• 8 mai 2019-Trédudon-Le-Moine-Près de 150 Gilets jaunes rendent hommage au 1er village résistant de FranceCommémoration du 8 mai 1945-Trédudon-Le-Moine (29-Berrien) le 8 mai 2019

     

    Alors que le Chef du régime Emmanuel MACRON remontait ce 8 mai 2019 l’avenue des Champs-Elysées désertée par la population, près de 150 gilets jaunes venus du Finistère et des départements voisins rendaient hommage au 1er village résistant de France : Trédudon-Le-Moine au côté de Paul Quemener, le Maire de Berrien et des anciens combattants.

    Une fois prononcé l’allocution du Maire , la cérémonie s’est terminée par la répétition du mot « résistance » portée par les personnes rassemblées autour du Mémorial.

    La journée des Gilets jaunes s’est ensuite poursuivie à la salle « Asphodèle » avec un repas partagé et des ateliers citoyens sur différents thèmes (municipalisme, désobéissance civile, referendum d’initiative citoyenne, fabrication de banderoles etc...).

    Une belle journée qui montre une fois de plus que les Gilets jaunes entendent poursuivre les combats de la Résistance pour la reconquête de la souveraineté populaire, des libertés et de nouveaux « jours heureux » .

     

    source: https://insoumisduboutdumonde.jimdofree.com/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • 8 mai 2019-10h30 à Trédudon-Le-Moine: avec les Gilets Jaunes-29 Prenons le maquis !

    8 mai 2019-10h30 à Trédudon-Le-Moine: avec les Gilets Jaunes-29 Prenons le maquis !

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Pologne, le régime s’attaque à Beloyannis, l’homme à l’oeillet rouge symbole de la résistance au nazisme ! (IC.fr-15/04/19)

    Pologne, le régime s’attaque à Beloyannis, l’homme à l’oeillet rouge symbole de la résistance au nazisme ! (IC.fr-15/04/19)Le PRCF s’associe pleinement à ce communiqué du PC de  au sujet du démantèlement par l’Etat polonais actuel du monument dédié à Nikos , « l’homme à l’œillet rouge » qui symbolise les luttes héroïques des communistes grecs pour l’indépendance nationale, la démocratie et le socialisme.

    Au moment même où le gouvernement polonais d’extrême droite persécute les communistes, débaptise les sites dédiés à la résistance antifasciste et à la Pologne populaire, Marine le Pen et ses sbires d’Hénin Beaumont débaptisent le centre Maurice Thorez, figure du mouvement ouvrier du bassin minier du Pas-de-Calais, dirigeant historique du PCF, pionnier du Front populaire antifasciste, inspirateur du Front national de lutte pour l’indépendance et la liberté de la France puis du CNR, auteur du statut de la fonction publique, fondateur de ce qui allait devenir le SMIG, créateur du statut des mineurs en 1946.

    Plus que jamais, face à cette Europe supranationale où le négationnisme antisoviétique et anticommuniste nourrit en permanence la fascisation, l’Etat policier et la résurgence des mouvements fascistes et néonazis, communistes, prolétaires, antifascistes de tous les pays, unissons-nous ».

    Plus que jamais, face à cette Europe supranationale où le négationnisme antisoviétique et anticommuniste nourrit en permanence la fascisation, l’Etat policier et la résurgence des mouvements fascistes et néonazis, communistes, prolétaires, antifascistes de tous les pays, unissons-nous ».

    PRCF


    Pologne, le régime s’attaque à Beloyannis, l’homme à l’oeillet rouge symbole de la résistance au nazisme ! (IC.fr-15/04/19)Le Parti communiste polonais s’indigne du démantèlement du monument de Nikos Beloyannis à Wroclaw. Le monument était situé dans la cour de la 22 e école primaire du district de Stablowice.

    Nikos Beloyannis était un héros de la résistance antifasciste grecque au cours de la Seconde Guerre mondiale – combattant de l’armée partisane communiste d’ELAS et, pendant la guerre civile de 1947 à 1949, commissaire de l’armée démocrate de Grèce. En 1949, en tant que réfugié politique, il vint en Pologne. En 1950, il est retourné en Grèce pour reconstruire les structures du Parti communiste grec (KKE). Arrêté pour ses activités politiques, il a été condamné à mort par le tribunal militaire. Beloyannis a été abattu sur le 30 e de Mars 1952 en dépit des protestations massives en Grèce et dans le monde. Il est devenu une source d’inspiration pour de nombreuses œuvres d’art. En Pologne, il a été commémoré avec plusieurs toponymes des rues et des monuments de Wroclaw et de Kroscienko.

    L’enlèvement du monument de Wroclaw, de même que la destruction de nombreux autres monuments commémoratifs des héros de la résistance antifasciste et du mouvement ouvrier dans le cadre de la soi-disant loi de décommunisation, constitue un élément important de la campagne visant à détruire la mémoire historique. Le démantèlement du monument a été effectué sans accord ni même en informant la communauté grecque vivant en Pologne. Sa procédure n’était pas claire et les responsables de la décision inconnus.

    Nous demandons la restitution du monument de Nikos Beloyannis aussi vite que possible. Nous ne pouvons pas permettre à l’Institut de la mémoire nationale et à d’autres institutions de réécrire et de manipuler la mémoire historique de la société.

    Parti Communiste Polonais
    Source: https://www.initiative-communiste.fr/
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • La monnaie unique nuit à la santé, c’est prouvé ! (herodote.net-3/04/19)

    Vingt ans, le plus bel âge de la vie ? Pas pour l’euro si l’on en croit une brève étude publiée par deux économistes allemands sous l’étiquette CEP (Centre de politique européenne) : L’euro a vingt ans : qui sont les perdants ? qui sont les gagnants ?

    Cette étude empirique démontre qu’en vingt ans, la monnaie unique a fait perdre à chaque Français environ cinquante mille euros, soit 10% de leur revenu. Mais ne nous plaignons pas, les Italiens ont encore plus perdu que nous. Selon cette même analyse, les Allemands et les Néerlandais sont les seuls Européens qui ont tiré un franc profit de l’euro avec un gain par habitant de plus de vingt mille euros.

    En conformité avec les thèses « ordo-libérales » de l’école de Fribourg, les auteurs ont comparé les pays de la zone euro à des pays similaires étrangers à cette monnaie et en ont déduit ce qu’aurait été leur produit intérieur brut en l’absence de monnaie unique. La méthode est simple et réputée valide.

    La conclusion qu’en tirent  les auteurs est quant à elle abrupte : « Pour bénéficier de l'euro, la France doit poursuivre sur la voie des réformes engagées par le Président Macron. » La plupart des Français rejoignent cette conclusion, par attachement à la monnaie unique, soit parce qu’ils partagent les convictions néolibérales du président, soit parce qu’ils se félicitent de pouvoir emprunter de grosses sommes à des taux très bas, soit parce qu’ils pensent que son abandon porterait atteinte à leur patrimoine, soit enfin parce qu’en raison de leur âge, ils n’ont jamais connu que la monnaie unique.

    Il est permis toutefois de s’interroger sur les résultats de l’euro, si contraires aux espoirs qu’avaient placés en lui ses concepteurs.

    Quand fut signé le traité de Maastricht, en 1992, on annonça aux Européens un horizon de prospérité qui verrait les pays les plus pauvres rattraper les plus riches. C’est le contraire qui se produisit, dans un contexte plus explosif que n’en avait jamais connu le projet européen.

    Les secrets des monnaies dévoilés !

    Précisons d’abord que la monnaie unique n’est pas une véritable nouveauté. Jusqu’au XIXe siècle, toutes les monnaies avaient une valeur à peu près stable, liée à leur poids en or ou en argent.

    Les souverains, pour leurs besoins et leurs plaisirs, imposaient leurs sujets et, mieux encore, taxaient les commerçants aux péages et aux frontières. C’est ainsi que le calife de Bagdad fonda sa richesse sur la taxation du commerce caravanier entre Orient et Occident (cf Gabriel Martinez-Gros).

    Au XVIIe siècle, autour de la mer du Nord, des gouvernants comprirent qu’ils avaient plus à gagner en encourageant la création de richesses par leurs propres sujets. Les Néerlandais furent les premiers à agir en ce sens. Par des règlements très protectionnistes, ils assurèrent le succès de leurs marchands et de leurs armateurs dans les foires et sur les mers. Mais ils durent très vite compter avec la concurrence anglaise. Avec l’Acte de navigation de 1651, Cromwell entama une politique protectionniste qui ne prit fin que deux siècles plus tard, quand l’Angleterre eut acquis une suprématie incontestée sur l’économie mondiale.

