isolement qui n’est pas exempt de conséquences sociales, émotionnelles, psychologiques et sanitaires en général, dans un contexte où des problèmes antérieurs ont été mis en évidence, comme l’inégalité dans la répartition des revenus familiaux et les situations de pauvreté, mais aussi l’accès à l’éducation dans des conditions d’égalité et l’aggravation des situations de marginalisation sociale des personnes âgées. Les droits de toutes ces personnes ne peuvent être suspendus.

    Oui, il est nécessaire de protéger les personnes âgées, mais les protéger ne peut signifier l’abandon ou la stigmatisation, avec des conséquences irréversibles sur l’hypothèque de leur vie et de leur droit à vieillir avec des droits.

    Des temps difficiles aussi pour la culture qui a vu s’aggraver les vieux problèmes de dévaluation systématique de toutes ses activités.

    Permettez-moi de saisir cette occasion pour saluer tous les artistes, techniciens et autres professionnels de la culture qui participent à cet événement unique et, à travers eux, tous les autres à travers le pays qui sont aujourd’hui fortement affectés dans leur vie et leur production. Pour nous, la culture n’est pas jetable !

    Nous sommes une force qui vise l’accomplissement et le bien-être dans toutes les dimensions de la vie humaine.

    Camarades,

    La situation mondiale dépeint brutalement la nature exploitante, oppressive, agressive et prédatrice du capitalisme, en montrant son caractère profondément inhumain, ses énormes responsabilités dans les graves problèmes et fléaux qui affectent l’Humanité.

    Dans le contexte de la crise structurelle du capitalisme, la pandémie de Covid-19 a accéléré la nouvelle crise économique annoncée depuis longtemps, qui met à nu les énormes et inacceptables injustices et inégalités sociales qui marquent la réalité de millions d’êtres humains.

    Le grand capital cherche à utiliser la situation actuelle pour imposer une exploitation encore plus violente des travailleurs, des attaques plus graves contre les droits, les libertés, la démocratie, la souveraineté et l’indépendance des États, une plus grande appropriation privée des ressources naturelles.

    Tentant de contrer son déclin relatif et de sauvegarder sa domination hégémonique dans le monde, les États-Unis d’Amérique, avec le soutien de leurs alliés – à savoir l’OTAN -, intensifient l’action agressive face au droit international, en imposant des sanctions, des blocus économiques, des opérations de déstabilisation et d’agression contre les pays et les peuples qui affirment le droit de décider librement de leur destin.

    75 ans après la victoire sur le nazi-fascisme lors de la Seconde Guerre mondiale, une dénonciation et une action fermes sont nécessaires pour contrer la dérive de plus en plus réactionnaire, autoritaire et fasciste qui est en cours, et pour intensifier la lutte pour la paix et le désarmement, contre la guerre et le militarisme.

    Saluons les délégations étrangères présentes à l’Avante ! le PCP réaffirme sa solidarité avec les travailleurs et les peuples qui défendent leurs droits partout dans le monde, en soulignant les divers objectifs immédiats, ouvrant des possibilités d’avancées démocratiques, progressistes et révolutionnaires.

    La gravité de la situation internationale exige, avec une énorme importance, la convergence de l’action des communistes et des autres démocrates, dans un large front anti-impérialiste pour arrêter l’offensive exploitante et agressive de l’impérialisme et ouvrir la voie à la construction d’un nouvel ordre international, de paix, de souveraineté et de progrès social.

    Convergence entre les forces qui rejettent une Union européenne de plus en plus néolibérale, militariste et fédéraliste, et qui luttent pour une Europe de coopération efficace, de progrès social et de paix, pour une Europe des travailleurs et des peuples.

    Les communistes, tous révolutionnaires, sont confrontés à de grandes exigences pour entreprendre une action résolue pour les droits des travailleurs, pour la liberté, la démocratie et la souveraineté, pour l’avancement de la transformation sociale, pour une société sans exploitation et oppression, pour le socialisme.

    Camarades,

    Le Portugal a longtemps été confronté à de graves problèmes, que l’épidémie a mis à nu dans toute sa dureté. Des déficits structurels chroniques dans plusieurs domaines. Des déficits qui ont fait du Portugal un pays de plus en plus dépendant et fragile, avec des effets extrêmement négatifs sur la croissance économique, sur la balance extérieure et sur la dette extérieure.

    Un pays où persistent de graves inégalités sociales et régionales et de graves problèmes sociaux, où pèsent la précarité du travail, le chômage, une répartition injuste des richesses, une protection sociale faible et insuffisante, et des niveaux inacceptables de pauvreté et d’exclusion sociale.

    Il y a ceux qui s’efforcent de faire croire aux gens, de se soustraire à leurs propres responsabilités et d’éterniser les politiques de désastre du passé, que les problèmes auxquels le pays est confronté aujourd’hui sont essentiellement le résultat de l’épidémie. Ils veulent vraiment nous faire croire qu’après elle, tout ira bien, comme si tout allait bien et que l’avenir du pays et son développement étaient garantis.

    Les causes de notre retard, de nos faiblesses économiques et de nos profondes inégalités ne sont pas d’aujourd’hui, nous les trouvons dans les décennies de politiques de droite mises en œuvre par les gouvernements successifs du PS, du PSD et du CDS, qui ont privatisé des secteurs stratégiques au profit de monopoles, détruit la capacité de production, réduit les investissements publics, affaibli les services publics essentiels, favorisé l’exploitation et le travail sans droits.

    Les causes résident dans cette politique qui a accru la dépendance extérieure, qui a soumis le pays aux diktats de l’Union européenne et de l’Euro pour servir le grand capital transnational et les intérêts du grand capital national et de ses alliés.

    Une politique de soumission du pouvoir politique au pouvoir économique et visant la concentration et la centralisation de la richesse, qui a fermé les yeux sur la corruption que les privatisations ont alimentée et qui a, dans l’exemple de la banque BES, le schéma directeur, le modèle, de cette politique de soumission et de trafic et qui continue aujourd’hui, avec la perte de millions pour la Novo Banco qui aurait dû être nationalisée depuis longtemps.

    Une politique qui a noyé le travail dans les impôts et a soulagé les grandes entreprises. Qui permet l’évasion fiscale des grands groupes économiques les mieux cotés vers les Pays-Bas et d’autres paradis fiscaux.

    Une politique qui n’a jamais manqué d’argent et de facilités pour les capitaux !

    C’est cette politique qui a affaibli le Portugal et, bien sûr, l’épidémie tend à s’aggraver, ajoutant des problèmes aux graves problèmes que le pays connaissait déjà et lorsque de nouveaux signes de recul économique et social se font entendre, avec le grand capital, avec la connivence des forces politiques qui le servent, préparant le terrain à ce recul, en utilisant l’épidémie comme prétexte.

    Ils y freinent l’augmentation générale des salaires et du salaire minimum national. Là, ils remettent en cause l’augmentation des salaires des travailleurs de l’administration publique, en annonçant à l’avance de nouvelles périodes de gel qui s’ajoutent à la décennie au cours de laquelle ils ont perdu des salaires et du pouvoir d’achat.

