• Hommage de , ancien résistant, vice-président du PRCF

    "Je renouvelle mes très sincères condoléances aux enfants, petits-enfants et à la famille d’Henriette.

    Àl’hommage de la direction du Pôle de Renaissance Communiste en France, que j’ai eu l’honneur de cosigner, je me permets après mes entretiens avec Sébastien, son petit-fils, une courte contribution personnelle au sujet d’évènements que nous avons partagés.

    J’étais très jeune en mai 1943 lorsque j’adhérai au Parti communiste et à la Jeunesse communiste clandestins et que je m’engageai dans les Francs-tireurs et partisans dans mon village de Corrèze, ce n’est donc qu’après la Libération que je découvris le parcours politique et résistant de .

    Au congrès d’Arles du Parti communiste en décembre 1937 elle fut la plus jeune déléguée et elle s’engagea dans la lutte contre la menace de guerre d’Hitler porté au pouvoir par le grand capital allemand.

    Les dirigeants français et britanniques, par l’infâme traité de Munich et le refus de l’alliance militaire avec l’URSS, permirent à Hitler de déclencher la guerre et d’envahir la Pologne. En France le Parti communiste fut interdit, ses militants jetés en prison, il s’ensuivit « la drôle de guerre », l’invasion hitlérienne et la félonie de Pétain.

    Henriette, dans cette période difficile passa dans la clandestinité. Elle répondit à l’appel de Maurice Thorez et Jacques Duclos du 10 juillet 1940. La préparation à la lutte armée s’inscrivait dans le contexte de l’Organisation spéciale aux Francs-tireurs et partisans, reconnue officiellement en octobre 1940. Henriette, fut affectée au cours de l’année 1943 à l’État-Major des FTP de la zone sud.

    Le rôle de l’État-Major de la zone sud des FTP fut considérable. Son aide aux interrégions militaires formidable. J’ai eu l’occasion de le rappeler lors des obsèques à Brive de Roger Lescure qui fut responsable militaire à l’Interrégion militaire de Limoges et Compagnon de la Libération. Henriette fut agent de liaison à cette interrégion.

    J’ai à de multiples reprises sollicité Nelly pour des initiatives politiques ou liées à la  et j’ai toujours reçu une réponse positive. La dernière, très révélatrice, le 15 janvier 2018, elle signa la pétition pour la commémoration du 75èmeanniversaire de la victoire de Stalingrad, l’appel se terminait sur le serment de « ne jamais oublier la victoire de Stalingrad ».

    Chère Nelly, fidèle jusqu’au terme de ta vie aux convictions qui t’ont conduite très jeune dans les rangs du Parti communiste, le parti des fusillés, ce grand parti populaire qui recueillit aux élections de l’Assemblée Nationale Consultative du 21 octobre 1946 les suffrages d’un électeur sur quatre, scrutin qui fit de lui le premier parti de France ; convictions qui firent de toi la grande résistante contre le fascisme et l’occupant nazi. Ces dernières années ces convictions t’ont fait rejoindre le Pôle de Renaissance Communiste en France, socle de la reconstruction d’un authentique Parti communiste au service du peuple de France, de l’indépendance nationale, de la paix, pour les quatre sorties libératrices, de l’Union Européenne, de l’Euro, de l’Otan, et du capitalisme.

    Nelly, ta vie est un exemple de courage et de lucidité, j’ai pour toi le plus grand respect."

    Pierre PRANCHERE conclut ainsi son propos :

    « Nous avons entendu avec émotion le Chant des Partisans et je pense que Nelly mérite que nous chantions en son honneur l’Internationale ». Ce qui fut fait par l’assistance.

    "Adieu Nelly"

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Mémoires des esclavages. Un appel aux collégiens brestois (LT.fr-11/09/2018)Les membres de l’association Mémoires des esclavages. (Steven Le Roy)

    En place depuis presque cinq ans sur le polder, la statue rappelant l’esclavage se tient toujours aussi droite, sentinelle sur notre continent et « sur tous les autres », selon le président historique de l’association Mémoires des esclavages, Max Relouzat. Elle est aussi le symbole incitant chaque année à une nouvelle réflexion, célébrée le 10 mai invariablement, sous diverses formes. Après le handicap ou les femmes, l’association a choisi de porter son effort de l’année sur « le dialogue des cultures et du vivre ensemble » et entend que les journées du 9 et 10 mai 2019 permettent un grand échange sur un temps se réclamant festif. Pour y parvenir, Pierre Delourme, secrétaire et « ciment » de l’asso selon les mots de Max Relouzat, a activé dès la fin du printemps dernier les collèges brestois, publics comme privés, pour tenter de fabriquer une fresque monumentale qui entourerait le monument lors de ces deux journées.

