• 10 novembre 1918: le drapeau rouge flotte sur Strasbourg

    Depuis le traité de Francfort entre l'Allemagne et la France vaincue, l'Alsace et la Moselle sont sous la domination de l'empereur Guillaume II de Hohenzollern. De ce fait, durant la Première Guerre mondiale, Alsaciens et Mosellans en âge d'être soldats vont combattre pour l'Allemagne.

    Le 29 octobre 1918, les marins des navires de guerre de la base de Kiel refusent d’aller mourir pour "l’honneur" des officiers. C’est le début des mutineries de Kiel et d’un processus révolutionnaire dans toute l’Allemagne. Et parmi ces marins insurgés de Kiel, beaucoup sont originaires d’Alsace-Moselle. Aussi, ils réquisitionnent un train pour rentrer chez eux.

    En Allemagne, à Stuttgart, le 4 novembre, un conseil ouvrier, constitué après une grève générale, se déclare prêt à signer la paix au nom du Wurtemberg. Le 6 novembre, des conseils d’ouvriers et de soldats contrôlent Kiel, Lübeck, Brunsbüttel, Hambourg, Brême et Cuxhaven. A Munich, le 7 novembre, les points stratégiques sont pris sans rencontrer de résistance. Le lendemain, le conseil d’ouvriers, de paysans et de soldats proclame la "République socialiste de Bavière" ; le roi Louis III prend la fuite. Le 9 novembre, le soulèvement gagne Berlin où les Spartakistes proclament la "Libre République Socialiste d’Allemagne".

    Le train des Alsaciens-Mosellans insurgés est arrêté à Khel, de l'autre côté du Rhin et face à Strasbourg. Un poste de soldats fidèles à l'empereur garde l'entrée du pont. Leur officier fait ouvrir le feu: un insurgé est tué et plusieurs autres sont blessés. Mais ses camarades, avec des ouvriers allemands, s'emparent de la ville allemande, du pont et traversent le Rhin.

    Dans Strasbourg, le 8 novembre, apprenant la proclamation de la République socialiste de Bavière, des manifestants, civils et soldats, se rassemblent sur la place Kléber. Des dizaines d’officiers allemands sont dégradés en public. Les marins insurgés sont accueillis dans l'enthousiasme.

    Sur le front des Vosges, soldats allemands et français fraternisent et manifestent avec le drapeau rouge. A Saverne, les soldats se mutinent. Soldats et ouvriers organisent des conseils révolutionnaires à Haguenau, Colmar, Mulhouse, Sélestat, Saverne, Guebwiller, Metz, Schiltigheim, Bischwiller, Molsheim, Erstein, Neuf-Brisach, Thionville, Sarreguemines. Les mines sont occupées à Knutange. A Algrange, Hagondange, Rombas, des grèves sauvages éclatent.

    A Colmar le Conseil des ouvriers et des soldats siège à la mairie, et le futur Feldmaréchal Rommel viendra s’y plaindre des vexations dont sont victime ses officiers. A Metz, le Conseil siège également à l’hôtel de ville sur lequel flotte un drapeau turc dont on a passé le croissant au minium pour en faire un drapeau rouge.

    Les conseils de travailleurs et de soldats se multiplient à Strasbourg. Ils revendiquent la liberté de presse et d’expression, la levée de la censure sur le courrier, le droit de manifester. Une trentaine de commissions organisent la vie quotidienne (transport, finances, ravitaillement, démobilisation, justice, amnistie des déserteurs, etc) et toutes les marques d’autorité comme les insignes et les grades sont supprimés. La ville se hérisse de drapeaux rouges dont l’un flotte sur la flèche de la cathédrale. Sur les affiches qui couvrent les murs de Strasbourg, on peut lire: "Nous n’avons rien de commun avec les Etats capitalistes ; notre mot d’ordre est : Ni Allemands, ni Français, ni neutres. Le drapeau rouge a triomphé. " La "République socialiste de Strasbourg" est proclamée le 10 novembre 1918.