    Ils y parlent de nouveaux changements dans la législation du travail, à savoir l’introduction de nouvelles lignes d’exploration, par exemple dans la situation du télétravail.

    Ils y perpétuent le mauvais fonctionnement des services publics, de l’assistance dans les unités de soins de santé au guichet, par téléphone ou à un hublot, à l’extension des classes virtuelles ou aux longues files d’attente dans la rue à la Sécurité sociale ou aux services de la Poste.

    Ils y revendiquent de nouvelles réformes structurelles, cet euphémisme qu’ils utilisent pour cacher les mesures qu’ils proposent pour approfondir l’exploitation du travail et la destruction des services publics, pour montrer le répertoire des grandes puissances de l’Union européenne, même si elles n’ont rien à voir avec l’épidémie.

    Des toiles bien tissées qui cherchent à créer une atmosphère propice à l’acceptation de ces mesures, qu’elles poursuivent depuis longtemps et pour lesquelles elles ont maintenant des excuses.

    Oui, nous les avons là pour donner vie aux projets et aux dynamiques de régression sociale et civilisationnelle qui ont marqué le pays au cours des dernières décennies, à savoir pour donner de la force et alimenter l’action des forces et secteurs réactionnaires, dans lesquels s’insèrent le PSD, le CDS et leurs partis mandataires qui cherchent activement à saper le régime démocratique et la Constitution de la République.

    Une action qui tire parti des problèmes créés par le capital lui-même et ses agents, où pèse la promotion et l’instrumentalisation de la violence et du racisme, stimulant la ségrégation sociale et la dérive criminaliste et justicialiste, expressions les plus visibles d’une dimension réactionnaire et fasciste.

    Camarades,

    C’est aussi pour vaincre ces objectifs que le chemin, aujourd’hui comme hier, est de mobiliser ceux qui sont touchés par ces attaques, celui de l’action, de l’intervention et du développement de la lutte pour y faire face.

    Oui, à chaque nouvelle vague d’attaque contre les droits, à chaque offensive, quelle autre arme les travailleurs ont-ils ?

    Face à chaque fermeture de services publics, à chaque médecin en moins dans le Centre de santé, à chaque réduction des horaires de transport, quelle autre réponse la population peut-elle apporter ?

    Les temps sont durs et exigent une détermination à résister au discours de la peur et qu’il n’y a pas d’alternative.

    Mais ces mois ont montré qu’il y a des forces et qu’il y a du courage pour les affronter.

    Ainsi, de cette tribune, nous saluons les nombreuses luttes dans les entreprises et sur les lieux de travail, pour le droit à l’emploi, les salaires, les horaires de travail, les droits.

    D’ici, nous valorisons cette force qui résiste à l’offensive, qui ne se résigne pas aux inévitables que chaque jour veut nous vendre.

    Et d’ici, nous saluons la grande centrale syndicale des travailleurs portugais, la CGTP-IN. Centrale syndicale de classe, unitaire, démocratique, indépendante, solidaire et de masse qui a toujours su, tout au long de ses presque 50 ans d’histoire, que l’on célèbre ce 1er octobre prochain, honorer la force et le prestige que les travailleurs lui confèrent.

    Et, à partir de là, le PCP lance un appel à tous les travailleurs, à tous ceux qui sont touchés par la politique de droite, aux jeunes, aux femmes, à notre peuple, pour qu’ils développent la lutte autour de leurs revendications concrètes et participent, le 26 septembre prochain, dans tout le pays, aux actions appelées par la CGTP-IN.

    Camarades,

    Le Portugal doit de toute urgence retrouver les niveaux de production, l’emploi, les salaires et les conditions de vie, et inverser une situation déjà marquée par la perspective d’une profonde récession économique, mais il doit en même temps agir sur les causes de notre retard et aller plus loin pour assurer les niveaux de développement qui ont été systématiquement différés et pour améliorer les conditions de vie.

    Mais pour les deux, les prescriptions ne peuvent pas être celles du passé !

    Les politiques proposées ou en cours ne répondent ni aux problèmes du présent, ni à ceux de l’avenir du pays.

    Nous l’avons vu dans le programme dit de stabilisation économique et sociale et dans la proposition de budget supplémentaire du gouvernement qui l’a soutenu, qui a surtout révélé une option claire pour favoriser les intérêts du capital vers lequel sont acheminés des millions et des millions d’euros. Nous le constatons également aujourd’hui lorsque le gouvernement présente la première version du programme qu’il appelle de résilience et de relance avec ses options pour l’avenir.

    L’ampleur des problèmes exige une autre réponse. Le PCP est à la hauteur de ses responsabilités, de son rôle et de ses engagements en faveur des intérêts des travailleurs et de la population.

    Il ne sert à rien de brandir des menaces de crise politique. Ce qu’il faut, c’est profiter de tous les instruments pour empêcher les travailleurs et les gens de voir leur vie plongée dans une crise quotidienne.

    Comme il ne vaut pas la peine que d’autres se précipitent pour condamner que le PCP ne compte pas, qu’il reste en dehors des solutions dont le pays a besoin.

    Et le PCP a déjà prouvé qu’il compte, qu’il compte beaucoup et de manière décisive, comme aucun autre, pour assurer des avancées dans l’intérêt des classes et des couches populaires.

    Le PCP ne sera pas absent, comme il ne l’a jamais été, de toute solution qui répond aux problèmes, il ne gaspillera aucune occasion de garantir des droits et de meilleures conditions de vie.

    C’est sur le concret et non sur de simples mots d’intention que doit reposer l’évaluation de ce qui doit être fait.

    C’est pourquoi, au début des travaux de l’Assemblée de la République, nous présenterons un ensemble de propositions qui répondent aux graves problèmes qui affectent la vie des travailleurs et des personnes.

    Parmi les nombreuses initiatives que nous avons en préparation, nous reprendrons la lutte pour l’augmentation du salaire minimum national à 850 euros ; pour la création d’un supplément de salaire pour les travailleurs des services essentiels et permanents ; pour une allocation de difficulté, de risque et de santé ; pour l’indemnisation et la reconnaissance de la protection sociale pour ceux qui travaillent en équipe et de nuit ; pour l’élargissement de l’accès aux allocations de chômage et l’augmentation de leur montant et de leur durée.

    Nous continuerons à nous battre pour l’élimination des réductions de salaire liées au licenciement, pour l’interdiction de licencier tous ceux qui voient leur emploi menacé et pas seulement dans les entreprises à but lucratif.

    Le budget de l’État pour 2021 doit également s’attaquer aux problèmes les plus immédiats, les plus pressants et les plus inévitables. Il doit aider ceux qui ont perdu leurs revenus par un soutien extraordinaire pour garantir des conditions de vie à ceux dont l’activité est en danger, en particulier en soutenant les micro et petites entreprises. Il doit fournir au NHS tous les moyens nécessaires pour garantir la fourniture de soins de santé, pour garantir la réouverture du réseau de soins de santé primaires, et pour assurer les moyens de diagnostic, de prévention et de traitement non seulement de la COVID, et pour mettre fin à la distribution de l’argent public dont le NHS a besoin aux groupes privés qui considèrent la maladie comme une affaire.