    Une question centrale

    « Nous nous engageons à fournir des plaques et à aider pour l’achat de peinture », avance le secrétaire, un peu dépité de ne pas encore avoir reçu de réponse. « Nous avons certainement contacté les établissements au mauvais moment, à la fin juin. Il y a eu des changements dans les directions, alors nous allons recommencer ». L’entreprise est louable, d’autant qu’à entendre Max Relouzat, intervenant dans les collèges régulièrement, « la question de l’abolition de l’esclavage est abordée en quatrième. Cette possibilité que nous offrons permet d’intéresser les collégiens à cette question centrale. Sans faire de l’Histoire, ils sont soudain passionnés quand je leur parle de l’esclavage moderne, des 18 millions d’enfants esclaves dans le monde qui ont un rapport avec ce qu’ils portent sur le dos ».

    L’association précise en outre que les panneaux qui seront réalisés pourront ensuite être rendus dans les collèges respectifs.

    Pratique

    Il est possible de les joindre par mail à contact@memoiresdesesclavages.fr ou au 02 98 53 78 32.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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    Cinéma. La Cinémathèque de Bretagne rend hommage à Anita Conti au festival de Douarnenez en diffusant son film «Racleurs d'océans» et «Anita Conti, une vie embarquée» un film de Marc Gourden. En présence de Laurent Girault-Conti, son fils adoptif.
     
    Dimanche 19 août-17 h.
    Cinéma Le K (salle 2), 39, rue Louis-Pasteur, Douarnenez.
     
    29200 - Brest
    association, statut loi 1901
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  • L'exposition « Pêcheurs d'Iroise » permet de cerner les différents métiers de la pêche et de découvrir ceux qui font ce métier.L'exposition « Pêcheurs d'Iroise » permet de cerner les différents métiers de la pêche et de découvrir ceux qui font ce métier

    L'exposition du Port-Musée, qui dure jusqu'à novembre, offre un témoignage sans pareil sur le métier de marin-pêcheur.

    « C'est de l'iode qui coule dans nos veines », résume Noël, un goémonier de Lanildut. Il fait partie des quarante-trois pêcheurs professionnels en mer d'Iroise, hommes et femmes, auxquels le Port-Musée dédie actuellement (jusqu'au 4 novembre) une exposition photographique. Pêcheurs d'Iroise qui s'est aussi décliné en livre, consacre à chaque marin un diptyque composé d'un portrait et d'une photographie plus personnelle, souvent accompagné d'un témoignage sonore. L'exposition s'est faite à l'initiative du Port-Musée, du Parc marin d'Iroise pour les enregistrements, et du photographe Nedjma Berder.

    Un métier au pluriel

    Pêcheurs au filet, à la bolinche, à la ligne, au casier, ou à pied, goémonier au peigne, au scoubidou ou à la drague, de Concarneau, Le Conquet, Camaret, Douarnenez, Sein, Audierne, Ouessant, ou Molène, ils sont tous là. La seule certitude, au fur et à mesure des photographies, est que cette profession se conjugue au pluriel. Au-delà de ces portraits d'hommes et de femmes, c'est le portrait d'un métier qui est dressé, dans toute sa variété, sa difficulté, sa beauté.

    La difficulté ? Ils sont nombreux à ne pas compter leurs heures, à travailler, de nuit, par tous les temps, dans le bruit, le froid, le danger. La beauté ? C'est la nature, « les copains » et la solidarité entre gens de mer, même si la pêche est parfois un milieu individualiste, où c'est « chacun pour sa gueule » tempèrent certains marins.