    Pour la bourgeoisie, le mot d’ordre devient "Plutôt Français que rouge".

    Jacques Peirotes maire social-démocrate de Strasbourg, écrit secrètement au grand quartier général français et demande aux généraux de "hâter leur arrivée à Strasbourg, la domination des rouges menaçant de prendre une fin tragique".

    Son appel est entendu. Les troupes françaises, qui ne devaient prendre l’Alsace que le 25 novembre, se précipitent. Le 17 novembre, elles contrôlent Mulhouse. Le 22 novembre, c’est Strasbourg. Le drapeau tricolore flotte sur la cathédrale. Le palais de Justice, où se tenaient les réunions des conseils, est investi. Les organisations ouvrières sont placées sous contrôle militaire. Tous les décrets sociaux sont annulés. Le militarisme français remplace le militarisme prussien. La bourgeoisie retrouve se posture et ses privilèges qu'elle détenait sous Guillaume II.

    source: Le blog de Roger Colombier (4/11/2018)

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  • Strasbourg 1918-2018

    Le Drapeau Rouge du passé à l’avenir

    Die rote Fahne von der Vergangenheit in die Zukunft


    En novembre 1918, le drapeau rouge flotta quelques jours sur la flèche de la cathédrale de Strasbourg.

    La ville a vécu sous l’autorité d’un conseil de soldats et d’ouvriers créé à la suite du retour des marins alsaciens-lorrains ayant participé à la mutinerie de la flotte impériale allemande.

    Le 10 novembre, la proclamation de la déchéance du pouvoir impérial fut suivie de celle de la république sociale. Mais l’arrivée accélérée des troupes françaises le 22 novembre mit fin à l’expérience révolutionnaire.

    Aujourd’hui et dans l’avenir le drapeau rouge représente l’étendard de ceux qui veulent conquérir la justice sociale solidairement dans notre pays et à l’échelle internationale.


    Programme du 6 novembre à Strasbourg :

    14h-17h : Colloque historique sur la révolution de novembre 1918
    17h-19h : Manifestation itinérante reliant les lieux d’activité des conseils d’ouvriers et de soldats
    19h : Inauguration de l’exposition historique franco-allemande
    20h : Meeting syndical international avec Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT et Michaël Rudolf, premier dirigeant du DGB des Länder de Hesse et de Thuringe



    Les Jeunes communistes du Bas-Rhin (MJCF 67) appellent à rejoindre le cortège communiste lors de la manifestation itinérante :

    source: http://solidarite-internationale-pcf.fr/

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  • Quimper-2 000 jeunes pour le Centenaire. La Libre pensée s’y oppose (LT.fr-2/11/18-15h24)Détail du tabeau « La derniere patrouille », qui relate un combat dans les Ardennes au cours duquel furent notamment massacrés des Bretons. François-Marie Moullec, âgé de 26 ans et demeurant à Menez-Groaz à Ergué-Gabéric était de ceux-là. C’était le le 10 novembre 1918. (Photo d’archives Claude Prigent)

     

    Près de 2 000 jeunes seront mobilisés, certains en tenue d’époque, le 9 novembre place François-Mitterand pour célébrer le centenaire de l’Armistice. Une initiative qui n’est pas du goût de la Libre Pensée-29-Cercle Jean-Marie-Déguignet.

    « Il y a cent ans se terminait la plus effroyable guerre que le monde et l’Europe aient jamais connue », écrit l’association. « Une barbarie jamais égalée à l’époque, qui sera malheureusement amplifiée lors des guerres suivantes (…) La saignée a été telle que la France a perdu un quart de ses hommes âgés de 18 à 24 ans… Et près de la moitié de ses instituteurs des écoles publiques. 