    Dans ces siècles reculés, tous les États, à commencer par les deux précités, eurent à cœur d’ériger des barrières douanières à leurs frontières pour protéger leurs producteurs nationaux contre une concurrence trop agressive et aussi éviter qu’un excès d’importations ne se solde par une diminution de la quantité de monnaie disponible dans le pays (Richesse des Nations, Adam Smith).

    Le libre-échange n’était jamais pratiqué que dans un objectif de domination, par exemple quand Napoléon Ier permit aux produits français d’inonder l’Europe continentale, protégée de la concurrence anglaise par le Blocus continental.

    Mais la Première Guerre mondiale entraîna un brutal appauvrissement des grands pays européens, du fait des destructions et des dettes. La France et la Grande-Bretagne n’eurent plus assez de réserves métalliques pour garantir le cours de leur monnaie. Elles furent obligées de revoir à la baisse la contrepartie en or de celle-ci.

    C’est ainsi qu’en 1928, le président du Conseil Raymond Poincaré ramena de 322,58 à 65,5 milligrammes d’or la valeur officielle du franc Germinal, qui n’avait pas changé depuis sa création par le Premier Consul Bonaparte en 1803. De cette première dévaluation, il s’ensuivit un redressement rapide de l’économie française.

    Les droits de douane ne suffisant plus toujours à préserver l’équilibre monétaire entre importations et exportations, la France allait dès lors enchaîner les dévaluations pendant six décennies.

    C’est ainsi qu’entre 1949 et 1999, le franc allait perdre les deux tiers de sa valeur par rapport au mark. Cette politique du franc « juste » allait être profitable à la France en préservant l’équilibre de la balance commerciale, autrement dit en protégeant les industriels contre leurs concurrents allemands et en dissuadant les citoyens de trop acheter de produits étrangers.

    Mais il est à noter qu’en 1971, le renoncement du président Nixon à soutenir le cours du dollar, initialement fixé à 35 dollars l’once d’or fin, avait complètement libéré les monnaies de l’« étalon-or ». Désormais, les monnaies allaient « flotter ». C’est-à-dire que leur cours allait s’ajuster au jour le jour essentiellement en fonction de la balance commerciale de chaque zone monétaire.

    Si l’Angleterre, par exemple, importe plus qu’elle n’exporte, ses fournisseurs se retrouvent avec un excédent de livres sterling dont ils n’ont que faire dans leur pays. Par l’intermédiaire des banques, ils vont se résigner à échanger ces livres sterling contre leur monnaie à un cours plus bas qu’au moment où ils les ont acquises. Ainsi se rétablit naturellement l’équilibre entre importations et exportations, les premières devenant plus chères et les secondes moins chères.

    Avec les « changes flottants », les dévaluations ne sont plus utiles, sauf quand une banque centrale d’un pays a trop longtemps tenté de soutenir le cours de sa monnaie pour des raisons politiques. Les droits de douane eux-mêmes ne sont plus utiles sauf pour protéger une industrie naissante ou au contraire une industrie vieillissante.

    Les monnaies fluctuent entre elles à notre insu. Ainsi, même si l’on ne parle plus de dévaluation ou de réévaluation, la monnaie de la France (l’euro) n’en finit pas de faire le yoyo avec les autres monnaies de la planète, dollar, yen, renminbi. Son cours par rapport au dollar fluctue parfois en quelques mois de plus de 10% (-24% entre janvier 1999 et mai 2000). Il vaut aujourd’hui 1,13 dollar au lieu de 1,59 en avril 2008… Tout cela afin de maintenir bon an mal an l’équilibre de la balance commerciale de la zone euro avec le reste du monde. Qui en parle ? Personne. Et c’est tant mieux.

    Mais alors, où est le problème ?

    Si des esprits aussi affûtés que le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz (Comment l’euro menace l’avenir de l’Europe, 2016) ont pu émettre les plus grandes réserves sur la pertinence de la monnaie unique, c’est que celle-ci a supprimé les régulations naturelles à l’intérieur de la zone euro et de ce fait amplifié la guerre commerciale entre les nations qui la composent.

    Toutes les nations souveraines sont en conflit commercial les unes avec les autres et c’est bien normal ; aucune n’est prête à sacrifier le bien-être de ses habitants au profit de tels autres. Quand la guerre redouble de violence comme c’est le cas aujourd’hui entre les États-Unis et la Chine, les deux adversaires usent des mêmes armes : une monnaie et des outils réglementaires (normes, droits de douane etc.). Chacun peut ainsi simultanément se défendre et attaquer, de façon à arriver à un compromis admissible.

    À l’intérieur de la zone euro, rien de tel. Avec la suppression des monnaies nationales et des outils réglementaires, les différents États perdent les armes qui leur permettraient sinon d’attaquer du moins de se défendre face à une attaque agressive de tel ou tel de leurs partenaires.

    Or, les nations étant ce qu’elles sont, elles n’ont pas les mêmes comportements en matière économique. Les Pays-Bas, depuis quatre siècles,  et l’Allemagne, depuis deux siècles, ont par exemple fait de l’exportation un impératif national. Tout le contraire de la France ou de l’Italie. Pour les Français qui ont des revenus élevés, acheter une BMW ou une Mercedes relève de la bienséance ; pour les Allemands, cela relève du devoir civique. De la même façon, la grande distribution a convaincu les Français à revenus modestes d’acheter à moindre prix des produits de provenance chinoise ou allemande. Tant pis s’il s’ensuit du chômage pour leurs enfants ou petits-enfants, du fait de l’absence de débouchés pour les entreprises nationales.

    Ces différences nationales et quasiment anthropologiques ne sont pas nouvelles. Mais avant 1999, elles étaient tempérées par la monnaie : la réévaluation régulière du mark limitait les possibilités d’exportation des Allemands tandis que la dévaluation  du franc et de la lire dissuadait les Français et les Italiens de trop consommer de produits étrangers.

    Avec la disparition du bouclier monétaire, les pays « cigales » perdent leurs défenses naturelles face aux pays « fourmis ». Leurs gouvernements tentent de freiner l’appauvrissement inéluctable et prévenir les révoltes (« Gilets jaunes ») en empruntant aux « fourmis »  leurs surplus monétaires et en le redistribuant sous forme d’embauches, d’aides sociales et de commandes d’entreprises. Mais cet endettement croissant       a des limites… Il s’ensuit ce qu’ont observé les économistes du CEP, une perte de substance des « cigales » au profit des « fourmis ».

    Ce dilemme a été entrevu en 2015 par Joseph Savès dans son analyse : L’Europe à l’épreuve de la monnaie unique. L’auteur en a conclu à l’urgence de convertir la monnaie unique en une monnaie « commune » , adossée à des monnaies nationales à usage proprement interne, ajustables les unes par rapport aux autres. Ainsi l’Union européenne serait-elle conforme à sa belle devise : « Unie dans la diversité ».

    André Larané

    En savoir plus avec L’euro a vingt ans : qui sont les perdants ? qui sont les gagnants ?
     
    source:  https://www.herodote.net/
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  

    Nécrologie. Jean Maurice, maire PCF bâtisseur de Lanester (LT.fr-11/02/19-22h25)

    Jean Maurice a été maire pendant 43 ans de Lanester (1953/1996)

     

    Nous avons appris, lundi en début de soirée, le décès de Jean Maurice, qui fut maire communiste de Lanester de 1953 à 1996. Il avait quitté la scène politique en 2001 mais restait pour les Lanestériens l’ayant connu le maire qui a façonné la ville, détruite à 75 % pendant la Seconde Guerre mondiale.

     

    Né le 3 août 1925 rue Capitaine-de-Mauduit, Jean Maurice a rejoint à 18 ans les maquis FTP de la Marseillaise, puis de Saint-Marcel, avant de participer en 1945 aux combats de la libération de la poche de Lorient. En 1953, dessinateur modeleur à l’Arsenal, il est révoqué avec quelques autres collègues pour avoir suivi une minute de grève contre la guerre d’Indochine. En 1953, le militant communiste est élu maire de la ville qui compte alors 11.000 habitants. C’est lui qui la reconstruira, en pensant en priorité aux logements sociaux et aux écoles.