    Cette très belle exposition permet de mieux cerner un métier qui est souvent fantasmé ou victime d'a priori. Plusieurs enjeux sont abordés, comme la question de la transmission et le passage de témoin entre générations, l'organisation de sa vie de famille, l'importance d'être polyvalent dans ce milieu où il faut s'intéresser à la mécanique, la passerelle, aux poissons, ou la charpente si le bateau est en bois.

    La ressource se dégrade

    Entre tous les sujets, la raréfaction du poisson revient le plus souvent sur la table. Les témoignages enregistrés sont plus ou moins virulents, mais s'accordent pour dire que la ressource halieutique se dégrade. Le métier est rendu d'autant plus difficile par les réglementations et les quotas, même si, pour François, pêcheur retraité, « l'interdit est la seule solution face à notre imbécillité ». « On est en train de scier la branche sur laquelle nos enfants sont assis », résume Gaël, de Camaret. Le respect de l'environnement est un enjeu de taille pour l'avenir de la profession. 

    Ludovic, de Lanildut, a le bon mot, et celui de la fin : « La pêche, ce métier archaïque, c'est primaire, c'est le terroir, et c'est pour ça que c'est beau ».

    Pierre GRINER

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Communiqué de Leon Landini ancien FTP-MOI et Georges Gastaud secrétaire national du PRCF

     

    Honneur à Arséne Tchakarian ultime survivant du groupe Manouchian et membre du comité de parrainage du PRCF (IC.fr-5/08/2018)Honneur à Arsène Tchakarian, ultime survivant du groupe Manouchian et membre du comité de parrainage du PRCF

    Le PRCF salue la mémoire du camarade Arsène Tchakarian, ultime survivant du groupe FTP MOI dirigé par Epstein et par Maniuchian. Il faut rappeler aux médias qui semblent l’ignorer, que les FTP MOI, de même que les FTPF, ont été mis en place par le parti communiste français clandestin ou par le Front national pour l’indépendance et la liberté de la France, l’organisation unitaire de la Résistance créée à l’initiative du PCF et qui a préparé l’avènement du CNR sous l’égide de Jean Moulin.

    Toute sa vie Arsène est resté fidèle à son engagement antifasciste et communiste, acceptant de figurer dans le comité d’honneur du Prcf dont il était membre ainsi que de nombreux combattants de la Résistance armée. 

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Occultant comme à l’ordinaire la signification historique profondément révolutionnaire du , l’actuel gouvernement maastrichtien va de nouveau faire de cette célébration l’occasion d’exalter tout ce qu’il y a de pire dans la politique incarnée par Macron dans la continuité de ses prédécesseurs : la destruction des acquis sociaux, l’abandon du produire en France industriel et agricole, la mise en cause de la laïcité républicaine au profit d’un nouveau cléricalisme, la substitution même plus larvée du tout-anglais transatlantique à la « langue de la  », la casse des communes de France, des départements et de la «  une et indivisible », la marche aux guerres impérialistes sous la conduite de l’OTAN, la continuité des interventions néocoloniales en Afrique, l’abandon de la souveraineté du peuple français au profit de la « souveraineté européenne » sous pilotage berlinois que notre peuple a pourtant refusée très majoritairement en mai 2005. D’autant qu’à l’occasion des cérémonies officielles, et notamment du défilé militaire auquel la grande bourgeoisie réduit la commémoration d’une insurrection populaire, Macron va parader à côté de tout ce que le monde compte de gouvernants réactionnaires divers et variés…

    Il est d’autant plus nécessaire à cette occasion que le PRCF rappelle que pour les travailleurs, pour les démocrates, pour les patriotes qui font vivre au présent ce que ce mot signifiait de révolte entre 1789 et 1795, le 14 juillet est avant tout la fête de l’indépendance nationale et de la souveraineté de TOUS les peuples, l’annonce d’une nouvelle époque de l’histoire humaine où pour la première fois, des millions d’hommes ont revendiqué ensemble le droit à l’égale dignité de tous.

