• Mort du chanteur sud-africain Johnny Clegg, « le Zoulou blanc » qui combattait l’apartheid (LM.fr-16/07/19)Le chanteur Johnny Clegg en 2012 à Monte-Carlo.

    Le musicien sud-africain Johnny Clegg, surnommé « le Zoulou blanc », est mort, mardi 16 juillet, d’un cancer, a annoncé son manageur à la chaîne de télévision publique SABC. « Johnny est décédé paisiblement aujourd’hui, entouré de sa famille à Johannesburg (…), après une bataille de quatre ans et demi contre le cancer », a déclaré Rodd Quinn. Il avait 66 ans. « Il a joué un rôle majeur en Afrique du Sud en faisant découvrir aux gens différentes cultures et en les rapprochant, a ajouté le manageur dans un communiqué. Il nous a montré ce que cela signifiait d’embrasser d’autres cultures sans perdre son identité. »

    Johnny Clegg a puisé dans la culture zoulou son inspiration pour concevoir une musique révolutionnaire, où les rythmes africains endiablés cohabitent avec guitare, clavier électrique et accordéon. Chanteur engagé contre l’apartheid, il avait connu le succès avec son groupe Savuka. En 1988, leur chanson Asimbonanga (nous ne l’avons pas vu) avait été dédiée à Nelson Mandela, qui était alors prisonnier et dont les photos étaient interdites.

     

    Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a salué dans un communiqué, mercredi, la mémoire du musicien, « un compatriote exceptionnel et une icône de la cohésion sociale et de l’antiracisme ». « Johnny Clegg vivra toujours dans nos cœurs et dans nos foyers lorsque nous écouterons sa musique, mélange émouvant de célébration des cultures et de résistance politique », a-t-il ajouté.

    Interdit pendant l’apartheid

    Pendant les pires heures du régime raciste, ses chansons ont été interdites. Pour contourner la censure, il a dû se produire – avec son groupe Juluka, formé avec le musicien zoulou Sipho Mchunu – dans les universités, les églises, les foyers de migrants et chez des particuliers. « Nous devions faire preuve de mille et une astuces pour contourner la myriade de lois qui empêchaient tout rapprochement interracial », racontait-il à l’Agence France-Presse (AFP) en 2017.

    Malgré tout, l’intraitable police de l’apartheid a interdit certains de ses concerts et le chanteur a été à plusieurs reprises arrêté, accusé de violer les lois sur la ségrégation raciale. Le gouvernement raciste blanc ne pouvait pas non plus tolérer qu’un des siens puise son inspiration dans l’histoire et la culture zoulou.

    A l’étranger pourtant, et notamment en France, Johnny Clegg a rapidement trouvé un public. « Les gens étaient très intrigués par notre musique », expliquait le chanteur et danseur, adepte de concerts très physiques. En 1982, la sortie de son album Scatterlings of Africa le propulse en tête des hit-parades au Royaume-Uni et en France.

    Cinq ans plus tard, il s’affirme comme un artiste « politique » avec le titre Asimbonanga (nous ne l’avons pas vu, en langue zoulou), tube planétaire dédié à Nelson Mandela, le héros de la lutte anti-apartheid alors emprisonné à Robben Island. La seule évocation du chef du Congrès national africain (ANC) est alors strictement interdite. Le régime de Pretoria bannit le titre.

    Quelques années après la fin de l’apartheid, l’auteur et le héros de cette chanson, désormais libre, s’étaient retrouvés sur scène à Francfort (Allemagne) pour un concert aussi magique qu’inattendu. Alors que Johnny Clegg chantait Asimbonanga, le public s’était levé comme un seul homme. « J’ai aperçu du coin de l’œil quelqu’un derrière moi qui était en train de monter sur la scène, en dansant (…). C’était Mandela ! Ça a été un choc. Je ne savais même pas qu’il était là », avait raconté Johnny Clegg à l’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur. A la fin de la chanson, Mandela avait lancé de sa voix posée, au micro : « C’est la musique et la danse qui me mettent en paix avec le monde. »

    La fin de l’apartheid, une deuxième naissance

    Né en 1953 au Royaume-Uni d’un père britannique et d’une mère zimbabwéenne, chanteuse de jazz de cabaret, Johnny Clegg débarque à l’âge de sept ans dans une Afrique du Sud où la minorité blanche règne en maître sur la majorité noire. Initié aux cultures locales par son beau-père journaliste, Johnny Clegg assure que son refus de l’apartheid n’a rien de politique.

