• Occultant comme à l’ordinaire la signification historique profondément révolutionnaire du , l’actuel gouvernement maastrichtien va de nouveau faire de cette célébration l’occasion d’exalter tout ce qu’il y a de pire dans la politique incarnée par Macron dans la continuité de ses prédécesseurs : la destruction des acquis sociaux, l’abandon du produire en France industriel et agricole, la mise en cause de la laïcité républicaine au profit d’un nouveau cléricalisme, la substitution même plus larvée du tout-anglais transatlantique à la « langue de la  », la casse des communes de France, des départements et de la «  une et indivisible », la marche aux guerres impérialistes sous la conduite de l’OTAN, la continuité des interventions néocoloniales en Afrique, l’abandon de la souveraineté du peuple français au profit de la « souveraineté européenne » sous pilotage berlinois que notre peuple a pourtant refusée très majoritairement en mai 2005. D’autant qu’à l’occasion des cérémonies officielles, et notamment du défilé militaire auquel la grande bourgeoisie réduit la commémoration d’une insurrection populaire, Macron va parader à côté de tout ce que le monde compte de gouvernants réactionnaires divers et variés…

    Il est d’autant plus nécessaire à cette occasion que le PRCF rappelle que pour les travailleurs, pour les démocrates, pour les patriotes qui font vivre au présent ce que ce mot signifiait de révolte entre 1789 et 1795, le 14 juillet est avant tout la fête de l’indépendance nationale et de la souveraineté de TOUS les peuples, l’annonce d’une nouvelle époque de l’histoire humaine où pour la première fois, des millions d’hommes ont revendiqué ensemble le droit à l’égale dignité de tous.

    A notre époque d’intense réaction politique, idéologique et sociale où la défaite provisoire subie par l’expérience issue de la Révolution d’Octobre 1917 permet de criminaliser jusqu’aux conquêtes de la Révolution française et de ses grands protagonistes jacobins, le PRCF appelle plus que jamais les communistes, les travailleurs, les progressistes de toutes sensibilités à faire vivre dans les luttes, non pas AVEC Macron, le MEDEF et l’UE-OTAN, mais CONTRE eux tous, le cap immortel que notre première Constitution républicaine fixait à tous les hommes au nom de notre  : « le but de la société est le bonheur commun ».

    , secrétaire national du PRCF, auteur  de  et 

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Résultat de recherche d'images pour "Domenico LOSURDO"

    C’est avec un sentiment d’accablement que mes camarades et moi-même venons d’apprendre le décès prématuré et inattendu du très fin et très combatif philosophe italien, Domenico LOSURDO.

    Cette figure de proue de la pensée communiste, cet historien matérialiste des idées, de stature nationale et internationale, a refusé de « fuir l’histoire », de prendre la file avantageuse des renégats du communisme, des ralliés de l’antisoviétisme de confort (cette juste expression est d’Annie Lacroix-Riz) et des croisés de la sinophobie et de la russophobie dominantes ; Doménico n’a pas voulu faire carrière en cédant à cette « auto-phobie communiste » à la mode et à cette euro-béatitude courtoise et de bon ton qui permirent à tant de « marxistes » repentis de montrer patte rose pour monnayer une reconnaissance professionnelle aussi facile que médiocre et d’avance privée de postérité.  

    Losurdo a également refusé le néolibéralisme postmoderne et post-national, il a pointé l’élan historique du grand peuple chinois et a ravivé la dialectique indestructible du combat de classe et de la reconquête des souverainetés nationales.

    J’avais avec lui d’ardentes et fraternelles discussions sur la question de l’Etat et de son nécessaire dépérissement (aux antipodes de l’hypocrite « moins d’Etat ! » libertarien), mais son positionnement sur ce sujet s’explique principalement par une saine réaction contre le déni révisionniste du matérialisme historique, du réalisme révolutionnaire et contre la régression de tant de « marxistes de la chaire » vers les facilités de l’utopisme et de l’idéalisme.

