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  •                                                                                                                                            La manœuvre serait dirigée par 2 alliés au  PC     x élections : Guillermo Lasso, candidat à la présidence pour le parti CREO, et Jaime Nebot, dirigeant du Parti Social Chrétien.

    Le Conseil National Electoral serait l'axe d'un plan destiné à commettre une fraude 

    Une tentative de fraude serait en marche pour les élections de dimanche prochain en Equateur. Les principaux acteurs pour l'exécution et le financement ont déjà bien avancé. C'est ce qu'a dit une source proche de la direction du Conseil National Electoral (CNE) lors d'une rencontre dans le sud de Quito. Son objectif, en parlant, explique-t-elle, est que l'élection présidentielle soit transparente et d'empêcher uen manœuvre préparée par 2 hommes importants, alliés pour ces élections : Guillermo Lasso, candidat à la présidence pour le parti CREO, et Jaime Nebot, dirigeant du Parti Social Chrétien.

    Les acteurs

    L'architecture de cette tentative de fraude s'étage sur 4 niveaux au CNE, dit la source : la direction, les liens, les zones moyennes et les délégations provinciales.

    Le premier niveau, c'est à dire la direction, serait sous le commandement des hommes forts de la droite équatorienne qui ont désigné 3 des 5 conseillers. Lasso a placé Enrique Pita à la vice-présidence, Nebot, José Cabrera. En ce qui concerne la présidente, Diana Atamaint, « elle est arrivée là grâce à des organisations sociales et en prenant son poste de conseillère, elle a fait un pacte qui s'est scellé chez Nebot, sur l'île Mocolí, pour qu'elle soit présidente du CNE et dès lors, elle lui a répondu, » explique la source qui, pour des raisons de sécurité, demande à rester anonyme.

    Le second niveau, ce sont les liens entre les conseillers, Lasso et Nebot. Ce sont 2 hommes importants, extérieurs à la structure du CNE : César Monge, président de CREO, et Pascual del Cioppo, membre de la direction du PSC. « C'est avec eux que se réunissent les conseillers ou les assesseurs qui sont en dessous d'eux et ils leur font passer les directives, » indique-t-elle avec un organigramme qui indique chaque pièce et son rôle.

    Troisièmement, chacun des assesseurs a des conseillers qui jouent un rôle central dans cette manœuvre. C'est la cas d'Andrea Cárdenas et Christian Solis, qui travaillent pour Pita, Francisco Yépez et Valeria Grande, sous les ordres d'Atamaint, de Gabriela Zurita et de Fidel Ycaza, qui sont sous le commandement de Cabrera. L'une de leurs tâches est « d'exécuter diverses actiosn en province comem changer les directeurs, le personnel technique, suggérer des noms pour des focntionnaires, mettre des gens de Lasso aux endroits clefs pour la fraude. »

    Dans la zone moyenne, un rang au-dessous, se trouve la commission technique des processus électoraux et des technologies de l'information qui joue un rôle déterminant. Là se trouvent des gens importants comme Lucy Pomboza qui est également directrice nationale des processus électoraux, Stalin Cardona et Esteban Montero. « Tous les directeurs nationaux et provinciaux sont obligés de procéder et d'informer conformément aux orientations données par la commission, » explique la source, alertée par l'imminence d'une fraude structurée et invisible qui donnerait la victoire à Lasso.

    Les moyens

    Cet ensemble d'acteurs politiques, de direction, de liens et de zone moyenne conduiraient la préparation déjà bien avancée du plan de fraude qui doit se dérouler de 2 façons : les bureaux de vote et les centres de numérisation. Dans le premier cas, le jour du vote et dans le second cas, au moment du décompte des voix.

    La fraude dans les bureaux de vote peut se réaliser sur la base d'un fait central : la détention par le CNE d'environ 600 000 bulletins de vote non déclarés, obtenus avant le premier tour. Cette manœuvre a eu lieu quand il y a eu une erreur dans l'impression de plus de 6 000 000 de bulletins qui a obligé à acheter à nouveau du papier sécurisé, contrôlé et acheté au Canada. A ce moment-là, il y a eu un excédent qui n'a pas été contrôlé. Cela signifie qu'ils « peuvent injecter des bulletins de vote originaux sur papier sécurisé en faveur de Lasso dans différentes provinces.

    Le mécanisme serait le suivant : ceux qui sont en charge de la conception de la fraude sélectionnent les bureaux auxquels envoyer les 600 000 bulletins de vote excédentaires, des bureaux qui doivent avoir certaines caractéristiques. L'une d'entre elles est leur situation : « C'est surtout dans les campagnes à cause de l'absence de contrôle adéquat et dans les bureaux lesplus grands des zones urbaines où les organisations politiques n'ont pratiquement jamais la possibilité d'être toutes présentes avec un contrôleur dans chaque bureau. » L'autre caractéristique est que dans chacun des bureaux sélectionnés, il doit y avoir un coordinateur qui participe à la fraude.

    L'objectif, dit celui qui connaît le fonctionnement interne du CNE, est de « surcharger » les bureaux de vote avec les bulletins excédentaires et non déclarés en faveur de Lasso. Cet ajout de voix se manifesterait dans l'existence d'une plus grande quantité de voix que d'électeurs. Face à cette situation, les coordinateurs pourraient choisir ou de reconnaître le nombre total de bulletins au lieu du nombre de votants ou d'annuler l'excédent de voixpar rapport au nombre d'électeurs. Dans ce cas, les coordinateurs préparés dans le cadre de l'opération enlèveraient ces voix à Andrés Arauz, le gratifiant de moins de voix qu'il n'en a obtenues et Lasso en aurait plus avec les voix ajoutées dans le cadre de la fraude.

    La seconde façon de falsifier les résultats serait conçue pour être exécutée au cours du décompte des rpocès-verbaux. « L'ordre, au CNE, est d'abord que Lasso gagne. Deuxièmement, que si le pourcentage de voix produit une égalité technique en faveur de Lasso, le CNE publiera des résultats immédiatement et si l'égalité technique est en faveur d'Arauz, les résultats ne seront pas publiés et il y aura un nouveau décompte et là, les résultats seront changés.  

    Le mécanisme de fraude se déroulerait, dans ce cas, « dans les délégations provinciales avec des gens et des chefs placés par Lasso et Nebot au cours des dernières semaines » à la direction et dans les zones moyennes du CNE. C'est là qu’arrivent les procès-verbaux qui devront être scannés pour être comptabilisés par le système informatique à condition qu'il n'y ait pas de problèmes. Ceux-ci pourront être de 3 sortes : incohérence numérique, c'est à dire que le scanner ne reconnaît pas les données portées sur le procès-verbal ou que le procès-verbal soit illisible, qu'il y ait un problème dans la signature ou une incohérence entre le procès-verbal que possède le parti politique et celuidont dispose le CNE.

    « Nous avons découvert un système qui consiste à mal mettre la feuille pour que le scanner ne reconnaisse pas les points visuels, le procès-verbal part pour être recompté et manuellement, on enfle le nombre de voix, » affirme la source. Le changement manuel pourrait survenir de plusieurs façons : en falsifiant le même procès-verbal qui n'aurait pas de papier sécurisé ou en lui substituant un autre procès-verbal déjà pré-imprimé qui ensuite serait scanné et compté. Un procès-verbal comprend en moyenne 280 voix, 350 au plus, ce qui signifie que modifier 1 000 procès-verbaux représenterait une falsification d'environ 280 000 voix. Cette manœuvre doit également avoir des acteurs dans lapartie informatique comme Laura Molina, chargée « mettre dans un coffre les rapports concernant les procès-verbaux illisibles. » 

    « Ils peuvent modifier 1 300 000 1 500 000 voix » avec la combinaison des différents mécanismes de fraude, explique la source. Le corps électoral, en Equateur, est de 13 099 150 votants sur lesquels 10 616 263 ont voté au premier tour, le 7 février.

    Celui qui dénonce ce dispositif affirme que les pions sont déjà prêts à agir et que l'exécution de ce plan serait une fraude destinée à empêcher la victoire d'Arauz. Les menaces du pouvoir électoral contre le candidat de la Révolution citoyenne ne sont pas nouvelles. Elles ont commencé à l'heure zéro dans le cadre d'uen stratégie politique et institutionnelle destinée à empêcher la participation, la victoire et le retour du corréisme au palais présidentiel de Carondelet. Ce plan de fraude électorale serait la dernière carte pour empêcher la victoire de celui qui est en tête de la plupart des sondages.

     

    Source en espagnol :

    https://www.resumenlatinoamericano.org/2021/04/08/ecuador-denuncian-posibilidad-de-fraude-electoral-por-parte-de-la-derecha-para-que-no-gane-arauz/

    Source en français (traduction de Françoise Lopez):

    http://bolivarinfos.over-blog.com/2021/04/equateur-la-droite-prete-a-frauder-pour-qu-arauz-ne-gagne-pas.html

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  • Léon Landini

    Bon anniversaire à Léon Landini, président du PRCF !

    Ancien officier des Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’Oeuvre Immigrée (FTP-MOI), auteur avec ses camarades FTP-MOI du Bataillon Carmagnole-Liberté de très nombreuses actions armées de guérilla urbaine menées contre l’Occupant nazi et ses collabos vichystes, grand Mutilé de guerre torturé par l’odieux Klaus Barbie, Médaille de la , Officier de la Légion d’honneur, décoré par l’Union soviétique pour ses hauts fait de Résistance, Léon Landini est le président toujours actif, vigilant et… plein d’humour du PRCF.

    Malgré la fatigue et les atteintes de l’âge, Léon a ainsi reçu récemment la visite de son ami Michel Mujica, l’ex-ambassadeur du Venezuela bolivarien en France,

    Léon Landini s’entretient avec Michel Mujica, ex ambassadeur du Venezuela Bolivarien en France – avril 2021

    et tourné une vidéo percutante réfutant le mensonge anticommuniste récurrent qui prétend que les communistes français n’auraient engagé la Résistance qu’après l’invasion allemande de l’URSS: or Léon est lui-même, comme toute sa famille d’antifascistes italiens réfugiés en France, la preuve vivant du contraire.

    https://www.youtube.com/watch?v=V9JS5s-MHjQ

    Bon anniversaire cher Léon au nom de tous tes camarades du PRCF et de tous les vrais patriotes et antifascistes de France, à toi, à ta famille et à ta soeur Hermine Landini-Pulvermacher, Résistante elle aussi, et ancienne secrétaire du groupe communiste à l’Assemblée nationale. Que se prolonge très longtemps encore ce “fil rouge” qui, par ton intermédiaire et par celui de ta famille à la fois patriote et internationaliste, arrime le combat du PRCF pour la renaissance communiste aux combats de la Résistance antifasciste, de l’URSS victorieuse de Hitler et de l’héroïque Mouvement ouvrier, communiste et antifasciste de l’avant-guerre!

    Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, fils de 

     

     

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/

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    Déclaration du secrétariat national du Pôle de Renaissance Communiste en France

     

    Nous apprenons :

     * d’une part, que les premiers certificats de naissance bilingues français et breton sont délivrés à Nantes et à Rennes – villes où, soit dit en passant, on n’a jamais historiquement parlé breton,

     * bien plus gravement encore que, sans consultation aucune du Parlement, et en application d’une “directive européenne” scélérate, une nouvelle carte d’identité “française” est en cours de lancement avec des rubriques libellées en français et en anglais, le tout chapeauté par le drapeau européen figurant sur le document à égalité avec le drapeau français.

     Dans les deux cas, il s’agit d’une marche précipitée vers le désétablissement du français en tant que “langue de la République” (article II de la Constitution) et “langue de l’administration” (loi Toubon de 1994, votée à l’unanimité des groupes parlementaires d’alors, du RPR au PCF). Il s’agit même d’une remise en cause de fait de l’ensemble du droit linguistique administratif et juridique français tel qu’il a été établi puis systématiquement confirmé comme sous la Révolution française (notamment par Robespierre). Un droit qui date de l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) édictée par François Ier à une époque où, de concert avec la bourgeoisie alors progressiste, et de manière si injuste et inégalitaire que ce fût, le pouvoir royal d’alors construisait l’Etat-nation français que la grande bourgeoisie, devenue entretemps réactionnaire, déconstruit aujourd’hui sur tous les plans : linguistique et culturel, mais aussi institutionnel, industriel, agricole, éducatif, administratif, sanitaire, etc. 

     L’arrière-plan de ces attaques illégales continues contre le français est l’offensive actuellement menée par la Commission européenne, sous l’égide de sa nouvelle présidente, Mme Ursula von der Leyen, visant à faire de l’anglais la “langue commune” officielle unique de l’Europe et de ses institutions. Déjà, le nouveau Parquet européen a déclaré, sans la moindre protestation de Macron, qu’il ne travaillerait qu’en anglais au mépris des traités européens qui font obligation à l’UE de “respecter la personnalité” culturelle de ses Etats-membres. 

     De plus en plus cyniquement, arrogamment, illégalement et anticonstitutionnellement s’agissant de la France, l’oligarchie européenne et ses commis hexagonaux veulent reléguer au second plan les langues nationales d’Europe pour promouvoir une langue unique, l’anglo-américain des affaires ou “globish”. Leur but stratégique est d’accompagner linguistiquement la mise en place d’un Etat fédéral européen soumis aux Etats-Unis, arrimé à l’OTAN et enchaîné aux traités néolibéraux “transatlantiques” comme le CETA et le TAFTA. Procéder à l’arrachage du français, notamment dans la communication interne des grandes entreprises (Renault, PSA…), à l’Université et dans la Recherche, dans la publicité et la dénomination des enseignes (“Ma French Bank”, “Pulse”, “Everywhere available”, “TGV Family”…), voire dans la communication des collectivités territoriales (“In Annecy Mountains”, “O my Lot”, “Only Lyon”, “Very Nice”…) est également le voeu du grand patronat “français” et des PDG du CAC 40 qui, dès 2004, proclamaient par la bouche du Baron Seillière, alors président du MEDEF et du syndicat patronal européen BusinessEurope, vouloir faire de l’anglais “la langue des affaires et de l’entreprise”. Tout cela est d’autant plus scandaleux et discriminatoire que l’odieux privilège accordé à l’anglais – en réalité à l’anglo-américain des affaires aussi appelé globish – par l’UE se met en place en plein Brexit, au mépris du peuple anglais qui a dit non à l’UE, comme d’ailleurs l’a fait aussi à sa manière le peuple français le 29 mai 2005 sans que sa volonté soit alors respectée par le Parti Maastrichtien Unique formé par les Sarkozy, Hollande et autres Macron.

     Rappelons en outre qu’à cette occasion, le peuple français avait enterré la constitution européenne qui faisait mention du drapeau et de l’hymne européens. Or ces symboles n’ont pas été rétablis par le Traité de Lisbonne qui, scandaleusement d’ailleurs, “fait fonction” de constitution européenne bis. Si Macron les a officialisés en 2017, lors de son arrivée à l’Elysée, c’est donc de manière grossièrement anticonstitutionnelle et au mépris de la volonté populaire ; si bien que l’imposition du drapeau européen sur la nouvelle carte d’identité, comme les libellés en anglais qui y figurent, constituent autant de FORFAITURES dont les gouvernants actuels devront tôt ou tard rendre compte.

     Rappelons aussi que la mise en place doucereuse, anticonstitutionnelle et illégale elle aussi, de la “co-officialité” des langues régionales et du français dans les régions françaises s’inscrit dans le contexte de la “Charte européenne des langues régionales et minoritaires” que l’Allemagne et l’UE n’ont cessé de promouvoir depuis des décennies, dans le but d’ethniciser et de diviser les Etats européens dans le cadre de la marche à l’Europe fédérale des Länder.

     Les enjeux de classes et proprement dé-civilisateurs de ce désétablissement accéléré de la langue française sur le sol national sont d’une portée incalculable. Enjeux idéologiques et politiques, car l’imposition du tout-globish totalitaire accompagne et accélère linguistiquement la casse des Etats nationaux et multinationaux historiquement constitués d’Europe (France, mais aussi Belgique, Italie, Espagne…) pour promouvoir ce qui n’hésite plus à se surnommer “l’Empire européen” (selon l’expression de Bruno Le Maire et de Dominique Strauss-Kahn), et renforcer ainsi les tendances totalitaires préexistantes à l’euro-politique et à l’euro-économie uniques. Surtout, l’oligarchie européenne et “française” cherche à installer un marché du travail euro-atlantique totalement dé-segmenté sur le plan linguistique, qui lui permettrait d’accroître comme jamais le moins-disant social et salarial en aggravant toujours plus la concurrence entre salariés et en éliminant du marché euro-mondialisé quantité de petits et de moyens entrepreneurs incapables de parler l'”English Mother Tongue” (l'”anglais langue maternelle”) partagé par les élites globalisées. 

     Bien entendu, il ne s’agit pas de combattre les langues régionales comme telles, en tant qu’elles font partie du patrimoine culturel et indivis de toute la nation, ni l’anglais ou quelque autre langue étrangère que ce soit. Il faut au contraire exiger du gouvernement qu’il donne à l’Education nationale les moyens d’enseigner toutes les Langues vivantes dans leur diversité (allemand, espagnol, italien, russe, arabe…), sans oublier les langues régionales là où une demande significative existe ; mais bien évidemment, cela ne peut pas se faire au détriment du français dont l’enseignement doit être renforcé et requalifié à tous les niveaux. Il s’agit de combattre le tout-globish en tant que facteur de pensée unique néolibérale et managériale, de politique unique euro-atlantique et d’économie unique “ouverte sur le monde et où la concurrence est libre et non faussée”, car tout ce dispositif politico-culturel vise tout bonnement à imposer le capitalisme-impérialisme comme seul système mondial en proscrivant à tout jamais le droit des peuples à décider de leur sort et à construire le socialisme s’ils en décident ainsi.  

     Ces humiliations à répétition infligées à la langue française et aux francophones ne sont pas seulement une insulte faite à la France, à son histoire, à sa culture et à sa littérature. Elles ne sont pas seulement un dévoiement de l’attachement légitime que nombre de nos compatriotes portent aux langues régionales : il s’agit aussi d’un camouflet permanent infligé par “notre” oligarchie antinationale à l’ensemble des Francophones du monde, que ces derniers vivent en Afrique, au Québec, en Belgique, en Suisse et dans nombre d’autres pays où le français reste la langue la plus enseignée après l’anglais, les pays francophones d’Afrique étant globalement les plus dynamiques de ce continent. Spécialiste du monde francophone, M. Ilyes Zouari estimait récemment sur Sud-Radio à près de 900 millions le nombre de personnes capables d’entendre et d’utiliser peu ou prou notre langue commune de part le monde : il est donc criminel, y compris du point de vue des intérêts commerciaux d’avenir de la France, de négliger un tel atout en se sacrifiant de manière hyper-conformiste au tout-anglais cher à l’oligarchie.