    « Je n’étais pas motivé politiquement mais culturellement. J’aime la musique et la danse », expliquait-il simplement. Les yeux ouverts dans un pays borgne, il se glisse dès quinze ans dans les foyers de travailleurs noirs, au mépris des interdits. Là, il découvre les danses et les mélodies zoulou et s’invite secrètement pour danser avec les troupes traditionnelles.

    Quand l’apartheid tombe définitivement en 1994, « c’est comme si nous étions tous nés une seconde fois », confiera-t-il. Quelques années plus tard, l’enthousiasme cédera la place aux doutes. « La lutte était plus simple autrefois. On vivait ici dans un tunnel, coupés du reste du monde, on se définissait contre, menant une bataille qui masquait toutes les autres. »

    « Aujourd’hui, () on est aux prises avec une série d’enjeux et de conflits liés à la pauvreté, à la construction d’une nation, au sida, à la mondialisation. »

    Après une nouvelle rémission d’un cancer du pancréas diagnostiqué en 2015, il se lance deux ans plus tard dans une tournée mondiale d’adieux dont il réussira à honorer toutes les dates, les dernières en 2018. « J’ai eu une carrière gratifiante à bien des égards (…) en réussissant à rassembler des gens grâce à des chansons, surtout à un moment où cela semblait complètement impossible », se félicitait le musicien.

    source: https://www.lemonde.fr/

     

     

    Lors d'un concert de Johnny Clegg, interprétant "asimbonangua" arrivée de Nelson Mandela.1999

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  • Devant le monument de Kernabat chacun après la cérémonie pouvait se recueillir et déposer des roses.

    Hier, Yoann Daniel, de l’Association nationale des anciens combattants résistants, a rappelé le caractère vital du devoir de mémoire.

    Il y avait beaucoup de monde pour ce 75e anniversaire des combats sanglants de Kernabat, des 14 et 15 juillet 1944, célébré hier. Une cinquantaine de drapeaux d’associations patriotiques étaient présents. Il était difficile de dénombrer la foule d’amis, de familles des dix-huit jeunes maquisards tombés et de membres d’associations patriotiques. De jeunes associations ont rejoint l’anniversaire, telles que Freedom

    angels, dont le président Pierre Hugues a expliqué l’importance de perpétuer le souvenir de ces hommes et femmes héroïques, dans les années de résistance à l’Allemagne nazie.

    Les faits ont été rappelés au cours de la cérémonie. Le fils de François Rannou, un des derniers survivants de ces combats, décédé l’an passé, a lui aussi évoqué la vie de ces hommes et femmes de l’ombre.

    Seize tonnes d’armes parachutées

    Dans la nuit du 14 au 15 juillet 1944, un parachutage a lieu à Kervir, en Scaër, dans le secteur de Coadry, au profit des Francs-tireurs et partisans (FTP) de Scaër, après l’annonce du message à la BBC : « Le vent souffle dans les blés. » Seize tonnes d’armes sont ainsi transportées de nuit, par charrettes, à cinq kilomètres environ de Kervir, dans un fossé au nord-ouest de la ferme de Kernabat.

    Très tôt en ce matin du 15 juillet, la présence allemande est signalée à Coudry, sur la route de Coray à Scaër. On évaluera à plus de 1 000 les Allemands participants à cette opération. Aussitôt après les premiers affrontements, les FTP de Scaër, au nombre de 50, alertent la centaine de Forces françaises de l’intérieur (FFI) de Rosporden, cantonnée depuis la veille à Quillien en Tourc’h.