    Mais surtout, ce qu’il faut pour répondre aux problèmes auxquels le pays est confronté, c’est une autre politique et d’autres options, qui n’ont pas toutes une incidence directe sur le budget de l’État, qui créent les conditions du développement du pays.

    Qu’il n’y ait aucun doute.

    Le PCP ne sera pas seulement là, mais il se battra pour trouver des solutions aux problèmes du pays.

    Des solutions avec le PCP, comme l’exigent la valorisation des carrières des travailleurs, l’augmentation générale des salaires, dans le secteur privé et public, et du salaire minimum national à 850 euros.

    Des solutions avec le PCP pour abroger les normes pénibles de la législation du travail, en particulier avec l’élimination de l’expiration des négociations collectives et le rétablissement du traitement plus favorable, et pas seulement ce que certains identifient comme les changements imposés par le gouvernement PSD/CDS laissant intactes les dispositions pénibles que le gouvernement PS avait imposées en 2007.

    Des solutions avec le PCP pour une voie déterminée d’investissement public et d’application des fonds de l’UE en accord avec l’intérêt national et non soumis à l’imposition de l’Union européenne et aux intérêts des groupes monopolistiques.

    Des solutions avec le PCP pour des mesures fiscales qui combattent l’injustice fiscale, déchargent les revenus faibles et moyens et taxent dûment les grands bénéfices, les fortunes et les actifs de grande valeur.

    Des solutions avec le PCP pour étendre la protection sociale, renforcer la protection contre le chômage et la maladie, améliorer les allocations familiales, maintenir et accroître le rythme d’augmentation des pensions, tout en assurant la diversification des sources de financement de la sécurité sociale.

    Des solutions avec le PCP pour poursuivre la création d’un réseau public de garderies et lancer un réseau public de maisons de repos, en profitant des fonds annoncés pour le Portugal.

    Solutions avec le PCP pour inclure le lancement d’un programme de construction de logements d’État et améliorer le plan de tarification des transports, en établissant le régime de soutien tarifaire et en augmentant l’offre.

    Des solutions avec le PCP pour reprendre le contrôle public d’entreprises stratégiques – à commencer par CTT Posts, Novo Banco et TAP – qui sont essentielles pour le développement souverain du pays.

    Les déclarations du PS selon lesquelles il ne veut rien avec le PSD n’ont guère de sens si les options qu’il adopte sont, plus ou moins, celles que le PSD adopterait, sans couper les lignes directrices et les engagements qui ont soutenu la politique de droite. D’autant plus lorsque les convergences entre les deux parties se poursuivent sur des questions pertinentes, dans le cadre d’un processus de réarrangement des forces mis en route, et auquel participe l’actuel président de la République, pour blanchir le PSD en vue de sa réhabilitation politique et d’une coopération plus forte avec le PS, instrument de la politique de droite.

    Il n’y a pas de solution aux problèmes nationaux ni de réponse aux intérêts des travailleurs et du peuple avec les options du gouvernement PS ou avec les projets réactionnaires que le PSD, le CDS et leurs partis mandataires – Initiative libérale et Chega – doivent combattre.

    Le Portugal doit affirmer et matérialiser un projet alternatif de développement souverain, libéré du capital monopolistique, capable de rendre au pays ce qui lui appartient, son économie, ses ressources, la décision sur sa vie et son avenir.

    L’alternative qui ne renonce pas à assurer la libération du pays de la soumission à l’euro, à garantir la renégociation de la dette publique pour libérer les ressources essentielles.

    Il doit avoir les instruments appropriés entre ses mains et décider librement et ne pas dépendre des critères et des décisions des autres.

    Elle doit avoir son propre agenda qui aborde les problèmes du pays sans conditionnalités ni contraintes, garantissant le développement, l’amélioration des conditions de vie et l’équilibre environnemental.

    Le Portugal doit garder à l’esprit et ne pas oublier les leçons importantes qui peuvent être tirées de la situation actuelle et qui ne peuvent être ignorées à l’avenir : l’importance du rôle des travailleurs et la centralité du travail dans la société ; le rôle des services publics ; l’importance de la production nationale et de la prise en charge des secteurs stratégiques par le pays.

    Il faut une politique alternative, patriotique et de gauche, qui favorise le tournant nécessaire dans la vie nationale !

    Camarades,

    Nous avons devant nous de grandes tâches et des luttes importantes qui exigent le renforcement et l’affirmation de ce Parti nécessaire et indispensable.

    Face à une situation difficile et qui s’aggrave, les travailleurs, les retraités, les intellectuels et les cadres techniques, les micro, les petits et moyens entrepreneurs, les petits et moyens agriculteurs, les jeunes, les femmes, les personnes handicapées peuvent compter sur le PCP. Contre le chantage et l’intimidation, hier comme aujourd’hui, nous sommes la force de résistance, d’initiative, de courage et de confiance en l’avenir. Nous disons ce qui doit être dit. Nous faisons ce qui doit être fait. Ici, nous avons ce Festival, ici, nous avons ce rassemblement mémorable pour le prouver.

    Voici notre détermination et l’appel aux travailleurs à s’organiser et à lutter, en développant les actions en cours, sur les lieux de travail, dans les entreprises, dans les secteurs, dans les petites et grandes initiatives d’unité et de convergence. Une lutte pour la défense des intérêts immédiats, une lutte pour l’alternative.

    Voici notre intervention à l’Assemblée de la République, au Parlement européen, dans les Assemblées législatives régionales et dans l’Administration locale, en soulignant les initiatives que nous allons prendre à l’Assemblée de la République, suite à l’intervention sans précédent du PCP, avec ses plus de deux cents initiatives législatives, visant à assurer des améliorations et des avancées dans différents secteurs de la vie nationale.

    Voici notre détermination dans la bataille pour les élections du Président de la République avec une candidature qui assume les droits des travailleurs, les valeurs d’avril et l’engagement du projet que la Constitution de la République portugaise consacre mais qui est très loin d’être réalisé, et dans les élections de l’Assemblée législative de la Région autonome des Açores, pour défendre les intérêts des travailleurs et des citoyens de cette Région autonome.

    Voici notre détermination à renforcer l’organisation du Parti. De ce Parti qui, grâce au militantisme de ses membres, au cours des derniers mois difficiles, n’a pas abandonné les travailleurs et le peuple et a été là où il fallait agir, clarifier, soutenir. Le renforcement de l’organisation avec le militantisme, plus de responsables et plus de cellules d’entreprise et de travail, le développement de l’action locale, l’intensification du travail d’information et de propagande et la diffusion d’Avante ! l’indépendance financière du Parti, notamment avec la concrétisation de la Campagne Nationale de Fonds.

    Renforcement du Parti qui doit s’articuler avec la dynamisation de l’intervention pour des objectifs concrets immédiats, pour l’alternative, pour la démocratie avancée avec les valeurs d’Avril dans l’avenir du Portugal, pour le socialisme.

