• Libération du camp d’extermination d’Auschwitz : occulter le rôle de l’armée rouge dans la libération du camp c’est abîmer la mémoire des peuples et les désarmer....(IC.fr-27/01/20)Il y a 75 ans, enfonçant la Wehrmacht sur l’ensemble du front oriental, l’ ouvrière et paysanne progressant vers Berlin libérait le camp d’extermination d’ : elle assura aux malheureux très rares survivants, agonisants (la quasi-totalité du camp avait été évacué et les survivants « valides » évacués par les hitlériens dans les « Marches de la Mort »), tout l’appui possible et donna à la découverte des horreurs de la politique d’extermination de l’impérialisme allemand une publicité considérable. Ce fut un symbole majeur du rôle libérateur de l’Armée rouge dans une Pologne ravagée.

    Or les cérémonies prévues à Auschwitz en présence de chefs d’Etat de plusieurs pays « occidentaux » ignoreront sciemment la contribution centrale à la défaite du Troisième Reich de l’U.R.S.S., qui perdit 30 millions des siens durant la Deuxième Guerre mondiale. Or, comme chacun l’a su en 1945 et pendant les décennies suivantes, c’est la victoire militaire de l’ qui a empêché la « solution finale » qui attendait l’ensemble des juifs de la Terre si l’Allemagne hitlérienne venait à gagner la guerre. Scandaleusement, les représentants de la Russie ne sont pas invités à ces cérémonies : ils l’ont été en Israël, où la Pologne a refusé de se rendre, mécontente de voir souligner le rôle des antisémites polonais comme « auxiliaires » de la destruction des juifs. Une fois de plus, l’essentiel pour les dirigeants occidentaux, n’est pas de commémorer le martyre des millions de juifs exterminés par les nazis, ni de rendre hommage aux sacrifices des vainqueurs soviétiques et non-soviétiques du Troisième Reich, mais d’entretenir l’ d’Etat et de cultiver une russophobie revancharde qui n’est pas sans rapport avec les préparatifs militaires de l’OTAN, via notamment des grandes manœuvres imminentes et d’une importance exceptionnelle, à l’encontre de la Russie actuelle, si « dé-soviétisée » soit-elle. Et ce, alors que commence une campagne de la réaction polonaise et lettonne sur « l’occupation » criminelle de l’URSS en 1944-1945.

    Comment ne pas faire le lien entre cette attitude négationniste et le fait que le Parlement européen, toutes tendances confondues hormis les eurodéputés « insoumis » français et les parlementaires communistes grecs et portugais, a voté une résolution honteuse le 19 septembre 2019 : cette motion liberticide renvoie scandaleusement dos à dos (au nom de l’antitotalitarisme qui plus est !) le IIIème Reich génocidaire et son principal vainqueur, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, justifie l’interdiction des partis communistes d’ orientale (Pologne, Pays Balte, Ukraine…), ne dit mot de la présence de nostalgiques revendiqués du fascisme (à l’image du ministre letton de la Défense Artis Pabriks affirmant que « la Waffen SS est la fierté de la Lettonie), violemment antisémites, à la tête de plusieurs pays européens et réclame la proscription des symboles communistes en  !

    Par elle-même, cette résolution est déjà terriblement dangereuse puisque, en amalgamant le nazisme-fascisme au communisme, elle banalise et rehausse le premier – c’est-à-dire la forme la plus barbare prise par le capitalisme-impérialisme au XXème siècle – tout en criminalisant le passé, le présent et l’avenir de tous ceux qui luttent pour l’émancipation sociale de tous les humains, qu’ils se réclament ou non du communisme. Mais le négationnisme qui entoure les cérémonies du 75ème anniversaire est encore pire, s’il est possible, que la résolution du Parlement européen : en effet, en déniant ou en minimisant le rôle joué par l’URSS dans la libération d’Auschwitz, il s’agit de masquer la signification de classe de l’antisémitisme nazi qui, au service des buts criminels de l’impérialisme allemand, assimilait les juifs aux marxistes, aux communistes et à l’URSS (c’était le fantasme sanglant du « judéo-bolchevisme »). Et ce faisant, ce négationnisme antisoviétique obsédant désarme les citoyens des pays européens face aux résurgences de plus en plus nombreuses du nazisme-fascisme, de l’antisémitisme, de la xénophobie et du racisme que nourrit, sur fond d’anticommunisme permanent, l’offensive mondiale des forces capitalistes contre les acquis sociaux, l’indépendance des nations, les libertés démocratiques et la paix mondiale. De la sorte, au lieu d’armer les jeunes, contre l’antisémitisme, le fascisme et le racisme, on rend ces derniers totalement incompréhensibles, donc impossibles à combattre rationnellement et politiquement.