    (…)  Comment peut-on envisager de “fêter” un tel événement, d’organiser une minute d’applaudissement ? Comment l’Éducation nationale, l’académie de Rennes, l’Inspection académique du Finistère, les Directions des écoles, des collèges et des lycées publics de Quimper et de Fouesnant ont-elles pu accepter, autoriser les Armées, des personnels des Armées à se substituer aux enseignants pour aborder ce sujet important de l’histoire de France qu’est la Grande Guerre ? Comment l’Éducation nationale, l’académie de Rennes, l’Inspection académique du Finistère, les Directions des écoles, des collèges et des lycées publics de Quimper et Fouesnant ont-elles pu accepter et co-gérer une commémoration publique du centenaire de la fin de la Grande Guerre avec l’enseignement catholique du Finistère et l’évêché lui-même ? »

    « Ne laissons pas massacrer les Poilus une seconde fois »

    Comment l’Éducation nationale, l’académie de Rennes, l’Inspection académique du Finistère, les Directions des écoles, des collèges et des lycées publics de Quimper et Fouesnant peuvent-elles proposer à la jeunesse comme projet de vie celui d’un jeune engagé volontaire en 1914, à 19 ans, et mort au combat en 1918, à 23 ans, alors que 25 % des jeunes français âgés de 18 à 24 ans ont été victimes de cette guerre sans avoir été volontaires et 639 jeunes Français ont été fusillés pour l’exemple par l’armée française (dont sept jeunes Finistériens parmi lesquels le jeune Quimpérois François Hénaff fusillé le 5 juin 1916 pour rébellion) ?

    « La Libre Pensée-29 appelle tous les amis de l’école publique et de la paix à s’opposer à cette initiative. Ne laissons pas massacrer les “Poilus” une seconde fois. Elle invite toutes les associations et toutes les organisations syndicales amies de l’école publique et de la paix à se rencontrer et à organiser l’action pour que soient respectés tous les morts de cette infâme boucherie ».

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • L’Elysée ne rendra finalement pas hommage au…Maréchal Pétain (RP

    Le 18 septembre dernier, le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer et la secrétaire d’Etat Geneviève Darrieussecq ont présenté à Clermont-Ferrand le programme national commémoratif, pour célébrer le centenaire de l’armistice de la première guerre mondiale. L’événement doit se tenir le 11 novembre à Paris, et compter parmi ses participants le président de la République, Angela Merkel, Donald Trump et Vladimir Poutine.

    Selon le programme annoncé par les le ministre et la secrétaire d’Etat, et dans le dossier de presse initial l’état-major des armées et le gouverneur militaire avaient organisé une cérémonie d’hommage aux huit maréchaux de la Grande Guerre, dont Pétain, devant se dérouler à l’hôtel national des invalides.

    L’Elysée est depuis revenu sur cette décision publiquement dans un article publié par Médiapart le 17 octobre dernier. La présence de la cérémonie s’agirait en réalité d’une erreur, l’Elysée affirmant ne pas comprendre comment « une telle cérémonie s’est retrouvée là ». Dans l’article de Médiapart, l’Elysée a notamment exprimé le souhait de remettre en question le « schéma classique du parcours mémoriel de la Première Guerre mondiale » et de s’interroger sur sa signification. En plus de condamner la présence du maréchal Pétain dans la galerie de l’hôtel national des invalides, le conseillé a fait valoir la volonté de célébrer, à l’occasion de ce centenaire, l’armée du peuple, les Poilus, pour se placer plus proche des français et que « un hommage aux maréchaux ne s’insère pas dans la logique générale de cette période de commémoration ».

    Ainsi, plus que le refus de condamner le maréchal Pétain, l’Elysée a exprimé vouloir célébrer le peuple, et non une poignée d’hommes de guerre. C’est ce qu’on peut également lire dans le Figaro, où l’Élysée que « Le sens de cette commémoration, ce n’est pas de célébrer la victoire de 1918, mais plutôt de rendre hommage aux combattants […] qui étaient pour l’essentiel des civils que l’on avait armés. Il s’agit d’aller à la rencontre de nos ancêtres les poilus, de renouer avec des racines que nous risquons de perdre […] et de saluer l’extraordinaire capacité du peuple français, qui ne se dément jamais, à reconstruire et repartir après une guerre ».