     De manière solennelle, le secrétariat national du PRCF adjure l’ensemble des forces politiques, syndicales et associatives du mouvement ouvrier, populaire et démocratique, y compris le mouvement syndical, à s’emparer de la question linguistique et culturelle avant qu’il soit trop tard. Mettre la résistance linguistique au coeur des luttes pour la République une et indivisible – et contre le « pacte girondin » et le « saut fédéral européen » macronistes –, pour l’unité nationale des services publics d’Etat, pour le produire en France, pour la souveraineté nationale, pour la défense des conquêtes sociales, laïques et démocratiques, pour la sauvegarde des statuts nationaux, des conventions collectives nationales et du Code du travail national, n’est pas seulement pour le mouvement ouvrier une question d’honneur : c’est plus que jamais une question de classe majeure pour arracher des mains indignes de l’oligarchie maastrichtienne et capitaliste le drapeau de la nation et le grand héritage de notre langue nationale dont la grande bourgeoisie capitaliste se montre chaque jour plus indigne. 

     Dans cet esprit, qui fut aussi celui d’Aragon et des Lettres françaises clandestines éditées par le PCF sous l’Occupation, le PRCF décide de soutenir méthodiquement, tout en respectant sa spécificité et son indépendance, les efforts permanents de l’Association COURRIEL pour appeler le mouvement populaire à SE défendre LUI-MEME en défendant la langue française.

    le 8/04/2021

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Vendredi 2 Avril 2021 devant le parvis des droits de l’homme: les défenseurs pour la libération du plus vieux prisonnier de France : 37 ans de prison. Il fête ses 70 ans dans la prison de Lannemezan à TARBES.

    Une délégation du PRCF était présente, comme en témoigne le reportage de de Télé Bordeaux ci-dessous

    La Ligue des Droits de l’Homme dénonce l’emprisonnement de Georges Abdallah.

    La France détient un bien triste record en comptant au nombre de ses détenus le plus ancien d’Europe. A 67 ans, a passé près de la moitié de sa vie dans la prison de Lannemezan, près de Tarbes.

    Militant communiste libanais engagé dans la défense de la cause palestinienne, il est arrêté en 1984 et condamné en 1986 à quatre ans de prison pour détention d’arme et usage de faux papiers. De nouveau jugé en 1987, malgré ses dénégations, pour complicité d’assassinat, il est condamné à la perpétuité. Et alors qu’il est pourtant libérable depuis 1999, voit son cas faire l’objet, année après année, d’une sévérité qui confine à l’acharnement politique.

    Alors qu’à trois reprise, sa libération a été accordée par la juridiction compétente, par trois fois le gouvernement a choisi de s’y opposer. Après que Dominique Perben, Garde des Sceaux en 2002, a fait appel de la décision actant pour la première fois sa libération, c’est Manuel Valls, ministre de l’Intérieur en 2013 qui refusait de signer un arrêté d’expulsion, unique condition à sa libération. Le même constat s’impose en 2014 : le jugement de libération de M. Abdallah est annulé en l’absence d’un arrêté d’expulsion, et ce alors même que le Liban se déclare prêt à l’accueillir.

    La question se pose, lancinante pour celui qui attend en cellule depuis 35 ans maintenant, qu’est-ce qui pousse le gouvernement à lui refuser systématiquement ce que la justice lui accorde ?


    A voir et partager : enquête sur les drôles d’avocats du procès politique de Georges Ibrahim Abdallah

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  • 2022 : "Sortir du faux duel et vrai duo Macron-Le Pen"-par Fadi KASSEM  (marianne.net-6/04/21)

    2022 : "Sortir du faux duel et vrai duo Macron-Le Pen""Le salut ne viendra pas des tentatives désespérées de reconstituer la "gauche plurielle", sous la forme édulcorée d’une "candidature unique" associant PS maastrichtien et "écolos".© Francois Mori / POOL / AFP

     

    Tribune

    2022 : "Sortir du faux duel et vrai duo Macron-Le Pen"

    Par Fadi KASSEM

    Fadi Kassem, agrégé de l’université, syndicaliste, secrétaire national du Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) et porte-parole de l’Alternative rouge-tricolore, propose de remettre le concept de souveraineté nationale et populaire au centre des débats afin d'écarter le duopole incarné par Macron et Le Pen.

    Pour les médias dominants, l’affaire est entendue : le second tour de 2022 opposera Emmanuel Macron à Marine Le Pen. En effet, à la suite du pseudo "débat" Le Pen-Darmanin diffusé sur France 2, tout est fait pour nous préparer au nouveau faux "duel" et vrai duo Macron-Le Pen ; pourtant, Atlantico révélait il y a peu que 80 % des Français ne veulent pas de ce scénario catastrophe qui voudrait les forcer à "choisir" entre "bonnet brun et brun bonnet", entre Macron prenant Le Pen de droite et cette dernière n’hésitant plus à déclarer son amour à l’UE et aux accords de Schengen !

    Fausses alternatives

    En réalité, Macron et Le Pen sont les deux faces d’une même médaille capitaliste et euro-atlantiste. Tous deux issus de l’oligarchie, ils partagent les mêmes haines antisyndicales, anticommunistes, antirépublicaines et même, quand on y regarde de près, ils sont deux variantes d’un euro-atlantisme qui va d’Angela Merkel à Victor Orban. Mais alors qu’une majorité de citoyens rejette ce scénario et se réfugie dans l’abstention massive depuis les législatives de 2017 (57 % au second tour), aucune alternative susceptible de conjurer le désastre annoncé ne parvient encore à émerger. Et pour cause !

    "La solution ne viendra pas non plus de l’improbable "union des souverainistes des deux rives""

    Ce ne sont ni les satellites macronistes ("socialistes" et "écolos" Macron-compatibles comme Anne Hidalgo ou Yannick Jadot, "Républicains " comme Xavier Bertrand), ni les voltigeurs du Rassemblement lepéniste comme Nicolas Dupont-Aignan – qui accepta de devenir Premier ministre de Le Pen en 2017… – qui changeront la donne pour les classes populaires et moyennes, alors même que les licenciements prolifèrent, que les euro-privatisations dépècent les services publics et que les structures productives industrielles et agricoles de la France sont détruites à vitesse grand V par un capitalisme de plus en plus financiarisé, euro-mondialisé et antinational. 

    La solution ne viendra pas non plus de l’improbable "union des souverainistes des deux rives" car ses tenants ne souhaitent nullement rompre avec le capitalisme ni même, le plus souvent, avec l’euro, l'OTAN et l’UE. À l’image du mensonger Front populaire de Michel Onfray, ces projets ne peuvent que dérouler un tapis brun pour le RN, leurs obsessions antijacobines, leur anticommunisme et leur identitarisme occidentaliste n’ayant d’égale que leur docilité à l’égard de l’Europe atlantique et du grand capital.

    Le salut ne viendra pas davantage des tentatives désespérées de reconstituer la "gauche plurielle", sous la forme édulcorée d’une "candidature unique" associant PS maastrichtien et "écolos" : comme Mitterrand, Jospin et Hollande, cette euro-gauche "plus rien" capitulera devant l'UE. Rien d’exaltant à attendre non plus d’une énième candidature promettant l’"Europe sociale" ou prétendant illusoirement "réviser les traités européens" sans sortir de l’UE ; la dialectique promue par Jean-Luc Mélenchon en 2017 ("l’UE, on la change ou on la quitte !") a d’ailleurs été mise sous l’éteignoir depuis que la France insoumise a adoubé la très europhile eurodéputée Manon Aubry, qui n’hésite pas à célébrer les 70 ans de la déclaration Schuman du 9 mai 1950…

    Quant au PCF, sa schizophrénie politique est patente. En effet, comment incarner l’alternative en restant affilié au Parti de la Gauche européenne (PGE) subventionné par l'UE et en se subordonnant à Lille, la ville de Fabien Roussel, à une liste régionale conduite par les euro-fédéralistes du PS et d’EELV ?

    L'importance de la souveraineté nationale et populaire

    Pourtant, la situation politique, sociale, économique, environnementale, sanitaire, internationale même, n’a jamais été aussi grave depuis 40 ans. Depuis que, au détour des années 1980-1990, la re-mondialisation du capitalisme a accentué la soumission des travailleurs de France et du monde aux diktats du grand capital, la construction de cette prison des peuples européens qu’est l’UE et l’application des "critères de Maastricht" indispensables à l’euro s’est traduite par le démantèlement des services publics – à l’image du secteur de la santé dont Bruxelles a exigé à 63 reprises, entre 2011 et 2018, la "réduction des dépenses". À suivi le démantèlement par les euro-gouvernements successifs des conquêtes sociales issues du Conseil national de la Résistance (CNR) et mises en place en 1945 sous l’impulsion des ministres communistes Ambroise Croizat, Marcel Paul, Maurice Thorez, etc.

    On assiste ainsi à l’euro-dissolution de la République une, laïque et indivisible et de la France dans le cadre du "saut fédéral européen" et du "pacte girondin" chers à Macron : l’Alsace est devenue "Collectivité européenne", la mairie PS-EELV de Nantes délivre désormais des certificats de naissance en français ET en breton et, en application d’une directive européenne servilement exécutée par Macron, les nouvelles cartes d’identité seraient même désormais libellées en français ET en anglais – ce qui revient, sans le moindre débat parlementaire, à destituer le français de son statut constitutionnel d’unique langue officielle commune de la République française.

    "Ces colères n’ont toutefois pas trouvé de débouché politique en mesure de satisfaire leur désir de justice sociale, de sécurité, de liberté, de dignité"

    En outre, ces dernières années, les colères populaires se sont multipliées, poussant à une répression aveugle de la part d’un appareil d’État au sein duquel prolifèrent des éléments réactionnaires, voire racistes : Gilets jaunes, syndicalistes de combat, travailleurs en lutte, lycéen(ne)s et étudiant(e)s, monde de la culture, sans-papiers, tous ont expérimenté la fascisation croissante de l’État, dont la principale fonction est de subventionner à fonds perdu le profit privé et de garantir manu militari l’ordre euro-atlantique. Ces colères n’ont toutefois pas trouvé de débouché politique en mesure de satisfaire leur désir de justice sociale, de sécurité, de liberté, de dignité. Comment pourrait-il en être autrement lorsque les citoyens de France sont totalement privés de souveraineté !

    C’est pourquoi le concept de souveraineté nationale et populaire, c’est-à-dire de la capacité pour notre peuple de maîtriser son destin, jouera un rôle central en 2022. En effet, où est la souveraineté politique quand l’ordre juridique européiste s’impose en tout ? Où est la souveraineté monétaire quand la BCE indépendante s'apprête à imposer de nouveau, une fois passé le gros de l’épidémie, l'austérité à perpétuité ? Où est notre souveraineté militaire et diplomatique quand la France, redevenue vassale de l’OTAN, obéit à Washington, tandis que l’Allemagne exige de notre pays qu'il cède à l’UE (donc, indirectement… à Berlin) son siège de membre permanent au Conseil de sécurité ? Où est la souveraineté économique quand les forces du Capital – MEDEF, FMI, OMC, Banque mondiale – imposent la « grande réinitialisation » capitaliste en évinçant les petits industriels, artisans, commerçants et petits agriculteurs tout en sabrant l’emploi des travailleurs industriels et le statut des petits et moyens fonctionnaires ?

    "Écarter le faux "duel" et vrai duo annoncé"

    Voilà pourquoi, à l’approche de 2022, face à une situation mortifère pour les travailleurs et pour la France, j’ai été chargé par le PRCF d’être le porte-parole d’une Alternative rouge-tricolore en rupture avec l’euro, l’UE, l’OTAN et la domination du grand capital. Une campagne visant au rassemblement des citoyens désireux de reconstruire une République une et indivisible, sociale et laïque, souveraine, démocratique et fraternelle, maîtrisant les secteurs clés de son économie par la nationalisation démocratique. C’est indispensable pour affronter efficacement ce capitalisme prédateur qui "n’engendre la richesse qu’en épuisant ses deux sources, la Terre et le travailleur" (Marx).

    Pour écarter le faux "duel" et vrai duo annoncé, pour qu’adviennent les "nouveaux Jours heureux " dont nous avons tant besoin, en lien étroit avec les militants du PRCF et avec les luttes sociales, je m’y emploie de toutes mes forces !

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    Lettre ouverte de Fadi Kassem, porte-parole de l’alternative rouge-tricolore portée par le Pôle de Renaissance Communiste en France, secrétaire national du PRCF, au camarade Fabien Roussel, secrétaire national du

     

    Le 5 avril 2021

    Cher camarade Roussel,

    Tout en menant notre propre travail de terrain, en lien avec les luttes, pour que grandisse une alternative rouge et tricolore orientée vers le et susceptible de rouvrir la voie du socialisme au peuple français, nous suivons avec attention ta proposition de porter une candidature PCF formellement indépendante à l’occasion de la prochaine présidentielle.

    Nous constatons cependant que nombre de tes camarades de parti, y compris parmi les “ténors”, combattent publiquement ta proposition et qu’ils souhaitent ouvertement, sans condition de contenu claire, un ralliement direct du PCF à la candidature Mélenchon. Pourtant, le positionnement de Jean-Luc Mélenchon sur l’UE – question stratégique s’il en est –, sans parler de son refus d’engager un véritable processus de nationalisations, reste à ce stade des plus flous : sous l’influence des Manon Aubry et autre Clémentine Autain, ce positionnement est même en franc retrait sur 2017 où le mot d’ordre de la FI était “l’UE, on la change ou on la quitte“, ce qui, sans trancher clairement les choses, avait du moins le mérite d’ouvrir la perspective de principe d’une rupture progressiste avec l’UE. 

    Nous constatons d’ailleurs que sur cette question européenne, le PCF comme tel reste dans l’équivoque la plus fâcheuse puisqu’il se prononce à la fois pour “abroger les traités européens” et pour “rester dans l’UE”, c’est-à-dire dans la structure impérialiste, supranationale et institutionnellement arrimée à l’ que définissent les traités, eux-mêmes non modifiables sans l’accord unanime des Etats-membres ; Etats parmi lesquels figurent des pays dirigés par l’extrême droite, voire par des nostalgiques déclarés de Hitler, du Régent Horthy, etc. Comme nombre de travailleurs, nous ne comprenons pas comment on peut vouloir rester dans une UE-OTAN dont l'”intégration” est intégralement synonyme de désintégration de la nation (industrie, agriculture, services publics, protection sociale, structure territoriale républicaine, voire langue française sacrifiée à l’officialisation en marche de l’anglais comme langue unique des institutions de l’UE !). Avant de s’engager dans une “mutation” dévastatrice pour lui-même et pour le monde du travail, le PCF avait d’ailleurs toujours frontalement combattu l’intégration européenne capitaliste : c’était encore le cas en 1992 où près de 50% des Français et une forte majorité d’ouvriers, notamment dans le Nord-Pas-de-Calais, avait dit Non à Maastricht à l’appel de G. Marchais, d’H. Krasucki, etc. Or, depuis 1991, l’UE n’a fait qu’afficher de plus en plus cyniquement son contenu de classe réactionnaire, voire fascisant, puisque désormais, la résolution scélérate votée par le Parlement européen le 16 septembre 2019* valide l’interdiction des PC en Europe de l’Est et exige la mise hors la loi des symboles communistes “totalitaires” (est visé l’emblème du drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau qui flotta sur le Reichstag nazi vaincu au printemps 1945 !) sur tout le continent européen. 

    Et comment comprendre, camarade Roussel, que dans ta propre région, le Nord-Pas-de-Calais fondu dans les Hauts-de-France, les futurs candidats PCF aux Régionales de juin accepteront dès le 1er tour de servir d’appoint à une cheffe de file euro-écologiste qui est une ennemi déclarée de la République une et indivisible, qui ignore l’usage de sa langue nationale au Parlement européen, et qui est notoirement favorable à une Europe des Länder ?

    Comment en outre est-il possible que le secrétaire national du PCF cautionne l’opération politicienne de Jadot, eurodéputé et chef de file d’ (qui comme tel a voté la résolution scélérate criminalisant les PC européens mentionnée ci-dessus), en se rendant au rendez-vous (comme le fera aussi Jean-Luc Mélenchon) que ledit Jadot a fixé aux partis “de gauche” ?N’est-il pas évident que Jadot ne cherche qu’une chose : se faire adouber comme “homme de gauche” et se mettre en position de fédérateur des gauches… euro-compatibles et écolo-libérales en vue de la présidentielle ? Comment comprendre que, à l’instar de Jean-Luc Mélenchon, tu acceptes de te rendre à cet étrange rendez-vous destiné, prétendument, à « unir la gauche » ? De la même manière, comment comprendre ta participation le 12 avril prochain sur « l’union des gauches » avec le PS, EELV et Nouvelle Donne, autant de formations discréditées aux yeux des travailleurs et qui manifestent, outre leur européisme et leur refus de rompre avec le capitalisme et l’OTAN, leur anticommunisme en ayant approuvé l’infâme résolution du Parlement européen ? Compte tenu des positions de Jadot, cela ne peut signifier qu’un retour à l’euro-gauche atlantiste, maastrichtienne, euro-privatisatrice et austéritaire de Jospin, si ce n’est à la “gauche” brutalement antisyndicale et policière de Valls et Hollande ! Il est évident que la MASSE des électeurs communistes et de gauche ne veut, ni de cette euro-gauche contre-réformatrice, ni de ces faux hommes et femmes de la fausse gauche que sont les dirigeants du PS et des Verts, que ce soit au niveau national ou régional.

    Nous pensons que tous ceux qui se réclament du grand héritage à la fois social, patriotique, antifasciste et internationaliste du PCF, devraient débattre ensemble des conditions d’une vraie candidature franchement communiste, 100% anti-UE, , anti-impérialiste et antifasciste, au lieu de cautionner les opérations politico-médiatiques des eurocrates “verts” ou des “socialistes” pro-Maastricht comme Hidalgo ou Jadot. Si l’on veut retrouver la confiance perdue des travailleurs, il faut, sans la moindre ambiguïté politique, combattre ces naufrageurs de la France, du monde du travail, de la vraie gauche, voire de l’antifascisme. Car les vrais antifascistes n’ont rien à voir avec les individus douteux qui, comme Jadot et tous les eurodéputés français “verts” et “socialistes”, mettent très officiellement sur le même plan les nazis et les communistes, le Troisième Reich et son principal vainqueur militaire, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, au risque assumé de criminaliser le communisme et de banaliser le nazisme: danger gravissime pour l’avenir du mouvement ouvrier de classe, de la paix et de la démocratie!