    Il n’est pas temps encore de dresser le bilan de cet infatigable laboureur rationaliste de l’histoire de la pensée, dont les travaux démentent irréfutablement tous ceux qui repeignent le libéralisme aux couleurs de l’universalisme ou qui parent la pensée de Nietzsche de très douteuses résonances progressistes.

    Alors que disparaît Doménico, qu’il me soit permis d’associer à sa mémoire d’autres grands militants et penseurs que j’eus l’honneur de croiser à ses côtés, aux Rencontres internationales de Serpa naguère organisées dans l’Alentejo rouge par feu mon ami Miguel Urbano, secondé notamment par Henri Alleg. Je pense à Jean Salem et à Georges Labica, trop tôt disparus eux aussi, et dont il faut assidument réétudier l’œuvre critique.

    L’histoire rattrapera tôt ou tard ceux qui crurent la fuir à la faveur d’une époque de contre-révolution, de néo-thermidorisme et de « repentance » capitularde travestie en « autocritique ».

    Mais dans l’héritage vif de l’émancipation humaine repartant à l’assaut du ciel, ton œuvre figurera au premier rang, compagno Doménico !

    Georges GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Gildas Priol (au premier plan) a aidé Olivier Polard à la rédaction du livre « Les Brestois pendant la guerre ». L’ouvrage est publié aux éditions Dialogues au prix de 29,90 €.Gildas Priol (au premier plan) a aidé Olivier Polard à la rédaction du livre « Les Brestois pendant la guerre ». L’ouvrage est publié aux éditions Dialogues au prix de 29,90 €

    Les heures sombres. Maintes fois utilisé, parfois galvaudé, souvent exagéré, ce simple groupe de mots est en l’occurrence celui qui résume le mieux la formidable somme que vient d’écrire Olivier Polard, avec l’aide de Gildas Priol, sur la vie des Brestois et des Brestoises sous l’Occupation. « Les Brestois dans la guerre » donc, avec en insert le carnet intime de Stéphane Massé, un résistant qui a vécu la bataille de Brest d’août 44 en direct de la rue Branda. Comme une sorte de document miraculeux, retrouvé par hasard.     

    Comment est née l’idée de collecter des documents pour faire un livre sur la vie locale durant l’Occupation ?

    Olivier Polard : « Il s’agit d’une idée que j’avais depuis longtemps, parce qu’une partie de ma famille pouvait encore me la raconter et notamment celle de mon père qui a été FTP - franc-tireur et partisan, NDLR. Il y avait aussi toutes les photos d’Henri Chalois qui avaient été mises en ligne et je me demandais comment faire pour qu’elles soient publiées. J’ai fait un peu le tour pour rencontrer des gens et récolter des témoignages, mais je tournais un peu en rond, je n’en avais qu’une dizaine. Un jour, je me suis rendu chez Mme Le Goualch dont le défunt mari était un formidable collectionneur. Par hasard, je suis tombé sur un dossier Brest 44, où était consigné le carnet complet de Stéphane Massé. Il détaillait la bataille de Brest vue de l’intérieur. Un vrai coup de chance, mais j’avais ma porte d’entrée ».

    Existait-il d’autres livres sur ce sujet ?

    OP : « Oui, mais ce sont des livres que je qualifie de générationnels ou scientifiques et, surtout, il leur manque l’iconographie. Ici, avec Gildas, nous avons voulu faire un livre qui peut s’adresser à tous. Pour le constituer, j’ai épluché « La Dépêche de Brest », jour après jour, et continué ma récolte de témoignages ».

    Glidas Priol : « Il existe notamment un livre appelé « L’enfer de Brest » mais qui n’a jamais été réédité. On le trouve à des prix exorbitants sur le net, en occasion. Pour notre cas, le béotien, mais aussi l’amateur de détails ou l’érudit, pourra trouver ce qu’il cherche ».

    Comment s’est passée l’Occupation à Brest ?