    Quant à savoir si l’Elysée a vraiment commis une erreur en intégrant à son programme du 11 novembre une cérémonie qui aurait commémoré la mémoire du maréchal Pétain, ne semble pas si simple à assumer pour un gouvernement qui compte essayer de rejouer le second tour des présidentielles avec l’extrême-droite. C’est ce malaise qu’exprime, Florence Parly, ministre de la Défense, a par ailleurs eu du mal à assumer en témoigne son passage télévisé particulièrement délicat chez Bourdin.

    RMC 
     
    @RMCinfo
     
     


    "L'Etat-Major n'a jamais imaginé rendre hommage au Maréchal L'Etat major a souhaité rendre hommage aux maréchaux qui sont aux Invalides, Pétain n’est pas aux Invalides"
    ➡️ @florence_parly ministre de la Défense

    source: http://www.revolutionpermanente.fr/

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  • 1914/1918: Refuser la guerre (France5-28/10/18-Documentaire de Georgette, 2014,56')

    Un documentaire qui retrace l’histoire méconnue de celles et ceux qui s’élevèrent contre l’union sacrée et l’effort de guerre.

    Ne cherchez pas d’avenues ou de places fameuses dédiées à Pierre Brizon ou Jean-Pierre Raffin-Dugens, Albert Bourderon ou Alfred Rosmer, leaders politiques et syndicaux qui, passé l’unanimisme de l’été 1914, refusèrent l’union sacrée et l’effort de guerre au risque de passer pour des « traîtres à la patrie ». Et si Gabriel Chevallier est un peu mieux traité, c’est pour avoir signé en 1934 la satire Clochemerle plutôt que pour avoir témoigné de son calvaire de « poilu » dans La Peur, paru quatre ans plus tôt…

    C’est qu’à un siècle de distance il ne fait toujours pas bon avoir prôné le refus de la boucherie. Si chacun sait que Jaurès, pacifiste au charisme magnétique, tenta jusqu’au bout de jouer la grève générale comme frein à la course à la guerre, au point de le payer de sa vie, il ne fut plus, dès ses obsèques le 4 août 1914, question de tergiverser. Seul Romain Rolland, depuis la Suisse, dans le supplément du Journal de Genève du 22 septembre, osait se placer « au-dessus de la mêlée ». Ce qui lui valut, plus que les dix volumes de Jean-Christophe, le prix Nobel de littérature 1915, attribué en 1916 quand la belle unanimité autour du conflit s’est fissurée.

    Il est vrai que, dès le printemps 1915, la conférence internationale des femmes pour la paix et la liberté, à La Haye, a offert une tribune à celles et ceux qui refusent la poursuite de la guerre. La confidentielle et clandestine conférence de Zimmerwald, en Suisse, quatre mois plus tard voit la résistance socialiste s’organiser et le 24 juin 1916, pour la première fois en France, trois députés refusent le vote des crédits de guerre. Sans incidence notable pour la vie parlementaire, mais le discours de Brizon circule bientôt dans les tranchées, et là l’impact est tout autre…

     

    1914/1918: Refuser la guerre (France5-28/10/18-Film de Georgette CUVELIER, 2014,55')

    Léon Werth, à gauche, auteur de "Clavel soldat", durant le 1er conflit mondial.

    C’est cette histoire occultée que ce documentaire précieux retrace avec le souci de livrer la parole du temps, celle des philosophes Alain ou Bertrand Russell comme des écrivains Jean Giono, Siegfried Sassoon ou Ernst Toller – car le mouvement se joue naturellement des clivages nationalistes. On n’aura garde d’oublier la voix de Léon Werth, auteur du magistral Clavel soldat, dont l’éditrice Viviane Hamy propose ces jours-ci une version de 33 jours, journal d’exode de 1940, enrichie de la préface inédite que lui consacra Saint-Exupéry. La littérature comme résistance et ultime refuge toujours.

