• Billets Rouges

  • Billet Rouge-Telerama ou la servitude volontaire pour détruire la diversité linguistique. (IC.fr-6/09/19)

    Face au scandale d’une des dernières unes du magazine Telerama, en  pour faire la promotion du , les associations de défense de la  et de la diversité linguistique appelle chaque citoyen a protester auprès de la rédaction de ce média, pour lui rappeler les exigences des lois de la République d’une part, mais également l’inviter à faire face à ses responsabilités. Il y a urgence à défendre la diversité linguistique, et ce premier service public qu’est la  pour les francophones, face au tout anglais de Wall Street.

     

    Objet : la servitude volontaire 
     
    Madame Fabienne Pascaud, 
    Directrice de la rédaction à Télérama,
     
    Alors que l’anglais est en train de coloniser le pays, alors qu’il faudrait sonner le tocsin pour mobiliser la population à entrer en résistance, voilà que Télérama, en votre personne, demande à la une de son journal pourquoi nos enfants sont nuls – sous-entendu – en anglais ?
    Seriez-vous, Madame, aveugle, sourde ou exilée sur une île paradisiaque, loin de tout, pour écrire cela ?
     
    Des émissions « francophones » intitulées The Voice, Tonight info, Ninja Warriors, Modern Love, etc. ;
    des firmes « françaises » qui basculent toute leur documentation technique à l’anglais (Renault, PSA…) ;
    des transporteurs français dont le slogan unique est « France is in the air » (Airfrance)… ;
    des centaines de formations supérieures qui s’enseignent totalement en anglais en France même (alors que leurs enseignants et étudiants sont majoritairement francophones !)… ;
    des collectivités territoriales qui, illégalement, se « vendent » en anglais en France même (“OnlyLyon”, “Let’s Grau”, “Oh my Lot”, “In Annecy Mountains”, etc.) ;
    des responsables publics comme Valérie Pécresse qui privilégient l’anglais pour s’adresser aux Franciliens (cf le « pass » « Navigo Easy ») ;
    et, chaque jour, des pans entiers de la « com », de la pub, de la chanson, du cinéma, de la science, etc. qui passent au tout-anglais au mépris de la Constitution (« la langue de la République est le français »)… 
    Or, pour le premier journal culturel français, le problème n’est pas l’arrachage en cours du français à l’initiative de nos « élites », mais le fait que « your kids are nuls »…
    Peut-on s’aveugler davantage sur le scandale historique porteur d’énormes discriminations présentes et futures que constitue le basculement rapide et totalement antidémocratique de la France au TOUT-globiche managérial ?
     
    Salutations scandalisées,
     
    De la part des présidents d’associations de défense du français dont le nom suit :

    Marceau Déchamps, secrétaire général adjoint de Défense de la langue française (DLF)
    Georges Gastaud, président de l’association CO.U.R.R.I.E.L.
    Louis Maisonneuve, porte-parole du collectif Langue française
    Daniel Miroux, président de l’Alliance Champlain
    Albert Salon, président d’Avenir de la langue française (ALF)
    Régis Ravat, président de l’association Francophonie-Avenir (A.FR.AV)
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  • Billet Rouge-CETA : bien pensance médiatique et cynisme écocidaire font bon ménage-par André BELLON

    Nous reproduisons les commentaires d’, ancien député et animateur du groupe Constituante à propos de la réception au Parlement d’une jeune icône médiatique, laquelle,  à défaut de mettre en cause le rôle du capitalisme et du libre-échangisme mondial dans le délabrement environnemental, permet aux bien-pensants de toute l”UE de communier, en anglais comme il se doit, dans le culte abstrait de Gaïa tout en votant concrètement le  comme un seul homme. ..

    La carte du vote des députés sur le CETA

    Billet Rouge-CETA : bien pensance médiatique et cynisme écocidaire font bon ménage-par André BELLON

    On a les icônes qu’on mérite !

    par André BELLON

     

    La visite de Greta Thunberg à l’Assemblée nationale en dit plus sur l’état du Parlement que sur le réchauffement climatique.

    Nous vivons un moment historique formidable. On ne doute pas de l’importance du défi climatique pour la nation et au-delà pour l’humanité. Mais c’est alors qu’intervient la petite bergère, personnage traditionnel des contes de fées, mélange de Cendrillon et de Bernadette Soubirou, qui rassemble au Palais Bourbon les députés de tous bords. Fallait-il cela pour éveiller la conscience nationale ? Greta Thunberg, sympathique personne, a soudain surgi pour expliquer à nos parlementaires, qui l’ignoraient (?), que la terre se réchauffe et qu’il faut se référer en la matière aux scientifiques du GIEC.

    On s’étonnera que nos braves députés n’aient pas jugé utile jusqu’alors de convier les scientifiques en question avec autant de solennité et de créer un large débat autour de leurs thèses, autour des causes du défi autant que des moyens d’y faire face. On s’inquiétera, par exemple, qu’ils n’aient apparemment pas jugé utile d’auditionner Yves Coppens, le célèbre paléo-anthropologue, découvreur de Lucie, qui a longuement écrit sur les relations entre l’homme et le changement climatique. 

    Faut-il le rappeler ? Le rôle du député est de représenter et de décider au nom du peuple après un débat libre et raisonné, pas de servir de faire valoir aux Bernadette Soubirou des temps modernes.

    On remarquera que la gentille petite Greta demande surtout que nous donnions, sans autre débat, notre intellectuelle obole quotidienne à la cause climatique, permettant ainsi aux parlementaires d’ignorer toute interrogation sur le mode de production et sur le système économique et social. 

    Ayant ainsi obtenu l’absolution de la sympathique innocente, les députés ont alors pu masquer leurs contradictions criantes, par exemple entre le larmoiement collectif et le vote quasi concomitant du CETA, entre  et écologie.

    De nos jours, les grands gestes d’émotion collective se substituent souvent au débat démocratique, permettant ainsi au système dominant de se perpétuer sans soulever de grande hostilité.

    L’incapacité à débattre et les enthousiasmes faciles traduisent bien la déliquescence des démocraties et la menace qui pèse sur nos libertés et notre avenir. À quand la prise de conscience de la crise démocratique ?

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Billet Rouge-

    Il y a peu d’années encore, le était une journée de tout repos pour le pouvoir : celle qui symbolisait l’union sacrée autour du défilé militaire et du chef de l’Etat incarnant la « force tranquille »… Un consensus pseudo-patriotique que facilitait, depuis des décennies déjà, la désertion militante du PCF qui, « mutation » social-démocrate aidant, avait cessé de faire vivre au présent la signification insurrectionnelle du 1789 : rassemblements de rue, prises de parole revendicatives, bals populaires, vente de cocardes rouges et tricolores, c’était encore la tradition militante dans les années 1970 ; l’histoire a également retenu le meeting inaugural du Front populaire, le 1935, marqué par l’appel de Jacques Duclos à unir l’Internationale à la Marseillaise pour battre le fascisme et les féodalités financières. Sans parler du 1945 où une immense liesse populaire célébra tout à la fois la Libération du territoire national et la promesse de « Jours heureux » portée par le programme du CNR…

    Pourtant, en 2019, le 14 juillet n’aura pas eu la signification consensuelle attendue par le pouvoir, loin s’en faut. Car Macron, le petit proconsul de l’UE, de la « Françallemagne » et de l’atlantisme débridé, a placé le défilé militaire sous le signe de l’armée européenne arrimée à l’OTAN. Avec tout ce que cela comporte de menaces pour la souveraineté française, pour l’amitié avec le peuple russe et pour l’avenir du soulèvement populaire qui germe dans notre pays… Trahissant l’esprit du 14 juillet 1789 : tout le pouvoir au(x) peuple(s) souverain(s), l’actuel chef de l’exécutif, émanation quintessenciée du CAC 40, est prêt à toutes les allégeances extérieures pour se protéger d’un peuple français jugé incurablement frondeur et, comme dit Macron, « réfractaire aux réformes » (lisez : aux CONTRE-réformes frappant sans relâche les conquis sociaux et démocratiques du peuple français !).

    Reconnaissons toutefois que Macron n’a pas tort de craindre les forces populaires et de réagir en conséquence au profit de sa classe, la bourgeoisie capitaliste, et de sa caste, l’oligarchie financière. On pense au nouveau pic d’illégalité répressive qu’a signifié cette année l’arrestation préventive, comme c’était déjà le cas dans les années trente à l’encontre des militants connus du PCF et de la CGTU, de trois chefs de file des Gilets jaunes, dont l’un – Jérôme Rodriguez – a déjà été cruellement mutilé cet hiver par la « police républicaine » de Castaner… Mais rien n’y a fait. De courageux Gilets jaunes sont passés entre les mailles du filet policier et sont parvenus à siffler « Jupiter », dont les élections européennes ont confirmé qu’il ne représente que 11% des électeurs inscrits…

    De manière nettement plus problématique, de nombreuses voitures ont flambé dans certains quartiers défavorisés où la situation est explosive depuis longtemps. Par ailleurs, une part très minoritaire des supporteurs algériens, manifestant leur joie à l’issue d’un succès sportif, a choqué l’opinion en cassant des vitrines. Cela révèle combien la situation est éruptive après des décennies de montée du FN, de xénophobie d’Etat et aussi, car tout cela ne fait qu’un, de casse de la République et de complaisance envers les communautarismes de toutes natures.

     

    Bien entendu, tout ce que la France compte de fascistes et de racistes en a profité pour exiger une répression accrue : comme si l’on avait jamais empêché une marmite surchauffée de sauter en serrant toujours plus le couvercle… tout en continuant d’attiser l’injustice, l’autoritarisme et la goinfrerie sans limites d’une « élite » politique qu’illustre la lamentable affaire où s’empêtre l’ex-ministre macroniste De Rugy, personnification de l’écologie-caviar ! Sans parler de tout ce qui dissout quotidiennement le lien social et national dans l’acide sulfurique de la « construction » euro-atlantique : casse de la protection sociale, du produire en France, des services publics, tout-anglais obsédant, démantèlement de la République une, laïque et indivisible au profit des Grandes Régions et des « métropoles », empilement de lois liberticides, etc.

    Oui, malgré le brutal verrouillage institutionnel et policier que constitue la 5ème « République » sous tutelle maastrichtienne, tout cela finira bien par péter et l’ainsi-dite « crise des gilets jaunes » n’a été qu’un avant-goût des affrontements sociaux et civils à venir si une alternative révolutionnaire fédératrice ne se dessine pas très vite dans notre pays. De plus en plus d’ailleurs, des sociologues mettent en évidence ce qu’ils appellent l’ « archipel français », et qui désigne un processus de décomposition sociale et nationale porteur de tous les face-à-face… Positifs, si une avant-garde révolutionnaire se reconstruit à temps, mais complètement imprévisible si la problématique politique continue d’être accaparée par le néolibéralisme destructeur de Macron et par la xénophobie euro-compatible du RN.

     Si bien que nous, militants franchement , syndicalistes de lutte, patriotes 100% républicains, n’avons d’autre choix que d’accélérer notre travail d’organisation et d’éducation populaires afin que, doté à nouveau d’un parti de combat, d’un syndicalisme de classe affirmé, d’une gauche populaire et patriotique impulsant un large front antifasciste et anti-UE, le peuple travailleur puisse s’unir et riposter à temps à l’oligarchie capitaliste. Laquelle, à défaut d’entendre l’immense exaspération qui monte du pays, joue de plus en plus contre le peuple français les funestes cartes complémentaires du pourrissement social, de l’abandon national… et de la galopante !

    Georges GASTAUD*, porte-parole du PRCF, le 17/07/2019

    *Auteur de « Lettre ouverte aux ‘bons Français’ qui assassinent la France », Temps des cerises, 2005.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Valérie Pécresse abandonne les LR, son parti en pleine déconfiture. Que c’est courageux, chère Madame, vous allez enfin pouvoir « explorer des voies politiques nouvelles »… Et bien entendu, vous n’accepterez jamais, car ce serait, n’est-ce pas, trahir votre « famille » politique, un quelconque ministère régalien chez Macron ou, à la rigueur, une alléchante tête de liste à Paris sous l’étiquette de LAREM ? On comprend mieux pourquoi la nouvelle carte orange francilienne que vous promouvez s’appellera, en tout mépris de classe pour la langue française,  « Navigo easy »…

    Regardons maintenant de l’autre côté du spectre politique : à peine annoncé le mauvais score de la France insoumise, Clémentine Autain a débarqué sur toutes les chaînes pour canarder dans le dos ses camarades insoumis défaits. C’est d’autant moins élégant qu’en réalité, c’est la ligne Autain (sourdine mise sur la critique de l’UE, ciblage des écolos métropolitains, main tendue à la gauche traditionnelle…), portée par Manon Aubry, qu’ont massivement boudée les électeurs mélenchoniens de 2017, notamment l’électorat ouvrier…

    On se rappelle aussi la manière dont nombre de « socialistes » ont déserté leur parti quand il s’est écroulé, frappé de plein fouet par le discrédit pas volé de Hollande…

    Bref, c’est l’éternel « on a gagné ! » et « vous avez perdu ! », le grand air de la désertion et du lâchage politique est désormais chanté sur tous les tons par tous ces faux dirigeants qui ne supportent pas l’adversité.

    Et toujours, c’est la même sophistique travestie en dialectique subtile : on quitte la droite pour la refonder, on abandonne le PS pour rénover la social-démocratie, on quitte les Verts, comme le sieur Camphin, pour mieux servir l’écologie en « prenant ses responsabilités » (ça gagne combien un ministre, déjà ?), etc.

    Et j’ai d’autant plus de respect pour la parole proférée par Gabriel Péri peu de temps avant qu’il ne parte vers le poteau d’exécution : « si c’était à refaire, je referai ce chemin ».

    Floréal (PRCF), le 6/06/2019

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Billet Rouge-C’est trop d’honneur Monsieur Asselineau ! Par Floreal (IC.fr-

    N’ayant obtenu, malgré la mobilisation des militants , qu’un score marginal [1], M.  accuse… le PRCF qui aurait dû appeler à voter pour lui au lieu de dénoncer ces élections destinées à légitimer la néfaste « construction » européenne. [2]

    Nous ne méritons pourtant « ni cet excès d’honneur ni cette indignité ».

