• Billets Rouges

  •  

    Non seulement le champion “français” du médicament, Sanofi, a déjà annoncé que, en cas de découverte pionnière d’un vaccin antivirus, les USA seraient les premiers servis, non seulement cette firme privée a fait d’énormes surprofits durant la crise en vendant à tour de bras du paracétamol, non seulement ce genre de trust a été gavé d’argent public (au titre de l’emploi !) par tous les gouvernements maastrichtiens successifs, mais c’est pratiquement le même jour que l’on apprend de sa direction que va largement augmenter les dividendes des actionnaires et que les Picsou qui dirigent cette société vont supprimer des milliers d’ en France.

    Cerise pourrie sur ce gâteau infect, le responsable de F.O. Sanofi explique sur France info que le management de cette boîte est tellement inhumain que plusieurs travailleurs se seraient suicidés et que d’autres seraient menacés par le syndrome d’épuisement professionnel (que les accros au globish appellent Burnout). A l’arrière-plan de cette accumulation de méfaits, le responsable de F.O. (qui ne va pas jusqu’à appeler à la lutte en tant que “syndicaliste réformiste et responsable”, sic) laisse entendre qu’il y aurait un projet de fusion- acquisition, ou quelque chose de ce genre, car les patrons de Sanofi tentent de devenir le leader mondial, quitte à marcher sur le ventre des salariés, de leur pays d’origine et d’un certain nombre de de faible rapport. 

    Bref nous avons probablement une triste illustration supplémentaire de la stratégie dite “Besoin d’aire” du MEDEF, qui consiste à sacrifier la France et son peuple travailleur pour euro-mondialiser ses profits. Renault donne un sale exemple du même genre en ce moment tout en raflant des milliards d’argent public.Devant de tels comportements de voyou, un tel cynisme, un tel mépris des travailleurs, de la nation et de la des gens, le gouvernement à participation communiste de la Libération n’aurait pas hésité à prononcer la nationalisation sanction pour trahison de l’intérêt national comme ce fut fait à l’encontre de Louis Renault, convaincu de collaboration avec l’ennemi.

    Mais ce pouvoir entièrement dévoué au MEDEF et à l’UE s’apprête déjà à verser des milliards, avec ses complices européens, aux laboratoires pharmaceutiques privés à propos d’un hypothétique vaccin qui pulvérisera tous les records de rapidité. En double aveugle ?Plus que jamais exigeons la nationalisation franche, sans indemnités pour les gros actionnaires, des laboratoires pharmaceutiques et pour cela n’hésitons plus à sortir de cette UE et de ce capitalisme monopoliste d’état qui n’apporte plus que du malheur.

    Floréal-27/06/2020

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • La propagande anti-Pékin déchaînée aux États-Unis a conduit le chef de la diplomatie chinoise à dénoncer « certaines forces politiques américaines qui prennent en otage les relations entre la Chine et les États-Unis et poussent nos deux pays au bord d’une nouvelle  Froide ». Une saillie inhabituelle qui intervient peu de temps après la déclaration de Donald  dans laquelle il accusait le gouvernement chinois d’avoir commis une « tuerie de masse » en laissant se propager le . La critique mutuelle entre Pékin et Washington n’est pas une nouveauté, mais l’innovation sémantique dont témoigne la riposte chinoise n’est pas anodine. Franchissant un nouveau cap symbolique, cet échange verbal se situe en effet à la rencontre de deux tendances contradictoires.

    La première, c’est la radicalisation idéologique de la présidence Trump. Élu pour redresser l’économie en inversant la tendance à la désindustrialisation, le locataire de la Maison Blanche sait que le bilan qu’il va présenter aux électeurs en novembre prochain n’est pas enthousiasmant. Le déficit commercial avec la Chine a diminué en 2019, mais c’est après avoir augmenté au cours des deux années précédentes. Avec la récession économique, le déficit budgétaire atteindra des sommets inégalés. La gestion calamiteuse de la pandémie et ses 100 000 morts seront portés au passif de l’administration actuelle. Bref, Trump est aux abois, et il lui faut impérativement avoir recours à une ficelle aussi vieille que la politique : la désignation d’un bouc-émissaire.

    Pour jouer ce rôle malgré lui, Pékin est tout trouvé. Après tout, le nouveau virus est supposé venir de Chine (même si c’est de moins en moins sûr), et il suffit de l’appeler « virus chinois » pour instiller dans l’opinion l’idée absurde que la Chine est coupable. Personne n’aurait songé à commettre ce genre d’amalgame lors des crises précédentes (VIH, Sras, Ebola, H1-N1, vache folle, etc.) mais l’Amérique est par essence le pays où rien n’est impossible. Ayant proféré tout et son contraire, félicité la Chine et l’OMS avant de les stigmatiser, moqué les mesures de protection et appelé les anti-confinement à manifester les armes à la main, Donald Trump a fini par exiger une indemnisation de Pékin pour compenser l’effet désastreux de sa propre incurie, voire, et c’est encore plus grave, de son indifférence au sort des victimes.

    L’oligarchie américaine noie toute considération humaine « dans les eaux glacées du calcul égoïste »

    Car les États-Unis, il faut le rappeler, sont l’un des rares pays où l’on a ouvertement recommandé de faire prévaloir la croissance économique sur la santé publique. Lorsque le vice-gouverneur du Texas a dit qu’il fallait sacrifier les vieux à l’économie, il a révélé la pensée profonde d’une oligarchie qui noie toute considération humaine « dans les eaux glacées du calcul égoïste », comme disait Marx. Profond mépris pour les faibles, eugénisme néolibéral dont on voit le résultat aux États-Unis, où l’hécatombe qui frappe les Afro-Américains les plus âgés en dit long sur une société vermoulue. Que l’espérance de vie moyenne y régresse et que les pauvres n’aient pas accès aux soins est sans importance. Pour Washington, la cause est entendue : c’est la faute de ces communistes chinois qui ont toujours le mensonge à la bouche, alors que l’Amérique est un pays dont les dirigeants, animés d’une foi inébranlable dans la démocratie, disent toujours la vérité au bon peuple.

    Or cette radicalisation d’un Donald Trump en état d’hystérie pré-électorale, manifestement, vient percuter la montée en puissance d’une Chine qui n’a pas l’intention de tendre la joue gauche. Ce pays a longtemps adopté sur la scène internationale un profil bas qui recoupait l’inflexion de sa politique économique : il fallait attirer dans le pays les capitaux et les technologies qui lui faisaient défaut. La Chine s’est donc mise en congé de la politique internationale pour se consacrer à son propre développement. Elle a joué le jeu de la globalisation des échanges en renonçant à toute initiative susceptible de froisser l’Occident. Mais cette époque est aujourd’hui révolue. Depuis 2014, elle est la première puissance économique mondiale si l’on calcule le PIB en parité de pouvoir d’achat. Elle a accumulé du capital à des hauteurs vertigineuses, accompli des prouesses en matière d’innovation, construit des équipements colossaux et noué des partenariats tous azimuts.

    Il n’y a aucun exemple dans l’histoire où un tel accroissement des capacités matérielles d’un pays ne transfuse d’une manière ou d’une autre dans la sphère géopolitique. C’est aujourd’hui le cas du « pays du milieu ». Cet empire sans  ne fait aucune guerre depuis 40 ans, il n’inflige aucun embargo à personne et ne finance aucune organisation subversive dans aucun pays. Le principe sacro-saint de sa politique étrangère tient en deux mots : respect de la souveraineté nationale. La Chine s’interdit de se mêler des affaires des autres et ne tolère aucune ingérence étrangère dans les siennes. Toute intrusion dans ses affaires intérieures, à Hong Kong ou au Xinjiang, sera combattue sans ménagement. Mais la Chine entend aussi respecter ses engagements à l’égard de ses alliés : lorsque Washington prive de médicaments les enfants vénézuéliens, la Chine en livre aussitôt des dizaines de tonnes à Caracas. On sait bien ce que vaut la diplomatie des droits de l’homme à l’occidentale, et celle de la Chine soutient fort bien la comparaison.