    Philippe-Jean Catinchi (source:  https://www.lemonde.fr/ )

     

    1914/1918-Refuser la guerre: Film de Georgette CUVELIER (France-TV, 2014, 55')

    https://www.france.tv/documentaires/histoire/763547-14-18-refuser-la-guerre.html

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  • Carhaix. Les Poilus du Poher à l’honneur dans un livre (OF.fr-1/11/18-6h12)Guy Malbosc sera présent à la cérémonie du 11-Novembre de la ville

    En 2018, la France fête le centenaire de la guerre 14-18. Dans un ouvrage inédit, "La Bretagne dans la Grande Guerre, Carhaix et ses Poilus", Guy Malbosc revient sur cette époque.

    Le 11 novembre 2018, la France rendra hommage aux millions de civils et militaires morts pour le pays lors de la guerre 14-18.

    Un centenaire que Guy Malbosc, historien et conférencier, souhaite célébrer avec la publication aux éditions Ouest-France d’un ouvrage inédit : La Bretagne dans la Grande Guerre, Carhaix et ses Poilus.

    Bretagne riche d'Histoire

    « Mon occupation principale c’est l’Histoire. La région Bretagne a une histoire riche et le centenaire de la guerre arrivait à grand pas. J’ai commencé à faire mes recherches il y a quatre ans », explique l’auteur.

    Quatre ans d’un travail minutieux. « Carhaix n’a rien d’exceptionnel par rapport à d’autres villes de France, mais ce qu’il s’est passé ici est un parfait exemple de l’époque, de ce que vivait la population. »

    S’armer de patience

    Mais revenir sur l’histoire de Carhaix dans les années 1914-1918 requiert beaucoup de patience. Guy Malbosc cherche des informations, et rien de tel que les médias : « J’ai lu des centaines de pages de la presse quotidienne de l’époque : Ouest-Eclair, l’ancêtre de Ouest-France, et La Dépêche de Brest, celui du Télégramme. Il y avait aussi une presse périodique, axée sur le milieu rural et à l’agriculture avec une ou deux colonnes en breton. »

    Grâce aux journaux, il remonte le temps et trouve de la matière pour contextualiser les quelques mois avant l’attentat de Sarajevo, le 28 juin 1914, qui plonge l’Europe, puis le monde dans les tranchées.

    La société entière impactée

    « Le livre est séparé en deux parties. Les trois quarts sont dédiés à la vie civile dans le canton de Carhaix, Quimper et Brest. Grâce aux archives de la presse, j’ai pu contextualiser l’avant-guerre pour bien comprendre les difficultés de la guerre. »

    Dès le 22 août 1914, la population active part pour le front. Restent les femmes, les enfants et les personnes âgées : « Les hommes ne sont plus là pour produire les denrées habituelles. Les femmes à l’époque ne travaillent pas. Chaque partie de la société est profondément modifiée et impactée par la guerre. »

    La crise des sabots

    L’auteur aborde alors la crise des sabots, la pénurie de beurre qui touche le canton carhaisien. Il explique la place de l’école dans la propagande gouvernementale, l’augmentation du coût de la vie.

    Un travail qu’il réalise grâce aux sources administratives cette fois, aux correspondances entre les communes et la préfecture du Finistère.

    L’aspect militaire en fin d’ouvrage

    « La deuxième partie du livre est à propos des militaires, des Poilus de Carhaix. C’est la plus petite partie, mais celle qui m’a pris le plus de temps car il y a très peu de données ou de sources sur ce sujet. »

    La préface est écrite par Christian Troadec, maire de Carhaix. Guy Malbosc relate la vie bouleversée du territoire à travers cet ouvrage sorti en librairie le 26 octobre. 

    La Bretagne dans la Grande Guerre, Carhaix et ses Poilus, de Guy Malbosc, aux éditions Ouest-France. Prix : 23 €.