    En effet,

    1. Les couches populaires et la jeunesse continuent de s’abstenir très majoritairement [3] parce qu’elles comprennent d’instinct, vu leur expérience de la « belle » Europe, que l’UE est une dictature supranationale qu’il ne faut pas valider par son vote. Cette donnée DE CLASSE ne compte peut-être pas pour M. Asselineau, mais elle est d’importance pour nous, militants franchement marxistes et communistes ;
    2. Le surcroît de participation a, comme prévu, profité surtout au tandem Macron-Le Pen [4] alors qu’un enjeu important était de tenter de desserrer cet étau des néolibéraux et des fachos qui enserre le peuple français ; en collant des milliers d’affiches pour l’abstention citoyenne, le PRCF n’a certes pas percuté fortement les couches moyennes, sensibles au matraquage européiste de tous les médias, mais il a agi pour élever qualitativement la signification politique de l’abstention populaire du point de vue de la conscience sociale et civique : et c’est l’essentiel pour faire le lien avec les futures luttes sociales, mille fois plus importantes pour l’avenir du monde du travail que la mascarade parlementaire de l’UE et tous les bulletins de vote UPR réunis ;
    3. Il est contradictoire d’accuser à la fois le PRCF d’avoir pesé négativement sur le score très modeste de l’UPR, et de n’avoir eu, par ailleurs, aucune influence sur les électeurs. Mais peut-être, cher M. Asselineau qui ne voulez toujours pas voir qu’il existe une lutte des classes objective, est-il difficile de comprendre que le message franchement anti-UE du PRCF peut être reçu avec sympathie par les électeurs populaires et « insupporter » les électeurs aisés, biberonnés à l’euro-atlantisme et à un écologisme aseptisé, castré de sa portée anticapitaliste objective ;
    4. La réalité est que la montée de la participation électorale ne pouvait, dans la problématique électorale réellement existante et malgré les mensonges électoralistes “une abstention = un vote pour Macron ou Le Pen” , que favoriser ce pseudo-duel et vrai duo Macron/Le Pen, que les deux acolytes du second tour de la présidentielle ont promu ensemble ; si l’on voulait casser le piège de ce pseudo-référendum électoral pour ou contre Macron, qui aimantait le scrutin autour de ces deux derniers, le mieux était de délégitimer le PIEGE de cette élection ;
    5. Une fois de plus, M. Asselineau aura, à son insu, NUI au  ; pas seulement parce que c’est un Frexit PROGRESSISTE et anticapitaliste qui peut seul intéresser les masses populaires, mais parce que dire à chaque fois « je suis le candidat du Frexit » et obtenir poussivement à chaque fois un score inférieur à 2 points, c’est torpiller le frexit.
    Sans polémique inutile avec l’UPR, dont certains militants de gauche devraient plutôt nous aider à reconstruire un vrai parti communiste (au lieu de croire que la sortie de l’UE st « capitalo-compatible »), nous continuerons notre combat DE PRINCIPE pour délégitimer Macron, ce commis des super-riches, la 5ème « République » de plus en plus fascisante, l’euro, cette austérité continentale faite monnaie, l’UE, cette dictature de l’oligarchie, ET LE CAPITALISME, ce système régressif, antinational et fascisant.
     
    Floréal , le 27/05/2019
     

    [1] 13e position, 0.56% des inscrits, 1.12% des votants et 1.17% des exprimés soit 265 957, assez loin des 332 547 voix obtenues par M Asselineau à la présidentielle mais plus que les 148 481 voix recueillies aux législatives qui ont suivie par les candidats UPR

    [2] https://www.youtube.com/watch?v=c8YQO-sSU_E&feature=youtu.be&t=1267&fbclid=IwAR1M1iM7mMuDkZ_5PtDSiH8aztnGlqQ5Qo8QcUDIOj8IsWDK28oFa9saR0c

    [3] 1er position, 49.88% soit 23,6 millions d’électeurs soit 89 fois plus que le nombre de voix de l’UPR

    [4] https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/resultats-des-elections-europeennes-sanction-et-colere-populaire-illusions-et-desillusions/


     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • L’écrivain François Bégaudeau appelle au boycott des élections européennes ! (IC.fr-7/05/19)L’abstention citoyenne, le boycott, c’est cela le choix politique ultra majoritaire des électeurs de France qui se préparent une nouvelle fois pour les élections européennes. Les électeurs ne sont en effet pas dupes ni de ce qu’est l’Union Européenne, ni de ce que cette pseudo élection n’est qu’une farce visant à donner une apparence démocratique à une institution supranationale qui ne l’est pas. Ils votent donc avec les pieds en refusant d’aller voter, toujours plus nombreux, spécifiquement pour les européennes. Les sondages annoncent 60% d’abstention.

    L’écrivain François Bégaudeau, connus pour sa liberté de ton, appelle sur sa page facebook le 7 mai au boycott de l’élection européenne. Une analyse qui rejoint en tout point les arguments de la campagne pour l’abstention citoyenne menée par les communistes avec le PRCF et les JRCF. Cette plume trempée aux combats de la gauche ne mâche pas ses mots : ” Que les porte-coton du capital se mettent en branle pour faire élire un maximum de député-e-s européen-ne-s est donc dans l’ordre des choses.En revanche, la participation aux européennes des formations de gauche ne repose que  sur une illusion persistante “(François Bégaudeau).

    L’écrivain François Bégaudeau appelle au boycott des élections européennes ! (IC.fr-7/05/19)

    Mon ami Yazid Arifi, rencontré autour de l’École démocratique de Paris, m’a soumis l’idée d’écrire ensemble une tribune sur les piteuses élections qui s’annoncent. La voici.


     

    Boycottons l’élection européenne !

    par François Bégaudeau- le 7 mai 2019

     

    Alors que la France vit le mouvement social le plus long de l’après-guerre, réprimé sans scrupule par un régime qui a fait du peuple son ennemi, la préoccupation centrale de l’ensemble des formations politiques françaises est la compétition électorale continentale, qui va mobiliser leurs énergies militantes et leurs ressources matérielles et financières jusqu’au 26 mai.


    Lesdites formations vont s’affronter pour obtenir un maximum de sièges au sein d’un des parlements les plus faibles de la planète. Privé de toute forme d’initiative législative au profit de la Commission européenne (l’exécutif européen, composé de commissaires non élus et désignés par les États-membres), partageant ses minces prérogatives avec le Conseil de l’Union européenne (regroupement des ministres des États-membres), le Parlement de Strasbourg est à la mesure de l’ambition démocratique de l’Union européenne : inexistant.


    Dans ce contexte, quel sens peut-il y avoir à s’engager dans une telle élection ?
    Pour les partis et mouvements de l’ordre établi, qu’ils soient de droite plus ou moins extrême, du centre ou socio-démocrates, rien de plus profitable que de prendre part à cette mascarade capitalo-parlementaire. En effet, l’occasion est parfaite pour offrir à des caciques des opportunités de carrière enviables, sans prise de risque politique et aux frais d’un contribuable européen tenu soigneusement ignorant de la gestion de ses deniers à Bruxelles et Strasbourg. Lorsqu’on a fait de la politique un métier et que la réussite se chiffre en euros, cette Europe est, du point de vue du rapport coûts-bénéfices, une très bonne affaire.


    Ces mêmes forces, réellement de droite ou faussement de gauche, s’accommodent tout à fait de l’essence oligarchique d’une « Union » construite par et pour la classe dominante. En cela elles perpétuent leur tradition politique, la même que celle des prétendus “pères de l’Europe”, tous éminemment conservateurs (CDU allemande, Démocratie chrétienne italienne, Parti conservateur britannique, MRP français…). Du plan Marshall au Traité de Lisbonne, en passant par la participation à l’OTAN et les plans austéritaires ignominieux imposés aux pays du Sud depuis 2010, cette Europe accomplit sa vocation de syndicat des puissances de l’argent, au mépris de la volonté populaire qui l’a rejetée dans les urnes à maintes reprises. Que les porte-coton du capital se mettent en branle pour faire élire un maximum de député-e-s européen-ne-s est donc dans l’ordre des choses.


    En revanche, la participation aux européennes des formations de gauche ne repose que sur une illusion persistante. Irrémédiablement attaché à un idéal européen chimérique et hors-sol, tout un pan de la gauche continue à rêver éveillé d’une Union européenne enfin devenue démocratique et sociale, plus de 40 ans après les premières promesses d’une autre Europe par le Parti Socialiste d’alors. Des décennies entières de construction européenne pilotées par le camp du capital sans aval démocratique ne l’ont pas décillée. Elle s’en va donc à nouveau attaquer des moulins, avec en étendard le mantra de “l’Europe des peuples”. Que celle-ci n’en soit qu’au stade de l’avant-projet, 70 ans après le traité de Paris instituant la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, ne semble donc pas porter la gauche, branche radicale comprise, à la conclusion qui s’impose : l’Europe sociale n’aura pas lieu.


    Conjuguée aux disparités économiques, sociales et démographiques, l’absence d’une communauté politique européenne authentique rend illusoire toute convergence des différents pays. La construction européenne est vouée à demeurer l’apanage des dominants. Continuer à croire à cette Union, dont l’objectif même est de subordonner les espaces souverains à la technocratie bruxelloise elle-même sous influence(s), revient à se rendre complice de la destruction méthodique des sociétés qui survivent tant bien que mal sous sa coupe. Les salaires, les services publics, le tissu industriel, l’agriculture paysanne : tout y passera. Tout doit disparaître.


    Prenant acte du caractère irréformable de l’Union européenne, convaincus que l’avènement d’une souveraineté populaire passe par une sortie du capitalisme, nous boycotterons l’élection européenne qui se tiendra le 26 mai, et appelons les citoyen-ne-s du continent à en faire autant. Parallèlement nous voyons dans l’abstention record qui se profile l’occasion de constituer un large front continental d’opposition radicale à l’UE et de promotion d’une nouvelle forme de coopération internationale, attachée à multiplier les points de contact non-marchands et non-militaires (culturels, scientifiques, intellectuels, touristiques, sportifs) entre les pays d’Europe, ainsi qu’avec les voisins africains et asiatiques, dans le respect du droit de chaque peuple à décider de son destin.

    sources : Page Facebook de François Bégaudeau https://www.facebook.com/ 

    https://www.initiative-communiste.fr

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  • NouvBillet Rouge-Nouvelles ténèbres ou lumières communes ? un enjeu crucial pour notre temps. Par G. Gastaud (à propos de deux découvertes scientifiques capitales).elles ténèbres ou lumières communes ? un enjeu crucial pour notre temps (à propos de deux découvertes scientifiques capitales).

    par Georges GASTAUD, 

    auteur de « Lumières communes » (Delga).

     

    Qui niera hélas que « l’horizon des évènements » politiques est sombre : à l’échelle mondiale, comme disait Hugo « Sophistes et soudards resserrent leur réseaux » ; c’est l’ère empoisonnée des Trump, des Netanyahou, des Bolsonaro, des Guaido et des autres momies réactionnaires ; c’est le retour arrogant des impérialismes allemand et japonais revanchards ; c’est la persistance interminable de la Françafrique néocoloniale ; c’est la tentative des ultra-maastrichtiens et des populistes d’extrême droite de se partager l’Europe en excluant les peuples ; au niveau national, c’est la grêle de mauvais coups contre les salariés, les chômeurs et les retraités, c’est le durcissement de l’Etat policier macroniste, c’est l’interdit de manifester et l’éborgnement de manifestants pacifiques ; c’est l’étranglement annoncé de l’Education nationale et de la fonction publique…

    Ne désespérons pas cependant : non seulement parce que le magnifique soulèvement des Gilets jaunes, malgré certains caciques syndicaux euro-formatés qui obtiennent tout de l’Etat bourgeois en termes de sinécures lors de leur admission à la retraite, montre que le peuple des Sans Culottes et des Communards n’a pas fini de narguer le Parti Maastrichtien Unique au pouvoir. Non seulement parce que le Venezuela, Cuba, la jeunesse de Palestinie sont toujours debout malgré les tentatives d’étranglement, sans parler du magnifique élan des jeunes et des femmes d’Algérie…

    Mais parce que le « front du progrès » ne se limite pas à celui du combat social, qu’ont provisoirement déséquilibré la contre-révolution en URSS et la mondialisation libéral-fascisante qui l’a suivie. Le « front des lumières » continue d’avancer malgré les innombrables tentatives visant à dévoyer la science ou à couper les crédits des recherches non immédiatement « bankables ». Rien que dans la journée du 11 avril, deux nouvelles très importantes :

    •  A l’initiative de savants français et philippins, les traces d’une nouvelle espèce humaine, contemporaine d’Homo sapiens, Homo luzonensis, a été mise en évidence dans l’île aux Philippines. Pas en avant très important pour la connaissance de l’ « hominisation » (loin d’être parachevée quand on voit l’état, proprement… préhistorique de l’espèce humaine actuelle, encore livrée à l’impérialisme barbare…).
    •  Au moyen de la coopération de savants de toutes nationalités, et grâce à la mise en réseau planétaire de nombreux équipements appropriés et télescopes, la première photographie d’un trou noir voisin de notre galaxie a pu confirmer pleinement l’hypothèse ancienne, conséquence de la Relativité générale einsteinienne, et dont l’astrophysicien français Alain Riazuelo est un pionnier mondial.

    « Rousseau dit « l’Homme avance ! » et De Maistre : « il descend ! », disait Victor Hugo, fixant les enjeux de classes du combat entre Lumières révolutionnaires et Ténèbres de la réaction. Tenons bon, camarades et amis, et continuons de transmettre « les flambeaux de la vie » et de la raison, comme y invitait jadis le poème scientifique du grand poète latin Lucrèce !

    Georges Gastaud.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Billet Rouge-C’est tout de la faute aux Gilets jaunes. Par Floréal, PRCF     (IC.fr-29/03/19)

    Les chiffres de la mortalité routière : ce n’est pas lié aux routes, à l’abandon (6 postes sur 7 d’agents de l’Équipement partant en retraite ne sont plus remplacés depuis dix ans) ni au beau temps qui revient après un mois d’averses, C’EST LA FAUTE AUX GILETS JAUNES qui ont occulté des radars !

    La croissance stagne, la France ne cesse de reculer sur le plan économique* : ce n’est pas la faute à l’euro qui, aligné sur le Deutsche Mark, plombe nos exportations depuis vingt ans, ni à l’austérité salariale, ni aux millions de précaires et de sans emploi condamnés aux vaches maigres suite à des années de privatisations et de délocalisations : c’est la faute aux Gilets jaunes qui plombent le petit commerce !

    Le moral des Français plonge, ils croient massivement que l’avenir des enfants sera pire que le leur, et d’ailleurs la démographie française fléchit : la faute aux Gilets jaunes vous dis-je, qui passent leurs samedis à se faire bêtement gazer par les gentils CRS au lieu de se reproduire après avoir visionné The Voice !