    En 1996, Jean Maurice a cédé son écharpe tricolore de maire à Jean-Pierre-Anfré et a achevé son mandat de conseiller général en 1998 après avoir passé 30 ans à l’assemblée départementale.

    Jusqu’il y a encore quelques semaines, il était présent aux grands rassemblements locaux, en qualité de maire honoraire. Il avait été victime d’un AVC le 25 janvier dernier.

    En 48 années de mandat, Jean Maurice avait participé à 33 élections dont douze législatives.

    source: https://www.letelegramme.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • En catastrophe devant la bronca des syndicalistes CGT et des antifascistes on se souvient que Philippe Martinez avait du prendre la décision de retirer une fiche lançant des attaques ignobles contre l’historienne Annie Lacroix-Riz, une historienne faisant référence quant il s’agit de connaître l’histoire contemporaine des années 30 et de la montée du fascisme en France puis de la collaboration.

    Pour autant les attaques par les initiateurs de cette fiche – en particulier Pascal Debay responsable de la « formation » des cadres de la CGT, artisan d’une manifeste déclaration de guerre à tous ceux qui ne partagent pas ses préceptes, des proches de la Confédération Européenne des Syndicats d’après ce qu’en disent certains militants CGT fin connaisseurs des arcanes de la confédération – n’ont pas cessé. Des attaques qui s’appuient sur l’utilisation massive et ad nauseam des éléments de propagande diffusée par rien moins que des personnalités coutumières des … manifestations de l’Action Française. Car les sources de Pascal Debay ne sont rien moins que Olivier Dard, l’auteur de la fiche biographique à la gloire de Maurras qui a provoquée un scandale international il y a peu, le soit disant historien réussissant à ignorer l’antisémitisme du chef de l’Action Française.

    Annie Lacroix-Riz lance une alerte à tous les syndicalistes car de telles méthodes – pratiquant l’amalgame et reprenant les calomnies déversées par l’extrême droite – doivent être combattue avec vigueur. Personne ne peut laisser affaiblir et diviser et la CGT et l’ensemble du mouvement syndical par de tels procédés qui entretiennent la confusion et participent objectivement de la fascisation.

    Après les Gilets jaunes qualifiés de racistes, xénophobes, fascistes, etc., tous les « déviants » idéologiques seraient donc des « négationnistes ». De telles méthodes provoquent la nausée. Il convient que tous les syndiqués soient informés, comme tous les démocrates, de méthodes dignes de la clique de René Belin. Elles ne visent pas une personne, cela va de soi, mais tous ceux qui luttent contre le capitalisme, ses auxiliaires et ses représentants.

    C’est dans ce contexte qu’Annie Lacroix-Riz a donc a nouveau écrit au secrétaire général de la CGT Philippe Martinez pour protester solennellement contre les diffamations aggravées auxquelles s’est livré Pascal Debay. Une lettre reproduite in extenso ci après et que chacun peut partager largement.

    Le Comité Central du PRCF réunie ce 3 février 2019 a adopté une motion de soutien à Annie Lacroix-Riz, dénonçant ceux qui pour interdire le débat au sein du mouvement syndicale tentent de criminaliser indirectement tous ceux qui, à l’exemple d’Annie, luttent pour le retour à une orientation syndicale combative de lutte de classes et qui refusent l’assujettissement de la Confédération à ces courroies de transmission « syndicales » du MEDEF et de l’UE que sont, en France, la C.F.D.T. et en Europe, la C.E.S.

    Lettre de Annie Lacroix-Riz à Philippe Martinez, 4 février 2019, et annexe sur la nouvelle campagne de Pascal Debay

    Lettre ALR à Philippe Martinez, 4 février 2019, et annexe sur la nouvelle campagne de Pascal Debay

    La motion de soutien du comité central du PRCF

    à Annie Lacroix-Riz

    LE COMITE CENTRAL DU P.R.C.F. APPORTE SON SOUTIEN FRATERNEL A ANNIE LACROIX RIZ, HISTORIENNE EMERITE ET MILITANTE FRANCHEMENT COMMUNISTE, CIBLE D’UNE HONTEUSE ATTAQUE ANTI-COMMUNISTE DIFFAMATOIRE

    Au nom du comité central du PRCF réuni le 3 février 2019, le secrétariat national du Pôle apporte sa pleine solidarité politique et amicale à la camarade Annie Lacroix-Riz, professeur émérite à Paris-VII, historienne connue nationalement et internationalement pour ses recherches en histoire contemporaine, pour son exercice intransigeant de la méthode scientifique en histoire, pour sa dénonciation implacablement argumentée de Vichy et de la collaboration, pour son engagement sans faille contre le négationnisme historique, la fascisation et l’euro-dissolution de la République. Depuis trop longtemps, ces engagements scientifiques et civiques courageux valent à Annie la haine flatteuse des réactionnaires, des falsificateurs de l’histoire et de toute une fausse gauche pataugeant dans l’anticommunisme, l’euro-atlantisme belliciste, le carriérisme, pratiquant l’amalgame odieux « communisme = fascisme » et s’adonnant à une forme d’euro-maccarthysme qui usurpe et dévoie le noble titre d’antifasciste.

    Dans ces conditions, il est scandaleux de constater que certaines officines de « formation » qui se réclament de la confédération CGT pratiquent les amalgames les plus répugnants pour tenter de diffamer et de marginaliser notre camarade alors que, depuis toujours, A. Lacroix-Riz, petite-fille de Benjamin Arbessmann, déporté et assassiné à Auschwitz, est une militante communiste irréprochable, une syndicaliste de lutte présente sur tous les fronts, une ennemie irréconciliable du fascisme, de l’extrême droite et de l’antisémitisme. Au-delà de la personne d’Annie, les diffamateurs veulent torpiller le débat démocratique et le libre échange d’idées au sein de la CGT ; ils veulent aussi criminaliser indirectement tous ceux qui, à l’exemple d’Annie, luttent pour le retour à une orientation syndicale combative de lutte de classes et qui refusent l’assujettissement de la Confédération à ces courroies de transmission « syndicales » du MEDEF et de l’UE que sont, en France, la CFDT, et en Europe, la Confédération européenne des syndicats. Déjà à l’automne 2017, ces mêmes milieux social-maccarthystes (syndicalistes en paroles, mais euro-maccarthystes en pratique !) avaient prétendu exclure des cortèges syndicaux les syndicalistes favorables au Frexit, sordidement assimilés à l’extrême droite par un obscur texte confédéral : amalgame d’autant plus mensonger qu’un nombre croissant de militants CGT se prononcent pour un Frexit PROGRESSISTE ET INTERNATIONALISTE et qu’à l’inverse, Marine Le Pen annonce que la France restera arrimée à l’UE et à l’euro si le RN arrive au pouvoir !

    Alors que toutes les forces de la CGT et de la FSU devraient être mobilisées pour défendre les syndicalistes de classe et les Gilets jaunes réprimés, licenciés, radiés, mutilés, embastillés par l’Etat policier macroniste, par le grand patronat et par sa « justice » de classe, il est extrêmement inquiétant de voir se développer dans la CGT et dans d’autres syndicats les prémices d’une chasse aux sorcières contre les militants jugés trop rouges. Cette orientation de division ne peut qu’affaiblir la CGT, que la pousser encore davantage vers l’euro-réformisme destructeur qui a déjà tant nui à la CGT, aux travailleurs et à la souveraineté de la nation.  

     Certes, le PRCF se réjouit que, prenant acte de la protestation de très nombreux militants, Philippe Martinez ait désavoué les chasseurs de sorcières et qu’il ait adressé une lettre d’excuses publique à Annie ; mais il n’en est que plus scandaleux que, passant outre ce désaveu public, certains milieux pseudo-syndicalistes aient aussitôt contre-attaqué en intensifiant, comme si de rien n’était, la campagne de calomnies contre Annie Lacroix-Riz, et désormais aussi contre Maxime Vivas, administrateur du site Le Grand Soir.

    Plus que jamais le PRCF ripostera, non seulement en soutenant notre camarade, en appelant les organisations franchement communistes, progressistes, antifascistes, à diffuser les écrits historiques d’Annie, en apportant un appui plus résolu encore à la bataille d’idées pour la renaissance du syndicalisme de classe et de masse, mais en invitant un maximum de syndicalistes de terrain à participer fraternellement aux débats sur le Frexit progressiste que le PRCF se propose de susciter et d’organiser dans notre pays.Pour le Comité central du P.R.C.F.