    Nous entrons dans la troisième et décisive phase de préparation du XXIe Congrès de notre Parti, avec la participation maximale des militants, en fixant des lignes directrices et des mesures pour répondre à la situation, en réaffirmant l’identité communiste, la nature de classe, les buts suprêmes, l’idéologie, les principes de fonctionnement, le patriotisme et l’internationalisme. En utilisant les instruments créés par Marx et Engels, l’expérience léguée par Lénine et la formation collective du PCP avec la contribution unique d’Álvaro Cunhal, nous analyserons la situation portugaise et mondiale et indiquerons les voies de l’avenir.

    Nous organisons notre festival à un moment où nous célébrons les 100 ans de la vie du PCP. Nous sommes un parti qui a toujours refusé de se laisser intimider, quelle que soit l’ampleur des dangers, des adversités, des menaces ou des persécutions.

    Les générations successives de communistes ont dû faire face aux conditions les plus difficiles pour assurer la libération de leur peuple de toutes les formes d’exploitation et d’oppression. Un Parti dont la mort a été déclarée mille fois et qui a émergé mille fois renouvelé, déterminé et convaincu, dirigeant la lutte des travailleurs et du peuple.

    Le Parti communiste portugais a une histoire glorieuse et combative qui se poursuit et se poursuivra. Dans ses propositions, dans ses objectifs, dans son action, le bien-être du peuple et des travailleurs, la liberté, la démocratie, un Portugal souverain et la construction d’une société plus juste, sans exploités ni exploiteurs, ont toujours été au premier plan.

    Il en a été ainsi et il en est ainsi aujourd’hui, avec nos propositions alternatives à la politique de droite.

    Et c’est donc face à l’épidémie que nous affrontons et combattons, en donnant l’exemple avec toutes les mesures sanitaires de précaution recommandées, en les rendant opérationnelles sur la base de notre Avante ! et dans toutes nos activités politiques, sociales et familiales.

    Les communistes ont tout fait et font tout pour aider à résoudre les problèmes du pays, des travailleurs et du peuple. Ils feront tout dans la vaste lutte contre le COVID-19.

    Mais ils ne cèderont pas à la peur réelle ou instillée par une panique orchestrée qui vise à isoler les gens, à briser la classe et la solidarité sociale, de sorte que les travailleurs acceptent docilement des sacrifices, abdiquent ou acceptent la limitation de leurs droits et de leurs conditions de travail et de vie et même de leur liberté.

    Parce que nous sommes certains que, en luttant vigoureusement contre le virus auquel nous sommes confrontés et contre de nombreuses autres maladies, obstacles et revers, seulement avec une grande confiance dans l’avenir de nos capacités et de celles de notre peuple, et en continuant à vivre avec joie et espoir notre vie sociale et culturelle familiale, nous trouverons la force de continuer sur la voie d’un monde meilleur et plus juste.

    La poursuite de cette voie sera possible si la population, en particulier les travailleurs, ne se laisse pas enfermer dans le “lockdown” dans lequel certains veulent enfermer leurs revendications et leurs luttes.

    Avec l’espoir et la confiance dans les générations actuelles, dans la jeunesse et dans l’avenir, sans négliger notre attention et notre vigilance sur les véritables nuages noirs qui se profilent à l’horizon, nous pouvons également entrevoir que l’humanité n’a jamais eu ou créé autant de potentialités dans son histoire pour concrétiser le rêve d’une société juste, sans exploités ni exploiteurs, comme à l’époque où nous vivons.

    Il nous suffit de ne jamais abandonner et de continuer à lutter pour atteindre cet objectif, car il est possible et nécessaire.

    En cette période de célébration du Centenaire de notre Parti, nous réaffirmons ici la validité de l’idéal et du projet communiste, le rôle nécessaire, indispensable et irremplaçable de ce Parti dont l’histoire, au lieu d’être passée dans le passé, se projette à l’horizon.

    Certains pensaient qu’avec le mensonge et l’affront, nous baisserions les bras. Ils ont vu la réponse. Ce Rallye et ce Festival sont marqués par la capacité, l’organisation, la responsabilité, le courage et la confiance.

    C’est ainsi que le PCP est né !

    C’est ainsi qu’il se bat depuis près de 100 ans !

    C’est ainsi que, honorant l’histoire et les engagements que nous avons toujours eus, nous partons d’ici, conscients des exigences auxquelles nous sommes confrontés, déterminés dans l’action, confiants dans l’avenir.

    Vive la solidarité internationaliste !
    Vive la jeunesse et les JCP !
    Vive la fête de l’Avante !
    Vive le Parti communiste portugais !

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Perspectives politiques et échéances électorales

    Perspectives politiques et échéances électorales.(IC.fr-8/09/20)

     

     

    par Georges Gastaud et  1 septembre 2020 – au nom de la Commission des relations politiques du PRCF (Corpol)

     

    Alors que monte la colère sociale et que notre peuple, frappé sur tous les terrains, est en quête d’alternative politique, alors que la perspective d’un deuxième et dévastateur quinquennat Macron n’est pas écartée et que les “Républicains” et le Rassemblement “national” rivalisent de propos fascisants pour capter les peurs, toutes sortes de manoeuvres politiciennes sont en cours, toutes sortes de “ballons d’essai” médiatiques sont lancés qui ne font qu’obscurcir les conditions d’un vrai changement progressiste pour notre pays..

    “Une ligne claire pour avancer”

    Pour sa part, le PRCF avance sans masque, porteur d’une ligne claire d’union des vrais communistes, des syndicalistes de classe et des patriotes antifascistes; il s’agit de chasser Macron (sans ralliement de second tour à sa politique liberticide sous prétexte de “barrer la route au fascisme”), d’exclure toute banalisation de l’extrême droite (sous couvert d’union “des patriotes des deux rives”), de mettre le monde du travail au centre de la vie nationale en sortant par la gauche de l’UE, de l’euro, de l’OTAN, d’annuler toutes les mesures de fascisation, de privatisation, de délocalisation, de contre-réformes et d’ingérences néocoloniales du Liban au Mali. De porter, en un mot l’objectif rassembleur d’une République sociale, souveraine et fraternelle affrontant le grand capital et rouvrant à notre peuple la voie du socialisme. Dans ce but, le PRCF diffusera largement aux entreprises son programme franchement communiste et 100% anti-UE; notre camarade Fadi Kassem, secrétaire national adjoint, assisté de G. Gastaud, secrétaire national, sera chargé d’être notre porte-parole dans les luttes sociales, la précampagne et la campagne électorales dans un esprit de clarification politique et de recherche des convergences. 

    La confirmation de l’avancée de l’idée de  progressiste dont le PRCF est l’incontestable pionnier politique dans ce pays et parmi les communistes

    Dans la dernière période, on a assisté à une série de propositions émanant de forces classées à gauche :

    MM. Ruffin et Besancenot ont tenté de lancer un “CNNR” en ignorant la composante communiste (ou pire, en la méprisant) et en contournant la question stratégique du Frexit progressiste. Le PRCF a dit ce qu’il pensait de cette usurpation de la référence au CNR historique: on sait que ce dernier était ancré dans le peuple par la force de la Résistance communiste armée, pour lequel la reconquête de l’indépendance nationale était indissociable du progrès social.