    Ce qui rend notre époque passionnante, c’est qu’elle voit le croisement périlleux du déclin américain et de la poussée chinoise. Nous sommes entrés dans une zone de turbulences dont il y a deux façons de sortir. Soit par une aggravation des tensions qui aura pour effet de relancer la course aux armements. C’est la stratégie de Trump, et ceux qui le considèrent comme l’adversaire de « l’État profond » oublient qu’aucun président n’a mieux servi le complexe militaro-industriel. Mais cette militarisation des relations internationales ne mène nulle part. La guerre avec la Chine n’aura pas lieu, car elle signifierait la destruction mutuelle. Les États-Unis ne la font de préférence qu’à plus faible qu’eux, et même dans ce cas ils trouvent le moyen de la perdre. Cette stratégie ne mènera pas non plus à la paix, car la militarisation se fait toujours au préjudice du développement, et c’est ce qui risque de nourrir les conflits du futur.

    L’autre façon de sortir de l’affrontement actuel, c’est de laisser le temps travailler en sa faveur. Ce sera évidemment la stratégie chinoise. Après tout, les bouledogues de Washington peuvent bien aboyer autant qu’il leur plaira. L’essentiel, c’est le mouvement qui s’effectue en profondeur, loin de cette agitation de surface chère aux démocraties, loin de cette politique-spectacle dont elles raffolent. Tandis que les Occidentaux sont aliénés au court terme, les Chinois excellent dans la gestion du temps long. Leur stratégie visera avant tout l’évitement du conflit de haute intensité. Elle n’empêchera pas l’expression des différends, mais elle inhibera leur dégénérescence en lutte armée. A quoi bon précipiter les choses, quand l’évolution du monde rogne les prérogatives d’un empire déclinant ? Cette stratégie du mûrissement compte sur « les transformations silencieuses », pour reprendre l’expression du philosophe François Jullien. Elle laisse lentement venir, au lieu de chercher à prendre un avantage immédiat. Sachant que le basculement du monde est irréversible, la Chine prendra son parti des crises de nerf d’une Amérique en perte de vitesse. Ce sera la longue patience du Dragon face à la vaine impétuosité de l’Aigle.

    par  , le 28/05/2020

     source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Célébration de la victoire sur le nazisme, le est l’occasion de rappeler qui a payé le prix fort pour nous en débarrasser : l’Union soviétique. De Moscou à Stalingrad, de Stalingrad à Koursk, de Koursk à Berlin, l’Armée rouge a éliminé la machine de guerre hitlérienne. Mais demander simplement qu’on le reconnaisse est sans doute beaucoup trop demander. Admettre que l’armée rouge a libéré le monde de cette folie meurtrière fait partie des aveux dont l’Occident est incapable. Abreuvé des sornettes d’Hannah Arendt, il croit dur comme fer qu’Hitler et Staline étaient des frères jumeaux et qu’ils conspiraient pour dominer le monde. Rien de tel, décidément, pour alimenter la nouvelle guerre froide, calomnier la Russie, et se présenter comme un parangon de vertu.

    On va nous raconter que le pacte germano-soviétique du 23 août 1939 est la cause de la , oubliant au passage ces accords de Munich, le 30 septembre 1938, où les glorieuses démocraties ont vendu la Tchécoslovaquie pour le plat de lentilles d’une paix illusoire. Mais peu importe : en la chronologie est secondaire, disent les nouveaux pédagogues. Il ne manquera pas non plus d’experts pour accréditer la thèse d’une connivence entre Moscou et Berlin, alors que les élites occidentales ont joué Hitler contre Staline, et obstinément refusé les offres soviétiques visant à constituer un front commun contre les fascismes.

    Juin – Aout 1944 opération Overlord à l’ouest,
    opération Bagration à l’Est Les forces en présence

    Mauvaise foi sans limite d’une propagande qui réécrit l’histoire à sa guise. Auto-promotion d’un Occident qui occulte ses propres turpitudes. Il ne lui suffit pas d’avoir attendu juin 1944 pour ouvrir un second front contre le Reich, laissant ainsi à l’armée soviétique la tâche colossale de vaincre la Wehrmacht. Il faut qu’il nie avoir commis cet abandon, qu’il se vante de ses exploits et qu’il se présente ingénument comme son propre libérateur. Quel lycéen français a-t-il entendu parler de l’opération Bagration, conduite par Joukov à l’été 1944, qui a détruit plusieurs armées allemandes et rendu possible le débarquement allié en Normandie ?

    L’occultation de l’histoire, dès lors qu’elle ne souscrit pas aux présupposés de l’idéologie occidentale, est tellement commode. Ce n’est pas un hasard s’il est à la base de l’enseignement historique en France : le mythe des jumeaux totalitaires accrédité par Hannah Arendt fournit à cette réécriture de l’histoire un argumentaire en béton armé. Reductio ad hitlerum, la doctrine prescrit de voir dans le totalitarisme un monstre à deux visages. Elle prête à Hitler le vœu de s’entendre avec Staline pour écraser l’Occident libéral, mais sans dire pourquoi la machine de guerre nazie s’est déchaînée contre le peuple soviétique, Hitler invitant ses généraux à mener une guerre totale et à exterminer les cadres communistes.

    Cette doctrine assène que l’idéologie et la terreur sont la caractéristique du régime totalitaire, alors qu’ils définissent parfaitement le régime infligé par les puissances européennes aux peuples colonisés. De manière absurde, elle identifie l’idéologie nazie et l’idéologie soviétique, alors qu’il n’y a rien de commun entre la mystique de la race et le marxisme-léninisme. Elle prête au régime totalitaire (à deux faces) des ambitions conquérantes et agressives, en oubliant que la conquête territoriale et le pillage colonial, historiquement, caractérisent à merveille l’Occident capitaliste.

    L’inconvénient de la vulgate arendtienne, c’est qu’elle regarde le monde d’un seul œil et qu’il est myope. Au lieu de corriger son interprétation à la lumière des faits, elle tord les faits pour les conformer à son interprétation. Les contradictions de l’histoire passent à la trappe, et elle enfile les abstractions comme on enfile des perles. Prouesses conceptuelles qui tournent à vide, et qui laissent la pensée orpheline d’une matière historique qu’elle a décidé d’ignorer. Loin de ces élucubrations, il y a urgence à ne plus s’en laisser compter. La romance occidentale, d’ailleurs, a-t-elle le moindre succès ailleurs qu’en Occident ? Comme on connaît la réponse à cette question, il ne reste plus qu’à balayer devant la porte.

    En ce , rendons hommage à nos libérateurs au drapeau rouge

    Bruno GUIGUE

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Billet Rouge- Liliane-par Léon Landini (LGS.info & IC.f r-10/04/20)J’ai connu personnellement Georges et Liliane Marchais, la camarade que vient d’emporter le Covid 19.

    La manière rigolarde, imbécile et indécente dont nombre de « journalistes » ont accueilli la mort de cette cordiale et combative militante ouvrière (après avoir passé sous silence celle du grand philosophe Lucien Sève survenue il y a quelques jours…) ne montre que leur sottise accablante « agrémentée » d’une incurable méchanceté : tant il est prouvé que l’ récurrent détruit le cœur et les neurones !

    Il n’est pas nécessaire, loin s’en faut, d’avoir approuvé toutes les orientations politique adoptées par le  à l’époque de Marchais, pour rappeler que ce militant ouvrier fraternel et son épouse étaient d’une incontestable sincérité : humainement et politiquement, leurs censeurs actuels ne leur arrivent pas à la cheville.

    C’est pourquoi INITIATIVE COMMUNISTE publie volontiers l’article ci-dessous de  et se joint, comme c’est aussi mon cas, au deuil des communistes, membres ou pas du PCF, qui ont connu et aimé notre CAMARADE Liliane.

    , président du PRCF, adhésion au PCF clandestin en 1942


    Liliane Marchais,

    les valises et les hyènes

    Le couple Marchais est en vacances en Corse quand il doit urgemment rentrer à Paris. Georges dit qu’il a demandé à Liliane de faire les valises. L’anecdote est répétée mille, dix mille fois. N’importe quel ignorant que la politique indiffère peut briller en nous sortant : « Liliane, fais les valises ! ».
    Vous prononcez le mot « valise », quelqu’un lance « Liliane ! ». Vous dites « Liliane », Bidochon ajoute « Fais les valises ! ».
    Goebbels a bien travaillé.

    Les politiciens, les journalistes, qui nous ont gavés de cette anecdote ont TOUS du personnel de maison. Ils ont des domestiques pour faire les valises, passer l’aspirateur, ranger la cuisine, faire la vaisselle, préparer leurs habits, servir le champagne quand ils reçoivent, faire les courses, torcher les mômes ou les conduire à l’école, sortir le chien, nettoyer la caisse du chat, tondre la pelouse, descendre la poubelle, nettoyer les « traces de freinage » dans la cuvette de leurs WC.