    En 1944, signant à Moscou le Traité franco-soviétique d’assistance mutuelle, le Général de Gaulle déclarait : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération ». Pastichant ce propos sans trahir pour autant la vérité historique, nous ajoutons que la première République socialiste de l’, en écrasant le Troisième Reich, pour l’essentiel par ses propres moyens – a joué le rôle majeur dans la survie des juifs au XXème siècle; ces mêmes citoyens juifs que les classes dominantes d’Europe, favorables à la « collaboration » avec Hitler et au projet de « nouvelle Europe », étaient très majoritairement disposées à laisser exterminer sans rien tenter en leur faveur… pour peu que Hitler se montre capable de débarrasser l’Europe, le monde et la France du mouvement ouvrier révolutionnaire !

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  • À Paris vient d’ouvrir le « Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris-Musée Jean-Moulin », à l’emplacement de l’ancien bureau de commandement de la Résistance parisienne, place Denfert-Rochereau. Or, le nom de l’homme qui y organisa l’insurrection contre l’occupant nazi n’apparaît nulle part : Henri Rol-Tanguy. Soixante-quinze ans après son combat, le rôle de cet ouvrier communiste, relégué par le pouvoir gaulliste à la marge du récit national, est de nouveau occulté. Pour En attendant Nadeau, l’écrivain Jean-Yves Jouannais, créateur de l’Encyclopédie des guerres, fait part de sa colère contre cette énième insulte à la mémoire du résistant mort en 2002 et demande réparation.

    Vous venez d’achever, ou d’entamer, heureux, la lecture d’À la recherche du temps perdu. Cela vous a donné envie de vous rendre en pèlerinage à Illiers-Combray. Ce que vous faites. Sur place, vous vous mettez en quête de la maison de Tante Léonie qui abrite le musée Marcel Proust. Vous vous trouvez bientôt, semble-t-il, à la bonne adresse. Là, vous vous entendez dire : « Bienvenue à la Maison Yann Moix. » Vous croyez avoir mal entendu. Non, vous avez bien entendu. L’écrivain y aurait passé ses vacances d’enfance entre 1977 et 1980. Source d’inspiration majeure de son œuvre, cette demeure est devenue naturellement propriété de la Société des Amis de Yann Moix. Vous vous permettez de penser que cela relève du délire. Vous le dites. Il vous est répondu que c’est l’écrivain en personne qui le dit, que cela devrait suffire à moucher votre perplexité. Vous osez demander s’il n’y a pas eu un temps où ce lieu était consacré à la mémoire d’un autre écrivain. « Effectivement, mais plus personne ne lisant Proust, il fallait réactualiser le lieu, accroître son attractivité, le doper en terme de communication. »

    Henri Rol-Tanguy occulté par le Musée de la Libération de ParisBrassard du colonel Rol-Tanguy © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Laurent Sully-Jaulmes

    Ce pourrait être là le modeste synopsis d’une fable kafkaïenne sur le mode mineur. Réjouissant, certes, pouvant être traité jusqu’à produire une intrigue distrayante. Mais si vous désirez éprouver ce que recèle de profondément angoissant cette élucubration fantaisiste, je vous invite à la vivre par vous-même. Rien de plus simple. Essayez, par exemple, de vous rendre au musée Rol-Tanguy de la Libération de Paris. Il se trouve place Denfert-Rochereau, dans le XIVe arrondissement parisien. Pourquoi ce musée ? Simplement parce que la figure du colonel Henri Rol-Tanguy est tout aussi importante, pour le XXe siècle en France, que celle de Marcel Proust.

    Henri Tanguy, né en 1908 à Morlaix, mort en 2002 à Paris, était entré en clandestinité dès octobre 1940. Il allait devenir le responsable des F.T.P. (Francs-Tireurs et Partisans), branche communiste de la résistance armée au sein des F.F.I. Les F.F.I. de la région parisienne dont il devient justement le chef le 1er juin 1944. Il est alors promu lieutenant-colonel et prend à cette occasion son ultime pseudonyme, Rol, du nom d’un officier des Brigades internationales, Théo Rol, tombé en 1938 durant la bataille de l’Èbre. Dès lors, son unique obsession sera la libération de Paris, préparée en liaison avec le Comité d’action militaire du Conseil national de la Résistance et le délégué militaire national du général de Gaulle, Jacques Chaban-Delmas.