    Quant au climat, s’il se dégrade, cela n’a rien à voir avec le turbo-capitalisme mondial qui fait faire trois fois le tour du monde à un paquet de yaourt avant de le faire atterrir dans votre assiette, ou qui hypertrophie le transport aérien à l’usage des couches aisées pendant que l’ouvrier au SMIC habite à 80 km de son lieu d’exploitation quotidien : c’est la faute aux Gilets jaunes qui ont sottement refusé la taxe carbone sous prétexte qu’elle n’était pas écolo-fléchée et qu’elle frappait bien plus, proportionnellement, les travailleurs pauvres que les châtelains du Touquet…

    Bref, foulards rouges mes frères, il est temps de chanter en chœur ce petit refrain :

    Je suis dev’nu aphone, la faute aux Gilets jaunes, / J’ai un gros panari, la faute à Ludofski, / Je suis un peu enroué, c’est la faute à Drouet, / Mon intestin me pèse, la faute à Ro-dri-guez !

    Et à la fin, c’est Gavroche, coiffé du bonnet phrygien et du gilet jaune qui gagnera !

    Floréal (PRCF)

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Le premier ministre menace le mouvement populaire !

    Il annonce en vrac l’interdiction de certains lieux à Paris, Toulouse et Bordeaux aux manifestants des GJ.

    Il promet une plus grande autonomie aux policiers dans les manifs.  Qu’est ce que cela signifie Monsieur Philippe ? Plus de Flash ball ? Plus d’yeux crevés ? Plus de blessés parmi les manifestants (il y en a déjà cent fois plus que chez les policiers !).

    Il promet d’utiliser des drones et les vidéos pour judiciariser les manifestations. Pourra-t-on en faire autant contre les violences policières ?

    La participation à une manif, autorisée ou non autorisée, sera considérée comme de la complicité en cas de casse. Cela veut dire qu’il suffirait d’introduire quelques provocateurs dans une manifestation pour faire de la masse des manifestants des délinquants. Bien sûr, on ne peut que s’attendre à ce que les rassemblements et manifestations de travailleurs, de chômeurs et de jeunes précarisés, venus défendre leur dignité, soient les seuls à subir les foudres du gouvernement en pleine voie de fascisation.

    Dernier point, mais non des moindres, le premier ministre veut s’attaquer aux “personnalités” qui justifient les comportements “violents”. Que les profs d’histoire tremblent : s’ils montrent de la sympathie pour les” casseurs” qui se sont armés en pillant les armureries puis ce sont attaqués à la Bastille et qui l’ont enfin démoli, c’est eux que monsieur Philippe va embastiller !

    Bien entendu les grands patrons et leurs marionnettes politiciennes qui licencient des millions de travailleuses et travailleurs et cassent l’outil industriel de la France, eux ne craignent rien, tout au plus une Légion d’Honneur remise par Monsieur Philippe.

    La fascisation n’est plus contestable : quand la bourgeoisie ne peut plus compter sur le consentement des masses, quand sa politique ultralibérale réduit sa base de masse, le fascisme a été et est toujours sa solution alternative. La peste brune s’étend de Varsovie à Rio, de Kiev à Rome. Macron, Philippe et leur clique ne sont en aucun cas un obstacle à celle-ci. Ce sont eux qui créent les conditions qui permettront au fascisme de vaincre. D’où le contre-sens imbécile de ceux qui, à gauche, appelèrent à voter pour Macron en 2017 pour faire barrage à Le Pen.

    Macron c’est le Temer de la France. C’est le Renzi de la France. C’est le Von Papen de la France. Et l’Union Européenne est le chef d’orchestre de cette fascisation par sa politique de casse sociale, de casse de la souveraineté des peuples, de casse des libertés démocratiques.

    Front Antifasciste Populaire Patriotique et Écologique avant qu’il ne soit trop tard !

    Antoine MANESSIS (PRCF)

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  • Billet Rouge-Il y a 75 ans, ils mourraient pour notre liberté ! …(IC.fr-22/02/19)

    Il y a 75 ans, 23 résistants des FTP MOI de la région parisienne étaient exécutés au Mont Valérien le 21 février 1944. Arrêtés par la police française en novembre 1943. 68 résistants du groupe FTP MOI avaient été livrés aux nazis. Ces résistants de la main d’œuvre immigrés menaient depuis 1941 des actions de résistances armées, conduisant plusieurs centaines d’actions de combat, dont plus de 90 dans les seuls six premiers mois de l’année 1943.

    L’hommage des JRCF

    Le 21 février 1944, 23 membres des Francs-Tireurs et Partisans de la Main d’œuvre Immigrée étaient exécutés par les nazis pour avoir voulu libérer la France, eux qui étaient communistes et étrangers. Les allemands essayèrent de les salir en rappelant leurs origines étrangères, leur judéité, en les appelant « Armée du crime », mais ils ne firent que les embellir et bientôt la fameuse Affiche rouge devint un symbole de la résistance antifasciste et contre l’oppression en général.

    Leur nom était :

    • Celestino Alfonso
    • Olga Bancic
    • Joseph Boczov
    • Georges Cloarec
    • Rino Della Negra
    • Thomas Elek
    • Maurice Fingercwajg
    • Spartaco Fontanot
    • Jonas Geduldig
    • Emeric Glasz
    • Léon Goldberg
    • Szlama Grzywacz
    • Stanislas Kubacki
    • Cesare Luccarini
    • Missak Manouchian
    • Marcel Rajman
    • Roger Rouxel
    • Antoine Salvadori
    • Willy Schapira
    • Appen Tavitian
    • Amedeo Usseglio
    • Wolf Wajsbrot
    • Robert Witchitz.

    Nous sommes fiers d’avoir eu dans nos membres fondateurs du PRCF Arsène Tchakarian, le dernier membre survivant du groupe Manouchian, mort l’été dernier.

    Il nous faut aujourd’hui rappeler leur sacrifice car l’heure l’exige.

    Nous sommes face à une violence extrême du pouvoir macronien qui mutile et parfois tue dans le plus grand cynisme des manifestants en gilets jaunes. Ce pouvoir qui appauvrit les français, qui détruit le pays dans l’intégration européenne dont les français ne veulent pas. Nous ne pouvons pas rester sans rien faire face à ce pouvoir qui fait le jeu de la fascisation.

    D’autre part, ce pantin de Macron ne restera pas longtemps et la grande-bourgeoisie regarde déjà vers d’autres sauveurs car elle bien constaté la petitesse de son champion. C’est pour ça que nous ne devons pas renier notre antifascisme. En effet, ce n’est pas pour rien que Marine Le Pen a annoncé ne plus vouloir sortir de l’UE et de l’euro, elle a enfin compris comment se fait élire et ne pas servir uniquement d’épouvantail. Malheureusement, c’est bien elle qui pourrait (ou une autre personne de son espèce) être la remplaçante de Jupiter 1er, et nul doute qu’elle sera plus répressive que le gouvernement actuel.

    Plus encore, c’est l’ensemble de l’UE qui se fascise, de la Hongrie à la Pologne, en passant par l’Italie et l’Autriche. Le projet européen sent mauvais et on sent monter la peste brune, pas seulement en Ukraine. Nous n’avons rien à attendre de l’Union européenne, le seul barrage qu’elle sait faire c’est à toute politique socialiste, elle se montre incapable pour le reste.

    Plus que jamais, ne faisons pas de cette journée un jour de deuil, mais un jour de combat contre l’exploitation, le capitalisme et le fascisme !

     

     

    L’affiche rouge

    (interdite de radio et de télévision française jusqu’en 1981)

    Aragon

    Vous n’avez réclamé ni gloire ni les larmes
    Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
    Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
    Vous vous étiez servis simplement de vos armes
    La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans

    Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
    Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
    L’affiche qui semblait une tache de sang
    Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
    Y cherchait un effet de peur sur les passants

    Nul ne semblait vous voir Français de préférence
    Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
    Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
    Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

    Et les mornes matins en étaient différents
    Tout avait la couleur uniforme du givre
    A la fin février pour vos derniers moments
    Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
    Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
    Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

    Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
    Adieu la vie adieu la lumière et le vent
    Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
    Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
    Quand tout sera fini plus tard en Erivan

    Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
    Que la nature est belle et que le coeur me fend
    La justice viendra sur nos pas triomphants
    Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
    Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant

    Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
    Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
    Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
    Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
    Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant

      

    Légion

    Eluard

    (à la mémoire de vingt-trois terroristes étrangers
    torturés et fusillés à Paris par les Allemands)

    Si j’ai le droit de dire en français aujourd’hui
    Ma peine et mon espoir ma colère et ma joie
    Si rien ne s’est voilé définitivement
    De notre rêve immense et de notre sagesse

    C’est que des étrangers comme on les nomme encore
    Croyaient à la justice ici bas et concrète
    Ils avaient dans leur sang le sang de leurs semblables
    Ces étrangers savaient quelle était leur patrie

    La liberté d’un peuple oriente tous les peuples
    Un innocent aux fers enchaîne tous les hommes
    Et qui se refuse à son cœur sait sa loi
    Il faut vaincre le gouffre et vaincre la vermine

    Ces étrangers d’ici qui choisirent le feu
    Leurs portraits sur les murs sont vivants pour toujours
    Un soleil de mémoire éclaire leur beauté
    Ils ont tué pour vivre ils ont crié vengeance

    Leur vie tuait la mort au cœur d’un miroir fixe
    Le seul vœu de justice a pour écho la vie
    Et lorsqu’on n’entendra que cette voix sur terre
    Lorsqu’on ne tuera plus ils seront bien vengés

    Et ce sera justice.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Combattre l’ et ceux qui l’alimentent et l’utilisent

    Billet Rouge-Anti-sémitisme -par Antoine Manessis (PRCF)Imbécillité écœurante des actes antisémites indigne à juste titre. Nous, les communistes plus que les autres.

    Car enfin quand l’antisémitisme d’État, celui de Pétain – “le grand soldat” cher à - et de sa clique fascisto-cléricale et patronale – participait au génocide des juifs, quelle force politique fut-elle toujours aux côtés des juifs? Le Parti communiste. Et les mouvements de Résistance qui, comme les FTP-MOI, accueillirent de nombreux juifs (Politzer, Solomon, Feldman, Epstein, Rajman,Kneler, Boczar, Boïco, Rayski, Goldberg….et des centaines d’autres). Qui fonde l’Union des Juifs pour la résistance et l’entraide (UJRE) animée entre autres par  Charles Lederman sinon les communistes ?
    Les communistes qui ont toujours et partout combattu le et donc l’antisémitisme.
    Contrairement à d’autres. La bourgeoisie française en particulier qui fut antisémite au moins jusqu’en 1945 et que dire de l’antisémitisme de l’ Église Catholique à quelques nobles exceptions.

    La bourgeoisie utilise l’antisémitisme

    Les choses sont différentes aujourd’hui. La bourgeoisie (noire, brune ou rose macronienne, LR, PS, RN, médias chiens de garde) utilise l’antisémitisme contre la vraie gauche en amalgamant l’antisionisme – que partagent d’ailleurs de nombreux camarades juifs- et l’antisémitisme. On se souvient de Valls, alors premier ministre socialiste en France, qui était expert dans cette escroquerie, cette crapulerie intellectuelle. Il est vrai que le même manifeste aujourd’hui à Madrid aux côtés des Franquistes de Vox contre le gouvernement du PSOE…ce qui donne la juste mesure de son anti-fascisme.

    Quant à Macron, “Monsieur 18%”, il a évidemment entamé la même rengaine calomnieuse, insultant la France progressiste et anti-raciste, avec un définitif ” L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme”.

    Écoutons la réponse de Shlomo Sand, universitaire israélien anti-sioniste :

    L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi, aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain. J’ai également en mémoire des personnalités telles Marek Edelman, l’un des dirigeants rescapé de l’insurrection du ghetto de Varsovie, ou encore les communistes d’origine juive, résistants du groupe Manouchian, qui ont péri. Je pense aussi à mon ami et professeur : Pierre Vidal-Naquet, et à d’autres grands historiens ou sociologues comme Eric Hobsbawm et Maxime Rodinson dont les écrits et le souvenir me sont chers, ou encore à Edgar Morin. Enfin, je me demande si, sincèrement, vous attendez des Palestiniens qu’ils ne soient pas antisionistes !

    Je suppose, toutefois, que vous n’appréciez pas particulièrement les gens de gauche, ni, peut-être, les Palestiniens ; aussi, sachant que vous avez travaillé à la banque Rothschild, je livre ici une citation de Nathan Rothschild, président de l’union des synagogues en Grande-Bretagne, et premier juif à avoir été nommé Lord au Royaume Uni, dont il devint également la gouverneur de la banque. Dans une lettre adressée, en 1903, à Théodore Herzl, le talentueux banquier écrit : « Je vous le dis en toute franchise : je tremble à l’idée de la fondation d’une colonie juive au plein sens du terme. Une telle colonie deviendrait un ghetto, avec tous les préjugés d’un ghetto. Un petit, tout petit, État juif, dévot et non libéral, qui rejettera le Chrétien et l’étranger. » Rothschild s’est, peut-être, trompé dans sa prophétie, mais une chose est sûre, cependant : il n’était pas antisémite !

    Shlomo Sand

    Tout est dit.

    Nous ne tolérons pas que les descendants des anti-dreyfusards comme Macron insultent les filles et fils de Zola en les traitant d’antisémites. Le racisme est tellement naturel chez ces gens-là que Macron n’a pas pu s’empêcher de nous révéler son soubassement idéologique dans une phrase d’anthologie concernant le Gilet Jaune, Christophe Dettinger :   “Le boxeur, la vidéo qu’il fait avant de se rendre, il a été briefé par un avocat d’extrême gauche. Ça se voit ! Le type, il n’a pas les mots d’un gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan

    Le poisson pourrit par la tête. La pourriture raciste frappe au même endroit.

     

    Antoine MANESSIS ,le 14/02/2019

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Macron "en marche" vers Vichy-Par L. Landini, ancien Résistant.