    Le capitaine Mercier, commandant les FFI, décide de porter secours aux camarades FTP de Scaër et trois sections partent en direction de Kernabat. Quelques heures plus tard, débute le violent combat de Kernabat à Scaër et Quillien en Tourc’h. Le combat est inégal avec, d’un côté, 160 maquisards environ, dont beaucoup reçoivent le baptême du feu, et de l’autre, les Allemands, très nombreux et aguerris, puissamment armés.

    On dénombre dix-huit victimes dans les rangs des maquisards : neuf du maquis de Scaër (Pierre Cabellic, Grégoire Le Cam, François Jacob et son frère Jean, Pierre Capitaine, Corentin Guillou, René Turquet, Louis Massé et Étienne Millour) et neuf du maquis de Rosporden (Yves Baron, Hervé Delessart, Corentin Guillou, René Le Gall, Roger Kerjose, René Mao, Jean-Louis Rannou, Marcel Rannou et Pierre Salomon).

    source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/scaer-29390/scaer-75e-anniversaire-des-combats-de-kernabat-6444571

     

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  • Défilé du 14 juillet: une insulte aux "sans-culottes"

    Dans son quatrième numéro de Faits d'Hier, Serge Garde nous parle du 14 juillet, date de fête nationale, mais que s'est-il passé ce jour là, pourquoi cette date, était-ce le meilleur choix ?

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  • Brest-Roger Priol, ancien résistant, est décédé (OF.fr-13/07/19-12h34)Roger Priol vient de décéder à l’âge de 96 ans

    À Plougonvelin, Roger Priol est parti jeudi matin à l’âge de 96 ans, après « une très longue et riche vie ». Il a été de résistant et membre de Forces françaises de l’intérieur (FFI) lors de la Seconde Guerre mondiale. Mais, pas que… « C’était aussi un sacré personnage, un amoureux de la nature, un humoriste en herbe et un maître du far breton. C’était mon grand-père, tout simplement… », exprime Gildas Priol, sur Facebook, avec tendresse. Un petit-fils passionné par la Résistance, devenu expert de cette période, grâce à ce grand-père exceptionnel. Ensemble, à partir des souvenirs de Roger Priol, ils avaient réalisé un livre, « Mémoires d’un résistant de Plougonvelin ».

    Plougonvelin-Roger Priol, ancien résistant, est décédé (OF.fr-13/07/19-12h34)Roger Priol a été résistant lors de la Seconde Guerre mondiale.

    Roger Priol repose au centre funéraire de Saint-Renan jusqu’à lundi soir. Ses obsèques se dérouleront mardi, à 10 h 30, en l’église de Plougonvelin.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/roger-priol-ancien-resistant-est-decede-6443806

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  • Le 11 juillet 1964 disparaissait notre camarade Maurice THOREZ, fondateur du Parti Communiste Français: hommage !

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  • Le 17 juin 1940 l’appel à la résistance lancée en France par Charles Tillon, dirigeant du PCF clandestin.(IC.fr-17/06/19)CONTRE LE NEGATIONNISME ANTICOMMUNISTE, FAISONS CONNAÎTRE L’APPEL COMMUNISTE A LA RESISTANCE ANTIFASCISTE LANCE LE 17 JUIN 1940 DEPUIS GRADIGNAN PAR , DIRIGEANT DU P.C.F. CLANDESTIN.

     
     
    Par Georges Gastaud, fils de  gaulliste.
     
     

    A l’encontre de ce que prêchent, contre-révolution anticommuniste mondiale à l’appui, les misérables négateurs de l’engagement communiste contre l’Occupant hitlérien, l’Appel lancé le 17 juin 1940 par Charles Tillon (sous la forme d’un tract clandestin), montre que les communistes – pourtant frappés d’interdiction et menacés de la peine de mort par le gouvernement « français » lui-même (Décret Sérol) – ont lancé les premiers, DEPUIS LE TERRITOIRE NATIONAL, l’appel à la  dans le droit fil de leur action sous le Front populaire antifasciste, de leur soutien non mesuré aux Républicains espagnols et de leur engagement total auprès de Dimitrov et du 7ème congrès de l’Internationale communiste (appel au Front populaire antifasciste, patriotique et anti-impérialiste).