    GP : « Le point de départ, c’est de comprendre que nous avons été occupés immédiatement. Dès juin 1940, les Allemands entrent en ville sans résistance ou presque. Il y a bien des combats sporadiques vers Gouesnou, mais rien qui ne puisse vraiment freiner l’armée du Reich. Les Allemands entrent en musique et en force, alors que les Brestois sont calfeutrés chez eux. Ça leur tombe dessus trop vite, c’est de l’inédit ».

    OP : « Pourtant, la population a été préparée depuis 1935, au moins. Des masques à gaz sont distribués en 1939 et dès 35, donc, des groupes de défense passive sont déployés comme dans toutes les grandes villes de France. J’ai du mal à croire qu’Hitler n’était pas perçu comme une menace depuis tout ce temps… ».

    Il faut bien que la vie s’organise, néanmoins…

    GP : « Oui. Si, au début, des efforts sont faits par l’occupant, rapidement, la vie va devenir infernale et va aller de pire en pire. Il n’y a presque plus rien, plus d’essence, plus d’engrais, plus de machines agricoles et puis plus rien. Il faut bien se mettre en tête que nous évoquons une période affreuse, la plus dure de l’histoire de Brest ».

    OP : « D’autant qu’il paraît nécessaire de rappeler qu’à peu de chose près, Brest est la ville la mieux défendue de Bretagne. Fin 40 début 41, deux énormes navires allemands entrent en rade pour couper le ravitaillement. Churchill a compris que la guerre pouvait se jouer là et qu’il fallait faire couler ces bateaux. Les bombardements nocturnes de la RAF - Royal Air Force, NDLR - vont commencer dès cette époque jusqu’au départ des bateaux bien défendus et qui iront porter assistance sur le front de l’Est en 42. Il faut juste imaginer 6 000 marins plus 6 000 soldats et 1 200 ouvriers de la brigade Todt qui construisent la base sous-marine… ».

    La population réagit comment ?

    GP : « C’est très brestois, déjà ! Les premiers raids anglais sont publiquement applaudis et, au cinéma, les actualités sont sifflées. Une fois, 500 travailleurs sont déportés pour aller sur les chantiers de Hambourg. À leur départ, une grande manifestation est organisée tout à fait illégalement et on chante « La Marseillaise » et « L’Internationale ». L’autorité occupante ne réagit pas, par chance, et laisse cette journée se passer sans répression. Des femmes manifestent, réclament des pâtes. L’ambiance va devenir de plus en plus hostile. Des bureaux de collaboration vont éclore, mais ne rencontreront pas de succès d’audience. C’est assez britannique, finalement. Il y a un flegme brestois ».

    Une idée commune veut que la ville ait été détruite par les raids alliés. Vrai ou faux ?

    GP : « C’est faux. Bien sûr, il y a des impacts et des dégâts. Des grands bâtiments comme l’hospice public ou le théâtre brûlent mais la ville est debout. Des témoignages attestent encore qu’avant la bataille de Brest, la ville est debout à l’été 44. C’est la conjugaison de l’assaut américain et des sabotages allemands qui va la faire tomber ».

     
     
    en complément
     
    Stéphane Massé. Héros pas si discret
     
    Lorsqu’au 7 août 1944, les Américains sont à Lesneven, Stéphane Massé est à Brest. C’est un homme d’une quarantaine d’années et il est marié à Marie-Thérèse, avec qui il n’a pas eu d’enfant. Un homme issu de la bourgeoisie locale, farouche partisan du général de Gaulle. Il loge dans un appartement de la rue Branda. Depuis un bon moment, Stéphane Massé a rejoint la Résistance, sous les ordres de Matthieu Donnart. Représentant pour une célèbre marque de vin cuit, il circule dans tout le département par nécessité professionnelle et fait naturellement partie du deuxième bureau des FFI, celui du renseignement. Alors qu’il sait que la bataille va s’engager, alors qu’il voit l’émissaire américain repartir de Brest les yeux bandés et dire faire partie de ceux qui ne se font « aucune illusion » sur une prompte reddition allemande, il sort un carnet et consigne chaque fait. À la libération de la ville, il les détaillera plus intensément. Ses notes pour plus tard dormiront plus de 70 ans.