    C’est pourquoi, bien que tu n’aies pas répondu à notre première proposition de rencontre pour débattre des luttes, des prochaines échéances et de l’avenir du pays, nous renouvelons notre proposition de rencontre, tout en redisant notre ferme hostilité à toute compromission porteuse de confusion, que ce soit avec la social-eurocratie du PS ou avec écolo-impérialistes que sont les dirigeants Verts. Il serait en effet incompréhensible qu’un candidat désireux de représenter les communistes refuse de discuter avec le PRCF alors qu’il court à un rendez-vous fixé par un ANTICOMMUNISTE DE CHOC comme Jadot. 

    Salutations militantes,

     

    Fadi Kassem

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Tandis que le cap des 100 000 morts du en France va être tragiquement franchi, le régime Macron par la voix de son ministre de la Véran tente de cacher une terrible réalité derrière une mascarade de langage “il y a un problème de livraison de vaccins”… Disons plutôt que comme pour les masques et les tests, le est incapable de produire et distribuer en nombre suffisant les vaccins contre le covid-19. Des vaccins dont la formule est pourtant disponible. Une formule qui est d’ailleurs le résultat de la recherche publique ou des investissements massifs de fonds publics, mais qui reste pour ce qui concernent les vaccins “occidentaux” totalement privé. Les multinationales s’en réservent les brevets et licences et brident donc la production. Rappelons que ce sont bien les USA et l’UE – dont le régime Macron – qui ont fait pression sur l’OMC pour l’interdiction d’une licence mondiale des vaccins levant de manière automatique les brevets. Dans une récente tribune de Tribuna Comunista, des camarades mexicains démontrent la responsabilité criminelle du système capitaliste dans l’actuel pénurie de . Une pénurie qui frappe de manière encore plus violente les peuples des pays en voie de développement. Faut il rappeler que Biden vient ainsi de confirmer l’interdiction de mise à disposition en nombre de des millions de doses de vaccins sécurisées par les USA pour ses voisins canadiens et mexicains ?

    _______________________________________________________________________

     

                La vaccination universelle.               Un impératif de

    un article de Tribuna Communista traduit de l’espagnol pour www.initiative-communiste.fr

     

    Boris DifferLuis Rodriguez – En ce début d’année 2021, la pandémie de covid-19 continue de ravager le monde entier, à l’exception des pays dits socialistes comme la Chine, le Viêt Nam, la Corée ou Cuba qui ont réussi à gérer et à contrôler la pandémie grâce à une intervention étatique efficace, un système de santé robuste, le soutien et la confiance de sa population, qui a confiance dans le caractère humain de ses institutions publiques. D’autres pays capitalistes, mais avec des éléments socialistes importants, ou du moins des institutions publiques efficaces, comme le Venezuela ou le Belarus, ont réussi à contenir la pandémie avec un certain succès. Dans le reste du monde dominé par le capital financier, le tableau est très différent, tant dans les pays du centre que dans ceux de la périphérie, le nombre de personnes infectées et de décès continue à augmenter de façon vertigineuse. Entre l’absence totale de politiques pour faire face au covid comme au Brésil ou aux Etats-Unis – les deux pays avec le plus de contagions de la planète – ou un autoritarisme aussi délirant qu’inefficace, basé sur des mesures purement policières (comme si le virus pouvait être emprisonné) pour des pays comme la France et l’Espagne, il ne semble pas y avoir de sortie scientifique et politique de la crise sanitaire.

    Face à leur échec retentissant, les dirigeants de l’hémisphère occidental ont appelé au miracle de la vaccination comme solution finale à la pandémie, écran de fumée pour faire oublier aux peuples du monde leur gestion criminelle de la pandémie. Car, même si la vaccination permet d’atteindre l’immunité collective et de mettre un terme à la pandémie, on n’oubliera jamais les plus de 2,5 millions de morts et les plus de 100 millions de personnes infectées qui auraient pu être évitées si les systèmes de santé publique n’avaient pas été systématiquement pillés et privatisés au profit de l’élite capitaliste mondiale. Et ce ne sont que les chiffres d’aujourd’hui. Nous savons parfaitement qu’ils vont continuer à augmenter dans les prochains mois.

    Mais le problème n’est pas de seulement se contenter de dénoncer les atrocités du système à ce jour, mais de voir les problèmes qui existent maintenant et qui menacent notre avenir et la sortie possible de la crise sanitaire par le haut. Le vrai problème de fond.

    Nous avons examiné un rapport d’Airfinity et de BBC News sur les principaux acteurs derrière les vaccins, du moins en Occident. L’État reste définitivement un acteur majoritaire (plus de 70 % des ressources actuellement consacrées à la lutte contre la pandémie proviennent des États; à ce jour, plus de 8 milliards de dollars) :

    • Oxford-AstraZeneca : +2.200 Millions de dollars (70% État + 30% Organisations à but non lucratif).
    • Novavax : +1.500 Millions de dollars (80% État + 20% Organisations à but non lucratif).
    • Curevac : +1.100 Millions de dollars (70% État + 23% Privés – 7% Organisations à but non lucratif).
    • Johnson & Johnson : +841 Millions de dollars (100% État).
    • Modern : +820 Millions de dollars (95% Etat + 5% Organisations à but non lucratif).
    • Sanofi/GSK : +579 Millions de dollars (90% Privés + 10% État).
    • Pfizer/BioNTech : +548 Millions de dollars (66% État + 34% Privés).
    • Sanofi/Translate Bio : +302 Millions de dollars (100% Privés).

    Il est donc clair non seulement que le vaccin est financé par les impôts des contribuables, mais aussi qu’il finance le secteur privé afin qu’il puisse en tirer profit. Rien de nouveau sous le soleil.

    Nous devons tenir compte d’un autre aspect important de la question, si nous parlons de 2019 faire ce type d’investissements scientifiques dans les pays capitalistes néolibéraux n’était pas seulement impensable, mais qui plus aurait été considéré comme une mesure radicale de gauche ou contraire à la dynamique même du marché. L’importance des investissements publics est une preuve irréfutable des grands progrès réalisés dans la recherche et dans la communauté scientifique, car on parle beaucoup de l’incertitude d’accélérer les processus pour le développement d’un vaccin qui prend habituellement des années et cette fois a été réalisée plus rapidement, ce qui est compréhensible. Avec la technologie du 21e siècle et grâce au concours de nombreux scientifiques et d’investissements considérables, il est normal que le développement des vaccins soit si rapide. C’est une victoire de la recherche collective de nombreux scientifiques, et des organisations et des investissements publics dans ces secteurs, ce qui nous donne une vue d’ensemble énorme de tout ce que nous pourrions réaliser en si peu de temps si les pays capitalistes néolibéraux, et d’autres, ne coupaient pas autant le budget de la science, de la santé et des autres services publics.

    En ce qui concerne la vaccination, depuis la deuxième semaine de décembre 2020, la première phase a été lancée dans plusieurs pays avec le vaccin Pfizer, le premier à être approuvé par les autorités sanitaires. Depuis lors, les vaccins Moderna, Spoutnik B et Sinovac ont commencé à être appliqués par divers pays. À ce jour, plus de 152 millions de doses ont été administrées dans 75 pays, selon les données recueillies par Bloomberg. Le dernier taux était d’environ 5,64 millions de doses par jour. Aux États-Unis, plus d’Américains ont reçu au moins une dose que ceux qui ont été testés positifs au virus depuis le début de la pandémie. À ce jour, 46 millions de doses ont été administrées, en fonction du nombre d’états. Au cours de la dernière semaine, une moyenne de 1,57 million de doses par jour a été administrée.

    Malgré la nécessité d’une vaccination universelle, les pays capitalistes du centre ont concentré la plupart des doses des laboratoires privés (60% du stock mondial) comme Pfizer, Modern ou AstraZeneca par le biais de préachats massifs en fermant l’accès à de nombreux pays. Des pays comme l’Ukraine ou l’Amérique centrale auront leurs premières doses d’ici 2023 seulement ! Alors que les États-Unis ou d’autres pays atteignent près de 20% de la population vaccinée. La logique du marché finit par réduire la possibilité d’une vaccination universelle rapide et efficace, mais le problème ne s’arrête pas là. Au fond, il y a la question de la capacité de production des principaux laboratoires privés qui ont mis sur le marché les principales formules de vaccins validés par les autorités sanitaires.

    Leur capacité industrielle est limitée à quelques usines qui sont loin de pouvoir satisfaire la demande mondiale. En outre, la production a été retardée par des problèmes tels que l’incendie de l’usine d’Astrazeneca en Inde ou l’invalidation de lots entiers de Pfizer par les autorités sanitaires européennes. Des pays comme la France, malgré leur préachat de doses massives, n’ont reçu que la moitié des doses achetées et dans d’autres cas encore moins, ce qui les oblige à ralentir ou même à arrêter leurs phases de vaccination comme dans le cas français. Le problème sous-jacent mis en évidence par ces symptômes est l’incapacité structurelle de l’économie capitaliste à satisfaire la demande mondiale de vaccins. Si la production de vaccins par les industries des pays socialistes comme la Chine ou Cuba peut modifier ce fait et compenser le manque de production de l’industrie privée pour couvrir une partie de la demande mondiale, elle sera néanmoins insuffisante. D’abord par l’opposition féroce des élites capitalistes occidentales qui tentent par tous les moyens de les discréditer en poussant en avant le mouvement antivaccins et ce malgré le fait que ces vaccins se sont avérés plus sûrs en termes d’effets indésirables et plus abordables en termes de logistique et de prix que ceux des laboratoires occidentaux. Il faut lutter pour convaincre la population de la supériorité de ces vaccins sur les formules capitalistes, moins sûres et plus chères dans le seul but de permettre aux labos privés de s’en mettre plein les poches.

    Deuxièmement, une solution possible pour la production et la demande mondiale serait la mise sous tutelle des États de l’industrie pharmaceutique mondiale privée pour répondre en priorité à la demande mondiale de vaccins afin d’atteindre une vaccination universelle permettant de développer l’immunité collective dont l’humanité a tant besoin pour surmonter cette pandémie. Créer un grand pôle industriel pharmaceutique au service des besoins de la santé publique est une tâche essentielle, non seulement pour gérer la pandémie actuelle, mais aussi pour être prêt à toute éventualité à l’avenir et ne pas avoir à perdre des années de développement économique dû au confinement d’une bonne partie de la société et perdre d’importantes quantités de vies humaines. Ce combat devient essentiel quand on peut se rendre compte que les élites capitalistes occidentales ne sont absolument pas pressées de terminer la vaccination, tant le prétexte de la crise sanitaire est utile pour justifier la mise en place de l’autoritarisme comme dans le cas du régime macronien en France.

    Dans le cas du Mexique, la situation est grave, l’un des pays les plus contaminé du monde, avec le plus de morts et le taux de mortalité parmi les plus élevés de la planète, en grande partie à cause des facteurs de diabète et d’obésité très répandus parmi la population (près d’un tiers de la population totale). La gestion publique de la pandémie a été, sinon catastrophique, au moins clairement négligente à tous les niveaux de gouvernement (municipal, étatique et bien sûr fédéral), faisant près de 200000 morts et plus d’un million de personnes encore contagiées à l’heure actuelle. Bien que le gouvernement soit parfaitement conscient de l’existence de la pandémie, il a attendu que le virus pénètre dans le pays pour prendre les premières mesures en mars 2020, alors que la mesure du danger existait déjà depuis janvier. Les normes sanitaires nécessaires n’ont jamais été appliquées dans les grandes usines et sur les lieux de travail, les secteurs non essentiels n’ont jamais été fermés et il n’y a eu aucune mesure minimale de confinement, si ce n’est la fermeture d’activités secondaires telles que les loisirs, où seul un pourcentage limité de cas de contagion se produisent. Au lieu de cela, les dirigeants du pays se sont livrés à une avalanche de discours culpabilisants en faisant retomber tout le poids des contagions dû supposément au manque de conscience individuelle, du même niveau que le dicton selon lequel le pauvre est pauvre parce qu’il le veut.

    Mais le problème ne s’arrête pas là. La phase de vaccination a maintenant commencé et de nombreuses défaillances et anomalies peuvent être enregistrées.

    Le processus de vaccination a été truffé de corruption où les administrateurs et même les partisans du parti au pouvoir ont été vaccinés en premier alors qu’ils n’étaient pas prioritaires. Mais ce n’est pas le problème principal, c’est la pénurie de vaccins comme celui de Pfizer (où beaucoup de gens n’ont reçu qu’une seule dose et sont maintenant en attente de la seconde sans aucune garantie) combinée avec la très mauvaise gestion logistique du même processus de vaccination. Ceci malgré les achats de vaccins Spoutnik et Cansino pour compenser le manque de doses de Pfizer, ce qui était certainement une bonne décision, mais insuffisant en soi. Car tout le processus de la deuxième phase commencée au mois de février pour vacciner les personnes âgées repose sur l’utilisation d’une seule plate-forme numérique mal conçue et que, pour des raisons évidentes, a été surchargée par des millions de demandes provenant de tout le pays. En outre, les centres de vaccination prévus sont très insuffisants pour répondre à la demande de la population et se terminent par des files d’attentes kilométriques avec un temps d’attente pouvant aller jusqu’à 12 heures pour être pris en charge. Le taux de vaccination est très lent et une sortie de la pandémie est peu probable avant plusieurs années si ce rythme se maintien.

    Le processus de vaccination doit être décentralisé à plusieurs niveaux, mais bien sûr toujours entre les mains des institutions publiques, afin d’éviter la spéculation privée et de privilégier les couches supérieures. On pourrait gagner plusieurs années et permettre au pays de sortir de la pire crise sanitaire par le haut. Au niveau mondial, il est nécessaire de lutter pour l’universalisation du vaccin et l’accès de tous les pays à celui-ci. Pour un pôle public de santé publique dans chaque pays et une articulation mondiale des efforts de santé. Lutter contre les pays accapareurs comme les États-Unis. Les États-Unis ou l’Union européenne doivent ouvrir les portes aux vaccins de pays socialistes comme la Chine ou Cuba et au vaccin russe qui sont conçus pour une diffusion dans des conditions de réfrigération simples, et parfois à un prix bien plus accessible du grand nombre.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • OMS – Dangers Alimentaires

    Dans un communiqué publié par le bureau de presse de l’ONU, l’ condamne la lenteur de la campagne de vaccination par l’Union Européenne, alors que l’ est toujours l’épicentre de la pandémie de .

    L’organisation mondiale de la santé souligne à nouveau le risque important de développement de mutants encore plus dangereux, résultant de la circulation massive du virus du covid-19, une condamnation explicite des politiques suivies par l’Union Européenne et tout particulièrement par le régime Macron. L’absence de capacité de production – liée à la désindustrialisation et la casse des capacités de recherce provoquée par l’Union Européenne et ses délocalisations, la privatisation des , sous brevet des multinationales et le refus de nationaliser les capacités de production d’autres part, c’est à dire en un mot le système capitaliste sont le principal frein à une campagne de vaccination transparente et efficace. Comment ne pas souligner ici les mots de Macron qui alors que 300 personnes meurent tous les jours se félicitent d’avoir privilégié les “chaines de valeurs” européennes, c’est à dire le profit des multinationales de “big pharma”, sur notre santé et nos vies. La nationalisation des capacités de recherche et production des médicaments et vaccins est d’une évidente urgence. Plus que jamais, il apparait que le capitalisme est le virus, le socialisme le vaccin.


     

    le communiqué de l'OMS :

    https://news.un.org/fr/story/2021/04/1093182


    Les premières doses de vaccin contre la Covid-19 ont été envoyées en Bosnie-Herzégovine en mars.

    “la semaine dernière, la transmission de la Covid-19 a augmenté dans la majorité des pays de la Région européenne de l’OMS, avec 1,6 million de nouveaux cas et près de 24.000 décès, a précisé la branche régionale de l’OMS dans un communiqué de presse . L’Europe reste la deuxième région au monde la plus touchée par la Covid-19, avec un nombre total de décès approchant rapidement le million et le nombre total de cas sur le point de dépasser 45 millions.”

    « Il y a cinq semaines à peine, le nombre hebdomadaire de nouveaux cas en Europe était tombé à moins d’un million, mais la situation de la Région est désormais plus préoccupante qu’elle ne l’a été depuis plusieurs mois. Il existe des risques associés à l’augmentation de la mobilité et des rassemblements pendant les fêtes religieuses. De nombreux pays sont en train d’introduire de nouvelles mesures qui sont nécessaires et chacun devrait les suivre autant qu’il le peut », a déclaré la Dre Dorit Nitzan, Directrice régionale des urgences du Bureau régional de l’OMS pour l’Europe.

    Dans toute la Région, 50 pays ou territoires ont signalé le variant préoccupant B.1.1.7, détecté initialement par le Royaume-Uni et maintenant le variant prédominant dans la Région. Ce variant étant plus transmissible et pouvant augmenter le risque d’hospitalisation, il a un impact de santé publique plus important et des actions supplémentaires sont nécessaires pour la maîtriser.

    Impact précoce de la vaccination

    Au niveau régional européen, les nouveaux cas augmentent dans tous les groupes d’âge, sauf chez les personnes de 80 ans et plus. Ce n’est que dans cette population la plus vulnérable que l’OMS a constaté une baisse régulière des cas et une diminution de la proportion de décès par Covid-19 depuis le début de 2021, reflétant les premiers signes de l’impact de la vaccination.

    De nouvelles données de Public Health England suggèrent que les vaccins contre la Covid-19 ont sauvé, à tout le moins, plus de 6.000 vies parmi les personnes de plus de 70 ans depuis le début de la vaccination en décembre 2020. De même, les données d’Israël montrent que le vaccin Pfizer-BioNTech est d’environ 90% efficace pour prévenir les infections, les maladies graves et l’hospitalisation après la deuxième dose.

    « Les vaccins représentent notre meilleur moyen de sortir de cette pandémie. Non seulement ils fonctionnent, mais ils sont également très efficaces pour prévenir les infections. Cependant, le déploiement de ces vaccins est d’une lenteur inacceptable. Et tant que la couverture reste faible, nous devons appliquer les mêmes mesures de santé publique et sociale que par le passé, pour compenser les retards », a déclaré le Dr Hans Kluge, Directeur régional de l’OMS pour l’Europe. « Soyons clairs : nous devons accélérer le processus en accélérant la fabrication, en réduisant les obstacles à l’administration des vaccins et en utilisant chaque flacon que nous avons en stock, maintenant ». 

    Faux sentiment de sécurité

    À ce jour, seulement 10% de la population totale en Europe a reçu 1 dose de vaccin et 4% ont achevé leur vaccination.

    « Le risque que la vaccination continue de donner un faux sentiment de sécurité aux autorités et au public est considérable – et cela comporte un danger », a expliqué le Dr Kluge.

    Tous les pays à revenu élevé de la région vaccinent contre la Covid-19, alors que seulement 80% des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et 60% des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure et à revenu  inférieur le sont. À ce jour, 10 économies à revenu intermédiaire de la région ont reçu des doses par le biais du mécanisme COVAX.