    Quant aux pauvres gens sans malice (vous ?) qui se moquent de Liliane-qui-fit-les-valises, combien ont eu parfois recours à une femme de ménage (2 h par semaine, allez !), une gardienne d’enfant ? Combien, devenus vieux, auront une aide-ménagère ?

    Marchais a été naïf et maladroit en disant que Liliane avait fait les valises. Mais, à lire comment la mort de cette femme est annoncée aujourd’hui (par la rigolade !), je trouve qu’elle paie cher. Elle paie le crime d’avoir été la femme d’un secrétaire du PCF.

    Les hyènes ricanent et bavent sur sa tombe en nous expliquant qu’elle fut mal considérée de son vivant.

    Il n’est pas indispensable d’être communiste pour comprendre que le PCF, ses militants, en admettant tous leurs défauts, ont au moins une magistrale qualité qui les fait se trouver, de leur vivant, face à ces salopards qui pissent sur le cercueil de ceux dont ils ont eu peur.

    Maxime VIVAS, du site Le Grand Soir

    sources: https://www.initiative-communiste.fr/    &   https://www.legrandsoir.info/

     

    Liliane Marchais lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 1981

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Contraints et forcés par l’énorme crise socio-sanitaire actuelle, nombre de commentateurs de la vraie droite et de la fausse gauche (type « Libé » et « L’Obs »), conseillent à la France de sortir – à petits pas – de la mondialisation néolibérale. Pas vous et pas ça, a-t-on envie de dire à ces « antimondialistes » de pacotille et à ces « altermondialistes » de la dernière heure !Qui ne voit en effet désormais, à la funèbre lumière de la pandémie, que la mondialisation néolibérale, qui nous promettait la « fluidité » absolue des relations humaines, enfin débarrassées de ces « archaïsmes » que sont les nations souveraines et les acquis sociaux, a abouti à son strict contraire : le cadenassage des frontières et… LE CONFINEMENT À LA MAISON DE LA MOITIÉ DE L’HUMANITÉ (l’autre moitié n’ayant, souvent, PAS de « maison » !).

    Macron qui est en France le fer de lance maastrichtien de la casse des statuts, du Code du travail, des retraites solidaires, des indemnités chômage et de l’État-Nation, est d’ailleurs aussi danseur-étoile au bal des hypocrites puisqu’on l’entend désormais, TRÈS PROVISOIREMENT, chanter les vertus de l’État-Providence, des services publics et de la Sécu (ruinée par les exonérations patronales !).

    Mais tout cela n’est que du VENT, car ces mêmes sinistres comédiens qui feignent de tonner contre LEUR mondialisation capitaliste sont aussi ceux qui demandent toujours « plus d’Europe », de « souveraineté européenne », d’ « armée européenne » et de proximité franco-allemande (dans la continuité du récent Traité d’Aix-la-Chapelle qui organise la vassalisation complète de notre pays). C’est le cas de Macron, bien sûr (qui n’a pas reçu pour rien le « Prix Charlemagne » à Aix-la-Chapelle), mais aussi de toute une série de responsables de la gauche établie. Y compris, hélas, du camarade Martinez et de Fabien Roussel, lesquels se sont répandus dans la dernière période sur la prétendue alternative d’une « autre » UE, sociale, écologique, pacifique, démocratique, hygiénique, féministe », et tout et tout. Ce qui fait passivement écho, notons-le bien, aux mots d’ordre défraîchis de la social-démocratie européenne et de ses appendices syndical et politique, la Confédération européenne des syndicats et le Parti de la Gauche Européenne, co-présidé par le sieur Pierre Laurent. Ah, les introuvables: l’« autre mondialisation », l’« autre Europe » et, pourquoi pas en prime, l’ « autre OTAN » et l’ « autre capitalisme » !

    Or, c’est quoi l’UE, très concrètement ? Elle nous répond elle-même, de manière univoque, ceci, qui est gravé dans le Traité de Maastricht et dans ceux qui l’ont suivi : l’UE est une « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée ». En clair, l’UE est la déclinaison européenne de la mondialisation néolibérale. De cette mondialisation même dont on nous dit qu’il faut la quitter avant qu’elle ne nous ait tous zigouillés à coups de délocalisations, de privatisations et de « dé-protection » « agrémentées » de dérèglements écologiques massifs, de services sanitaires démantibulés et de méchants virus circulant partout à la vitesse de l’avion…

    Or, MM. Roussel, Martinez et Cie, pouvez-vous nous expliquer, de préférence avec un petit schéma géométriquement cohérent, comment on quitte le Titanic en perdition de la mondialisation néolibérale sans s’extraire d’abord de la « cabine » que constitue, sur ledit vaisseau, l’UE ? Ayez l’amabilité d’expliquer aux mauvais géomètres que nous sommes, comment vous faites pour sortir d’une ville (la mondialisation) si vous refusez, pour commencer, de sortir de votre quartier (l’UE) ?

    Bien sûr, les petits télégraphistes rosâtres de l’UE (car structurellement, la gauche établie dépend de l’UE et de ses financements via le P.S. européen, la C.E.S. et le PGE), nous expliqueront qu’il faut quitter des traités actuels et qu’il faut en « renégocier » d’autres : de gentils traités tout roses, tout verts, tout arc-en-ciel. Et tout tricolores, ajoutera même Marine Le Pen qui, comme ses antagonistes de l’euro-gauche, clame aussi qu’elle ne veut pas quitter l’UE.

    Et qui donc va « renégocier » ces gentils traités mignons tout plein au nom de la France ? E. Macron, pour lequel ces dirigeants euro-constructifs de la gauche « alter-européiste » ont rabattu lors du second tour de la présidentielle ? Hollande ou le PS, qui a voté TOUS les traités néolibéraux, y compris l’ersatz de constitution européenne qui nous régit sous le nom de « traité de Lisbonne », et avec lequel Roussel et Brossat ont fait équipe de Paris à Lille en passant par Arras et Lens lors des municipales?

    Et avec qui tout ce beau monde « alter » va-t-il, à l’étranger, renégocier ces jolis traités européens tout beaux, tout jolis et pas mondialistes et néolibéraux pour deux sous ?

    Avec Angela Merkel, dont le parti flirte avec les néonazis en Thuringe et qui a vampirisé toute l’Europe de l’Est et du Sud en profitant de l’annexion des pays socialistes, puis de la zone « euromark », si profitable à l’impérialisme allemand ?

    Avec les gouvernants hollandais, suédois, et avec ceux de cette « vertueuse » Europe du nord qui défendent cyniquement, en pleine pandémie, la théorie inhumaine de l’ « immunité collective » pour refuser de confiner leurs ressortissants et… ne faire aucun tort aux profits de leurs capitalistes respectifs ?

    Avec les dirigeants cléricaux polonais, qui interdisent le PC de leur pays et qui ont obtenu (sans coup férir, faut-il le dire) des eurodéputés une motion criminelle renvoyant dos à dos les vaincus et les vainqueurs de Stalingrad et de Koursk, le Troisième Reich exterminateur et l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques ?

    Avec l’appenti-dictateur Orban, ce xénophobe fascisant et nostalgique du Régent Horthy ?

    Avec les États baltes, qui fêtent chaque année officiellement les Waffen-SS lettons qui ont « glorieusement » combattu l’Armée rouge aux côtés de Hitler ?

    Décidément, ces gens de la gauche « alter-européistes » qui prétendent sortir de la mondialisation sans quitter l’UE et qui, pour faire bon poids en matière de fumisterie, prétendent renégocier des traités favorables aux peuples sont, au choix (mais l’un n’exclut pas forcément l’autre…) des menteurs éhontés ou des benêts politiques : ils prétendent, si l’on peut dire, « sortir-dedans » et améliorer l’UE en négociant (assis-debout sur une pierre en bois ?) avec les oligarques libéral-fascisants qui l’ont rendue invivable aux travailleurs et paradisiaques… pour les actionnaires. Autant renégocier avec Marc Dutrou le règlement interne « protecteur » d’un orphelinat !