    La faute de l’occupant

    Double coup de chance pour Olivier Polard, lors de sa visite chez Mme Le Goualch. D’une part, il trouve ce carnet d’une soixantaine de pages et de l’autre, alors « que je les retapais sur ordinateur dans un bar », un ami lui dit connaître une Massé. Sa nièce, sa seule nièce vivant dans le coin. La famille autorise la publication presque exhaustive - « j’ai juste enlevé quelques redites » - du document qui décrit, presque heure par heure, l’épouvantable siège de Brest. Stéphane Massé a pu rester parmi les rares qui ont eu cette opportunité la plus souvent funeste. Il était ami avec le maire de l’époque, Victor Eusen, et a pu obtenir le brassard garni d’un colibri et d’une croix gammée autorisant les civils à rester intra muros. Sa femme, toujours par entre-gens, a aussi eu cette opportunité. « L’extraordinaire est qu’il devait continuer à fournir du renseignement à la Résistance mais il n’a pas pu le faire. Le couple a passé le plus clair de son temps sous le déluge de fer dans une cave », continue Olivier Polard. Le déluge de feu s’installe. Stéphane Massé taille les Allemands, qu’il accuse de vouloir raser la ville avant leur inéluctable retrait. Il se souvient d’une phrase entendue au début de l’Occupation, dans une bouche ennemie. Elle disait : « Nous ne vous rendrons pas Brest dans l’état où nous l’avons trouvée ». L’étonnant de l’affaire est que l’immeuble de Stéphane Massé est resté debout. Il est aujourd’hui face à ce grand hôtel loin de la guerre, mais a hébergé dans ses entrailles deux des rares Brestois ayant vécu le siège. Dont un, qui écrivait tout.
     
     
     
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  • Comme chaque 16 juin, depuis dix ans, l’Association départementale de défense des victimes de l’amiante (Addeva) du Finistère et des Côtes d’Armor organisait, hier, une cérémonie de commémoration, boulevard Jean Moulin, devant la stèle en mémoire des victimes de l’amiante. L’Addeva, qui a recensé 39 décès en 2017, compte actuellement 1 400 adhérents dans les deux départements. L’association assiste les victimes et aide leurs familles à défendre leurs droits et au montage de dossier de reconnaissance de maladie professionnelle. Gérard Fréchou, président de l’association, déplore toujours le manque de prévention vis-à-vis de ce fléau. Renseignements : Addeva, 6, rue Traverse, à Brest, tél. 02 98 46 91 51.
     
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    La bande dessinée de Kris et Étienne Davodeau, Un homme est mort, adapté en fiction d’animation, réalisée par Olivier Cossu, sera diffusée sur Arte mercredi 13 juin à 22h35, dans le cadre d’une programmation spéciale Festival d’Annecy. La fiction raconte le combat des ouvriers brestois lors des grèves de 1950 et raconte l’arrivée de René Vautier, un cinéaste engagé qui vient filmer les événements.

    https://www.actualitte.com/article/...

    "Un homme est mort" Edouard Mazé, mort le 17 avril 1950

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    Le film d’animation, qui a obtenu le Prix du public au Festival international du cinéma d’animation de Meknès 2018, se concentrera sur l’histoire d’amitié, mais aussi d’amour entre P’tit Zef, un ouvrier, et Paulette, une fille de commerçant qui prend part à la lutte syndicale. Il opérera également une reconstitution de Brest en 3D, au rythme de la musique de Yan Volsy et Pablo Pico.