    A notre époque d’intense réaction politique, idéologique et sociale où la défaite provisoire subie par l’expérience issue de la Révolution d’Octobre 1917 permet de criminaliser jusqu’aux conquêtes de la Révolution française et de ses grands protagonistes jacobins, le PRCF appelle plus que jamais les communistes, les travailleurs, les progressistes de toutes sensibilités à faire vivre dans les luttes, non pas AVEC Macron, le MEDEF et l’UE-OTAN, mais CONTRE eux tous, le cap immortel que notre première Constitution républicaine fixait à tous les hommes au nom de notre  : « le but de la société est le bonheur commun ».

    , secrétaire national du PRCF, auteur  de  et 

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Résultat de recherche d'images pour "Domenico LOSURDO"

    C’est avec un sentiment d’accablement que mes camarades et moi-même venons d’apprendre le décès prématuré et inattendu du très fin et très combatif philosophe italien, Domenico LOSURDO.

    Cette figure de proue de la pensée communiste, cet historien matérialiste des idées, de stature nationale et internationale, a refusé de « fuir l’histoire », de prendre la file avantageuse des renégats du communisme, des ralliés de l’antisoviétisme de confort (cette juste expression est d’Annie Lacroix-Riz) et des croisés de la sinophobie et de la russophobie dominantes ; Doménico n’a pas voulu faire carrière en cédant à cette « auto-phobie communiste » à la mode et à cette euro-béatitude courtoise et de bon ton qui permirent à tant de « marxistes » repentis de montrer patte rose pour monnayer une reconnaissance professionnelle aussi facile que médiocre et d’avance privée de postérité.  

    Losurdo a également refusé le néolibéralisme postmoderne et post-national, il a pointé l’élan historique du grand peuple chinois et a ravivé la dialectique indestructible du combat de classe et de la reconquête des souverainetés nationales.

    J’avais avec lui d’ardentes et fraternelles discussions sur la question de l’Etat et de son nécessaire dépérissement (aux antipodes de l’hypocrite « moins d’Etat ! » libertarien), mais son positionnement sur ce sujet s’explique principalement par une saine réaction contre le déni révisionniste du matérialisme historique, du réalisme révolutionnaire et contre la régression de tant de « marxistes de la chaire » vers les facilités de l’utopisme et de l’idéalisme.

    Il n’est pas temps encore de dresser le bilan de cet infatigable laboureur rationaliste de l’histoire de la pensée, dont les travaux démentent irréfutablement tous ceux qui repeignent le libéralisme aux couleurs de l’universalisme ou qui parent la pensée de Nietzsche de très douteuses résonances progressistes.

    Alors que disparaît Doménico, qu’il me soit permis d’associer à sa mémoire d’autres grands militants et penseurs que j’eus l’honneur de croiser à ses côtés, aux Rencontres internationales de Serpa naguère organisées dans l’Alentejo rouge par feu mon ami Miguel Urbano, secondé notamment par Henri Alleg. Je pense à Jean Salem et à Georges Labica, trop tôt disparus eux aussi, et dont il faut assidument réétudier l’œuvre critique.

    L’histoire rattrapera tôt ou tard ceux qui crurent la fuir à la faveur d’une époque de contre-révolution, de néo-thermidorisme et de « repentance » capitularde travestie en « autocritique ».

    Mais dans l’héritage vif de l’émancipation humaine repartant à l’assaut du ciel, ton œuvre figurera au premier rang, compagno Doménico !

    Georges GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Gildas Priol (au premier plan) a aidé Olivier Polard à la rédaction du livre « Les Brestois pendant la guerre ». L’ouvrage est publié aux éditions Dialogues au prix de 29,90 €.Gildas Priol (au premier plan) a aidé Olivier Polard à la rédaction du livre « Les Brestois pendant la guerre ». L’ouvrage est publié aux éditions Dialogues au prix de 29,90 €

    Les heures sombres. Maintes fois utilisé, parfois galvaudé, souvent exagéré, ce simple groupe de mots est en l’occurrence celui qui résume le mieux la formidable somme que vient d’écrire Olivier Polard, avec l’aide de Gildas Priol, sur la vie des Brestois et des Brestoises sous l’Occupation. « Les Brestois dans la guerre » donc, avec en insert le carnet intime de Stéphane Massé, un résistant qui a vécu la bataille de Brest d’août 44 en direct de la rue Branda. Comme une sorte de document miraculeux, retrouvé par hasard.     