    Comme il l’avait fait l’an dernier à la même époque (où, sans citer le PRCF, il avait repris l’idée des “deux drapeaux” sans lui donner de traduction concrète dans les manifs),  a radicalisé son discours en critiquant plus durement l’UE.

    Malheureusement, M. Roussel n’est pas allé jusqu’à dire qu’il faut SORTIR de cette construction 100% antisociale, impérialiste, anticommuniste, atlantiste et de plus en plus fascisante, ni jusqu’à annoncer la rupture du PCF avec le , cette courroie de transmission stipendiée de Bruxelles, ni jusqu’à revenir sur l’alliance stratégique mortifère du PCF avec le PS maastrichtien (comme on l’a vu aux municipales). Néanmoins le durcissement du discours du chef de file du PCF-PGE sur l’UE n’est pas sans intérêt : il marque l’avancée de l’idée de Frexit progressiste, anticapitaliste et anti-impérialiste dont le PRCF est l’incontestable pionnier politique dans ce pays en général, et dans la mouvance communiste en particulier, même si le mot “PRCF'” brûle la langue à certains. A noter que dans le même temps, des dirigeants syndicaux combatifs de premier plan comme Cédric Liechti (Energie-Paris) ou Laurent Brun (SNCF), sans parler de Jean-Pierre Page, se sont prononcés fortement contre l’UE en prenant le contrepied des orientations euro-béates de la Confédération CGT.

    Nous avons noté aussi avec plaisir le durcissement du ton de Jean-Luc Mélenchon sur la question de la rupture avec le capitalisme, sur l’intérêt d’une planification sociale, sur la nocivité profonde de l’UE, nous avons noté son refus courageux de la russophobie et de l’anti-soviétisme (il a rappelé notamment que l’histoire de l’URSS était historiquement indissociable de la victoire sur le nazisme et de la conquête de l’espace). Cependant nous avions aussi constaté tristement que, après la présidentielle de 2017, le slogan de la “l’UE, on la change ou on la quitte” avait presque disparu de la circulation et que dans la France insoumise, les milieux européistes et sociaux-démocrates typiquement représentés par Manon Aubry ou par Clémentine Autain, avaient pris le dessus sur les partisans d’un indépendantisme de gauche. Il faut que JLM dise clairement avant la présidentielle quel cours politique il choisit, celui de la petite bourgeoisie européiste des “métropoles”, ou celui des classes populaires qui ont montré avec persévérance, du vote sur  au Non à la constitution européenne, qu’elles ne voulaient pas de l’UE du capital, ni d’une alliance avec les politicards maastrichtens, y compris “socialistes”.

    Déjà, nous avons demandé à Jean-Luc Mélenchon d’une part, à Fabien Roussel d’autre part, la mise en place de rencontres politiques permettant de mettre cartes sur table à propos des intentions de chacun. N’ayant eu aucune réponse à nos courriers, nous refaisons cette demande publiquement. Une lettre confirmera cette demande à chaque leader politique concerné . Le PRCF est certes une force encore modeste, mais dont audience croît ; il porte une politique claire, inédite et rassembleuse susceptible de remettre en mouvement, dans les luttes et électoralement, des millions d’ouvriers et d’employés écœurés par le cours politique actuel. Ceux-ci souhaitent qu’émerge une politique nouvelle unissant le drapeau rouge au drapeau tricolore pour rompre sur des bases progressistes avec l’UE supranationale du capital sans frayer aucunement, ni avec le “néolibéralisme” policier de Macron, ni avec le PS maastrichtien, ni avec la droite réactionnaire et xénophobe des Retailleau, Le Pen, Maréchal et Cie. Bref, c’est une politique de Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologiste (FR.A.P.P.E.) qui s’ancre dans l’ADN du PCF historique (Front populaire, Résistance et Libération notamment) tout en tirant leçon des trahisons répétées du PS au cours des XXème et XXIème siècles. Le PRCF tentera aussi, à la faveur du mouvement social de l’automne, de dialoguer avec les forces représentatives du syndicalisme de classe et avec celles du mouvement, à la fois patriotique et populaire, des Gilets jaunes. 

             “Faire émerger une Convergence Nationale des Résistances”

    D’ores et déjà, le PRCF proposera dans divers départements des débats citoyens à la fin septembre (anniversaires communs de la bataille de Valmy, où l’Armée des Sans Culottes battit l’Europe monarchique… et des 49% de Non à Maastricht dont le PCF et la CGT étaient la force centrale) pour permettre aux forces démocratiques euro-critiques et antifascistes de construire ensemble. Car c’est avant tout en dialoguant et en agissant “en bas” avec les travailleurs et les citoyens qu’émergera la Convergence Nationale des Résistances, socle sociopolitique du changement indispensable.

     

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  • Communiqué de la Commission santé et du Scrétariat national  du Pôle de Renaissance Communiste en France

    Émanation de l’euro mondialisation virale ce pouvoir avance masqué : DÉFENDONS LA SANTÉ PUBLIQUE SANS RECULER SUR LES CONQUÊTES SOCIALES, L’EMPLOI, LES SERVICES PUBLICS ET LES LIBERTÉS! (IC.fr-7/09/20

    Émanation de l’euro mondialisation virale ce pouvoir avance masqué :

    DÉFENDONS LA SANTÉ PUBLIQUE SANS RECULER SUR LES CONQUÊTES SOCIALES, L’EMPLOI, LES SERVICES PUBLICS ET LES LIBERTÉS !

    Disposant désormais d’un recul de plusieurs mois, la commission Santé du PRCF ne peut que confirmer les justes critiques que le PRCF a d’emblée formulées 

    • à l’encontre de l’euro-mondialisation capitaliste et de ses prédations (environnementales et économiques) dans la multiplication et la propagation ultra-rapide des virus, 
    • des effets criminels de l’euro-austérité et de la politique sanitaire des gouvernements maastrichtiens successifs (Chirac, Aubry, Sarkozy, Hollande, …) en matière d’affaiblissement du système de soins, de désertification médicale et de destruction des structures hospitalières,

    • de sous-estimation initiale de la pandémie par les Macron et autre Buzyn qui ont plus que tardé à réagir, ignorant les informations transmises par la Chine, privilégiant le profit capitaliste et  leurs offensives antisociales contre les retraites et la sécurité sociale
    • de l’imprévoyance criminelle et des mensonges du gouvernement et de ses “conseillers scientifiques” à propos des tests de dépistage et du stockage des masques à usage sanitaire;
    • de destruction et de délocalisation massive de l’appareil productif national, de dépendance excessive à l’égard de la production industrielle étrangère en matière médicale comme en tous autres domaines, d’incapacité du pouvoir à réquisitionner, voire à  les équipements industriels nécessaires pour produire les masques et les respirateurs appropriés;