    On y verra des événements réels comme la mort d’Édouard Mazé et le film de René Vautier rythmé par le poème de Paul Eluard, Gabriel Péri. Grâce à un cinéma ambulant, Vautier a parcouru la Bretagne pour montrer ce témoignage du combat et de la solidarité des ouvriers. La seule pellicule de ce film a malencontreusement été détruite. Les mots du poète, « Un homme est mort qui n’avait pour défense que ses bras ouverts à la vie », prennent dans ce contexte une dimension bouleversante.

    « Je trouvais qu’il y avait quelque chose de judicieux dans le fait de ramener cette histoire vers une forme animée. Kris, qui a initié le projet de la bande dessinée et l’a écrite avec moi, partageait cette idée. Après avoir remis à la lumière le film de René Vautier en bande dessinée, l’idée de le voir revenir à l’écran qui est son support originel, par le dessin, c’est magnifique, comme une évidence qui assume et valide les formes successives de ce récit » explique Étienne Davodeau qui a réalisé l’univers graphique du film tandis que Kris participait au scénario et à l’adaptation.

    « Gabriel Péri, le poème de Paul Eluard, lu et réinterprété par René Vautier lors des projections de son film sur ces événements de 1950, nous permet de ne jamais oublier le combat de ces hommes luttant contre l’injustice, parfois au péril de leur vie. On aime les villes qui n’ont pas à dire qui elles sont ni d’où elles viennent. Brest n’a pas ce luxe mais a su se relever alors qu’elle avait été mise plus bas que terre, tout comme ses habitants et ses travailleurs » complète Olivier Cossu.

    C’est en meme temps, un hommage à René Vautier 15 01 1928 - 04 01 2015 Une Grande Figure du cinéma militant, un engagement qui n’a jamais failli .

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    http://kebekmac.forumprod.com/un-ho...

    Un homme est mort est d’abord un film de René Vautier sur la mort de l’ouvrier Edouard Mazé, tué à Brest par les gardes mobiles, lors des manifestations et des grèves de 1950. Un commentaire reprenant un poème de Paul Eluard intitulé "Un Homme est mort" accompagne les images. Le film est projeté de nuit sur les lieux pendant près d’un mois. Il est définitivement détruit au cours de la dernière projection dans un ciné-club parisien. Quelques plans tournés à Brest sont utilisés par Robert Ménégoz dans Vivent les dockers (1951, 14 mn) et repris dans Le Chant des fleuves (1954) de Joris Ivens. Condamné pour le tournage du film Afrique 50 en violation du décret Pierre Laval (Ministre des colonies) de 1934, René Vautier est mis en prison militaire à Saint-Maixent, puis à Niederlahstein en zone française d’occupation allemande. Il sort en juin 1952. Film détruit L’histoire de "Un homme est mort" retranscrit par Étienne Davodeau et Kris sous forme de bande-dessinée les faits réels qui se sont produits lors des manifestations ouvrières à Brest en 1950. Les personnages sont eux aussi calqués sur des personnes réelles ; notamment René Vautier, réalisateur engagé du film perdu autour duquel tournent les évènements de la BD

    source: http://bellaciao.org

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  • 2014. Réal. E. Le Guillermic et D.Morvan.

    "Éclats d’une libération" documente la libération de la Bretagne en six étapes, d’avril 1944 à mai 1945. Ou comment des témoins, des lieux, des objets transcendent l’anodin et lui confèrent une portée universelle. À l’origine du film, des histoires de famille. Celle du père d’Erwan Le Guillermic celle de Marcel Le Guillermic .