    Comment est née l’idée de collecter des documents pour faire un livre sur la vie locale durant l’Occupation ?

    Olivier Polard : « Il s’agit d’une idée que j’avais depuis longtemps, parce qu’une partie de ma famille pouvait encore me la raconter et notamment celle de mon père qui a été FTP - franc-tireur et partisan, NDLR. Il y avait aussi toutes les photos d’Henri Chalois qui avaient été mises en ligne et je me demandais comment faire pour qu’elles soient publiées. J’ai fait un peu le tour pour rencontrer des gens et récolter des témoignages, mais je tournais un peu en rond, je n’en avais qu’une dizaine. Un jour, je me suis rendu chez Mme Le Goualch dont le défunt mari était un formidable collectionneur. Par hasard, je suis tombé sur un dossier Brest 44, où était consigné le carnet complet de Stéphane Massé. Il détaillait la bataille de Brest vue de l’intérieur. Un vrai coup de chance, mais j’avais ma porte d’entrée ».

    Existait-il d’autres livres sur ce sujet ?

    OP : « Oui, mais ce sont des livres que je qualifie de générationnels ou scientifiques et, surtout, il leur manque l’iconographie. Ici, avec Gildas, nous avons voulu faire un livre qui peut s’adresser à tous. Pour le constituer, j’ai épluché « La Dépêche de Brest », jour après jour, et continué ma récolte de témoignages ».

    Glidas Priol : « Il existe notamment un livre appelé « L’enfer de Brest » mais qui n’a jamais été réédité. On le trouve à des prix exorbitants sur le net, en occasion. Pour notre cas, le béotien, mais aussi l’amateur de détails ou l’érudit, pourra trouver ce qu’il cherche ».

    Comment s’est passée l’Occupation à Brest ?

    GP : « Le point de départ, c’est de comprendre que nous avons été occupés immédiatement. Dès juin 1940, les Allemands entrent en ville sans résistance ou presque. Il y a bien des combats sporadiques vers Gouesnou, mais rien qui ne puisse vraiment freiner l’armée du Reich. Les Allemands entrent en musique et en force, alors que les Brestois sont calfeutrés chez eux. Ça leur tombe dessus trop vite, c’est de l’inédit ».

    OP : « Pourtant, la population a été préparée depuis 1935, au moins. Des masques à gaz sont distribués en 1939 et dès 35, donc, des groupes de défense passive sont déployés comme dans toutes les grandes villes de France. J’ai du mal à croire qu’Hitler n’était pas perçu comme une menace depuis tout ce temps… ».

    Il faut bien que la vie s’organise, néanmoins…

    GP : « Oui. Si, au début, des efforts sont faits par l’occupant, rapidement, la vie va devenir infernale et va aller de pire en pire. Il n’y a presque plus rien, plus d’essence, plus d’engrais, plus de machines agricoles et puis plus rien. Il faut bien se mettre en tête que nous évoquons une période affreuse, la plus dure de l’histoire de Brest ».

    OP : « D’autant qu’il paraît nécessaire de rappeler qu’à peu de chose près, Brest est la ville la mieux défendue de Bretagne. Fin 40 début 41, deux énormes navires allemands entrent en rade pour couper le ravitaillement. Churchill a compris que la guerre pouvait se jouer là et qu’il fallait faire couler ces bateaux. Les bombardements nocturnes de la RAF - Royal Air Force, NDLR - vont commencer dès cette époque jusqu’au départ des bateaux bien défendus et qui iront porter assistance sur le front de l’Est en 42. Il faut juste imaginer 6 000 marins plus 6 000 soldats et 1 200 ouvriers de la brigade Todt qui construisent la base sous-marine… ».

    La population réagit comment ?

    GP : « C’est très brestois, déjà ! Les premiers raids anglais sont publiquement applaudis et, au cinéma, les actualités sont sifflées. Une fois, 500 travailleurs sont déportés pour aller sur les chantiers de Hambourg. À leur départ, une grande manifestation est organisée tout à fait illégalement et on chante « La Marseillaise » et « L’Internationale ». L’autorité occupante ne réagit pas, par chance, et laisse cette journée se passer sans répression. Des femmes manifestent, réclament des pâtes. L’ambiance va devenir de plus en plus hostile. Des bureaux de collaboration vont éclore, mais ne rencontreront pas de succès d’audience. C’est assez britannique, finalement. Il y a un flegme brestois ».