    Léon Landini, président de l’Amicale des anciens FTP-MOI du bataillon Carmagnole-Liberté, Médaille de la Résistance, Officier de la Légion d’honneur, Grand Mutilé de Guerre, président du PRCF –  Pierre Pranchère, anc. maquisard FTPF, anc. député de Corrèze, anc. membre du CC du PCF, anc. député européen, vice-président du PRCF – Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance et combattant des Brigades internationales d’Espagne, responsable de la commission histoire/mémoire de la Revue Etincelles – Georges Gastaud, philosophe, secrétaire national du PRCF, fils de Résistant décoré par la France, la Pologne populaire et les Etats-Unis – Vincent Flament, rédacteur en chef d’Initiative Communiste – Fadi Kassem, membre du secrétariat du PRCF, agrégé d’histoire – Jo Hernandez,responsable de la commission luttes du PRCF – Antoine Manessis, responsable international du PRCF, fils de Résistants communistes – Aymeric Monville, philosophe, éditeur – Annette Mateu-Casado, trésorière nationale du PRCF, fille de Républicains espagnols communistes et résistants – Christophe Pouzat, neurobiologiste, responsable adjoint des relations internationales du PRCF – Jany Sanfelieu, secrétaire à l’organisation du PRCF, fille de combattant républicain de la Guerre d’Espagne – Gilliatt de Staërck, conducteur d’autocar, secrétaire national des JRCF –

    S’associent à cette protestation : Marie-Claude Berge, agrégée d’histoire, Benoit Foucambert, professeur d’histoire-géographie, Marc-Olivier Gavois, professeur d’histoire-géographie ; Gilda Landini-Guibert, agrégée d’histoire


    Scandaleux, Pascal Debay veut orienter la CGT sur les thèses du thuriféraire de Maurras et de l’Action Française, Olivier Dard.

    Oui, Olivier Dard, le genre d'”expert sérieux” et de procureur d’Annie Lacroix-Riz, que sollicite désormais le service public d’information plus volontiers que les historiens puisant leurs analyses aux faits, aux sources, au travail minutieux dans les archives comme Annie Lacroix-Riz. Peu importe le flacond pourvue qu’il déverse de l’anticommunisme…

    Pour qui veut voir ce que c’est que sont les thèses d’Olivier Dard,
    ce défenseur ardent de Charles Maurras et Cie ( ici en “bonne compagnie” gourmée, universitaire et mandarinale ) :
    etc..
    C’est le genre de thuriféraire de l’Europe “de mille ans”, de prêche et de “moraliste intransigeant” qui inspire Debay et à quoi la direction de la CGT semble donc s’associer !

    Retrouvez le dossier consacré aux liens entre Olivier Dard et la droite et l’extrême droite par Olivier Berruyer

    Pour mémoire, Olivier Dard est ce professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Sorbonne, “spécialisé sur l’extrême droite”, qui a écrit une biographie de Charles Maurras.

    Rappelons que Charles Maurras (1868-1952) était un journaliste, essayiste, homme politique et poète français, théoricien du nationalisme intégral. Il a dirigé le journal L’Action française, fer de lance du mouvement Action française, autour de Léon Daudet, Jacques Bainville, et Maurice Pujo. Nationaliste et contre-révolutionnaire, l’Action française prône alors une monarchie héréditaire, antiparlementaire et décentralisée, mais également un antisémitisme d’État et devient le principal mouvement intellectuel et politique d’extrême droite sous la Troisième République. Il soutint le régime de Vichy, ce qui lui valut d’être condamné pour intelligence avec l’ennemi à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale, le 28 janvier 1945. C’était donc un féroce anti-résistant :

    Dans le premier numéro de 1944, Maurras a des voeux limpides : “Nous répétons qu’il doit y avoir à Toulouse comme à Grenoble des têtes de communistes et de gaullistes connus. Ne peuvent-elles pas tomber ? […] L’important est de trier, de juger, de condamner, d’exécuter.”

    C’était aussi un féroce antisémite, délateur régulier, appelant parfois aux meurtres :

    L’édifiant appel de Maurras contre les “menaces” des “hordes juives” en général, et contre Roger Worms en particulier – qui entraînera l’exécution de son père sur la Côte d’Azur 4 jours plus tard, le jour des 10 ans du 6 février 1934 (date avérée par le dossier d’instruction cité, BB/18/7113, 8 BL 441 R, Charles Maurras « Collaborateur »)

    Une polémique a surgi récemment, car Olivier Dard n’a pas écrit le mot “antisémitisme” dans la notice de deux pages que le Ministère de la Culture l’avait chargé de rédiger sur Charles Maurras pour le Grand livre officiel des commémorations (pour les 150 ans de sa naissance – commémoration heureusement annulée depuis). Ceci a fait réagir plusieurs historiens (voir ici) et journalistes :

    La notice officielle rédigée par Olivier Dard pour le Grand livre officiel des commémorations nationales (150e anniversaire de la naissance de Charles Maurras – inscription retirée depuis)

    Le 2 février 2018 sur France Culture, Olivier Dard fait part de son embarras : « Ben, je ne sais pas » pourquoi j’ai oublié ce mot, a-t-il piteusement déclaré (à écouter ici, à 9’40), ajoutant “je ne suis pas au tribunal” :

    Cette grave amnésie a cependant été peu dénoncée dans les médias, à la notable exception de Daniel Schneidermann (source) :

    Pourtant, on peut se demander si un tel “oubli” est véritablement surprenant, venant d’un Historien vraiment très apprécié par… l’Action Française ! (qui existe toujours) Et à qui il rend souvent visite pour y réaliser des conférences. À titre d’exemple, voici un petit échantillon non exhaustif de ce qu’on retrouve sur Internet :

    11 janvier 2014 : petit gueuleton amical après une sympathique visite de la maison et des jardins de Maurras à Martigues. recommandé par l’Action française (Source)

    Finalement, pas encombrant pour tout le monde… (Source)

    6 février 2014 : interview d’Olivier Dard à la Revue de l’Action Française, relayée sur leur site, où il atténue la portée des émeutes du 6/2/1934, et indique qu’il est “nécessaire et légitime de se souvenir des morts” (d’extrême droite) de ce jour-là, qui voulaient attaquer le Parlement (Source)

    16 mai 2014 : dédicace de sa biographie de Maurras par Olivier Dard… à l’Action française (Source)

    16 décembre 2016 : Conférence au Cercle de Flore – à l’Action française… (Source)

    20 janvier 2017 : une conférence sur “Le Rayonnement de l’Action française à l’étranger” au Cercle Charles Maurras – à l’Action française… (Source)

    1er février 2017 : Reprise par le site de l’Action française de l’interview d’Olivier Dard accordée au Cercle Henri Lagrange (ancien Secrétaire général des étudiants de l’Action française) (Source)

    5 mai 2017 : reprise par l’Action française d’une interview d’Olivier Dard (Source)

    (Tout frais…) 5 février 2018 : reprise d’une interview d’Olivier Dard, indiquant que “Maurras est représentatif de notre histoire” (Source)

    On rappellera également une certaine tendance d’Olivier Dard à tenter de réhabiliter les individus au comportement très douteux durant la guerre, comme ici Bertrand de Jouvenel :

    Petit rappel sur le parcours de ce journaliste durant les années 1930 (source : les deux livres de Philippe Burrin La Dérive fasciste . Doriot, Déat, Bergery 1933-1945, et Fascisme, Nazisme, Autoritarisme) :

    Début 1936, il sollicite une interview d’Hitler auprès de son ami Otto Abetz (proche de Pierre Drieu la Rochelle, il œuvra entre 1934 et 1939 à la constitution et au renforcement en France du Comité France-Allemagne ; il sera nommé par Hitler ambassadeur d’Allemagne à Paris pendant la Seconde Guerre mondiale) :

    Interview d’une rare complaisance qu’il finit par obtenir (et que vous pourrez lire ici, ou ) (source) :

    L’interview très complaisante d’Hitler par De Jouvenel, une semaine avant l’entrée des troupes allemandes en Rhénanie

    Sa fascisation se poursuivit au cours des années 1937-1938 – avec son adhésion au PPF de Jacques Doriot :

    Cela se poursuit en 1940 :

    Bref, il était donc temps qu’Olivier Dard s’essaie à la “réhabilitation” de Bertrand de Jouvenel…

    Mais bon, tout va bien, M. Dard travaille actuellement sur Brasillach, pour changer un peu des collabos… (source)

    Sujet du bac : “est-il possible de comprendre les années 30 sans réédition grand public de Brasillach ?” (qui doit évidemment pouvoir se trouver en bibliothèque pour les historiens, ça n’a pas à être censuré…)

    Attention cependant : rééditer les œuvres de tels individus pour le grand public, c’est “pour l’Histoire”, et “pour lutter contre le complotisme”…

    Cependant, ma question finale sera : “pourquoi ne réédite-t-on presque jamais des œuvres remarquables de résistants, qui aident tout autant – sinon bien mieux – à comprendre l’époque ?” (et que j’ai un mal fou à trouver…)

    Je citerais simplement le remarquable : Veni Vidi Vichy… et la suite du diplomate Raymond Brugère (ambassadeur de France en Yougoslavie en 1940), non réédité depuis… 1952 !