    « Au cours des dernières semaines, nous avons vu à la fois une solidarité remarquable à travers les frontières dans la Région et des pays accumulant des vaccins. Vacciner les agents de santé et les personnes âgées dans tous les pays est la responsabilité morale de tous. Il est essentiel que nous fournissions les avantages de ce bien public mondial aux travailleurs de la santé et des services sociaux. Tout en reconnaissant l’intention des gouvernements de protéger leurs propres populations, avant que les vaccins ne soient étendus à d’autres groupes d’âge, j’exhorte les gouvernements à partager les doses excédentaires de vaccins approuvés par l’OMS avec COVAX ou avec les pays dans le besoin, une fois que les agents de santé et les plus vulnérables ont été vaccinés. Ne pas le faire est voué à l’échec », a déclaré le Directeur régional.

    Limiter la propagation

    Le plus grand nombre de nouveaux cas de Covid-19 se produisant dans des groupes de population qui ne sont pas encore vaccinés, l’OMS continue d’appeler à une action rapide pour mettre en œuvre des mesures de santé publique et sociales sur la base des données épidémiologiques et du système de santé alors que la couverture vaccinale continue de croître.

    Au total, 27 pays de la Région sont en confinement partiel ou complet à l’échelle nationale, avec 21 couvre-feux nocturnes. Au cours des deux dernières semaines, 23 pays ont intensifié les restrictions tandis que 13 ont assoupli les mesures, et 9 autres ont emboîté le pas.

    Bien que les confinements doivent être évités par des interventions de santé publique ciblées et opportunes, ils doivent être utilisés lorsque la maladie dépasse la capacité des services de santé à prendre en charge les patients de manière adéquate et à accélérer la préparation des systèmes de santé publique locaux et nationaux, selon l’OMS.

    « La probabilité d’apparition de nouveaux variants préoccupants augmente avec la vitesse à laquelle le virus se réplique et se propage, il est donc crucial de freiner la transmission grâce à des mesures de base de lutte contre la maladie. Et aujourd’hui, contrairement à il y a un an, nous avons de meilleurs systèmes de test et de traçabilité, un partage d’informations plus rapide et nous en savons beaucoup plus sur la manière de soigner les personnes gravement malades », a déclaré la Dre Nitzan.

    Les tests étendus, l’isolement, la recherche des contacts, la quarantaine et le séquençage génétique sont les outils de santé publique de base qui doivent être utilisés et continuellement renforcés.
    La vaccination, associée à des mesures de santé publique et sociales continues, mettront finalement un terme à la pandémie. Pour que cela se produise, une intensification de la production de vaccins et de la vaccination est nécessaire, ainsi que le respect continu des mesures de santé publique et sociales.

    « Le plus grand déterminant du nombre de personnes infectées et du nombre de personnes qui meurent dans les semaines à venir est ce que vous faites ou ne faites pas en tant qu’individu. Nous l’avons vu maintes et maintes fois : la propagation du virus peut être stoppée. Mon message aux gouvernements de la Région est donc que ce n’est pas le moment d’assouplir les mesures. Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas tenir compte du danger. Nous avons tous fait des sacrifices, mais nous ne pouvons pas laisser l’épuisement l’emporter. Nous devons continuer à maîtriser le virus », a conclu le Dr Kluge.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Intervention de Aymeric Monville lors du rassemblement du 27/03/2021 contre le blocus imposé par les États Unis à Cuba.

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  • Malgré les conditions sanitaires, les militants du PRCF et des JRCF sont partout à pied-d’oeuvre en France, multipliant autour de Fadi Kassem, porteur de l’alternative rouge-tricolore au titre du PRCF, les affichages, les tractages, les prises de parole, les vidéos explicatives, les propositions de mesures d’urgence, sans oublier le dialogue politique et militant tous azimuts avec des syndicalistes de classe et avec des militants politiques communistes et non communistes. 

    Il est vrai que la perspective de retrouver au second tour de 2022 le lugubre duel/duo Macron/Le Pen, le premier faisant assaut de xénophobie et de mesures liberticides, et la seconde multipliant les génuflexions devant l’euro et l’UE, heurte de front nombre de citoyens qui voient leur pays sombrer dans le déclin économique, culturel et social. Vrai également que nombre d’électeurs du PCF et de la France insoumise se demandent comment les candidats annoncés par ces deux forces vont pouvoir demain porter une alternative “anticapitaliste” ou, s’agissant de Mélenchon, “indépendantiste”, alors même qu’aux prochaines régionales, ces deux forces se réclamant de la “rupture” ont déjà accepté de jouer les forces d’appoint d’Europe-Écologie-les-Verts, le parti le plus euro-fédéraliste, antirépublicain et anticommuniste de la “gauche” établie…


    Il ne s’agit pas dans cette affaire de ce que pense le PRCF mais de la RÉALITÉ POLITIQUE LA PLUS INCONTOURNABLE: face à une politique destructive qui conjugue fascisation politique (marche à l’État policier et au racisme d’État notamment) et euro-dislocation du pays sur tous les terrains (industrie, services publics, paupérisation galopante des couches populaires, langue française sacrifiée au tout-anglais cher à l’UE, etc.), il n’y a pas trente-six manières de s’en sortir: il faut sortir de l’UE par la porte à gauche; et pour cela, il faut nationaliser au plus tôt, avec des droits importants pour les salariés, les secteurs-clés de l’économie et mettre en place une nouvelle démocratie centrée sur le monde de travail dans la perspective du socialisme pour notre pays. 

    Comme on ne peut pas éternellement cacher que deux et deux font quatre, tout cela commence à se savoir. Comptez sur le PRCF, qui fait actuellement de nombreuses adhésions de jeunes, pour faire grandir cette exigence vitale. Et surtout, n’attendez pas que MM. Roussel et Mélenchon aient rompu avec le PS et EELV pour nous aider à reconstruire, par l’action et la proposition, un PARTI COMMUNISTE DE COMBAT. 

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • En ce week-end pascal, où malgré le beau temps l’atmosphère n’est pas à la fête, la France confinée a vu surgir sur les réseaux sociaux une information au goût amer qu’aucune poule en chocolat ne pouvait adoucir. Des journalistes de M6 ont en effet diffusé, sur les réseaux sociaux, un extrait de leur reportage sur l’ouverture de restaurants clandestins.

    Des restaurants clandestins ouverts pour les riches et leurs ministres…

    Dans le palais Vivienne, hôtel particulier parisien recouvert de dorures et de tableaux coûteux, caricature au carré de l’indécence bourgeoise, se tiennent depuis le mois de mars de luxueux repas au caviar et au champagne où les masques sont radicalement proscrits, fréquentés par la bourgeoisie la plus huppée et par des membres du gouvernement Castex. Les deux organisateurs présumés, le chef cuisinier des stars Christophe Leroy et le collectionneur d’art Jean-Pierre Chalençon, s’en étaient vantés publiquement sur les réseaux sociaux sans qu’aucune poursuite ne soit engagée, alors que les Français vivent depuis mars 2020 les contrôles de police permanents pour s’assurer de leur respect des règles sanitaires.

    L’information s’amplifie sur les réseaux sociaux (sous les mots dièses #OnVeutLesNoms et #MangeonsLesRiches ndlr) et n’est reprise qu’anecdotiquement par quelques organes de presse locale et de média télévisuels. La presse papier nationale, au moment de la rédaction de notre article, n’a pas cru bon de commenter cette nouvelle qui indigne, à raison, le peuple de France qui subit de plein fouet pandémie, crise économique et restrictions à ses libertés.

    Confinement de classe : bougeoisies et classes populaires ne vivent pas dans le même monde

    Le prix d’entrée de ces agapes et la cooptation nécessaire pour y participer achèvent de démontrer que dans notre pays, la bourgeoisie et les classes populaires ne vivent pas dans le même monde : pour dîner dans ce « club privé », il faut être parrainé par un de ses très riches membres et débourser au minimum les 160€ du menu le plus modique de la carte, le gros des clients consommant cependant des repas dépassant les 400€. Le virus et la fameuse crise économique qui lui serait corolaire, invoqués pour réduire les salaires et revenir sur les droits sociaux des travailleurs, ne toucheraient donc visiblement pas toutes les classes sociales…

    Quant aux ministres actuellement en fonction qui participeraient à ces dîners illégaux, si Jean-Pierre Chalençon s’est par la suite rétracté devant le scandale déclenché par le reportage, se murmureraient les noms de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot et du porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

    On peut aussi conjecturer que cela ne concerne pas que la République en Marche, le mondain Chalençon n’hésitant pas à s’afficher avec des personnalités sulfureuses d’extrême-droite, de Jean-Marie Le Pen à Florian Philippot en passant par Dieudonné, ce qui lui avait d’ailleurs valu il y a quelques mois des accusations d’antisémitisme.

    La , une constante du système capitaliste

    En réalité, cette information n’est que le dernier exemple d’une injustice de classe qui ne date pas d’hier.

    Après la fermeture des bars, si la presse nationale s’indignait vivement qui de la fréquentation du Canal Saint Martin par la petite bourgeoisie bobo parisienne, qui de celle du marché de Saint Denis par les classes populaires, pas un mot n’était prononcé sur la fréquentation de bars sur la voie publique, dans des gobelets en plastique, dans les beaux quartiers parisiens par une jeunesse dorée.

    Le couvre-feu et le rationnement, censés être généraux pendant l’Occupation, ne concernaient pas la haute bourgeoisie collaborationniste et mondaine, qui mangea toute la guerre à sa faim, comme le montre très bien l’excellent film La traversée de Paris.

    Pendant le siège de Paris, qui précède la Commune dont nous fêtons cette année les 150 ans, si les ouvriers et manœuvres devenus gardes-nationaux avaient la chance de ne pouvoir se payer avec leur solde journalier qu’une laitue ou une cervelle de chien et que les morts de malnutrition s’amoncelaient dangereusement dans la Capitale, les riches qui deviendront bientôt les Versaillais se régalaient des animaux du jardin zoologique.

    Ce deux poids deux mesures insupportables n’est donc pas imputable qu’à l’arrogance macronienne, il est inscrit dans l’ADN de la société de classe et du . Tant qu’elle durera, la bourgeoisie se gobergera en toute impunité pendant que nous aurons faim et les lois qu’elle prétend édicter pour l’intérêt général ne s’appliqueront qu’à nous, les classes populaires.

    Le PRCF, s’il refuse l’apathie et l’abandon du combat politique auxquels le gouvernement nous enjoint hypocritement, appelle quant à lui au respect des règles sanitaires par toute la population, travailleurs comme bourgeois, qui, ne leur en déplaisent, doivent rester soumis à l’autorité de la loi. Il espère aussi que la prise de conscience de ces inégalités criantes fera ressentir à tous la nécessité d’en finir avec le capitalisme, comme le préconise notre programme des 4 sorties. Que la Commune vous inspire, camarades !

     

    par Shannon pour www.initiative-communiste.fr

    source:https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Qui ne le voit, tant les hôpitaux débordent à nouveau de malades intubés, tant des proches succombent dans tant de familles, voire traînent de lourdes séquelles après leur “guérison”, tant des jeunes sont désormais frappés par le mutant anglais, tant de nouvelles opérations lourdes doivent être reportées avec de lourds effets à craindre : la crise du coronavirus prend à nouveau des allures de bérézina médicale globale.

    C’est qu’à la tête du pays siègent des gens qui ont constamment en tête la réélection de Macron et surtout la préservation « quoi qu’il en coûte » du profit capitaliste : Tout ce qui, de façon rentable dans l’économie,  peut continuer à « tourner », doit continuer à tourner ! Quelles que soient les conditions sanitaires très souvent précaires auxquelles sont confrontés les travailleurs ! C’est ainsi que le patronat ne se mobilise que très mollement pour le télétravail et que les conditions d’accès aux grandes enseignes alimentaires (et les conditions de travail in situ) bafouent très souvent les mesures de protection sanitaire sociale, pourtant efficaces et de simple bon sens. C’est ainsi que continue l’ouverture, dans des conditions souvent lamentables, des établissements scolaires, dont le rôle de garderie ne cesse de s’affirmer au fil des contre-réformes scolaires.

    C’est que cette équipe, qu’on pourrait gentiment qualifier d’incompétente mais qui n’est rien moins que criminelle tant elle gère au jour le jour (voir la gestion de la vaccination !), veut avant tout “sanctuariser” le maintien de la France dans les euro-dispositifs monétaires et budgétaires qui ont conduit au dépeçage de l’hôpital public, à la destruction de la Recherche, à la délocalisation massive des usines produisant des médicaments, à la rétraction durable de la formation de médecins libéraux de manière à réduire l’offre de soins. Résultat: une France, pays natif de Pasteur, l’inventeur du mot même de vaccination, devenue incapable d’élaborer un vaccin et plus encore de produire en masse quelque vaccin que ce soit. Avec en prime le refus buté de tout ce qui pourrait ressembler à une politique de soin… et des milliers de gens qui meurent dans des conditions épouvantables, quelquefois laissés seuls chez eux et abandonnés par la médecine, pendant que de fait, le tri des patients, comme en mars 2020, reprend à l’entrée des urgences.. !

    Face à cela, nous devons répéter que la vie, et la vie de TOUS, quel que soit son âge ou sa classe sociale, doit passer avant les profits, que l’argent public distribué sans compter aux patrons, y compris aux plus gros et à ceux qui ne sont pas en difficultés, doit être strictement soumis à contrôle et à conditions (maintien de l’emploi et de 100% du salaire, c’est un minimum!), que la priorité des aides publiques doit aller aux millions de gens qui ne mangent plus à leur faim – en particulier les étudiants pauvres. Et cela devient une simple question de décence, pour tous ceux qui se réclament de la gauche ou du syndicalisme ouvrier ou étudiant, que d’exiger que le sinistre Blanquer – l’homme qui, au printemps 2020 misait froidement sur l’inhumaine « immunité collective », dégage au plus vite avec un examen par la justice de son effroyable bilan.

    De manière plus globale, le PRCF renouvelle son exigence que l’équivalent d’un Institut hospitalier universitaire soit construit et pourvu dans chaque région, que des moyens massifs soient restitués à l’hôpital et à l’école publique, qu’une grande politique du soin soit mise en place au plus tôt en concertation démocratique avec tous les soignants, que l’État cesse de bouder mesquinement, pour des raisons d’allégeance euro-atlantique, les vaccins russes, chinois et cubains dès lors qu’ils sont médicalement validés: le virus n’a pas de patrie, les vaccins, qui doivent devenir un bien commun, pas davantage !

    Et que, bien entendu, il faut exiger que les restrictions sanitaires cessent d’être l’occasion permanente de mesures liberticides corsetant la liberté d’expression (par ex. de libre affichage) dans notre pays.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  •  

    Certains “marxistes” dogmatiques ne savent jamais que faire pour se comporter à leur insu comme des “idiots utiles” de l’impérialisme.

    Ainsi en est-il des polémiques infinies qu’ils nourrissent au sujet de la nature de classe du régime chinois. Certes, ces discussions  peuvent et doivent avoir lieu entre communistes, mais à la stricte condition que, dans le même temps, les militants qui se réclament du communisme combattent aussi, et avec au moins autant de force qu’ils ne mènent leurs polémiques, les préparatifs impérialistes de guerre contre la Chine. Et qu’ils rejettent aussi, sans renvoyer tout le monde dos à dos, les campagnes occidentales néocoloniales antichinoises visant à promouvoir les séparatismes réactionnaires ouïghour, tibétain et hongkongais: c’est-à-dire, soyons clairs, à promouvoir un nouveau partage impérialiste de la Chine sous couvert de droits de l’homme. 

    Le PRCF n’a pour sa part aucune sympathie pour le régime contre-révolutionnaire, anticommuniste et ouvertement anti-bolchevik de  Poutine. Cela ne nous empêche en rien de combattre les préparatifs de guerre antirusse, véritable revanche à retardement sur Stalingrad, que mène le bloc euro-atlantique en alimentant la ruineuse course aux armements de l’OTAN et en tentant systématiquement de retourner contre la Russie ses voisins baltes, ukrainiens ou biélorusses. 

    De même, la conférence nationale du PRCF de 2019 a-t-elle porté une appréciation très nuancée sur le devenir de la Chine sans que cela nous empêche en rien de combattre à boulets rouges les menées de “notre” impérialisme contre le grand peuple chinois dont le tort principal est de contrarier la volonté cynique, “unilatérale”, de domination mondiale du camp euro-atlantique. 

    Refuser catégoriquement la nouvelle guerre de moins en moins froide que mène le camp euro-atlantique contre Moscou et Pékin est même pour nous une manière supplémentaire de militer pour l’indépendance de notre pays.

    De vrais patriotes français devraient notamment penser à la manière très politique dont avait agi Charles de Gaulle dans les années 1960: pour dégager la France de l’étreinte “amicale”, en réalité mortelle des Etats-Unis, et sans manifester la moindre sympathie pour les régimes communistes alors en place à Moscou et à Pékin, le président français d’alors avait eu le courage de reconnaître la République populaire chinoise. Après avoir viré les troupes américaines du sol français, De Gaulle avait également critiqué les agissements US au Vietnam dans son célèbre Discours de Phnom Penn. Il avait aussi stigmatisé l’expansionnisme israélien au Proche-Orient, rendu visite à Brejnev dans le cadre d’une mémorable visite d’Etat (souvenons-nous de la “Nathalie” de Gilbert Bécaud!)… et soutenu le “souverainisme” québécois au grand dam de Londres, de Washington, d’Ottawa… et de la grande bourgeoisie française obtusement pro-atlantique. 

    Il est vrai que, par son histoire, de Gaulle ne savait que trop la dette énorme que notre pays avait à l’égard de l’URSS, premier vainqueur militaire du Reich puisque, à l’occasion de sa visite d’Etat au Maréchal Staline en 1944, le chef de la France libre avait loyalement déclaré: “les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération”…

    Au final, refuser les campagnes antirusses et antichinoises qui se succèdent au pas cadencé, notamment sous la houlette du “socialisant” Raphaël Glucksmann, ce fils à papa de l’ultra-atlantisme belliciste, c’est servir la paix mondiale, le droit de chaque peuple à disposer de son avenir sans ingérence impérialiste, le droit de la France à sortir à temps du mouroir euro-atlantique qui l’étouffe, et plus généralement, le droit à la VIE: car, quoi qu’on pense des régimes en place à Moscou ou à Pékin, n’est-il pas évident qu’une guerre mondiale, inévitablement nucléarisée, entre le bloc euro-atlantique et l’alliance en formation russo-chinoise, signerait la fin de la France, la mort de l’Europe, et l’extermination de l’humanité? 