    Alors, mes camarades, ne nous laissons pas berner par les TRUQUEURS POLITIQUES qui « dénoncent en paroles la mondialisation »… mais qui, en pratique et sans rire, veulent « rester dans l’UE pour la modifier du dedans ». À l’approche du 29 mai prochain, 15ème anniversaire du Non français à la constitution européenne, celles et ceux qui veulent vraiment « virer la mondialisation virale », doivent AUSSI et SURTOUT militer pour virer concrètement, non seulement Macron, les LR, le PS, EELV et, bien entendu, les pseudo-patriotes du RN, mais l’euro, ce vitriol versé à jet continu sur l’hôpital public depuis trois décennies, l’UE, cette machine entièrement aux mains du capital, et l’OTAN, cet instrument des USA pour subordonner l’Europe et la France aux projets de guerre étasuniens.

    CLAQUONS LA PORTE DE L’U.E. ET SORTONS-EN PAR LA VOIE PROGRESSISTE EN OSANT RE-PROPOSER LE SOCIALISME AUX TRAVAILLEURS DE NOTRE PAYS ! Oui, VIRONS L’U.E., CE PIVOT EUROPÉEN DE LA MONDIALISATION VIRALE !  

    Floréal, le 7/04/2020

    Source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Billet Rouge-Paris brûle-t-il? Par Floréal, PRCF (4/04/20)

     

    Le bien-nommé Lallement, promu préfet de police par Macron en remerciement de ses vigoureux services anti-Gilets jaunes à Bordeaux, a vite refait parler de lui dans la capitale :

    • En matraquant, « nassant », ciblant et gazant comme jamais des manifestations syndicales autorisées
    • En répondant à une manifestante qu’il n’était pas dans « le même camp » qu’elle (bel aveu qui devrait déciller ceux qui, dans le mouvement ouvrier, et même parfois à la tête de la CGT, disent encore « notre République » en parlant du régime Macron !)
    • Et tout récemment en diabolisant les personnes qui suffoquent en ce moment dans les hôpitaux surchargés et que ce grand humaniste accuse d’avoir mal respecté le confinement

    En 1944, l’insurrection des FFI dirigés par le communiste Henri Rol-Tanguy a empêché la Wehrmacht d’incendier Paris comme l’avait ordonné Hitler.

    En 2020, il est temps qu’une nouvelle FFI (France Franchement Insoumise à Macron et à l’UE) se dresse pour chasser le bien-nommé avant que, de nouveau, Paris ne brûle !

    Il faut bouter Lallement hors de Paris, démission de cet individu dangereux !  

     

    Floréal, le 4/04/20

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Billet Rouge-Coup de Prague 2020 – Par G. Gastaud (IC.fr-23/03/20)Les méchants Chinois, qui poussent l’abjection jusqu’à être à la fois jaunes (comme le gilet) et rouges (comme le drapeau ouvrier), envoient gratis des masques par millions à la France et à l’Italie.

    Les Cubains et les Vénézuéliens, idéologiquement rouges et tropicalement bruns, bien que contraints de sucer des clous par le blocus euro-américain, envoient leurs meilleurs épidémiologistes en Italie. La dictature poutino-goulagoïde fait de même.

    Et pendant ce temps, que fait la très européenne République tchèque tout juste sortie de l’enfer soviétique pour rallier le paradis capitaliste et euro-atlantique ?

    Elle détourne à son profit les masques salvateurs arrivés de Chine. Au nom de la « solidarité de destin » européenne ?

    CERTAINS OFFRENT DES MASQUES, D’AUTRES LES TOMBENT !

    Et si les affreux totalitaires antihumanistes n’étaient pas TOUT-A-FAIT ce que l’on prétend qu’ils sont dans notre belle presse démocratique ? Et que l’on enseigne aussi aux gosses, pour faire bon poids, sur les bancs de notre insoupçonnable « école républicaine » ?

    Georges GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Billet Rouge-Ces idées reçues néolibérales que la pandémie pulvérise #COVID19France (IC.fr-19/03/20)1)« Les  sont d’affreux parasites budgé- tivores

    (voir les Unes haineuses et à répétition du « Point ») » : MAIS… quand tout s’effondre, qui « tient la boutique » sinon ces « affreux fonctionnaires » ?

    2) La France est trop centralisée, fi de la République une et indivisible d’antan, vive la décentralisation chère à « nos voisins européens » :  

    Mais un système de  centralisé et NATIONAL est un atout sanitaire majeur ; il est bon que les ressources hospitalières de Mulhouse, Nantes et Marseille soient mutualisées ; bref, le « jacobinisme », épouvantail ordinaire de nos néolibéraux et autres euro-fédéralistes, a du bon !

    3) Pour qu’un pays tourne et « performe », il faut « moins d’État » et de « dépenses publiques » ! :

    Mais quand tout se délite, qui donc joue le rôle charpente la nation en danger d’écroulement, si ce ne sont les infirmières, les profs qui gardent les enfants de soignants, voire (pour une fois comment n’en pas dire du bien ?) les policiers qui veillent à l’effectivité du confinement ou les services municipaux qui téléphonent aux personnes isolées et qui leur apportent à manger ? Et qu’est aujourd’hui contraint d’envisager Bruno Lemaire, qui décide par ailleurs de privatiser par tranche le rail, l’électricité ou les aéroports ? Il pense à nationaliser provisoirement certaines grosses boîtes « françaises » comme Orange, pour éviter des O.P.A. hostiles ou tout bonnement, pour éviter leur effondrement.

    4) «La numérisation virtualise toute l’activité économique » :

    ABSURDITÉ IDÉALISTE que volatilise l’expérience de masse actuelle : celle des soignants qui intubent les pneumoniques, des instituteurs qui gardent des enfants anxieux, des éboueurs qui continuent de ramasser les poubelles, des paysans qui s’entêtent à récolter des légumes, des ouvriers de l’agro-alimentaire et de la distribution qui persistent à nourrir le pays, des agents EDF qui veillent sur le système nerveux et continuent de nous chauffer, etc. Oui, au bout de tout travail, il y a toujours très matériellement, un corps vivant et une production ; et au bout de la production il y a une matière première ou seconde, n’en déplaise à l’idéologie immatérialiste et néo-magique ambiante, émule « moderne » de Berkeley ! Quant aux profs, ceux qui, en tout déni idéal-numérique, joueront la « continuité pédagogique » en aggravant la ségrégation sociale et en préparant de nouvelles suppressions de postes massives, ils se heurteront vite à la majorité des collègues qui, auront compris tout seuls que la présence de l’autre n’est pas la même chose que sa présence… virtuelle. Et que parler à une classe n’est pas la même chose que négocier à distance avec 30 individus. Bref, que la phrase de Thatcher, « il n’y a pas de société, il n’y a que des individus », ne tient pas la route.

    5) « Il y a, d’un côté, nos « magnifiques-démocraties-libérales-de-pointe » humanistes et performantes, et de l’autre tous ces affreux pays lointains lointains, jaunes, noirs, marrons et/ou rouges qui n’ont pas de gouvernement véritables mais seulement un « régime ».

    Dérisoire et raciste : car les Chinois ont une science d’avant-garde ; ils ont jugulé en un temps record une épidémie que d’autres pays « de pointe » ont eu deux mois de plus pour affronter, et qu’ils sont encore en train de nier pour certains. N’est-ce pas MM. Trump et Johnson ? Et l’Afrique doit beaucoup aux médecins cubains venus bénévolement sur place soigner et stopper le virus Ebola, pire encore que le corona. Ne parlons pas de la manière catastrophique dont nos propres… « régimes » ( ?) ont lamentablement foiré le traitement de l’épidémie tout en donnant chaque jour des leçons au trop « docile » peuple chinois. Quant à l’humanisme, sans garantir celui de Pékin (c’est un autre débat), je note que là-bas on a rapidement arrêté toute la production alors que, jusqu’à ces jours derniers, les bons chrétiens qui gouvernent à Londres, Berlin, Amsterdam, – et même au début Macron, d’où le conflit à retardement avec Buzyn – comptaient sur la diffusion massive du virus pour créer une prétendue « protection immunitaire de groupe » dont le prix à payer, sans le confinement auquel pour finir tout le monde se résout, eût été la mort de dizaines, voire de centaines de milliers de gens : en gros, « on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs »…

    6) « Il y a d’un côté les « anywhere », sympathiques nomades globishisants et friqués de la très « fluide » « mondialisation heureuse », et de l’autre les bouseux « somewhere », des ploucs sédentarisés inexpugnable- ment vissés à leurs galoches paysannes ou prolétari- ennes.