    Soizic ROBET

    Source: https://www.ouest-france.fr

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  • En Pologne, les monuments aux soldats morts pour libérer l’Europe du nazisme détruits ! (IC.fr-21/10/18)

    En Pologne, les monuments aux soldats morts pour libérer l’Europe du nazisme détruits ! (IC.fr-21/10/18)

    À l’emplacement du carrefour Georges Washington, entre le 10 et le 15 septembre 1944, 26 soldats soviétiques sont morts à cet endroit, en rive droite de la Vistule dans des combats de la bataille lancée en janvier 1944 ayant pour objectif de repousser les armées nazies au-delà de la Vistule et de l’Oder. Une offensive qui permettra la libération de plusieurs camps de concentration et d’extermination, notamment le camps d’Auschwitz par l’. Ces soldats soviétiques sont morts pour la libération de la  et pour défaire les armées fascistes et nazies. C’est pourquoi à cet endroit a été érigé un monument à leur mémoire. Un monument sur lequel est gravé un poème de Tadeusz Kubiak, ainsi que ” Gloire éternelle aux héros de l’Armée Rouge qui sont tombés durant la libération de la ville de Varsovie, capitale de la ”. C’est ce monument que la municipalité social-libérale de Varsovie – en plein accord avec la politique fasciste de l’extrême-droite au pouvoir du parti PiS – a décidé de détruire.

    Dans un communiqué, le parti communiste polonais condamne la destruction de ce monument. Rappelons que le régime d’extrême-droite au pouvoir en Pologne à la faveur de la contre- révolution a entrepris, avec le soutien de l’, de détruire à travers tout le pays les monuments aux morts des soldats de l’Armée Rouge tombés pour la libération de la Pologne et de débaptiser les lieux nommés du nom des personnalités de la Pologne Populaire. Dans une vaste campagne de négationnisme à grande échelle. Dans le même mouvement fasciste, le régime réprime les militants du parti communiste polonais, parti qu’il tente d’interdire. Là aussi avec le soutien de l’ et des capitales occidentales.

    En France et dans le monde, à l’initiative du PRCF, une pétition internationale a été lancée auprès de l’ONU pour protéger le parti communiste polonais, et avec lui la liberté. Signez cette pétition. Car on sait ce qui commence quand ils commencent à venir chercher les communistes. Que vous soyez ou non communiste, votre tour viendra ensuite !

    Le Capitalisme et ses structures – Union Européenne, Euro – portent le fascisme comme la nuée l’orage !

    Ce qui se passe en Pologne, en Hongrie, dans les pays baltes, en Italie, en Espagne, mais également en France – où le régime mène une campagne policière, judiciaire et médiatique politique contre l’un des principaux mouvements d’opposition populaire et en menant une féroce répression policière et des procès politiques contre les manifestants, syndicalistes et militants du monde du travail – doit alerter pour résister tous ensemble et maintenant à la qui s’accélère.
    JBC pour www.initiative-communiste.fr


    Protestation du Parti communiste de Pologne contre la destruction du monument aux soldats soviétiques à Varsovie

     

    En Pologne, les monuments aux soldats morts pour libérer l’Europe du nazisme détruits ! (IC.fr-21/10/18)Le Parti communiste de Pologne tient à exprimer sa profonde indignation devant la destruction du monument à la mémoire des soldats de l’Armée rouge situé dans le parc Skaryszewski à Varsovie. Il a été érigé sur le site où sont enterrés les soldats tombés en 1944 pendant la libération du quartier de Praga. Les habitants de ce quartier considèrent ce monument comme faisant partie intégrante du parc depuis des années et l’écrasante majorité d’entre eux souhaite le conserver.
    C’était le dernier monument commémorant la libération de Varsovie situé à l’extérieur du cimetière-mausolée des soldat soviétiques.