    Ce jour-là, avec la complicité de certains kiosquiers communistes, les tracts rapportant l’appel du dirigeant du Parti communiste étaient encartés dans des journaux bordelais comme la France ou la Petite Gironde. Il atteindra des lecteurs jusqu’aux chantiers de Saint-Nazaire. Et que l’on ne vienne pas dire que Tillon, alors membre du bureau politique du -SFIC, avait pris là une initiative « personnelle ». Voici en effet ce qu’il a lui-même déclaré au sujet de cet appel scandaleusement méconnu par les « manuels d’histoire » :

    Le 17 juin 1940 l’appel à la résistance lancée en France par Charles Tillon, dirigeant du PCF clandestin.(IC.fr-17/06/19)«  Je me trouvais à Bordeaux depuis le début de novembre 1939 parce que Benoît Frachon m’y avait envoyé, de la même façon qu’il avait expédié Gaston Monmousseau à Marseille. Comme membre du Comité central, je devais essayer de réorganiser le Parti communiste dans les départements compris entre La Rochelle et la frontière espagnole. Je me trouvais donc à Bordeaux depuis ce temps-là et on avait, tant bien que mal, réussi à redresser, à ramasser des militants, enfin à reconstituer une organisation clandestine qui, tout de même, de La Rochelle jusqu’à Bayonne et aussi en allant sur le Lot-et-Garonne, fonctionnait, avait ses ramifications, distribuait ses tracts… L’essentiel, pour nous, c’étaient les problèmes que posait l’approche des Allemands… Que fallait-il faire  ? Eh bien, d’abord, lancer un premier tract, qui serait à la fois un cri de protestation et de révolte, un cri qui contiendrait en même temps une certaine espérance…  ».

    Charles Tillon

    Rappelons que par ailleurs, Tillon fut sous l’Occupation le chef de file des Francs-Tireurs et Partisans Français et qu’à la Libération, il deviendra ministre communiste dans le premier et deuxième gouvernement dirigé par Charles de Gaulle, aux côtés de François Billoux, d’Ambroise Croizat, de Marcel Paul et de Maurice Thorez, Jacques Duclos présidant l’Assemblée nationale.

    Voici le texte de l’Appel du 17 juin 1940

    Le 17 juin 1940 l’appel à la résistance lancée en France par Charles Tillon, dirigeant du PCF clandestin.(IC.fr-17/06/19)

    fac similé de l’appel du 17 juin 1940

    Les gouvernements bourgeois ont livré à Hitler et à Mussolini : l’Espagne, l’Autriche, l’Albanie et la Tchécoslovaquie… Et maintenant, ils livrent la France.

    Ils ont tout trahi.

    Après avoir livré les armées du Nord et de l’Est, après avoir livré Paris, ses usines, ses ouvriers, ils jugent pouvoir, avec le concours de Hitler, livrer le pays entier au fascisme.

    Mais le peuple français ne veut pas de la misère, de l’esclavage, du fascisme.

    Pas plus qu’il n’a voulu de la guerre des capitalistes.

    Il est le nombre : uni, il sera la force.

    Pour l’arrestation immédiate des traîtres !

    Pour un gouvernement populaire s’appuyant sur les masses, libérant les travailleurs, établissant la légalité du parti communiste, luttant contre le fascisme hitlérien et les 200 familles, s’entendant avec l’URSS pour une paix équitable, luttant pour l’indépendance nationale et prenant des mesures contre les organisations fascistes !

    Peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins, aviateurs encore sous les armes,

    UNISSEZ-VOUS DANS L’ACTION !

    Appel du 17 mai 1940 – PCF – Charles Tillon

    Et profitons de l’occasion pour rendre hommage aussi en ce jour anniversaire aux  du Maquis provençal de St-Antonin.