    La démission immédiate de Brugère le jour même de la demande d’armistice de Pétain…

    Alors nos éditeurs étant occupés à rééditer Céline, Maurras, Brasillach and co, je vous signale que vous pouvez télécharger ce remarquable livre ici

    Complément :

    Le 7 avril 2018 se tiendra le colloque de l’Institut Iliade : (“La repentance ? Basta”) “Soyons fiers d’être Européens !” :

     

    annoncé par cette vidéo édifiante :

    On pourra y croiser… Olivier Dard :

    On sera donc dans la droite ligne de celui de 2016, avec Renaud Camus

    Suite :

    Le 19 avril 2018, Olivier Dard a encore démontré son “extrême violence” contre Maurras dans le Figaro :

    Il ajoute dans le Monde le même jour :

    Eh oui, Maurras n’a pas été remplacé – et c’est tant mieux…

    On a d’ailleurs appris qu’Olivier Dard avait de claires visées politiques :

    (article édité le 25/4/2018)

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Janvier 1919 / janvier 2019

    HONNEUR A ROSA LUXEMBURG, A KARL LIEBKNECHT

    ET A L’IMMORTELLE INSURRECTION SPARTAKISTE DES PROLETAIRES ALLEMANDS.

    Janvier 1919 / janvier 2019  HONNEUR A ROSA LUXEMBURG, A KARL LIEBKNECHT ....

    Déclaration du PRCF, 14 janvier 2019

     

    Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, chefs de file du prolétariat allemand, opposants de la première heure à la boucherie impérialiste de 14/18, figures éminentes du prolétariat mondial, cibles permanentes des sociaux-traitres de la IIème Internationale, fondateurs avec Lénine et Clara Zetkin de l’Internationale communiste en gestation, étaient assassinés par les « Corps francs » préfascistes lancés à leurs trousses par Ebert et Noske, les dirigeants alors au pouvoir du SPD. L’écrasement sanglant de l’insurrection spartakiste et la répression anticommuniste, annonçaient clairement la fascisation ultérieure de l’Allemagne et du continent européen, la marche vers une nouvelle guerre impérialiste mondiale et l’isolement durable de la jeune Union soviétique sur la scène mondiale.

    Lénine, qui avait maintes fois polémiqué durement avec Rosa, mais qui n’en avait pas moins une grande estime pour la théoricienne marxiste, pour la dirigeante indomptable, pour la personnalité attachante et pour la combattante héroïque, écrivait alors ces lignes fameuses :

    « Il arrive parfois que les aigles volent plus bas que les poules, mais les poules ne parviendront jamais à s'élever à la hauteur des aigles. En dépit de ses erreurs, elle fut - et elle reste pour nous - un aigle. Et non seulement sa mémoire sera toujours conservée précieusement par les communistes du monde entier mais sa biographie et ses œuvres complètes (…) serviront de leçon utile pour la formation de plusieurs générations de communistes dans le monde entier». (Note d'un publiciste, fin février 1922).

    Quoique invariablement situés du même côté de la barricade anti-impérialiste, anti-opportuniste et antirévisionniste, Lénine et Rosa se sont en effet confrontés durement, quoique fraternellement, sur plusieurs questions stratégiques. Que ce soit sur la question nationale, où Lénine reprochait à la Polonaise Rosa de sous-estimer l’importance du « droit des nations à disposer d’elles-mêmes » (alors qu’il convient d’associer l’émancipation sociale à la défense anti-impérialiste des nations opprimées), que ce soit sur la question du Parti communiste de combat et de sa nécessaire discipline (Rosa et Karl ont payé de leur vie le retard des gauches allemandes à s’organiser en dehors du SPD et leur fidélité organisationnelle prolongée à un parti irréversiblement dénaturé) ou que ce soit sur les rapports dialectiques entre mouvement spontané des masses (soviets d’ouvriers et de soldats) et organisation centralisée du parti prolétarien (deux dimensions que la Révolution russe a su articuler et sans lequel il n’y aurait pas eu la victoire d’Octobre 1917), il y eut confrontation théorique constante. Mais pour finir, Rosa et Karl qui, il est vrai, avaient passé l’essentiel de la guerre derrière les barreaux du Deuxième Reich, appuyèrent chaleureusement la révolution prolétarienne russe et rallièrent les efforts de Lénine pour fonder une nouvelle Internationale communiste, totalement indépendante de la IIème Internationale corrompue et totalement enlisée dans l’union sacrée avec les alliances impérialistes sanguinaires.

    C’est pourquoi en ce 100ème anniversaire de la Révolution spartakiste, tous les vrais communistes rendent hommage à Rosa et à Karl

    • En fustigeant les dirigeants de la social-démocratie qui, partout et toujours, ont nourri l’anticommunisme, la contre-révolution, l’antisoviétisme, les guerres coloniales et impérialistes, en se cachant derrière l’hypocrite paravent de « la » démocratie (pour la bourgeoisie !) et des « droits de l’homme » (… bourgeois à exploiter autrui) ; plus que jamais que retentisse et que s’élargisse l’héroïque appel lancé par Liebknecht en 1914, « l’ennemi principal est dans ton propre pays », cette oligarchie qui travestit en « patriotisme » la défense des intérêts du grand capital ; honte à ceux qui aujourd’hui, brandissent leur étiquette « communiste » ou « syndicaliste » pour prôner l’ « union de la gauche » avec le PS maastrichtien et avec ses surgeons à la Hamon, ou qui vendent aux syndiqués l’introuvable « Europe sociale », c’est-à-dire un empire entièrement tourné contre les droits sociaux, contre le socialisme, contre le peuple russe et contre les souverainetés nationales ; 
    • En appelant les travailleurs salariés et les communistes d’Allemagne et de France à renforcer leurs liens combatifs, comme ce fut trop brièvement le cas à l’époque des appels communs de Thorez et de Thälmann, face à l’Axe prédateur Paris/Berlin et à la mortifère UE supranationale arrimée à l’OTAN ;
    • En combattant les guerres et les ingérences impérialistes en cours, que ce soit en Afrique, au Proche-Orient ou aux frontières de la Russie : ni empire européen dominé par la « Grande Allemagne » victorieuse de la RDA, ni « Françafrique » déstabilisant sans fin l’Afrique et le Proche-Orient ;
    • En appelant les travailleurs et les communistes à une solidarité de combat avec les militants du mouvement populaire réprimés (Gilets jaunes de France, syndicalistes de lutte…), mais aussi tous les communistes d’Europe de plus en plus persécutés par les pouvoir fascisants de l’UE, notamment en Pologne, où le KPP est menacé de délégalisation dans la honteuse indifférence de tant de « progressistes » européens.
    • En restant fidèles à la passion pour la vie de Rosa dont tous les écrits théoriques et toutes les lettres de prison témoignent qu’elle avait pressenti la nature exterministe du capitalisme-impérialisme moderne et qu’elle avait mille fois raison de clamer, après Engels, que notre époque doit et devra nécessairement choisir entre « socialisme et barbarie ».
    • En reprenant à notre compte les dernières lignes de l’ultime article de Rosa Luxemburg, L’Ordre règne à Berlin : « Votre « ordre » est bâti sur du sable. Dès demain la révolution « se dressera à nouveau avec fracas » proclamant à son de trompe pour votre plus grand effroi : J’étais, je suis, je serai »

    Honneur à Rosa Luxemburg et à Karl Liebknecht qui restent des exemples pour l’ensemble des travailleurs et des jeunes intellectuels politiquement conscients. Que le nom de Spartakus, égalant le prestige mondial du chef de file des esclaves insurgés contre l’oligarchie romaine, brille à jamais au ciel étoilé des grands révolutionnaires !