     

    Fort éloigné des communistes mais fils de Résistant, le député centriste de Courson a provoqué l’ire des députés LAREM et MODEF quand il a déclaré à la tribune du parlement que le régime Macron était « en marche vers Vichy ». Question pertinente et réponse aisée à donner quand on voit, non seulement que:

    • Castaner et Cie ont manifestement donné à la police la consigne de faire peur et de frapper fort (17 manifestants sans casier judiciaire éborgnés ces derniers temps, ce ne sont pas des « bavures » !) ces derniers temps pour briser l’offensive des Gilets jaunes, empêcher la convergence avec les syndicalistes de lutte, fédérer toute la droite éprise d’Etat policier, du RN aux députés LAREM en passant par les si mal nommés « Républicains » ;
    • Ces mêmes individus font passer en urgence une nouvelle loi liberticide (14 en 14 ans, une par an depuis Villepin et Sarkozy alors que déjà, les dispositifs de l’état d’urgence sont gravés dans la loi !) et disposent des chars dans les rues de Paris, ce qu’on n’avait pas vu depuis la guerre ! La nouvelle « loi » scélérate permettrait aux préfets d’interdire à jamais de manif qui bon leur semblera! Comme dans les années trente où les flics coffraient préventivement les militants communistes connus à la veille du 1er mai !
    • Comme le régime de Vichy et ses prédécesseurs, les Daladier et Cie, Macron écrase le code du travail, les statuts publics, l’ensemble des conquêtes sociales, réduit les droits syndicaux, pendant qu’il augmente sans mesure les privilèges fiscaux et autres de l’ « élite ».
    • Comme Daladier et Pétain, qui ne savaient rien refuser à « Monsieur le Chancelier allemand », Macron a bien failli rendre un hommage national à Pétain le 11 novembre dernier. Comme le vieux maréchal félon, qui avait dit « souhaiter la victoire de l’Allemagne », Macron vient de signer DANS LE DOS DU PEUPLE un Traité d’amitié et d’INTEGRATION franco-allemand qui sur tous les plans, adapte la France aux désidérata de Berlin et de l’UE allemande. Et voilà que le chef de l’exécutif annonce, inconstitutionnellement, la substitution de la « souveraineté européenne » à la « souveraineté nationale », et la soumission de l’armée française à une « armée européenne » intégrée à l’OTAN, tournée contre le peuple russe et donnant à Berlin les clés de la force de frappe française. C’est le même Macron qui, au sommet européen de septembre, a froidement déclaré que son rôle était de mettre en place les « réformes demandées à juste titre par l’Allemagne ». Bref, le contre-amiral Debray a-t-il exagéré quand il a accusé Macron de TRAHISON dans une récente interview à I.C. ?
    • Jamais Vichy sans Versailles : ce président euro-formaté et chéri des milieux financiers n’a-t-il pas remercié publiquement les notables versaillais actuels et leurs ancêtres d’avoir jadis… « sauvé la République » ? Comme il ne peut s’agir de 1789, tout le monde sachant que la République était à Paris alors que le royalisme complotait à Versailles, Macron parlait donc forcément de 1871 où le chef du parti versaillais, M. Thiers (opportunément prénommé Adolphe !) fit massacrer plus de 30 000 prolétaires parisiens lors de la « Semaine sanglante », le tort des communards ayant été de refuser de livrer Paris aux Prussiens… et de rêver d’une « République sociale» !  

     

    Mais si Macron est en marche vers Vichy, le peuple travailleur retrouve, lui, le chemin salutaire de la résistance. Comme ce fut le cas sous le Front populaire et l’Occupation, il trouvera à ses côtés les vrais communistes invariablement fidèles au mot d’ordre proclamé dès 1940 par Duclos et Thorez :

    « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ! ».

     

    Léon Landini, ancien officier des FTP-MOI, grand Mutilé de guerre, Médaille de la Résistance, Officier de la Légion d’honneur.


     

    Voici ce qu’a déclaré M. de Courson, fils de Résistant et petit-fils de Léonel de Moustier (1882-1945), l’un des rares députés à avoir refusé les pleins pouvoirs à Pétain en 1940, qui s’engagea dans la Résistance, fut déporté et mourut des suites de sa déportation.

    Lois anti-casseurs : en marche vers Vichy ?

    Le projet de loi sous les yeux, il lance dans l’Hémicycle : « Une autorité administrative [le préfet] va priver un individu de sa liberté de circulation et de manifester au motif qu’il y a une présomption – bon, on va lui interdire -, des raisons sérieuses de penser – qui apprécie les raisons sérieuses ? L’autorité administrative ! Bon, bah, allons-y ! -, de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public… Mais où sommes-nous, mes chers collègues ? C’est de la dérive complète. On se croit revenu sous le régime de Vichy. Mais oui, vous êtes présumé, par votre attitude, être résistant, donc on vous entaule. Voilà ! Par l’autorité administrative ! Mais où sommes-nous ? Mais réveillez-vous, mes chers collègues ! » Propos qui ont, évidemment, soulevé le tollé de la majorité. IL EST BEAU LE « NOUVEAU MONDE » de MACRON et de CASTANER !

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Antisémitisme : scandaleux amalgames aux dépens des #giletsjaunes – Par Léon Landini – résistant FTP MOI, président du PRCF

    Traités de « judéo-bolcheviks » durant les années noires, héritiers de Jaurès et de son engagement sans faille aux côtés du capitaine Dreyfus, continuateurs des glorieux FTP-MOI formés et dirigés par le PCF clandestin et qui comprenaient de nombreux combattants juifs, les communistes ont mille raisons philosophiques, politiques et historiques de combattre l’, qu’ils ne confondent nullement avec cette variante du colonialisme qu’est le sionisme.

    C’est pourquoi nous jugeons scandaleux les propos tenus par le rabbin Delphine Horvilleur dans l’émission C à vous. Alors qu’historiquement, l’antisémitisme a toujours été un instrument du POUVOIR et des CLASSES DOMINANTES, de « saint » Louis à Pétain en passant par les tsars de Russie et par Adolf Hitler, pour diviser la classe exploitée et offrir un exutoire haineux au combat émancipateur, Mme le rabbin calomnie le mouvement populaire en général et les  en particulier quand elle affirme, contre toute vérité historique, que

    «l’antisémitisme marche TOUJOURS main dans la main à travers l’histoire avec la contestation de tout ce qui apparaît comme étant au pouvoir ou ayant du pouvoir ou étant proche du pouvoir, étant proche de l’élite, quoique ce mot veuille dire aujourd’hui, on sait plus très bien exactement, mais effectivement à travers l’histoire ça TOUJOURS été le cas, l’antisémitisme préfigure, fait TOUJOURS un peu vitrine d’une violence qu’il précède et qui explose de façon bien plus large à travers une parole antisémite qui très vite se traduit par un passage à l’acte violent … aujourd’hui elle explose tous azimuts, pour ce qui est du mouvement et des manifestations en marge du mouvement des gilets jaunes, effectivement, dès qu’on ouvre la boite de la contestation du pouvoir, ce qui peut être parfois légitime il faut être extrêmement vigilant parce que on active une certaine boite de pandore traditionnelle de l’antisémitisme qui est celle du pouvoir, de l’argent …” – CF ci-après

    En assenant de telles contre-vérités, Mme le rabbin alimente à son corps défendant l’antisémitisme puisqu’elle l’associe aux masses populaires en mouvement, alors qu’elle crédite les exploiteurs capitalistes d’une solidarité objective avec les juifs en général. Comme si d’ailleurs ces derniers, comme toute communauté humaine à notre époque, n’étaient pas divisés eux-mêmes en exploiteurs et en exploités, en combattant de l’émancipation (Marx en était, après Spinoza…) et en oppresseurs d’autrui (au premier rang desquels l’oppresseur colonial Netanyahou).

    Mme le rabbin et ceux qui lui permettent d’assener de telles niaiseries sur la télévision publique devraient réviser l’histoire. Elle leur apprendrait entre autres que 

    1. Sans la Révolution française, qui était bel et bien dirigée contre les privilégiés de l’époque à l’initiative des couches dominées de la population, les juifs de France n’eussent pas été émancipés en devenant citoyens de plein exercice
    2. Sans Stalingrad et le combat héroïque de l’Armée rouge ouvrière et paysanne, qui libéra entre autres le camp d’extermination d’Auschwitz, Hitler eût sans doute exterminé les juifs d’Europe : il suffit de se souvenir à cet effet des dates respectives de la victoire de Stalingrad et du débarquement américain en Normandie.
    3. Toutefois, il serait utile que Madame le rabbin se tourne un tout petit peu sur un passé récent et, elle s’apercevrait que sans les batailles [conduites par  malgré l’isolement, pendant des années après la Libération NDLR],  pour mettre en évidence le rôle très important joué par les juifs au sein des FTP-MOI, sans ses batailles  la participation des juifs à la Résistance Française n’aurait jamais été connue. On ne parlerait comme beaucoup continuent à le faire que de la déportation et de la Shoah, en laissant croire que les juifs se sont laissés déportés comme des moutons, sans contester le pouvoir, alors que les FTP-MOI sont, par les historiens sérieux, connu et renommés comme fer de lance de la Résistance armée dans nos villes.

    Léon Landini – Président de l’Amicale des Anciens FTP-MOI des bataillons Carmagnole-Liberté – Ancien officier FTP-MOI – Médaille de la Résistance – Interné de la Résistance – Grand Mutilé de Guerre – Président du Pôle de Renaissance Communiste en France

    Annie Lacroix-Riz – professeur d’histoire contemporaine émérite – Paris 7 Diderot –  petite-fille de Benjamin Arbessmann, assassiné à Auschwitz

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Les sans-culottes des ronds-points

    Billet Rouge-Sans-culottes des ronds-points -par Fabrice

    Guirlande de couleurs dans leurs yeux si passionnés,

    Illuminant désormais de jaune, ces carrefours sans vie,

    Liant ici, précarisés1, chômeurs et SDF sans monnaie,

    Enflammant les passions humaines, sur tous les parvis,

    Tirades écrites des doléances, déclamées du tréfonds,

    Saveur des manifestations, qui explosent les plafonds

    Jeunesse des révolutions qui construisent notre avenir,

    Amour de la République, pour sa banderole tricolore,

    Unissant liberté, égalité, fraternité, et qui implorent,

    Naturellement, l’intérêt général, comme seul devenir.

    Envoutement de ces diversités, construisant l’unité,

    Sans culottes des ronds-points, vous faites solidarité.

     

    Pour les , «  de notre temps »  Le 9 Décembre 2018, Fabrice

    1 Salariés et entreprises artisanales

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  • Billet Rouge-Qui a livré l’Arc de Triomphe aux casseurs ? par Floréal (IC.fr-3/12/2018)Rien de tel pour effrayer le téléspectateur et susciter l’indignation du bourgeois que de passer en boucle dans les médias l’image de l’ occupé par certains (protégeant la flamme du Soldat inconnu et chantant la Marseillaise) et vandalisé par certains groupes irresponsables (qui sont ils ? il faut se poser la question comme E. Todd l’a fait sur France 2 et sans naïveté) dont certains souillent le beau nom d’ anticapitalistes (il suffit de lire certains graffitis déplacés en un tel lieu) en servant au pouvoir une contre-attaque facile.

    Pour avoir assisté à des manifs d’étudiants en EPS privés subitement de tout débouché professionnel par Giscard, et cherchant en vain à déployer pacifiquement une banderole sur l’Arc de triomphe, je sais qu’il est quasi impossible, y compris par temps calme, de pénétrer en réunion dans l’enceinte de L’Arc et moins encore d’entrer en force dans le bâtiment.

    Si donc, en pleine crise politique majeure, alors qu’une  à risques est annoncée dans le secteur Élysée-Concorde, l’Arc de triomphe est accessible à n’importe quel groupe de vandales (comment nommer autrement des gens qui décapitent la statue de Marianne?), il est difficile de croire que la chose n’ait pas été voulue. Sauf incompétence majeure des forces de police ( qui rappelons-le sont soumises au gouvernement), il faut bien s’interroger sur la volonté d’un pouvoir politique dont l’arrogance et la brutalité de classe sont la marque de fabrique.

    À chacun de s’interroger et mûrir sa réponse à la question posée par le titre de ce billet.

    Floréal le 3/12/2018

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    François Reynaert journaliste-chien-de-garde à l’Obs, un journal au nom historiquement pourri (Völkischer Beobachter journal du NSDAP), tente une belle crapulerie dans un article intitulé  : “Le gros problème du mouvement du 17 novembre, ce n’est pas la colère d’un peuple mécontent, c’est la démagogie de ceux qui l’attisent.” Soutenir un mouvement populaire, avec ses contradictions et ses limites, c’est-à-dire un mouvement de la vraie vie, du vraie peuple c’est donc “attiser” la colère. Bref les imbéciles qui ont pris la Bastille en 1789 ont été manipulés par des démagogues et que dire des idiots qui ont cru malin de résister aux nazis occupant le pays, dont l’indignation fut “attisée”par les démagogues de Gaulle ou Thorez.

    Pour convaincre ses lecteurs de ne pas soutenir le mouvement des “” il amalgame donc Le Pen, Dupont-Aignant et…Mélenchon. Sans doute a-t-il oublié Jacques Duclos dans sa liste.

    Ces démagogues qui exploitent la juste colère de ceux “qui fument des clopes et roulent au diesel”, les “gens qui ne sont rien”, ces gens “qui décident d’être contre tout, qui sont contre la République, […], ils veulent rien, ils veulent bloquer, ils veulent contester”, ceux qui “foutent le bordel”, ces gens pour qui ” le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL”. Bref le peuple de France.
    Ce peuple donc qui se laisse manipuler par des “populistes” et qui est incapable de quelques sacrifices pour le bien de la planète. Il n’y a qu’un seul système possible, la capitalisme, et Macron est son prophète et la famille Bettencourt peut continuer à gagner 45 millions d’euros par mois .

    La crapulerie est même internationale : ainsi Madame Le Pen est “fille improbable de Donald Trump et d’Hugo Chavez”. Et oui, le chef de file de l’impérialisme étasunien amalgamé au chef d’un gouvernement anti-impérialiste. On se demande si Allende et Pinochet n’étaient pas tous les deux des démagogues populistes.  F. Reynaert nous refait le coup de Staline (le vainqueur du nazisme) = Hitler (qui a exterminé 14 millions de civils en Union Soviétique). En plus “moderne” mais tout aussi obscène.
    Décidément ces chiens-de-garde du système sont les agents actifs de la  de notre pays bien plus que quelque abrutis au crane rasé.

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  • Merkel et Macron surjouant pour la centième fois la réconciliation franco-allemande à l’occasion du centenaire du 11 novembre 1918, célébrant pour la millième fois ” l’ de la paix”, il n’y a plus désormais que les naïfs incurables pour s’y laisser prendre.
    Alors que l’Europe allemande arrimée à l’euro, cette austérité continentale faite monnaie, et à l’Otan, cette machine à européaniser les guerres US, broie la souveraineté des peuples, dissout notre pays et arase les acquis ouvriers, alors que Trump et Macron veulent faire de l’alliance euro-atlantique le fer de lance de la prochaine antirusse, la prétendue “paix” des impérialistes Merkel et Macron ressemble de plus en plus à la préparation accélérée d’une nouvelle mondiale.

     

    En réalité, la “paix” entre impérialistes allemands, américains et français, est la continuation par d’autres moyens de la guerre sociale contre les peuples libres, contre le mouvement ouvrier international et contre la paix mondiale.
    C’est à un tout autre rapprochement franco-allemand qu’aspirent les véritables internationalistes: à l’union de combat des communistes et des travailleurs des deux pays pour que triomphe, non pas avec, mais contre l’UE-OTAN du capital, l’Europe des luttes sociales, des souverainetés nationales et de la coopération internationale.
    Et de la reprise par les peuples de la marche en avant vers le socialisme.