    Libérez Rol-Tanguy !-parJean-Yves Jouannais (En-Attendant-Nadeau 30/10/2019)

    Henri Rol-Tanguy © LAPI/Roger-Viollet

    L’avance des Alliés en Normandie donne le signal de l’insurrection. Le 10 août, des grèves éclatent. Le 15, le colonel Rol-Tanguy lance un appel aux forces de l’ordre pour qu’elles se rangent aux côtés des FFI. Le 18 août au matin commencent la grève générale et les premières occupations d’usine. Le soir, une affiche fleurit sur les murs invitant les Parisiens à se joindre aux FFI. Dès le lendemain, la préfecture de police est occupée par des policiers insurgés. Rol-Tanguy les harangue. Le 20 août, l’état-major FFI est installé dans son poste de commandement souterrain de la place Denfert-Rochereau, sous le Lion de Belfort. L’endroit en question est un abri de la défense passive construit en 1935 et destiné à accueillir des services publics en cas de bombardements aériens. Cent marches vous mènent à 20 m sous terre. C’est depuis ces catacombes que le colonel Rol-Tanguy a initié puis commandé l’insurrection de Paris.

    Aussi, à l’occasion du 75e anniversaire de la Libération de Paris, pourriez-vous être tenté par la visite du musée Colonel Rol-Tanguy. Or, ce que vous découvrez à l’adresse même du QG du grand résistant, c’est effectivement le musée de la Libération de Paris. Mais ce musée est consacré au général Leclerc et à Jean Moulin. Quant au nom du héros, il a disparu.

    Henri Rol-Tanguy occulté par le Musée de la Libération de Paris

    Pourquoi musée Jean Moulin ? Nul ne saurait le dire. Lorsque Paris est libéré, Jean Moulin est mort depuis un an déjà. Pourquoi musée Général Leclerc ? On sait que, le 23 août, les insurgés envoient en mission le commandant Cocteau (« Gallois »), chef d’état-major du colonel Rol-Tanguy, auprès du général Patton pour signaler aux Américains que la moitié de la ville est libérée, mais qu’une offensive militaire permettrait d’accélérer la capitulation de l’ennemi et de sauver bien des vies. Ayant obtenu l’accord de De Gaulle, qui rappelle à Eisenhower sa promesse faite à Alger en décembre 1943 que la libération de Paris serait confiée à une unité française, le général Leclerc force la main aux Américains en donnant l’ordre de marche sur Paris aux éléments de reconnaissance de sa 2e DB. C’est le capitaine Dronne qui franchit les portes d’Italie et d’Orléans le 24 août 1944 à la tête de la 9e compagnie du régiment de marche du Tchad. Ce sont précisément 18 véhicules, dont 3 chars du 501e RCC qui vont se poster en renfort devant l’Hôtel de Ville, le 24 août à 21 h 22.

    La prétendue libération de Paris par la 2e DB, ce n’est que cela : 3 chars stationnés sur le parvis de l’Hôtel de Ville, le 24 août, en fin de journée. Un symbole fort, assurément nécessaire, mais un mouvement tactique mineur. À ce moment-là, les 9/10e de la capitale ont été libérés par sa population et par les 100 000 hommes en armes sous les ordres du colonel Rol-Tanguy. Ce dernier assiste dans la foulée à la signature de l’acte de reddition sans condition des forces allemandes du général von Choltitz et en contresigne lui-même un des exemplaires. On connaît la suite, peu glorieuse, voire infamante. À savoir comment les généraux de Gaulle et Leclerc de Hauteclocque, pleins de mépris et de défiance à l’égard de ce communiste, vont s’employer à le chasser de l’histoire. Ce qu’ils parviendront à faire. Ce pathétique musée de la place Denfert-Rochereau en est la preuve.

    Henri Rol-Tanguy occulté par le Musée de la Libération de Paris© D. R.

    Précisons le caractère scandaleux de l’affaire. Il ne s’agit pas, en l’occurrence, de retirer quelque once de gloire à la postérité légitime accordée au maréchal Leclerc. Ni, d’ailleurs, dans l’autre sens, de transmuer Rol-Tanguy en demi-dieu légendaire. Mais bien de demander des explications, voire des réparations, quant à la manière dont on a désiré insulter un homme en oblitérant sa mémoire sous le poids d’autres récits, d’autres biographies, d’autres destins. On ne peut impunément caviarder les plaques mortuaires et faire mentir les tombes. Après la mort de Henri Tanguy, un homme s’est attaché à rallumer cette flamme qu’avec tant d’empressement, et si unanimement, on avait voulu voir s’éteindre. L’astrophysicien Jean-Pierre Bibring s’est battu longtemps pour qu’au moins un bout de rue lui soit dédié. En 2004, on lui fit l’aumône d’une quarantaine de mètres de trottoir, au milieu de la place Denfert-Rochereau, baptisés pompeusement « avenue du Colonel-Henri-Rol-Tanguy ». Une quarantaine de mètres, parce qu’il est difficile d’être plus précis, cette voie n’ayant ni début, ni fin, ne desservant aucune adresse. Personne n’habitera jamais avenue du Colonel-Henri-Rol-Tanguy. Une autre version du magnifique Bécon-les-Bruyères, publié par Emmanuel Bove en 1927. La plus petite avenue du monde comme suspendue, fantomatique, dans le vide d’une place parisienne. Un moignon de notoriété emmanché au bout des 1 235 m de l’avenue du Général-Leclerc, qui fut ainsi baptisée, quant à elle, dès 1948, quelques mois après la disparition de Leclerc.