    • de mise en tutelle aveugle et antidémocratique des médecins de ville et hospitaliers traités en mineurs et empêchés de soigner selon leur conscience,
    • de refus et d’impuissance à mettre en place rapidement une politique de dépistage, d’isolement ciblé et de prise en charge médicale des personnes contaminées et potentiellement contagieuses,
    • de colonisation de l’ “État profond” sanitaire français par des cliques mandarinales liées aux labos pharmaceutiques privés;
    • de refus de nationaliser   – sans indemnité pour les grands actionnaires – , qui tout à la fois supprime des postes et privilégie, non pas le service dû aux citoyens français qui ont fait sa fortune, mais les États les “mieux-disants” sur le marché international, ainsi que l’ensemble de l’appareil productif pharmaceutique et médical,
    • d’abandon des EHPAD, dont la sous-médicalisation est flagrante, et de traitements inhumains, voire mortifères à l’égard des personnes âgées dépendantes suspectes de Covid.
    • d‘utilisation perverse de l’épidémie par le gouvernement pour limiter les libertés publiques, tenter d’imposer  la contre-réforme des retraites par le 49/3, raboter le code du travail, parachever la casse du baccalauréat et de l’école publique;
    • du système capitaliste en général, tant il est clair que les pays socialistes, Cuba en tête, ou de tradition socialiste, ont bien mieux géré la pandémie que les pays d’un néo-libéralisme débridé (USA, Grande-Bretagne, Brésil, Inde…) où les soins de qualité sont réservés aux personnes solvables,

    Banderole aux fenêtre à Paris durant le confinement – mars 2020

    • de ruine de la Sécu et du contribuable par l’allocation de subventions sans fin au patronat sans contrepartie d’emploi (Renault, Air-France, Dalkia… et Sanofi n’en licencient pas moins..) et le dégrèvement inconditionnel des cotisations sociales dites patronales, sans distinguer entre TPME et CAC-40,
    • de destruction de la souveraineté nationale et de l’indivisibilité territoriale de la République par l’emprunt européen Merkel- Macron, destiné aux euro-régions (mises en concurrence) et conditionné aux ingérences d’États étrangers et de l’UE elle-même dans la mise en place des contre-réformes en France,
    • de gaspillage belliciste des ressources publiques, les dépenses de surarmement et d’intervention militaire loin du territoire national étant maintenues durant la pandémie sur sommation de l’OTAN ou pour complaire aux profiteurs de la Françafrique néocoloniale.

    Tardivement décidé par Philippe, le confinement du printemps 2020 comportait un évident caractère de classe qui a surexposé inutilement les ouvriers et les employés travaillant dans des secteurs non vitaux; ce confinement, nous en avions alors accepté le principe sinon les modalités par esprit de responsabilité, par solidarité avec le personnels des urgences et parce que sa revendication émanait à juste titre de nombreux syndicalistes, rien de sérieux n’étant prévu dans nombre de services, d’écoles et d’usines pour protéger les personnels. Ce confinement indiscriminé, faute de tests disponibles, n’était toutefois qu’un pis-aller, le pouvoir s’étant révélé incapable de toute anticipation, de toute fourniture massive de masques, en un mot, de toute planification, et tentant même de criminaliser les tentatives des médecins de ville ou hospitaliers pour traiter précocement la  et pour en prévenir au moins les surinfections (seul “traitement” prévu, le doliprane, puis l’intubation dans les cas gravissimes… et dans la limite des équipement disponibles!). En outre, la politique gouvernementale de report des “interventions non urgentes” et de restriction des hospitalisations aux personnes “covidées” (suite aux suppressions massives de lits et d’établissements…) a nui à nombre de personnes atteintes d’autres pathologies qui n’ont pas été soignées à temps , sans compter les effets psychologiques délétères de deux mois d’isolement pour les personnes vivant seules.

    Concernant l’actuel “rebond” de la maladie, nous constatons à la fois que les données actuelles sont délicates à interpréter (l’augmentation des cas dépistés, parmi lesquels de nombreux cas asymptomatiques – mais potentiellement contagieux – témoigne-t-elle d’une véritable recrudescence ou d’un effet statistique lié à l’accroissement des dépistages)? La virulence du  ne s’est-elle pas atténuée de façon circonstancielle, saisonnière voire durable pour des raisons encore non comprises ? Ce sont des points encore scientifiquement disputés). Nous comprenons cependant que le principe de précaution oblige, dans le doute, à faire comme si l’épidémie et ses formes graves pouvaient repartir plus fort avec la rentrée des classes, le retour généralisé vers les entreprises, l’hiver,  etc., menaçant de nouveau de mort des milliers de personnes âgées ou des personnes plus jeunes mais physiquement fragiles ; dans ces conditions, nous demandons à chacun de continuer à respecter les distances interpersonnelles, à faire montre d’une hygiène des mains rigoureuse, à porter le masque dans les lieux de grande concentration humaine, de continuer à éviter les embrassades et les contacts rapprochés avec les personnes à risque tout en évitant absolument d’hystériser les rapports avec les personnes ne le portant pas.

    Qu’on ne compte pas en tout cas sur les communistes du PRCF pour refuser toute forme de réglementation sanitaire, et pas davantage pour soutenir les amateurs de flicage social pour qui la santé publique est le prétexte pour renforcer la fascisation et l’État policier.

    Concernant la mise en place d’un les communistes et les progressistes ne sont évidemment pas contre le principe même de la vaccination, mais nous rejetons à la fois les préventions absurdes contre tout vaccin ne provenant pas de l’aire “occidentale” et le désintérêt flagrant des décideurs pour la recherche et l’examen impartial des modes de traitement curatifs. Et surtout,  comment ne pas faire preuve de doute méthodique à l’encontre des gros labos pharmaceutiques capitalistes qui, depuis des décennies, privilégient le profit au détriment de la santé des gens, avec d’énormes scandales sanitaires à l’appui ?

    En même temps, aucune naïveté, aucune “union sacrée” dite sanitaire n’est admissible à l’égard de ce gouvernement qui, en tous domaines, affiche ses méthodes liberticides et son obsession policière de contrôle social et idéologique. Il faut combattre et dénoncer la propension du pouvoir à dévoyer les “mesures-barrières” pour répandre la peur et la soumission, et surtout, pour briser les luttes sociales dont Macron redoute la jonction, tant est grande la colère populaire et tant la pandémie a révélé le caractère inhumain de l’UE et de son “économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée”.

    En particulier, nous refusons catégoriquement que les prétextes sanitaires soient avancés pour interdire ou pour limiter les tractages, les réunions politiques et syndicales, les prises de parole publiques, les commémorations de la Résistance antifasciste et les manifestations populaires. Bien plus qu’en ce gouvernement incapable et liberticide, nous plaçons notre confiance dans les militants du mouvement populaire pour continuer à défendre le progrès social, la démocratie, la paix, les services publics et l’emploi en faisant montre du plus grand esprit de responsabilité à l’égard des exigences de santé publique. 