    Que nenni ! Sous nos yeux, l’étrange mondialisation capitaliste aboutit, comme toute aberration qu’on pousse à son terme, à son contraire logique : en exportant à vitesse V les tornades, les crises économiques, les virus, elle aboutit à cette conclusion néo-orwellienne : « la mondialisation, c’est la quarantaine, la « désegmentation » totale de l’humanité, c’est le CONFINEMENT, le « sans-frontiérisme » NÉOLIBÉRAL (les « quatre libertés de circulation » du traité de Maastricht : des capitaux, de la main-d’œuvre, des services et des marchandises), c’est le slogan aux étranges résonances (« chacun chez soi »), avec triple cadenassage des frontières. Tous les « nomades » redeviennent brutalement des « imbéciles heureux qui sont nés quelque part », seuls les PROLÉTAIRES se déplacent (sont forcés de se déplacer) pour faire tourner les fonctions vitales ; et ceux qui paient le plus lourdement l’addition de CE sans-frontiérisme-là, ce sont les migrants pauvres chassés par les guerres impérialistes et par le vandalisme environnemental… PAS DE PLACE À L’HOSTO ! 

    7) « L’UE et l’euro nous protègent des excès de la mondialisation ».

    Faux, depuis le traité de Maastricht, sept. 92, précédé par le « tournant de la rigueur » de 84 visant à aligner le franc « fort » sur le mark, l’UE n’a cessé de RABOTER notre protection sociale (plan Juppé de 95, réclamé ouvertement par Kohl), nos  et nos SALAIRES RÉELS au nom des critères de Maastricht. Cela a affaibli dramatiquement notre système médical, longtemps classé 1er mondial, comme le fut longtemps l’Éducation nationale dans son domaine. Face au corona, l’UE est restée de marbre et le seul discours fort prononcé par Ursula von der Leyen à propos de la crise aura été pour rappeler le caractère intouchable du « marché unique interne » ! Que c’est beau l’humanisme !

    Plus gravement, l’UE fait si peu barrage à la dé-segmentation néolibérale, qu’elle se définit elle-même depuis Maastricht comme « une économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée ». Privatisations, délocalisations, dérégulation, autrement dit, rupture des digues et ouverture à toutes les crues. L’alternative ? Non pas évidemment la juxtaposition de marigots croupis visant à l’autarcie, ni la concurrence libre et non faussée (autre non de la DÉSEGMENTATION SAUVAGE) mais la COOPÉRATION internationale d’État à État entre peuples souverains, égaux et solidaires, planifiant leur développement et ménageant les ressources naturelles.

    Petite conclusion hydraulique pour finir :

    Entre le déferlement du fleuve néolibéral arrachant ses digues et répandant sa boue au nom de « la » liberté (pour qui ?), et la stagnation saumâtre de l’autarcie xénophobe (au nom de la sécurité), ne peut-on concevoir, à la manière des Égyptiens drainant les crues du Nil, des Hollandais endiguant leurs polders et de l’ingénieur Riquet creusant le canal du Midi, une segmentation/dé-segmentation organisant la circulation et la mise à niveau rationnelle des dénivelés territoriaux, naturels et culturels qui existent réellement ? Bref, en lieu et place de la SAUVAGE « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée », la coopération rationnellement planifiée de peuples souverains, égaux et solidaires se divisant le travail pour rendre enfin l’échange sûr, mutuellement profitable et temporellement soutenable ?

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Billet Rouge-MONDIALISATION DU CONFINEMENT? – Par Floréal, PRCF (IC.fr-17/03/20)

    Ils ont bonne mine les fans de la « mondialisation heureuse » qui nous promettaient un monde « dé-segmenté » où, grâce à la dérégulation sociale, à la privatisation générale, à la relégation des nations constituées, à la dé-protection du travail, au tout-globish évinçant les langues nationales, la fluidité absolue règnerait en permettant à l’homme d’être partout chez lui… Triste utopie menteuse que ce sans-frontiérisme néolibéral codifié par l’ « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » du Traité de Maëstricht. Mais il aura suffi d’un virus hideux voyageant à la vitesse de l’avion pour que la dialectique suicidaire de la mondialisation sauvage apparaisse au grand jour sa logique néo-orwellienne : La mondialisation ? C’est la quarantaine ! Et la « fluidité » universelle des bobos post-nationaux se proclamant « anywhere » (= partout chez eux) et se gaussant des bouseux « somewhere » (nous qui sommes sottement sédentaires), c’est le confinement et le « chacun chez soi » aux relents involontairement lepénistes (on n’est pas loin du haineux « on est chez nous ! » des meetings du RN..).

    Tout avait commencé en 1989 par un mur dit « de la honte » s’écroulant sur la tête du prolétariat international poussé par d’inconscients petits bourgeois sacrifiant leur emploi et leur pays antifasciste par désir irrépressible de « bouger ». Ça s’était poursuivi par la restauration mondiale des rapports d’exploitation capitaliste baptisée « triomphe du monde libre ». Ça s’était épanoui dans la promesse d’un « nouveau monde »  où l’ubérisation, la numérisation et l’américanisation allaient lisser toutes les aspérités de classe, de nation, de langue, de culture, en un mot, toutes les différences faisant obstacle au « grand marché mondial » voulu par les transnationales… Or, nous voilà claquemurés chez nous, toutes frontières closes ? Pourquoi cet étrange renversement ?

    Parce qu’il y a dé-segmentation et dé-segmentation. Il y a la dé-segmentation capitaliste qui, tel un fleuve furieux brisant toutes les digues, ravage les protections péniblement édifiées par les luttes séculaires. Il y a son contraire, ou plutôt son complément, le protectionnisme autarcique dont Hitler donna jadis l’exemple hideux et qui, pour filer la métaphore hydrique, transforme les nations en autant d’étangs croupissants. Mais il y a aussi, dialectiquement, la segmentation humaine, rationnelle : celle des travailleurs, Égyptiens, Chinois antiques, Hollandais, canalisant les crues, contenant les marées et drainant les eaux stagnantes, construisant des digues, des polders ou des écluses, irriguant les déserts à l’aide de norias, et, par cette segmentation même qui gère sans le nier le dénivelé spatio-temporel des différences humaines, rend enfin le fleuve durablement navigable. Cette segmentation-là permet au contraire une « navigation » continue, quoique rythmée et scandée par des ralentisseurs artificiels, écluses, passages à niveau, etc., entre générations et entre territoires.

    Voilà ce que serait une mondialisation régulée, planifiée, co-construite, par des peuples libres, égaux et fraternels échangeant les richesses, les savoirs et les ressources dans le cadre d’une division du travail mutuellement consentie. Non pour construire une économie anarchique qui « ne produit la richesse qu’en épuisant la Terre et le travailleur » (Marx), et qu’en dispersant mondialement les virus, les tornades et les canicules, mais pour édifier le socialisme-communisme d’une société capable de gérer ses différences et de les partager à l’avantage de tous.

    Une utopie, le communisme, vraiment ? Si vous hésitez encore à vous engager pour lui pendant qu’il est temps, regardez la hideuse utopie par trop réelle de la mondialisation capitaliste prenant la forme du confinement universel et des salles de réa aseptisée : cette utopie-là, nous la vivons désormais. Et elle a pour nom « COVID 19 » !

    Floréal (PRCF), le 17/03/2020

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Le  met en évidence l’état scandaleux des services publics étranglés par des années d’. Cela ne vaut pas seulement pour l’hôpital public au bord de la rupture et qui est en grève depuis maintenant plus d’un an face à un régime Macron sourd à l’alarme des soignants, n’ayant d’oreilles que pour l’Union Européenne, le MEDEF et le CAC 40. Il vaut également pour l’éducation nationale. Comme le démontre ce témoignage d’une enseignante, dans une tribune diffusée par nos confrères de Libération.