    Floréal le 10/11/2018

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • BIllet Rouge-La fable du libéralisme qui sauve le monde – par Bruno Guigue (IC.fr-8/10/18)

    En Occident, le  passe pour une doctrine indépassable. Pur produit du génie européen, il serait à l’origine des merveilleuses prouesses dont se vantent les sociétés développées. Mais l’idéologie dominante ne se contente pas de lui attribuer toutes les vertus à domicile. Elle lui prête aussi un rayonnement sans frontières. A croire ses adeptes les plus enthousiastes, les recettes libérales sauvent le monde ! Un éditorialiste français, par exemple, peut affirmer lors d’un débat télévisé – sans être contredit – que « le  a éradiqué la pauvreté en  ». Devant une telle assurance, la raison défaille. Comment convaincre des croyants aussi fanatisés qu’une doctrine prônant la libre concurrence et prohibant l’intervention de l’État dans l’économie, en , est une denrée introuvable ? On y voit en revanche un Etat souverain dirigé par le parti communiste et chargé de planifier le  à long terme du pays. Un Etat fort qui s’appuie sur un secteur privé florissant, certes, mais aussi sur un puissant secteur public détenant 80% des actifs dans les industries-clé. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore remarqué, en Chine, l’État maîtrise la monnaie nationale, le système bancaire est contrôlé par l’Etat et les marchés financiers sont sous haute surveillance.

    Il est clair que l’ouverture internationale engagée par le pouvoir communiste à partir des années 80 a permis de capter de précieuses ressources et d’obtenir des transferts de technologie. Mais on ne discerne aucun rapport entre cette politique commerciale audacieuse et les dogmes libéraux, que ce soit l’auto-régulation du marché ou la concurrence pure et parfaite. Le libéralisme n’a pas inventé le commerce, qui existait bien avant que la moindre idée libérale ait germé dans le cerveau d’Adam Smith. « Etat fort », « planification à long terme », « puissant secteur public » sont des formules qui ne fleurent guère le libéralisme ordinaire, et imputer à cette doctrine les progrès spectaculaires de l’économie chinoise n’a aucun sens. La pauvreté aurait été vaincue grâce aux recettes libérales ? Dans l’imagination des libéraux, certainement. Dans les faits, la réussite économique de la Chine doit davantage à la main de fer de l’État qu’à la main invisible du marché. Cette économie mixte pilotée par le parti communiste chinois a porté ses fruits. En trente ans, le PIB a été multiplié par 17 et 700 millions de personnes ont été extraites de la pauvreté. Comme la réduction de la pauvreté dans le monde dans la même période est essentiellement due à la politique économique chinoise, on peut difficilement attribuer au libéralisme les progrès récemment enregistrés par l’humanité.

    Du point de vue des rapports entre libéralisme et développement, la comparaison entre les deux géants asiatiques est également instructive. En 1950, l’Inde et la Chine se trouvaient dans un état de délabrement et de misère extrêmes. La Chine connaissait d’ailleurs une situation pire que celle de son voisin, avec un PIB par habitant inférieur à celui de l’Afrique sub-saharienne et une espérance de vie moyenne de 42 ans. Aujourd’hui, la Chine est la première puissance économique mondiale et son PIB représente 4,5 fois celui de l’Inde. Non que cette dernière n’ait accompli aucun progrès. Bien au contraire. Après avoir jeté les bases d’une industrie moderne au lendemain de l’indépendance (1947), elle a connu depuis vingt ans un développement accéléré, et elle occupe une position de premier plan dans l’informatique et la pharmacie. Mais elle a beau afficher des taux de croissance annuels insolents, elle charrie une pauvreté de masse dont la Chine, elle, a enfin réussi à se débarrasser. Auteurs du livre Splendeur de l’Inde ? Développement, démocratie et inégalités (2014), Jean Drèze et Amartya Sen résument la situation paradoxale du pays : «L’Inde a gravi l’échelle du revenu par habitant en même temps qu’elle a glissé au bas de la pente des indicateurs sociaux ».

    En dépit de taux de croissance record, la situation sociale du pays, en effet, n’est pas brillante. Il vaut mieux naître en Chine qu’en Inde, où le taux de mortalité infantile est quatre fois plus élevé. L’espérance de vie des Indiens (67 ans) est nettement inférieure à celle des Chinois (76 ans). Un tiers des Indiens n’ont ni électricité ni installations sanitaires, et la malnutrition touche 30% de la population. Comment expliquer un tel décalage ? Pour Jean Drèze et Amartya Sen, « l’Inde est le seul pays des BRICS à n’avoir pas connu de phase d’expansion majeure de l’aide publique ou de la redistribution économique. La Chine a fait très tôt d’énormes progrès en matière d’accès universel à l’enseignement primaire, aux soins médicaux et à la protection sociale, et ce bien avant de se lancer dans des réformes économiques orientées vers le marché, en 1979 ». Pour qu’un économiste indien (Prix Nobel d’économie 1998) dise que l’Inde aurait dû faire comme la Chine – sur le plan économique, s’entend – il faut qu’il ait de bonnes raisons de le penser. Et ce qu’il dit est extrêmement clair : l’Inde, contrairement à la Chine, a manqué d’un investissement massif de la puissance publique dans l’éducation et la santé. L’Inde n’a pas souffert d’un surplus, mais d’un déficit d’État

    Mais pourquoi ? L’explication fournie par les deux économistes à propos de la politique éducative est particulièrement intéressante : « Les planificateurs indiens étaient à l’opposé de leurs homologues des pays communistes, à Moscou, Pékin et La Havane. Ces derniers faisaient grand cas de l’éducation scolaire universelle, considérée comme une exigence socialiste fondamentale, et aucun d’entre eux n’aurait permis que de fortes proportions d’enfants ne soient pas scolarisés ». En Inde, en revanche, « la prévention des classes et des castes supérieures à l’encontre de l’éducation des masses » a freiné la généralisation de l’enseignement primaire, entraînant un retard considérable dans l’accès à l’éducation. C’est l’orientation idéologique, et non une obscure fatalité, qui explique la différence des niveaux de développement éducatif entre les deux pays. Les élites dirigeantes de l’Inde nouvelle avaient beau se réclamer d’idéaux progressistes, elles n’ont pas misé sur l’élévation du niveau scolaire des masses indiennes, les « Intouchables » se trouvant relégués aux marges d’une société hiérarchisée, bien loin de l’égalitarisme – y compris entre les hommes et les femmes – prôné par l’idéologie maoïste de la Chine populaire.

    Pour souligner un tel contraste, Amartya Sen cite un commentaire de l’écrivain indien Rabindranath Tagore formulé lors de son voyage en Union soviétique (1930) : « En posant le pied sur le sol de la Russie, la première chose qui attira mon attention fut que, en matière d’éducation en tout cas, la paysannerie et la classe ouvrière avaient fait de tels progrès en ces quelques années que rien de comparable n’était advenu même à nos classes supérieures en un siècle et demi ». On peut dire ce qu’on veut des régimes communistes, mais il est indéniable qu’ils ont misé sur l’éducation universelle, la santé pour tous et l’émancipation féminine. Les continuités historiques étant parfois saisissantes, on peut d’ailleurs rapprocher ce commentaire méconnu de Tagore sur l’URSS des années 30 avec un autre document : le résultat de l’étude sur la lecture (« PIRLS ») conduite par l’Association internationale pour l’évaluation de la réussite éducative. Menée en 2016 sur 319 000 élèves de CM1 dans cinquante pays, cette étude compare les performances des élèves en matière de lecture et de compréhension d’un texte écrit. La Russie est arrivée en tête (à égalité avec Singapour). Mais c’est sans doute le hasard.

    En tout cas, une chose est sûre : en Chine populaire comme en URSS, l’enseignement public – et notamment l’enseignement primaire : la lecture, l’écriture et le calcul – était prioritaire. Si la Chine a su résoudre des problèmes dans lesquels l’Inde se débat toujours (illettrisme, insalubrité, mortalité infantile), ce n’est certainement pas parce qu’elle est plus « libérale ». En fait, c’est exactement le contraire. En dotant le pays de solides infrastructures publiques, le  chinois – en dépit de ses erreurs – a créé les conditions d’un développement du pays à long terme. Les dirigeants du parti communiste ont beau faire l’éloge du libre-échange, ils savent bien que la cohésion de la société chinoise ne repose pas sur le commerce international. Avant d’ouvrir son économie, la Chine s’est dotée d’un système éducatif et sanitaire lui permettant d’affronter la compétition économique mondiale. Manifestement, elle cueille aujourd’hui le fruit de ses efforts.

    Bien entendu, ce n’est pas davantage par libéralisme que Deng Xiao Ping a imposé la politique de l’enfant unique. En procédant à cette intrusion dans la sphère privée, Pékin a réussi le pari d’un contrôle des naissances indispensable au développement. Tout le monde est d’accord aujourd’hui pour admettre que le jeu en valait la chandelle. Mais il est difficile d’imputer au libéralisme le succès d’une régulation drastique des naissances imposée par le parti communiste ! Sous un régime pluraliste, une telle politique ne serait même pas concevable. Ni pluraliste ni libéral, le régime chinois pouvait planifier le développement du pays en sacrifiant les intérêts privés sur l’autel de l’intérêt général. En attendant, les résultats parlent d’eux-mêmes. Et il est probable que les Chinois en comprennent d’autant mieux la nécessité que cette politique a été assouplie. En Inde, les tentatives d’Indira Gandhi n’ont pas eu le même succès, et l’hypothèque démographique continue de peser sur le développement du pays.

    Mais l’exemple de la démographie, précisément, montre que la question du développement se pose sous un autre jour si l’on réexamine plus finement la situation indienne. « Les Etats indiens qui s’en sortent bien, affirment Jean Drèze et Amartya Sen, sont ceux qui avaient posé auparavant les solides bases d’un développement participatif et d’une aide sociale, et promu activement l’extension des capacités humaines, particulièrement dans les domaines de l’éducation et de la santé ». Avec un indice de développement humain qui est de loin le plus élevé du pays, le Kérala (sud-ouest de l’Inde) fait figure de vitrine sociale du sous-continent. Il est aussi l’État de l’Inde où la transition démographique est la plus achevée, ce qui contribue à l’évolution positive de la condition féminine. Or la baisse du taux de natalité est directement corrélée à l’élévation du niveau d’éducation. Très pauvre au moment de l’indépendance (1947), le Kérala a engagé un programme ambitieux de développement éducatif et sanitaire, créant les conditions d’un développement économique dont il perçoit aujourd’hui le bénéfice. Avec un revenu par tête qui est le plus élevé de l’Union (70% de plus que la moyenne indienne), un taux de scolarisation de 98%, un taux de mortalité infantile cinq fois moins élevé que la moyenne des Etats indiens, cet Etat de 34 millions d’habitants dont la presse occidentale ne parle jamais a aussi pour caractéristique de favoriser le rôle politique et social des femmes.

    Mais ces succès ne datent pas d’hier, ils sont le fruit d’une politique de longue haleine. Comme en Chine, le développement du pays va de pair avec le souci du long terme. « Le Kérala continue de progresser rapidement sur divers fronts et son avance par rapport aux autres Etats ne semble nullement se réduire avec le temps, indiquent Jean Drèze et Amartya Sen. Depuis les années 80, le développement du Kérala a régulièrement été dénoncé par des commentateurs méfiants envers l’intervention de l’État, qui le jugeaient insoutenable ou trompeur, voire susceptible de conduire à la débâcle. Il est cependant apparu que l’amélioration des conditions de vie dans cet Etat s’est non seulement poursuivie mais accélérée, avec l’aide d’une croissance économique rapide, favorisée à son tour par l’attention accordée à l’instruction primaire et aux capacités humaines ». Cette avance du Kérala par rapport aux autres Etats indiens n’est pas un héritage de la période antérieure à l’indépendance : en 1947, le Kérala était extrêmement pauvre. Ce progrès est le fruit d’un combat politique dont le moment-clé se situe en 1957, lorsque le Kérala est le premier Etat à élire une coalition dirigée par les communistes. Depuis cette date, ils exercent le pouvoir local en alternance avec une coalition de centre gauche dirigée par le parti du Congrès. En tout cas, il ne semble pas que les communistes du Communist Party of India -Marxist (CPI-M) et leurs alliés – qui exercent à nouveau le pouvoir depuis 2016 après avoir fait du Kérala l’État le plus développé de l’Inde -, aient puisé leur inspiration dans les doctrines libérales.

    Bref, pour continuer à sauver le monde, le libéralisme va devoir faire la preuve qu’il a quelque chose de neuf à apporter aux deux Etats les plus peuplés de la planète. Que la Chine communiste soit responsable de l’essentiel de l’effort accompli pour éradiquer la pauvreté dans le monde, et que cet événement passe inaperçu de l’opinion occidentale, en dit long sur l’aveuglement idéologique ambiant. On pourrait poursuivre l’analyse en montrant qu’un petit Etat des Caraïbes soumis à un blocus illégal a tout de même réussi à bâtir un système éducatif et sanitaire sans équivalent parmi les pays en développement. Avec un taux de scolarisation de 100% et un système de santé récompensé par l’Organisation mondiale de la santé, Cuba a récemment accompli la prouesse d’offrir à sa population une espérance de vie supérieure à celle des USA et un taux de mortalité infantile équivalent à celui des pays développés. Les méthodes pour y parvenir n’ont rien de libéral, mais chacun a sa conception des droits de l’homme : en ramenant le taux de mortalité infantile de 79 p. 1000 (1959) à 4,3 p. 1000 (2016), le socialisme cubain sauve des milliers d’enfants par an. Pour contempler les effets mirifiques du libéralisme, il suffit de regarder ce qui se passe dans la région. Du côté d’Haïti, par exemple, ce protectorat américain où l’espérance de vie est de 63 ans (contre 80 pour Cuba), ou du côté de la République dominicaine – un peu mieux lotie – où l’espérance de vie est de 73 ans et la mortalité infantile est cinq fois celle de Cuba.

    Mais ces broutilles n’intéressent guère les adeptes du libéralisme. Ils voient cette doctrine comme un chevalier blanc – c’est le cas de le dire – répandant ses bienfaits depuis cet Occident qui a tout compris et veut en communiquer le bénéfice à des populations confites d’émotion devant tant de bonté et prêtes à embrasser sa foi dans l’homo œconomicus, la loi du marché et la libre concurrence. Prenant le fruit de leur imagination pour le monde réel, ils confondent l’initiative privée – qui existe à des degrés divers dans tous les systèmes sociaux – et le libéralisme – une idéologie « hors sol » qui n’existe que dans l’esprit des libéraux pour justifier leurs pratiques. Si la société était ce que les libéraux en disent, elle serait réglée comme le mouvement des planètes. Les lois du marché seraient aussi inflexibles que les lois de la nature. Tel un chef d’orchestre, le marché harmoniserait les intérêts divergents et distribuerait équitablement les ressources. Toute intervention publique serait nocive, puisque le marché génère spontanément la paix et la concorde. La force du libéralisme, c’est que cette croyance légitime la loi du plus fort et sacralise l’appropriation du bien commun. C’est pourquoi il est l’idéologie spontanée des oligarchies assoiffées d’argent, des bourgeoisies cupides. Le drame du libéralisme, en revanche, c’est qu’il est rangé au magasin des accessoires chaque fois qu’une société privilégie le bien-être de tous et fait passer l’intérêt commun avant les intérêts particuliers. 