    Pour le secrétariat national du PRCF, G. Gastaud et F. Kassem

    Pour la commission santé du PRCF, G. Casadesus et J.C. Houseaux 

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    « Le gouvernement biélorusse n’a pas tremblé ». Entretien exclusif avec (secr. gén. du PC d’Ukraine) pour Initiative communiste

    Piotr Simonenko secrétaire général du

    A l’occasion d’une rencontre avec les camarades ukrainiens à la Fête de l’Avante au Portugal (fête du Parti communiste portugais), notre camarade Aymeric Monville a pu réaliser un entretien avec Piotr Nikolaïevitch Simonenko, secrétaire général du Parti communiste d’Ukraine, pour parler non seulement de la situation dans son pays mais aussi en Biélorussie où il était récemment observateur des élections. L’occasion également de faire le point sur l’infâme répression anticommuniste qui frappe l’ et particulièrement l’ de l’Est.


    Aymeric Monville pour Initiative Communiste : Vous vous êtes également rendu récemment en Biélorussie pour observer les élections et la situation qui en découle. Pouvez-vous expliquer au public français comment le Belarus a vécu une « révolution orange », comme pour le en Ukraine ? Quelles sont les différences entre les contextes biélorusse et ukrainien ? Est-ce que tout va revenir à la normale ou est-ce que cela va empirer, comme en Ukraine ?

    Piotr Simonenko : Oui, j’ai effectivement été observateur lors des élections du président de

    Biélorussie et je peux dire qu’elles ont été absolument transparentes et que les autorités de la République ont tout fait pour que les gens puissent voter librement. Mais de la part de ladite opposition, il y a eu des tentatives de créer des obstacles au vote. Des files d’attente ont été créées artificiellement pour les isoloirs, les bureaux de vote ont été soumis à des piquets et les membres des commissions électorales ont été mis sous pression.

    Quant à la “révolution”, nous ne devrions pas parler de la révolution en Biélorussie, mais de la tentative de coup d’État. Le scénario est similaire à celui que les États-Unis ont essayé de mettre en œuvre au Venezuela. Quels que soient les résultats des élections, ils n’auraient pas été reconnus, et le président légalement élu Loukachenko aurait été présenté en usurpateur ayant falsifié l’élection.

     
    Manifestation du parti neo nazi Svoboda en Ukraine – 2014

    La différence entre ce qui se passe actuellement en Biélorussie et les événements de 2014 en Ukraine est, tout d’abord, que la Biélorussie n’a pas de centre de coordination et pas de “réserve” d’émeutiers soutenus par l’ambassade américaine. Deuxièmement, les autorités biélorusses ont bloqué l’accès au pays des partisans et des instigateurs politiques des pays satellites des États-Unis et de l’UE. Il n’y avait pas de “biscuits Nuland” comme en Ukraine [Le 11 décembre 2013, la secrétaire d’Etat assistant pour l’Europe et l’Eurasie Victoria Nuland s’est rendue visite à la place Maïdan à Kiev et s’était adressée aux manifestants, leur offrant des biscuits, des brioches et du pain. Cet événement est l’un des nombreux exemples de l’intervention directe et active des Etats-Unis dans la crise ukrainienne. N.D.T.}. Troisièmement, il n’y a pas de classe d’oligarques en Biélorussie, qui sponsoriseraient les performances des émeutiers.

    Et surtout, le gouvernement n’a pas tremblé et n’a pas honteusement fui le pays comme en Ukraine, ce qui a conduit à la tragédie que connaît notre pays, à la guerre civile dans le Donbass et à la perte de l’intégrité territoriale.

    Et le point commun entre les événements, à l’exception du scénario traditionnel de toutes les révolutions de couleur, est leur objectif. Établir en Biélorussie un régime fantoche similaire à celui de l’Ukraine, fermer l’arc de confrontation entre la Baltique et la mer Noire et la , étendre la tête de pont de l’OTAN sur les frontières avec la .

    Initiative Communiste. Quelles sont les caractéristiques du régime actuel en Biélorussie ? Peut-on parler de régime partiellement socialiste ? Quelle est la différence avec l’Union soviétique ?

    Piotr Simonenko : Je ne comparerais pas le Belarus moderne à l’Union soviétique. Mais ce que nous avons réussi à faire, c’est de ne pas dilapider le potentiel économique hérité de l’URSS, de le préserver et de le multiplier. Nous avons réussi à fournir une médecine et une éducation publiques abordables et de qualité, à préserver la propriété foncière de l’État et à amener les entreprises agricoles collectives à un nouveau niveau de coopération. Préserver le financement public des sciences universitaires et appliquées. Au bon niveau.

    Initiative Communiste. Nous sommes actuellement au congrès du Parti communiste portugais, mais les camarades biélorusses n’ont pas pu venir cette année pour des raisons que nous comprenons très bien. Quelles sont vos relations avec le Parti communiste de Biélorussie ? Comment voient-ils la situation actuelle ?

    Piotr Simonenko : Le Parti communiste d’Ukraine et le Parti communiste de Biélorussie entretiennent des relations étroites et de longue date. Nous soutenons nos compagnons d’armes biélorusses, ils ont apporté l’aide la plus efficace aux communistes d’Ukraine après un coup d’État armé et l’instauration d’un régime pro-fasciste d’oligarques-nazis dans notre pays. Quant à l’absence de camarades biélorusses  à la fête de l’”Avante”, je crois que cela est dû au fait qu’aujourd’hui chaque combattant est important pour protéger la Biélorussie des interférences extérieures, pour protéger les réalisations des travailleurs. Et les communistes sont de véritables combattants pour la cause des travailleurs, pour la liberté et la paix dans leur pays.

    Initiative Communiste. Quel rôle joue la Russie de Poutine en Biélorussie ? 

    Piotr Simonenko : Je ne peux pas être d’accord avec la définition de la “Russie de Poutine”. Et quant aux relations entre la Russie et la Biélorussie, il faut comprendre que dans ce cas, il s’agit de l’État de l’Union de la Biélorussie et de la Russie. Oui, le processus d’unification n’est pas encore achevé. Cela est dû à de nombreux facteurs. Il y a des différences et même des frictions en cours de route, mais pour la formation d’une union politique et économique aussi complexe que l’État de l’Union, c’est naturel. J’espère que ce ne sera pas long et qu’un nouveau sujet de politique internationale apparaîtra sur la carte politique du monde.

    les soutiens des putchistes biélorusses brandissant… le drapeau européen

    Initiative Communiste. On parle beaucoup d’ingérence polonaise et lituanienne, y compris de milices fascistes, qui viennent d’Ukraine pour déstabiliser Loukachenko. Pouvez-vous nous donner plus d’informations ?

    Piotr Simonenko : Oui, je le peux. La Pologne, la Lituanie et l’Ukraine, en tant que satellites de la politique militariste impérialiste américaine, mettent en œuvre le plan de leurs maîtres pour déstabiliser la situation en Biélorussie.

    Initiative Communiste. Que pouvons-nous faire en France pour aider nos camarades biélorusses ?