    Le QG souterrain du chef des FFI est aujourd’hui comme la crypte d’un temple désanctuarisé, un temple dédié au culte oublié d’une divinité archaïque sur les fondations duquel on a bâti une chapelle pimpante et moderne. S’y trouve célébrée une religion plus touristique, à la liturgie simplifiée et mensongère. Mais je veux croire que ce mensonge est davantage tributaire de la bêtise que de la malversation. Il existe dans le vaste corpus des littératures nombre de textes dont personne, jamais, ne sut percer le secret et dont le sens fut dès leur origine mystérieux, hermétique, peut-être, à l’entendement de leur auteur même. Ainsi le Carmen Saliare, incantation propre aux Saliens, l’une des confréries sacrées instituées par Numa Pompilius. Les auteurs latins classiques, Horace le premier, reconnaissaient déjà en effet n’en pas saisir le sens. Quintillien, quant à lui, dans son Institution oratoire, prétend que les Saliens eux-mêmes n’entendaient rien à ce texte. Ils l’auraient adopté comme par distraction. Je veux croire que d’intituler « Musée Général Leclerc et Musée Jean Moulin » ce qui ne peut être que le « Musée Rol-Tanguy » est le fruit d’une inadvertance de cette sorte. Étourderie qui a l’avantage de pouvoir être corrigée aussi rapidement qu’aisément. Si ce n’était pas le cas, il faudrait sérieusement songer à corriger l’imbécile accroche publicitaire qui apparaît, triomphale, sur le site de ce Musée de la Libération de Paris-Général Leclerc-Jean Moulin : « Ils ont fait l’histoire, nous vous la racontons. »

    Jean-Yves Jouannais

    https://www.en-attendant-nadeau.fr/

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  • Anne Guillou à la rencontre des Lanvénécois (OF-22/11/19)

    Entretien

    Mardi soir, l’Université populaire du pays d’Iroise (UPPI) organisait, à Ti Lanvenec, une soirée-débat sur Nathalie Le Mel, Brestoise et figure incontournable de la Commune de Paris.

    Pour animer la conférence et faire découvrir cette femme engagée, l’UPPI a fait appel à Anne Guillou. Cette universitaire, originaire de Guiclan, a, entre 1966 et 1976, fait des recherches au Bénin, puis à l’Université de Madagascar, sur la condition de vie des femmes.

    De retour en France en 1976, elle est nommée au département de sociologie de l’Université de Nantes. En 1987, grâce à sa thèse sur « Les femmes, la Terre, l’argent », elle devient Docteur d’État de sociologie. Anne Guillou aiguille alors ses recherches vers la sociologie rurale, particulièrement sur les femmes et les rapports sociaux en milieu rural.

    Nommée à Brest en 1991, elle crée le département de sociologie à l’Université de Bretagne occidentale (UBO). Elle y exerce jusqu’en 2003 et son départ en retraite. De 1994 à 2013, elle anime le centre culturel de Luzec et se consacre à l’écriture de romans. Son 23e, Une embuscade dans les Aurès, est sorti en 2018.

    Anne Guillou, chevalier de l’ordre national du Mérite et officier de l’ordre des Palmes académiques, vit désormais à Morlaix.

    Vous avez répondu favorablement à l’UPPI pour cette conférence. Qu’est-ce qui vous a motivé ?

    J’essaie de partager au mieux mes connaissances, c’est important d’évoquer des figures historiques, qui plus est locales. Des personnages qui ont beaucoup apporté aux Français et à leur histoire.

    Que représente Nathalie Le Mel pour vous ?

    Il faut parler d’elle, elle n’a pas laissé d’écrits et la mémoire collective l’a oubliée. Pourtant, cette Brestoise fut l’une des figures de la Commune de Paris. Elle ne fera jamais de concession à ce qu’elle estime juste.

    Quand avez-vous commencé à écrire ?

    Mon premier livre, Corps utile, corps fertile, est sur l’Afrique. En 1982, je suis retournée quatre mois au Bénin, et j’ai écrit les résultats de mon enquête sur les femmes de ce pays.

    Parmi les vingt-trois livres que vous avez écrits, le dernier est plus personnel…

    C’est une partie de ma vie. J’étais institutrice à Landivisiau et fiancée à Raymond Messager, fils de paysans de Guiclan. C’était un jeune officier, et début septembre 1960, il est affecté au poste militaire de T’Kout, dans les Aurès (N.D.L.R : en Algérie). Pendant son voyage aller, Raymond tombe dans une embuscade tendue par les rebelles et il y a laissé sa vie. C’est en partie un récit autobiographique, où j’essaie de donner un nouvel éclairage documenté sur ce conflit, qu’aujourd’hui encore certains préfèrent ne pas aborder.