     

    Maquis de Saint Antonin

     

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/le-17-juin-1940-lappel-a-la-resistance-lancee-en-france-par-charles-tillon-dirigeant-du-pcf-clandestin/

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  • Entretien du 6/6/2019 avec Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d'histoire contemporaine. Elle donne son analyse du débarquement du 6 Juin 1944, et de l'importance de l'effort militaire des Etats-Unis dans la résolution du conflit de la Seconde Guerre mondiale. Pour elle, un mythe du sauveur américain s'est développé le long du XXe siècle, à la faveur de la domination économique des Etats-Unis sur le monde, occultant largement la victoire militaire de l'Union soviétique en Europe. 

    source: https://www.youtube.com/

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  • Le débarquement du #6juin, mythe et réalité : c’est l’URSS qui a libéré l’Europe du fascisme ! (IC.fr-6/06/19) Vue de la bataille de Berlin en 1945

    C’est à nouveau une débauche de propagande qui est déployée, Trump visitant ses vassaux à l’occasion du 6 juin 1944 pour ce qui n’est désormais plus uniquement la commémoration d’une bataille importante mais une entreprise visant à à effacer de l’histoire que la libération de l’Europe du fascisme est principalement le fait des sacrifices de l’Union Soviétique.

    Ce 6 juin en Normandie, la Russie et les peuples soviétiques ne sont même pas invités.

    Sans la Russie, ces chiens sanguinaires allemands auraient atteint leur but ou, en tout cas, en seraient proches. (…) Nos enfants et nous avons une énorme dette de gratitude envers le peuple russe qui a enduré tant d’immenses pertes et de souffrances”. 

    Albert Einstein

    Pertes américaines(États-Unis) durant la deuxième guerre mondiale (tous fronts confondus):
    300.000 morts.
    Pertes françaises:
    600.000 morts.
    Pertes soviétiques:
    25.000.000 morts.

    Pertes alliés (USA, Grande-Bretagne, Canada….) le 6 juin 1944:
    4.000 morts.
    Pertes soviétique à Stalingrad:
    487.000 morts.

    Ces chiffres terribles n’ont pas pour but de minimiser le sacrifice d’aucun de ceux qui sont tombés dans la lutte contre le fascisme mais de rappeler les faits qui sont volontairement cachés, déformés, masqués par l’idéologie dominante et ses médias de masse.

    Une commémoration du 75è anniversaire du débarquement totalement amnésique

    Belle cérémonie en vérité que celle prévue pour le 75ème anniversaire du débarquement ce 6 juin 2019 ! L’URSS  – devenue Fédération de Russie – a disparu de la liste de nos alliés et de celle des chefs d’Etat invités pour ces commémorations  ! Le président de la République française n’a pas jugé bon d’inviter Vladimir Poutine ! A croire que la libération du territoire français et de l’Europe n’a été que le seul fait des Américains, des Canadiens et des Britanniques… et que les Russes n’y entrent en rien, et pas davantage la Résistance française ou l’Armée française elle-même qui a porté la charge principale du Débarquement de Provence ! Quels mensonges historiques par omission !

    Nos dirigeants, dont les laquais journalistes et pseudo-historiens font l’éloge afin de grimper dans les sphères du pouvoir, ont développé une telle propagande – et ce dès la fin des années de guerre – (propagande qui a pris un incroyable essor à la chute de l’URSS en 1991) que la campagne de falsification historique a fini malheureusement par porter ses fruits ! Comble de l’horreur : leur réécriture de l’Histoire a mis aujourd’hui sur le même pied victimes (Soviétiques) et bourreaux (Nazis) ! Pratiquement plus personne en France ne semble se souvenir que presque 30 millions de Soviétiques ont payé de leur vie la victoire contre « la Bête immonde », non seulement pour la défense de leur patrie, mais pour celle de tout notre continent ! Qui se souvient encore que le front de l’Est fut le plus grand théâtre d’opérations militaires de toute la Deuxième Guerre mondiale entraînant de gigantesques massacres de populations civiles non seulement par les SS mais aussi et surtout par la Wehrmacht. Et qui sait encore que si les Alliés américains, britanniques et canadiens ont pu débarquer ce 6 juin 1944 sur les plages normandes, c’est bien parce que les 153 divisions (plus de 3 500 hommes) de l’armée allemande avaient été vaincues par l’Armée rouge à Stalingrad en février 1943 au prix d’immenses sacrifices et lors de la bataille de Koursk à l’été 43. Sans ces titanesques combats et ces incroyables victoires, point de débarquement ! Ce sont elles qui ont redonné courage à ceux qui luttaient dans l’ombre, souffraient sur le sol de France et mourraient sous les tortures et les balles nazies avec la conviction que la victoire finale était proche et que leur combat changerait ce monde.  Cette conviction se changea en certitude après ces formidables victoires.