    Bruno GUIGUE

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  • À propos de Charles Aznavour et de certains hommages qui lui sont rendus.(IC.fr-6/10/18)

    Alors que les millions d’admirateurs d’Aznavour saluent sa mémoire en France, en Arménie et dans le reste du monde, l’heure n’est pas venue de souligner les préférences politiques droitières d’Aznavour ou son peu glorieux exil fiscal en Suisse. Il est difficile d’être richissime et de rester un patriote conséquent…

    Nul cependant ne peut nier le talent d’Aznavour, sa capacité à frapper juste dans ses textes, dans ses mélodies et ses interprétations inimitables.

    Surtout, personne ne peut nier son attachement à la langue et à la  françaises.

    C’est pourquoi on ressent du dégoût à voir tant de sabordeurs de la langue et de la chanson françaises, tant d’anglomanes patentés, tant de politiques et de gens de médias qui passent leur vie, de « My TF1 » à « BFM Story » à américaniser les langues et les cœurs, verser des larmes de crocodile sur le grand artiste disparu.

    C’est donc dans les chansons et les films qu’il a laissés que vivra celui qui devait prochainement se produire à Erevan devant le Sommet international de la .


     

    CHARLES AZNAVOUR S'EN EST ALLÉ : LA FRANCOPHONIE EN DEUIL

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    Nous apprenons avec une infinie tristesse, la disparition, ce lundi 1er octobre, à l’âge de 94 ans, de , alors que toute la Francophonie rassemblée à Erevan pour son XVIIe Sommet des Chefs d’État et de gouvernement s’apprêtait à chanter la bohème, en chœur avec lui, sur la terre de ses origines.

    La Secrétaire générale de la Francophonie salue ainsi la mémoire de cet artiste d’exception, « Cet Arménien du monde a été l’un des meilleurs ambassadeurs qui soient de la , des valeurs et en particulier de la liberté. D’où que nous soyons du vaste espace francophone nous aimons et nous aimerons toujours l’homme et ses chansons qui sont un trésor pour l’humanité. »

    En plus de soixante-dix ans de carrière, Aznavour était devenu l’un des plus grands chanteurs du XXe siècle et, surtout, l’un des plus brillants interprètes d’une langue française qu’il aura chantée sur tous les tons et sur tous les continents.

    Né à Paris, de parents réfugiés arméniens, Charles Aznavour, aimait chanter aussi dans plusieurs autres langues, sa façon à lui de rendre hommage à la riche diversité du monde.

    « Charles Aznavour se sentait partout en pays de connaissance et cela grâce à la langue et surtout à son profond humanisme. Lors du séisme qui a frappé Haïti en 2010, il s’est mobilisé en profonde solidarité pour les secours. Aznavour avait aussi étendu ses racines au Québec et je garde un souvenir ému de cette journée du 5 juillet 2008, lorsqu’en ma qualité de Gouverneure générale, je lui ai remis l’insigne d’Officier de l’Ordre du Canada, pays dont il aimait l’ouverture, l’espace et les gens. Nous en étions lui et moi très heureux », a déclaré Michaëlle Jean qui, au nom de la Francophonie, exprime les plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

    L’OIF compte 58 Etats et gouvernements membres, et 26 pays observateurs.

    https://www.francophonie.org/CP-Aznavour-la-francophonie-en-deuil-49207.html


     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Billet Rouge-"Déchéance de nationalité" (à propos du recyclage en cours de M. Valls) – Par Floréal, PRCF

    « Ça ne manque pas de panache ! » et « C’est bon pour l’Europe », a commenté, des étoiles plein les yeux, l’éditorialiste de BFM-TV, ce Bruno Jeudy dont la fibre sociale et le patriotisme ne sont pas vraiment le fort. Jeudy parlait de la décision de Valls, ex-candidat à la présidence de la République,  ex-« Premier flic de France », ex-Premier Ministre français, actuellement membre de l’Assemblée nationale, de candidater à la mairie de Barcelone où il dit vouloir refaire sa vie. Très confortablement n’en doutons, puisque Valls, qui sera soutenu par le parti de droite Ciudadanos, est désormais le compagnon d’une milliardaire ibérique.

    Par-delà la trajectoire malodorante de cet arriviste, élu à gauche pour servir la droite, qui se drapait hier dans une posture hyper-« républicaine » ( !!) et qui cultivait même la thématique lepéniste de la « déchéance de nationalité », ce navrant épisode est symptomatique du pourrissement de la caste politicienne : celle-ci ne cache même plus désormais qu’à ses yeux, comme aux yeux de ses mentors du CAC 40, le « site France » n’est plus qu’un terrain de chasse permettant d’amasser des profits faciles et/ou de faire carrière en trahissant successivement tout le monde. De plus en plus, l’oligarchie hexagonale, qui détruit nos industries, sacrifie le français sur l’autel du tout-anglais, dissout la défense nationale dans l’OTAN, prône avec Macron le « saut fédéral européen » et propose sans complexe de diluer la République dans l’ « Union transatlantique », n’a plus qu’un souci en tête : mettre un point final à l’histoire multiséculaire de ce pays de « fainéants », de « jaloux » et de « Gaulois réfractaires au changement »(dixit Macron) pour maximiser ses profits et accéder à la « Jet society » mondiale… Tant pis s’il faut pour cela déclasser l’ensemble du peuple travailleur, voire, dernière trouvaille de ces messieurs, envoyer les néo-diplômés français faire carrière (en globish)… en Tchéquie* !

    Si terrible qu’il soit, ce constat ne doit pas nous désespérer : en un sens, il faut même remercier Valls, le « Superflic » qui, hier encore, jouait les « bons Français » tonnant contre les cégétistes frondeurs. Son attitude méprisante envers les Français (et envers les Barcelonais, donc !) ne signifie qu’une chose : il revient aux militants de la classe travailleuse, notamment aux communistes et à tous les progressistes insoumis à l’UE atlantique, de relever le drapeau national et de l’associer au drapeau rouge pour reconstruire les services publics, relancer le produire en France, relever la langue française humiliée, restaurer la protection sociale et refonder la République sociale, souveraine agissant pour la paix sur des bases réellement internationalistes. Une tâche qui ne pourra aller au bout d’elle-même sans que notre pays ne sorte, in fine, de ce système capitaliste décadent qui ne secrète plus que financiers sans patrie et politiciens sans honneur.

     Floréal le 25/09/2018

    *le gouvernement Philippe vient de signer un accord avec les autorités tchèques à ce sujet.

     

    Source:  https://www.initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-L’ILLOGISME EST CONTRE-REVOLUTIONNAIRE – par G. Gastaud, auteur de "Lumières communes" D’excellents amis du PCF, mais aussi des dirigeants de la CGT, voire de la France insoumise, se prononcent à juste raison pour que la France sorte de l’OTAN, qu’ils voient à juste titre comme une machine de guerre étatsunienne. Mais ces mêmes camarades incendient le PRCF parce qu’il veut sortir de l’UE alors que, selon eux, il faudrait la changer du dedans. Position proprement absurde, comme il est aisé de le démontrer. En effet, l’UE se déclare elle-même « partenaire stratégique de l’OTAN ». Partenaire stratégique, cela signifie en clair « alliée à la vie à la mort » (c’est toute la différence avec une alliance tactique, donc circonstancielle). Les pays de l’Est qui voulurent s’affilier à l’UE durent même préalablement solliciter leur adhésion… à l’OTAN. Bref, si l’UE et l’OTAN sont statutairement inséparables, qu’on veuille bien nous expliquer un peu, pour voir, comment la France pourrait quitter l’OTAN sans quitter l’UE ? Alors, illogisme caractérisé, mauvaise foi désespérante ou… refus de combattre réellement l’OTAN ?

    Les mêmes camarades nous disent aussi qu’ils veulent « changer l’UE du dedans » et que pour cela, il faut d’abord changer les gouvernements nationaux. En clair que l’UE n’est pas l’obstacle rédhibitoire au changement, que ce sont les gouvernements nationaux qu’il faut d’abord virer tout en restant dans l’UE et dans l’euro. Sauf que…

    1. Depuis au moins le Traité de Maastricht (1992), tous les traités européens reprennent la phrase qui définit l’UE comme « une économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée ». Bref, l’UE est statutairement une économie capitaliste, une économie capitaliste néolibérale et mondialement libre-échangiste (bienvenue au CETA et au TAFTA !) refusant toute forme de protection douanière, une économie capitaliste néolibérale interdisant toute forme de protectionnisme et stipulant le démantèlement et la privatisation des services publics, qualifiés de « monopoles ». Et bien évidemment, c’est ce qui se passe avec l’euro-dépiautage méthodique de France-Télécom, d’Air-France, de la SNCF, de la Poste, d’EDF, etc. Car les capitalistes qui ont inspiré, dicté et signé ces traités sont logiques et cohérents, EUX !
    2. Pour changer les traités européens, il faut l’unanimité des 27 Etats ; il faut donc que la gauche, et plus encore, la vraie gauche, gagne 27 pays à la fois. Rappelons au passage que lorsque, brièvement, les douze Etats européens qui constituaient l’Europe institutionnelle à l’époque ont eu en même temps… douze gouvernements socialistes,l’UE n’a pas dévié d’un pouce de sa politique néolibérale. Ce sont au contraire les gouvernements « de gauche » qui se sont alignés sur les traités, Mitterrand en tête, puis Jospin (les deux fois hélas avec des gouvernements à participation piteusement « communiste »). Tout récemment on a encore eu l’exemple parlant du premier ministre grec Tsipras, un homme de la « gauche radicale » et une étoile du Parti de la Gauche Européenne qui, non seulement a renié son programme social pour rester dans l’UE, mais qui en est actuellement, toujours pour rester à tout prix dans l’UE-euro, à corseter férocement le droit de grève dans son pays..*.  

    Bref, la prétendue « gauche radicale » euro-béate nous explique qu’elle changera l’UE le jour où tous les gouvernements seront dominés par la gauche de la gauche, et qu’ils décideront ensemble de changer les traités : ça rappelle la « révolution permanente » telle que la conçoivent mythiquement les trotskistes : défense absolue de construire le socialisme dans un seul pays, la révolution mondiale sinon rien ! Donc… rien ! Camarades, d’ici à ce que la gauche de la gauche domine dans les dix pays de l’UE où les PC sont actuellement … interdits et où des fachos gouvernent, combien restera-t-il d’acquis sociaux, d’usines en état de marche, de services publics, dans chacun de nos pays respectifs ? N’est-il pas clair que la politique du Frexit progressiste est mille fois plus réaliste que cet entêtement européiste qui ne promet l’ « Europe sociale » pour 2076 que pour mieux LAISSER PASSER d’ici là le démontage total des acquis obtenus dans le cadre de nos nations respectives ?

    Troisième preuve éclatante d’illogisme, les dirigeants du PCF expliquent que si ce parti a reculé, c’est parce qu’il a tardé à larguer le boulet du léninisme, de l’amitié avec l’URSS, de l’attachement à l’indépendance nationale et de sa conséquence… logique : le refus carré, cher à Jacques Duclos puis à Georges Marchais, de l’Europe capitaliste.Etrange tout de même : car tant que le PCF s’inspirait du marxisme-léninisme (viré des statuts en 1979, comme le temps passe !), tant que le camp socialiste contrebalançait l’impérialisme américain et contenait la contre-offensive de l’impérialisme allemand, tant que le Parti des Fusillés refusait catégoriquement l’Europe capitaliste, tant qu’il refusait la monnaie unique alignée sur le deutsche Mark et qu’il défendait farouchement le « produire en France », le PCF restait le premier parti de France (29 % à la Libération, 22,7% en 1967…). Et bizarrement, depuis que le PCF a largué tous ces prétendus « boulets », rouges ou tricolores, pour « s’élargir », se « rénover », « rassembler largement » et s’envoler ( ???) dans les enquêtes d’opinion, il a vu fondre ses effectifs, il est tombé à 2% des voix (2017), il a fait fuir l’électorat ouvrier… et jamais notre peuple n’a tant reculé socialement ! Quant à la planète, quelque critique qu’on puisse faire au socialisme soviétique, elle va mille fois plus mal depuis que le « gentil » Gorby, applaudi par tous les eurocommunistes français, italiens et autres, a livré la Russie et l’Europe de l’Est à la contre-révolution et à la restauration capitaliste (pardon : à la « mondialisation libérale » !). Grande « novation », comme on voit, qui nous fait revenir à… avant 1917, voire, par certains aspects, à la période antérieure à 1789, tant la restauration mondiale du capitalisme est porteuse de régressions !

    Bref, camarades, je me permets de vous interpeller : en êtes-vous venus, pour justifier tous les écarts de vos directions respectives par rapport à une ligne prolétarienne honnête, à plaquer les beaux mots de « dialectique » ou de « novation » sur de grossières contradictions logiques qui feraient bondir un enfant de dix ans normalement conformé ?

     Georges GASTAUD

    (*)Observons les faits : certains partis et syndicats promettent depuis le milieu des années 70 de « changer du dedans » l’UE, la Confédération européenne des syndicats (C.E.S.), le Parti de la Gauche européenne (PGE). En fait, non seulement ils n’ont RIEN changé à l’UE mais c’est l’UE, avec sa logique contre-révolutionnaire, supranationaliste et contre-réformiste qui a fortement influé sur ces partis… de l’extérieur par le biais du PGE et de la C.E.S. !

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Billet Rouge-Notre 11 septembre – par Antoine Manessis  (IC.fr-La Monéda-résidence du Président de la République en flammes après l'attaque de l'aviation-le 11/09/1973

    Le gouvernement des États-Unis relayé par l’oligarchie capitaliste locale, les bandes fascistes et l’armée renversait par un coup d’état le gouvernement progressiste et patriote,  légal et légitime d’un pays  : c’était le  1973. Ce pays était le Chili. Le gouvernement renversé était celui de l’Unité Populaire et le président du Chili était Salvador Allende.Le putsch fit des milliers de morts, de torturés, de disparus. Le pays plongeait dans la nuit fasciste. La junte de Pinochet, avant Reagan et Thatcher, mettait en œuvre une politique ultra-libérale sous la houlette des “Chicago boys” des économistes ultra-libéraux qui se servirent du peuple chilien comme d’un animal de laboratoire pour tester leur politique qui devait se répandre dans le monde après la chute de l’ Union Soviétique.A l’heure où le Venezuela et les pays progressistes ou simplement patriotes sont menacés par les impérialistes il est bon de se souvenir de la leçon chilienne : le capital ne recule devant rien pour conserver ses privilèges et son pouvoir.La solidarité internationaliste est donc une impérieuse nécessité.Et ceux qui s’y dérobent trahissent une dimension centrale de notre combat.Samedi 15 septembre à 14h sur le stand du PRCF à la Fête de l’Humanité, nos jeunes des JRCF avec d’autres jeunes communistes venus de 12 pays affirmeront avec force que l’internationalisme est bien vivant et que le communisme est plus que jamais “la jeunesse du monde”.