    Une embuscade dans les Aurès, aux éditions Skol Vreizh. Anne Guillou a, lors de son passage, offert des livres dédicacés à la bibliothèque de Locmaria.

    Ouest-France du 22/11/2019

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  • 1989 – 2019, il y a 30 ans, l’ de l’Ouest annexé l’ de l’Est. Cette date anniversaire donne à nouveau lieu à un déferlement de propagande anticommuniste, qui n’a rien à envier au totalitarisme maccarthyste qui n’a jamais cessé, même après la fin du socialisme dans les pays de l’Est.

    Le PRCF à cette occasion et alors que l’Union Européenne pousse dangereusement les feux de la fascisation en réhabilitant le nazisme et les régimes fascistes et en criminalisant le communisme, appelle à la prise de conscience de tous les antifascistes. Un appel à l’action, avec l’invitation à participer à la manifestation antifasciste et contre l’anticommunisme organisée à Paris ce  à 14H.

    Une pétition est également lancée, à l’initiative d’un large collectif antifasciste de personnalités, communistes, républicains, gaulliste, à signer en ligne en cliquant ici.

     

    Communiqué du PRCF à l’occasion du 30e anniversaire de la fin de la 

    9 novembre : contre l’euro- débridé, les vrais antifascistes défendent les libertés de tous devant l’ambassade parisienne du fascisant régime polonais !

    Le 30ème anniversaire du 9 novembre 1989 donne lieu à une campagne continentale débridée d’anticommunisme et d’antisoviétisme à retardement.

    En déphasage complet avec les sentiments pour le moins mitigés des « Ossies » et des classes populaires de Russie et d’ centrale et orientale, tout est fait pour criminaliser la 1ère expérience socialiste de l’histoire, sans tenir compte ni de l’énorme pression militaire, économique et idéologique du camp impérialiste qu’a subie cette expérience, ni du bilan, terrible pour les travailleurs, pour la souveraineté des peuples, pour la paix mondiale et pour les conquêtes sociales et démocratiques, que comporte la destruction du camp socialiste européen et la re-mondialisation contre-révolutionnaire d’un capitalisme de plus en plus débridé, belliciste, prédateur et fascisant.

    Pire, réécrivant l’histoire, validant les persécutions anticommunistes en cours (Pologne, Pays baltes…), affichant sa collusion avec l’ultra-droite à l’offensive, déguisant sous un « antitotalitarisme » de façade son totalitarisme anticommuniste fascisant, le  vient de lancer une chasse aux sorcières continentale en adoptant le 19 septembre dernier une résolution odieuse qui amalgame le Troisième Reich exterminateur à l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Une URSS dont De Gaulle disait, en signant le pacte d’alliance franco-soviétique le 10 décembre 1944 : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération ».

    Ainsi, sous couvert de mettre à égalité l’envahisseur nazi et les défenseurs héroïques de Stalingrad, la très impopulaire UE diabolise les communistes tout en banalisant les fascistes (tout l’ARC anticommuniste européen, des eurodéputés du RN aux « socialistes » et aux « verts », a rallié la motion euro-maccarthyste qui propose à demi-mots d’interdire les emblèmes communistes de Gibraltar à Vilnius !). Par la même occasion, l’UE arrimée à l’OTAN cloue au pilori le peuple russe, dont l’héroïsme de masse a brisé l’ « invincible » Wehrmacht et ses auxiliaires venus de toute l’Europe pour édifier la « Nouvelle Europe » et anéantir le « judéo-bolchevisme »

    Dans ces conditions, le PRCF – que président les anciens Résistants FTP-MOI et FTPF Léon Landini et Pierre Pranchère – a invité plusieurs organisations communistes, antifascistes et gaullistes à prendre symboliquement la parole devant l’Ambassade polonaise à Paris ce samedi 9 novembre à 14h, au croisement des rues Constantine et Talleyrand.  

    Pour le PRCF, Georges Gastaud, philosophe, fils de Résistant, secrétaire national du PRCF,

    Fadi Kassem, agrégé d’histoire, secrétaire national adjoint du PRCF,

     


    Dans les prochains jours IC reviendra en détail sur le très noir bilan 30 ans après de l’annexion de la RDA, une annexion si justement dénoncé par le très sérieux mensuel Le Monde Diplomatique.

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  • Nous étions bien présents, ce dimanche, à la cérémonie d'hommage aux 27 martyrs communistes et patriotes de Châteaubriant.
    D'autres photos et vidéos de ce moment solennel à venir très rapidement dans les prochains jours.Cérémonie de Châteaubriant le 20 octobre 2019.Cérémonie de Châteaubriant le 20 octobre 2019.Cérémonie de Châteaubriant le 20 octobre 2019.Cérémonie de Châteaubriant le 20 octobre 2019.