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  •  Lettre aux 35 000 maires de France-par Fadi Kassem (IC.fr-2/04/21)

    Même si le nombre de communes a été arbitrairement réduit depuis 2014, les 35 000 communes de France héritées de notre histoire multiséculaire et revivifiées par la Révolution française forment les cellules de base de la République française. Or, vous êtes bien placé(e) pour le constater, la démocratie communale est gravement entravée et asphyxiée par la conjonction de cinq facteurs indissociables de la néfaste politique hexagonale et européenne :

    • Depuis des décennies, les subventions d’Etat aux communes et les impôts locaux touchant le patronat et alimentant les caisses communales – notamment la taxe professionnelle – ont été massivement diminués, voire supprimés. De plus, sous le faux prétexte de “décentralisation”, l’Etat a transféré aux collectivités territoriales toutes sortes de fonctions qui lui étaient jusqu’alors imputables sans fournir, bien entendu, les contreparties financières correspondantes ; ces transferts et suppressions ont fortement frappé, notamment, les communes ouvrières, les banlieues des “métropoles” et les communes rurales.
    • Placés sous la contrainte permanente de l’euro et des critères d’austérité de Maastricht, les services publics d’Etat (hôpitaux et maternités, bureaux de poste, commissariats et gendarmeries, gares, services EDF/GDF, Equipement et routes, administrations, Télécoms…) se sont gravement rétractés, quand ils ne sont pas carrément retirés des territoires, laissant place aux privatisations, à la sous-traitance ou… au néant, avec tout ce que cela impose de surcoûts, de frustrations et d’inégalités pour les collectivités territoriales.
    • La démocratie communale a été de plus en plus bâillonnée, les communes, notamment ouvrières, rurales et “périphériques”, étant contraintes de se soumettre à de puissantes structures supra-communales monopolisant le pouvoir de décision et devenant les interlocutrices privilégiées des grandes entreprises et des “investisseurs”. Dans le même temps, les centres-villes et les petits commerces de nos petites et moyennes communes ont périclité, laissant place aux “villes-centres”, aux “métropoles” et aux centres commerciaux géants et déshumanisés promus par les directions de métropoles qui font trop souvent la part belle aux entreprises capitalistes mondialisées.
    • le “produire en France” industriel, agricole et artisanal – y compris la pêche – a été sacrifié sur l’autel de la financiarisation et de la tertiarisation exagérées de l’économie, l’UE se définissant elle-même comme une “économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée”. Les très grandes entreprises disposent ainsi d’un avantage certain pour délocaliser et fusionner à l’échelle mondiale, tout en désertant le territoire national et en sacrifiant au tout-profit maximal la vitalité socioéconomique de territoires entiers.
    • Eux aussi soumis à la contrainte européenne néolibérale et aux pressions du MEDEF, les salaires, les retraites, les indemnités chômage et la protection sociale issues des avancées de 1906, de 1910, de 1936, de 1945 et de 1968 sont en rétraction constante, sans parler des aides au logement social, ce qui oblige là encore les maires à d’intenables acrobaties pour empêcher nombre de concitoyens de sombrer dans la misère – une étude récente montre que près d’un foyer sur trois ne peut plus faire trois repas par jour en France.

    Face à cette politique dévastatrice qui plonge notre pays dans une dépression sociale collective (que l’épidémie et son traitement gouvernemental chaotique ont aggravée, mais non pas créée), certains veulent encore accélérer dans le sens néolibéral : c’est le cas d’Emmanuel Macron, fidèle féal des institutions supranationales et des marchés financiers dont il est issu. Le risque à court terme est de voir notre pays, la France, et ses structures républicaines – Etat national, départements, communes – se dissoudre définitivement dans les institutions antidémocratiques de l’euro-mondialisation capitaliste : métropoles, euro-régions à l’allemande, UE en voie d’arrimage, via le CETA, le TAFTA et l’OTAN, à ce que le MEDEF appelle l'”Union transatlantique”.

    Nous, militants franchement communistes, à la fois patriotes et internationalistes du PRCF, mettons aussi en garde contre l’alternative mortifère du RN et de ceux qui gravitent autour de lui, les Dupont-Aignan, Philippot et autre Asselineau – lesquels agissent désormais ensemble au grand jour. Non seulement parce que le rassemblement lepéniste ne veut pas sortir la France du broyeur de l’UE, de l’euro, de Schengen et de l’OTAN, non seulement parce que ses dirigeants ne veulent à aucun prix affronter si peu que ce soit le grand capital, mais parce que s’engager dans la voie honteuse de la xénophobie ouvrirait en France la voie de la guerre civile tout en faisant le jeu des intégrismes religieux.

    Ne croyons pas davantage à la pseudo “alternative” d’une fausse gauche discréditée, dont les diverses maisons rivales promettent “l’Europe sociale” dans le cadre d’une UE entièrement conçue par et pour le grand capital. A défaut de mobiliser les classes populaires, le projet inconsistant d’une union des euro-gauches flanquées des euro-écologistes ne servira qu’à rabattre sur E. Macron, en broyant à nouveau notre peuple entre les deux mâchoires capitalistes – si ce n’est fascisantes – de la “construction” euro-atlantique “en marche”.

    Continuateur idéologique du grand Parti communiste français qui impulsa le Front populaire, anima la Résistance armée à l’Occupant et impulsa les avancées sociales du CNR et de la Libération, le Pôle de Renaissance Communiste en France m’a donc chargé de mener la bataille d’idées et de programme pour qu’émerge en notre pays une candidature et surtout, un programme-candidat rouge et tricolore à l’occasion de la bataille prochaine de la présidentielle et des législatives. Car si une telle candidature n’émerge pas à temps, qui osera proposer haut et fort le Frexit progressiste et la visée du socialisme pour notre pays ? Qui rouvrira une perspective politique aux luttes sociales ? Qui pourra revitaliser l’aspiration émergeant des luttes sociales, des résistances civiques et du mouvement des Gilets jaunes, à une République une et indivisible, sociale et laïque, indépendante et souveraine, populaire et démocratique, fraternelle, écologiste et pacifique, nationalisant les secteurs-clés de l’économie et ancrée dans les communes et départements, afin de reconstruire le produire en France et de briser à temps le désespérant et mortifère faux « duel » et vrai duo Macron-Le Pen ?

    L’émergence d’une alternative rouge et tricolore est en outre indispensable pour que les communes, dont le nom parcourt toute notre histoire émancipatrice des “jurées-communes” médiévales aux Communes prolétariennes de Paris, de Lyon et de Marseille, retrouvent leur place, stratégique, dans la renaissance démocratique de notre pays.

    Je me permets de vous joindre un lien vers 30 mesures d’urgences que le PRCF met en débat à l’entrée des entreprises et durant la bataille prochaine des régionales et des départementales, puis de la présidentielle et des législatives : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/les-30-priorites-urgentes-pour-de-nouveaux-jours-heureux-tract-prcf/#1 ; nous attirons en particulier votre attention sur la mesure d’urgence portant sur les collectivités territoriales : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/mesure-n2-retablir-lautonomie-communale-et-le-triptyque-administratif-en-faveur-de-la-republique-une-et-indivisible/

    Au-delà, vous pouvez chaque jour vous faire une idée des positions du PRCF en visitant son site national www.initiative-communiste.fr, et en en découvrant son programme – en cours d’actualisation : 2017 : remettre l’histoire dans le bon sens avec le programme du PRCF ! – INITIATIVE COMMUNISTE

    Je reste à votre disposition pour tout contact téléphonique, électronique ou présentiel et tout en vous remerciant pour votre retour, je vous prie de croire, Madame la Maire, Monsieur le Maire, à mon profond respect républicain.

    Fadi Kassem

     

    Âgé de 37 ans, Fadi Kassem est syndicaliste enseignant, professeur agrégé de l’Université et diplômé de Sciences Po Paris.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Ils étaient absents depuis les élections de 2004, les communistes de Londres font leurs retours devant les électrices et électeurs.

    Les communistes britanniques participeront aux élections du 6 mai pour renouveler la London Assembly, l'organe de contrôle de l'Autorité du Grand Londres composé de 25 sièges.

    Article et traduction Nico Maury

    Après 17 ans d'absence, les communistes (CPB) repartent à l'assaut de Londres 

    Le Parti Communiste Britannique présentera une liste de 9 candidates et candidats pour le scrutin proportionnel. Une première après 17 ans d'absence à cette élection (2004).

    La liste fait la part belle à la Young Communist League, preuve du renouveau du Parti Communiste au Royaume-Uni.

    Plusieurs candidatures ont été annoncées :

    Robin Talbot, enseignant dans le nord de Londres. Délégué syndical sur son établissement et militant au sein du Syndicat national de l'éducation. Il est membre de la Young Communist League.

    "Les communistes de Londres soutiennent nos travailleurs de première ligne. Trois semaines après avoir forcé les écoles à rouvrir malgré les préoccupations des travailleurs de l'éducation, nous avons constaté une augmentation des infections liées au COVID. Pour maintenir nos services, ramener les enfants à l'école en toute sécurité et aider Londres à émerger de la pandémie, il est essentiel que les travailleurs les plus à risque soient vaccinés en priorité à la sortie de l'isolement. Cela vaut pour tous les travailleurs de première ligne de la santé, des services publics, des transports et de la vente au détail; et ceux qui ne peuvent pas travailler à domicile. peut arrêter la propagation du virus."


    Lorraine Douglass, ancienne gestionnaire de logement à la retraite.

    Elle a vécu dans l'arrondissement de Greenwich pendant la majeure partie de sa vie. Elle a été une militante à l’UNISSON, directrice d’école et membre du comité du district de Londres du Parti communiste.

    "Je me présente à cette élection parce que les Londonien.ne.s ont besoin de logements sociaux accessibles, pas d'appartements de luxe pour les riches investisseurs."


    Akira Allman, étudiant, 21 ans et membre de la Young Communist League.

    "Ayant vécu à Londres pendant 21 ans, j’ai vu la façon dont ce système a négligé les plus vulnérables de notre société."


    Lucian Branescu-Mihaila, ingénieur et programmateur informatique basé à Bromley.

    "En grandissant en Roumanie, j’ai entendu de nombreux témoignages de première main sur le socialisme améliorant la vie des gens. Je crois que la classe ouvrière internationale peut en faire une réalité, partout".


    Judith Cazorla-Rodena, travailleuse d’origine espagnole dans l’hôtellerie basée à Newham. Elle est membre de la Young Communist League.

    "Les communistes soutiennent tous les travailleurs des bus dans leur lutte contre les réductions de salaire et les attaques contre leurs conditions de travail. Les communistes se battront pour ramener les bus de Londres sous la propriété et le contrôle publics, avec un accord équitable pour tous les chauffeurs et les travailleurs des transports. Les travailleurs des transports et les passagers ne doivent pas être obligés de payer le prix de la pandémie liée au COVID."

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  • Markus Keaney est l'ancien Président du Parti travailliste dans la circonscription (CLP) de Luton Sud. Un cadre local exclus du Parti Travailliste sur de fausses allégations et surtout pour avoir soutenu Jeremy Corbyn.

    Il portera désormais les couleurs du Parti communiste britannique (CPB) pour l’élection partielle dans la circonscription municipale de High Town (Conseil municipal de Luton) pour le 6 mai.

    Article et traduction Nico Maury     

    Un ancien dirigeant du Labour se présentera sous les couleurs du Parti Communiste (Blog de Nico Maury-30/03/21)

    Rare sont les dirigeants du Labour à partir de ce parti pour rejoindre la gauche et le Parti communiste. Markus Keaney a choisi son camp, celui de la classe ouvrière.

    Dans le journal Luton Today, il explique sa démarche politique et pourquoi il sera candidat du Parti communiste pour l'élection partielle dans la circonscription de High Town du Conseil municipal de Luton. "il y a quelques problèmes endémiques à High Town, que plusieurs administrations travaillistes n'ont pas réussi à résoudre".

    Suspendu du labour pour avoir soutenu Jeremy Corbyn

    "Je crois fermement que la principale raison pour laquelle nous avons perdu était la stratégie catastrophique de Keir Starmer." explique t-il. Markus Keaney et le Luton South CLP ont soutenu Rebecca Long-Bailey pour succéder à Corbyn dans la course à la direction travailliste, mais il a continué à présider le CLP après que Keir Starmer soit devenu le vainqueur en avril de l'année dernière.

    Puis, trois mois plus tard, il a été suspendu.

    Après avoir été exclus du parti travailliste, l'ancien président du CLP a trouvé un nouveau foyer politique au sein du Parti communiste. "Je pense qu'il est inexact pour les gens de croire que le Parti communiste est extrême. Nous voulons que les gens soient payés correctement, nous voulons qu'ils aient la sécurité de l'emploi et qu'ils vivent dans un endroit où ils peuvent se permettre de payer un loyer ou d'accéder à la propriété. C'est pourquoi je me suis engagé auprès du Parti communiste."

    Des deux sièges qui sont à renouveler aux élections locales de mai - Round Green et High Town - Markus Keaney a jeté son dévolu sur High Town comme sa meilleure chance d'être élu.

    "Je suis en faveur du Parti communiste pour offrir aux électeurs une véritable alternative." 

     

    source:    https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/  

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  • Le PCP a recruté plus de militants au premier trimestre 2021 que sur toute l'année 2020

    Le nombre de nouveaux militants recrutés par le Parti communiste portugais (PCP) au premier trimestre de 2021 a été "supérieur à celui de l'ensemble de l'année 2020".
    Une situation qui ne tombe pas du ciel et qui démontre l'importance d'avoir une direction nationale cohérente qui impulse des batailles de renforcement.
    Article et traduction Nico Maury 

    L'annonce a été faite dans un article publié dans le journal «Avante» par Paulo Raimundo, membre de la commission politique et du secrétariat du PCP (les organes exécutifs du parti dirigé par Jerónimo de Sousa).

    "Sans cacher les difficultés et les problèmes, qui en fait sont largement identifiés, la vérité est qu'il y en a beaucoup de personnes qui adhèrent au parti, et dans de nombreuses organisations de bases le nombre de recrutements réalisé au premier trimestre de cette année est supérieur à celui de l'ensemble de l'année 2020" explique le dirigeant communiste.

    Il ajoute "malgré toute la haine et la colère contre le parti", ces militant.e.s ont décidé, "dans la grande majorité, de leur propre initiative, d'aller au PCP pour nous rejoindre". "Cette adhésion significative est la reconnaissance de la cohérence, de la détermination, du courage et de la capacité organisationnelle du PCP".

    Le PCP a engagé lors de son dernier congrès (XXIème congrès) une bataille politique pour "promouvoir le recrutement de nouveaux militants dans le cadre d'une action régulière des organisations ".

    A la fin de l'année 2020, le Parti communiste portugais comprenait 49.960 adhérent.e.s.       

     

    source: https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/

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  • Déclaration du secrétariat national du PRCF-1er Avril 2021

    Pour que plus rien ne soit jamais comme avant, portons l’alternative rouge-tricolore dès maintenant ! 

     

     

    Pour que plus rien ne soit jamais comme avant, portons l’alternative rouge-tricolore dès maintenant ! (IC.fr-1/04/21)

     

     

    Le 12 mars 2020, le Tartuffe de la République, Emmanuel Macron, déclarait : « Il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour, interroger les faiblesses de nos démocraties. Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie au fond à d’autres est une folie. »  Cinq semaines plus tard, le 13 avril 2020, toujours grandiloquent et suffisant, Macron appelait à « sortir des sentiers battus, des idéologies, nous réinventer – et moi le premier. » ; et de déclarer fier-à-bras : « nous aurons des jours meilleurs et nous retrouverons les Jours Heureux ».

    Un an plus tard, mercredi 31 mars 2021, Macron réitère les mêmes appels face à une épidémie dont il avait initialement sous-estimé la gravité, avant de n’envisager aucune réelle politique planifiée pour y faire face. Et voilà que l’on assiste de nouveau à :

    • la fermeture des crèches et des écoles, mesure rendue inévitable qui confirme, s’il en est, que ces établissements sont des foyers majeurs de contamination – n’en déplaise au réactionnaire et mensonger Blanquer à nouveau discrédité et désavoué ; 
    • la saturation des hôpitaux après une année infernale et douloureuse pour tous les personnels soignants et hospitaliers, de plus en plus contraints de déprogrammer des opérations pour soigner d’autres maladies – et peut-il en être autrement quand on sait que « les plans Copermo sont toujours en cours à Paris, à Nantes, à Caen, à Nancy… avec 100, 200, 300 suppressions de lits en perspective » (Le Monde) ;
    • l’absence de stratégie réelle de réindustrialisation et de planification sanitaires pour que la France soit souveraine en matière de production de vaccins et ne s’en remette pas à la mortifère Union européenne (UE) et aux grands groupes capitalistes. Comme l’a résumé Marianne dans sa couverture du jeudi 25 mars : « Cuba a le vaccin, la France a Jean Castex ».

    Un an après que Macron a déclaré la guerre au coronavirus, le bilan est calamiteux : la France approche les 100.000 victimes, les services hospitaliers sont toujours sous pression avec des personnels épuisés et en colère, rien n’a été sérieusement aménagé pour que la fermeture des écoles soit évitée dans des conditions de sécurité sanitaire optimales et non minimales – voire inexistantes –, les travailleurs peinent à imposer le télétravail quand ils le revendiquent et doivent faire face à un patronat tout heureux d’exploiter un pseudo « état d’urgence sanitaire » pour licencier à tour de bras et détruire les conquêtes sociales. Pendant ce temps, Macron et sa clique s’en remettent à un pseudo calendrier vaccinal repoussant toujours sans cesse les échéances, tout en conservant le paradigme néolibéral qui guide leur politique et celle de leurs euro-prédécesseurs et qui débouche sur le démantèlement des services publics, la dissolution de la République une et indivisible, la désindustrialisation massive et l’explosion des « plans de sauvegarde de l’emploi » détruisant des dizaines de milliers d’emplois, etc. 

    Cette situation exaspérante n’a que trop duré, et s’il faut saluer les travailleurs et les citoyens de France qui, depuis un an, ont très majoritairement fait preuve de discipline individuelle (en pratiquant les « gestes barrière » et en prenant pour soi et les autres les précautions qui s’imposent) et collective, il est grand temps d’en finir avec une clique d’euro-destructeurs au service d’un ordre euro-capitaliste plongeant dans le désarroi des millions de travailleurs et de citoyens, et dans le chaos, la sixième puissance économique mondiale. Car tandis que les pays socialistes comme Cuba ou la Chine populaire ont su adopter des stratégies aptes à contenir et lutter efficacement contre le coronavirus, la Macronie a montré son impuissance et l’état de délabrement des infrastructures industrielles, agricoles, sanitaires, éducatives, etc., de la France, et ce en dépit des efforts considérables des citoyens et des travailleurs pour résister à la pandémie et essayer de retrouver une vie la plus normale possible.