    , secrétaire de la Commission internationale du PRCF.

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

    Dernier discours de Salvador Allende

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  • 50 ans après les communistes, Mauduit découvre le C.M.E. !

    par Floréal (PRCF)

     

    Billet Rouge-Laurent Mauduit découvre l’eau tiède ! -par Floréal (PRCF 8/09/2018)Aussitôt accueilli et célébré par ses bons amis de France-Inter, le cofondateur de Mediapart (en français, on mettrait un accent aigu sur l’e…), le journaliste Laurent Mauduit a fait deux découvertes fracassantes :

    a)Il dénonce l’abus que constituerait l’interpénétration flagrante de la haute fonction publique et des conseils d’administration du privé. Avec tous les « conflits d’intérêts » qui en résultent et que vient encore de révéler l’affaire Kohler (collaborateur n°1 de Macron à l’Élysée, suspect d’avoir favorisé la grande entreprise havraise dont il est familialement proche) actuellement en cours d’instruction.

    b)C’est encore pire qu’avant car désormais, signale Mauduit, la loi permettrait que les hauts fonctionnaires puissent continuer d’accumuler des points durant les périodes où ils abandonneraient le public pour « pantoufler » dans les conseils d’administration du privé : à la suite de quoi, ils pourraient revenir (ben voyons !) dans le public sans avoir ralenti leur sacro-sainte carrière. Observons au passage que ce sont les mêmes tartufes qui louent la « culture du risque » (pour les autres !) et qui veulent briser le statut « trop protecteur » des agents publics de base, postiers, enseignants, hospitaliers, cheminots, électriciens, agents de l’Équipement, etc. Sans commentaire.

    Sauf que, cher Laurent Mauduit, cette interpénétration du grand capital et de la haute administration était déjà dénoncée sous le nom de « capitalisme monopoliste d’État » à l’époque où le PCF, encore marxiste, expliquait encore, dans la lignée de Lénine, que « le CME est une phase du capital de monopoles où la fusion entre l’État bourgeois et les monopoles se mue en un mécanisme unique au profit des monopoles capitalistes ».Cette thèse était minutieusement démontrée dans deux forts volumes parus en 1971, Le capitalisme monopoliste d’État, que l’on étudiait naguère dans les écoles élémentaires du PCF et que potassaient aussi nombre de cadres CGT ! Donc M. Mauduit repassera pour la « nouveauté » de sa thèse : elle ne paraît telle que parce que la gent médiatique, immergée dans les modes idéologiques, est à la fois percluse d’anticommunisme et inculte sur le plan scientifique. 

    NON,LE NÉOLIBÉRALISME EUROPÉEN N’EST PAS UN « NOUVEAU LIBÉRALISME » !

    Mais surtout, ce constat du « mécanisme unique État-monopoles » que résume mal l’expression « privatisation du haut appareil d’État », a une conséquence logique : c’est qu’il faut cesser, à gauche, de pourfendre à tout propos le prétendu « libéralisme » des gouvernements actuels. Le libéralisme proprement dit, c’est la libre concurrence dans le cadre d’un État « veilleur de nuit » féroce contre les classes laborieuses, mais « arbitre », « régalien » et « impartial » dès lors qu’il s’agit de régler des conflits entre propriétaires. C’est ainsi que s’explique ce paradoxe du philosophe Condorcet, parfait girondin et libéral en économie, qui souhaitait cependant un État fort, clairement laïque (donc détaché des influences religieuses et relativement neutre) construisant une école publique indispensable à la libre concurrence entre individus (ce qu’on appelle « égalité des chances » dans des milieux de gauche insuffisamment critiques qui ne voient pas qu’une telle école est, comme l’indique l’expression « égalité des chances », intrinsèquement compétitive, sélective et capitaliste). Alors que, chacun le voit aujourd’hui, l’État bourgeois est grossièrement partial car, non seulement il démolit les services publics, école publique incluse, au profit des chasseurs de profits du patronat privé, non seulement il viole la loi laïque de 1905 en « dialoguant » sans trêve avec toutes les hiérarchies religieuses, non seulement il comprime les acquis sociaux et les salaires, mais il alimente grassement, sans obligations de résultats, les caisses du grand capital privé avec l’argent du public : CICE, pacte de responsabilité, fiscalité ridicule sur le CAC 40, etc. Ce grand capital privé qui, avec la complicité de l’État et de ses plus hauts magistrats, vend à la découpe le capital industriel du pays (Alsthom, STX), encourage les délocalisations et se fatigue de moins en moins à produire puisqu’on peut faire bien plus d’argent en récupérant à bon compte les rentes de situation des autoroutes, des aéroports et des barrages hydroélectriques…

     

    Bref, l’ « ultralibéralisme » que pourfend la gauche bobo don-quichottesque n’est qu’un masque idéologique : sauf sur le plan des conséquences sociales, où les effets sont tragiques, il ne s’agit nullement d’un « retour au 19ème siècle » où le capitalisme effectivement libéral et concurrentiel comportait encore, très contradictoirement, une dimension progressiste (ce que reconnaît le Manifeste du parti communiste), mais d’unnouvel «État-Providence » POUR LES PLUS RICHES, avec piston à tous les étages pour ceux qui ont leurs entrées dans l’État, ou qui, dans l’État, ont leurs entrées dans les monopoles capitalistes, comme Kohler, mais aussi comme son patron Macron, ancien homme de confiance de Rothschild. Ce qu’était déjà Pompidou soit dit en passant, pour ne parler que du cas le plus connu. Bref, n’en déplaise aux zélateurs de Mauduit, il ne s’agit nullement là d’ « abus » mais d’un SYSTÈME inhérent à l’évolution régressive d’un capitalisme dont l’organisation est de plus en plus proto-mafieuse (les privatisations dans les ex-pays socialistes ayant permis un saut qualitatif mondial en la matière).

    LA « CONCURRENCE LIBRE ET NON FAUSSÉE » DE MAASTRICHT ARME DU CAPITALISME MONOPOLISE D’ ÉTAT (TRANS-)CONTINENTAL !

    On objectera l’ « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » qui est gravée dans le Traité de Maastricht et de ses successeurs. Quelle cécité théorique ! Ne voit-on pas qu’en instaurant cette règle des appels d’offre pour la moindre bordure de trottoir à remplacer dans une humble bourgade, ce sont les monopoles privés continentaux et transnationaux qui raflent la mise avec l’aide STRUCTURELLE de l’UE, cet État européen en (difficile) gestation, et du nouveau maillage bureaucratique des « communautés d’agglo » et des « métropoles » étouffant les communes et départements (donc concentrant les décisions économiques dans des mains de moins en moins nombreuses et de plus en plus éloignées du contrôle citoyen !). Car évidemment, le plombier-zingueur du coin n’a pas la taille pour courir le marché mondial… alors que par ce type de procédé, les pieuvres capitalistes transnationales peuvent ratiboiser les ex-marchés nationaux et locaux, quitte à transformer les anciens artisans et petits patrons indépendants en sous-traitants écrasant leurs prix (donc leurs salaires !) pour survivre ? Bref, cet article maastrichtien sur la « concurrence libre » n’organise aucunement l’ « ultralibéralisme » : celui-ci ne vaut que pour placer en situation de concurrence maximale, donc de moins-disant social, la main-d’œuvre salariée, livrée à la concurrence FAUSSÉE du « travail détaché », pour les artisans, qui doivent céder à l’ubérisation au profit de plateformes capitalistes mondiales, et pour les petits paysans mis en compétition ingagnable avec des pays où les normes environnementales sont contournées (CETA, bientôt, retour au TAFTA ?). Contournées par qui, d’ailleurs, sinon par les transnationales qui ont organisé l’immense transfert industriel des délocalisations ? 

    LE C.M.E., NOUVEL ÉTAT PROVIDENCE DES SUPER-RICHES, NE DISPARAÎT PAS : IL SE DÉPLACE ET S’ÉTEND : c’est le SAUT FÉDÉRAL EUROPÉEN !

    Bref, le CME de l’époque gaullo-pompidolienne, où les scandales financiers foisonnaient déjà, n’a pas disparu. Comme eût dit Freud, il s’est déplacé, a changé de forme et s’est élargi à l’échelle continentale en devenant encore plus tentaculaire, encore plus destructeur de la République et du produire en France, encore moins « libéral » au sens politique du terme : chacun voit que les gouvernements successifs ridiculisent, s’essuient les pieds sur le Parlement, que les médias sont concentrés entre quelques mains, que les despotes se suivent et se ressemblent (de Sarko à Macron en passant par Valls) et que, sous l’apparence bigarrée du pseudo-Parlement européen, l’eurocratie liée aux groupes de pression capitalistes dicte sa loi aux peuples anciennement souverains.

    Concédons cependant à Mauduit qu’avec Macron, les choses prennent un tour encore plus brutal : plus besoin de se cacher, un pur produit de l’oligarchie, qui n’a même pas à rendre compte à un véritable parti (naïveté du « mouvementisme » !), siège à l’Élysée et sa feuille de route dictée par l’UE, le MEDEF et l’OTAN est claire : araser les acquis de 36 et de 45, liquider jusqu’au masque de la « souveraineté nationale » (défense euro-atlantique, budget européen visé par Francfort, marginalisation du français au profit de la langue mondiale des monopoles capitalistes, etc.),  de manière à rendre irréversible la casse sociale en la plaçant sous la haute protection de la future armée/police continentale dominée par Berlin.

    Mais de grâce, qu’à (l’extrême) gauche on cesse, avec un retard inouï à l’allumage, d’en appeler à l’ « antilibéralisme » dans le cadre d’une introuvable « Europe sociale » alors que l’UE-OTAN matérialise cyniquement un CME transcontinental qui est antinomique du socialisme, de l’indépendance nationale, de la démocratie et de la  libre coopération internationale!

     Floréal, le 8/9/18

    (1) Ajoutons, pour faire bon poids, l’affaire Benalla qui a révélé une entreprise de privatisation de la haute police à l’initiative probable du chef de l’exécutif…

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Billet Rouge-Réponse à Macron:Les « Gaulois réfractaires» ne tarderont pas à lui botter l'derrière – Par Floréal, PRCF

     

    Comme à son habitude, Macron est allé à l’étranger, au Danemark exactement, pour dégoiser sur le peuple français. Qui, contrairement aux peuples « luthériens » qu’il admire (entendez l’Europe anglo-saxonne et germano-scandinave), est un « Gaulois réfractaire au changement ».

    Bref, vers 53-52 av. JC, on ne sait que trop de quel côté eût été Macronix à Gergovie ou à Alesia : du côté de ceux qui criaient « par Jupiter ! », plutôt que de ceux qui juraient « Par Toutatis ! »…

    Ainsi vont les « élites » françaises qui, à chaque époque tendue de notre histoire, ont couru se mettre sous la protection de l’envahisseur du moment, pour mieux opprimer leur propre peuple jugé « réfractaire », « frondeur » ou « révolutionnaire » à ce « nouveau monde » si bénéfique qu’était l’oppression romaine, l’occupation du Duc de Bedford, ou le ralliement aux Reich successifs et à leur « nouvelle Europe »…

    Pendant ce temps, le peuple des manants entendait la syrinx insurrectionnelle du jeune Vercingétorix, les « voix » du soulèvement patriotique portées par la roturière Jeanne, le « vive la Nation ! » de Valmy ou « le cri sourd du pays qu’on enchaîne » du Chant des partisans. A chacun ses fidélités…

    Mais pour finir, c’est la Bonne Lorraine, ce sont les Soldats de l’An II, c’est la « vierge rouge » Louise Michel, c’est Jean Moulin et Missak Manouchian dont les honnêtes gens honorent le souvenir alors que l’Evêque Cauchon, que les Emigrés de Coblence, que le « nabot sanglant » Adolphe Thiers, que les Daladier, Pétain et autre Laval n’en finissent pas de moisir aux poubelles de la mémoire.

    Tôt ou tard, quand il aura secoué la chape de plomb de la pseudo-droite patriote, qui ne vomit l’ouvrier africain que pour mieux courtiser Angela Merkel, et de la fausse gauche, qui ne parle d’Europe sociale que pour mieux ménager l’UE du capital, le géant de Quatre-Vingt-Treize célébré par Hugo se réveillera.

    Et ce jour-là, ces réfractaires au peuple souverain que sont les Macron, les Wauquiez, les Roux de Baisieux et leur clique caricaturale d’oligarques sans âme, ne pèseront pas plus lourd que n’ont pesé jadis l’ « Autrichienne » et les émules du Marquis de Bouillé.

    Floréal le 30/08/2018 

    sources: https://www.initiative-communiste.fr/   et dessin d'Uderzo

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  • Billet Rouge-Tchécoslovaquie: vous avez dit "totalitarisme"? – Par Floréal-Prcf (IC.fr-19/08/2018)

    Pas un réactionnaire ancien ou nouveau ne manquera à l’appel ce 21 août 2018, à l’occasion du 50ème anniversaire de l’intervention du Pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie, pour jeter l’anathème contre l’URSS vaincue, contre le monde du travail frappé dans ses rêves, contre les marxistes-léninistes tchèques menacés par les lois maccarthystes de « lustration ».

    Bien entendu, la droite extrême, l’ultra-droite « républicaine », l’extrême-centre macrono-thatchérien, qui passent leur vie à soutenir les guerres impérialistes US et à fomenter des manigances néocoloniales au Sud du Sahara, seront aux avant-postes de la dénonciation rhétorique des « ingérences » soviétiques. Car l’ingérence, voyez-vous, n’est condamnable que lorsqu’elle vise à défendre les acquis socialistes. Elle est fort respectable quand elle permet de liquider Lumumba au Congo, Allende au Chili ou Sankara en Afrique, de déstabiliser la Syrie, le Venezuela ou l’Irak souverains ou d’installer à Guantanamo, contre les vœux de l’État cubain, une base US permettant d’incarcérer sans jugement et de torturer à ciel ouvert.