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  • Le 22 octobre 1941 à Châteaubriant, 27 otages étaient fusillés par les nazis en représailles de l’assassinat d’un officier allemand à Nantes. La 78e commémoration s’est déroulée, dimanche à la Sablière, en présence de la petite fille d’Odette Nilès, de Philippe Martinez et d’un millier de personnes.

    78e commémoration des 27 otages fusillés à la Sablière le 22 octobre 1941 (OF.fr-20/10/19-Carine Picard Nilès, petite-fille d’Odette Nilès, et secrétaire générale de l’Amicale Châteaubriant Voves Rouillé Aincourt. 

    « Pour ne pas oublier ». Le mot est sur toutes les lèvres du quelque millier de personnes venues, dimanche 20 octobre, à La Sablière, rendre hommage aux 27 otages fusillés à Châteaubriant, 78 ans plus tôt.

    Passé le cortège des officiels, une foule d’anonymes a tenu à se rendre à La Sablière. Parmi lesquels Michel, habitant de Petit-Mars. « Je reviens tous les ans, pour qu’on n’oublie pas, pour qu’on ne les oublie pas : ils se sont battus pour qu’on vive en liberté. »

    Pour Michel, cet épisode marquant de l’histoire castelbriantaise l’est à titre familial : « Mon arrière-grand-père a été interné à Châteaubriant, au camp de Choisel puis à Rouillé, dans la Vienne. »

    Philippe, la cinquantaine, vient lui aussi tous les ans, honorer la mémoire de « ceux qui se sont élevés contre le racisme, l’intolérance. Ces mêmes maux qui resurgissent aujourd’hui. » Pour le quinquagénaire, tout est « affaire de transmission ». Il promet d’emmener ses enfants. En attendant, il s’est procuré la BD Immortels ! , que le Comité départemental du souvenir des fusillés de Châteaubriant et Nantes vient d’éditer.

    Les 27 noms des otages ont résonné dans la carrière, assortis du « morts pour la France ». Les enfants de l’école Lucie-Aubrac ont évoqué la (trop courte) vie de Guy Môquet et fait l’éloge de la « liberté ».

    Philippe RIDOU

    78e commémoration des 27 otages fusillés à la Sablière le 22 octobre 1941 (OF.fr-20/10/19-20h23)« Soyons dignes d’eux », une banderole qui a rassemblé l’UPR44 (Union populaire républicaine) et le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF).

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • source: https://www.youtube.com/

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    « VOUS TOUS QUI RESTEZ, SOYEZ DIGNES DE NOUS, LES 27 QUI VONT MOURIR ! »

    Guy Môcquet, dans sa dernière lettre à sa famille, le 22 octobre 1941.

     

    Appel du PRCF à un hommage militant aux 27 fusillés de Chateaubriant

     

     

    Chers camarades, chers amis et concitoyens,

    Le 20 octobre prochain aura lieu comme tous les ans, à la Carrière des Fusillés à Châteaubriant (44), la cérémonie d’hommage aux vingt-sept Résistants assassinés le 22 octobre 1941 par l’armée fasciste allemande qui occupait alors notre pays avec la « collaboration » du régime pétainiste .

    Victime du terrorisme fasciste, et de sa « politique des otages » visant à faire cesser les actions de  armée sur le territoire occupé, les 27 fusillés de Châteaubriant, tous ouvriers, employés ou professeurs… tous communistes, syndicalistes et patriotes, payèrent le lourd tribut de ceux qui ne renient pas leur combat, de ceux qui ne plient pas face à la mort.
    Cette mort, ils allèrent l’affronter la tête haute, en refusant de se faire lier les mains et bander les yeux, en chantant la Marseillaise.

    Leur mort, comme celle de centaines et milliers d’autres Résistants en France, fut le prix de la libération du pays, de son indépendance, mais également celui de la mise en application, en 1945, du programme du Conseil National de la Résistance présidé par Jean Moulin et fortement inspiré par nos camarades Jacques Duclos et Pierre Villon. Sécurité sociale, retraites par répartition, généralisation des conventions collectives du privé, nationalisations démocratiques, rénovation démocratique de l’école, statuts des mineurs et des fonctionnaires, création des comités d’entreprises et première esquisse du SMIG sont les grandes avancées sociales qui, arrachées au grand patronat français discrédité par son infâme collaboration avec l’ennemi, permirent la reconstruction de la France sur des bases solides.