     

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  • Après plusieurs annonces de diffusion reportée, cet épisode de Flash Talk a été enfin diffusé ce dimanche 6 mai à 13 heures sur la chaîne LCP. Présenté par : Sonia Chironi Raphäl Yem. L'enregistrement s'est déroulé à l'Université de Nanterre dans le dispositif spontané et détendu habituel de l'émission

    Prochaines diffusions LCP TNT :

    • Jeudi 17 mai 2018 à 14:15
    • Dimanche 20 mai 2018 à 07:02
    • Lundi 21 mai 2018 à 20:00
    • Vendredi 25 mai 2018 à 02:30
    • Dimanche 27 mai 2018 à 13:00
    • Lundi 28 mai 2018 à 00:00
    • Vendredi 1 juin 2018 à 02:00

    https://drive.google.com/file/d/10qtaY1xGw2NGQYDG3VbOmR93PJFhJol0/view?usp=sharing

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  • Florent Patron, directeur des éditions Locus Solus, Marc Bugeaud, président du festival Penn Ar BD, Roland Michon, auteur de la bande dessinée, et Jean-Luc Le Cam, du pôle universitaire. Florent Patron, directeur des éditions Locus Solus, Marc Bugeaud, président du festival Penn Ar BD, Roland Michon, auteur de la bande dessinée, et Jean-Luc Le Cam, du pôle universitaire.
     
     

    Éditée chez Locus Solus, la bande dessinée « Des graines sous la neige » dévoile le destin d'une communarde visionnaire. Une exposition, actuellement visible au pôle universitaire, est consacrée à Nathalie Le Mel, héroïne brestoise de la Commune.

    « Nathalie Le Mel a passé une dizaine d'années à Quimper où elle a monté, avec son mari, une librairie et un atelier de reliure rue Kéréon. Ils étaient tous les deux ouvriers relieurs de formation. C'était une librairie militante et on y trouvait les premiers penseurs socialistes de l'époque. Ils durent ensuite déplacer leur librairie du quartier des notables à celui plus populaire du Chapeau-Rouge avant d'immigrer à Paris avec leurs trois enfants », relate Roland Michon. « On ne sait pas grand-chose de sa vie à Quimper. Mais quand elle a été faite prisonnière après la Commune en 1871, on a ressorti des rapports de police établis à Quimper où il est dit qu'elle fréquentait des milieux subversifs c'est-à-dire des Républicains. Ils laissent aussi entendre que c'était une femme de mauvaise vie car elle osait sortir sans son mari », poursuit l'auteur, qui s'est appuyé sur des archives et les recherches sur la Commune d'un historien brestois pour le scénario de sa bande dessinée dédiée à une héroïne méconnue, dont le nom a été donné à une impasse à Quimper et à une place à Paris.
     
    Déportée avec Louise Michel

    « À un moment, j'ai pensé en faire un documentaire et puis il y a eu la rencontre avec la dessinatrice Laëtitia Rouxel », précise le réalisateur, qui est d'ailleurs parti du projet d'un cinéaste recherchant des survivants de la commune, dans le Paris de 1914, pour construire son récit. Nathalie Le Mel avait alors 87 ans et s'était remémoré les épisodes de sa vie et de son combat, des grèves aux réunions interdites, des premières revendications féministes à l'insurrection et aux barricades de mars 1871. On y découvre une femme déterminée, dont les convictions l'amèneront notamment à être partie prenante de nombreuses initiatives, comme la création, en 1868, de La Ménagère, première coopérative d'alimentation, et La Marmite un réseau de restaurants coopératifs pour permettre aux ouvriers d'avoir accès à une nourriture saine à un prix décent. Nathalie Mével sera déportée en Nouvelle-Calédonie, avec 148 autres insurgés dont Louise Michel, et s'éteindra à l'âge de 94 ans, en 1915, seule et dans une grande misère matérielle à l'hospice des Incurables d'Ivry-sur-Seine. « J'espère que des étudiants, des historiens pourront s'emparer de ce personnage et poursuivre les recherches », a indiqué Roland Michon lors du vernissage de l'exposition, lundi soir au pôle Pierre-Jakez Hélias, marquant ainsi le premier événement du festival Penn Ar BD qui réunira plus de 50 auteurs en dédicaces, le dimanche 11 mars, au parc des expositions de Penvillers.

    Pratique
    Exposition « Nathalie Le Mel, l'autre héroïne de la Commune (1871) », au pôle P.-J. Hélias jusqu'au 12 mars.
     