    L’Éducation nationale bégaie, bafouille et postillonne

    Tribune. Hier, des élèves de première me disaient : «Vous vous rendez compte, avec tout ce qu’on a subi depuis le début de l’année, maintenant on nous prend pour des cons et on ne nous informe pas !» Ils venaient d’apprendre qu’un cas de coronavirus avait été diagnostiqué dans leur établissement, événement probablement de plus en plus fréquent ces jours-ci, mais d’autant plus insupportable à leurs yeux que l’information avait fusé informellement parmi eux quelques heures à peine après qu’elle avait officiellement été communiquée au personnel d’établissement ; mais qu’elle était en train de mettre tranquillement plus de vingt-quatre heures pour leur parvenir en bonne et due forme. Et pour eux, c’était la gouttelette qui faisait déborder la coupe pleine, le postillon de trop, après l’explosion des groupes classes, les paniques d’une rentrée aux emplois du temps sans ordre ni raison, après l’incompréhension face aux logiques de spécialité, les perspectives d’orientation brouillées, après les E3C passées aux forceps, après la «réforme» du  en somme.

    Pour eux, c’était l’énième mépris, ce silence, «et puis, Madame, depuis que je suis au lycée, moi, j’ai jamais vu de savon dans les toilettes !» Rassure-toi, mon grand, je te crois. Moi j’en ai aperçu du savon, mais pas tous les jours, j’en ai parfois guetté pendant des semaines, tout comme je continue de pister l’odeur caractéristique de produits sanitaires qui me signalera, en passant la porte, le nettoyage bimensuel des toilettes des profs.

    Prescriptrice… de pratiques sanitaires

    Hier, comme tous mes collègues, je me suis muée en mini-prescriptrice de pratiques sanitaires, en mini-épidémiologue, parce que le personnel des services de santé de l’Éducation nationale s’est bien gardé de passer dans les classes rassurer les élèves. Circulez, y a rien à voir, y a rien à dire, on pourrait presque dire #pasdevagues mais ça ferait beaucoup de gouttelettes. Et partout dans les classes et dans les couloirs, les élèves demandant : «Et mes grands-parents qui ont 93 et 95 ans, je renonce à les voir pour mes 18 ans ?» «Et mes camarades qui ont choppé la mononucléose, il ne faut surtout pas qu’ils l’attrapent ce virus ?» «Et mon père qui a une santé fragile, je ne l’embrasse plus alors ?» Parce que, surprise, les élèves ne vivent pas seuls dans des grottes en dehors des heures de cours, ils ont des familles, des amis, et ils ont peur pour eux, ils ont besoin d’information pour eux, ils ont besoin que l’Éducation nationale les aide à les protéger, eux.

    L’Éducation nationale leur répond : lavez-vous les mains (mais il y a pénurie de savon), utilisez du liquide hydro-alcoolique (que vous achetez vous-mêmes), touchez-vous le moins possible (à 35 par classes et dans des établissements où chaque intercours est une lente reptation coude à coude vers la salle suivante), toussez dans votre coude (et sous le nez de votre camarade à 30 cm de vous). Tout comme elle répond aux enseignants : procurez-vous à vos frais du liquide hydro-alcoolique et du savon (parce qu’on n’en pas à vous mettre à disposition), ouvrez les portes avec le coude, ne dites surtout rien, mais surtout parlez de façon rassurante aux élèves. Et sachez qu’aucun droit de retrait ne sera admis : il ferait beau voir qu’une épidémie soit considérée comme un danger.

    Situation ubuesque

    Un jour comme un autre au pays merveilleux de l’Éducation nationale : payez pour pouvoir faire votre travail, assurez votre propre sécurité et surtout obéissez, rentrez dans les rangs en attendant qu’on vous ait tous précarisés. La situation est ubuesque. La situation serait risible si elle n’arrivait pas en plein 49.3 sur la réforme des retraites qui prévoit d’allonger indéfiniment le temps de travail, porté par un gouvernement où il ne faut pas parler de pénibilité parce que ce serait sous-entendre que «le travail serait pénible». Elle serait risible si elle ne confirmait pas avec une violence atterrante le mépris de ce gouvernement pour tous les fragiles, les vulnérables, ceux que la solidarité nationale a le devoir de protéger ; ceux qui sont ouvertement présentés depuis des mois comme des charges, des dépenses, les boulets démographiques et sociaux de la «start-up nation».

    Alors, ne cédons pas à la panique, restons rationnels, mais puisque le gouvernement nous enjoint à ce point d’user de notre raison, conservons la méfiance raisonnable et nécessaire face à ces apprentis sorciers qui ne nous veulent pas de bien.

    Anna-Stéphanie Orluc enseignante

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Billet-Rouge-Coût du travail, nous aurait-on menti ? A propos de la publication des comptes de la SNCF pour 2019 – Par Tom 62  (IC.fr-29/02/20)

    Vendredi 28 février la SNCF publiait son bilan annuel relatif à l’exercice 2019 et constatait une perte impressionnante de 801 millions d’euros.

    Cette information faisait aussitôt les choux gras de la presse aux ordres. Ainsi, Le Monde titrait sur le sujet : « La SNCF dans le rouge en 2019 […] »*.

    La faute à qui? Vous vous en doutez… à la grève ! La suite du titre étant on ne peut plus clair « […] après la grève contre la réforme des retraites ».

    Il faut bien encore casser du sucre sur le dos de ces irresponsables grévistes! Non seulement ils n’ont pas travaillé, laissant sur le quai des millions de voyageurs hagards, mais en plus ils coulaient la SNCF.

    En fait, il s’agit surtout pour l’idéologie dominante de préparer la population à de nouvelles attaques contre le droit de grève, afin d’en limiter l’usage, de le rendre indolore… ou mieux, à terme, de l’interdire tout simplement… Vous avez dit fascisation?

    Comment se fait-il que la SNCF ait perdu tant d’argent sur ce mois de grève, alors qu’elle n’a pas dû verser de salaires à de nombreux employés sur la même période?

    Mais tout cela nous amène à nous poser une question, à nous qui lisons assidûment notre chère presse libre (et non faussée!) ; nous nous disions : comment se fait-il que la SNCF ait perdu tant d’argent sur ce mois de grève, alors qu’elle n’a pas dû verser de salaires à de nombreux employés sur la même période? Étrange ! Surtout lorsqu’on sait que ces salariés sont des cheminots privilégiés disposant encore, pour les plus âgés, d’un statut de nanti qui leur permet, comble du luxe, de survivre un peu moins mal que leurs frères travailleurs du privé !

    Pourtant, après qu’ils ont eu le culot de se mettre en grève contre la casse des retraites DE TOUT LE MONDE – et donc POUR tout le monde -, nous avons vu fleurir toutes ces fiches de paie à zéro…

    Dans le même temps, nous avons lu tous ces articles « d’économistes » et autres « experts » nous expliquant qu’ « en France le travail coûte trop cher ». D’ailleurs, nos chers dirigeants dévoués, les Sarko, El Khomri et autre Macron ont fait de nombreuses lois visant à « libérer » le travail pour le rendre plus « souple », « flexible », « rentable », bref, plus « compétitif ».

    Alors, comment expliquer le paradoxe entre l’absence de dépense en salaires versés d’un côté, aboutissant, de l’autre, à des pertes sèches? Cette société ne devrait-elle pas, au contraire, faire des économies?

    A moins que ce bon vieux Karl Marx évoquant l’ des travailleurs par les capitalistes ne soit dans le vrai? A moins que le travail ne coûte pas, mais qu’il soit au contraire la base de toute production de richesse? A moins que les milliards que possèdent quelques-uns ne soient justement et directement issus de cette ?

    Nous ne saurions le croire! Il  n’empêche que notre foi dans le système est clairement ébranlée…

    Alors, nous alertons tout de suite les Décodex du journal le Monde et autre Conspiracy Watch, pour qu’ils mettent fin à ces folles théories complotistes répandues par une bande d’hurluberlus communistes et assimilés.

    Parce que dans le cas contraire, peut-être que cette même bande n’a pas tout à fait tort sur d’autres points, comme sur la sortie du capitalisme, de l’OTAN, de l’Euro et de l’Union européenne, pour permettre, selon eux, enfin à la France et à son peuple de sortir du marasme dans lequel ils s’enfoncent… et avec eux cette grande entreprise sciemment naufragée qu’est NOTRE SNCF.