    Malheureusement, cette année encore nous déplorerons que la cérémonie ne soit qu’un devoir de mémoire n’ouvrant sur aucune remise en cause de l’actualité et ne proposant aucun devenir.
    Le PRCF et les JRCF, depuis plusieurs années désormais, se rendent à la cérémonie pour rendre un hommage digne des 27, un hommage militant, un hommage de combat contre ceux qui aujourd’hui s’acharnent à détruire de nouveau notre pays, notre République et l’héritage du CNR au nom de la funeste « construction européenne », cet « espace vital » pour le MEDEF et le grand Capital européen, piloté par l’impérialisme états-unien et l’impérialisme allemand revanchard.

    C’est pourquoi nous sommes scandalisés de constater encore et toujours la présence du drapeau bleu étoilé, si peu laïque, de l’UE maastrichtienne flottant à côté du drapeau tricolore, à l’entrée de la Carrière des Fusillés, alors que depuis 1997 le drapeau rouge frappé des emblèmes ouvriers et paysans, celui de nos camarades assassinés, est toujours interdit durant la cérémonie à l’intérieur de la Carrière et bientôt peut-être, par une récente résolution du parlement européen, dans l’espace public en France comme dans le reste de l’UE au nom de l’escroquerie « anti-totalitaire » visant à amalgamer nazisme et  pour mieux décriminaliser le premier et mieux diaboliser le pays qui a brisé la Wehrmacht à Stalingrad et dont la disparition il y a 30 ans, a permis au capitalisme et à l’impérialisme de reprendre mondialement l’initiative contre le camp du progrès et du travail.

    Ce n’est pas pour cette Europe impérialiste germano-américaine, qui, sous couvert « d’anti-totalitarisme », devient totalement totalitaire et impitoyable pour les peuples et les travailleurs, dont le peuple et les travailleurs allemands, que sont morts nos camarades résistants comme Jean-Pierre Timbaud qui, sous les balles nazis, cria « Vive le Parti Communiste allemand !».
    C’est pour l’indépendance nationale, pour une France actrice de la paix mondiale, ouverte diplomatiquement aux pays de tous les continents , tournée vers le socialisme et le progrès qu’ils se sont sacrifiés.
    Leurs deux drapeaux, n’en déplaise à ceux qui se sont agenouillés devant le drapeau bleu étoilé cher à Macron et à Merkel, étaient et resteront le drapeau tricolore de la Révolution française, de la souveraineté populaire, de la Marseillaise, de l’indépendance nationale, et le drapeau rouge frappé de l’emblème ouvrier et paysan qui, de l’autre côté de l’Europe, au chant de l’Internationale, mena l’armée rouge et les peuples de l’URSS à la victoire politique et militaire contre le nazisme, « jouant le rôle central dans notre libération » comme le déclarait loyalement De Gaulle en 1966 en voyage d’État à Moscou.

    C’est pourquoi nous vous invitons, communistes, socialistes d’esprit jaurésien, progressistes sincères, patriotes et démocrates authentiques, à nous aider à leur rendre un hommage franc et militant, à nous rejoindre ce 20 octobre, dans le cortège précédant la cérémonie, pour marcher en toute honnêteté historique derrière nos deux drapeaux tricolore et rouge, symbole d’un combat, d’une idée de la France, celle marchant vers le progrès social, écologique, technique et scientifique, assurant ce progrès pour tous ses citoyens, celle travaillant à la paix mondiale, au bonheur universel et à la souveraineté des peuples et des nations de par le monde.

    Rendez-vous est fixé le 20 octobre 2019, à 11h, sur le parking dans le pré juste en face de l’entrée de la Carrière des Fusillés. Si la météo le permet nous vous proposerons de prendre un pique-nique tous ensemble avant de rejoindre le départ du cortège, au rond-point Fernand Grenier, pour 13h.

    Il est d’usage de ne pas prendre de drapeaux d’organisations politiques. Les drapeaux tricolores sont acceptés jusqu’ici tant dans le cortège que durant la cérémonie dans la Carrière. Les drapeaux rouges, avec ou sans faucille et marteau, sont acceptés jusqu’ici également durant le cortège mais pas dans la Carrière des fusillés DURANT la cérémonie officielle. Les badges ou autres petits signe d’appartenance politique sont généralement acceptés.