    Pendant cette année pandémique, Macron et ses sbires n’ont pas lésiné sur les moyens pour araser davantage les libertés démocratiques et publiques, pour étouffer au maximum les rassemblements publics et les manifestations des travailleurs en lutte, des syndicalistes de combat, des Gilets jaunes toujours mobilisés, et pour faire passer leur propagande quotidienne par le biais de médias dominants corrompus et serviles, cherchant à sauver leur maître dans l’optique de la présidentielle en 2022 en faisant croire que le débat principal agitant la France serait « l’islamo-gauchisme » à l’université – et non l’effroyable précarité étudiante. Quel meilleur moyen que de détourner l’attention des véritables enjeux et des réelles (ir)responsabilités de la Macronie dans cette débâcle dans laquelle sombrent la France, la République une et indivisible, les travailleurs et les citoyens ?

    La pandémie a clairement démontré l’incontestable supériorité du socialisme sur le capitalisme inhumain et exterministe : les États-Unis de Trump (puis Biden), le Brésil de Bolsonaro, la France de Macron ou encore le Royaume-Uni de Johnson (qui commence à se redresser au niveau de la stratégie vaccinale, non contrainte il est vrai par la mortifère UE…), pour avoir opté pour le viro-scepticisme au nom du « laisser-faire », ont plongé leur pays dans une situation dramatique, y compris en termes d’effets psychologiques liés aux confinements. À ce sujet, la Macronie n’a jamais su tirer profit du premier confinement pour mettre en œuvre les indispensables politiques de réindustrialisation, de planification sanitaire, d’ouverture de lits d’hôpitaux et de recrutement massif de personnels : tout au contraire, elle a transformé les confinements successifs, de classe et rendus inévitables, en pis-aller pour pallier les graves fautes dont elle s’est rendue coupable et, plus encore, en méthode de gouvernement afin d’étouffer toute opposition politique.

    Voilà pourquoi, pour sortir rapidement et définitivement de ce cauchemar sans fin, il est vital de proposer la seule alternative en mesure d’empêcher un nouveau scénario catastrophe en 2022 que serait un faux « duel » et vrai duo Macron-Le Pen, entre le tyran nostalgique de la monarchie qui déroule un tapis brun à la fascisation en célébrant Maurras et Pétain à longueur de temps, et la mensongère « souverainiste » du prétendu « Rassemblement national » qui ne veut sortir de l’euro, ni de l’UE – dont la responsabilité dans le désastre sanitaire est immense, à l’image de la Commission européenne appelant à 63 reprises les États-membres, entre 2011 et 2018, à « réduire les dépenses de santé » –, ni de l’espace Schengen, ni de l’OTAN, ni du capitalisme. Cette alternative franchement communiste et franchement insoumise ne peut être que rouge-tricolorenécessitant une rupture définitive et totale avec l’euro, l’UE, l’OTAN et le capitalisme exterministe. Elle ne peut pas s’incarner dans une resucée d’« union de la gauche » associant les faux « socialistes » et « écologistes » et les « communistes » et « insoumis » édulcorés, autant de forces discréditées aux yeux des classes populaires – et notamment de la classe ouvrière – et faisant miroiter une impossible « Europe sociale ».

    Cette alternative rouge-tricolore, patriotique et populaire, antifasciste et internationaliste – en cela diamétralement opposée à l’utopique et dangereuse « union des souverainistes des deux rives », qui sert de marchepied au RN –, écologiste et anticapitaliste, est portée par le PRCF et son porte-parole désigné Fadi Kassem. Partout en France, de nombreux militants sont actifs dans la campagne auprès des communes rurales et populaires, des travailleurs – dont ceux de la classe ouvrière – et des citoyens attachés à la République une et indivisible, sociale et laïque, souveraine et démocratique, fraternelle et pacifique, alors que le risque d’effondrement de la France et de fascisation mortelle pour le mouvement ouvrier et les forces progressistes, à commencer par les communistes, ne cesse de s’accroître.

    Plus que jamais, il est temps d’en finir avec le pseudo « Nouveau Monde » de Macron et ses laquais et l’Ancien Monde incarné par le RN et ses satellites. Afin qu’adviennent les « nouveaux Jours heureux » dont nous avons urgemment besoin, rejoignez le PRCF et menons, tous ensemble en même temps, la campagne en faveur de la seule alternative en mesure de faire gagner le monde du travail en 2022, celle de l’alternative rouge-tricolore pour une souveraineté nationale et populaire pleine et entière. Plus que jamais, Frexit progressiste, et vite !

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • 1- La Commission Agriculture et Écologie du PRCF souhaite vous faire partager cette vidéo de la chaîne Youtube “À L’Assaut du Ciel”. Elle dénonce les chimères de l’écologisme bourgeois : qu’il soit modéré a la façon du “développent durable” d’EELV,  ou “radical” a la façon des partisans de la décroissance malthusienne. Elle rappelle également  l’incompatibilité des intérêts du capital avec ceux de la protection de l’, et la nécessité de transformer l’environnement pour l’adapter au besoin humain dans le cadre d’une économie planifie et populaire. 

     

    2-Nous partageons avec vous cette vidéo de la chaîne Youtube “À L’Assaut du Ciel”. Elle fait la brillante démonstration, théorique et pratique, que la capitalisme repeint en vert, reste toujours du capitalisme. Et qu’il sera toujours prêt a détruire la terre et le travailleur pour garantir son taux de profit. Elle rappelle également que c’est le prolétariat et les pays qui subissent la domination impérialiste, qui payent le plus les dommages écologiques causé par les exploiteurs. La solution ? Remettre l’enjeu de la production au centre de la problématique environnementale et en finir avec l’avatar de la “consommation responsable”.

    Nota : Les créateurs de cette vidéo ne cachent pas leurs accointances avec le Parti Communiste Maoiste, il ne s’agit pas ici d’engendrer un débat autour de la question du maoïsme ou de soutenir le PCM. Il s’agit plus simplement de partager une analyse et une réflexion marxiste sur la question environnementale. Bon visionnage !

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • à tous niveaux, BRISER LES FAUSSES ALTERNATIVES, ROUVRIR LA PERSPECTIVE HISTORIQUE !-par Georges GASTAUD (IC.fr-30/03/21)A l’échelle mondiale comme au niveau national, l’heure paraît être aux pseudo alternances entre clans oligarchiques sur fond de surenchères bellicistes, antisociales, impérialistes et liberticides.

    L’impérialisme nord-américain, ou le rapace à deux têtes

    Aux Etats-Unis d’Amériquela chaotique alternance entre Trump et Biden devait, aux dires des médias bien-pensants, “ramener la raison” à la Maison-Blanche. Mais à peine Biden intronisé, le voilà qui, arrogamment, renforce les “sanctions” contre la Chine, qui la provoque militairement jusqu’en Mer de… Chine (avec le renfort, hélas, de la Marine française vassalisée !), qui traite irresponsablement de “tueur” un président russe en exercice, et qui encourage même ouvertement le gouvernement ukrainien (ouvertement soutenu par des nostalgiques du Reich!) à liquider les Républiques russophones antifascistes du Donbass: bonjour la paix mondiale, la souveraineté des peuples et la coexistence pacifique en Europe et en Extrême Orient ! Certes, Biden déverse des milliards de dollars – qu’il n’a pas réellement en sa possession, tout cet argent sort de la planche à billets – sur le peuple américain pour tenter de rallumer la croissance (et avec elle, soit dit en passant, la course folle au consumérisme qui caractérise les USA plus que tout autre pays); mais, outre que ce sont surtout les trusts américains qui vont principalement rafler, sans contrôle démocratique aucun, cette énorme manne publique, il n’y a, pour compenser ces “largesses”, que deux issues possibles in fine: soit le peuple américain paiera ces cadeaux tout provisoires par une austérité salariale meurtrière, soit les autres peuples du monde, créanciers des insolvables USA, règleront de leur poche les prétendus cadeaux de Biden: tant il est vrai que le dollar, de plus en plus déprécié, et depuis longtemps devenu inconvertible en valeur-or, ne tient plus, comme monnaie mondiale de référence, que pour une raison extra-économique: détentrice de 80% des armements existants au monde, l’US Army interdit de fait manu militari aux peuples créanciers des USA, parmi lesquels se trouve le peuple chinois, de réclamer leur dû. Car on peut s’endetter sans limites et vivre à perpète sur le dos d’autrui quand on a dans sa manche l’ “huissier” (= la “justice” internationale), la monnaie de référence mondiale et la police internationale (l’OTAN)…

    Renaissance de l’alternative socialiste et anti-impérialiste mondiale? 

    Par bonheur, une autre alternative, une alternative à la fois rouge, patriotique et anti-impérialiste, pourrait bien germer plus vite que prévu à l’échelle mondiale : pour ne prendre que trois exemples,

    * au Chili, c’est le combatif Parti communiste héritier de Pablo Neruda et des héroïques Victor Jarra et Gladys Marin, qui dirige une immense fronde populaire. Au point que le bloc chilien libéral-fascisant héritier de Pinochet, social-démocratie incluse, est désormais placé sur la défensive. En outre, non seulement Cuba socialiste et le Venezuela bolivarien ne se sont pas effondrés sous la pression militaro-économique de Trump et de son très néocolonial Make America great again, mais les forces de la gauche populaire sont de nouveau à l’offensive de la Bolivie à l’Equateur.
    * en Inde, les deux partis communistes sont présentement – sans que nos “libres” médias n’en pipent mot ! -, à la tête des plus grandes grèves ouvrières et luttes paysannes de  l’histoire. Des centaines de MILLIONS d’Indiens ouvriers ou paysans affrontent l’autocrate Modi, le “souriant” despote adoubé par les USA qui, périodiquement, massacre les musulmans indiens pour faire diversion à ses inhumaines contre-réformes néolibérales. 

    * en Afrique, les peuples se dressent contre l’impérialisme français décadent, ennemi commun de notre peuple et des masses africaines soulevées contre la pauvreté et la mal-gouvernance structurelle. En Algérie et en Tunisie, les jeunes et les femmes descendent régulièrement dans la rue malgré la répression pour exiger la démocratie et le progrès social.  
    * Enfin, le débat mondial sur le capitalisme et le socialisme a été fortement relancé par la pandémie: chacun peut voir en effet que les pays-phares du néolibéralisme mondial, les USA, le Royaume-Uni ou le Brésil de Bolsonaro, présentent un bilan cataclysmique en termes de mortalité; à l’inverse, la Chine, Cuba et le Vietnam jugulent l’épidémie. Et tandis que notre France, auto-délabrée par ses pouvoirs maastrichtiens successifs, s’avère incapable d’élaborer et de produire un vaccin (au pays de Louis Pasteur !). Cuba, bien que soumise au blocus étatsunien et ne disposant que d’un P.I.B. inférieur de vingt fois au nôtre, a déjà produit quatre vaccins (dont l’un est baptisé “soberenia”: souveraineté) et continue d’envoyer, en tout désintéressement internationaliste, ses médecins hautement qualifiés dans les pays qui, comme l’Italie, en ont fait la demande… 

    France 2022 : faux duel, vrai duo pour la présidentielle ?

    En France, tous les médias de l’Etat (le prétendu “service public de l’audiovisuel”) et de l’oligarchie capitaliste (= 90% des journaux et des grands médias privés) en ont déjà décidé ainsi : Le Pen affrontera de nouveau Macron au second tour de la présidentielle. Au point qu’on pourrait presque, pour faire des économies, organiser le second tour avant le premier, voire supprimer celui-ci… Toujours est-il qu’on assiste à ce spectacle indécent que les politistes appellent “triangulation” : Macron et son ministre Darmanin prenant de droite Mme Le Pen à coup de surenchères sécuritaires, xénophobes et liberticides (la dernière en date étant la demande de Blanquer d’interdire… l’UNEF – et pourquoi pas SUD ou la CGT pendant qu’il y est ?) tandis que, symétriquement, Dame Marine multiplie les génuflexions devant l’euro, qu’elle n’a jamais voulu quitter, devant l’UE, qui lui convient tout à fait, et devant Schengen, qu’elle appliquera sans états d’âme si elle accède à l’Elysée. Bref, ces deux faux duellistes et vrais duettistes de la caste oligarchique que sont Macron et Le Pen s’accordent en fait, sans pouvoir le dire, sur les intouchables politique, idéologie et économie uniques que porte le Parti Maastrichtien Unique à l’échelle de l’Europe: ce “PMU” toujours perdant pour les peuples et toujours gagnant pour l’oligarchie du CAC 40 est du reste foncièrement d’accord pour écraser le mouvement ouvrier de classe, criminaliser le communisme*** et banaliser l’extrême droite, nazis inclus****. Quant aux thématiques nationales, elles ne sont évoquées par le faux duel/vrai duo Macron/Le Pen que pour stigmatiser les travailleurs immigrés et autres “séparatistes musulmans” (sic), l’érection d’un Empire euro-atlantique centré sur Berlin, supervisé par Washington et converti au tout-globish*** étant pour sa part totalement sanctuarisé par les états-majors “profonds” du “R.N.” (Racisons la Nation !), des “L.R.” (Les Riches!), de “L.R.E.M.” (la Loi des Riches Et de Maastricht), du “P.S.” (Pilonnons le Social !) et d’ “E.E.L.V.” (Ensemble, Eteignons les Lumières, Vite!). 


    Mais c’est oublier les luttes, qui restent nombreuses malgré les conditions sanitaires tendues et l’exploitation liberticide qu’en fait le pouvoir, et surtout, ce serait méconnaître la colère populaire annonciatrice d'”explosion sociale” (l’expression est d’Edouard Philippe) à une époque où, selon des chiffres évoqués par la M.G.E.N., près d’un Français sur trois ne mange plus que deux fois par jour ; car les Gilets jaunes et les syndicalistes de classe, de plus en plus rebelles aux atermoiement des confédérations euro-formatées, n’attendant qu’un assouplissement des mesures sanitaires consécutives aux effets de la vaccination, pour reprendre l’offensive sociale. 

    Emergence d’une alternative rouge-tricolore ? 

    C’est aussi compter sans le travail de fourmis (rouges, comme il se doit!) qu’accomplissent les militants franchement communistes du PRCF et des JRCF qui, jour après jour, au fil de la campagne que conduit leur dynamique porte-parole national Fadi Kassem**, avancent la perspective d’un Frexit progressiste, d’une nouvelle démocratie centrée sur le monde du travail et d’une franche nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie, de manière à remettre le socialisme au coeur de la problématique politique. C’est ce que résume le mot d’ordre fédérateur d'”alternative rouge-tricolore”. Un mot d’ordre qui percute à la fois la fascisation rampante de l’Etat et l’euro-dislocation précipitée du pays, tout en appelant à construire, cent cinquante ans après la Commune, une République sociale, souveraine, laïque et indivisible pratiquant la fraternité à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières. De moins en moins aisée à censurer, cette alternative rouge-tricolore a objectivement l’avenir pour elle. Elle est en effet la seule issue progressiste possible tant l’intégration en cours de l’Empire euro-atlantique piloté par Berlin et supervisé par Washington s’avère destructif sur toute la ligne : privatisation générale des sociétés nationalisées en 1937 et 1946, de la SNCF à EDF, pluie de délocalisations industrielles (Bridgestone, Cargill), de licenciements (Danone) et de fusions transnationales (Renault, PSA…), casse généralisée des retraites, des statuts, du Code du Travail et des services publics, etc. Le suicide national programmé par l’oligarchie capitaliste va désormais jusqu’à désétablir le français de son rôle de “langue de la République” (art. II de la Constitution), comme le révèle le récent projet euro-formaté et hautement symbolique de carte “nationale” d’identité de la honte, illégalement ornée du drapeau européen et libellée, toute vergogne bue, en franco-globish… 

    Socialisme ou destruction capitaliste des possibles humains ?

    Lorsqu’il y a tout juste trente ans, le drapeau rouge frappé de l’emblème ouvrier et paysan fut remplacé sur l’ordre d’Eltsine par le drapeau nationaliste russe, les idéologues du capital ont entonné à s’en péter la glotte l’hymne de la “fin de l’histoire”, de la “mort du communisme” et de la “nouvelle frontière européenne”. Depuis lors, un nombre grandissant de citoyens, et surtout, de travailleurs, a pourtant commencé à saisir que les prétendus “bouleversements démocratiques” d’alors n’étaient qu’une contre-révolution logiquement porteuse, dans les pays restés jusqu’alors capitalistes, de contre-réformes sociales, de fascisation politique et de guerres impérialistes en cascade. Peu à peu, les vents de l’histoire semblent en passe de tourner et l’Occident capitaliste prédateur peine de plus en plus à imposer, malgré son agressivité redoublée, sa loi mortifère aux peuples. A nous tous, en réorganisant et en fédérant dans l’action les avant-gardes politiques, culturelles et syndicales à nouveau émergentes, de faire en sorte que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes pour construire un socialisme-communisme de nouvelle génération l’emporte à temps sur celle d’un capitalisme-impérialisme de plus en plus destructeur de nations libres, d’humanité et, tout simplement, de vie. 

     

    Georges GASTAUD*, le 25/03/21

     



    *Philosophe, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF). Dernier livre paru: Lumières communes, traité de philosophie générale à la lumière du matérialisme dialectique. Cinq tomes, deuxième édition, Delga 2021.

    **Agrégé de l’Université, syndicaliste, diplômé de Sciences politiques. 

    *** Cf la Résolution scélérate du 16 septembre 2019 par laquelle tous les europarlementaires français, à la seule exception des députés LFI, ont mis sur le même plan le Troisième Reich génocidaire et son principal vainqueur militaire, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Oublié le mot de De Gaulle visitant Moscou en 1944 et déclarant avec gratitude: “les Français savent que c’est la Russie soviétique qui a joué le rôle principal dans leur libération“. 

    ****L’UE “démocratique et libérale”, qui approuve l’interdiction officielle ou la quasi-interdiction de fait des PC des ex-pays socialistes, ne voit aucune difficulté à collaborer quotidiennement avec les gouvernements des pays baltes, de la Hongrie, de l’Ukraine, qui célèbrent la “mémoire” de régimes collabos des nazis. Logique: on ne peut pas écrire l’équation scélérate “communistes = nazis” sans criminaliser les premiers tout en banalisant les seconds. 

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Le mouvement d’occupation des théâtres marque ce mois de mars. Il a pris une ampleur inédite. Il révèle certes le désarroi de toute une profession. Au-delà, c’est le rejet de la sinistrose néolibérale et répressive incarnée par le tandem Macron-Castex.

    La crise sanitaire aggrave le mouvement d’euro-destruction des services publics. L’Union Européenne est dépourvue de toute ambition autre que mercantile. Sa commission se passe de portefeuille culturel. Elle souhaitait développer un « marché unique du numérique ». Un rêve techno-« libéral » qui tourne aujourd’hui au cauchemar !