    Piotr Simonenko : Si nous parlons de Paris officiel, alors ne suivez pas avec les États-Unis et reconnaissez les élections en Biélorussie. Si l’on parle de nos camarades français, les communistes devrait utiliser toutes les réserves disponibles pour faire pression sur le Parlement et le Palais de l’Elysée afin qu’ils reconnaissent les résultats des élections en Biélorussie. Il est nécessaire d’empêcher l’ingérence extérieure de Paris dans les affaires intérieures de la Biélorussie, à l’instar de l’Ukraine. Nous vous rappelons que la France a signé un accord sur le règlement pacifique de la situation à Kiev en 2014, mais n’a pas veillé à son application, ce qui a finalement conduit à la guerre civile et à l’effusion de sang.

    Initiative Communiste. Nous organisons des manifestations en France contre la criminalisation du communisme, car nous constatons que le Parlement européen s’inspire de plus en plus des répressions fascistes en Europe de l’Est. Pouvez-vous nous parler des répressions anticommunistes des autorités en Ukraine et informer le public occidental sur la nature très fascinante de ces répressions ?

    Piotr Simonenko : Nous avons publié à plusieurs reprises des documents sur la terreur du régime au pouvoir en Ukraine contre notre parti et les communistes, informé l’APCE, le Parlement européen et l’ONU des atrocités commises par des bandes néofascistes sous le patronage des fonctionnaires de Kiev.

    Je tiens à vous rappeler que plus de 400 procédures pénales ont été engagées contre des membres de partis pour des condamnations politiques. Plusieurs de nos camarades croupissent en prison depuis plus d’un an et demi sous le régime sans procès, sur la base de fausses accusations. Notre journal “Komunist” a été fermé et la chaîne de télévision “Gamma” a été privée de sa licence.

    Mais surtout, le parti communiste est illégalement interdit d’élections et lors des futures élections des conseils locaux, les communistes ne peuvent pas faire campagne en tant que représentants du parti.

    Entretien réalisé et traduit du russe par Aymeric Monville, secrétaire de la commission internationale du PRCF le 7 septembre 2020

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • 4 septembre 2020, Atalaia, Amora, Seixal
    Ouverture du Festival "Avante ! Festival 2020

    Bienvenue à Atalaia/Quinta do Cabo.

    Salutations aux voisins du Festival, aux jeunes, aux démocrates et aux amis du Festival l'Avante ! .

    Salutations fraternelles aux bâtisseurs du Festival qui, dans des conditions exceptionnelles, l'ont élevé à la main, à tous ceux qui assureront son fonctionnement, en prenant toutes les mesures nécessaires en matière de protection de la santé, - y compris celles qui vont au-delà des normes requises dans tout espace commercial, toute plage, toute activité religieuse ou de rue et autres initiatives - dans un espace de 300 mille mètres carrés avec de la musique, du théâtre, du cinéma, de la culture, en ravivant ici aussi la pulsation et la jouissance de la vie dans ses différentes dimensions.

    Pendant des décennies, à quelques exceptions près, le Festival Avante ! , en particulier les images du niveau de participation aux rassemblements, ont été cachées, censurées, mises de côté, pour conclure que "la chose était faible". Maintenant, de façon surprenante, beaucoup de pièces qui n'ont jamais vu le jour sont jouées et rejouées, pour conclure qu'"il y aura trop de monde" !

    En utilisant un véritable arsenal médiatique, en profitant des inquiétudes légitimes concernant l'épidémie, ce qu'ils voulaient et veulent vraiment, c'est remettre en question les droits politiques constitutionnels.

    Des personnalités de droite, d'anciens responsables gouvernementaux bien connus, comme s'ils avaient changé d'avis sur le mal qu'ils ont fait au droit aux soins de santé des Portugais et au Service national de santé, au réseau public de santé avec la dévalorisation des services, la fermeture de milliers de lits, la réduction du nombre de professionnels, qu'ils ont également sanctionnés dans leurs salaires, dans leurs horaires de travail, dans leurs carrières, se mettent en avant pour invoquer hypocritement des raisons sanitaires pour empêcher le Festival.

    Ils ne veulent pas de la Fête comme ils ne voulaient pas des célébrations du 25 avril, ou de la lutte du 1er mai. Ils n'ont pas voulu, et ne veulent pas du Festival parce qu'ils sont conscients de l'aggravation de la situation économique et sociale dont les secteurs du capital vont profiter pour licencier, réduire les salaires et les droits, accroître les injustices et les inégalités et garder la part du lion du soutien financier.

    Outre le Festival, ils ne veulent pas que les travailleurs se mobilisent et se battent et encore moins que le PCP soit une voix et une force de combat, qu'il donne du courage et de la confiance à tous ceux qui s'inquiètent pour leur vie, un Parti avec une politique alternative, patriotique et de gauche, qui n'abandonne aucune place pour proposer des mesures pour augmenter la valorisation du travail et des travailleurs, en particulier la valorisation des salaires et l'augmentation du Salaire Minimum National et la lutte contre la précarité, des mesures qui tiennent compte de la valorisation des retraites et des pensions et de la protection sociale, qui visent à renforcer les services publics, en particulier les soins de santé et la sécurité sociale, qui fixent comme objectif national de faire produire au pays ce qu'ils nous obligent à acheter à l'étranger, en valorisant le marché intérieur et l'activité des créateurs d'art et de culture, des micro, petites et moyennes entreprises, et des producteurs et agriculteurs.

    Oui, ils veulent que nous restions tranquilles, confinés, silencieux et effrayés, parce qu'ils savent ce qui va arriver. Ils veulent que nous renoncions à ce qu'il y a de plus beau et de plus épanouissant dans la vie, que nous soyons libérés de nos peurs, que nous redécouvrions la socialisation et les amitiés, la culture, les concerts de différents styles de musique, que nous découvrions les levadas de Madère, que nous écoutions le chant de l'Alentejo et le fado, que nous présentions un livre, que nous regardions une pièce de théâtre ou un moment de cinéma, que nous participions à l'un des débats qui rempliront 60 heures pendant les 3 jours du Festival, que nous donnions un sens et une expression concrète à la solidarité internationaliste, à la lutte pour la paix.

    Oui, camarades et amis. Respectons et appliquons toutes les mesures de protection de la santé. Utilisons le masque comme recommandé. Mais ne fermons pas les yeux sur la nécessité de continuer à être et à lutter là où nous avons toujours été - avec les travailleurs, avec le peuple portugais, quelles que soient les circonstances, une lutte inséparable de l'exercice des droits, des libertés et des garanties constitutionnelles.

    Que notre Festival soit une fois de plus un espace et un moment de joie, de tranquillité avec une énergie renouvelée pour faire face aux intempéries.
    Nous déclarons ouverte la 44e édition de l'Avante ! Nous déclarons ouverte la 44ème édition du Festival Avante !

    Vive Avante ! .

    Vive le Parti Communiste Portugais !

     

     

    source en portugais: http://www.pcp.pt/abertura-da-festa-do-avante-2020

    source en français: http://mouvementcommuniste.over-blog.com/2020/09/message-de-jeronimo-de-sousa-secretaire-general-ouverture-du-festival-avante-2020.html

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