    De toute évidence, peu de gens s’offusquent aujourd’hui de cette honteuse et douloureuse amnésie du gouvernement français ! Rappelons leur alors qu’un de leurs anciens dirigeants et non le moindre, à savoir le Général De Gaulle, disait à J. Staline le 2 décembre 1944 : « Les Français savent ce qu’a fait pour eux la Russie soviétique et ils savent que c’est elle qui a joué le rôle principal dans leur libération. »

    Quant à nous, militants franchement communistes, nous sommes fidèles à l’appel de Maurice Thorez quand il s’exclamait, en pleine Guerre froide : « le peuple français ne fera pas, ne fera jamais la guerre à l’Union soviétique ». Quel que soit son régime actuel, les Français ont une énorme dette envers le peuple russe. Que ceux qui veulent mettre en place une Armée européenne copilotée par Berlin, arrimée à l’OTAN, tournée contre la Russie, sachent bien que nous communistes et patriotes, aussi attachés à la paix mondiale qu’à l’indépendance de tous les peuples, nous redisons clairement : non au fascisme hier, aujourd’hui, demain, et pas de guerre contre le peuple russe pour le seul profit du grand capital !

    • Léon Landini, officier de la légion d’honneur, médaille de la Résistance, interné résistant, grand mutilé de guerre suite aux tortures subies lors de son arrestation, Président de l’Amicale des anciens FTP-MOI (Rhône-Alpes), décoré par l’Union soviétique, Président du Pôle de Renaissance communiste en France.
    • Pierre Pranchère, ancien FTPF, ancien député européen et vice-président du Pôle de Renaissance communiste en France et président des Relations internationales.
    • Georges Gastaud, fils de résistant, philosophe, syndicaliste et secrétaire général du Pôle de Renaissance communiste en France.
    • Jean-Pierre Hemmen, fils de brigadiste et résistant fusillé au Mont Valérien, a refusé de servir sous les ordres de Speidel (ancien nazi, commandant en chef de l’Otan de 1957 à 1963), vice-président du Pôle de Renaissance communiste en France.

    Le débarquement du 6 juin 1944 du mythe d’aujourd’hui à la réalité historique [Annie Lacroix-Riz]

    Juin - Aout 1944 opération Overlord à l'ouest, opération Bagration à l'Est Les forces en présence

    Juin – Aout 1944 opération Overlord à l’ouest, opération Bagration à l’Est
    Les forces en présence, sources wikipedia

    Notre camarade Annie Lacroix-Riz, historienne professeur d’histoire contemporaine émérite de l’Université Paris VII Diderot, nous rappelle dans un article très documenté, fort opportunément, les dimensions véritables du 6 juin 1944.


    La déferlante médiatique qui accompagne le 70e anniversaire de l’événement est à la hauteur du mensonge historique qui se met en place depuis des années sur la IIe guerre mondiale. (NDLR : Il suffit de voir la chape de plomb sur le 70e anniversaire de la bataille de Stalingrad l’année dernière totalement passée sous silence par les médias dominant, alors que la seule commémoration le 2 février 2013 à Paris de cette victoire décisive pour la libération de la France à l’initiative du PRCF a été totalement censurée.  Sur le sujet lire nos articles que vous pouvez retrouver par la fonction recherche avec le mot clé Stalingrad, notamment  :

    La criminalisation du communisme, l’ignoble équation Staline=Hitler, le silence de plomb des médias et de l’historiographie anti-communiste sur la simple réalité politique, militaire, sur le bilan humain et matériel de la guerre, le négationnisme des mêmes sur la guerre d’extermination menée par le Reich hitlérien contre l’URSS, contre le “judéo-bolchevisme”, la part congrue faite sur les sacrifices et les combats titanesques des peuples de l’Union Soviétique, tout cela ne vise en fait qu’à camoufler la vérité et ancrer dans la conscience de nos concitoyens une vison conforme aux intérêts actuels des forces sociales qui mènent de nouveau les peuples à de nouvelles catastrophes à savoir le grand capital. Le PRCF a déjà pu s’en faire l’écho encore récemment dans une déclaration lors du 8 mai dernier.