    Proclamons-le : « jamais un flux virtuel n’abolira l’art vivant, sa présence et ses hasards ! ». Exigeons des théâtres, des librairies et des disquaires, etc…même si ce n’est pas « rentable » !

    Renouons avec l’héritage du Conseil National de la Résistance qui, de Théâtre National Populaire en Maisons de la Culture, proclamait le droit de tous aux loisirs culturels. Rappelons que le régime de l’intermittence date de 1936 !

    Les communistes du P.R.C.F. défendent évidemment, « l’exception culturelle » face au « tout concurrentiel » des traités européens et transatlantiques. Ils la voient comme une première étape de remise en cause des délocalisations et des privatisations ; car, comment développer la création artistique, valoriser le patrimoine et transmettre aux nouvelles générations dans un pays où disparaissent activités productives et services publics ? 

    Bachelot présentait des événements qui n’auront pas lieu. Elle s’est auto-dispensée tant des soirées-télé imposées au bas-peuple que des précautions sanitaires nécessaires. Sa soirée « premiers de cordée » à l’Opéra Bastille proclamait : « Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais ! ». Elle était invitée par Clamadieu, patron d’Engie et président de l’Opéra par grâce macronienne. 80 musiciens jouant pour 30 privilégiés… Le point d’orgue du mécénat et de la privatisation.

    Avec raison, le mouvement en cours rejette conjointement l’offensive obscurantiste et les attaques antisociales du Gouvernement. Partout, les occupants exigent notamment :

    – une prolongation de l’année blanche et son élargissement à tous les travailleur.se.s précaires

    – le retrait pur et simple de la réforme d’assurance-chômage

    – des mesures d’urgence pour garantir l’accès aux congés maternité et maladie pour tous les travailleurs et travailleuses ainsi qu’aux autrices, plasticiennes, etc.

    – le refus de la loi de « sécurité globale » …

    Ceux qui occupent l’Opéra de Lyon dénoncent la sélection par le fric pour l’accès à ces institutions.

    Devant celui de Nantes, les livreurs à vélo ont interpellé l’adjoint à la culture (P.C.F socialo-dépendant). La ville leur interdisant de pratiquer leur maigre et dangereux gagne-pain.

    Les verts d’E.E.L.V. ont fait évacuer le théâtre de Bordeaux. Les choix faits par les occupants pouvaient être contestés mais pas par la répression d’Etat. Sans commentaire quant à l’attachement aux libertés de ce parti anticommuniste !

    Ce mouvement exprime la convergence des revendications culturelles et des intérêts des travailleurs, La seule et unique option du monde du travail est de s’unir « tous ensemble et en même temps » pour réclamer le droit au travail pour toutes les corporations, l’arrêt immédiat des contre-réformes maastrichtiennes (code du travail, retraites, Éducation, Université, Recherche, Hôpital, SNCF, EDF, ADP), des fusions industrielles capitalistes (Renault, PSA, Alstom…), des délocalisations et la taxation des milliardaires.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Déclaration du secrétariat national du Pôle de Renaissance Communiste en France – 24 mars 2021

    Semaine internationale de la Langue française et de la Francophonie : LE FRANCAIS DOIT REDEVENIR PLEINEMENT LA “LANGUE DE LA REPUBLIQUE”!  (IC.fr-24/03/21)

     En pleine semaine annuelle de la et de la , nous apprenons :

     Dans les deux cas, il s’agit d’une marche précipitée vers le désétablissement du français en tant que “ de la République” (article II de la Constitution) et que seule “langue de l’administration” (loi Toubon de 1994, votée à l’unanimité des groupes parlementaires d’alors, du RPR au PCF). Il s’agit même d’une remise en cause de fait de l’ensemble du droit linguistique administratif et juridique français tel qu’il a été établi puis systématiquement confirmé comme sous la Révolution française (notamment par Robespierre). Un droit qui date de l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) édictée par François Ier à une époque où, de concert avec la bourgeoisie française alors encore progressiste, et de manière si injuste et inégalitaire que ce fût dans les conditions d’alors, le pouvoir de l’époque construisait cet Etat-nation français que la grande bourgeoisie, entretemps devenue réactionnaire, déconstruit aujourd’hui sur tous les plans : linguistique et culturel, mais aussi institutionnel, industriel, agricole, éducatif, administratif, sanitaire, etc. 

    L’arrière-plan de ces attaques illégales continues contre le français est l’offensive actuellement menée par la Commission européenne, sous l’égide de sa nouvelle présidente, Mme Ursula von der Leyen. Cette dernière ne fait pas mystère en effet de sa volonté de faire de l’anglais la “langue commune” officielle unique de l’Europe et de ses institutions. Déjà, le nouveau Parquet européen a déclaré, sans la moindre protestation de Macron, qu’il ne travaillerait qu’en anglais au mépris des traités européens qui font obligation à l’UE de “respecter la personnalité” culturelle des Etats-membres. 

     De plus en plus cyniquement, arrogamment, illégalement et anticonstitutionnellement s’agissant de la France, l’oligarchie européenne et ses commis hexagonaux veulent reléguer au second plan les langues nationales d’Europe pour promouvoir une langue unique, l’anglo-américain des affaires ou “”. Leur but stratégique est d’accompagner linguistiquement la mise en place d’un Etat fédéral européen soumis aux Etats-Unis, arrimé à l’OTAN et aux traités néolibéraux “transatlantiques” comme le CETA et le TAFTA. Procéder à l’arrachage du français, notamment dans la communication interne des grandes entreprises (Renault, PSA…), à l’Université et dans la Recherche, dans la publicité et la dénomination des enseignes (“Ma French Bank”, “Pulse”, “Everywhere available”, “TGV Family”…), voire dans la communication des collectivités territoriales (“In Annecy Mountains”, “O my Lot!”, “Only Lyon”, “Very Nice”…) ou de subventions publics (Happy habitat en Périgord-limousin) est également le vœu du grand patronat “français” et des PDG du CAC 40 qui, dès 2004, proclamaient par la bouche du Baron Seillière, alors président du MEDEF et du syndicat patronal européen BusinessEurope, vouloir faire de l’anglais “la langue des affaires et de l’entreprise”. Tout cela est d’autant plus scandaleux et discriminatoire que l’odieux privilège accordé à l’anglais – en réalité à l’anglo-américain des affaires aussi appelé globish – par l’UE se met en place en plein Brexit, au mépris du peuple anglais qui a dit non à l’UE, comme d’ailleurs l’a fait aussi à sa manière le peuple français le 29 mai 2005 sans que sa volonté soit alors respectée par le Parti Maastrichtien Unique formé par les Sarkozy, Hollande et autres Macron.

     Rappelons en outre qu’à cette occasion, le peuple français avait enterré la constitution européenne qui faisait mention du drapeau et de l’hymne européens. Or ces symboles n’ont pas été rétablis par le Traité de Lisbonne qui, scandaleusement d’ailleurs, “fait fonction” de constitution européenne bis. Si Macron les a officialisés en 2017, lors de son arrivée à l’Elysée, c’est donc de manière grossièrement anticonstitutionnelle et au mépris de la volonté populaire ; si bien que l’imposition du drapeau européen sur la nouvelle carte d’identité, comme les libellés en anglais qui y figurent, constituent autant de FORFAITURES dont les gouvernants actuels devront tôt ou tard rendre compte.

     Rappelons aussi que la mise en place doucereuse, anticonstitutionnelle et illégale elle aussi, de la “co-officialité” des langues régionales et du français dans les régions françaises s’inscrit dans le contexte de la “Charte européenne des langues régionales et minoritaires” que l’Allemagne et l’UE n’ont cessé de promouvoir depuis des décennies, dans le but d’ethniciser et de diviser les Etats européens dans le cadre de la marche à l’Europe fédérale des Länder.

     Les enjeux de classes et proprement dé-civilisateurs de ce désétablissement accéléré de la langue française sur le sol national sont d’une portée incalculable. Enjeux idéologiques et politiques, car l’imposition du tout-globish totalitaire accompagne et accélère linguistiquement la casse des Etats nationaux et multinationaux historiquement constitués d’Europe (France, mais aussi Belgique, Italie, Espagne…) pour promouvoir ce qui n’hésite plus à se surnommer “l’Empire européen” (selon l’expression de Bruno Le Maire et de Dominique Strauss-Kahn), et renforcer ainsi les tendances totalitaires préexistantes à l’euro-politique et à l’euro-économie uniques. Surtout, l’oligarchie européenne et “française” cherche à installer un marché du travail euro-atlantique totalement dé-segmenté sur le plan linguistique, qui lui permettrait d’accroître comme jamais le moins-disant social et salarial en aggravant toujours plus la concurrence entre salariés et en éliminant du marché euro-mondialisé quantité de petits et de moyens entrepreneurs incapables de parler l'”English Mother Tongue” (l'”anglais langue maternelle”) partagé par les élites globalisées. 

     Bien entendu, il ne s’agit pas de combattre les langues régionales comme telles, en tant qu’elles font partie du patrimoine culturel et indivis de toute la nation, ni l’anglais ou quelque autre langue étrangère que ce soit. Il faut au contraire exiger du gouvernement qu’il donne à l’Education nationale les moyens d’enseigner toutes les Langues vivantes dans leur diversité (allemand, espagnol, italien, russe, arabe…), sans oublier les langues régionales là où une demande significative existe ; mais bien évidemment, cela ne peut pas se faire au détriment du français dont l’enseignement doit être renforcé et requalifié à tous les niveaux. Il s’agit de combattre le tout-globish en tant que facteur de pensée unique néolibérale et managériale, de politique unique euro-atlantique et d’économie unique “ouverte sur le monde et où la concurrence est libre et non faussée”, car tout ce dispositif politico-culturel vise tout bonnement à imposer le capitalisme-impérialisme comme seul système mondial en proscrivant à tout jamais le droit des peuples à décider de leur sort et à construire le socialisme s’ils en décident ainsi.  

     Ces humiliations à répétition infligées à la langue française et aux francophones ne sont pas seulement une insulte faite à la France, à son histoire, à sa et à sa littérature. Elles ne sont pas seulement un dévoiement de l’attachement légitime que nombre de nos compatriotes portent aux langues régionales : il s’agit aussi d’un camouflet permanent infligé par “notre” oligarchie antinationale à l’ensemble des Francophones du monde, que ces derniers vivent en Afrique, au Québec, en Belgique, en Suisse et dans nombre d’autres pays où le français reste la langue la plus enseignée après l’anglais, les pays francophones d’Afrique étant globalement les plus dynamiques du continent. Spécialiste du monde francophone, M. Ilyes Zouari estimait récemment sur Sud-Radio à près de 900 millions le nombre de personnes capables d’entendre et d’utiliser peu ou prou notre langue commune de part le monde : il est donc criminel, y compris du point de vue des intérêts commerciaux (intérêts commerciaux égalitaires, hors intérêts néo-colonialistes) d’avenir de la France, de négliger un tel atout en se sacrifiant de manière hyper-conformiste au tout-anglais cher à l’oligarchie.

     De manière solennelle, le secrétariat national du PRCF adjure l’ensemble des forces politiques, syndicales et associatives du mouvement ouvrier, populaire et démocratique, y compris le mouvement syndical, à s’emparer de la question linguistique et culturelle avant qu’il soit trop tard. Mettre la résistance linguistique au coeur des luttes pour la République une et indivisible – et contre le « pacte girondin » et le « saut fédéral européen » macronistes –, pour l’unité nationale des services publics d’Etat, pour le produire en France, pour la souveraineté nationale, pour la défense des conquêtes sociales, laïques et démocratiques, pour la sauvegarde des statuts nationaux, des conventions collectives nationales et du Code du travail national, n’est pas seulement pour le mouvement ouvrier une question d’honneur : c’est plus que jamais une question de classe majeure pour arracher des mains indignes de l’oligarchie maastrichtienne et capitaliste le drapeau de la nation et le grand héritage de notre langue nationale dont la grande bourgeoisie capitaliste se montre chaque jour plus indigne. 

     Dans cet esprit, qui fut aussi celui d’Aragon et des Lettres françaises clandestines éditées par le PCF sous l’Occupation, le PRCF décide de soutenir méthodiquement, tout en respectant sa spécificité et son indépendance, les efforts permanents de l’Association COURRIEL pour appeler le mouvement populaire à SE défendre LUI-MEME en défendant la langue française.


    https://courriel-languefrancaise.com/

     

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Ce 28 mars 2021, plus de 170 marches pour le climat auront lieu partout en France : la jeunesse et les militants de l’écologie populaire s’indigne de la politique hypocrite du régime Macron, qui sans honte piétine les conclusions de sa propre convention climat. C’est que le est incompatible avec l’écologie ! Mais tous ceux préoccupés d’environnement peuvent compter sur l’appui des militants des JRCF et du PRCF, qui apportent des propositions et solutions concrètes, révolutionnaire car sans peur de changer de système. Retrouvez ci-dessous la brochure “Les communistes et le combat environnemental” éditée et proposée par le PRCF et sa commission écologie.

    _______________________________________________________________________

    Les communistes

    et le combat environnemental

     

     

    Inutile de cultiver le « catastrophisme » ou l’ « effondrisme » pour constater que les catastrophes naturelles sont de plus en plus graves et fréquentes dans le monde et en France : événements clima-tiques violents, chute de la biodiversité, pollutions des sols et des eaux, etc.Confrontés à cette succession de désastres, la bourgeoisie accuse « l’espèce humaine » en général. Elle ne pointe jamais la nocivité de son mode de production : la capitalisme.Ainsi, l’impérialisme mondialisé, semble se diriger vers une nouvelle phase de son développement : « l’ »

    NI «GAÏA» RÉACTIONNAIRE, Ni «Prométhée» capitaliste

    Nous, les communistes, devrons éviter deux écueils idéologiques et politiques : l’écologie bourgeoise et le négationnisme environnemental

    L’écologie bourgeoise

    Nous devons dénoncer la responsabilité du grand capital dans la dégradation de l’environnement qui conduis quelques dizaines de millions d’individus dans le monde, à surconsommer et à gaspiller quand des milliards d’humains survivent dans la précarité sans perspective.

    Nous ne nions pas que des phénomènes catastrophiques naturels sont indépendants de l’homme, mais il est évident que les activités humaines ont des interactions avec l’écosystème terrestre. Ces interactions sont à l’origine de certains dérèglements majeurs (aux études scientifiques de déterminer dans quelles situations c’est le cas).

    Disons au contraire que le mode de production capitaliste est dominé désormais par la financiarisation ,et le parasitisme économique. Il est de plus sujet aux crises économiques et sociales, et enclin aux guerres de prédation et à la fascisation.

    L’espèce humaine, partagée en classes aux intérêts contradictoires, est une composante majeure de l’écosystème planétaire. Ce dernier vit et évolue par d’innombrables interactions qui forment finalement     « la dialectique de la nature » chère à Engels.

    Nier « l’écosystème planétaire », nier que la luttes des classes influence son évolution , nier la mission révolutionnaire du prolétariat, revient donc à nier « la dialectique de la nature » et ainsi la dialectique toute entière. Ainsi, le combat de classe écologique est incontournable pour les militants marxistes-léninistes, il devient même une composante essentielle du combat révolutionnaire de notre temps.

    À l’inverse, en développant une analyse marxiste-léniniste de la crise environnementale, dimension de la crise généralisée et systémique du capitalisme, la classe ouvrière doit se doter d’outils lui permettant d’orienter l’engagement environnementaliste sur des bases justes. Elle doit jouer le rôle « d’avant-garde écologique ».

    Elle doit combiner le combat environnemental aux autres dimensions de la lutte anticapitaliste:

    • (re)nationalisation de l’, des banques, des transports et des principaux secteurs industriels existants,
    • défense de l’agriculture paysanne et de la pêche côtière artisanale,
    • défense du logement de qualité et éco-responsable pour tous.

    Le négationnisme environnemental

    À l’encontre de ceux qui nient ou qui minimisent le très rapide réchauffement climatique, ou qui opposent stérilement le souci environnemental à la nécessité incontournable de la production, les communistes et les vrais progressistes doivent apprendre à fusionner leur lutte pour l’émancipation sociale, leur combat patriotique pour l’émancipation nationale et leur action foncièrement anti-oligarchique pour préserver et reconstruire un cadre de vie sains.

    Cette convergence des luttes « rouges », « tricolores » et « vertes », les véritables communistes et progressistes doivent y travailler à partir de leur propres principes marxistes, sur des bases de classe anticapitalistes et anti-U.E, et sans jamais rallier l’écologisme réactionnaire, bourgeois et petit-bourgeois.

    Le combat environnementaliste est au cœur du marxisme

    Nous n’avons aucunement besoin de « tordre » nos références fondatrices pour penser les questions environnementales.

    Þ Friedrich Engels, dans «La situation de la classe ouvrière en Angleterre », a montré combien l’exploitation du prolétariat industriel était inséparable du saccage de son cadre de vie quotidien au nom du profit.

    Þ Marx, dans Le Capital, notait déjà que

    « le capitalisme n’engendre la richesse qu’en épuisant ses deux sources, la Terre et le travailleur ».

    Karl Marx

    Le marxisme n’a jamais encensé le travail pour le travail : le travail n’est émancipateur que s’il est délié des chaînes de l’exploitation d’une classe par une autre. Les « forces productives » ne méritent leur nom que si elles permettent que « le développement de chacun devienne la clé du développement de tous ».

    Dans la pratique, de nombreux états socialistes ont contribué a la création de politiques écologiques de classes et de développement de pratiques agro-écologique : le grand plan de transformation de la nature en URSS (plan d’agro-foresterie), le développement d’une agriculture vivrière sans intrants chimique a Cuba (et au Venezuela), la lutte contre la déforestation au Burkina Faso, etc.

    En résumé, le marxisme-léninisme peut permettre de saisir pleinement qu’à notre époque où l’exterminisme est devenu le stade suprême du capitalisme-impérialisme, le maintien de plus en plus artificiel du mode de production capitaliste et de ses modes de consommation est devenu un luxe et un danger insupportables pour la survie de l’humanité, voire pour l’avenir du vivant sur Terre.

    Éviter les faux débats.

    Dans ce domaine, nous devons distinguer l’écologisme révolutionnaire de deux autres idéologies : l’écologisme bourgeois-capitaliste et l’écologisme réactionnaire de « retour à la nature ».

    Pour le premier, le productivisme doit se « moderniser » et se             « verdir » en allant vers un « capitalisme vert ». La bourgeoisie capitaliste n’exploite cette idée de « capitalisme vert » que pour s’ouvrir de nouveaux marchés lucratifs (ex : marché du carbone) ou à des fins de communication publicitaire et politique. Dans les faits, elle se mobilise pour maintenir voire augmenter les niveaux de productions et d’échanges inutiles et s’emploie à faire tomber le peu de limites légales qui s’imposent aux producteurs capitalistes en matière d’environnement.