     
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  • Le comité de grève de 1924, avec au centre, au premier rang, le maire de...

    Le comité de grève de 1924, avec au centre, au premier rang, le maire de Douarnenez, Daniel Le Flanchec

    Anarchiste issu d’une famille catholique, fondateur du Parti communiste dans le Finistère avant de s’en faire exclure, ancien marin, tatoué et borgne, Daniel Le Flanchec a été maire de Douarnenez pendant quinze ans. Si ce personnage controversé est tombé dans l’oubli, il fut pourtant l’un des hommes politiques bretons les plus marquants de l’entre-deux-guerres.

    « Daniel Le Flanchec sent le soufre, écrit Jean-Michel Le Boulanger, dès la première phrase de la biographie qu’il consacre à l’ancien maire de Douarnenez. Il laisse en cette ville des souvenirs tellement contrastés qu’ils en deviennent suspects. Héros pour certains, salopard pour d’autres, l’évocation de son nom soulève, trop souvent, des silences gênés ». 

    Il reste, en effet, peu de traces aujourd’hui de ce personnage atypique. Né le 2 juillet 1881, à Trédrez, près de Lannion dans les Côtes-du-Nord, Daniel Le Flanchec est le fils d’un menuisier et d’une mère fileuse. Ses parents sont très croyants, son père occupe même le poste de sacristain dans la paroisse de Landerneau, où le couple et ses neuf enfants déménagent quelques mois après sa naissance.

     La mort n’épargne pas la famille catholique : Daniel perd quatre de ses frères et sœurs, ainsi que son père alors qu’il n’a que huit ans. Profondément marqué, il s’éloigne peu à peu de son éducation catholique. Après l’obtention de son certificat d’études, il devient apprenti charpentier et s’enrôle dans la Marine en 1899. À 18 ans, le voilà engagé volontaire pour cinq ans : il embarque sur les navires militaires et vogue vers la mer de Chine, pour participer à la guerre des Boxeurs.

    Naissance d’un anarchiste

    Entre deux campagnes, il fréquente les bistrots de la rue de Siam à Brest, où il perçoit l’effervescence de nouvelles idées socialistes et anarchistes. Il assiste même à un meeting du député du Tarn, un certain Jean Jaurès. Se forgeant une conscience politique, il est de plus en plus réfractaire à l’ordre militaire, et termine son engagement au mitard pour insubordination. 

    Rendu à la vie civile, le corps marqué par de nombreux tatouages, dont le symbole, sur chaque main, signifiant « mort aux vaches », il se marie en 1904 avec la fille d’un cheminot normand. Le couple s’installe à Brest en 1907, date à laquelle Daniel Le Flanchec perd un œil, dans des circonstances inconnues. Employé de mairie, le Breton est considéré comme un agitateur et un révolutionnaire par les services de la Sûreté. Il participe, en effet, à de nombreuses manifestations politiques où il fait entendre sa voix gouailleuse. Il écrit aussi dans des revues anarchistes et prend le parti de la bande à Bonnot, un groupe de braqueurs anarchistes qui défraie la chronique au début des années 1910.

    Fondateur du PCF dans le Finistère 

    Durant la Première Guerre mondiale, Le Flanchec est réformé, du fait de son œil crevé. Profondément antimilitariste, il devient militant socialiste et défend la révolution bolchévique. En 1919, à 39 ans, il divorce et se remarie avec une jeune veuve. Un an plus tard, le militant parcourt le Léon pour appeler à l’adhésion du Parti socialiste à la Troisième Internationale et le brillant orateur, capable de transcender le public, se fait peu à peu un nom. Il est d’ailleurs présent au congrès de Tours, en décembre 1920, qui voit la scission des socialistes et la naissance du Parti communiste français. 