    Les autorités polonaises réécrivent et falsifient l’histoire. Une institution spéciale a été créée à cette fin – l’Institut de la mémoire nationale. Pour atteindre ces objectifs, la « loi spéciale sur la décommunisation » a été adoptée, qui oblige les autorités locales autonomes à éradiquer tous les monuments liés au communisme, y compris ceux dédiés aux soldats soviétiques. Néanmoins, il n’est pas possible de cacher le fait évident qu’en 1944-1945, la Pologne a été libérée par l’Armée rouge et les soldats de l’Armée polonaise qui combattaient à ses côtés. Au cours de la campagne qui a amené la libération du territoire de la 

     

    Pologne actuelle, plus de 600 000 soldats soviétiques ont péri. C’est à eux que le peuple polonais doit d’avoir échappé à l’extermination physique totale projetée par les nazis allemands.

    Mort au fascisme

    Contrairement aux déclarations antérieures sur l’intention de le déplacer à un autre endroit, le monument a été détruit. La décision de la démolition a été prise par les responsables de la Mairie de Varsovie, c’est-à-dire des gens affiliés à la Plateforme civique. Cela démontre clairement que la soi-disant « opposition démocratique » ne s’oppose pas à la politique de réécriture de l’histoire du parti au pouvoir, le Parti droit et justice (PiS). Les administrations d’autres villes et villages qui s’opposaient aux pressions pour qu’elles détruisent les monuments commémoratifs et d’autres sites semblables ont su trouver les moyens pour les préserver.

    La destruction de monuments est un exemple de barbarie comparable à ce que font les talibans ou État islamique, qui suppriment toutes les reliques historiques qui ne correspondent pas à leur idéologie. Mais la vérité historique ne peut pas être précipitée dans l’oubli avec un marteau pneumatique.

    Traduction depuis l’anglais, DG pour la commission internationale du PRCF –  www.initiative-communiste.fr

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Quimper-"Fêter " le 11 Novembre ? (communiqué de la Libre Pensée 29 du 17.10/2018)

    Il vient d’être annoncé par voie de presse que 2000 jeunes élèves du premier et du second degrés seraient “mobilisés” à Quimper pour “fêter” la fin de la Grande Guerre.

     

    Il y a cent ans se terminait la plus effroyable guerre que le monde et l’Europe aient jamais connue. Une barbarie jamais égalée à l’époque, qui sera malheureusement amplifiée lors des guerres suivantes.

     

    Qu’on en juge simplement pour notre pays, la France:

    -1 400 000 soldats tués,

    -300 000 civils assassinés,

    -4 300 000 soldats blessés dont une partie estropiés à vie,

    -1 soldat sur 10 prisonnier de guerre enfermé dans des camps,

    -639 soldats français “fusillés pour l’exemple” par l’armée française.

     

    La saignée a été telle que la France a perdu 1/4 de ses hommes de 18 à 24 ans...et près de la moitié de ses instituteurs des écoles publiques.

     

    Et pourquoi ?  Anatole France, le grand écrivain, l’expliquait en quelques mots au lendemain de la Grande Guerre: Ainsi, ceux qui moururent dans cette guerre ne surent pas pourquoi ils mourraient. Ils en est de même dans toutes les guerres. Mais non pas au même degré. Ceux qui tombèrent à Jemmapes ne se trompaient pas à ce point sur la cause à laquelle ils se dévouaient. Cette fois, l'ignorance des victimes est tragique. On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels.  

     

    Comment peut-on envisager de “fêter” un tel évènement, d’organiser une minute d’applaudissement ?

     

    Comment l’Education Nationale, l’Académie de Rennes, l’Inspection Académique du Finistère, les Directions des Ecoles, des Collèges et des Lycées publics de Quimper et de Fouesnant ont-elles pu accepter, autoriser les Armées, des personnels des Armées à se substituer aux enseignants pour aborder ce sujet important de l’histoire de France qu’est la Grande Guerre.

     

    Comment l’Education Nationale, l’Académie de Rennes, l’Inspection Académique du Finistère, les Directions des Ecoles, des Collèges et des Lycées publics de Quimper et Fouesnant ont elles pu accepter et co-gérer une commémoration publique du centenaire de la fin de la Grande Guerre avec l’enseignement catholique du Finistère et l’évêché lui-même ?