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •   Réponse d'Annie Lacroix-Riz à une attaque inqualifiable de la direction de la CGTAnnie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7

    Le Pecq, le 10 janvier 2019

     

    J’ai été avisée, le 9 janvier 2019 d’une attaque nominale lancée contre moi par une fiche anonyme, à l’en-tête officiel de la CGT, intitulée  :

    À la fin d’un paragraphe intitulé « Plusieurs exemples de publications liées à l’extrême droite », je suis ainsi désignée, pour avoir été interviewée ‑‑ comme mon excellente et vaillante collègue belge Anne Morelli, qui a lutté contre les guerres impérialistes contre la Yougoslavie et l’Irak et s’est rendue sur place en pleins bombardements ‑‑ par :

    Notons que même Wikipédia (voir ci-dessous) rend compte de façon factuelle de ce documentaire de 2004 de Béatrice Pignède, décédée en 2015, dans les termes suivants : « Son documentaire Propagande de guerre, propagande de paix en 2004 fait intervenir notamment deux historiennes Anne Morelli et Annie Lacroix-Riz, comparant les thèmes de propagande lors de la guerre en Irak avec ceux développées lors d'autres conflits. » (https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9atrice_Pign%C3%A8de ) Naturellement, je n’ai rien à retrancher de ce que j’ai déclaré dans cette interview, et je ne suis responsable à aucun titre de l’évolution politique de cette journaliste, qui avait été exclue de la télévision pour esprit critique, que je ne connaissais que comme telle, et que je n’ai pas revue depuis 2005.

    Le document accusateur de la CGT semble avoir été établi à l’usage de la formation de ses cadres, supposés conduire, grâce aux préceptes ainsi dispensés, une efficace lutte idéologique « contre l’extrême droite ».

    Je serais donc « rouge brune », ainsi qu’il ressort de mon compagnonnage de septembre 2018 avec nombre d’amis et camarades qui sont l’honneur du mouvement ouvrier et des intellectuels progressistes? https://www.youtube.com/watch?v=CRvwFM8A1-4

    L’amalgame

    Le texte de la CGT est inspiré par le même esprit de terrorisme intellectuel que celui du Decodex du Monde, des Check News (en anglais, naturellement, langue maternelle des intéressés) de Libération et de leurs surgeons multiples de divers organes de « grande presse ». Il fleure également bon,

    ‑‑ d’une part, la détestable fiche Wikipédia, cas fréquent, la mienne comprise (voir lien ci-dessus), rédigée par des scripteurs d’extrême droite. Ceux-ci ont définitivement interdit de séjour tout « discutant » de bonne foi qui osait contester ma mutation en fascisto- négationniste (les amateurs de « discussion » sur ce site peuvent essayer de contester le contenu de ma fiche, ils en comprendront d’emblée les méthodes), et,

    ‑‑ d’autre part, la littérature de la mouvance prétendument « antifasciste ». Mouvance extrêmement hétéroclite, puisque s’y retrouvent des conservateurs ou réactionnaires de la « Nouvelle » ou de l’« Ancienne » droite, tel Pierre-André Taguieff, aux côtés de  membres du parti socialiste ou directement utilisés par ses organisations, tel Rudy Reichstadt, « lancé » par le ministère de l’éducation nationale sous la présidence Hollande, et qui a déjà mené contre moi une campagne ignominieuse me taxant de « conspirationniste », au motif que j’aurais inventé une « synarchie » qui n’existe pas, comme l’écrit mon collègue Olivier Dard, professeur à Paris 4, et conférencier favori de l’Action française (voir le document ci-joint « Lettre ouverte à mes amis de l’UJRE sur une curieuse invitation, samedi 10 mars 2018 »).

    Je signale pour mémoire que la « fiche n°17 » fustige Maurras, « Maître » dont Olivier Dard vante les mérites en tout lieu, manifestement sans choquer l’historiographie dominante issue de l’Institut d’études politiques, qui a cautionné sa fiche de commémoration du centenaire de Maurras et a été fort fâchée de la renonciation à la publication, devant l’ampleur du scandale. Mes camarades du PRCF savent d’ailleurs que cet universitaire avait été invité (mais pas moi) il y a quelques mois à Montreuil, municipalité dirigée par le PCF, à un « débat » sur l’extrême droite, à laquelle il appartient : c’est un Montreuillois qui m’en a informée, information qui nous a permis de réagir à cette invitation unilatérale.

    L’épisode de la tentative de commémoration de Maurras est conté ici : « Apparences et réalités de la commémoration de Charles Maurras », paru les 15-17 mai 2018 sur le site Lescrises.fr, https://www.les-crises.fr/de-charles-maurras-a-son-biographe-olivier-dard/

    https://www.les-crises.fr/apparences-et-realites-de-la-commemoration-de-charles-maurras-2e-partie-une-commemoration-celebration-par-un-biographe-faisant-lunanimite-des-historiens-du-consensus/

    https://www.les-crises.fr/de-lurgence-de-la-reedition-des-collabos-au-role-du-haut-comite-aux-commemorations-nationales-de-2011-a-2018/

     

    La littérature qui me qualifie de « rouge brune », à l’exemple de la « fiche n° 17 » de la CGT, est toujours caractérisée par l’amalgame entre, d’une part, la droite et l’extrême droite, et, d’autre part, la vraie « gauche », c’est-à-dire celle qui se bat pour la suppression du capitalisme, but officiel initial, à ma connaissance, de la CGT, longtemps maintenu.
    La fraction « européiste » de la Confédération ne supporte plus la gauche qui récuse l’orientation de la Confédération européenne des syndicats, à laquelle elle appartient depuis l’ère Thibault. Elle juge aussi intolérable la mise en cause de l’orientation « occidentale », adhésion à l’OTAN incluse, qui viole pareillement toutes les traditions de lutte et d’analyse de la CGT-CGTU.

    Il s’agit du même amalgame que celui qui a eu cours dans l’entre-deux-guerres, et qui a conduit ses initiateurs à la collaboration (de classe puis tout court), alors que ses victimes ont compté parmi les héros, français et étrangers, de la Résistance :

     

    je renvoie pour cette comparaison à mon ouvrage De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2008, 408 p., et à la contribution « La défaite de 1940 : l’interprétation de Marc Bloch et ses suites », au colloque Marc Bloch, Rouen, 8-10 février 2012 ». Cette dernière figure dans le récent ouvrage de 2015, Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants, 1939-1949, Montreuil, Le Temps des cerises, 2015, 250 p., épuisé, mais qui sera réédité chez Delga. Ces travaux montrent, pièces d’archives à l’appui, l’opposition entre syndicalisme de lutte et syndicalisme de collaboration de classe, opposition particulièrement nette à la fin des années 1930 préludant à la guerre générale.

    La russophobie

    Notons avec intérêt que la CGT, dans ses documents de « formation » des cadres, désigne à la vindicte les ennemis russes de la France ‑‑ ce qui nous ramène au temps où René Belin, second de Jouhaux et promis à sa succession, et futur « ministre du Travail et de la Production industrielle » dissolvant la CGT par décret, le 10 novembre 1940, hurlait « Sus aux Russes » et « À bas les Sénégalais de Staline » avec les siens. Ceux-ci le suivirent sous l’Occupation et bénéficièrent d’énormes prébendes étatiques et patronales après l’abrogation de la CGT (voir mes ouvrages Industriels et banquiers français sous l’Occupation, Paris, Armand Colin, 2013, 816 p., et Les élites françaises, 1940-1944. De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine, Paris, Dunod-Armand Colin, 2016, 496 p., index Belin).

    La Russie de Poutine offrirait l’exemple-type de la distribution d’argent étranger irriguant une information malhonnête et tronquée. La CGT n’a, à ma connaissance, jamais protesté contre ce qui caractérise l’information d’aujourd’hui, c’est-à-dire la gigantesque influence, financière et idéologique, dont disposent les États-Unis et toutes les institutions qu’ils contrôlent pour corrompre l’information en général et nos « élites » journalistiques en particulier. Il est parmi elle nombre de spécimens des French-American Young Leaders, qui ont remplacé la grossière propagande de Guerre froide d’après-guerre du Reader’s Digest par une intoxication « française » à flots continus. Ne manquez pas, je vous prie, d’en consulter la liste instructive, https://frenchamerican.org/young-leaders/earlier-classes/

    Alors, par exemple, je suis également nazie parce que j’ai été accueillie plusieurs fois sur le site Les.crises, dont le responsable, Olivier Berruyer, est harcelé par les chouchous des médias – telle Cécile Vaissié, dont l’ahurissant ouvrage Les réseaux de Poutine en France (2016), a bénéficié d’un écho énorme, de la gauche « Médiapart » à l’extrême droite ‑‑ et qui est accusé par ces mêmes médias de répandre des « fausses nouvelles » (Fake News, c’est mieux) et de se soumettre aux diktats d’un Poutine prêt à fondre sur la France?