    Daniel Le Flanchec devient même le secrétaire fédéral du PCF pour le Finistère, et se présente aux élections. Il est élu maire de Douarnenez en 1924, à l’âge de 43 ans. La fin de cette année-là est marquée par les grandes grèves dans les usines de conserves. Les ouvriers, qui vivent dans la misère, dénoncent des salaires trop bas. Le conflit s’envenime et de multiples manifestations sont organisées. Le nouveau maire y participe, il est un soutien indéfectible des sardinières et fait parler du conflit jusqu’à Paris, où des souscriptions sont organisées en faveur des grévistes. Le Flanchec devient l’un des personnages incontournables du mouvement ; il accueille de nombreux députés venus soutenir la cause des ouvriers douarnenistes.

    Le héros du peuple 

    Début janvier 1925, alors que le combat est sur le point d’être gagné, un « Jaune » à la solde des patrons d’usines tire sur Le Flanchec. Touché à la gorge, il s’en sort miraculeusement, ce qui renforce encore sa popularité. Il devient le héros des classes opprimées, et des chansons à sa gloire fleurissent dans les ports finistériens et dans tout l’Hexagone. Après cet épisode, Le Flanchec prend à cœur son rôle de maire. Finie la contestation, il devient gestionnaire et lance une politique de grands travaux à Douarnenez. Il fait construire de nombreux logements pour les sans-abri, développe le pavage des rues et l’éclairage public, dote la ville d’une nouvelle mairie et d’une salle des fêtes et lance le chantier d’agrandissement du port. Un programme qui plaît à ses administrés, qui le rééliront largement trois fois de suite, entre 1924 et 1940.

     

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     Une fin tragique

    Daniel Le Flanchec (à droite) posant avec des ouvrières. Le maire de Douarnenez...

    Daniel Le Flanchec (à droite) posant avec des ouvrières. Le maire de Douarnenez était un grand séducteur, mais féministe. Il est l’un des premiers à placer des femmes sur ses listes.

     

    Adulé par les siens, Daniel Le Flanchec commence à déranger les instances nationales du PCF (Parti communiste français). Dès 1930, il en est exclu temporairement. Certains de ses «camarades» dénoncent son clientélisme auprès des marins-pêcheurs et son affairisme. Pire, il n’applique pas à la lettre la politique du parti, ce qui fait grincer des dents à Paris. Mais c’est sa vie privée qui gène le plus. Depuis quelques mois, le maire de Douarnenez fréquente une comtesse, peu de temps après la mort de sa seconde épouse. La belle dame, brestoise d’origine, ex-religieuse et veuve du comte Morice du Lérain, est propriétaire d’un établissement de repos à Roscoff. Le couple détonne dans les rues de Douarnenez, et la femme a une forte influence sur son amant. 

    En 1936, alors que les idées du Front Populaire gagnent l’Hexagone, Le Flanchec autorise la tenue d’un meeting du PSF, un parti d’extrême droite ! Le Breton ne cache pas non plus son amitié avec un autre paria du Parti communiste: Jacques Doriot, ce qui entraîne son exclusion définitive en 1937. Des élections municipales anticipées sont organisées, auxquelles il se présente avec le soutien de la droite, ce qui ne l’empêche pas d’être réélu une nouvelle fois. En 1940, alors que l’armée allemande envahit la Bretagne, il refuse, par bravade, d’enlever le drapeau français du toit de l’hôtel de ville, un acte qui entraîne sa destitution, le 29 juin 1940. Contrairement à Doriot, qui se fourvoie dans la collaboration, Le Flanchec supporte mal l’occupation. En décembre 1941, il insulte des soldats allemands, croisés dans un bar. L’accident aurait pu en rester là si sa compagne n’avait pas tout fait pour l’éliminer: lassée de son Dany, celle-ci cherche à s’en débarrasser en le dénonçant pour détention d’arme. Il est arrêté et condamné à deux ans de prison, avant d’être déporté à Buchenwald en tant que militant communiste. Il y meurt le 11 mars 1944, d’une pneumonie. 

     

    source: http://www.letelegramme.fr

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