    Tom 62,le 29/02/20

    *https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/02/28/la-sncf-dans-le-rouge-en-2019-apres-la-greve-contre-la-reforme-des-retraites_6031233_3234.html

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Billet Rouge-MONDE A L’ENVERS – Par Georges Gastaud (IC.fr-21/02/20)Dans un poème intitulé El Mundo alrebes (le monde à l’envers), Juan Goytisolo évoquait allégoriquement une étrange société dans laquelle un « loup gentil » est maltraité par de méchants bergers. Même intuition renversante chez Heine, le poète allemand ami de Marx. Dans Die umkehrte Welt, Heine éreinte la société contre-révolutionnaire de son époque marquée par la défaite de la Révolution française et par la Restauration de l’Europe monarcho-féodale : dans cet univers étrange, c’était la « chouette » catholique, assise sur la Sainte-Alliance du tsar et de Metternich, qui osait se parer des lumières de l’avenir…

    Notre société fait encore plus fort en matière de renversement généralisé du sens et du contresens : voilà qu’elle inverse, non seulement les mots, mais les réalités. L’affaire Griveaux vient par ex. de révéler à quel point, mésusage des réseaux sociaux et voyeurisme décadent aidant, la vie privée, voire l’intimité peuvent choir du jour au lendemain dans le domaine public en déstabilisant familles et individus. Etrange société néolibérale où ce qui relève ordinairement de l’intime ou de l’entre-soi légitime est brutalement jeté en pâture à Monsieur Tout-le-Monde transformé en voyeur. En réalité, en chimie comme sur le plan sociétal, « rien ne perd, rien ne se crée, tout se transforme » : cette collectivisation pernicieuse de l’intime va de pair avec la privatisation destructive de l’espace public, des services publics et de tout ce qui devrait être commun à tous : non seulement l’accès à la nature (par ex. à la lune, ou à l’espace interplanétaire, n’est-ce pas M. Ellon Musk ?), non seulement l’accès au savoir scientifique (et c’est la prétention de certains à breveter jusqu’au génome humain), mais aussi ces grands services publics (de l’eau, de la santé, de l’éducation, de l’énergie, du transport…) et ces grands moyens de production et d’échange (ports, rail, aéroports, autoroutes, mais aussi grandes usines, banques et grands magasins…) dont l’usage détermine la vie de pays entiers et de millions d’individus.

    Impudent accès commun à l’espace privé – voire bientôt (quand l’imagerie neuronale aura assez progressé…) au for intérieur – et « en même temps », comme dirait l’autre, privatisation forcenée de l’espace public et des biens « communs » : tel est le mouvement croisé, aussi sournoisement totalitaire qu’anthropologiquement destructif, qui pourrit la vie humaine à l’époque « dés-humaniste » du néolibéralisme triomphant.

    L’inverse en somme de ce que promettait le Manifeste du Parti communiste où communisme est défini comme la société où le « le développement de chacun est la clé du développement de tous », le bonheur commun s’accroissant du déploiement harmonisé des individualités, et vice- versa. A rebours en somme du « tout-à-l’ego » que secrètent en permanence les sociétés capitalistes en proie au macro-pourrissement.

    Georges GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Pavlenski pose avec un néonazi ukrainien, mis en avant par ailleurs par Radio Free Europe…

    C’est entendu, la macronie s’enfonce de plus en plus dans l’ubuesque. Après les frasques de Ghosn, Balkany, Delevoye, voici les fantaisies, vénielles mais peu glorieuses, de Benjamin Griveaux.

    L’affaire Griveaux prend désormais un tour international « hénaurme », lorsque le président de la République s’en mêle. En effet accuser la Russie dans cette affaire relève de la théorie du complot caractérisée, celle qui consiste à présenter l’essence comme l’inversion totale du phénomène, vu que le « tombeur » de Griveaux, Piotr Pavlenski est un opposant déclaré à Vladimir Poutine. Accuser sans preuves un grand pays est aussi contraire à nos intérêts nationaux.

    À cela s’ajoute la prétention du bâtonnier de Paris de dessaisir  de la défense de son client pour « absence de distance » de l’un envers l’autre. Ce qui est à tout le moins malhabile. Mais la vidéo où  fanfaronne en disant, à propos de son client : « on l’a fait, on l’a fait sans haine et sans quoi que ce soit, on a juste montré un désaccord entre des actes et des paroles » était-elle plus habile ?

    Voilà l’essentiel de cette affaire : elle serait liliputienne si elle n’était tristement révélatrice de la décadence du débat politique dans un pays qui se faisait gloire jusqu’ici de ne pas mélanger, à l’américaine, les polémiques politiques avec l’étalage salace de la vie privée.

    Ensuite, une autre question concerne la gauche en France et la façon dont celle-ci se définit, ou plutôt se laisse définir si elle laisse le champ libre à des porte-parole désignés par on ne sait qui ni avec quels soutiens. J’ai nommé Juan Branco.

    Le personnel macronien – et singulièrement les députés – ont assez prouvé par leur nullité qu’ils sont interchangeables. Le choix de démontrer l’insoutenable légèreté de l’un des leurs est présenté par le jeune avocat comme une immense victoire stratégique, ce qui reste à prouver.

    Dénoncer comme le font Messieurs Branco et Pavlenski, tout en se disant anti-puritains, un puritanisme qui n’a jamais existé en France avec des méthodes qui, elles, sont à la fois voyeuristes et puritaines, est contre-productif. La preuve, Benjamin Griveaux a retiré sa candidature à une élection où il était donné perdant. Auréolé désormais du statut de victime, il se prépare pour la suivante. Il sera alors évident qu’il sera jugé de très mauvais goût (le goût, cela compte dans notre pays) de revenir sur cette affaire où Griveaux s’est avéré finalement, comme l’a relevé la presse, « irresponsable mais pas coupable ».

    Sans oublier que ces diversions sociétales et ces papotages mondains constituent une excellente diversion tandis que, comme l’a relevé Floréal dans nos colonnes, le duo Édouard Philippe/Laurent Berger mitonne l’assassinat final des retraites, tandis que les lycéens composent sous la “protection” de la “police républicaine” chargée de sauver le faux bac Blanquer.

    En outre, en ce qui concerne le volet international de l’affaire, comparer Macron à Poutine, cheval de bataille de M. Pavlenski, oblitère le fait macroscopique que la France a rejoint, depuis N. Sarkozy, le commandement intégré d’une alliance militaire qui entoure la Russie d’environ 500 bases, la réciproque n’étant pas vraie.

    Bref,  la gauche ferait mieux d’abandonner aux seuls réseaux  dont c’est, visiblement, la raison de vivre, ces attaques rabiques et complices de l’impérialisme contre la Russie.

    Je m’étonne d’ailleurs que Juan Branco, pourtant lui-même partie prenante de la défense de Julian Assange, ne s’inquiète jamais lorsque nous dénonçons inlassablement, depuis août dernier, la présence avérée et reconnue d’officines financées par l’Open Society de George Soros au cœur même de la défense du journaliste australien (Center for Investigative Journalism, Fundacion Ciudadania Intelligente, cf. notre livre Julian Assange en danger de mort, Delga, Paris, 2019). Alors qu’Assange, lui, n’a pas hésité à déjouer la collusion entre Soros et Clinton lors de la dernière élection présidentielle aux USA.

    Jean-Luc Mélenchon a raison de voir, à propos de Piotr Pavlenski le problème suivant :  « Il fait valoir une manière d’être qui est totalement réactionnaire, qui est de l’ordre moral, qui est : une personne toute seule décide qui est coupable, de quoi… C’est absolument infect. » (BFM tv)

    Ce qui échappe, peut-être, au dirigeant de la France insoumise, c’est que ces méthodes qui jouent sur la personnalisation et la médiatisation d’un simple individu au détriment de l’action politique profonde auprès des masses peuvent rappeler dangereusement celles des révolutions orange, de celles dont George Soros s’est vanté en 2014, sur CNN, à propos de l’Ukraine. Et qu’avec cette gauche médiatique Soros achetée à coups de biftons et de réseautage, c’est la souveraineté populaire, celle que nous devons à Jean-Jacques Rousseau, qui perd à tous les coups. On le voit à la tournure fascisante qu’ont pris les événements ukrainiens après le « Maïdan » (sauvage assassinat des militants communistes à Odessa, guerre au Donbass etc.).

