• Dans un commentaire publié sur sa page Facebook, le leader des syndicalistes cheminot alerte sur la situation.

     

    Pour redonner l’espoir à gauche, pour écarter les fascistes et leurs idées du pouvoir, pour reprendre le stylo qui fait la loi des mains des capitalistes, il ne suffira pas de s’attrouper ou de s’unir dans une liste ou derrière un candidat.

    Il faut reconstruire une véritable idéologie de la transformation sociale.

    Il ne s’agit pas seulement de distribuer quelques subventions, de baisser le prix d’un service municipal ou d’instaurer une gratuité sur tel ou tel élément.

    Il faut transformer la manière de gérer, mener des luttes pour changer les règles, s’approprier collectivement des outils jusque-là privés pour investir de nouveaux champs d’intervention.

    Sans cela, le pouvoir de gauche n’est qu’un simple gestionnaire. Et lorsque l’argent vient à manquer pour satisfaire l’ensemble des besoins, on reprend la vieille logique de la trahison « on n’a pas le choix ». Mitterrand n’a pas eu le choix du tournant de la rigueur. Jospin n’a pas eu le choix de la privatisation d’Air France et de l’abandon des LU. Hollande n’a pas eu le choix de la loi travail ou du CICE pour la compétitivité… mais aujourd’hui, la ville de Lyon n’a pas le choix (voir article en lien ci-dessous), la région Occitanie n’a pas le choix de reprendre en gestion directe des lignes de chemin de fer, le printemps marseillais n’a pas le choix de remettre en cause le droit de grève dans les cantine… et donc la classe ouvrière prendra le choix d’aller à la pêche les jours d’élection car au final, ça sert à quoi des élus qui n’ont pas le choix.

    Il va nous falloir un grand moment d’autocritique et d’analyse sur nos pratiques de gestion si nous voulons sortir de la défiance généralisée.

    Et les arguments du style « c’est mieux que la droite », ou encore « ils ont fait ça, mais ils ont aussi fait telle bonne mesure » n’ont strictement aucun poids. D’ailleurs ils nous conduisent d’échec en échec.

    Non vraiment, il faut réfléchir à une véritable autre manière de faire. Sinon le pire est à venir.

    Je sais très bien qu’on ne fait pas toujours ce que l’on veut, qu’on ne peut pas en un clin d’œil changer le système qui par bien des aspects contraint les choix, et que les rapports de forces ne nous sont pas toujours favorables. Mais je ne peux plus supporter les élus qui expliquent qu’ils ont mené une bataille simplement parce qu’ils ont eu une discussion soutenue avec un préfet, un employeur ou un ministre. Une discussion, ça n’est pas une bataille ! sauf peut-être pour la CFDT. Une bataille c’est un ensemble d’actions qui visent à mobiliser la population ou une fraction de celle-ci, à appuyer sur les contradictions de l’adversaire (y compris quand on est dans un exécutif ou il est majoritaire), à le forcer à se dévoiler publiquement pour être soumis au jugement collectif… Quand on mène une vraie bataille et qu’on est battu, on peut dire qu’on n’a pas le choix. Mais quand on a juste mené des discussions, on peut dire qu’on a fait le choix. De se ranger du côté du système.

    Bref. Le syndrome de la gauche plurielle est encore bien présent.

    Certain considèreront que je suis un gauchiste. Pourtant, je continue d’être discipliné et d’aller voter « pour le moins pire ». Mais j’en ai marre. Et surtout, des milliers de nos concitoyens ne nous bousculent pas avec des coups de gueule comme je peux le faire, ils se contentent de nous ignorer et de ne plus voter du tout, de ne plus se battre. C’est peut-être plus agréable pour l’esprit de certain qui peuvent tranquillement affirmer que le peuple n’a rien compris ou qu’il faut « faire de la politique autrement » tout en continuant à tout faire pareil. Mais c’est tout aussi dramatique. Et il faudra bien un jour qu’on en tire des leçons.

    Si nous voulons reconstruire une organisation de masse et un rapport de force plus conséquent, il faut reconstruire une véritable idéologie de la transformation sociale. Et vite.

    Laurent BRUN le 12 février 2021 sur sa page facebook personnelle
    source: https://www.initiative-communiste.fr/
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  • Pour la Cour suprême britannique, les chauffeurs Uber sont des « travailleurs » salariés (LT.fr-19/02/21-19h51)Après ce revers, la plateforme, qui n’est pas rentable à l’échelle mondiale, pourrait n’avoir d’autres choix que d’augmenter ses tarifs au Royaume-Uni.