    Lisez cet article, diffusez le, faites connaître la vérité non seulement pour rendre justice au passé mais pour préparer un avenir de paix

    https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/debarquement-du-6-juin-1944-du-mythe-daujourdhui-realite-historique/

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  • Pays de Quimperlé. Moëlan-sur-Mer: Brigneau-Paris aller-retour, la vie de Denis Sellin (OF.fr-31/05/19-10h40)Entouré de nombreux proches, Denis Sellin a reçu, samedi, les 300 premiers tirages de son ouvrage « Brigneau-Paris aller-retour ».

    Brigneau-Paris, aller-retour, c’est le titre de l’ouvrage de Denis Sellin, Moëlanais bien connu dans le pays de Quimperlé. Il y retrace quelques morceaux de sa vie, ou plutôt de ses vies.

    Tous les chemins mènent à Brigneau, même ceux parfois sinueux d’une vie. Celle de Denis Sellin le prouve.

    De sa naissance dans le petit port moëlanais, à son engagement syndical et politique en région parisienne, en passant par une enfance et une adolescence entre Moëlan-sur-Mer et Concarneau, le retour en terre natale était une évidence.

    « Ce livre n’est peut-être pas l’œuvre de ma vie, mais l’acte qui symbolise le bonheur et la fierté d’avoir pu la mener à ma façon, dans le respect de mes valeurs et de l’être humain », écrit-il en quatrième de couverture.

    De son enfance à Brigneau à ses postes de conseiller municipal, de son poste de mécanicien sur les bateaux à facteur à Concarneau, en passant par ses responsabilités syndicales, il livre dans cet ouvrage son parcours, sa vision de l’être humain, et la nécessité de ne jamais baisser les bras.

    « Un témoignage de mon vécu »

    Victor Hugo disait : « Je préfère l’avenir au passé, car c’est là que j’ai décidé de vivre le restant de mes jours. »

    Denis Sellin adhère complètement à cette vision des choses, en ajoutant toutefois « mais non loin de Brigneau ».

    En décembre 2017, Denis Sellin faisait part à ses proches de sa volonté de mettre un terme au militantisme politique, après 44 ans d’adhésion au Parti communiste. « J’avais dit à ce moment-là que, comme j’avais désormais du temps de disponible, j’écrirai. Pas mal de gens m’y ont poussé, un comité de lecture a été créé, et l’ouvrage est aujourd’hui sorti, à compte d’auteur », explique Denis Sellin.

    « Ce livre est un témoignage de mon vécu. Je voulais aussi parler de choses qui sont passées inaperçues, des combats menés qui ont obtenu des résultats. Des bonnes choses, des mauvaises, des petits coups, des mauvais coups. Je dis les choses comme elles sont. Cela plaira à certains, et déplaira à d’autres, ça fait partie du jeu », continue Denis Sellin, avec un large sourire.

    L’exercice n’a pas été aussi simple qu’il aurait pu le penser. « Entre ce que l’on pense, ce que l’on dit, et ce que l’on écrit, il faut reprendre, revenir, etc. Structurer. » L’auteur n’exclut pas de revenir sur des sujets bien précis, afin de les approfondir. Denis Sellin tiendra une table à la terrasse du Ty-Corn, le mardi matin, et au bar le 3B, le vendredi après-midi et le samedi matin (deux estaminets de Moëlan-sur-Mer), où il dédicacera son livre (12 €).

    Il peut aussi être réservé en appelant le 06 33 21 65 47.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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