    Une idée commune veut que la ville ait été détruite par les raids alliés. Vrai ou faux ?

    GP : « C’est faux. Bien sûr, il y a des impacts et des dégâts. Des grands bâtiments comme l’hospice public ou le théâtre brûlent mais la ville est debout. Des témoignages attestent encore qu’avant la bataille de Brest, la ville est debout à l’été 44. C’est la conjugaison de l’assaut américain et des sabotages allemands qui va la faire tomber ».

     
     
    en complément
     
    Stéphane Massé. Héros pas si discret
     
    Lorsqu’au 7 août 1944, les Américains sont à Lesneven, Stéphane Massé est à Brest. C’est un homme d’une quarantaine d’années et il est marié à Marie-Thérèse, avec qui il n’a pas eu d’enfant. Un homme issu de la bourgeoisie locale, farouche partisan du général de Gaulle. Il loge dans un appartement de la rue Branda. Depuis un bon moment, Stéphane Massé a rejoint la Résistance, sous les ordres de Matthieu Donnart. Représentant pour une célèbre marque de vin cuit, il circule dans tout le département par nécessité professionnelle et fait naturellement partie du deuxième bureau des FFI, celui du renseignement. Alors qu’il sait que la bataille va s’engager, alors qu’il voit l’émissaire américain repartir de Brest les yeux bandés et dire faire partie de ceux qui ne se font « aucune illusion » sur une prompte reddition allemande, il sort un carnet et consigne chaque fait. À la libération de la ville, il les détaillera plus intensément. Ses notes pour plus tard dormiront plus de 70 ans.

    La faute de l’occupant

    Double coup de chance pour Olivier Polard, lors de sa visite chez Mme Le Goualch. D’une part, il trouve ce carnet d’une soixantaine de pages et de l’autre, alors « que je les retapais sur ordinateur dans un bar », un ami lui dit connaître une Massé. Sa nièce, sa seule nièce vivant dans le coin. La famille autorise la publication presque exhaustive - « j’ai juste enlevé quelques redites » - du document qui décrit, presque heure par heure, l’épouvantable siège de Brest. Stéphane Massé a pu rester parmi les rares qui ont eu cette opportunité la plus souvent funeste. Il était ami avec le maire de l’époque, Victor Eusen, et a pu obtenir le brassard garni d’un colibri et d’une croix gammée autorisant les civils à rester intra muros. Sa femme, toujours par entre-gens, a aussi eu cette opportunité. « L’extraordinaire est qu’il devait continuer à fournir du renseignement à la Résistance mais il n’a pas pu le faire. Le couple a passé le plus clair de son temps sous le déluge de fer dans une cave », continue Olivier Polard. Le déluge de feu s’installe. Stéphane Massé taille les Allemands, qu’il accuse de vouloir raser la ville avant leur inéluctable retrait. Il se souvient d’une phrase entendue au début de l’Occupation, dans une bouche ennemie. Elle disait : « Nous ne vous rendrons pas Brest dans l’état où nous l’avons trouvée ». L’étonnant de l’affaire est que l’immeuble de Stéphane Massé est resté debout. Il est aujourd’hui face à ce grand hôtel loin de la guerre, mais a hébergé dans ses entrailles deux des rares Brestois ayant vécu le siège. Dont un, qui écrivait tout.
     
     
     
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  • Comme chaque 16 juin, depuis dix ans, l’Association départementale de défense des victimes de l’amiante (Addeva) du Finistère et des Côtes d’Armor organisait, hier, une cérémonie de commémoration, boulevard Jean Moulin, devant la stèle en mémoire des victimes de l’amiante. L’Addeva, qui a recensé 39 décès en 2017, compte actuellement 1 400 adhérents dans les deux départements. L’association assiste les victimes et aide leurs familles à défendre leurs droits et au montage de dossier de reconnaissance de maladie professionnelle. Gérard Fréchou, président de l’association, déplore toujours le manque de prévention vis-à-vis de ce fléau. Renseignements : Addeva, 6, rue Traverse, à Brest, tél. 02 98 46 91 51.
     