    Alors, par exemple, je suis également nazie parce que, jamais invitée sur le service public de télévision quand Frédéric Taddeï y animait une émission, j’ai été invitée par lui à participer à une émission de « débat » (d’indéniable débat) sur l’extrême droite, sur RT, le 17 octobre 2017 : https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire/54680-interdit-dinterdire-montee-nationalismes-droites-extremes-retour-annees-30; https://www.youtube.com/watch?v=Csu-lbTum8k .

    J’y ai figuré aux côtés de Thomas Guénolé, aujourd’hui traité par LREM en délinquant, https://francais.rt.com/france/57708-il-y-a-pire-que-ceux-qui-tabassent-aurore-berge-saisit-justice-contre-cadres-insoumis ? Après la saisie gouvernementale de tous fichiers et adresses de LFI, démarche exorbitante des droits et libertés des citoyens qu’on avait peu vue mise en œuvre depuis la répression anticommuniste 1° de 1939-1940, sous la pression explicite de Berlin (voir De Munich à Vichy) et 2° des années 1950, sous la pression explicite de Washington, on passe à la case prison pour subversion? Avec les approbations et encouragements de la CGT contre ces « rouges-bruns »? J’assure ce politiste de toute ma solidarité.

    Je profite aussi de l’occasion pour rendre hommage au grand politiste-historien progressiste américain, William Blum, ancien du Département d’État et honnête homme, qui a, à partir de 1967, mis sa vie (en ruinant sa carrière) au service de la vérité sur l’impérialisme américain, et qui vient de mourir. Je recommande vivement à mes correspondants la lecture des Guerres scélérates, Lyon, Parangon,‎ 2004 (Killing Hope: U.S. Military and CIA interventions since World War II, Monroe, Maine, Common Courage Press, 2003, édition complétée de son ouvrage essentiel, The CIA: A Forgotten History, Londres et New Jersey, Zed Books, 1986). Ils connaîtront ainsi mieux le principal corrupteur de la planète de l’après-Deuxième Guerre mondiale. Rouge-brun, aussi, feu William Blum?

    Mon éditeur, ami et camarade Aymeric Monville serait aussi un « rouge-brun » pour avoir sur RT Royaume-Uni exposé clairement et honnêtement depuis octobre 2018 la transformation du présent régime en dictature de droite, puis les développements du mouvement social en cours? Qu’il soit également assuré de mon soutien :

    https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/giletsjaunes-notre-camarade-aymeric-monville-explique-la-situation-sur-russia-today-international/

    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/video-prcf-russia-today-francais-attaches-aux-refus-de-lamericanisation-aymeric-monville/

    https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/le-bilan-de-lannee-macronique-par-a-monville-et-rt-video/

    Historienne marxiste et communiste

    Je rappelle à mes lecteurs et correspondants que je compte parmi les rarissimes historiens marxistes de France, et, horresco referens, communistes en sus. Nul n’a jamais pu trouver dans un mes écrits ou une mes interventions la moindre complaisance pour le fascisme et le racisme.

    Je me permets à cet égard de renvoyer à la liste de mes travaux, qu’ils trouveront sur http://www.historiographie.info/cv.html et sur le texte ci-joint (CV de mes travaux).

    Y figure notamment mon ouvrage en relecture, consacré à La non-épuration, particulièrement éclairant, je crois, sur l’appareil d’État, notamment policier et judiciaire, qui, après la Libération, a été chargé de rétablir un total statu quo, de gommer la Collaboration des plus grands coupables, et de bafouer, à un degré qu’il est difficile d’imaginer, les anciens résistants, morts ou survivants. Lesquels avaient été en majorité des militants, français et étrangers, du PCF et de la CGTU, puis de la CGT réunifiée, puis de la CGT clandestine de Frachon et Costes. Cet ouvrage sera dédié aux FTP-MOI (et je pense particulièrement à mon cher ami et camarade Léon Landini, lutteur infatigable) et au grand magistrat Paul Didier, honneur unique d’une « Magistrature déshonorée », pour reprendre le titre d’un ouvrage de Virginie Sansico (La justice déshonorée 1940-1944, Paris, Tallandier, 2015).

    J’ai par ailleurs, par mes travaux sur la CGT dans l’après-guerre, objet d’une thèse d’État, seule thèse d’État consacrée à ce sujet, et par de nombreux autres travaux, relatifs aux années 1930-1950, montré mon attachement au mouvement syndical et mon admiration pour la CGT combative des Frachon, des Costes et des Croizat : « CGT et revendications ouvrières face à l’État, de la Libération aux débuts du Plan Marshall (septembre 1944-décembre 1947). Deux stratégies de la Reconstruction », 4 vol. (2 de texte: 1215 p., 2 de notes: 978 p. + table des matières, index et errata), thèse d’État soutenue à l’Université de Paris I, le 7 novembre 1981. Jury: J. Bouvier, J.-M. Mayeur, A. Prost, R. Trempé, C. Willard. Cette thèse a été publiée en deux ouvrages: La CGT de la Libération à la scission (1944-1947), Paris, Éditions Sociales, 1983, 400 p., et Le choix de Marianne: les relations franco-américaines de 1944 à 1948, Paris, Éditions Sociales, 1986, 222 p., qui va faire l’objet, en 2019, d’une réédition chez Delga. Sans oublier, et il est d’autres contributions, Scissions syndicales déjà mentionné, et Aux origines du carcan européen, 1900-1960. La France sous influence allemande et américaine, Paris, Delga-Le temps des cerises, réédition augmentée, 2016, 165 p., où j’évoque les prestations comparées, dans les années 1950, du syndicalisme de connivence, sous stricte tutelle patronale, étatique et américaine, et de la CGT de Frachon alors résolument anti-« européiste ».

    La direction de la CGT s’est, à cette date, sa position sur le mouvement social en cours le démontre avec éclat, ralliée à une conception du syndicalisme que ses refondateurs de la Libération, les lutteurs de la CGTU, ont combattue pendant leurs longues décennies d’honneur (pas d’honneurs) : elle a abdiqué ses traditions, et classerait aujourd’hui ses anciens chefs, héros de la Résistance intérieure, parmi les communistes qu’elle ose qualifier de « rouges-bruns ». Léon Landini aussi?

    Il ne s’agit évidemment pas la première attaque contre moi : mes correspondants et les habitués de mon site ont été informés de nombreux autres assauts, et ont eu à plusieurs reprises, je les en remercie à nouveau, l’occasion de me soutenir contre d’autres assaillants, de fausse gauche, de droite et d’extrême droite (« Ukrainiens » cléricaux compris).

    Je ne cache pas cependant ma sidération et mon indignation de ce que la direction de la CGT, Confédération au service de laquelle j’ai encore récemment, contre les insupportables prétentions des héritiers de Louis Renault (2011-2014), mis mon travail d’historienne, ait eu l’audace de me classer à l’extrême droite. Témoignent de ce travail au service de la science historique et du mouvement ouvrier les articles:

       http://www.historiographie.info/renaultcharst.pdf et   http://www.historiographie.info/mediapart0711.pdf

    (sans oublier Industriels et banquiers français sous l’Occupation, Paris, Armand Colin, 2013, 816 p., où Renault occupe une place notable, et les luttes ouvrières un chapitre entier, le 10).

    La CGT, dont j’ai été membre précoce de l’Institut d’histoire sociale, m’en a chassée sans tambours ni trompettes, à la fin des années 1990, dans la discrétion nécessaire à l’arrivée, prévue en vue d’adhésion imminente à la Confédération européenne des syndicats, de Bernard Thibault : non pas parce qu’elle me trouvait « brune », mais parce qu’elle me trouvait beaucoup trop « rouge ».