    Recevez nos salutations sincèrement républicaines et résistantes,

     

    • , président de l’Amicale des FTP-MOI Carmagnole-Liberté, Président du PRCF, Officier de la Légion d’Honneur, Médaille de la Résistance, Grand Mutilé de Guerre.
    • Georges Gastaud, philosophe, fils de Résistant gaulliste décoré par la France, la Pologne populaire et les Etats-Unis d’Amérique, secrétaire national du PRCF.
    • Jany Sanfelieu, fille de combattant républicain espagnol antifasciste, militante communiste au PRCF.
    • , résistant FTP, ancien député européen communiste, vice président du PRCF.
    • Jean-Pierre Hemmen, résistant à l’OTAN, fils de fusillé de la résistance, vice président du PRCF.
    • Annette Mateu Casado, fille de Républicains espagnols, communistes et résistants, coordinatrice de la Direction nationale du PRCF.
    • Sébastien Rubinstein, petit-fils de dirigeant national des FTPF, militant PRCF.
    • Gilliatt De Staërck, Responsable national JRCF, militant JRCF/PRCF 35.
    • Baptiste Poisson, arrière-petit-neveu de résistants FTP en Côtes-d’Armor et martyrs de l’Hermitage-Lorge, militant JRCF/PRCF 35.
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  • Le monument de la Sablière en octobre 1944. Pyramide en fer forgé de l’artisan castelbriantais M. Buffet, et décoration d’Yves Trévédy, grand prix de Rome.Le monument de la Sablière en octobre 1944. Pyramide en fer forgé de l'artisan castelbriantais, M. Buffet, et décoration d'Yves Trévédy, Grand Prix de Rome.

    Christian Bouvet, Castelbriantais et historien, revient sur un lieu, un personnage, un bâtiment ou une date qui a marqué l’histoire du territoire. Deuxième épisode avec la cérémonie d’hommages aux  .vingt-sept fusillés de la Carrière du 22 octobre 1944, à Châteaubriant. Cérémonie qui inspirera les suivantes.

    « Le dimanche 6 août 1944, deux jours après la Libération de Châteaubriant, une première cérémonie d’hommage a lieu à la Carrière où furent fusillés 27 otages, le 22 octobre 1941. Une foule nombreuse y assiste.

    Le dimanche 22 octobre 1944, exactement trois ans après la Fusillade, une émouvante et grandiose cérémonie rassemble une foule immense à la Sablière, non donné ce jour-là à ce lieu. Un compte rendu, présenté dans le Journal de Châteaubriant du 28 octobre 1944, permet de mieux présenter le déroulement de la journée, connu par ailleurs par des témoignages.

    Une journée d’émotion et de recueillement

    Dès 9 h, un service religieux est célébré à la mémoire des fusillés. Les deux prêtres, l’abbé Gris en l’église Saint-Nicolas et à Béré, le curé Moyon qui a assisté les otages dans le camp de Choisel avant leur départ pour le peloton d’exécution, exaltent l’esprit de sacrifice de ces patriotes.

    À 11 h, Paul Huard, président de la commission municipale faisant fonction de conseil municipal, accueille en mairie Fernand Grenier, député communiste de la Seine, venu saluer la mémoire de ses compagnons de captivité.

    À 11 h 30, en la présence d’un détachement de FFI (Forces françaises de l’Intérieur) qui forme un cordon d’honneur, on inaugure la rue des 27-Otages et la rue Guy-Môquet. Dans son discours, Paul Huard insiste notamment sur « la volonté de résistance du peuple français qui ne voulait ni désespérer, ni se soumettre, et qui a lutté et lutte encore pour la libération ».

    À 14 h 30, un immense cortège, partant de la mairie, se rend à la Sablière où se trouve déjà rassemblée une foule immense. Dans la tribune, décorée aux couleurs nationales et où flotte l’emblème communiste, les nombreuses notabilités prennent place avec les familles des fusillés.

    « Neuf poteaux réunis par une longue banderole tricolore »

    « Quarante mille Français apportent le tribut de reconnaissance d’un peuple libéré », titre le journal. Une « cérémonie du souvenir » rend un solennel hommage aux Fusillés « devant les neuf poteaux réunis par une longue banderole tricolore », et autour du monument érigé au centre du terrain, sur lequel les noms des 27 martyrs sont gravés dans des plaques de marbre blanc (1). Dans le silence de la foule recueillie, s’égrène l’appel des vingt-sept victimes, ponctué par le tragique « Mort pour la France ».

    S’égrènent aussi les discours, successivement de Daniel Trellu, délégué des Jeunesses communistes de France, du colonel Robert Courtois, commandant des FFI, du capitaine Maurice Schumann, porte-parole de la France combattante, de Michel Debré, commissaire de la République, du député Fernand Grenier, et enfin de Marcel Cachin, sénateur communiste de la Seine. Tous insistent sur le message laissé par les 27 : abattre le nazisme, gagner la liberté de la France, avoir foi en un avenir meilleur, plus solidaire.

    La Sablière, un lieu de pèlerinage

    La Marseillaise est chantée par 40 000 voix, suivie des hymnes américain et anglais par la fanfare municipale, puis de L’Internationale. En ce jour du 22 octobre 1944, la Sablière devient, pour un grand nombre de personnes, « un lieu de pèlerinage ». »

    (1) Ce monument est remplacé en 1950 par un monument de pierres, œuvre du sculpteur Antoine Rohal.

    Christian BOUVET

    source: https://www.ouest-france.fr/

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