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    La bande dessinée de Kris et Étienne Davodeau, Un homme est mort, adapté en fiction d’animation, réalisée par Olivier Cossu, sera diffusée sur Arte mercredi 13 juin à 22h35, dans le cadre d’une programmation spéciale Festival d’Annecy. La fiction raconte le combat des ouvriers brestois lors des grèves de 1950 et raconte l’arrivée de René Vautier, un cinéaste engagé qui vient filmer les événements.

    https://www.actualitte.com/article/...

    "Un homme est mort" Edouard Mazé, mort le 17 avril 1950

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    Le film d’animation, qui a obtenu le Prix du public au Festival international du cinéma d’animation de Meknès 2018, se concentrera sur l’histoire d’amitié, mais aussi d’amour entre P’tit Zef, un ouvrier, et Paulette, une fille de commerçant qui prend part à la lutte syndicale. Il opérera également une reconstitution de Brest en 3D, au rythme de la musique de Yan Volsy et Pablo Pico.

    On y verra des événements réels comme la mort d’Édouard Mazé et le film de René Vautier rythmé par le poème de Paul Eluard, Gabriel Péri. Grâce à un cinéma ambulant, Vautier a parcouru la Bretagne pour montrer ce témoignage du combat et de la solidarité des ouvriers. La seule pellicule de ce film a malencontreusement été détruite. Les mots du poète, « Un homme est mort qui n’avait pour défense que ses bras ouverts à la vie », prennent dans ce contexte une dimension bouleversante.

    « Je trouvais qu’il y avait quelque chose de judicieux dans le fait de ramener cette histoire vers une forme animée. Kris, qui a initié le projet de la bande dessinée et l’a écrite avec moi, partageait cette idée. Après avoir remis à la lumière le film de René Vautier en bande dessinée, l’idée de le voir revenir à l’écran qui est son support originel, par le dessin, c’est magnifique, comme une évidence qui assume et valide les formes successives de ce récit » explique Étienne Davodeau qui a réalisé l’univers graphique du film tandis que Kris participait au scénario et à l’adaptation.

    « Gabriel Péri, le poème de Paul Eluard, lu et réinterprété par René Vautier lors des projections de son film sur ces événements de 1950, nous permet de ne jamais oublier le combat de ces hommes luttant contre l’injustice, parfois au péril de leur vie. On aime les villes qui n’ont pas à dire qui elles sont ni d’où elles viennent. Brest n’a pas ce luxe mais a su se relever alors qu’elle avait été mise plus bas que terre, tout comme ses habitants et ses travailleurs » complète Olivier Cossu.

    C’est en meme temps, un hommage à René Vautier 15 01 1928 - 04 01 2015 Une Grande Figure du cinéma militant, un engagement qui n’a jamais failli .

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    http://kebekmac.forumprod.com/un-ho...

    Un homme est mort est d’abord un film de René Vautier sur la mort de l’ouvrier Edouard Mazé, tué à Brest par les gardes mobiles, lors des manifestations et des grèves de 1950. Un commentaire reprenant un poème de Paul Eluard intitulé "Un Homme est mort" accompagne les images. Le film est projeté de nuit sur les lieux pendant près d’un mois. Il est définitivement détruit au cours de la dernière projection dans un ciné-club parisien. Quelques plans tournés à Brest sont utilisés par Robert Ménégoz dans Vivent les dockers (1951, 14 mn) et repris dans Le Chant des fleuves (1954) de Joris Ivens. Condamné pour le tournage du film Afrique 50 en violation du décret Pierre Laval (Ministre des colonies) de 1934, René Vautier est mis en prison militaire à Saint-Maixent, puis à Niederlahstein en zone française d’occupation allemande. Il sort en juin 1952. Film détruit L’histoire de "Un homme est mort" retranscrit par Étienne Davodeau et Kris sous forme de bande-dessinée les faits réels qui se sont produits lors des manifestations ouvrières à Brest en 1950. Les personnages sont eux aussi calqués sur des personnes réelles ; notamment René Vautier, réalisateur engagé du film perdu autour duquel tournent les évènements de la BD

    source: http://bellaciao.org

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