     

    Comment l’Education Nationale, l’Académie de Rennes, l’Inspection Académique du Finistère, les Directions des Ecoles, des Collèges et des Lycées publics de Quimper et Fouesnant peuvent-elles proposer à la jeunesse comme projet de vie celui d’un jeune engagé volontaire en 1914, à 19 ans, et mort au combat en 1918, à 23 ans, alors que 25% des jeunes français de 18 à 24 ans ont été victimes de cette guerre sans avoir été volontaires et 639 jeunes français ont été fusillés pour l’exemple par l’armée française (dont 7 jeunes finistériens parmi lesquels un jeune quimpérois François Hénaff fusillé le 5 juin 1916 pour rebellion).

     

    La Libre Pensée-29 appelle tous les amis de l’école publique et de la paix à s’opposer à cette initiative. Ne laissons pas massacrer les “poilus” une seconde fois. Elle invite toutes les associations et toutes les organisations syndicales amies de l’école publique et de la paix à se rencontrer et à organiser l’action pour que soient respectés tous les morts de cette infâme boucherie.

     

    Quimper le 17/10/2018 

    Contact: lalibrepensee29@gmail.com

     

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  • Les militants JRCF/PRCF de Bretagne et du Val-de-Marne, accompagnés de leurs aînés, ont participé, dimanche 21 octobre, à la cérémonie de commémoration à la mémoire des 27 fusillés de Chateaubriant.

    Souhaitant rendre aux résistants patriotes communistes et syndicalistes l’honneur qui leur est du, les jeunes militants JRCF ont hissé haut et fièrement les drapeaux rouges et tricolores ainsi qu’une banderole sur laquelle était écrit “Soyons dignes d’eux”.

    Néanmoins, comme c’est la règle depuis 1997 et depuis la création d’une cérémonie unique regroupant commémoration populaire et commémoration militaire, les drapeaux rouges étaient honteusement interdit à l’intérieur du site durant la cérémonie.

    750 tracts, faisant le lien entre les sacrifices d’hier et les luttes d’aujourd’hui, ont été distribués en fin de journée à la sortie du lieu de la cérémonie. Avec un très bon accueil de la part du public, les militants ont également récolté 86 signatures pour la pétition de soutien au KPP (Parti Communiste de Pologne). Moins bien accueilli par certains organisateurs de la cérémonie, le caractère politique de nos démarches n’a semble t-il pas plu à tout le monde.

    Nous appelons tous nos camarades, jeunes et moins jeunes, à se mobiliser pour le souvenir des martyrs résistants et à participer, entre autres, aux prochaines cérémonies de commémoration des 27 fusillés de Chateaubriant.

     

    77ème anniversaire de la fusillade de Chateaubriant les jeunes communistes des JRCF et le PRCF ont rendu hommage aux 27 !

    77ème anniversaire de la fusillade de Chateaubriant les jeunes communistes des JRCF y étaient !

    77ème anniversaire de la fusillade de Chateaubriant les jeunes communistes des JRCF y étaient !

    77ème anniversaire de la fusillade de Chateaubriant les jeunes communistes des JRCF y étaient !

    77ème anniversaire de la fusillade de Chateaubriant les jeunes communistes des JRCF y étaient !

    77ème anniversaire de la fusillade de Chateaubriant les jeunes communistes des JRCF y étaient !

     

    77ème anniversaire de la fusillade de Chateaubriant les jeunes communistes des JRCF et le PRCF ont rendu hommage aux 27 !Dès le départ des représentants des Armées, les drapeaux rouges sont de retour !

     

    Le Dimanche 21 octobre 2018, comme chaque année une délégation franchement communiste des jeunes des JRCF, au coté du PRCF était présente dans la carrière de Chateaubriant pour rendre hommage au 27 fusillés. Et appeler à conjuguer l'engagement et la résistance au présent. Huguette Murat y a lu une lettre, adressé à l'Humanité en 1997.

     

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