    Coup de tonnerre pour Uber et les plateformes numériques : la Cour suprême britannique a estimé, vendredi, que les chauffeurs pouvaient être considérés comme des « travailleurs ». Le modèle économique d’Uber, au Royaume-Uni, pourrait être chamboulé.

    La plus haute juridiction britannique a donné tort à Uber à l’unanimité, mettant un terme à cette affaire lancée en 2016.

    Cette décision signifie que les chauffeurs Uber, qui étaient jusque-là des travailleurs indépendants, devraient avoir droit par exemple à un salaire minimum et à des congés payés, ce qui pourrait même faire boule de neige pour l’ensemble des plateformes numériques et la « gig economy », l’économie des petits boulots au Royaume-Uni.

    Uber avait saisi la Cour suprême après avoir perdu à plusieurs reprises devant des tribunaux. La compagnie estimait que les chauffeurs sont des travailleurs indépendants, choisissant leurs horaires et lieux de travail, et collaborant parfois à plusieurs applications en même temps.

    « Nous respectons la décision de la Cour », a réagi Jamie Heywood, patron d’Uber pour l’Europe du Nord et de l’Est. « Nous sommes décidés à faire plus et nous allons consulter tous nos chauffeurs en activité au Royaume-Uni pour comprendre les changements qu’ils veulent voir ».

    Uber, qui devrait en dire plus sur ses intentions dans les semaines à venir, assure que la décision ne prévoit pas que tous les chauffeurs soient automatiquement reclassés comme travailleurs.

    « La victoire que nous méritons »

    La justice aura donné à chaque fois raison à un groupe d’une vingtaine de chauffeurs qui estimaient avoir droit au statut de travailleur, compte tenu du temps passé connectés à l’application et du contrôle exercé par le groupe par exemple sur leur évaluation.

    La Cour suprême a estimé « qu’en se connectant à l’application Uber à Londres, un chauffeur dans le cadre de la plainte est considéré comme un travailleur en entrant dans un contrat ». Les deux chauffeurs Uber qui ont commencé la première plainte, James Farrar et Yaseen Aslam, ont déclaré vendredi être « ravis » et « soulagés ».

    Cette décision de la Cour suprême fait que les chauffeurs qui ont porté la plainte pourront se tourner vers un tribunal pour obtenir des indemnisations. En théorie, d’autres chauffeurs pourront alors demander à la justice d’obtenir le statut d’employé.

    « Nous avons eu la victoire que nous méritons. Être chauffeur Uber peut être stressant », souligne Mark Cairns, un conducteur à Londres depuis cinq ans.

    Pour Sadiq Khan, maire de Londres, ville où le permis d’exercer d’Uber a été prolongé de 18 mois en septembre dernier après des questions sur la sécurité, « c’est une décision qui fera date »». « Les travailleurs de la gig economy méritent les mêmes droits que les autres », selon lui.

    La plateforme, qui n’est pas rentable à l’échelle mondiale, pourrait n’avoir d’autres choix que d’augmenter ses tarifs au Royaume-Uni.

    « Pour Uber, il s’agit d’un nouveau revers au moment où il ressent les effets de la pandémie », qui dope ses activités de livraisons de repas Uber Eats mais plombe ses activités de voitures avec chauffeurs, souligne Susannah Streeter, analyste chez Hargreaves Lansdown.

    Bientôt Deliveroo ?

    Le syndicat GMB a qualifié la décision de « victoire historique ». Un de ses représentants, Mick Rix, a estimé sur Twitter qu’il s’agissait d’un nouveau « clou dans le cercueil de ceux qui cherchent à exploiter la gig economy ».

    La décision pourrait faire tache d’huile pour l’ensemble des plateformes numériques.

    Les livreurs de la plateforme de livraisons de repas Deliveroo tentent devant la Cour d’appel de Londres de pouvoir bénéficier d’une convention collective.

    De son côté, Uber explique avoir fait évoluer ses pratiques depuis le début de cette affaire.

    Les chauffeurs peuvent désormais choisir quand et où ils conduisent et avoir accès gratuitement à des assurances maladie, ainsi qu’à des indemnisations pour des congés parentaux.

    Uber avait pour projet de mettre en place en Europe ce qu’elle a proposé en Californie.

    Cet État américain avait fait passer une loi qui devait forcer la plateforme à embaucher ses dizaines de milliers de chauffeurs en Californie. Mais les électeurs ont approuvé lors d’un référendum en novembre la « Proposition 22 », solution formulée par Uber selon laquelle les conducteurs sont indépendants mais reçoivent des compensations.

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • fonctionnaires

    Plus 20,79 %. C’est le niveau d’augmentation du point d’indice qui serait nécessaire pour retrouver le niveau de rémunération des fonctionnaires correspondant à celui de janvier 2000, selon une publication de la fédération Force ouvrière de la fonction publique de ce mardi 2 février. Le syndicat évalue l’inflation sur cette période à 33,3 %. Or depuis 2010, les différents gouvernements ont gelé le point d’indice, à l’exception de l’année 2016 qui a précédé l’élection présidentielle. Une décision encore reconduite l’été dernier et annoncée aux syndicats par Amélie de Montchalin. Du coup, même avec une inflation faible, la rémunération des fonctionnaires calculée en euros constants baisse chaque année.

    Force ouvrière n’est pas le seul syndicat à mettre en avant cette perte de pouvoir d’achat dans la fonction publique. En 2018, la CGT faisait de même et arrivait au même constat. Une réalité que confirme et explique régulièrement l’Insee dans ses études. Selon les syndicats, le manque à gagner chaque mois s’élève à plus de 300 € par mois pour des fonctionnaires de catégorie C, dont les traitement ne sont pas très élevés. Pour ceux de catégorie B ou A, la perte est plus importante, comprise entre presque 500€ et 900€.

     

    source: https://rapportsdeforce.fr/

     

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  • Ce 14 janvier, les travailleurs de l’Énergie seront de nouveau en  pour défendre le bien commun des travailleurs, le service public de l’Énergie. Courageusement les travailleurs du secteur de l’énergie, dans la production à EDF et l’ex GDF, la CNR et la SHEM, mais également dans la distribution à ENEDIS, ERDF et GRDF, ont engagé un puissant mouvement de résistance contre le plan Hercule de démantèlement d’EDF et du service public de distribution de l’énergie en France. Un plan qui est directement dicté par la commission européenne au gouvernement français, qui avec le patronat d’EDF est bien décidé à l’appliquer avec zèle. Un plan qui vient parachever le démantèlement au profit de la privatisation du service public de l’Énergie. Il faut rappeler que c’est bien l’Union Européenne qui a imposé la libéralisation du secteur de l’Énergie, la transcription des différentes directives européennes du paquet énergie se sont traduites de la façon suivante au court des 20 dernières années :

    • EDF-GDF, entreprises publiques a statut d’EPIC, transformées en société anonyme sous Sarkozy en 2004.
    • EDF entre en bourse / 15% de son capital est privatisé.
    • GDF est bradé en 2006, depuis transformé en ENGIE, contre la promesse faite par Sarkozy… 
    • la Loi NOME impose en 2010 à EDF de vendre à prix bradé son  electronucléaire  pour que les concurrents privés d’EDF puissent s’implanter sur le marché français…. en vendant l’électricité produite par EDF.
    • En 2018 le gouvernement Macron met en concurrence les concessions des barrages hydroélectriques dont l’essentiel sont à EDF.

    Le plan Hercule Clamadieu prévoit de scinder EDF en 3 entités EDF Bleu (les centrales nucléaires), EDF Vert (distribution et les énergies recouvrables hors hydroélectricité) et EDF Azur (les barrages et centrales hydraulique), dont la Commission Européenne a imposé qu’elle soit mise en concurrence.

    L’image contient peut-être : 1 personne, texte qui dit ’La cgt ÉNERGIE MARSEILLE SERVICE PUBLIC DE L ENERGIE TOUS EN GREVE CONTRE HERCULE ET CLAMADIEU JEUDI 17 RDV 10H30 CONSEIL REGIONAL PORTE 'AIX MARSEILLE seille APPEL A 4H DE GRèVE MINIMUM AG SITE CANTINI 8H00 GRDF AG SITE MERLAN 8HO0 ENEDIS EDF’

    Renault Henry, leader du syndicat CGT de l’Energie à  a accepté de répondre aux questions d’Initiative Communiste pour expliquer la lutte engagée et ses revendications, ainsi que les propositions portées par la 


    Peux-tu te présenter ainsi que ton syndicat ?

    Je m’appelle Renault Henry, je suis secrétaire général du syndicat « Energie Marseille », je représente l’ensemble des personnels qui sont à GRDF, EDF… On représente l’ensemble des salariés du secteur de l’énergie, statutaires ou non, sur le territoire de Marseille.

    Les travailleurs des Industries électrique et gazière, notamment à EDF, ENEDIS ou GRDF ont massivement participé aux journées d’action le 26 novembre et 10 décembre. Quelle est la raison principale de cette grève ?

    Actuellement on est focalisé sur 3 sujets : le dossier HERCULE au niveau d’EDF et d’Enedis, le projet de la RE 2020 et l’avenir de la centrale de Gardanne (lire ici), en tant que collègue des industries électriques, c’est des personnels statutaires qui vont être victime de licenciement.

    Comment est-ce que vous luttez à votre niveau ?

    A notre niveau, cela va des rassemblements devant des institutions comme la préfecture, la mairie, la région comme en décembre. On essaye de faire aussi des actions médiatiques comme sur les autoroutes, ou on va au contact avec les usagers : l’impact est fort, car ils sont directement concernés.

    L’image contient peut-être : plein air et nature

    Ce plan HERCULE  n’est pas une surprise  mais c’est bien la conclusion planifiée de longue date des ordres données par l’Union Européenne.
    En tant que syndicaliste sur le terrain, quelle est ta vision de tout ce processus
     ?

    Ces 10 dernières années, on a vu le processus de l’intérieur, depuis qu’EDF GDF a explosé en plein d’entreprises, on a vu la dégradation au quotidien, que ce soit sur la priorisation du service rendu à l’usager, que ce soit sur l’investissement sur le réseau pour acheminer le gaz/électricité. Concrètement pendant 65 ans, on a vu une entreprise nationalisée, qui est devenu une des plus grande entreprise au monde, par exemple le pack nucléaire a été développé en France, le réseau électrique aussi, les technologies françaises étaient exportés vers l’étranger. Tout cela s’est arrêté il y a 15 ans, au profit de l’économie et du profit.

    Personnellement, j’ai été embauché en 2000, à la fin d’EDF/GDF, et je me rappelle d’être entré dans une entreprise ou le service public était imprégné dans tout le personnel, pour le bien du consommateur, pour que l’électricité et le gaz soient bien acheminés dans tous les foyers français.
    Aujourd’hui la priorité c’est de faire du profit. Tous les services techniques que l’on connaissait au service du consommateur ont disparu, cela a été externalisé ! Aujourd’hui c’est une entreprise portugaise qui vient raccorder l’électricité entre les maisons et les poteaux électriques par exemple. On se sert de la misère des autres pays, avec des salariés précaires, pour faire le travail. Il n’y a que la mise en service qui est faite par ENEDIS /GRDF, ainsi que des petits travaux mineurs.

    Pareil pour EDF, il faut voir ce qu’est devenu le fournisseur : à Marseille il y a EDF commerce, c’est des centre d’appels où les agents des IEG du service public doivent vendre n’importe quoi, comme des assurances, des services… Cela a été complètement dénaturalisé. Le personnel a perdu ses repères et ce travail n’est pas celui d’un agent EDF : c’est une catastrophe, il n’y a pas un seul secteur qui a été épargné. De plus entre 2000 et 2020, on a perdu 20.000 emplois, l’électricité a augmenté de 30% en prix, le gaz de 8% alors que les services pour les usagers se sont dégradés.

    On est donc passé d’une entreprise intégrée qui vendait de l’énergie au meilleur prix d’, avec un réseau optimal reconnu et envié dans le monde entier à un éclatement en plus 150 entreprises. Sous couvert d’écologie on fait passer toutes les réformes capitalistes, qui ne sont pas écologiques et qui détruisent de l’emploi et du savoir faire.

    Est-ce que pour les consommateurs, cette ouverture à la concurrence, s’est traduite par une baisse des prix ? Par une amélioration du service ?

    Absolument pas, c’est complètement l’inverse. Les usagers payent plus et ont moins. Pour prendre un exemple, avant en cas de fuite de gaz, GDF intervenait en moins de 30 minutes dans 75% des cas. Aujourd’hui c’est plusieurs entreprises qui imposent des chiffres et dans 95% des cas l’intervention est fait dans le double de temps : 1 heure.
    Les zones d’intervention ont largement été agrandies, les agents mettent beaucoup plus de temps pour intervenir. Alors que le prix du gaz a largement augmenté.

    La colère était déjà très forte avec une grève historique de plus de 10 semaines et 150 sites occupés en 2018 (lire ici notre reportage sur le site des calanques à MarseillePour les travailleurs des IEG (industries électriques et gazières), qu’est- ce que cela signifie en termes de condition de travail ? En terme de rémunération et de suppression d’emplois ? En terme de risque pour le statut des personnels des IEG ? ().

    On se base déjà sur la suppression de 20.000 emplois que l’on a subit. Encore 800 emplois vont être supprimés dans les 3 ans et dans d’autres boites aussi. Les suppressions de postes vont continuer et progressivement on va être dans la mouise. Les employés qui vont partir à la retraite ne seront pas remplacés. Notre régime des retraite est bénéficiaire, et nous cotisons aussi pour le privé. On est une des plus grosses caisses de retraite de France. Demain si on n’est plus que 50.000 a travailler et qu’on a 200.000 camarades à la retraite, nos caisses vont devenir déficitaires et on va nous supprimer encore plus de postes, comme cela a été le cas avec les cheminots. Il faut donc lutter pour stopper le carnage.     

    La CGT FNME revendique un “service public unifié de l’énergie”, avec une renationalisation  complète et une structuration en EPIC. Est ce bien cela ? Pouvez vous l’expliquez ?

    La CGT veut revenir a un programme progressiste de l’Energie que l’on a appelé PPE, on veut un retour à la nationalisation de l’énergie, car pour nous c’est un bien commun. Sans énergie on revient à la bougie, sans compter de l’importance de l’énergie dans l’écologie actuelle.
    Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui, l’énergie est indissociable de l’écologie, car c’est l’énergie qui pollue la planète. L’énergie provoque le CO2, si il y a une maitrise publique, on pourra efficacement agir pour être efficace en terme d’écologie. On revendique donc le retour d’un service public, des moyens de production, de distribution, des centrales hydraulique mais également de la vente. Et on inclut la dedans tout ce qui touche l’écologie, comme les parcs éoliennes par exemple. Aujourd’hui on vend l’énergie comme on vend des packs de bières en grande surface, et nous on est contre ça, tout simplement.

    Le modèle de l’entreprise publique assurant le service public de l’énergie est interdit par l’Union Européenne. On voit pour la SNCF avec le paquet ferroviaire et la réforme ferroviaire de Macron en 2018, pareil pour les PTT avec  France Telecom qui a été privatisée ainsi que l’actuelle privatisation de La Poste. Même ordres, même causes, mêmes effets. N’est-il pas urgent de briser les chaines de l’Union Européenne pour sauver et reconstruire nos services publics avec un  progressiste au service de tous les travailleurs, à l’opposé totale de la “concurrence libre et non faussé” inscrite dans le marbre du traité de Rome instituant l’Union Européenne ?

    C’est une question compliquée qui me dépasse un peu, mais c’est bien à cause de la commission européenne que l’on en est la. Aujourd’hui il y a 2 solutions : soit on change l’Union Européenne soit on en sort. Pourquoi pas l’Europe, mais si les peuples sont dans la dèche et l’énergie est une marchandise comme une autre, c’est pas bon. Pour la sortie de l’Europe, ce n’est pas mon domaine, mais en tant qu’être humain, je suis contre l’Europe tel que l’on la connait aujourd’hui, c’est n’est une Europe qu’orientée vers le capitalisme et non vers les peuples. On n’est pas contre les autres pays, mais contre le fonctionnement de l’Union Européenne.


    un entretien réalisé par JBC BC D Vlador, illustration Initiative Communiste


     
     
     
     
    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Les  de la seule  d’Île de France, la raffinerie de Grandpuits détenue par  et située en Seine-et-Marne, ont décidé ce 4 janvier de se mettre en  reconductible. La raison est simple : il s’agit de défendre l’ et 700 emplois que la multinationale du CAC40 veut supprimer. Les revendications sont donc d’abord “0 suppression d’emploi” et l’obtention de garanties sérieuses sur l’avenir du site. 90% des opérateurs ont donc voté en assemblée générale la grève à l’appel notamment de leur syndicat CGT.

    Il s’agit d’un renforcement du mouvement puisque la mobilisation est en place depuis ce mois de décembre. Notamment le 17 décembre, les ouvriers avaient dû déclencher une grève et occuper les bureaux du site pour empêcher la direction de Total de procéder à une manœuvre de dégazage des installations, probable démarrage au plan industriel du démantèlement du site.

    Faut-il rappeler que Total n’a aucun problème financier. La société qui est l’une des premières capitalisations boursières du CAC40, cotée , se vente d’offrir un rendement brut en dividende par action de 6,9% ! Avec un dividende de 1.98 € versé pour chacune des 2 653 124 025 actions composant le capital en 2020, c’est au total près de 5,3 milliards d’euros qui ont été donnés aux actionnaires en 2020 lors des trois premiers acomptes. Sans même compter le solde ! 7 milliards au total d’après l’observatoire des multinationales.

    Faut-il également rappeler que Total s’est gavé d’aides publiques ? Notamment à travers le programme de soutien financier de la Banque Centrale Européenne ? Le groupe va également supprimer 3000 emplois en France dans sa filiale caoutchouc Hutchinson…

    Retrouvez l’entretien spécial avec Adrien Cornet expliquant la situation, et le communiqué de soutien aux ouvriers de la raffinerie Total de Grandpuits adressé par la commission lutte du PRCF

     

    Les nouvelles en direct des syndicalistes CGT sur:

    https://www.initiative-communiste.fr/

     

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    source: http://www.communcommune.com/

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  • Dans un premier temps, Railcoop compte s’orienter vers la location de trains. Ceux-ci pourraient bientôt être visibles en gare de Rennes (photo d’illustration).Dans un premier temps, Railcoop compte s’orienter vers la location de trains. Ceux-ci pourraient bientôt être visibles en gare de Rennes (photo d’illustration). (Archives Alain Le Bloas)

    Il y a un peu plus d’un an a été créée, dans le Lot, Railcoop, une société coopérative d’intérêt collectif. Son but : devenir un acteur du transport ferroviaire en France. Une ligne Rennes-Toulouse est prévue.

    Railcoop est née autour d’un projet de revitalisation d’une ligne ferroviaire touristique dans le pays de Figeac, dans le Lot. Mais, très vite, l’envie d’aller plus loin et de développer des trains desservant les territoires s’est imposée. Ce projet est né autour de Nicolas Debaisieux, expert climatique, qui, par la suite, est devenu directeur de Railcoop. Il venait de s’installer dans le Lot et avait constaté que la voiture y était essentielle pour se déplacer. Mais que, parallèlement, des lignes ferroviaires, desservant des petites communes, restaient inexploitées.

    Dans ce projet, il a vite été rejoint par des citoyens désireux de développer un opérateur ferroviaire au service des territoires. Mais aussi d’ouvrir des lignes interurbaines, sans passer par Paris, comme c’est souvent devenu la règle avec la SNCF.

    3 000 sociétaires, dont des collectivités

    Depuis, Railcoop a séduit beaucoup de monde. « Nous sommes plus de 3 000 sociétaires à présent et notre capital dépasse les 900 000 euros. À 90 %, il s’agit de particuliers mais de plus en plus de collectivités nous rejoignent, précise Dominique Guerrée, président de la Société coopérative d’intérêt collectif. Récemment, la Ville de Vichy (Allier) nous a rejoints, ainsi que le Département de la Creuse. »

    En 2022, Railcoop devrait inaugurer sa première ligne passagers entre Bordeaux et Lyon, qui desservira neuf autres gares. Dans ses cartons également, une ligne Rennes-Toulouse, dont les trains s’arrêteront à Laval, Le Mans, Poitiers, Limoges, Brive-la-Gaillarde, Cahors… Une troisième ligne Lyon-Thionville est également prévue.

     

    Railcoop, une coopérative ferroviaire qui veut toucher la Bretagne (Infographie Le Télégramme)

     

    « Pour commencer, on s’orientera vers la location de trains, poursuit Dominique Guerrée. Le personnel sera celui de la coopérative. SNCF nous louera des locaux dans les gares où nous serons présents physiquement. Nous n’entendons pas devenir son concurrent. Nous travaillerons en complément et nos relations sont très bonnes et constructives. »

    Des trains de nuit

    Afin d’obtenir plus facilement des créneaux sur les voies, Railcoop fera rouler ses trains de nuit. Dans un premier temps, ils auront la configuration de trains classiques. Plus tard, ce nouvel opérateur développera des trains couchettes. Des wagons beaucoup plus confortables et offrant plus d’intimité que ceux qui existaient précédemment. Les billets devraient être vendus à des prix abordables : 37 euros pour Bordeaux-Lyon. C’est Systra, filiale de la SNCF et de la RATP, qui a mené les études de marché.

    Railcoop entend aussi se positionner sur le service des petites dessertes. « Nous regardons de près les nombreuses petites lignes inexploitées en France qui seraient susceptibles de rouvrir demain, annonce Dominique Guerrée. Le trafic fret nous intéresse aussi. En Nord-Occitanie, nous espérons ouvrir, en 2021, une ligne Toulouse-Decazeville, en lien avec la Mecanic Vallée de l’Aveyron, qui fournit l’industrie aéronautique. »

    Didier Deniel

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • La CGT Air Liquide se bat contre la désindustrialisation de la France, une bataille qui concerne chaque travailleur et l’avenir de la Nation. La crise sanitaire n’a-t’elle pas démontré l’importance vitale de produire en France, et que c’est bien les ouvriers qui en première ligne font fonctionner le pays ?

    Entretien avec des élus CSE[1] et délégués syndicaux des sections CGT Air Liquide de Vitry-sur-Seine et Champigny-sur-Marne, réalisé le 08 décembre 2020 par les camarades du PRCF  pour www.initiative-communiste.fr . A retrouver également sur la page facebook du PRCF 94.


    Initiative communiste : La direction de la filiale Ingénierie et construction d’Air Liquide a annoncé des suppressions de postes sur le site de Vitry-sur-Seine. Quelle est la situation ?

    Le site de Vitry regroupe deux établissements : l’un qui a plus d’un siècle, quai Jules Guesde, et l’autre rue des fusillés, qui date des années 1980.  La direction a décidé de vendre l’un des deux emplacements pour regrouper l’activité sur le seul site de la rue des fusillés. Dans la manœuvre, il est prévu environ 35 suppressions de poste, en partie sur des postes vacants, notamment des départs à la retraite pour la partie fabrication. Pour les emplois de bureau, ce seront au maximum des mobilités internes au groupe. Il y aura également quelques requalifications de personnes sur le site, mais très peu.

    l’usine Air Liquide de Vitry-sur-Seine, quai Jules Guesde, menacée de fermeture et de 

    Initiative communiste : Combien de personnes le site emploie-t-il actuellement ?

    Le site a employé jusqu’à 300 personnes. Mais il y a eu des plans successifs de réduction de l’activité. Le dernier était censé rabaisser le nombre de postes à 115, mais en pratique ils ne l’ont pas respecté. On s’est retrouvés à 80. Ce nouveau plan nous ramènerait à 45 salariés.

    Initiative communiste : Quel est l’objectif d’Air Liquide ?

    Le groupe poursuit sa politique de destruction des emplois industriels en France, réduisant les débouchés pour les écoles de formation de la région. A Vitry, avec ce nouveau plan, il devrait rester une dizaine d’ouvriers, une quinzaine peut-être, alors qu’il y avait plus de 100 personnes à l’atelier avant. Il y a déjà eu une externalisation de la fabrication, en partie en Chine puisqu’on a un site qui fait notamment des études. Ce qui était fabriqué à Vitry en particulier a été pour l’essentiel transféré dans les Emirats-Arabes-Unis. Ce ne sont bien sûr pas les mêmes conditions de travail qu’en France. D’ailleurs ils n’emploient pas de main d’œuvre locale mais des salariés expatriés, principalement d’Inde et de Malaisie.

    On verra s’ils arrivent à nous convaincre qu’un projet industriel peut sortir de ce PSE mais on craint malheureusement qu’avec la vente du site du quai Jules Guesde et le peu de salariés qui vont rester, cela mène à la fermeture totale du site à terme.

    Nous fabriquons des colonnes échangeurs cryogéniques pour Air Liquide. Le « quai Jules Guesde » est le site de fabrication historique ; c’est celui qui possède le plus d’équipements et d’ateliers avec des moyens de manutention. L’établissement menacé de fermeture héberge un portique d’une quinzaine de mètres de haut. En abandonnant cet établissement, la fabrication va perdre tous les moyens de manœuvre en hauteur qui permettent de monter les colonnes efficacement. Il n’y aura plus que deux malheureux ponts roulants et un espace très réduit, et tout devra se faire en horizontal. Le choix de vendre le terrain du quai Jules Guesde plutôt que rue des fusillés n’est pas lié à des questions industrielles. C’est simplement qu’ils vont en tirer une bien meilleure plus-value foncière car il se trouve dans la continuité de l’aménagement des bords de Seine. A Ivry déjà, toutes les activités industrielles ont été liquidées, Vitry c’est la suite. L’emplacement rue des fusillés, lui, est enclavé au milieu d’entreprises. Ça montre bien le peu d’intérêt qu’ils ont pour le maintien de l’industrie sur ce site.

    Initiative communiste : A quel stade des discussions en êtes-vous ?

    On vient de nous présenter le PSE[2]. On est dans la phase initiale de consultation, que la direction voudrait déjà voir terminée. On essaie de négocier un accord de méthode mais elle refuse. La date fixée pour la remise de l’avis du CSE est le 25 janvier, or on a besoin de plus de temps avec la période des fêtes. D’autant plus que le site de Champigny est fermé entre Noël et le jour de l’an. Ils ne veulent même pas prendre en compte cette semaine de fermeture dans le délai alors que des membres du CSE Central seront en congés forcés.

    Initiative communiste : Pensez-vous que vous réussirez à obtenir des concessions ?

    Pour l’instant la direction cherche à ne céder absolument sur rien. Lors des deux premières réunions, au niveau syndical et au niveau CSE, elle n’a fait que dérouler son Powerpoint. Pour elle, c’est la ligne à suivre, ça n’est pas négociable. Elle refuse de discuter de la réalité des motifs économiques pouvant justifier ce PSE, ce que la CGT dénonce.

    En parallèle les organisations syndicales seront en négociation sur les mesures sociales d’accompagnement des salariés, ce qui est différent du projet industriel et des effectifs. On est en désaccord sur un point important : la direction nous demande l’autorisation de contacter les salariés qu’elle entend muter, avant même que nous ayons discuté du projet industriel. Elle cherche à régler les problèmes humains, à sa façon, avant même d’avoir réglé le projet sur l’avenir de l’entreprise.

    Initiative communiste : Est-ce que par le passé il y a eu des victoires ?

    Nous avons mené des mouvements parfois durs. Il y a eu des blocages de l’usine dans les années 90. Mais globalement on subit ces plans et on recule. La direction a un projet qui est manifestement de supprimer ses activités industrielles dans la région, on ne sait pas jusqu’où. Nous ce qu’on a pu faire c’est retarder. On estime que le gouvernement a une responsabilité dans la désindustrialisation du pays en permettant aux groupes de délocaliser sans contrôle.

    Actuellement, nous sommes en train de réfléchir à comment informer et mobiliser les salariés des sites de Vitry et de Champigny en cette période de confinement et de fin d’année.

    Initiative communiste : Au Pôle de Renaissance Communiste en France, nous revendiquons la  des grandes entreprises des secteurs stratégiques, à l’opposé des traités de l’Union Européenne qui font la chasse aux « monopoles publics ». Ces enjeux sont-ils évoqués au sein de votre syndicat et avec les travailleurs ?

    La CGT porte l’idée de nationaliser les industries, afin de répondre aux besoins des peuples, ce qui passera inévitablement par une réappropriation des richesses au service de la collectivité pour garantir et développer les secteurs comme l’eau, la santé, le logement, l’énergie, la sécurité.

    Si les syndicats CGT Air Liquide de Vitry et de Champigny sont convaincus que la nationalisation est utile et nécessaire, nous revendiquons, aussi, la mise en place d’un bouclier anti-dumping social, où la richesse créée par la délocalisation serait répartie entre les salariés, au lieu d’être captée par le capital augmentant des profits, sans bénéfices pour les travailleurs.


    [1] Comité Social et Economique

    [2] « Plan de Sauvegarde de l’Emploi »

    les illustrations sont un choix éditorial de www.initiative-communiste.fr


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  • Entretien du 16/11/2020 avec Jérôme Rodrigues, Gilet jaune. Alors que les Gilets jaunes célèbreront le 17 novembre leur deuxième anniversaire, Jérôme Rodrigues revient sur ce qu'il reste du mouvement. Selon lui, «la colère n'est toujours pas apaisée». Faisant le lien avec la crise économique liée au Covid-19, il déclare qu'une autre catégorie de personnes en France va «entrer sur le marché de la misère dans les mois à venir».

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