    Bien que provisoirement affaiblie et discréditée par l’empilement criant de ses trahisons, la social-démocratie hexagonale va elle aussi sauter sur l’occasion pour tonner contre « l’Empire soviétique », elle qui n’a rien à redire au fait que notre pays asservi à l’UE-OTAN ne sache plus quoi faire pour complaire, au choix, à Trump ou à Merkel, selon les rapports de forces du moment. N’est-il pas d’ailleurs évident que la très régressive et dictatoriale UE de Maastricht et le néofascisme qui l’accompagne de Vilnius à Rome en passant par Varsovie, sont les rejetons directs de la contre-révolution qui a fait des ex-pays socialistes des réservoirs de main-d’œuvre bon marché pour le grand capital ouest-européen, notamment allemand ?

    Enfin, criant plus fort que tous contre le « modèle soviétique » et injuriant ce maudit léninisme qui, dans la foulée d’Octobre 17 et de Stalingrad, porta jadis en France le congrès de Tours, puis le Front populaire, la Résistance antifasciste armée et les grandes réformes communistes de 1945, la direction du PCF dénaturé (pardon : « muté ») s’apprête derechef à montrer patte rose à la petite bourgeoisie euro-réformiste en dénigrant feu le camp socialiste poignardé dans le dos par Gorbatchev, le Dubcek russe. Comme si, pour le camp du travail et des peuples en lutte (demandons l’avis des malheureux Palestiniens !), le monde n’était pas devenu bien pire depuis que la première expérience de socialisme a été démembrée par la contre-révolution dite « de velours ». Comme si le « velours » des contre-révolutions n’était pas réservé aux classes privilégiées, car à l’intérieur du gant velouté arboré par les opportunistes travestis en « novateurs » se cache toujours la poigne d’acier des régressions sociales, des guerres impérialistes, des persécutions antisyndicales et des dérives fascisantes.

    Quant aux vrais communistes, tout en considérant que l’intervention soviétique fut un révélateur de la crise bien réelle du socialisme tchèque – une crise que les droitiers du Mouvement communiste international ont sciemment aggravée* pour restaurer sans coup férir l’exploitation capitaliste – , ils poursuivront sereinement le travail d’analyse et de critique marxiste de la première expérience socialiste de l’histoire ; ils continueront de mettre en lumière le bilan catastrophiquement négatif de la DESTRUCTION du socialisme ; et tout en participant aux luttes désormais plus difficiles de la classe ouvrière, ils affineront leur proposition d’une révolution socialiste approfondissant comme jamais la démocratie socialiste et l’initiative populaire sans cesser une seule seconde de monter la garde contre les contre-révolutions.

    Floréal-PRCF-le 19/08/2018 

    *il n’y a aucun « complotisme » dans cette accusation de trahison. Gorbatchev et Chevarnadzé n’ont cessé de se vanter publiquement d’avoir sciemment dynamité l’URSS, tous les témoignages sont aisés à trouver sur la Toile.

     source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Pont de Gênes : ce qui attend notre pays si l’euro-casse des services publics continue ! (IC.fr-15/08/2018)

    Au-delà de la tragédie que vivent les victimes de la rupture du pont Morandi à Gênes, cet évènement scandaleux doit servir d’avertissement à l’encontre des politiques de démontage des services publics que commanditent l’UE et les gouvernements Maastrichtiens successifs.

    Tout le monde sait bien en Italie que les fautes d’ingénierie, utilisation de mauvais matériaux et autres dysfonctionnements de l’aménagement territorial sont liés à la faiblesse de la puissance publique et à son effacement devant les mafias du privé.

    Ceux qui, dans l’entourage de MACRON, nous disent qu’en France on peut dormir à l’abri parce que les ingénieurs des travaux publics de l’Etat surveillent de près tous les ponts :

    1- avouent par là que leur politique de privatisation et de sous-traitance généralisée est une aberration. Heureusement qu’il y a des fonctionnaires dotés d’un statut pour que l’intérêt général prévale sur le profit privé ! 

    2 – cachent que depuis les années Sarkozy, pour satisfaire aux maudits critères de Maastricht, on a supprimé dans l’équipement jusqu’à 6 postes sur 7 de fonctionnaires partant à la retraite. 

    Pont de Gênes : ce qui attend notre pays si l’euro-casse des services publics continue ! (IC.fr-15/08/2018)Si nous ne voulons pas que les ponts et routes de France finissent comme le pont de Gênes, il faut que nous luttions tous ensemble pour que notre pays sorte au plus tôt de cette UE de mort qui détruit ce que le génie des peuples d’Europe a bâti de meilleur.

    Voir le rapport sur l’état catastrophique des routes et des ponts en France suite au sous-investissement chronique : 800 ponts français présentent à terme un risque d’effondrement !

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Tir au pigeon dans le ciel de Damas

    C’est fait. Le gang Washington-Paris-Londres vient de bombarder la . Abdiquant toute pudeur, l’habituel trio expert en coups tordus a expédié ses engins de mort sur un État-membre des Nations Unies. À grand renfort de missiles, un Occident déclinant a joué les durs à distance, se gardant bien d’affronter sur le terrain un adversaire qui lui mettrait une bonne fessée. En attaquant l’appareil militaire syrien, cette coalition étriquée conduite par des pantins vaniteux a cru que sa quincaillerie de luxe lui permettrait de s’imposer. Mais c’était oublier que la donne stratégique change à toute vitesse. En matière militaire, il y a loin de la coupe aux lèvres, surtout lorsque l’objectif à atteindre est fantasmatique. Expérimentée sous la présidence de Bill Clinton, la technique des frappes chirurgicales vient de connaître un nouvel avatar, dont il n’est pas sûr qu’il soit le plus réussi.

    N’en déplaise à des dirigeants auto-satisfaits, cette opération-éclair a brillé par sa nullité, et sa fourberie politique n’a eu d’égale que son inanité militaire. En réalité, le bilan est proche de zéro. Aucun résultat opérationnel, aucun impact psychologique, aucun intérêt politique. Ce fut tout juste une pluie de pétards mouillés sur Damas, un exercice d’entraînement grandeur nature pour la défense anti-aérienne syrienne, un tir au pigeon où le missile occidental, ce joujou prétentieux, a fini par jouer le rôle du pigeon. Les « beaux missiles » de Trump ont fini en morceaux, pitoyables tas de ferraille destinés au futur musée de l’ à Damas. Ce résultat est d’autant plus significatif que la DCA syrienne a combattu seule l’agresseur étranger, sans l’aide de ses alliés, même si l’appui technique russe a sans doute joué un rôle décisif.

    Même désastre sur le plan de la guerre psychologique. On ne s’imaginait quand même pas, à Washington, Londres et Paris, que le peuple syrien serait tétanisé par cette lâche agression. Elle a plutôt produit l’effet inverse, car la couardise de l’adversaire, en général, consolide le moral des troupes. Les premières images en provenance de Damas furent celles d’une population souriante, brandissant fièrement le drapeau national et le portrait du président Bachar Al-Assad. Les trois pieds nickelés de la géopolitique n’impressionnent pas les Syriens. En détruisant les trois quarts des missiles ennemis, la défense anti-aérienne syrienne a résumé à sa façon la réponse de ce peuple courageux à l’agresseur néo-colonial. La DCA de l’armée arabe syrienne est comme la métaphore d’un peuple qui résiste victorieusement, depuis 2011, à une tentative de destruction multiforme.

    Bien entendu, les fauteurs de guerre occidentaux ont fait tourner les rotatives d’une propagande mensongère pour tenter de justifier leur entreprise destructrice. Mais la supercherie a fait long feu. Il s’agissait, dit-on, de punir le régime syrien pour l’emploi de l’arme chimique contre les civils de la Ghouta. Mais où sont les preuves détenues par les trois agresseurs ? On nous répond qu’elles sont accablantes, mais qu’il est impossible de les communiquer, car elles sont « classifiées ». Un enfant de quatre ans comprendrait le stratagème. S’il y a des « preuves », au demeurant, on pourrait les trouver sur place, et c’est pourquoi l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques a accepté l’invitation du gouvernement syrien. Mais le jour même de l’arrivée de ces experts, le trio occidental a bombardé Damas. Inutile de faire un dessin : quand on accuse sans preuves un coupable désigné d’avance, on n’a pas besoin d’enquête.

    En réalité, la politique belliciste d’un Occident en mal d’hégémonie pourrit tout ce qu’elle touche. Elle brandit les droits de l’homme, mais c’est pour soutenir les terroristes. Elle chante les louanges du droit international, mais c’est pour mieux l’anéantir. Elle parle de démocratie, mais elle la viole à domicile tout en déniant aux autres nations le droit à l’autodétermination. Quand Macron annonce qu’il va « punir » le président syrien lors d’une conférence conjointe avec le prince héritier d’Arabie saoudite, il se moque du peuple français. La triplette belliciste USA/France/Grande-Bretagne est comme la grenouille qui veut être plus grosse que le bœuf. Elle s’imagine qu’elle est le centre du monde alors qu’elle en est l’appendice. Elle est seulement le club de l’oligarchie occidentale, mais elle se prend pour la « communauté internationale ». Et lorsque le monde assiste médusé à une fanfaronnade où le criminel le dispute au grotesque, elle s’imagine qu’elle a remporté une victoire. Cette salve de missiles sur la Syrie ne changera rien au cours des événements. La Ghouta est libérée, et les autres provinces le seront bientôt. La guerre à distance menée par les ennemis de la Syrie est perdue d’avance.

    Bruno Guige

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Ignorant quand ça l’arrange le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sans ingérences étrangères, Macron, qui s’épuise en courbettes quand il visite les tyrans du Qatar, de l’Arabie saoudite ou de la Turquie, Macron qui reste muet quand il reçoit le colonialiste assassin Netanyahu ou quand il déroule le tapis rouge devant le super-raciste Trump, Macron vient de tancer publiquement le  président venezuelien Maduro: celui-ci est en effet “coupable” d’exiger que la droite respecte la Constitution si elle veut participer aux élections.

    En réalité, le président des Français riches reproche surtout à Maduro de mener une politique favorable aux classes populaires et à l’indépendance de son pays.

    Et bien nous, qui sommes également attachés à notre pays et au progrès social ICI, nous condamnons le donneur de leçons Macron. Nous lui dénions le droit de parler au nom de tous les Français et nous disons aux progressistes du Venezuela: c’est vous, camarades, et non le président fabriqué par l’oligarchie européenne pour liquider la France, sa langue et ses acquis sociaux, qui continuez à nos yeux le grand héritage de la Révolution française piétinée par Macron.

    Floréal

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  • Billet Rouge-Odieux personnage – par Georges Gastaud

    Entre un séjour dans une station de ski à la mode et un anniversaire dispendieux au château de Chambord, Sa Majesté  et son gouvernement de Marie-Antoinette millionnaires ont trouvé le temps de tancer les chômeurs, dont le flicage et la stigmatisation publiques vont être considérablement renforcés.

    On apprend aussi qu’en guise d’étrennes aux cheminots, de nouveaux milliers de postes vont être supprimés par l’inepte Pepy à la SNCF déjà exsangue.

    Ne parlons pas des ouvriers de GMS qui vont passer un terrible réveillon, ni de ceux de PSA qui vont avoir l’honneur d’inaugurer les dispositifs particulièrement brutaux du nouveau Code du travail en matière de licenciements.

    Odieux personnage !

    L’essentiel n’est-il pas que les dividendes augmentent, que les impôts des spéculateurs fiscaux baissent encore, et que l’ex-“France” achève de s’aligner sur les prescriptions de Bruxelles et du “modèle” germano-anglo-saxon?
    Et dire que des gens de “gauche” et de fins “marxistes” nous ont appelés à voter pour le grand “antifasciste” Macron. .. lequel ne cesse d’alourdir les mesures policières les plus révoltantes contre les gosses de migrants et contre la libre expression sur la Toile!
    Dans ces conditions, souhaiter une excellente année aux travailleurs de France signifie du même coup souhaiter une très mauvaise année politique et sociale à Macron.

    Union et action de tous ceux qui voudraient bien vivre dignement de leur travail, union et action de tous ceux qui veulent reconstruire un vrai parti communiste et un fort mouvement syndical de classe dans notre pays.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/macron-odieux-personnage-georges-gastaud/

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  • Billet Rouge-JOYEUX NOÊL ROUGE ! – Par Floréal (24/12/2017)Que l’on croie ou pas au mystère chrétien, il faut reconnaître la force symbolique hautement dialectique du 25 décembre qui associe au solstice d’hiver l’idée de Naissance, d’enfance du monde, de salut collectif et, pourquoi pas, de Renaissance. Celle qu’apportera Pâques, la fête printanière de l’ainsi-dite « Résurrection ».

    Encore faut-il que cette symbolique hivernale ne soit pas exploitée à fond, comme elle n’a cessé de l’être par les classes privilégiées, pour détourner les hommes de lutter ensemble pour un monde humanisé parce que débarrassé de l’exploitation, de l’oppression et de la domination : comme le dit l’Internationale, « Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes, décrétons le salut commun ». Un message qu’ont d’ailleurs pu porter ensemble, des bidonvilles de Bogota aux corons du Pas-de-Calais, des marxistes et des prêtres-ouvriers dès lors que premiers s’affranchissaient du sectarisme (on pense à l’appel de Thorez aux travailleurs chrétiens, en 36) et que les seconds ne confondaient plus leur foi avec la soumission cléricale à l’ordre dominant.

    Aujourd’hui cependant, ce qui infecte le plus la Nativité (« Noël » est la contraction de « Natal »), c’est moins le cléricalisme – face auquel bien sûr, il ne faut jamais désarmer – que l’écœurante bacchanale du consumérisme allié au culte du profit maximal, le tout sur fond de vulgarité médiatique insupportable, de domination planétaire des USA, de leur obsédante mainmise linguistique et de leur « culture » hyper-mercantile : après le « Black Friday », devenez « Very Christmas » !

    Quelle honte, alors que « l’antifasciste » Macron envoie ses sbires trier les enfants des migrants, que 11 millions de personnes (parmi lesquels une masse d’enfants) survivent sous le seuil de pauvreté, que des familles entières couchent dans la rue et que nombre de villes bien-pensantes traquent les sans-abri, de voir cette débauche d’achats, très souvent sans objet véritable que celui de « faire comme tout le monde », avec en sourdine le babil pseudo-écolo des « élites » nanties qui vous serinent « en même temps » : « endette-toi pour acheter ce que tu jetteras demain » et, « c’est ta faute tout ce gaspillage, le grand pollueur, c’est l’Homme ! ».

    Alors joyeux Noël rouge à tous ceux qui, sans renoncer à faire la fête dans ce monde si dur, rêvent de la seule renaissance qui vaille : celle de l’esprit de lutte et de solidarité pour révolutionner ce monde : Il en a grand besoin !

    Floréal-le 24/12/2017

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

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