    Concernant l’écologiste réactionnaire de « retour à la nature » qui prétend que nous n’avons qu’un seul devoir : revenir à l’âge de pierre, elle est plus sournoise. Elle tend à se présenter comme en opposition au productivisme et au consumérisme capitalistes. Elle nous invite à agir individuellement. Il y a alors plusieurs degrés dans cette idéologie qui vont de la « consommation militante » à la promotion de la « sobriété heureuse ». Les travailleurs ne devraient alors pas s’organiser collectivement pour prendre en main le pouvoir politique et économique et l’orienter vers un chemin respectueux de l’environnement ; ils devraient au contraire se retirer individuellement et s’engager à “consommer mieux “. Cette idéologie constitue finalement une tentative de diriger le prolétariat vers une forme de résignation et d’acceptation de leur situation sociale d’exploitation.

    Nous devons affirmer la stratégie suivante : nous organiser collectivement, à partir de cela nous emparer des pouvoirs économique et politique, et mettre en place un système de production collectif planifié capable de répondre durablement aux besoins des uns et des autres, sans prendre aux hommes et à la terre plus que ce qu’elle ne peut reproduire.

    Une production française, publique, démocratique et puissante.

    Nous devons, en vue de réduire nos pollutions liées aux transports, relocaliser les productions au plus près des consommateurs, et donc combattre la mondialisation capitaliste.

    Une autre raison de produire en France

    Les délocalisations transfert les pollutions dû a la production industrielle vers les régions les plus pauvres du monde. Ainsi, une pollution supplémentaire ,du au de marchandise, est engendrée.

    La casse de l’appareil industriel français, l’extinction programmée de l’agriculture paysanne, de la pêche artisanale et du pastoralisme aggravent en réalité les pollutions indirectes de la France.

    Nous devons construire :

    • des circuits courts de consommation ;
    • des productions relocalisées
    • produire à nouveau en France

    Se déplacer

    Nous revendiquons le développement et la priorité donné au ferroviaire pour les marchandises et pour les personnes, et donc :

    • Rétablir des dessertes ferroviaires nombreuses et commodes. 
    • Renationaliser l’ensemble des transports en commun et instaurer leur gratuité

    Cette priorité donné aux transports collectif, ne sous-entend pas l’abandon total du transport automobile. L’objectif est de transformer progressivement l’automobile en mode de transport d’appoint et/ou rural. L’industrie automobile française, qui fait vivre une masse importante du prolétariat industriel, bénéficiera d’un vaste plan de transformation de son outils de production dans le but de se convertir aux productions liées aux transports collectifs ferroviaires, alternatifs ou aux transports cyclistes.

    Politique énergétique

    Nous visons une maîtrise 100% publique et nationalisée du secteur énergétique dans le but de couvrir les besoins de toute la population. La production électrique nucléaire est à l’heure actuelle la solution la moins productrice de gaz à effets de serre. Naturellement, un vaste programme de maîtrise de la fusion nucléaire doit être mis en place. Il permettra d’éliminer les déchets nucléaires, principal problème des centrales actuelles.

    Les énergies dites renouvelable pourront monter progressivement en puissance grâce a une planification centralisée limitant les problèmes du a l’intermittence et au stockage.

    L’Europe

    L’’UE capitaliste constitue intrinsèquement une menace pour l’environnement et les populations. Bien que certaines rares directives permettent la protection partielle de certains milieux ou de certaines espèces, elles constituent ce qu’on appelle « l’arbre qui cache la forêt ».

    Une verte… et rouge !

    Le modèle agricole intensif et industriel n’est productif que de profit capitaliste. Il s’est bâti avec la domination des produits phytosanitaire et il ne contribue pas a la souveraineté alimentaire de la nation. Au contraire, la France se voit obligée d’importer une large part de la nourriture consommée, ce qui conforte l’impérialisme français dans sa marche néo-colonial.

    Nous devons au contraire promouvoir une agriculture paysanne, organisée en commun, planifiée et durable. Avec, en ligne de mire, un développement agricole moins énergivore, et plus respectueux des ressources.


    A lire chez nos confrères de Reporterre:


    La brochure écologie et environnement du PRCF : à télécharger, partager, diffusez !

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  • Déjà à la rentrée 2020 ….

    Communiqué de la Commission Éducation du P.R.C.F.

    Blanquer doit partir !  (IC.fr-26/03/21)

     

     

    L’épidémie de Covid-19 est galopante dans le pays et dans les établissements scolaires. Les contre-vérités, les contorsions, les manipulations, les menaces du ministre Blanquer ne suffisent plus, même avec le soutien des grands propagandistes médiatiques à masquer l’état catastrophique de la situation sanitaire dans les établissements scolaires.

    Il y a 12 millions d’élèves et presqu’autant de familles ainsi que 800 000 enseignants. La bataille pour la Santé des Français ne pourra pas être gagnée avec un ministre dont la stratégie sanitaire est l’ignoble immunité de troupeau en se servant des écoles, collèges et lycées pour faire circuler le virus parmi des populations censées être moins à risque. Ainsi, dès mars 2020, le sinistre Blanquer déclarait avec le cynisme qui le caractérise :

    « On considère, et là je ne fais que répéter ce que disent les scientifiques, que 50 à 70% de la population in fine finit par être contaminée par le virus, et c’est d’ailleurs ça qui met fin au virus puisque ça crée une forme d’immunité majoritaire, et donc le virus s’éteint de lui-même. »

    Jean Michel Blanquer cité par Europe 1

    Dès l’an dernier, les enquêtes sérologiques menées dans le premier lieu connu de diffusion du virus en métropole (le lycée Jean Monnet de Crépy-en-Valois1) avait montré un sur-risque de contamination de l’ordre de 30 % pour les familles de lycéens. Un an de recherche scientifique aura confirmé ce risque important qui ne peut être dénié puisqu’il concerne l’ensemble de la population française. Dès le début de la épidémie à l’hiver 2020, Blanquer et ses affidés ont activé tous leurs relais médiatiques et hiérarchiques pour inonder l’espace médiatique et éducatif de contre-vérités et de désinformations : « le virus ne circule pas à l’école », « les enfants ne sont pas contagieux », « les enseignants ne sont pas contaminés »… Pire, n’écoutant que son fanatisme idéologique ce ministre extrémiste n’a absolument rien fait, en dehors de quelques mesurettes servant sa communication et nuisant au fonctionnement pédagogique (une salle-une classe en collège par exemple, les campagnes de tests mises en scène et sabotées, les multiples protocoles bidons…), pour éviter que les établissements scolaires devenus foyers actifs de contamination ne se voient de façon de plus en plus inéluctable contraints à la fermeture en catastrophe, comme cela avait déjà été le cas en mars 2020. 

    Les quelques mesures de bon sens (masques, demi-jauges dans certains lycées) ont été arrachées par la mobilisation des enseignants et des élèves appuyés par les suppliques des épidémiologistes, cependant que le ministre Blanquer n’a eu de cesse que de faire du chantage à la fermeture pour mieux mépriser enseignants et les scientifiques, foulant au pied, le Principe de réalité et la Raison.

    Tout à son arrogance, à son incompétence et à son extrémisme réactionnaire, le ministre Blanquer a franchi définitivement les limites de l’inhumanité en direct sur LCI, quasiment un an jour pour jour après cette première déclaration mortifère. Alors même que les réanimations sont saturées, que des dizaines de milliers de malades de plus en plus jeunes se battent contre une maladie grave pour laquelle aucun traitement réellement efficient n’est disponible, ce sinistre serviteur du MEDEF dont la stratégie scolaire et sanitaire consiste à bourrer les classes pour permettre aux actionnaires d’exploiter les parents, a eu ces mots ignobles à propos des risques de contamination encourus par les familles (mais aussi les enseignants) :

    « assumer ce risque quand on est parent me paraît peu de chose comparé à la déscolarisation ».

    Jean Michel Blanquer LCI

    C’est révoltant !

    Jean Michel Blanquer doit partir immédiatement.

    Jean Michel Blanquer doit présenter des excuses publiques devant les Français qui, depuis un an maintenant, souffrent durement de cette épidémie que le gouvernement auquel M. Blanquer appartient a été incapable de juguler.

    Le déni et le mépris cela suffit.

    La jeunesse est l’avenir de notre Nation : elle ne peut être sacrifiée sur l’autel de l’idéologie extrémiste d’un ministre qui a perdu toute humanité et donc toute légitimité.

    Les enseignants sont la colonne vertébrale de notre République : ce sont eux qui, dans chaque classe et heure après heure, transmettent les savoirs savants et connaissances pratiques et techniques qui permettent l’émancipation des générations futures et la marche de notre Nation vers le Progrès.

    Nos enfants – écoliers, collégiens, lycéens – ne doivent plus être entassés dans les salles de classe au mépris des exigences sanitaires et de la qualité de l’enseignement pour permettre au CAC40, dont Blanquer et Macron servent les intérêts, de se gaver.

    Nos étudiants ne doivent plus être sacrifiés et isolés dans un télé-enseignement profondément inégalitaire et désespérant sous prétexte qu’ils se gardent tous seuls pendant que les parents sont exploités sur leur lieu de travail.

    Nos enseignants doivent être urgemment respectés et protégés. Les volontaires doivent pouvoir être vaccinés en urgence et tous doivent être revalorisés et être écoutés pour reconstruire un système éducatif que des décennies de diktats réactionnaires à la botte de la politique de (dés-)intégration européenne ont détruit.

    Il y a urgence afin de sauver notre pays de la catastrophe sanitaire et pédagogique maintenant imminente : il n’y aura pas d’amélioration tant que Blanquer sera en poste.

    La Commission Éducation du P.R.C.F appelle à la démission du ministre Blanquer, à la mise en place immédiate d’une politique sanitaire basée sur la science et à la renaissance d’une École républicaine disposant des moyens nécessaire à l’émancipation de la jeunesse de France.

    La Commission Éducation appelle les forces progressistes du monde éducatif à tout mettre en œuvre pour combattre et obtenir la démission de Blanquer afin de stopper sa politique dangereuse. En particulier, elle appelle les syndicats enseignants à cesser de ménager la rue de Grenelle et à lutter franchement et sans calcul contre ce ministre ouvertement antisyndical et profondément réactionnaire.

    Dans l’immédiat des mesures d’urgence doivent être prises sans délai :

    1. Les personnels volontaires, au contact quotidien des élèves, doivent pouvoir être vaccinés immédiatement.
    2. Des campagnes de dépistages massives et systématiques des élèves doivent être organisées à tous les niveaux.
    3. Le nombre d’élèves présents en même temps doit être réduit afin de permettre le respect strict de la distance physique dès que le seuil d’alerte épidémique est franchi.
    4. Le recrutement de personnels afin d’encadrer les élèves ne pouvant être accueillis doit être organisé dans un cadre national (en privilégiant des activités extérieures permettant de lutter contre la contagion, la sédentarité et la dépression).
    5. La restauration scolaire doit être réorganisée, y compris en réquisitionnant les lieux de restauration frappés par la crise.
    6. Une politique d’urgence permettant l’accès des étudiants à l’enseignement supérieur dans un cadre sanitaire strict doit être menée. Le respect des gestes-barrières dans le premier et second degré doit permettre cette réouverture partielle.
    7. Un grand plan de relance éducatif en faveur du recrutement et de la revalorisation des enseignants doit être mis en place, afin d’assurer une instruction de qualité permettant au pays de sortir de la crise et de se redresser.
    8. Les politiques comptables et managériales imposées par la Commission européenne doivent être totalement abandonnées, et les responsables qui les ont mises en place rendre des comptes de leurs échecs et être mis face à leurs responsabilités.

    1Voir l’enquête d’initiative-communiste.fr à ce sujet.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Dans cette nouvelle , Fadi Kassem intervient sur trois nouveaux sujets en lien avec l’actualité : les attaques contre la , les 150 ans de la , et le défaitisme de nos gouvernants.

    Au sommaire :

     

    • La république en miettes : 0:39
    • Les 150 ans de la commune de Paris : 4:39
    • Le défaitisme de nos dirigeants : 8:45​ 
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  • Cooperation internationale paris - la

    Cela fait des années que le , cœur historique et scientifique de la recherche agronomique française, est menacé. En 2016, nous relayions déjà une menace de vente à l’émir du Qatar pour en faire un centre d’entrainement pour les footballers du PSG [ lire ici : Quand le gouvernement brade en catimini le domaine de Grignon, joyaux de la recherche agronomique, à l’émir du Qatar]. Mais le projet de liquidation n’est pas arrêté, bien au contraire, le régime Macron s’active pour détruire le site, cette fois ci ce serait au profit de promoteurs immobiliers. Face à ce saccage d’un bien public historique et scientifique, les élèves ingénieurs des eaux et forêt – issus du prestigieux et sélectif concours agroparistech – ont lancé une action de blocage du site.

    Rappelons que l’on ne parle pas ici que de quelques hectares anodins. Mais d’un domaine majeur s’agissant de l’agronomie et de la biologie, avec son musée du vivant, une collection d’arbres exceptionnelle (200 espèces) et une bibliothèque unique. Le site de près de 300 ha qui comporte également un château du XVIIe siècle, est classé. D’abord Institution royale agronomique de Grignon, cette école d’agriculture de Grignon changera plusieurs fois d’appellation : elle devient l’École impériale d’agriculture en 1852, l’École nationale d’ en 1870, l’École nationale supérieure d’agronomie de Grignon en 1960 puis l’Institut national agronomique Paris-Grignon en 1971. C’est aujourd’hui AgroParisTech, ce qui en fait la plus ancienne des écoles d’agriculture et d’agronomie française.  Il s’agit d’un des joyaux du patrimoine culturel et scientifique français. qui est menacé.

     

    Les militants du PRCF, à travers leur , appellent à soutenir cette juste mobilisation.

    _______________________________________________________________________

    Retrouvez ci dessous la vidéo et la tribune d’alerte diffusées par les étudiants en lutte, ainsi qu’une revue de presse concernant cette action.

     

    Revue de presse :  

     

     

    Tribune – Stop Privatisation Grignon

    signer la pétition en ligne : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeuwonvywbZopayRTiDAfWxeZZYFbxDjWsgD0_djv7q_SpU0Q/viewform?fbclid=IwAR0bjuxZyGwYJr0YOu_vzW2iRDQrOUQgZGtNtH2ZAbJOOXqLBBveMQ_tLbY

    Stop à la privatisation, ne mettons pas notre patrimoine en danger, ne renonçons pas à la transition

     

    Le site de Grignon, au cœur des Yvelines, est un atout précieux de notre patrimoine. Le château construit au XVIIème siècle, le parc de 290 ha, la forêt et son arboretum sont aujourd’hui mis en danger par la privatisation du site. Le 26 mars prochain, une phase importante du processus se termine : plus de nouvelles propositions, plus de modification du cahier des charges et plus de droit d’interruption de la vente de la part du ministre. Quatre propositions seront examinées. Dans la balance : intérêts financiers d’un côté, valorisation de la , de la formation et du patrimoine de l’autre.

    Sur le site de Grignon est implanté le campus des premières années d’AgroParisTech, école d’ingénieurs dans les sciences et industries du vivant et de l’environnement. Un centre de formation agronome occupe ce site depuis bientôt 200 ans. Dans le cadre du déménagement de l’école sur le plateau de Saclay, le directeur d’AgroParisTech a fait valider la vente de Grignon à 22 votes pour, 20 contres et 2 abstentions au cours du conseil d’administration de mars 2015. Depuis, les conditions de la vente et les projets des acheteurs sont restés obscurs, et une forte détérioration de la valeur patrimoniale et naturelle du site est à craindre.

    Un groupe d’acteurs décisionnaires plus que restreint

    L’Etat -Ministère de l’Agriculture et Ministère des finances, et un jury de 4 personnes, voilà sur qui repose le choix de l’acheteur. Parmi les offres, il s’agit principalement de sociétés de construction et promoteurs privés, dont Altarea Cogedim, Novaxia, Grand Paris Aménagement. L’unique acheteur voulant conserver la visée écologique et éducative du site est Grignon 2000, une association composée d’habitants de la commune Thiverval-Grignon et d’anciens d’AgroParisTech. Ils projettent entre autres d’ouvrir l’accès du parc au public, de proposer l’accueil de colloques résidentiels grâce au château, et l’hébergement d’un centre de ressources sur les thèmes agriculture, alimentation, agro-industrie environnement et santé. L’absence de consultation des étudiants, des chercheurs et professeurs, du personnel AgroParisTech et des habitants de Thiverval-Grignon quant au rachat du site est à déplorer. Nous sommes pourtant impliqués, et désirons pouvoir peser en faveur de projets protégeant et valorisant le site exceptionnel de Grignon.

    Un blocus du site, seul moyen d’action

    Avec la ferme intention de protéger la valeur du site, un blocage étudiant a été voté lundi 15 mars lors d’une assemblée générale réunissant 264 des 336 étudiants de première année. Le « oui » l’a emporté avec 212 voix (environ 80% des présents). Il ne s’agit plus alors d’exprimer l’indignation d’une dizaine d’étudiants, mais bien d’empêcher l’Etat de décider à notre place, et à celles de toutes les autres personnes concernées par la préservation de cet espace d’exception. Nous sommes aujourd’hui 300 étudiants de l’école réunis au travers de ce mouvement pacifique, censé établir un dialogue qui aurait dû être instauré depuis longtemps.

    Faisons entendre nos revendications

    Nos objectifs sont multiples et doivent être entendus. D’une part interrompre le processus de vente avant la date butoir du 26 mars. D’autre part ouvrir un dialogue avec le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, lui-même ancien élève de Grignon, afin qu’une réévaluation des critères de choix concernant la vente soit co-construite avec les enseignants-chercheurs, les étudiants et le personnel d’AgroParisTech. De plus, nous réclamons, à nouveau, que des informations sur le jury du choix de l’acheteur soient rendues publiques, notamment sur leurs compétences à évaluer la richesse non économique de Grignon. Nous demandons que des informations sur les candidats et leurs projets concernant Grignon soient rendues publiques dans la mesure du possible. Nous réaffirmons par ce mouvement notre attachement au domaine de Grignon et à ses atouts historiques, scientifiques et écologiques. L’intérêt de ce site porte bien au-delà de l’enceinte d’AgroParisTech. Les enjeux mis en cause concernent toutes celles et ceux qui souhaitent voir se développer des projets d’avenir en termes d’écologie, d’éducation et de culture.

     

    Choisissons la transition. Préservons le patrimoine.
    Citoyen.ne.s qui partagez nos préoccupations, opposez vous à la privatisation du site de Grignon!
    Les Étudiants d’AgroParisTech participant au blocage du site de Grignon

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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