    Sollicitant avec succès d’autres historiens plus conformes à ses nouvelles conceptions de l’histoire socio-économique (et qui apprécient légitimement de se voir reconnus et honorés par les représentants les plus éminents de la classe ouvrière et des salariés de France), elle m’a systématiquement effacée, dans des conditions qui seraient comiques si elles n’étaient honteuses, de ses bibliographies et de ses colloques : notamment, en 2013, d’un colloque sur Croizat, pour lequel elle a invité des historiens dont aucun n’avait jamais travaillé sur Croizat, un des personnages importants de ma thèse sur la CGT, scandale étendu à Michel Étiévent, auquel j’ai réagi, en vain (texte joint sur la réplique piteuse de l’IHS à propos de ce seul dernier, sans réponse à ma propre protestation).

    La CGT est désormais passée, avec ce document censé « former » ses militants responsables, à la charge ouverte, absolument inqualifiable. J’ai naturellement l’intention d’interroger Philippe Martinez, ancien militant et responsable CGT de Renault, sur les raisons de cet affront anonyme, et de mettre au défi la direction de la Confédération de trouver une déclaration ou un écrit de ma part qui ait pu donner lieu à cette accusation infamante.

    Je remercie par avance tous mes correspondants de diffuser au maximum cette adresse de protestation. J’ai besoin de leur soutien contre une initiative qui s’inscrit dans une entreprise de destruction et de criminalisation de la gauche, la vraie, et de l’histoire scientifique et indépendante des financements des puissants, français ou étrangers.

    Cette dernière sera assurément sévère sur le changement de camp (que nous savons tous momentané, si durable qu’il ait été) de la vieille Confédération.

    Annie Lacroix-Riz le jeudi 10 Janvier 2019

     

    Documents annexes:

    1. La « FICHE N° 17/ Extrême droite et médias - campagne contre l’extrême droite - CGT »     Page 1 et 2   

    2. Lettre ouverte à mes amis de l’UJRE  (Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide) sur une curieuse invitation, samedi 10 mars 2018

    3. Curriculum vitae d’Annie Lacroix-Riz (Décembre 2018)

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • 10 novembre 1918: le drapeau rouge flotte sur Strasbourg

    Depuis le traité de Francfort entre l'Allemagne et la France vaincue, l'Alsace et la Moselle sont sous la domination de l'empereur Guillaume II de Hohenzollern. De ce fait, durant la Première Guerre mondiale, Alsaciens et Mosellans en âge d'être soldats vont combattre pour l'Allemagne.

    Le 29 octobre 1918, les marins des navires de guerre de la base de Kiel refusent d’aller mourir pour "l’honneur" des officiers. C’est le début des mutineries de Kiel et d’un processus révolutionnaire dans toute l’Allemagne. Et parmi ces marins insurgés de Kiel, beaucoup sont originaires d’Alsace-Moselle. Aussi, ils réquisitionnent un train pour rentrer chez eux.

    En Allemagne, à Stuttgart, le 4 novembre, un conseil ouvrier, constitué après une grève générale, se déclare prêt à signer la paix au nom du Wurtemberg. Le 6 novembre, des conseils d’ouvriers et de soldats contrôlent Kiel, Lübeck, Brunsbüttel, Hambourg, Brême et Cuxhaven. A Munich, le 7 novembre, les points stratégiques sont pris sans rencontrer de résistance. Le lendemain, le conseil d’ouvriers, de paysans et de soldats proclame la "République socialiste de Bavière" ; le roi Louis III prend la fuite. Le 9 novembre, le soulèvement gagne Berlin où les Spartakistes proclament la "Libre République Socialiste d’Allemagne".

    Le train des Alsaciens-Mosellans insurgés est arrêté à Khel, de l'autre côté du Rhin et face à Strasbourg. Un poste de soldats fidèles à l'empereur garde l'entrée du pont. Leur officier fait ouvrir le feu: un insurgé est tué et plusieurs autres sont blessés. Mais ses camarades, avec des ouvriers allemands, s'emparent de la ville allemande, du pont et traversent le Rhin.

    Dans Strasbourg, le 8 novembre, apprenant la proclamation de la République socialiste de Bavière, des manifestants, civils et soldats, se rassemblent sur la place Kléber. Des dizaines d’officiers allemands sont dégradés en public. Les marins insurgés sont accueillis dans l'enthousiasme.

    Sur le front des Vosges, soldats allemands et français fraternisent et manifestent avec le drapeau rouge. A Saverne, les soldats se mutinent. Soldats et ouvriers organisent des conseils révolutionnaires à Haguenau, Colmar, Mulhouse, Sélestat, Saverne, Guebwiller, Metz, Schiltigheim, Bischwiller, Molsheim, Erstein, Neuf-Brisach, Thionville, Sarreguemines. Les mines sont occupées à Knutange. A Algrange, Hagondange, Rombas, des grèves sauvages éclatent.

    A Colmar le Conseil des ouvriers et des soldats siège à la mairie, et le futur Feldmaréchal Rommel viendra s’y plaindre des vexations dont sont victime ses officiers. A Metz, le Conseil siège également à l’hôtel de ville sur lequel flotte un drapeau turc dont on a passé le croissant au minium pour en faire un drapeau rouge.

    Les conseils de travailleurs et de soldats se multiplient à Strasbourg. Ils revendiquent la liberté de presse et d’expression, la levée de la censure sur le courrier, le droit de manifester. Une trentaine de commissions organisent la vie quotidienne (transport, finances, ravitaillement, démobilisation, justice, amnistie des déserteurs, etc) et toutes les marques d’autorité comme les insignes et les grades sont supprimés. La ville se hérisse de drapeaux rouges dont l’un flotte sur la flèche de la cathédrale. Sur les affiches qui couvrent les murs de Strasbourg, on peut lire: "Nous n’avons rien de commun avec les Etats capitalistes ; notre mot d’ordre est : Ni Allemands, ni Français, ni neutres. Le drapeau rouge a triomphé. " La "République socialiste de Strasbourg" est proclamée le 10 novembre 1918.

    Pour la bourgeoisie, le mot d’ordre devient "Plutôt Français que rouge".

    Jacques Peirotes maire social-démocrate de Strasbourg, écrit secrètement au grand quartier général français et demande aux généraux de "hâter leur arrivée à Strasbourg, la domination des rouges menaçant de prendre une fin tragique".

    Son appel est entendu. Les troupes françaises, qui ne devaient prendre l’Alsace que le 25 novembre, se précipitent. Le 17 novembre, elles contrôlent Mulhouse. Le 22 novembre, c’est Strasbourg. Le drapeau tricolore flotte sur la cathédrale. Le palais de Justice, où se tenaient les réunions des conseils, est investi. Les organisations ouvrières sont placées sous contrôle militaire. Tous les décrets sociaux sont annulés. Le militarisme français remplace le militarisme prussien. La bourgeoisie retrouve se posture et ses privilèges qu'elle détenait sous Guillaume II.

    source: Le blog de Roger Colombier (4/11/2018)

     

    video: quand le drapeau rouge flottait sur la cathédrale (La République des soviets à Strasbourg, 1918)

     

    En novembre 1918, après l’offensive de l’armée française renforcée par l’arrivée des troupes américaines, la débâcle allemande devenait inéluctable. Pour sauver l’honneur du Reich, les amiraux de la marine allemande, ancrée dans les ports de Kiel et de Wilhelmshafen, décidèrent d’engager un dernier combat, perdu d’avance, contre les navires anglais. Mais les marins ne voulurent pas mourir pour rien ; le 3 novembre ils se révoltèrent et le drapeau rouge flotta bientôt sur tous les navires. La contagion révolutionnaire se répandit rapidement à Hambourg, Brême, Cologne, Munich et Berlin, ce qui contribua à la chute de l’Empire et à l’instauration de la première République en Allemagne. Les marins de Kiel, en grande partie alsaciens, revinrent alors au pays animés d’un fort sentiment révolutionnaire. Entre le 8 et le 22 novembre, jour de l’arrivée des troupes françaises à Strasbourg, des conseils de soldats et d’ouvriers furent constitués par les marins dans les principales villes d’Alsace, non pas pour garder celle-ci dans le giron d’une Allemagne impérialiste et vaincue, mais bien pour la soustraire au capitalisme français et la maintenir dans une Allemagne qui serait révolutionnaire et internationaliste… Mais l’Histoire en décida autrement. Documentaire de 2009 écrit et réalisé par Jean-Noël Delamarre

    source: https://www.youtube.com

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique