• Billets Rouges

  • Merkel et Macron surjouant pour la centième fois la réconciliation franco-allemande à l’occasion du centenaire du 11 novembre 1918, célébrant pour la millième fois ” l’ de la paix”, il n’y a plus désormais que les naïfs incurables pour s’y laisser prendre.
    Alors que l’Europe allemande arrimée à l’euro, cette austérité continentale faite monnaie, et à l’Otan, cette machine à européaniser les guerres US, broie la souveraineté des peuples, dissout notre pays et arase les acquis ouvriers, alors que Trump et Macron veulent faire de l’alliance euro-atlantique le fer de lance de la prochaine antirusse, la prétendue “paix” des impérialistes Merkel et Macron ressemble de plus en plus à la préparation accélérée d’une nouvelle mondiale.

     

    En réalité, la “paix” entre impérialistes allemands, américains et français, est la continuation par d’autres moyens de la guerre sociale contre les peuples libres, contre le mouvement ouvrier international et contre la paix mondiale.
    C’est à un tout autre rapprochement franco-allemand qu’aspirent les véritables internationalistes: à l’union de combat des communistes et des travailleurs des deux pays pour que triomphe, non pas avec, mais contre l’UE-OTAN du capital, l’Europe des luttes sociales, des souverainetés nationales et de la coopération internationale.
    Et de la reprise par les peuples de la marche en avant vers le socialisme.

    Floréal le 10/11/2018

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • BIllet Rouge-La fable du libéralisme qui sauve le monde – par Bruno Guigue (IC.fr-8/10/18)

    En Occident, le  passe pour une doctrine indépassable. Pur produit du génie européen, il serait à l’origine des merveilleuses prouesses dont se vantent les sociétés développées. Mais l’idéologie dominante ne se contente pas de lui attribuer toutes les vertus à domicile. Elle lui prête aussi un rayonnement sans frontières. A croire ses adeptes les plus enthousiastes, les recettes libérales sauvent le monde ! Un éditorialiste français, par exemple, peut affirmer lors d’un débat télévisé – sans être contredit – que « le  a éradiqué la pauvreté en  ». Devant une telle assurance, la raison défaille. Comment convaincre des croyants aussi fanatisés qu’une doctrine prônant la libre concurrence et prohibant l’intervention de l’État dans l’économie, en , est une denrée introuvable ? On y voit en revanche un Etat souverain dirigé par le parti communiste et chargé de planifier le  à long terme du pays. Un Etat fort qui s’appuie sur un secteur privé florissant, certes, mais aussi sur un puissant secteur public détenant 80% des actifs dans les industries-clé. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore remarqué, en Chine, l’État maîtrise la monnaie nationale, le système bancaire est contrôlé par l’Etat et les marchés financiers sont sous haute surveillance.

    Il est clair que l’ouverture internationale engagée par le pouvoir communiste à partir des années 80 a permis de capter de précieuses ressources et d’obtenir des transferts de technologie. Mais on ne discerne aucun rapport entre cette politique commerciale audacieuse et les dogmes libéraux, que ce soit l’auto-régulation du marché ou la concurrence pure et parfaite. Le libéralisme n’a pas inventé le commerce, qui existait bien avant que la moindre idée libérale ait germé dans le cerveau d’Adam Smith. « Etat fort », « planification à long terme », « puissant secteur public » sont des formules qui ne fleurent guère le libéralisme ordinaire, et imputer à cette doctrine les progrès spectaculaires de l’économie chinoise n’a aucun sens. La pauvreté aurait été vaincue grâce aux recettes libérales ? Dans l’imagination des libéraux, certainement. Dans les faits, la réussite économique de la Chine doit davantage à la main de fer de l’État qu’à la main invisible du marché. Cette économie mixte pilotée par le parti communiste chinois a porté ses fruits. En trente ans, le PIB a été multiplié par 17 et 700 millions de personnes ont été extraites de la pauvreté. Comme la réduction de la pauvreté dans le monde dans la même période est essentiellement due à la politique économique chinoise, on peut difficilement attribuer au libéralisme les progrès récemment enregistrés par l’humanité.

    Du point de vue des rapports entre libéralisme et développement, la comparaison entre les deux géants asiatiques est également instructive. En 1950, l’Inde et la Chine se trouvaient dans un état de délabrement et de misère extrêmes. La Chine connaissait d’ailleurs une situation pire que celle de son voisin, avec un PIB par habitant inférieur à celui de l’Afrique sub-saharienne et une espérance de vie moyenne de 42 ans. Aujourd’hui, la Chine est la première puissance économique mondiale et son PIB représente 4,5 fois celui de l’Inde. Non que cette dernière n’ait accompli aucun progrès. Bien au contraire. Après avoir jeté les bases d’une industrie moderne au lendemain de l’indépendance (1947), elle a connu depuis vingt ans un développement accéléré, et elle occupe une position de premier plan dans l’informatique et la pharmacie. Mais elle a beau afficher des taux de croissance annuels insolents, elle charrie une pauvreté de masse dont la Chine, elle, a enfin réussi à se débarrasser. Auteurs du livre Splendeur de l’Inde ? Développement, démocratie et inégalités (2014), Jean Drèze et Amartya Sen résument la situation paradoxale du pays : «L’Inde a gravi l’échelle du revenu par habitant en même temps qu’elle a glissé au bas de la pente des indicateurs sociaux ».

    En dépit de taux de croissance record, la situation sociale du pays, en effet, n’est pas brillante. Il vaut mieux naître en Chine qu’en Inde, où le taux de mortalité infantile est quatre fois plus élevé. L’espérance de vie des Indiens (67 ans) est nettement inférieure à celle des Chinois (76 ans). Un tiers des Indiens n’ont ni électricité ni installations sanitaires, et la malnutrition touche 30% de la population. Comment expliquer un tel décalage ? Pour Jean Drèze et Amartya Sen, « l’Inde est le seul pays des BRICS à n’avoir pas connu de phase d’expansion majeure de l’aide publique ou de la redistribution économique. La Chine a fait très tôt d’énormes progrès en matière d’accès universel à l’enseignement primaire, aux soins médicaux et à la protection sociale, et ce bien avant de se lancer dans des réformes économiques orientées vers le marché, en 1979 ». Pour qu’un économiste indien (Prix Nobel d’économie 1998) dise que l’Inde aurait dû faire comme la Chine – sur le plan économique, s’entend – il faut qu’il ait de bonnes raisons de le penser. Et ce qu’il dit est extrêmement clair : l’Inde, contrairement à la Chine, a manqué d’un investissement massif de la puissance publique dans l’éducation et la santé. L’Inde n’a pas souffert d’un surplus, mais d’un déficit d’État

    Mais pourquoi ? L’explication fournie par les deux économistes à propos de la politique éducative est particulièrement intéressante : « Les planificateurs indiens étaient à l’opposé de leurs homologues des pays communistes, à Moscou, Pékin et La Havane. Ces derniers faisaient grand cas de l’éducation scolaire universelle, considérée comme une exigence socialiste fondamentale, et aucun d’entre eux n’aurait permis que de fortes proportions d’enfants ne soient pas scolarisés ». En Inde, en revanche, « la prévention des classes et des castes supérieures à l’encontre de l’éducation des masses » a freiné la généralisation de l’enseignement primaire, entraînant un retard considérable dans l’accès à l’éducation. C’est l’orientation idéologique, et non une obscure fatalité, qui explique la différence des niveaux de développement éducatif entre les deux pays. Les élites dirigeantes de l’Inde nouvelle avaient beau se réclamer d’idéaux progressistes, elles n’ont pas misé sur l’élévation du niveau scolaire des masses indiennes, les « Intouchables » se trouvant relégués aux marges d’une société hiérarchisée, bien loin de l’égalitarisme – y compris entre les hommes et les femmes – prôné par l’idéologie maoïste de la Chine populaire.

    Pour souligner un tel contraste, Amartya Sen cite un commentaire de l’écrivain indien Rabindranath Tagore formulé lors de son voyage en Union soviétique (1930) : « En posant le pied sur le sol de la Russie, la première chose qui attira mon attention fut que, en matière d’éducation en tout cas, la paysannerie et la classe ouvrière avaient fait de tels progrès en ces quelques années que rien de comparable n’était advenu même à nos classes supérieures en un siècle et demi ». On peut dire ce qu’on veut des régimes communistes, mais il est indéniable qu’ils ont misé sur l’éducation universelle, la santé pour tous et l’émancipation féminine. Les continuités historiques étant parfois saisissantes, on peut d’ailleurs rapprocher ce commentaire méconnu de Tagore sur l’URSS des années 30 avec un autre document : le résultat de l’étude sur la lecture (« PIRLS ») conduite par l’Association internationale pour l’évaluation de la réussite éducative. Menée en 2016 sur 319 000 élèves de CM1 dans cinquante pays, cette étude compare les performances des élèves en matière de lecture et de compréhension d’un texte écrit. La Russie est arrivée en tête (à égalité avec Singapour). Mais c’est sans doute le hasard.

    En tout cas, une chose est sûre : en Chine populaire comme en URSS, l’enseignement public – et notamment l’enseignement primaire : la lecture, l’écriture et le calcul – était prioritaire. Si la Chine a su résoudre des problèmes dans lesquels l’Inde se débat toujours (illettrisme, insalubrité, mortalité infantile), ce n’est certainement pas parce qu’elle est plus « libérale ». En fait, c’est exactement le contraire. En dotant le pays de solides infrastructures publiques, le  chinois – en dépit de ses erreurs – a créé les conditions d’un développement du pays à long terme. Les dirigeants du parti communiste ont beau faire l’éloge du libre-échange, ils savent bien que la cohésion de la société chinoise ne repose pas sur le commerce international. Avant d’ouvrir son économie, la Chine s’est dotée d’un système éducatif et sanitaire lui permettant d’affronter la compétition économique mondiale. Manifestement, elle cueille aujourd’hui le fruit de ses efforts.

    Bien entendu, ce n’est pas davantage par libéralisme que Deng Xiao Ping a imposé la politique de l’enfant unique. En procédant à cette intrusion dans la sphère privée, Pékin a réussi le pari d’un contrôle des naissances indispensable au développement. Tout le monde est d’accord aujourd’hui pour admettre que le jeu en valait la chandelle. Mais il est difficile d’imputer au libéralisme le succès d’une régulation drastique des naissances imposée par le parti communiste ! Sous un régime pluraliste, une telle politique ne serait même pas concevable. Ni pluraliste ni libéral, le régime chinois pouvait planifier le développement du pays en sacrifiant les intérêts privés sur l’autel de l’intérêt général. En attendant, les résultats parlent d’eux-mêmes. Et il est probable que les Chinois en comprennent d’autant mieux la nécessité que cette politique a été assouplie. En Inde, les tentatives d’Indira Gandhi n’ont pas eu le même succès, et l’hypothèque démographique continue de peser sur le développement du pays.

    Mais l’exemple de la démographie, précisément, montre que la question du développement se pose sous un autre jour si l’on réexamine plus finement la situation indienne. « Les Etats indiens qui s’en sortent bien, affirment Jean Drèze et Amartya Sen, sont ceux qui avaient posé auparavant les solides bases d’un développement participatif et d’une aide sociale, et promu activement l’extension des capacités humaines, particulièrement dans les domaines de l’éducation et de la santé ». Avec un indice de développement humain qui est de loin le plus élevé du pays, le Kérala (sud-ouest de l’Inde) fait figure de vitrine sociale du sous-continent. Il est aussi l’État de l’Inde où la transition démographique est la plus achevée, ce qui contribue à l’évolution positive de la condition féminine. Or la baisse du taux de natalité est directement corrélée à l’élévation du niveau d’éducation. Très pauvre au moment de l’indépendance (1947), le Kérala a engagé un programme ambitieux de développement éducatif et sanitaire, créant les conditions d’un développement économique dont il perçoit aujourd’hui le bénéfice. Avec un revenu par tête qui est le plus élevé de l’Union (70% de plus que la moyenne indienne), un taux de scolarisation de 98%, un taux de mortalité infantile cinq fois moins élevé que la moyenne des Etats indiens, cet Etat de 34 millions d’habitants dont la presse occidentale ne parle jamais a aussi pour caractéristique de favoriser le rôle politique et social des femmes.

    Mais ces succès ne datent pas d’hier, ils sont le fruit d’une politique de longue haleine. Comme en Chine, le développement du pays va de pair avec le souci du long terme. « Le Kérala continue de progresser rapidement sur divers fronts et son avance par rapport aux autres Etats ne semble nullement se réduire avec le temps, indiquent Jean Drèze et Amartya Sen. Depuis les années 80, le développement du Kérala a régulièrement été dénoncé par des commentateurs méfiants envers l’intervention de l’État, qui le jugeaient insoutenable ou trompeur, voire susceptible de conduire à la débâcle. Il est cependant apparu que l’amélioration des conditions de vie dans cet Etat s’est non seulement poursuivie mais accélérée, avec l’aide d’une croissance économique rapide, favorisée à son tour par l’attention accordée à l’instruction primaire et aux capacités humaines ». Cette avance du Kérala par rapport aux autres Etats indiens n’est pas un héritage de la période antérieure à l’indépendance : en 1947, le Kérala était extrêmement pauvre. Ce progrès est le fruit d’un combat politique dont le moment-clé se situe en 1957, lorsque le Kérala est le premier Etat à élire une coalition dirigée par les communistes. Depuis cette date, ils exercent le pouvoir local en alternance avec une coalition de centre gauche dirigée par le parti du Congrès. En tout cas, il ne semble pas que les communistes du Communist Party of India -Marxist (CPI-M) et leurs alliés – qui exercent à nouveau le pouvoir depuis 2016 après avoir fait du Kérala l’État le plus développé de l’Inde -, aient puisé leur inspiration dans les doctrines libérales.

    Bref, pour continuer à sauver le monde, le libéralisme va devoir faire la preuve qu’il a quelque chose de neuf à apporter aux deux Etats les plus peuplés de la planète. Que la Chine communiste soit responsable de l’essentiel de l’effort accompli pour éradiquer la pauvreté dans le monde, et que cet événement passe inaperçu de l’opinion occidentale, en dit long sur l’aveuglement idéologique ambiant. On pourrait poursuivre l’analyse en montrant qu’un petit Etat des Caraïbes soumis à un blocus illégal a tout de même réussi à bâtir un système éducatif et sanitaire sans équivalent parmi les pays en développement. Avec un taux de scolarisation de 100% et un système de santé récompensé par l’Organisation mondiale de la santé, Cuba a récemment accompli la prouesse d’offrir à sa population une espérance de vie supérieure à celle des USA et un taux de mortalité infantile équivalent à celui des pays développés. Les méthodes pour y parvenir n’ont rien de libéral, mais chacun a sa conception des droits de l’homme : en ramenant le taux de mortalité infantile de 79 p. 1000 (1959) à 4,3 p. 1000 (2016), le socialisme cubain sauve des milliers d’enfants par an. Pour contempler les effets mirifiques du libéralisme, il suffit de regarder ce qui se passe dans la région. Du côté d’Haïti, par exemple, ce protectorat américain où l’espérance de vie est de 63 ans (contre 80 pour Cuba), ou du côté de la République dominicaine – un peu mieux lotie – où l’espérance de vie est de 73 ans et la mortalité infantile est cinq fois celle de Cuba.

    Mais ces broutilles n’intéressent guère les adeptes du libéralisme. Ils voient cette doctrine comme un chevalier blanc – c’est le cas de le dire – répandant ses bienfaits depuis cet Occident qui a tout compris et veut en communiquer le bénéfice à des populations confites d’émotion devant tant de bonté et prêtes à embrasser sa foi dans l’homo œconomicus, la loi du marché et la libre concurrence. Prenant le fruit de leur imagination pour le monde réel, ils confondent l’initiative privée – qui existe à des degrés divers dans tous les systèmes sociaux – et le libéralisme – une idéologie « hors sol » qui n’existe que dans l’esprit des libéraux pour justifier leurs pratiques. Si la société était ce que les libéraux en disent, elle serait réglée comme le mouvement des planètes. Les lois du marché seraient aussi inflexibles que les lois de la nature. Tel un chef d’orchestre, le marché harmoniserait les intérêts divergents et distribuerait équitablement les ressources. Toute intervention publique serait nocive, puisque le marché génère spontanément la paix et la concorde. La force du libéralisme, c’est que cette croyance légitime la loi du plus fort et sacralise l’appropriation du bien commun. C’est pourquoi il est l’idéologie spontanée des oligarchies assoiffées d’argent, des bourgeoisies cupides. Le drame du libéralisme, en revanche, c’est qu’il est rangé au magasin des accessoires chaque fois qu’une société privilégie le bien-être de tous et fait passer l’intérêt commun avant les intérêts particuliers. 

    Bruno GUIGUE

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  • À propos de Charles Aznavour et de certains hommages qui lui sont rendus.(IC.fr-6/10/18)

    Alors que les millions d’admirateurs d’Aznavour saluent sa mémoire en France, en Arménie et dans le reste du monde, l’heure n’est pas venue de souligner les préférences politiques droitières d’Aznavour ou son peu glorieux exil fiscal en Suisse. Il est difficile d’être richissime et de rester un patriote conséquent…

    Nul cependant ne peut nier le talent d’Aznavour, sa capacité à frapper juste dans ses textes, dans ses mélodies et ses interprétations inimitables.

    Surtout, personne ne peut nier son attachement à la langue et à la  françaises.

    C’est pourquoi on ressent du dégoût à voir tant de sabordeurs de la langue et de la chanson françaises, tant d’anglomanes patentés, tant de politiques et de gens de médias qui passent leur vie, de « My TF1 » à « BFM Story » à américaniser les langues et les cœurs, verser des larmes de crocodile sur le grand artiste disparu.

    C’est donc dans les chansons et les films qu’il a laissés que vivra celui qui devait prochainement se produire à Erevan devant le Sommet international de la .


     

    CHARLES AZNAVOUR S'EN EST ALLÉ : LA FRANCOPHONIE EN DEUIL

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    Nous apprenons avec une infinie tristesse, la disparition, ce lundi 1er octobre, à l’âge de 94 ans, de , alors que toute la Francophonie rassemblée à Erevan pour son XVIIe Sommet des Chefs d’État et de gouvernement s’apprêtait à chanter la bohème, en chœur avec lui, sur la terre de ses origines.

    La Secrétaire générale de la Francophonie salue ainsi la mémoire de cet artiste d’exception, « Cet Arménien du monde a été l’un des meilleurs ambassadeurs qui soient de la , des valeurs et en particulier de la liberté. D’où que nous soyons du vaste espace francophone nous aimons et nous aimerons toujours l’homme et ses chansons qui sont un trésor pour l’humanité. »

    En plus de soixante-dix ans de carrière, Aznavour était devenu l’un des plus grands chanteurs du XXe siècle et, surtout, l’un des plus brillants interprètes d’une langue française qu’il aura chantée sur tous les tons et sur tous les continents.

    Né à Paris, de parents réfugiés arméniens, Charles Aznavour, aimait chanter aussi dans plusieurs autres langues, sa façon à lui de rendre hommage à la riche diversité du monde.

    « Charles Aznavour se sentait partout en pays de connaissance et cela grâce à la langue et surtout à son profond humanisme. Lors du séisme qui a frappé Haïti en 2010, il s’est mobilisé en profonde solidarité pour les secours. Aznavour avait aussi étendu ses racines au Québec et je garde un souvenir ému de cette journée du 5 juillet 2008, lorsqu’en ma qualité de Gouverneure générale, je lui ai remis l’insigne d’Officier de l’Ordre du Canada, pays dont il aimait l’ouverture, l’espace et les gens. Nous en étions lui et moi très heureux », a déclaré Michaëlle Jean qui, au nom de la Francophonie, exprime les plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

    L’OIF compte 58 Etats et gouvernements membres, et 26 pays observateurs.

    https://www.francophonie.org/CP-Aznavour-la-francophonie-en-deuil-49207.html


     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Billet Rouge-"Déchéance de nationalité" (à propos du recyclage en cours de M. Valls) – Par Floréal, PRCF

    « Ça ne manque pas de panache ! » et « C’est bon pour l’Europe », a commenté, des étoiles plein les yeux, l’éditorialiste de BFM-TV, ce Bruno Jeudy dont la fibre sociale et le patriotisme ne sont pas vraiment le fort. Jeudy parlait de la décision de Valls, ex-candidat à la présidence de la République,  ex-« Premier flic de France », ex-Premier Ministre français, actuellement membre de l’Assemblée nationale, de candidater à la mairie de Barcelone où il dit vouloir refaire sa vie. Très confortablement n’en doutons, puisque Valls, qui sera soutenu par le parti de droite Ciudadanos, est désormais le compagnon d’une milliardaire ibérique.

    Par-delà la trajectoire malodorante de cet arriviste, élu à gauche pour servir la droite, qui se drapait hier dans une posture hyper-« républicaine » ( !!) et qui cultivait même la thématique lepéniste de la « déchéance de nationalité », ce navrant épisode est symptomatique du pourrissement de la caste politicienne : celle-ci ne cache même plus désormais qu’à ses yeux, comme aux yeux de ses mentors du CAC 40, le « site France » n’est plus qu’un terrain de chasse permettant d’amasser des profits faciles et/ou de faire carrière en trahissant successivement tout le monde. De plus en plus, l’oligarchie hexagonale, qui détruit nos industries, sacrifie le français sur l’autel du tout-anglais, dissout la défense nationale dans l’OTAN, prône avec Macron le « saut fédéral européen » et propose sans complexe de diluer la République dans l’ « Union transatlantique », n’a plus qu’un souci en tête : mettre un point final à l’histoire multiséculaire de ce pays de « fainéants », de « jaloux » et de « Gaulois réfractaires au changement »(dixit Macron) pour maximiser ses profits et accéder à la « Jet society » mondiale… Tant pis s’il faut pour cela déclasser l’ensemble du peuple travailleur, voire, dernière trouvaille de ces messieurs, envoyer les néo-diplômés français faire carrière (en globish)… en Tchéquie* !

    Si terrible qu’il soit, ce constat ne doit pas nous désespérer : en un sens, il faut même remercier Valls, le « Superflic » qui, hier encore, jouait les « bons Français » tonnant contre les cégétistes frondeurs. Son attitude méprisante envers les Français (et envers les Barcelonais, donc !) ne signifie qu’une chose : il revient aux militants de la classe travailleuse, notamment aux communistes et à tous les progressistes insoumis à l’UE atlantique, de relever le drapeau national et de l’associer au drapeau rouge pour reconstruire les services publics, relancer le produire en France, relever la langue française humiliée, restaurer la protection sociale et refonder la République sociale, souveraine agissant pour la paix sur des bases réellement internationalistes. Une tâche qui ne pourra aller au bout d’elle-même sans que notre pays ne sorte, in fine, de ce système capitaliste décadent qui ne secrète plus que financiers sans patrie et politiciens sans honneur.

     Floréal le 25/09/2018

    *le gouvernement Philippe vient de signer un accord avec les autorités tchèques à ce sujet.

     

    Source:  https://www.initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-L’ILLOGISME EST CONTRE-REVOLUTIONNAIRE – par G. Gastaud, auteur de "Lumières communes" D’excellents amis du PCF, mais aussi des dirigeants de la CGT, voire de la France insoumise, se prononcent à juste raison pour que la France sorte de l’OTAN, qu’ils voient à juste titre comme une machine de guerre étatsunienne. Mais ces mêmes camarades incendient le PRCF parce qu’il veut sortir de l’UE alors que, selon eux, il faudrait la changer du dedans. Position proprement absurde, comme il est aisé de le démontrer. En effet, l’UE se déclare elle-même « partenaire stratégique de l’OTAN ». Partenaire stratégique, cela signifie en clair « alliée à la vie à la mort » (c’est toute la différence avec une alliance tactique, donc circonstancielle). Les pays de l’Est qui voulurent s’affilier à l’UE durent même préalablement solliciter leur adhésion… à l’OTAN. Bref, si l’UE et l’OTAN sont statutairement inséparables, qu’on veuille bien nous expliquer un peu, pour voir, comment la France pourrait quitter l’OTAN sans quitter l’UE ? Alors, illogisme caractérisé, mauvaise foi désespérante ou… refus de combattre réellement l’OTAN ?

    Les mêmes camarades nous disent aussi qu’ils veulent « changer l’UE du dedans » et que pour cela, il faut d’abord changer les gouvernements nationaux. En clair que l’UE n’est pas l’obstacle rédhibitoire au changement, que ce sont les gouvernements nationaux qu’il faut d’abord virer tout en restant dans l’UE et dans l’euro. Sauf que…

    1. Depuis au moins le Traité de Maastricht (1992), tous les traités européens reprennent la phrase qui définit l’UE comme « une économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée ». Bref, l’UE est statutairement une économie capitaliste, une économie capitaliste néolibérale et mondialement libre-échangiste (bienvenue au CETA et au TAFTA !) refusant toute forme de protection douanière, une économie capitaliste néolibérale interdisant toute forme de protectionnisme et stipulant le démantèlement et la privatisation des services publics, qualifiés de « monopoles ». Et bien évidemment, c’est ce qui se passe avec l’euro-dépiautage méthodique de France-Télécom, d’Air-France, de la SNCF, de la Poste, d’EDF, etc. Car les capitalistes qui ont inspiré, dicté et signé ces traités sont logiques et cohérents, EUX !
    2. Pour changer les traités européens, il faut l’unanimité des 27 Etats ; il faut donc que la gauche, et plus encore, la vraie gauche, gagne 27 pays à la fois. Rappelons au passage que lorsque, brièvement, les douze Etats européens qui constituaient l’Europe institutionnelle à l’époque ont eu en même temps… douze gouvernements socialistes,l’UE n’a pas dévié d’un pouce de sa politique néolibérale. Ce sont au contraire les gouvernements « de gauche » qui se sont alignés sur les traités, Mitterrand en tête, puis Jospin (les deux fois hélas avec des gouvernements à participation piteusement « communiste »). Tout récemment on a encore eu l’exemple parlant du premier ministre grec Tsipras, un homme de la « gauche radicale » et une étoile du Parti de la Gauche Européenne qui, non seulement a renié son programme social pour rester dans l’UE, mais qui en est actuellement, toujours pour rester à tout prix dans l’UE-euro, à corseter férocement le droit de grève dans son pays..*.  

    Bref, la prétendue « gauche radicale » euro-béate nous explique qu’elle changera l’UE le jour où tous les gouvernements seront dominés par la gauche de la gauche, et qu’ils décideront ensemble de changer les traités : ça rappelle la « révolution permanente » telle que la conçoivent mythiquement les trotskistes : défense absolue de construire le socialisme dans un seul pays, la révolution mondiale sinon rien ! Donc… rien ! Camarades, d’ici à ce que la gauche de la gauche domine dans les dix pays de l’UE où les PC sont actuellement … interdits et où des fachos gouvernent, combien restera-t-il d’acquis sociaux, d’usines en état de marche, de services publics, dans chacun de nos pays respectifs ? N’est-il pas clair que la politique du Frexit progressiste est mille fois plus réaliste que cet entêtement européiste qui ne promet l’ « Europe sociale » pour 2076 que pour mieux LAISSER PASSER d’ici là le démontage total des acquis obtenus dans le cadre de nos nations respectives ?

    Troisième preuve éclatante d’illogisme, les dirigeants du PCF expliquent que si ce parti a reculé, c’est parce qu’il a tardé à larguer le boulet du léninisme, de l’amitié avec l’URSS, de l’attachement à l’indépendance nationale et de sa conséquence… logique : le refus carré, cher à Jacques Duclos puis à Georges Marchais, de l’Europe capitaliste.Etrange tout de même : car tant que le PCF s’inspirait du marxisme-léninisme (viré des statuts en 1979, comme le temps passe !), tant que le camp socialiste contrebalançait l’impérialisme américain et contenait la contre-offensive de l’impérialisme allemand, tant que le Parti des Fusillés refusait catégoriquement l’Europe capitaliste, tant qu’il refusait la monnaie unique alignée sur le deutsche Mark et qu’il défendait farouchement le « produire en France », le PCF restait le premier parti de France (29 % à la Libération, 22,7% en 1967…). Et bizarrement, depuis que le PCF a largué tous ces prétendus « boulets », rouges ou tricolores, pour « s’élargir », se « rénover », « rassembler largement » et s’envoler ( ???) dans les enquêtes d’opinion, il a vu fondre ses effectifs, il est tombé à 2% des voix (2017), il a fait fuir l’électorat ouvrier… et jamais notre peuple n’a tant reculé socialement ! Quant à la planète, quelque critique qu’on puisse faire au socialisme soviétique, elle va mille fois plus mal depuis que le « gentil » Gorby, applaudi par tous les eurocommunistes français, italiens et autres, a livré la Russie et l’Europe de l’Est à la contre-révolution et à la restauration capitaliste (pardon : à la « mondialisation libérale » !). Grande « novation », comme on voit, qui nous fait revenir à… avant 1917, voire, par certains aspects, à la période antérieure à 1789, tant la restauration mondiale du capitalisme est porteuse de régressions !

    Bref, camarades, je me permets de vous interpeller : en êtes-vous venus, pour justifier tous les écarts de vos directions respectives par rapport à une ligne prolétarienne honnête, à plaquer les beaux mots de « dialectique » ou de « novation » sur de grossières contradictions logiques qui feraient bondir un enfant de dix ans normalement conformé ?

     Georges GASTAUD

    (*)Observons les faits : certains partis et syndicats promettent depuis le milieu des années 70 de « changer du dedans » l’UE, la Confédération européenne des syndicats (C.E.S.), le Parti de la Gauche européenne (PGE). En fait, non seulement ils n’ont RIEN changé à l’UE mais c’est l’UE, avec sa logique contre-révolutionnaire, supranationaliste et contre-réformiste qui a fortement influé sur ces partis… de l’extérieur par le biais du PGE et de la C.E.S. !

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Billet Rouge-Notre 11 septembre – par Antoine Manessis  (IC.fr-La Monéda-résidence du Président de la République en flammes après l'attaque de l'aviation-le 11/09/1973

    Le gouvernement des États-Unis relayé par l’oligarchie capitaliste locale, les bandes fascistes et l’armée renversait par un coup d’état le gouvernement progressiste et patriote,  légal et légitime d’un pays  : c’était le  1973. Ce pays était le Chili. Le gouvernement renversé était celui de l’Unité Populaire et le président du Chili était Salvador Allende.Le putsch fit des milliers de morts, de torturés, de disparus. Le pays plongeait dans la nuit fasciste. La junte de Pinochet, avant Reagan et Thatcher, mettait en œuvre une politique ultra-libérale sous la houlette des “Chicago boys” des économistes ultra-libéraux qui se servirent du peuple chilien comme d’un animal de laboratoire pour tester leur politique qui devait se répandre dans le monde après la chute de l’ Union Soviétique.A l’heure où le Venezuela et les pays progressistes ou simplement patriotes sont menacés par les impérialistes il est bon de se souvenir de la leçon chilienne : le capital ne recule devant rien pour conserver ses privilèges et son pouvoir.La solidarité internationaliste est donc une impérieuse nécessité.Et ceux qui s’y dérobent trahissent une dimension centrale de notre combat.Samedi 15 septembre à 14h sur le stand du PRCF à la Fête de l’Humanité, nos jeunes des JRCF avec d’autres jeunes communistes venus de 12 pays affirmeront avec force que l’internationalisme est bien vivant et que le communisme est plus que jamais “la jeunesse du monde”.

    , secrétaire de la Commission internationale du PRCF.

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

    Dernier discours de Salvador Allende

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  • 50 ans après les communistes, Mauduit découvre le C.M.E. !

    par Floréal (PRCF)

     

    Billet Rouge-Laurent Mauduit découvre l’eau tiède ! -par Floréal (PRCF 8/09/2018)Aussitôt accueilli et célébré par ses bons amis de France-Inter, le cofondateur de Mediapart (en français, on mettrait un accent aigu sur l’e…), le journaliste Laurent Mauduit a fait deux découvertes fracassantes :

    a)Il dénonce l’abus que constituerait l’interpénétration flagrante de la haute fonction publique et des conseils d’administration du privé. Avec tous les « conflits d’intérêts » qui en résultent et que vient encore de révéler l’affaire Kohler (collaborateur n°1 de Macron à l’Élysée, suspect d’avoir favorisé la grande entreprise havraise dont il est familialement proche) actuellement en cours d’instruction.

    b)C’est encore pire qu’avant car désormais, signale Mauduit, la loi permettrait que les hauts fonctionnaires puissent continuer d’accumuler des points durant les périodes où ils abandonneraient le public pour « pantoufler » dans les conseils d’administration du privé : à la suite de quoi, ils pourraient revenir (ben voyons !) dans le public sans avoir ralenti leur sacro-sainte carrière. Observons au passage que ce sont les mêmes tartufes qui louent la « culture du risque » (pour les autres !) et qui veulent briser le statut « trop protecteur » des agents publics de base, postiers, enseignants, hospitaliers, cheminots, électriciens, agents de l’Équipement, etc. Sans commentaire.

    Sauf que, cher Laurent Mauduit, cette interpénétration du grand capital et de la haute administration était déjà dénoncée sous le nom de « capitalisme monopoliste d’État » à l’époque où le PCF, encore marxiste, expliquait encore, dans la lignée de Lénine, que « le CME est une phase du capital de monopoles où la fusion entre l’État bourgeois et les monopoles se mue en un mécanisme unique au profit des monopoles capitalistes ».Cette thèse était minutieusement démontrée dans deux forts volumes parus en 1971, Le capitalisme monopoliste d’État, que l’on étudiait naguère dans les écoles élémentaires du PCF et que potassaient aussi nombre de cadres CGT ! Donc M. Mauduit repassera pour la « nouveauté » de sa thèse : elle ne paraît telle que parce que la gent médiatique, immergée dans les modes idéologiques, est à la fois percluse d’anticommunisme et inculte sur le plan scientifique. 

    NON,LE NÉOLIBÉRALISME EUROPÉEN N’EST PAS UN « NOUVEAU LIBÉRALISME » !

    Mais surtout, ce constat du « mécanisme unique État-monopoles » que résume mal l’expression « privatisation du haut appareil d’État », a une conséquence logique : c’est qu’il faut cesser, à gauche, de pourfendre à tout propos le prétendu « libéralisme » des gouvernements actuels. Le libéralisme proprement dit, c’est la libre concurrence dans le cadre d’un État « veilleur de nuit » féroce contre les classes laborieuses, mais « arbitre », « régalien » et « impartial » dès lors qu’il s’agit de régler des conflits entre propriétaires. C’est ainsi que s’explique ce paradoxe du philosophe Condorcet, parfait girondin et libéral en économie, qui souhaitait cependant un État fort, clairement laïque (donc détaché des influences religieuses et relativement neutre) construisant une école publique indispensable à la libre concurrence entre individus (ce qu’on appelle « égalité des chances » dans des milieux de gauche insuffisamment critiques qui ne voient pas qu’une telle école est, comme l’indique l’expression « égalité des chances », intrinsèquement compétitive, sélective et capitaliste). Alors que, chacun le voit aujourd’hui, l’État bourgeois est grossièrement partial car, non seulement il démolit les services publics, école publique incluse, au profit des chasseurs de profits du patronat privé, non seulement il viole la loi laïque de 1905 en « dialoguant » sans trêve avec toutes les hiérarchies religieuses, non seulement il comprime les acquis sociaux et les salaires, mais il alimente grassement, sans obligations de résultats, les caisses du grand capital privé avec l’argent du public : CICE, pacte de responsabilité, fiscalité ridicule sur le CAC 40, etc. Ce grand capital privé qui, avec la complicité de l’État et de ses plus hauts magistrats, vend à la découpe le capital industriel du pays (Alsthom, STX), encourage les délocalisations et se fatigue de moins en moins à produire puisqu’on peut faire bien plus d’argent en récupérant à bon compte les rentes de situation des autoroutes, des aéroports et des barrages hydroélectriques…

     

    Bref, l’ « ultralibéralisme » que pourfend la gauche bobo don-quichottesque n’est qu’un masque idéologique : sauf sur le plan des conséquences sociales, où les effets sont tragiques, il ne s’agit nullement d’un « retour au 19ème siècle » où le capitalisme effectivement libéral et concurrentiel comportait encore, très contradictoirement, une dimension progressiste (ce que reconnaît le Manifeste du parti communiste), mais d’unnouvel «État-Providence » POUR LES PLUS RICHES, avec piston à tous les étages pour ceux qui ont leurs entrées dans l’État, ou qui, dans l’État, ont leurs entrées dans les monopoles capitalistes, comme Kohler, mais aussi comme son patron Macron, ancien homme de confiance de Rothschild. Ce qu’était déjà Pompidou soit dit en passant, pour ne parler que du cas le plus connu. Bref, n’en déplaise aux zélateurs de Mauduit, il ne s’agit nullement là d’ « abus » mais d’un SYSTÈME inhérent à l’évolution régressive d’un capitalisme dont l’organisation est de plus en plus proto-mafieuse (les privatisations dans les ex-pays socialistes ayant permis un saut qualitatif mondial en la matière).

    LA « CONCURRENCE LIBRE ET NON FAUSSÉE » DE MAASTRICHT ARME DU CAPITALISME MONOPOLISE D’ ÉTAT (TRANS-)CONTINENTAL !

    On objectera l’ « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » qui est gravée dans le Traité de Maastricht et de ses successeurs. Quelle cécité théorique ! Ne voit-on pas qu’en instaurant cette règle des appels d’offre pour la moindre bordure de trottoir à remplacer dans une humble bourgade, ce sont les monopoles privés continentaux et transnationaux qui raflent la mise avec l’aide STRUCTURELLE de l’UE, cet État européen en (difficile) gestation, et du nouveau maillage bureaucratique des « communautés d’agglo » et des « métropoles » étouffant les communes et départements (donc concentrant les décisions économiques dans des mains de moins en moins nombreuses et de plus en plus éloignées du contrôle citoyen !). Car évidemment, le plombier-zingueur du coin n’a pas la taille pour courir le marché mondial… alors que par ce type de procédé, les pieuvres capitalistes transnationales peuvent ratiboiser les ex-marchés nationaux et locaux, quitte à transformer les anciens artisans et petits patrons indépendants en sous-traitants écrasant leurs prix (donc leurs salaires !) pour survivre ? Bref, cet article maastrichtien sur la « concurrence libre » n’organise aucunement l’ « ultralibéralisme » : celui-ci ne vaut que pour placer en situation de concurrence maximale, donc de moins-disant social, la main-d’œuvre salariée, livrée à la concurrence FAUSSÉE du « travail détaché », pour les artisans, qui doivent céder à l’ubérisation au profit de plateformes capitalistes mondiales, et pour les petits paysans mis en compétition ingagnable avec des pays où les normes environnementales sont contournées (CETA, bientôt, retour au TAFTA ?). Contournées par qui, d’ailleurs, sinon par les transnationales qui ont organisé l’immense transfert industriel des délocalisations ? 

    LE C.M.E., NOUVEL ÉTAT PROVIDENCE DES SUPER-RICHES, NE DISPARAÎT PAS : IL SE DÉPLACE ET S’ÉTEND : c’est le SAUT FÉDÉRAL EUROPÉEN !

    Bref, le CME de l’époque gaullo-pompidolienne, où les scandales financiers foisonnaient déjà, n’a pas disparu. Comme eût dit Freud, il s’est déplacé, a changé de forme et s’est élargi à l’échelle continentale en devenant encore plus tentaculaire, encore plus destructeur de la République et du produire en France, encore moins « libéral » au sens politique du terme : chacun voit que les gouvernements successifs ridiculisent, s’essuient les pieds sur le Parlement, que les médias sont concentrés entre quelques mains, que les despotes se suivent et se ressemblent (de Sarko à Macron en passant par Valls) et que, sous l’apparence bigarrée du pseudo-Parlement européen, l’eurocratie liée aux groupes de pression capitalistes dicte sa loi aux peuples anciennement souverains.

    Concédons cependant à Mauduit qu’avec Macron, les choses prennent un tour encore plus brutal : plus besoin de se cacher, un pur produit de l’oligarchie, qui n’a même pas à rendre compte à un véritable parti (naïveté du « mouvementisme » !), siège à l’Élysée et sa feuille de route dictée par l’UE, le MEDEF et l’OTAN est claire : araser les acquis de 36 et de 45, liquider jusqu’au masque de la « souveraineté nationale » (défense euro-atlantique, budget européen visé par Francfort, marginalisation du français au profit de la langue mondiale des monopoles capitalistes, etc.),  de manière à rendre irréversible la casse sociale en la plaçant sous la haute protection de la future armée/police continentale dominée par Berlin.

    Mais de grâce, qu’à (l’extrême) gauche on cesse, avec un retard inouï à l’allumage, d’en appeler à l’ « antilibéralisme » dans le cadre d’une introuvable « Europe sociale » alors que l’UE-OTAN matérialise cyniquement un CME transcontinental qui est antinomique du socialisme, de l’indépendance nationale, de la démocratie et de la  libre coopération internationale!

     Floréal, le 8/9/18

    (1) Ajoutons, pour faire bon poids, l’affaire Benalla qui a révélé une entreprise de privatisation de la haute police à l’initiative probable du chef de l’exécutif…

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Billet Rouge-Réponse à Macron:Les « Gaulois réfractaires» ne tarderont pas à lui botter l'derrière – Par Floréal, PRCF

     

    Comme à son habitude, Macron est allé à l’étranger, au Danemark exactement, pour dégoiser sur le peuple français. Qui, contrairement aux peuples « luthériens » qu’il admire (entendez l’Europe anglo-saxonne et germano-scandinave), est un « Gaulois réfractaire au changement ».

    Bref, vers 53-52 av. JC, on ne sait que trop de quel côté eût été Macronix à Gergovie ou à Alesia : du côté de ceux qui criaient « par Jupiter ! », plutôt que de ceux qui juraient « Par Toutatis ! »…

    Ainsi vont les « élites » françaises qui, à chaque époque tendue de notre histoire, ont couru se mettre sous la protection de l’envahisseur du moment, pour mieux opprimer leur propre peuple jugé « réfractaire », « frondeur » ou « révolutionnaire » à ce « nouveau monde » si bénéfique qu’était l’oppression romaine, l’occupation du Duc de Bedford, ou le ralliement aux Reich successifs et à leur « nouvelle Europe »…

    Pendant ce temps, le peuple des manants entendait la syrinx insurrectionnelle du jeune Vercingétorix, les « voix » du soulèvement patriotique portées par la roturière Jeanne, le « vive la Nation ! » de Valmy ou « le cri sourd du pays qu’on enchaîne » du Chant des partisans. A chacun ses fidélités…

    Mais pour finir, c’est la Bonne Lorraine, ce sont les Soldats de l’An II, c’est la « vierge rouge » Louise Michel, c’est Jean Moulin et Missak Manouchian dont les honnêtes gens honorent le souvenir alors que l’Evêque Cauchon, que les Emigrés de Coblence, que le « nabot sanglant » Adolphe Thiers, que les Daladier, Pétain et autre Laval n’en finissent pas de moisir aux poubelles de la mémoire.

    Tôt ou tard, quand il aura secoué la chape de plomb de la pseudo-droite patriote, qui ne vomit l’ouvrier africain que pour mieux courtiser Angela Merkel, et de la fausse gauche, qui ne parle d’Europe sociale que pour mieux ménager l’UE du capital, le géant de Quatre-Vingt-Treize célébré par Hugo se réveillera.

    Et ce jour-là, ces réfractaires au peuple souverain que sont les Macron, les Wauquiez, les Roux de Baisieux et leur clique caricaturale d’oligarques sans âme, ne pèseront pas plus lourd que n’ont pesé jadis l’ « Autrichienne » et les émules du Marquis de Bouillé.

    Floréal le 30/08/2018 

    sources: https://www.initiative-communiste.fr/   et dessin d'Uderzo

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  • Billet Rouge-Tchécoslovaquie: vous avez dit "totalitarisme"? – Par Floréal-Prcf (IC.fr-19/08/2018)

    Pas un réactionnaire ancien ou nouveau ne manquera à l’appel ce 21 août 2018, à l’occasion du 50ème anniversaire de l’intervention du Pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie, pour jeter l’anathème contre l’URSS vaincue, contre le monde du travail frappé dans ses rêves, contre les marxistes-léninistes tchèques menacés par les lois maccarthystes de « lustration ».

    Bien entendu, la droite extrême, l’ultra-droite « républicaine », l’extrême-centre macrono-thatchérien, qui passent leur vie à soutenir les guerres impérialistes US et à fomenter des manigances néocoloniales au Sud du Sahara, seront aux avant-postes de la dénonciation rhétorique des « ingérences » soviétiques. Car l’ingérence, voyez-vous, n’est condamnable que lorsqu’elle vise à défendre les acquis socialistes. Elle est fort respectable quand elle permet de liquider Lumumba au Congo, Allende au Chili ou Sankara en Afrique, de déstabiliser la Syrie, le Venezuela ou l’Irak souverains ou d’installer à Guantanamo, contre les vœux de l’État cubain, une base US permettant d’incarcérer sans jugement et de torturer à ciel ouvert.

    Bien que provisoirement affaiblie et discréditée par l’empilement criant de ses trahisons, la social-démocratie hexagonale va elle aussi sauter sur l’occasion pour tonner contre « l’Empire soviétique », elle qui n’a rien à redire au fait que notre pays asservi à l’UE-OTAN ne sache plus quoi faire pour complaire, au choix, à Trump ou à Merkel, selon les rapports de forces du moment. N’est-il pas d’ailleurs évident que la très régressive et dictatoriale UE de Maastricht et le néofascisme qui l’accompagne de Vilnius à Rome en passant par Varsovie, sont les rejetons directs de la contre-révolution qui a fait des ex-pays socialistes des réservoirs de main-d’œuvre bon marché pour le grand capital ouest-européen, notamment allemand ?

    Enfin, criant plus fort que tous contre le « modèle soviétique » et injuriant ce maudit léninisme qui, dans la foulée d’Octobre 17 et de Stalingrad, porta jadis en France le congrès de Tours, puis le Front populaire, la Résistance antifasciste armée et les grandes réformes communistes de 1945, la direction du PCF dénaturé (pardon : « muté ») s’apprête derechef à montrer patte rose à la petite bourgeoisie euro-réformiste en dénigrant feu le camp socialiste poignardé dans le dos par Gorbatchev, le Dubcek russe. Comme si, pour le camp du travail et des peuples en lutte (demandons l’avis des malheureux Palestiniens !), le monde n’était pas devenu bien pire depuis que la première expérience de socialisme a été démembrée par la contre-révolution dite « de velours ». Comme si le « velours » des contre-révolutions n’était pas réservé aux classes privilégiées, car à l’intérieur du gant velouté arboré par les opportunistes travestis en « novateurs » se cache toujours la poigne d’acier des régressions sociales, des guerres impérialistes, des persécutions antisyndicales et des dérives fascisantes.

    Quant aux vrais communistes, tout en considérant que l’intervention soviétique fut un révélateur de la crise bien réelle du socialisme tchèque – une crise que les droitiers du Mouvement communiste international ont sciemment aggravée* pour restaurer sans coup férir l’exploitation capitaliste – , ils poursuivront sereinement le travail d’analyse et de critique marxiste de la première expérience socialiste de l’histoire ; ils continueront de mettre en lumière le bilan catastrophiquement négatif de la DESTRUCTION du socialisme ; et tout en participant aux luttes désormais plus difficiles de la classe ouvrière, ils affineront leur proposition d’une révolution socialiste approfondissant comme jamais la démocratie socialiste et l’initiative populaire sans cesser une seule seconde de monter la garde contre les contre-révolutions.

    Floréal-PRCF-le 19/08/2018 

    *il n’y a aucun « complotisme » dans cette accusation de trahison. Gorbatchev et Chevarnadzé n’ont cessé de se vanter publiquement d’avoir sciemment dynamité l’URSS, tous les témoignages sont aisés à trouver sur la Toile.

     source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Pont de Gênes : ce qui attend notre pays si l’euro-casse des services publics continue ! (IC.fr-15/08/2018)

    Au-delà de la tragédie que vivent les victimes de la rupture du pont Morandi à Gênes, cet évènement scandaleux doit servir d’avertissement à l’encontre des politiques de démontage des services publics que commanditent l’UE et les gouvernements Maastrichtiens successifs.

    Tout le monde sait bien en Italie que les fautes d’ingénierie, utilisation de mauvais matériaux et autres dysfonctionnements de l’aménagement territorial sont liés à la faiblesse de la puissance publique et à son effacement devant les mafias du privé.

    Ceux qui, dans l’entourage de MACRON, nous disent qu’en France on peut dormir à l’abri parce que les ingénieurs des travaux publics de l’Etat surveillent de près tous les ponts :

    1- avouent par là que leur politique de privatisation et de sous-traitance généralisée est une aberration. Heureusement qu’il y a des fonctionnaires dotés d’un statut pour que l’intérêt général prévale sur le profit privé ! 

    2 – cachent que depuis les années Sarkozy, pour satisfaire aux maudits critères de Maastricht, on a supprimé dans l’équipement jusqu’à 6 postes sur 7 de fonctionnaires partant à la retraite. 

    Pont de Gênes : ce qui attend notre pays si l’euro-casse des services publics continue ! (IC.fr-15/08/2018)Si nous ne voulons pas que les ponts et routes de France finissent comme le pont de Gênes, il faut que nous luttions tous ensemble pour que notre pays sorte au plus tôt de cette UE de mort qui détruit ce que le génie des peuples d’Europe a bâti de meilleur.

    Voir le rapport sur l’état catastrophique des routes et des ponts en France suite au sous-investissement chronique : 800 ponts français présentent à terme un risque d’effondrement !

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Tir au pigeon dans le ciel de Damas

    C’est fait. Le gang Washington-Paris-Londres vient de bombarder la . Abdiquant toute pudeur, l’habituel trio expert en coups tordus a expédié ses engins de mort sur un État-membre des Nations Unies. À grand renfort de missiles, un Occident déclinant a joué les durs à distance, se gardant bien d’affronter sur le terrain un adversaire qui lui mettrait une bonne fessée. En attaquant l’appareil militaire syrien, cette coalition étriquée conduite par des pantins vaniteux a cru que sa quincaillerie de luxe lui permettrait de s’imposer. Mais c’était oublier que la donne stratégique change à toute vitesse. En matière militaire, il y a loin de la coupe aux lèvres, surtout lorsque l’objectif à atteindre est fantasmatique. Expérimentée sous la présidence de Bill Clinton, la technique des frappes chirurgicales vient de connaître un nouvel avatar, dont il n’est pas sûr qu’il soit le plus réussi.

    N’en déplaise à des dirigeants auto-satisfaits, cette opération-éclair a brillé par sa nullité, et sa fourberie politique n’a eu d’égale que son inanité militaire. En réalité, le bilan est proche de zéro. Aucun résultat opérationnel, aucun impact psychologique, aucun intérêt politique. Ce fut tout juste une pluie de pétards mouillés sur Damas, un exercice d’entraînement grandeur nature pour la défense anti-aérienne syrienne, un tir au pigeon où le missile occidental, ce joujou prétentieux, a fini par jouer le rôle du pigeon. Les « beaux missiles » de Trump ont fini en morceaux, pitoyables tas de ferraille destinés au futur musée de l’ à Damas. Ce résultat est d’autant plus significatif que la DCA syrienne a combattu seule l’agresseur étranger, sans l’aide de ses alliés, même si l’appui technique russe a sans doute joué un rôle décisif.

    Même désastre sur le plan de la guerre psychologique. On ne s’imaginait quand même pas, à Washington, Londres et Paris, que le peuple syrien serait tétanisé par cette lâche agression. Elle a plutôt produit l’effet inverse, car la couardise de l’adversaire, en général, consolide le moral des troupes. Les premières images en provenance de Damas furent celles d’une population souriante, brandissant fièrement le drapeau national et le portrait du président Bachar Al-Assad. Les trois pieds nickelés de la géopolitique n’impressionnent pas les Syriens. En détruisant les trois quarts des missiles ennemis, la défense anti-aérienne syrienne a résumé à sa façon la réponse de ce peuple courageux à l’agresseur néo-colonial. La DCA de l’armée arabe syrienne est comme la métaphore d’un peuple qui résiste victorieusement, depuis 2011, à une tentative de destruction multiforme.

    Bien entendu, les fauteurs de guerre occidentaux ont fait tourner les rotatives d’une propagande mensongère pour tenter de justifier leur entreprise destructrice. Mais la supercherie a fait long feu. Il s’agissait, dit-on, de punir le régime syrien pour l’emploi de l’arme chimique contre les civils de la Ghouta. Mais où sont les preuves détenues par les trois agresseurs ? On nous répond qu’elles sont accablantes, mais qu’il est impossible de les communiquer, car elles sont « classifiées ». Un enfant de quatre ans comprendrait le stratagème. S’il y a des « preuves », au demeurant, on pourrait les trouver sur place, et c’est pourquoi l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques a accepté l’invitation du gouvernement syrien. Mais le jour même de l’arrivée de ces experts, le trio occidental a bombardé Damas. Inutile de faire un dessin : quand on accuse sans preuves un coupable désigné d’avance, on n’a pas besoin d’enquête.

    En réalité, la politique belliciste d’un Occident en mal d’hégémonie pourrit tout ce qu’elle touche. Elle brandit les droits de l’homme, mais c’est pour soutenir les terroristes. Elle chante les louanges du droit international, mais c’est pour mieux l’anéantir. Elle parle de démocratie, mais elle la viole à domicile tout en déniant aux autres nations le droit à l’autodétermination. Quand Macron annonce qu’il va « punir » le président syrien lors d’une conférence conjointe avec le prince héritier d’Arabie saoudite, il se moque du peuple français. La triplette belliciste USA/France/Grande-Bretagne est comme la grenouille qui veut être plus grosse que le bœuf. Elle s’imagine qu’elle est le centre du monde alors qu’elle en est l’appendice. Elle est seulement le club de l’oligarchie occidentale, mais elle se prend pour la « communauté internationale ». Et lorsque le monde assiste médusé à une fanfaronnade où le criminel le dispute au grotesque, elle s’imagine qu’elle a remporté une victoire. Cette salve de missiles sur la Syrie ne changera rien au cours des événements. La Ghouta est libérée, et les autres provinces le seront bientôt. La guerre à distance menée par les ennemis de la Syrie est perdue d’avance.

    Bruno Guige

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Ignorant quand ça l’arrange le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sans ingérences étrangères, Macron, qui s’épuise en courbettes quand il visite les tyrans du Qatar, de l’Arabie saoudite ou de la Turquie, Macron qui reste muet quand il reçoit le colonialiste assassin Netanyahu ou quand il déroule le tapis rouge devant le super-raciste Trump, Macron vient de tancer publiquement le  président venezuelien Maduro: celui-ci est en effet “coupable” d’exiger que la droite respecte la Constitution si elle veut participer aux élections.

    En réalité, le président des Français riches reproche surtout à Maduro de mener une politique favorable aux classes populaires et à l’indépendance de son pays.

    Et bien nous, qui sommes également attachés à notre pays et au progrès social ICI, nous condamnons le donneur de leçons Macron. Nous lui dénions le droit de parler au nom de tous les Français et nous disons aux progressistes du Venezuela: c’est vous, camarades, et non le président fabriqué par l’oligarchie européenne pour liquider la France, sa langue et ses acquis sociaux, qui continuez à nos yeux le grand héritage de la Révolution française piétinée par Macron.

    Floréal

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  • Billet Rouge-Odieux personnage – par Georges Gastaud

    Entre un séjour dans une station de ski à la mode et un anniversaire dispendieux au château de Chambord, Sa Majesté  et son gouvernement de Marie-Antoinette millionnaires ont trouvé le temps de tancer les chômeurs, dont le flicage et la stigmatisation publiques vont être considérablement renforcés.

    On apprend aussi qu’en guise d’étrennes aux cheminots, de nouveaux milliers de postes vont être supprimés par l’inepte Pepy à la SNCF déjà exsangue.

    Ne parlons pas des ouvriers de GMS qui vont passer un terrible réveillon, ni de ceux de PSA qui vont avoir l’honneur d’inaugurer les dispositifs particulièrement brutaux du nouveau Code du travail en matière de licenciements.

    Odieux personnage !

    L’essentiel n’est-il pas que les dividendes augmentent, que les impôts des spéculateurs fiscaux baissent encore, et que l’ex-“France” achève de s’aligner sur les prescriptions de Bruxelles et du “modèle” germano-anglo-saxon?
    Et dire que des gens de “gauche” et de fins “marxistes” nous ont appelés à voter pour le grand “antifasciste” Macron. .. lequel ne cesse d’alourdir les mesures policières les plus révoltantes contre les gosses de migrants et contre la libre expression sur la Toile!
    Dans ces conditions, souhaiter une excellente année aux travailleurs de France signifie du même coup souhaiter une très mauvaise année politique et sociale à Macron.

    Union et action de tous ceux qui voudraient bien vivre dignement de leur travail, union et action de tous ceux qui veulent reconstruire un vrai parti communiste et un fort mouvement syndical de classe dans notre pays.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/macron-odieux-personnage-georges-gastaud/

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  • Billet Rouge-JOYEUX NOÊL ROUGE ! – Par Floréal (24/12/2017)Que l’on croie ou pas au mystère chrétien, il faut reconnaître la force symbolique hautement dialectique du 25 décembre qui associe au solstice d’hiver l’idée de Naissance, d’enfance du monde, de salut collectif et, pourquoi pas, de Renaissance. Celle qu’apportera Pâques, la fête printanière de l’ainsi-dite « Résurrection ».

    Encore faut-il que cette symbolique hivernale ne soit pas exploitée à fond, comme elle n’a cessé de l’être par les classes privilégiées, pour détourner les hommes de lutter ensemble pour un monde humanisé parce que débarrassé de l’exploitation, de l’oppression et de la domination : comme le dit l’Internationale, « Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes, décrétons le salut commun ». Un message qu’ont d’ailleurs pu porter ensemble, des bidonvilles de Bogota aux corons du Pas-de-Calais, des marxistes et des prêtres-ouvriers dès lors que premiers s’affranchissaient du sectarisme (on pense à l’appel de Thorez aux travailleurs chrétiens, en 36) et que les seconds ne confondaient plus leur foi avec la soumission cléricale à l’ordre dominant.

    Aujourd’hui cependant, ce qui infecte le plus la Nativité (« Noël » est la contraction de « Natal »), c’est moins le cléricalisme – face auquel bien sûr, il ne faut jamais désarmer – que l’écœurante bacchanale du consumérisme allié au culte du profit maximal, le tout sur fond de vulgarité médiatique insupportable, de domination planétaire des USA, de leur obsédante mainmise linguistique et de leur « culture » hyper-mercantile : après le « Black Friday », devenez « Very Christmas » !

    Quelle honte, alors que « l’antifasciste » Macron envoie ses sbires trier les enfants des migrants, que 11 millions de personnes (parmi lesquels une masse d’enfants) survivent sous le seuil de pauvreté, que des familles entières couchent dans la rue et que nombre de villes bien-pensantes traquent les sans-abri, de voir cette débauche d’achats, très souvent sans objet véritable que celui de « faire comme tout le monde », avec en sourdine le babil pseudo-écolo des « élites » nanties qui vous serinent « en même temps » : « endette-toi pour acheter ce que tu jetteras demain » et, « c’est ta faute tout ce gaspillage, le grand pollueur, c’est l’Homme ! ».

    Alors joyeux Noël rouge à tous ceux qui, sans renoncer à faire la fête dans ce monde si dur, rêvent de la seule renaissance qui vaille : celle de l’esprit de lutte et de solidarité pour révolutionner ce monde : Il en a grand besoin !

    Floréal-le 24/12/2017

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

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  • Pendant que M. Pierre Laurent prouve chaque jour par ses discours et ses actes que le PCF a définitivement cessé d’être une avant-garde, un reniement dont notre peuple paie quotidiennement la facture sociale, des militants franchement communistes s’efforcent de faire vivre cette notion léniniste plus vitale que jamais à une époque où les médias du capital oeuvrent en permanence la désorientation des classes populaires.

    Sans autoproclamation dérisoire, mais en portant haut la flamme des Sans Culottes, des  Communards et autres Bolcheviks, le PRCF continue inlassablement son travail d’analyse et de proposition stratégique, non seulement au moyen du mensuel, Initiative , de son site internet, de ses livres théoriques, de sa revue Étincelles, non seulement en commémorant offensivement Stalingrad et Octobre 17, mais en allant régulièrement aux manifs populaires et aux entreprises pour y porter la stratégie novatrice des quatre sorties, de l’euro, de l’UE, de L’OTAN et du capitalisme, au moyen d’un large Front populaire et patriotique. Sans se fondre dans la France insoumise ni snober ce mouvement de masse, le PRCF appelle tous les  communistes à faire émerger un France FRANCHEMENT insoumise à l’UE supranationale et en marche vers la révolution socialiste. C’est pourquoi le PRCF constate avec intérêt que JLM a repris dernièrement à son compte le slogan PRCF “Brisons les chaînes de l’ Union européenne” voire la critique du caractère exterministe du capitalisme, que le PRCF promeut depuis sa fondation. Le chemin à parcourir reste cependant encore long pour en finir avec les illusions euroconstructives et les alliances en forme d’impasse avec Podemos et autres Hamon.

    Raison de plus pour que les vrais communistes rejoignent le PRCF qui vise à la reconstruction d’un vrai PC et, dans l’immédiat, d’une large unité d’action de ceux qui veulent combattre et boycotter la mortifère “construction ” européenne du capital.

    Floréal, le 29/11/2017

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-Esclavage en Libye : merci l’OTAN ! – par Bruno Guigue

    Une découverte, les pratiques esclavagistes filmées par CNN ? On tombe vraiment des nues ? Certainement pas. Le 11 avril 2017, l’Office international des migrations publiait un rapport indiquant que des milliers de migrants transitant par la étaient vendus comme du bétail sur des marchés aux esclaves, avant d’être soumis au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle. Cette réalité, tout le monde la connaissait, et personne n’a rien fait.

    Lorsque Emmanuel Macron a consacré son premier voyage présidentiel à la région sahélienne, on n’a pas le souvenir qu’il ait dit quelque chose. Mais on le comprend : la sécurité des approvisionnements miniers de l’ex-puissance coloniale est une affaire beaucoup plus sérieuse, et on ne va quand même pas perdre son temps avec des broutilles. C’est vraiment dommage, car la France aurait eu beaucoup à dire sur la situation en Libye.

    Il ne faudrait pas l’oublier : si ce pays est à la dérive, s’il est dépecé par les factions rivales, si la violence y règne, c’est parce que la France et ses alliés l’ont anéanti en 2011. Les marchands d’esclaves ne sont pas tombés du ciel : ils sont arrivés dans les bagages de l’. Sous des prétextes humanitaires fabriqués par la propagande, Paris, Londres et Washington se sont arrogé le droit de détruire un Etat souverain. Ils l’ont remplacé par la loi de la jungle et le chaos milicien. On voit le résultat.

    Où sont-ils, ceux qui ont décidé de renverser Mouammar Kadhafi ? On aimerait les entendre, ces visionnaires. Nicolas Sarkozy voulait faire de cette croisade le joyau de son mandat. “Le chef de l’Etat a fait de l’intervention en Libye un combat personnel. Pour le rayonnement de la France”, titre “Le Monde” le 23 août 2011. Le rayonnement est aveuglant ! Pour Alain Juppé, l’intervention en Libye est “un investissement pour l’avenir”. Il aurait dû préciser que cet investissement n’était pas seulement pétrolier. Les esclavagistes le remercient. Eux aussi, ils investissent.

    Du côté de l’opposition de “gauche”, ce n’est guère mieux. François Hollande approuve le recours à la force contre Kadhafi “parce que sinon Kadhafi aurait massacré une partie de son peuple”. Qu’il se rassure : pour ce qui est des massacres, l’OTAN a fait ses preuves. Le 21 mars 2011, “Libération” demande à Jean-Luc Mélenchon pourquoi il approuve les frappes aériennes en Libye. Il répond : “La première question à se poser est la suivante : y a-t-il un processus révolutionnaire au Maghreb et au Moyen-Orient ? Oui. Qui fait la révolution ? Le peuple. Il est donc décisif que la vague révolutionnaire ne soit pas brisée en Libye.”

    Il faudrait pourtant que les progressistes ou prétendus tels se mettent sérieusement à méditer la leçon des faits. Car la politique occidentale, c’est toujours le grand écart : on part avec les droits de l’homme et on finit avec le marché aux esclaves. Certains ont beau l’emballer de rhétorique humaniste ou révolutionnaire, l’impérialisme reste l’impérialisme. On peut multiplier à foison les variantes du cache-misère idéologique, le prétendu devoir d’ingérence n’est que le droit que l’on s’arroge à écraser le voisin. C’est le droit du plus fort revu et corrigé par BHL.

    Les hypocrites diront que l’esclavage ne date pas d’hier et que cette affaire concerne les Africains, niant la responsabilité du néo-colonialisme. Poussés par la misère, ils sont des centaines de milliers à vouloir franchir la Méditerranée au péril de leur vie. La destruction de l’Etat libyen les a mis à la merci des passeurs qui les vendent comme du bétail. S’ils échappent à leurs griffes, leur calvaire ne fait que commencer. Quel paradoxe ! Victimes d’un monde dual, ces damnés de la terre n’ont d’autre espoir que d’aller traîner leur misère dans les pays qui ont fait leur malheur.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-« LEUR » 11 NOVEMBRE 2017… et le NÔTRE – Floréal, PRCF  répond à "Clémencron"Le 11 novembre 1940, au croisement des avenues Georges V et des Champs Elysées les étudiants de l'Institut agronomique s'apprêtent à défiler avec à leur tête, le président de la promotion

    À l’occasion du 11 novembre, Macron a poursuivi son blitzkrieg politique, social et idéologique contre la France populaire, progressiste et républicaine. Il l’a fait…en annonçant un virage appuyé en direction de l’Armée européenne intégrée à l’OTAN : en clair, la soumission accrue, et si possible irréversible, de la Défense ex-« nationale » et de la force de frappe françaises à l’OTAN et à Berlin ; avec, très vraisemblablement, quand les conditions auront mûri, la cession à l’UE du siège français au Conseil de sécurité de l’ONU ; en appelant à la mutualisation germano-française du centenaire du 11 novembre 2018 (et, dans la foulée sans doute, à la mutualisation franco-allemande du 8 mai, rabattu sur la « Journée de l’Europe »). En tout négationnisme historique, ces deux dates seraient donc exploitées, si les Anciens Combattants et Résistants ne montent pas le ton, pour célébrer la « Françallemagne »*, le drapeau et l’hymne européens, pour ancrer la « Franceurope » et bien entendu, pendant qu’on y est, la « Françamérique » si chère à ce président incapable de ne pas truffer son moindre discours d’anglais « managérial »*. Au passage, ce chef de l’État-nation français en voie d’euro-dissolution a encensé les États-Unis d’Amérique, tardivement arrivés à la rescousse en 1917 et en 1944, pendant que sa ministre des Anciens Combattants dénigrait la Révolution russe dans le discours qu’elle a fait lire devant tous les monuments aux morts de France… en célébrant le souvenir du « Tigre », Georges Clemenceau. Mais de quel Clemenceau au juste E. Macron se croit-il la réincarnation ? du Clemenceau laïque, porteur aux côtés de Jaurès et de Briand, de la loi de 1905 proclamant que « la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte » ? Nullement puisque Sir Emmanuel vient de faire officiellement l’éloge de l’Église catholique et de ses « martyrs » aux côtés d’un évêque qui a saisi cette occasion, moins pour honorer le curé courageux égorgé à St-Etienne du Rouvray, que… pour condamner l’euthanasie et l’IVG ! du Clemenceau qui prit la tête, avec Zola et Jaurès, de la campagne républicaine pour défendre Dreyfus contre la droite antisémite déchaînée ? Nullement puisque l’actuel président ne cesse de dénigrer le « clivage droite/gauche », issu de la Révolution française, mais qui prit toute sa force politiquement structurante lors de Affaire Dreyfus !

     En réalité, ce qui enchante Macron, c’est la face sombre, voire sanglante du « Tigre » ; celle du « grand homme d’État (de la bourgeoisie !) » qui envoya aux galères les conscrits du 17ème Régiment dont le tort était d’avoir refusé d’assassiner sur ordre les vignerons héraultais insurgés. C’est aussi le tigre patronal qui fit sauvagement réprimer les grèves de la CGT et qui cracha sur Jaurès assassiné en le traitant de mouton bêlant ; c’est l’inhumain « Père-la-Victoire » qui exacerba la guerre impérialiste de 14/18 en réprimant sauvagement les mutineries de l’Argonne ; c’est le chef de guerre contre-révolutionnaire qui dépêcha la marine française à Odessa pour « régler son compte » à la Révolution russe (Jeanne Labourbe, Marty et Tillon sauvèrent alors l’honneur des marins français en les dissuadant de mitrailler leurs frères de classe russes), l’homme enfin qui orchestra le Traité revanchard de Versailles, aliment futur de l’hitlérisme et bombe à retardement contre la paix mondiale…

    Autre sanglante fidélité « clémenciste », Macron n’aura pas eu un mot pour la réhabilitation des centaines de soldats français « fusillés pour l’exemple » en 1914 ou en 1917. Réconciliation et « collaboration » totale avec les chefs de l’impérialisme allemand actuel pour briser les acquis sociaux des deux pays et pour soumettre la France à l’impérialisme allemand devenu dominant… mais mépris de fer maintenu à l’encontre des FRATERNISATIONS franco-allemandes PROLÉTARIENNES de 1917, sans parler des milliers de soldats russes cantonnés à la Courtine (Creuse) qui, ayant eu le tort de rallier démocratiquement les Soviets, furent impitoyablement bombardés par l’armée française. Sur l’ordre de qui ? Du « grand homme » de fer qu’admire M. Macron, vous aviez deviné !

    Eh bien oui, c’est plutôt de ce côté-là, du côté ultraréactionnaire, qu’il faut chercher le « clemencisme » de Macron. Dans la foulée de Valls, qui se rêvait, comme Clemenceau, en « premier flic de France » écrasant la CGT, Macron a ainsi choisi de défiler en « command-car » lors de sa première parade présidentielle sur les Champs Elysées ; comme hier Sarkozy puis Fabius, Macron est aujourd’hui tout fier de vendre quantité d’armes aux dictatures pétro-monarchiques. Courtisan énamouré de l’impérialisme US, Macron veut aussi porter à 2, voire à 3%  par an l’augmentation des dépenses dévolues à l’OTAN (pas de « baisse des dépenses publiques » prévues de ce côté-là !) et il dépasse de loin Merkel en matière d’ardeur guerrière contre le peuple nord-coréen menacé de pan-destruction par Donald Trump…

    Nous voilà donc prévenus : siège à l’Elysée, sur la base d’un vote équivalent à 16 % des inscrits au 1er tour de la présidentielle, d’une majorité équivoque obtenue à son second tour (sur la base d’un « barrage antifasciste » sur-joué par la fausse gauche…) et d’une participation minoritaire des Français au second tour des législatives (44% des inscrits seulement !) un personnage qui enterre l’idée même de défense nationale (ce n’était évidemment pas le cas de Clemenceau dans les conditions plus « brillantes », mais non moins inhumaines qui étaient alors celles de l’impérialisme français !). Un Macron qui se rêve en Petit Caporal… de l’Empire américain et qui ne retient de Clemenceau que le bellicisme et la répression anti-ouvrière. Lesquels sont certes, au final, les traits dominants de ce « grand homme » qui comme tant d’autres hauts dirigeants bourgeois, s’est politiquement « lancé » à gauche pour terminer sa carrière très, très, très à droite. C’est aussi le cas de Macron aujourd’hui, à cette différence près que les Tigres d’hier sont devenus, rapports de forces inter-impérialistes obligent, les petits coyotes glapissants de l’Axe transatlantique…

    Pour être complet, ajoutons que la ministre des A.C. de Macron a « oublié » hier de célébrer la très courageuse, très interdite et très réprimée manifestation patriotique des étudiants français marchant sur l’Etoile le 11 novembre 1940, avec notamment, la participation et l’impulsion de l’Union des étudiants et des lycéens communistes

    Il convient alors de méditer le propos que Karl Liebknecht adressait en 1914 aux ouvriers allemands et français qu’avaient précipités les uns contre les autres la vraie droite et la fausse gauche « socialiste » d’alors : « L’ennemi principal est dans ton propre pays, camarade ! ».

    Sauf qu’à notre époque, ce « défaitisme révolutionnaire », qui était alors aussi celui de Lénine à l’adresse des prolétaires russes sous l’uniforme, s’est empli d’un contenu PATRIOTIQUE inattendu : puisque désormais, pour l’oligarchie compradore et auto-phobique qui dirige l’Hexagone par Macron interposé, l’ENNEMI PRINCIPAL EST… SON PROPRE PAYS lui-même !

    Floréal ,le 12/11/2017

     

    *Et pour cause, Macron est membre depuis 2012 des « French-American Young Leaders », promotion 2012 : https://frenchamerican.org/youngleadersclasses

    Billet Rouge-« LEUR » 11 NOVEMBRE 2017… et le NÔTRE – Floréal, PRCF  répond à "Clémencron"

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  • Billet Rouge-Stupéfiant: "Télérama" se convertit au léninisme! – Par Floréal (PRCF)

    Stupéfiante Une de Télérama cette semaine : la revue « culturelle » de l’anticommunisme « de gôôôche », de l’antisoviétisme et de l’anti-castrisme impénitents titre de manière fort insolite : « Lénine assassiné » ; mais tout est dans le sous-titre qui jouxte un buste de Lénine enfoui sous la cendre noirâtre des contre-révolutions : en effet, par qui Vladimir Oulianov a-t-il été assassiné ? Vous pensez peut-être spontanément : « par Gorbatchev », l’homme qui a bradé son pays au nom de sa fumeuse « nouvelle pensée » notoirement anti-léniniste ? « Par Eltsine ? », l’un des traîtres les plus flamboyants de l’histoire, en comparaison duquel Judas fait figure de gentil repenti (du moins ce dernier est-il censé s’être pendu après sa félonie !) ? « Par la course aux armements épuisante que l’Ouest n’a cessé d’infliger à la première expérience socialiste de l’histoire » ? Vous n’y êtes pas : « Par Poutine ! », répond triomphalement Télérama, qui veut bien pour une fois défendre (en apparence !) la révolution soviétique passée pourvu que ce soit contre la Russie… actuelle !

    Ouf ! on aurait presque pu croire qu’après des décennies de « journalisme culturel » entièrement tourné contre la Révolution d’Octobre, contre l’URSS, contre les communistes et les cégétistes français, contre Cuba socialiste, en un mot contre tout ce que le léninisme a séculairement apporté aux forces d’émancipation sociale, de lutte anticoloniale et d’égalité hommes/femmes, l’hebdo catho associé au « Monde » et à « la Croix » allait enfin faire sa révolution… copernicienne et rendre enfin un peu justice à la plus grande révolution prolétarienne de l’histoire. Rien de mal venu en pleine offensive thatchérienne de Macron contre l’ensemble des acquis de la Résistance antifasciste…

    Que nenni ! On l’aura compris, la Une menteuse de Télérama ne « défend » Lénine que pour mieux enfoncer la Russie actuelle, cette cible par excellence de la sacro-sainte Europe germano-atlantique…

    Bien entendu, Poutine est un contre-révolutionnaire revendiqué (même s’il sait habilement jouer de certains symboles soviétiques pour couvrir la restauration capitaliste) et nous, militants franchement communistes français, n’avons de cesse de soutenir contre sa nouvelle Russie blanche, le prolétariat et les Rouge de Russie trop souvent réprimés, calomniés et censurés. Mais cette fidélité « rouge » ne nous interdit nullement de combattre AUSSI la belliqueuse entreprise d’encerclement impérialiste de la Russie que mène l’OTAN, des Pays baltes à l’Afghanistan, en passant par la Pologne clérical-fascisante et par l’Ukraine désormais aux mains des néonazis de Kiev.

    Bref, contrairement aux Tartuffes de Télérama, nous sommes assez léninistes pour distinguer et articuler les deux fronts, anticapitaliste et anti-impérialiste, alors que le « léninisme » très conjoncturel et jetable de Télérama consiste à feindre très provisoirement de flatter la révolution prolétarienne d’hier pour la tourner contre la résistance actuelle à l’encerclement impérialiste des « ennemis de l’Occident ». Cet encerclement dût-il très chrétiennement nous mener à une troisième – et dernière ! – guerre mondiale archi-nucléarisée ! Bref, on l’aura compris, Télérama n’a feint momentanément d’abaisser son obsession anticommuniste que pour battre un nouveau record : celui de l’hypocrisie. Si Tartuffe ressuscitait, il n’aurait pas besoin de fonder une revue « culturelle » : elle existe déjà et elle se nomme Télérama !

    Floréal le 25/10/2017

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-Face aux nouveaux records de Macro-mépris de classe, Tous ensemble ou chacun pour soi ? par Floréal (IC.fr-9/10/2017)

    Les travailleurs en lutte avaient déjà été traités de fainéants, d’extrêmes, de cyniques et de “gens de rien” par la Marie-Antoinette en costard qui siège à l Élysée.

    À l’adresse des ouvriers de GMS qui protestaient contre la liquidation annoncée de leur usine, le délicat jeune homme que la fausse gauche nous a vendu comme un antifasciste, vient encore d’illustrer sa hauteur de vue et sa ” bonne éducation” en traitant les manifestants CGT de “fouteurs de bordel” et, à nouveau, de paresseux qui refusent de “chercher du travail”.

    Attention Monsieur le président mal élu, les Français n’ont pas tous oublié la manière dont a fini certaine Autrichienne qui ne cessait de les narguer. ..

    TOUS ENSEMBLE OU CHACUN POUR SOI?

    Les routiers viennent d’obtenir quelques garanties, à vrai dire, très provisoires, pas seulement parce que le pouvoir a peur du blocage des routes, mais parce qu’il redoute la convergence des luttes sociales. On peut regretter que chaque corporation cherche ainsi à se sauver sans souci du reste de la classe laborieuse. C’est le résultat de stratégies syndicales qui, depuis des années, privilégient la dispersion et les inopérantes journées saute-mouton. Raison de plus pour que chaque profession revendique pour elle le maintien du primat des accords nationaux sur les accords d’entreprise. Chacun pour sa peau et successivement, au risque d’être tous écrabouillés par le capital ou tous en même temps comme à l’époque où furent obtenues toutes nos grandes conquêtes sociales.

    par Floréal  

    source: https://www.initiative-communiste.fr  (9/10/2017)

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  • Le seul vrai "talent" de Macron: le mépris de classe – Par Floréal (IC.fr-30/09/2017)

    Persiste et signe ! Ce président mal élu, tout dévoué aux riches et 100% méprisant pour la classe ouvrière, vient encore d’affiche son arrogance de caste.

    C’est plus fort que lui : justifiant aujourd’hui (29 septembre 2017) devant les caméras son budget de guerre sociale, Macron a froidement asséné que son but était d’ « aligner la France » (car bien sûr, l’idée que notre pays puisse avoir sa personnalité propre exaspère ce financier anglomane…) sur la fiscalité européenne de manière à « retenir les talents en France ». Car il est clair, a ajouté notre Marie-Antoinette en costume, que « les talents les plus innovants » ne cessent de quitter cette triste France qui les décourage…

    En clair, vous tous, ouvriers, employés, agriculteurs, artisans, enseignants, cheminots, ingénieurs, chercheurs scientifiques scandaleusement sous-payés, vous qui êtes sottement demeurés dans ce pays moisi, hexagonal, franchouillard et pour tout dire franco-français, vous n’êtes pas seulement « irréformables », « fainéants », « cyniques » ou « extrêmes » – telles étaient les aimables épithètes qu’avait jusqu’alors décernées aux Français l’ex-« trader » qui siège à l’Elysée : vous êtes, en outre, des sans-talent. Et le président « de tous les Français » d’ajouter que l’essentiel n’est pas de savoir si l’on est riche ou pauvre « d’une manière statique », mais si « le talent » est récompensé ou pas au cours d’une existence.

    Passons sur le fait que la vision du monde du « jeune » président – décidément très, très vieux dans sa tête : il parle comme Guizot ! – n’est que compétition acharnée, concurrence « libre et non faussée », lutte  sans fin pour le fric et le pouvoir. Où donc est la solidarité, où est l’humanité dans cette conception bestialement égoïste du sens de la vie ? Et qui croit vraiment que les plus grands génies qu’ait produits l’humanité, les Beethoven, Rousseau, Kant, Galois, Marie Curie, Einstein, Niemeyer, etc., aient eu pour souci majeur d’amasser un magot « défiscalisé » (« et un coffre-fort plein de Rolex », eût ajouté Sarkozy !) pour preuve irréfragable de leur irremplaçable « talent » ?

    En outre la vision soi-disant « dynamique » du jeune « trader », lui-même issu de la bonne bourgeoisie friquée d’Amiens, n’est qu’un rideau de fumée idéologique : n’est-il pas évident que la redistribution des revenus par l’impôt reste un levier essentiel  – même s’il n’est pas le principal (la socialisation des moyens de production reste indispensable si l’on veut que « le développement de chacun » devienne « la clé du développement de tous », comme le disait Marx) – pour que les fils et petits-fils à papa n’engendrent pas à l’infini de nouveaux « héritiers »… Pendant que les fils de prolos auront tous les obstacles à franchir, économiques, sociaux, culturels, scolaires… pour ne pas devenir eux-mêmes de la chair à profit, pardon, « des gens qui ne sont rien » (le mot est aussi de Macron, parlant de ces personnes que l’on croise dans les gares !). Mais Macron, qui se flatte d’avoir étudié le philosophe Paul Ricoeur, a-t-il seulement lu ce que Saint-Exupéry écrivit jadis à propos des millions de petits pauvres sacrifiés que ce grand écrivain humaniste qualifiait de « Mozart qu’on assassine » ?
    Décidément, Mélenchon a frappé juste quand, dans son discours du 23 septembre, il a signalé que même les rois n’avaient jamais parlé du peuple français avec le mépris de caste qu’affiche Macron à l’encontre de notre pays : car les rois prétendaient au moins « aimer paternellement » ces « petites gens » dont les labours et les pâtures formaient « les deux mamelles de la France ».

    Et si à l’inverse de Macron, on n’essayait pas de retenir à coups de milliards les prétendus « talents » qui planquent dans les paradis fiscaux les milliards prélevés sur notre talent collectif ? Et si le seul vrai « talent » des parasites de la finance était de détruire notre pays à coups de privatisations, de délocalisations, de tout-anglais managérial et de démolition du lien social ? 

    Au fait, les Golden Macron’s qui dirigent notre pays savent-ils comment a fini certaine « Autrichienne » dont le « talent » principal était d’écraser les « sans talent » d’alors (Hollande parlait plutôt des « Sans-dents » : du moins s’exprimait-il ainsi en privé) sous son incroyable insolence de classe ?

    Floréal  -le 29/09/2017

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • BILLET ROUGE-APRÈS LES INSULTES DE MACRON-MEDEF EXCLUSIF: UN TWEET* DE “L’INCORRUPTIBLE”” Depuis le boutiquier aisé jusqu’au superbe patricien, depuis l’avocat jusqu’à l’ancien duc et pair, presque tous semblent vouloir conserver le privilège de mépriser l’humanité sous le nom de peuple.

    Ils aiment mieux avoir des maîtres que de voir multiplier leurs égaux; servir, pour opprimer en sous-ordre, leur paraît une plus belle destinée que la liberté partagée avec leurs concitoyens.

    Que leur importent et la dignité de l’homme, et la gloire de la patrie, et le bonheur des races futures ?

    Que l’univers périsse ou que le genre humain soit malheureux pendant la durée des siècles, pourvu qu’ils puissent être honorés sans vertus, illustres sans talents, et que chaque jour leurs richesses puissent croître avec leur corruption et avec la misère publique.

    Allez prêcher le culte de la Liberté à ces spéculateurs avides, qui ne connaissent que les autels de Ploutos** !

    Tout ce qui les intéresse, c’est de savoir en quelle proportion le système actuel de nos finances peut accroître, à chaque instant du jour, les intérêts de leurs capitaux. Le service même que la Révolution a rendu à leur cupidité ne peut les réconcilier avec elle. Il fallait qu’elle se bornât précisément à augmenter leur fortune.

    Maximilien Robespierre,

     

    * Extrait de Robespierre de Jean Massin, Club Français du Livre,1956,p.109-110
    **Ploutos (en grec) la richesse.Dérivé : ploutocratie = le pouvoir des riches.

     

     

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  • Billet Rouge-Où va M. Mailly? – Par Floréal, militant PRCF et ancien dirigeant syndicalJC Mailly et T. Lepaon en 2013

    M. Mailly se prépare-t-il une retraite dorée – comme l’ont fait avant lui MM. Chérèque, Thibault et Le Paon (tous dotés par l’État bourgeois de sinécures dorées pour occuper leurs vieux jours…) – en sonnant d’emblée la retraite de F.O. avant même que n’ait commencé la mobilisation contre les ordonnances Macron ? On peut se poser la question après avoir écouté l’Interactive que France-Inter a consacrée à M. Mailly ce mardi 22 août.

    * Le MEDEF reçu le premier aux « concertations » finales sur l’Ordonnance réformant le Code du travail ? « Il ne faut pas y voir un signe particulier » selon M. Mailly, qui est bien le seul à refuser l’évidence sur la signification ultra-PATRONALE de cette contre-réforme réclamée à cor et à cris par le MEDEF.

    * Le fait que chaque syndicat ouvrier découvrira un texte de 140 pages en deux heures chrono sans pouvoir en faire de copie (pour la presse, pour les travailleurs et pour les services juridiques du syndicat…) ?

    * Le fait que les journalistes soient tenus à l’écart de ces rencontres (« pas de fuite pouvant aider à la mobilisation », pense évidemment l’apprenti-dictateur Macron) ?

    * Le fait que rien d’écrit ne filtrera avant la promulgation de l’ordonnance assassinant l’œuvre d’A. Croizat ? C’est cet ensemble grossièrement humiliant pour les représentants du Travail que M. Mailly ose appeler « de vraies discussions ». Au risque de disputer à Berger, le patron de la CFDT jaunâtre, le titre peu ragoûtant de gentil accompagnateur de la casse sociale ?

    Et sans arrêt la même antienne dans la bouche de Mailly : « on verra bien le texte final, en attendant, surtout ne bougeons pas ! ». Bref, l’ordonnance qui sortira le 31 août et qui, sans aucun passage devant le Parlement – qui s’est auto-dessaisi en toute « modernité » ! – deviendra applicable dès la fin septembre avec d’énormes dégâts pour les conventions collectives, les CDD, les indemnités prud’homales, voire l’implantation des syndicats dans les boites (quelle protection pour le salarié régulièrement gréviste, ou pour le non syndiqué qui se fera « mal voir » parce qu’il aura, par ex., exigé le paiement des HS non payées, dès lors que les patrons de combat, sachant d’avance qu’un licenciement abusif ne lui coûtera pas grand-chose, n’hésiteront plus à se débarrasser des « emmerdeurs » par tous les moyens ?).

    D’un côté, Macron, le MEDEF et l’UE qui veulent aller vite pour prendre de court la mobilisation. De l’autre, les « syndicalistes » à la Mailly qui, tournant le dos aux syndiqués FO qui luttèrent avec la CGT contre la Loi Travail, refusent de « passer la première » et qu’ils serrent à mort le frein à main avec le souci évident de démarrer la mobilisation le plus tard possible… alors qu’ils savent parfaitement qu’il n’y aura qu’un mois de la publication à la promulgation, équivalent des décrets d’application inclus !

    D’ailleurs, a précisé Mailly au micro de M. Demorand, il n’est pas question pour FO de repartir avec la CGT, SUD et la FSU ; s’il y a contestation de l’Ordonnance, elle émanera de TOUS les syndicats. Derrière l’apparence unitaire du propos, il s’agit pour Mailly de remettre la CFDT au centre du dispositif, donc de lui conférer un quasi-droit de vie ou de mort, ou tout au moins de veto, sur le mouvement social. Et à supposer que la CFDT feigne de s’engager dans la contestation (en la tirant d’emblée vers le bas sur le plan des revendications et des formes d’action), qui parierait que le « syndicat » de Berger ne descendra pas à nouveau « en marche » du train des mobilisations comme l’ont fait Notat, Chérèque et Berger depuis décembre 95 ?

    Quant à l’argumentation de fond de Mailly, elle bat des records d’hypocrisie. En gros, explique-t-il, on ne peut pas être contre une simplification du Code du travail (« s’il n’y a pas de régressions pour les travailleurs », ajoute-t-il de manière parfaitement jésuitique).

    Comme si Macron n’avait pas été clair sur le contenu de classe très lourd de cette contre-réforme majeure dictée par Bruxelles (directive sur le marché du travail) et réclamée à cor et à cris par Gattaz…

    Comme si l’ordonnance Travail n’était pas le premier volet d’un « paquet » thatchérien visant à abaisser massivement les revenus issus du travail en France (réduction des indemnités chômage, facilitation majeure du « droit » patronal de licencier à plaisir, destruction des conventions collectives au profit de prétendus accords d’entreprise imposés par chantage à l’emploi, marche à l’ubérisation générale (cf les deux lois Macron déjà en service), dé-tricotage des statuts publics, « retraite à points » indexées sur les aléas économiques, baisse des APL, mise en concurrence des établissements scolaires publics, alignement par le bas des retraites, blocage des salaires des fonctionnaires, fin rapide, et sans alternative, des « contrats aidés », casse géante de la fonction publique territoriale et d’Etat).

    Bref, à moins d’être idiot ou, bien plus vraisemblablement, de mentir à ses mandants, un syndicaliste digne de ce nom peut-il avoir le moindre doute sur la signification PATRONALE ET ULTRA-DROITIERE du dispositif des ordonnances euro-macroniennes qui visent à rendre la France business-friendly (en bon français, asservie au capital) ?

    Il faut enfin que M. Mailly nous explique comment il a pu lutter pendant des mois contre la Loi Travail, qui engageait le renversement de la hiérarchie des normes, donc la mise en extinction des conventions collectives de branche, et comment il peut aujourd’hui semer des illusions sur une Loi travail XXL à côté de laquelle la loi El Khomri fait presque figure de hors-d’oeuvre ? Comment est-il possible de se mobiliser durement contre la grippe El Khomri au printemps pour, l’automne venu, refuser de sonner le tocsin alors que le patient – le monde du travail tout entier ! – est menacé de macro-septicémie imminente ?

    Aux syndicalistes de lutte – j’allais dire aux syndicalistes DÉCENTS (bien entendu à ceux de la CGT – qui doivent tout attendre de la mobilisation et rien de la concertation-BIDON en cours – mais aussi à ceux de FO) d’en tirer la conclusion qui s’impose : se méfier comme de la peste de certains états-majors confédéraux solidement tenus en main par la très maastrichtienne Confédération Européenne des Syndicats, et tout miser sur le combat de classe « tous ensemble et en même temps » contre Macron-MEDEF, contre l’UE du capital et plus globalement, contre un système capitaliste qui n’est plus porteur désormais que de régressions sans fin.

    Floréal le 22/08/2017

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

    Jean-Claude Mailly secrétaire général de Force Ouvrière

    invité de France-inter ce mardi 22/08/2017

     

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  • BILLET ROUGE-Macron le petit : Prince Président (IC.fr-21/07/2017)

    Avec une abstention record dans l’histoire de la Vé République et massive,57%, la légitimité du pouvoir de E.Macron est très relative. D’autant plus que l’abstention possède un caractère de classe, de genre et d’âge très marqué : ouvriers, employés, femmes et jeunes des milieux populaires. En fait les masses ont traduit ainsi la conscience qu’elles ont que ce ne sont pas les élections bourgeoises qui sont le terrain principal de l’action politique.

    Un rappel utile. Car l’électoralisme exerce toujours des dégâts dans les comportements politiques.Sans pour autant céder au gauchisme qui ne comprend pas que les élections contribuent au rapport de forces au sein duquel la lutte de classe se mène.
    Les travailleurs, ouvriers et employés, ont exprimé à leur façon, comme au premier tour et comme lors de la présidentielle leur rejet d’un système au service des puissances du capital : seul 16% des électeurs ont exprimé leur soutien au macronisme qui rafle grâce à des institutions bonapartistes, anti-démocratique et à bout de souffle une majorité écrasante à l’Assemblée Nationale. Depuis toujours ces institutions sont faites pour les partis du capital : ainsi en 1962 l’UNR (le parti de la droite) avec 5 877 127 de voix obtenait 230 députés alors que le PCF avec 4 010 463 de voix n’obtenait que 41 sièges….

    Ainsi la fragilité du Jupiter de pacotille est très grande. Sans base de masse, Macron sera tenté par l’autoritarisme. D’autant qu’il s’inscrit dans le contexte plus large de la fascisation. La bourgeoisie impose sa politique par le consensus et la coercition et lorsque, comme aujourd’hui, le consensus se détraque, c’est la coercition, l’autoritarisme, la fascisation qui deviennent centrales préparant le chemin au fascisme.
    Cela est d’autant plus affirmé que l’Exécutif et le Législatif, ce dernier transformé en chambre d’enregistrement, sont composés socialement par des hommes et des femmes issus dans leur écrasante masse de la bourgeoisie et imprégnés de l’idéologie de leur classe.Le mépris pour les travailleurs est largement répandu chez ces gens-là qui veulent une France start-up et des jeunes qui rêvent de devenir des milliardaires.En fait cette Chambre introuvable et bleue mariale est un élément du dispositif de la bourgeoisie pour détruire les conquêtes sociales et l’indépendance nationale et donc dépourvue, on le répète, de base de masse.

    Se prenant pour le président des États-Unis et souhaitant américaniser notre vie politique, le voilà qui s’invite devant le Congrès réuni à Versailles (!) et promet d’y revenir tous les ans faire son discours sur “l’état de l’Union”. L’Union Européenne sans doute puisque c’est là que violant la souveraineté du peuple se trouve le centre du dispositif du grand capital. Ceux qui oublient que le MEDEF et le grand capital d’Europe pour imposer sa loi, comme la démolition du code du travail, s’appuie sur l’UE qui en est l’arme principale, ne clarifient pas les choses et empêchent de frapper au cœur du dispositif. Démasquer la nature de classe de l’UE reste une tâche centrale du mouvement ouvrier et populaire: l’alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore permettra seule à la vraie gauche de battre la grande bourgeoisie et le fascisme.
    Macron mène une campagne idéologique visant “en même temps” à faire croire à sa puissance et à sa volonté de réformes. Reste qu’il est faible et qu’en guise de réformes nous avons une série de contre-réformes, de régressions sociales et démocratiques gravissimes enrobées d’un américanisme politique et institutionnel qui vise à marginaliser et exclure de la vie politique “ceux qui ne sont rien” face à ceux qui réussissent” puisque c’est ainsi que Macron*, plein de sa morgue de classe voit l’opposition capital/travail.

    En cette année 2017 où les progressistes du monde entier célèbrent dans les luttes les cents ans de la Révolution d’Octobre comme nous le ferons le 4 novembre à Paris, il est indispensable de forger l’instrument de l’émancipation qu’est le parti communiste et cela “en même temps” que le Front populaire et patriotique pour sortir de l’UE, édifier la République sociale et marcher vers le socialisme.

    * «Une gare, c’est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien»  E. Macron le 2 juillet

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Avec Macron, la dictature du Capital tombe le masque (IC.fr-15/07/2017)Sur les réseaux sociaux se répand une qualification du gouvernement d’Emmanuel qui met une emphase de plus en plus lourde sur ses aspects autoritaires, dictatoriaux. Mais cette emphase est parfois exprimée de telle manière qu’elle pourrait dédouaner les gouvernements précédents des soupçons d’autoritarisme qui les ont touchés eux aussi.

    Il faut rappeler que lorsque les formes de la “démocratie parlementaire” fonctionnaient, elle n’a jamais été que le paravent, ou plutôt le parapet protecteur de la dictature de la classe bourgeoise:
    Les propositions de décisions politiques faites dans l’assemblée des députés y ont toujours été soit vidées de leur substance, soit rejetées purement et simplement, sauf en trois circonstances: le mouvement des grèves de 1936, les gouvernements qui, de l’automne 1944 au printemps 1947, prolongeaient la victoire de la Résistance fédérée dans son Conseil national, et le mouvement de grèves de 1968.
    Pour tout le reste des années que nous vivons depuis que le régime établi après la guerre franco-prussienne de 1870 s’est baptisé du nom de république, (c’était, il me semble, en 1875, sous la présidence d’un monarchiste, le maréchal de Mac-Mahon), la démocratie en France n’a jamais été que formelle, et les communistes ont toujours eu raison de toujours accompagner de l’adjectif “formelle” le mot de “démocratie” lorsqu’il désigne les régimes des gouvernements bourgeois.

    Jean-Pierre Combe

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-De Bokassa 1er à Sir Macron. par Floréal (IC.fr-3/07/2017)

    Quand « Bokassa 1er » se faisait couronner « empereur de Centrafrique » en singeant grossièrement le sacre – déjà terriblement ridicule ! – de l’ex-jacobin Napoléon Bonaparte, toute la presse bien-pensante de l’Hexagone moquait la pitoyable aliénation culturelle de l’ex-sergent de la Coloniale promu président, puis Empereur, par la Françafrique.

    En revanche, nous sommes aujourd’hui sommés d’admirer en chœur quand et son gouvernement jargonnent en anglo-ricain bas de gamme, quand le président interpelle directement le « Congrès » français sur un ton de télévangéliste, quand il écoute la Marseillaise main sur le cœur et les yeux mystiquement clos – à l’américaine, donc ! – , quand il fait du fascisant Trump le héros de notre 14 juillet révolutionnaire, quand il promet d’ubériser le travail et qu’il entreprend d’aligner les acquis de 45 sur le désastreux contre-modèle anglo-saxon…

    Bien entendu, dans les deux cas, la copie est cent fois pire que le « modèle » : d’abord parce qu’elle est une copie, voire une caricature ; ensuite parce qu’elle ne fonctionne pas (autre temps, autres lieux !) ; enfin parce que dans les deux cas, sous des apparences très dissemblables, elle vise à renforcer le pouvoir personnel, à détruire les contre-pouvoirs et à courtiser servilement les vrais Maîtres (de la Françafrique pour Bokassa 1er, de l’Empire transatlantique pour Lord Macron), tout en singeant candidement leur « grandeur »…

    Mettre ses pas dans ceux d’un autre, c’est toujours suivre (« je suis, donc je ne pense pas ») et l’imitateur est moins le second à être le premier qu’il n’est (dans le meilleur des cas) le premier à être le second.

    Résumons-nous : Bokassa 1er était ridicule. Macron 1er est admirable : selon toi, lecteur, comment faut-il nommer ce préjugé qui autorise à rire du premier mais qui contraint à trouver au second un côté « jupitérien » ?

    Par Floreal 3 juillet 2017

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet rouge de Maître Etienne TARRIDE – Bon appétit aux députés "constructifs"! (IC.fr-24/06/2017)

    Amis, Compagnons et Camarades

    Voici que se constituent à l’Assemblée Nationale des groupes parlementaires qui prétendent selon l’expression de Jean Pierre Raffarin constituer des opposants constructifs qui se réserveraient de voter les mesures du Gouvernement allant dans le bon sens et qui se distingueraient ainsi des âmes mortes voulant s’opposer à tout.

    C’est une plaisanterie à forte connotation de langue de bois.

    La tradition parlementaire a toujours voulu que les opposants les plus résolus votent certains textes qui leur apparaissaient nécessaires. Ni monsieur Solère ni Madame Touraine n’ont rien inventé.
    Si j’avais été parlementaire en 1981 j’aurais été dans l’opposition mais j’aurais, sans hésiter, voté l’abrogation de la peine de mort .
    Si j’avais été parlementaire en 2009 j’aurais voté pour l’instauration de la Question Prioritaire de Constitutionnalité.
    Un parlementaire se classe dans la majorité quand il vote le budget, traduction chiffrée d’une politique, dans l’opposition quand il vote contre, un point c’est tout.

    Ce qui affleure sous la prétendue “constructivité” est le souci de ne pas avoir d’adversaire représentant le pouvoir lors des prochaines échéances, c’est aussi le souci de ne pas rater bêtement les prochaines distributions de portefeuilles. Ces sentiments sont profondément humains mais leur habillage en défense des intérêts de la France prête au sourire
    Quant à l’abstention sur le vote de confiance, il signifie “je n’en sais rien”. Si vous ne savez pas si vous avez confiance en l’un de vos amis je vous déconseille de lui prêter votre carte de crédit.

    Mesdames et Messieurs les “constructifs” je vous souhaite bon appétit.

    Etienne Tarride

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  • Par ,  le 18 juin 2017, soir de second tour. A propos de faisant des aller retours en jet privé au frais des contribuable et au mépris de l’environnement entre l’Elysée et la très riche ville du Touquet, tout en se faisant photographier en circulant à vélo !

     

    Billet Rouge-L'Elysée tartuffié-par Georges GASTAUD

    L’Elysée Tartufié

    Je descends d’un Falcon car j’ai horreur d’attendre,
    Mais je roule à vélo et verdis mon logis ;
    Pour la COP, après Trump, je saurai faire entendre,
    Que vert est le dollar plus que l’écologie !

    Qu’importe qu’à Bruxelles, mon pays masochiste,
    Pliant à deux genoux devant Mère Angela,
    S’abandonne aux lobbys teutons du gaz de schiste :
    Le MEDEF ne m’eût point investi sans cela !

    Au cri de « République ! », je vous ai mis « en marche » ;
    Et Marianne déjà gémit sous ma torsion :
    Monnet, Schuman, Delors, mes trois saints patriarches,
    J’arase en votre nom les acquis, la nation !

    Aux précaires, aux exclus, disant redonner chance,
    J’entreprends de brider, non pas la plus-value,
    Mais le legs vermoulu de feue la Résistance :
    Haro sur la Sécu, les pensions, les statuts !

    Je parle en beau langage, subjonctif en sautoir,
    Mais c’est bien de Wall Street que j’ai reçu mission :
    La langue de Molière s’en va au dépotoir,
    Au TAFTA, au globish j’ouvre grand la maison !

    Porté à l’Elysée par la très Sainte-Alliance
    Des friqués, des bobos et des New Collabos,
    J’ai cinq ans devant moi pour défaire la France,
    Mater les cégétistes et jouer les Rambo !

    Il subsiste pourtant une ombre à cette idylle :
    Le prolo insoumis s’abstient obstinément,
    Refusant sottement, au nom du « vote utile »,
    D’appeler liberté son asservissement ;

    Et qui sait si demain ce peuple imprévisible
    Mariant la Marseillaise à l’hymne de Pottier
    Derechef de ses chefs ne se refera cibles
    A la grande terreur d’un chef d’Etat banquier ?

    En d’étranges sursauts, Jacobins, Communards,
    Bravant Thiers ou Vichy, l’Autrichienne ou Cauchon,
    Ces manants qu’on croyait hébétés et hagards,
    Ont plusieurs fois surgi de leur auge à cochon…

    C’est pourquoi prévenant tout péril éruptif,
    Je veux éradiquer ce prurit souverain :
    A Berlin de ce pas, pour un pays captif,
    Je m’en remets de tout au maître européen !

    Georges Gastaud

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-Faisons des économies: supprimons ce parlement-fantoche ! – Par Floréal, PRCF. (IC.fr- 12/06/2017)Les futurs « députés » Macron ont juré de défendre quoi qu’il arrive les orientations de leur président vénéré et dispensateur de tant de bonnes places : bravo pour la séparation des pouvoirs inscrite dans la Constitution !

    En outre, dès qu’ils auront été élus (avec néanmoins 55 % d’abstentions, de blancs et de nuls dans la vue…), ces perdreaux de l’année se sont formellement engagés à se dessaisir aussitôt pour permettre à M. Macron d’abattre le Code du travail par ordonnances, court-circuitant ainsi le débat parlementaire et la mobilisation sociale.

    De toutes façons, ces députés-champignons sortis du néant (pardon, de la « société civile » – lisez : du patronat) et n’ayant derrière eux ni parti porteur d’une idéologie encombrante, ni militants exigeants, ni congrès houleux, ni mandatements internes conflictuels, ni toutes ces pratiques surannées que les gens ringards appellent « vie démocratique », et devant entièrement leur carrière et leur haut salaire au chef de l’exécutif, auront-ils la moindre envie de chagriner leur président Père-Noël en allant taquiner le gouvernement sur tel ou tel projet ministériel ? Il est vrai que les députés sortants PS et UMP avaient déjà accepté, en validant le Traité de Lisbonne, de se défausser sur Bruxelles (le faux nez de M. Schäuble) pour contrôler, en dernière instance, les décisions budgétaires…

    Du reste, quand bien même le président ordonnerait de temps à autre à ses députés-fantoches de mimer un débat contradictoire, quel en serait l’impact populaire quand on sait que le premier parti représenté au Palais-Bourbon, LREM, ne compte pas plus de 15% des Français derrière lui étant donné l’avalanche de blancs, de nuls et d’abstentions qui ont marqué le scrutin du 11 juin ? Car dans cette Cinquième « République » qui donne des leçons de démocratie au monde entier, un parti soutenu par 15% des électeurs peut parfaitement accaparer 80% des sièges à l’Assemblée…

    Si l’on ajoute à cela que les députés LR soutiendront tous les projets d’ubérisation du travail, au besoin en surenchérissant dans le sens du MEDEF, et qu’ils applaudissent d’avance à toute guerre impérialiste au Proche-Orient et à tout nouveau transfert de souveraineté décidé en direction de l’UE, une nouvelle modernisation drastique de la vie politique s’impose au « Young Leader » qui siège à l’Elysée : supprimer immédiatement les 500 sièges de députés-bidon qui plombent la « dette » de la France et transférer sans retard les pleins pouvoirs, y compris « constituants », au chef de l’Etat ! Alors vite, « en marche » pour la suppression de ce parlement-potiche qui nous coûte la peau des fesses sans même sauver les apparences !

    On peut aussi supprimer massivement des postes de journalistes dans l’audiovisuel : tous disent à peu près la même chose !

    Et pourquoi payer encore des juges alors que le nouveau projet de loi du gouvernement autorisera les préfets et les commissaires à coller un bracelet électronique à une personne simplement soupçonnée par la « justice » administrative. Et pour célébrer toutes ces économies, on pourrait brûler en place publique l’Esprit des lois de ce vieux chnoque de Montesquieu…

    Avec les très substantielles économies ainsi réalisées, on pourrait alors financer la création de 25 mille postes de CRS supplémentaires.

    Nul doute qu’ils seront très utiles pour défendre le président quand, tôt ou tard, il devra rendre des comptes, sans intermédiaires, aux vingt millions de citoyens (dont les 2/3 des ouvriers) qui ont massivement boycotté le scrutin dimanche…

    Floréal-le 12/06/2017

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge- En marche… vers la fascisation ? Par Léon Landini et Georges Gastaud

    Un policier agressé et légèrement blessé par un individu armé d’un marteau, c’est évidemment grave et intolérable. Aucune complaisance, bien entendu, pour ce genre d’individu !

    Notons toutefois que sans cesse en France, des enseignants se font insulter, menacer et agresser physiquement, parfois gravement, sans que cela ne suscite la mobilisation générale. Au contraire, les séides du ministère laissent généralement tomber les enseignants et leur conseillent de redoubler de « bienveillance » et de laisser impunis les perturbateurs patentés qui plombent au quotidien le travail scolaire.

    Mais dans le climat de fascisation actuel, où tout est bon pour aggraver les « lois » sécuritaires, maintenir l’état d’urgence à perpète, fliquer la population sur la Toile (les nouveaux projets fascisants du gouvernement « ni de gauche ni de gauche » permettraient de fliquer sur décision administrative l’ordinateur de n’importe qui, voire de coller un bracelet électronique à un simple suspect : bravo pour la présomption d’innocence !), « nasser » les manifestations populaires, traduire des milliers de syndicalistes devant les tribunaux, toute occasion est bonne pour intimider la population et pour l’habituer à l’Etat policier.

    Alors le ministère de l’Intérieur piloté par le faucon Collomb fait aussitôt fermer plusieurs stations de métro et des centaines de braves types de passage sur les lieux de l’incident sont forcés de rester les mains en l’air pour subir une fouille humiliante et disproportionnée à la gravité des faits.

    Et dire que d’étranges « antifascistes » nous ont appelés il y a peu, sur un ton comminatoire, à voter Macron pour battre le fascisme lepéniste… Comme si empiler des voix Macron faisait baisser d’une seule voix le score du FN en classe ouvrière… Comme si, dans sa circulaire électorale de second tour, Macron lui-même n’avait pas démenti le sens de ce pseudo-vote de « barrage » en déclarant que voter pour lui, ce serait clairement approuver son programme thatchérien et non pas « voter contre quiconque »…

    Bref, ces idiots utiles d’un FAUX antifascisme, ont en réalité rabattu politiquement, non seulement vers un émissaire patenté de Rothschild qui veut araser l’indépendance nationale et les acquis de la Libération pour le compte de Bruxelles, Berlin et Gattaz, mais qui compte aussi, pour ce faire, aggraver tous azimuts les pratiques fascisantes mises en place par Sarkozy et Valls. Si certains ont oublié le jeune Rémi Fraysse, ce n’est pas notre cas, M. Cazenave !

    En réalité, on ne combat pas la fascisation lepéniste en soutenant la fascisation macroniste et la « construction » européenne dictatoriale qui en est la matrice permanente.

    On les combat toutes ensemble en associant le drapeau rouge au drapeau tricolore pour refuser l’Etat policier, les guerres impérialistes, la régression sociale, et en remettant au cœur de la problématique politique le Frexit progressiste et la marche au socialisme.

    On les combat en rejoignant les militants franchement communistes, 100% anti-Maastricht et 200% anti-UE, du Pôle de Renaissance Communiste en France.

     

    Léon Landini, ancien officier FTP-MOI, Médaille de la Résistance, Grand Mutilé de guerre, officier de la Légion d’honneur, président du PRCF,

    Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, fils de Résistant FFI

     

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  • Billet Rouge-Pour contrer efficacement Macron aux législatives .(IC.fr-31/05/2017)

    Après l’excellent score obtenu par Mélenchon au premier tour de la présidentielle, on pouvait espérer que tous les progressistes feraient le nécessaire pour amplifier la dynamique aux . Force est de constater que globalement,  les choses ne vont guère dans ce sens présentement.

    Côté direction du PCF, Pierre Laurent continue de cultiver la confusion en mettant sur le même plan les candidats de la  France insoumise, ceux du Ps pro-Hamon et ceux. .. de son propre parti (cf ses déclarations du 30 mai sur France-Info dans l’émission d’Apathie). L’important est selon lui de faire en sorte que « la gauche », quelle qu’elle soit, accède au second tour. Et par avance, Laurent appelle à retirer ce candidat au profit du candidat si le candidat FN semble éligible…
    Tout cela disqualifie la direction du PCF pour se présenter en chevalier rouge de la gauche populaire : ses dirigeants restent incapables de proposer une alternative franchement anticapitaliste et anti-UE au bloc euro-patronal en gestation des LR-EM-PS.

    Ce comportement opportuniste excuse-t-il pour autant la manière dont la direction de la France insoumise affiche ces derniers temps une attitude contre-productive et non dénuée de brutalité dans la conduite de sa campagne ? Sur le fond on aimerait entendre davantage de critique à l’encontre de L’UE, qui dicte de A à Z la feuille de route de Macron, et moins de références à Mitterrand, qui a rabattu la gauche vers la funeste « construction européenne »…

    Pour leur part, les militants du PRCF n’en étudient qu’avec plus de sérieux, circonscription par circonscription, les candidatures respectives du PCF et de la FI. Nos organisations locales se déterminent à partir des critères nationaux suivants :
    1) le candidat accepte-t-il d’ouvrir un large debat public sur la phrase de JLM « l’Europe de Merkel, on la change ou on la quitte »?
    2) le candidat s’engage-t-il à maintenir sa candidature au second tour face à un candidat soutenu par Macron ou se retirera-t-il alors en faveur du « marcheur » sous prétexte de pseudo-barrage antifasciste?
    3) le candidat accepte-t-il le débat politique avec le PRCF en renonçant à toute forme d hégémonie ?

    Car pour mobiliser pleinement le potentiel politique de la candidature JLM à la présidentielle et porter au parlement une forte opposition populaire, il faut conjuguer la clarté politique sur l’Europe, l’ouverture vers les forces franchement progressistes et forclore toute attitude dominatrice. Toute autre manière de faire serait irresponsable envers la vraie gauche et envers le mouvement ouvrier, qu’attendent des épreuves très difficiles.

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