    « Les idées deviennent une force matérielle quand elles s’emparent des masses », disait Karl Marx. Mais ce n’est pas comme cela que la gauche 2.0 compte préparer l’insurrection populaire qui balaiera le capitalisme et l’impérialisme. Ces embardées, loin des masses (Lénine disait : un pas en avant des masses, pas un de plus) sont le fait d’une avant-garde aventuriste  et irresponsable, vulnérable à la moindre répression. Ou bien celle-ci ne pourrait triompher qu’au prix de compromissions, notamment avec cette fameuse « assistance extérieure » et ce « recueil d’intelligence sur les opérations de la dictature (à renverser) » dont parle Gene Sharp lorsqu’il théorise des révolutions orange, c’est-à-dire dans le contexte actuel forcément l’aide de l’Occident et de ses services secrets (cf. l’analyse de D. Losurdo, La Non-Violence, p. 284-285, Editions Delga, Paris).

    On savait que Branco n’était guère rouge. Il a tous les diplômes sauf la formation concrète d’un militant ouvrier ou d’un cadre léniniste. Ce qui explique sa grande naïveté.

    Il aspire au jaune, ce qui demande certainement patience et humilité.

    Aura-t-il la lucidité de voir que la voie orange, si elle est plus rapide, ne mène pas nécessairement à la gloire ?

    Nous lui souhaitons cette lucidité, mais dans ce cas, il faudrait qu’il commence, vu qu’il est proche du dossier, par expliquer pourquoi Julian Assange, adversaire de Soros, est défendu actuellement par de nombreux partisans et stipendiés de ce dernier.

    Aymeric Monville

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Billet Rouge-De Ghosn à Balkany en passant par Grivaud : le pourrissement sur pied – par Floreal (IC.fr-14/02/20)

     et le faux Dupont de Ligones superstars : les médias du capital ont les héros qu’ils peuvent. La prostate de Pernaud, le cancer de Tapie, les galipettes de Grivaud, ainsi va le ” débat politico-“sociétal” de la cinquième “République”, pendant que le duo Édouard Philippe/Laurent Berger mitonne l’assassinat final des retraites et que les lycéens composent sous la “protection” de la “police républicaine” chargée de sauver le faux bac Blanquer. 

    Décidément, amis et camarades, nous devons tous presser le pas pour reconstituer les outils du vrai changement, parti communiste de combat, syndicalisme de classe, alternative antifasciste, patriotique et populaire. Car plongé dans ces remugles médiatiques, notre pays risque fort d’être une proie facile pour l’extrême droite. 

    Laquelle ne se résume pas à Marine le Pen quand on voit la manière dont le gouvernement actuel réprime la jeunesse et le mouvement populaire…

     , le 14/02/2020

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Après le péril noir (le virus Ebola parti d’Afrique qu’ont magnifiquement combattu les médecins cubains !), revoici le péril jaune (surgissant de la « Chine rouge » qui plus est : ce pays n’a rien pour plaire !) prenant la forme d’une infection virulente centrée sur la province chinoise de Wuhan. Même s’il est difficile aux média-menteurs de dénigrer le PC chinois à ce sujet (les mesures de protection prises par Pékin, dans l’intérêt du peuple chinois et de la population mondiale, sont drastiques), les gloses malveillantes contre le « régime communiste » ont vite fleuri dans les médias du capital : car au pays d’Agnès Buzyn, comme chacun sait, mille chefs de service ne viennent surtout pas de résilier leurs fonctions administratives pour dénoncer l’ « insécurité médicale » qui règne dans les hôpitaux hachés par l’euro-austérité…

    La réalité est que ces menaces à répétition d’épidémies, d’épizooties et autres pandémies devraient interroger sur le dogme central de l’idéologie néolibérale chère aux euro-cabris : celui de l’ « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » qui définit l’UE dans les traités européens successifs. On voudrait en effet faire croire aux bonnes gens, et spécialement aux jeunes intellectuels (les jeunes prolétaires ont en général plus d’esprit critique : leurs parents ouvriers devenus chômeurs ont vécu les délocalisations !), que la modernité, ce seraient la « dé-segmentation » et le « sans-frontiérisme » absolus assorti des quatre « libertés » édictées par Maastricht :

    •  liberté de circulation des marchandises (suppression des droits de douane, droit pour les transnationales d’écraser les productions locales industrielles et vivrières),
    •  libre circulation des capitaux (vive l’optimisation fiscale légale !),
    •  libre circulation des idées (droit des GAFA à envahir le monde entier en imposant la langue unique du maître yanqui : le sacro-saint globish !) ;
    •  et bien entendu, « libre » circulation des personnes, en réalité, de la force de travail : car, comme le dit ironiquement Pierre Perret dans Lily, les migrant chassés de chez eux par la misère et les guerres impérialistes « Viennent tous de leur plein gré / Vider les poubelles à Paris »… Mais c’est là une triste liberté sous les étoiles, eût dit le poète turc Nazim Hikmet qui savait d’expérience que « c’est un dur métier que l’exil » et que le premier droit de tout homme est de vivre, d’aimer et de travailler au pays*.

    Sur le plan philosophique, voire ontologique**, on assiste de même à l’éloge immodéré de la dé-segmentation, au dénigrement de la discontinuité et de la « substance », à l’exaltation de la « nomadisation » générale, de la « fluidité » de l’être et du devenir sans rivage. A l’arrière-plan de ce bavardage pseudo-scientifique, ce n’est pas Héraclite, le fondateur grec de la dialectique matérialiste, qui émerge, mais… Laurence Parisot et son inhumain « tout est précaire, la santé, la vie, l’amour, pourquoi le travail ne serait-il pas précaire ? »… Comme si Héraclite n’avait pas été suffisamment rationnel pour comprendre que le flux est… permanent, que le fleuve dessine bien un lit relativement stable et que le feu cosmique qui symbolise la matière « s’éteint et s’allume avec mesure ». Comme l’ont montré Hegel puis Engels, les changements brusques, les seuils, voire les ruptures d’espace, les « catastrophes » et les « bords », se combinent… sans cesse, voire, « en continu », aux changements et aux espaces continus… En termes savants, on parle ainsi de « dialectique du continu et du discontinu »…

    Sur le plan ontologique, il est donc faux que tout soit « fluide » et gazeux, que tout circule sans cesse : il y a des seuils, des bonds qualitatifs, des révolutions et pas seulement des évolutions ; donc, spatialement ou temporellement, il existe des frontières – pour peu qu’on ne les conçoive pas sommairement comme des murailles infranchissables mais comme des lieux de passage permettant aux différences de circuler. Par exemple, faut-il de la circulation entre les pays, du commerce, des voyages ? Certes oui, et le monde n’a pas attendu la mondialisation néolibérale et l’OMC pour qu’Homère écrive l’Odyssée et que le Vénitien Marco Polo parcoure dans les deux sens les routes médiévales de la soie. Mais il y a circulation et circulation. La circulation capitaliste et néolibérale, c’est la guerre commerciale de tous contre tous, c’est l’immigration contrainte par la faim, et elle est conçue comme un moyen d’abaisser les salaires et d’opposer les travailleurs entre eux ; c’est aussi le chantage permanent au départ de l’usine à l’étranger si les ouvriers n’acceptent pas de travailler pour pas cher et jusqu’à pas d’heure. La circulation  communiste, c’est au contraire celle que pratiqueraient des Etats socialistes souverains, égaux entre eux, planifiant leur développement interne et leurs échanges externes. Des Etats se divisant le travail à l’international, cultivant les savoir-faire locaux, prenant appui sur les particularités géographiques de chaque pays, refusant de faire faire trois fois le tour du monde à un yaourt avant qu’il n’atterrisse sur une étagère. Chaque pays apporterait alors au pot commun de l’humanité ce qu’il sait faire de mieux : et par ex., avant d’être étranglé par la spéculation US sur le pétrole, le Venezuela bolivarien exportait à bas prix ses hydrocarbures à Cuba qui lui envoyait des instituteurs et des médecins. Quant à la RDA, quand elle accueillait des travailleurs vietnamiens, elle commençait par leur apprendre l’allemand, par leur fournir un logement, par leur permettre de capter la télé de Hanoi ; en échange du travail des immigrés indochinois, le Vietnam appauvri par trente ans de guerre recevait des produits industriels est-allemands. Et c’est d’ailleurs si vrai que dans l’univers lisse, en apparence de la mondialisation contre-révolutionnaire détruisant le Mur de Berlin et la différence Est-Ouest, les murs se reconstituent du Mexique à la Palestine ; et plus que tout autre Mur, cette invisible frontière interne à chaque pays, cette rupture de classe continue qui sépare une étroite minorité ayant tout de l’immense majorité qui, aux dires de Macron, n’a et « n’est », pour ainsi dire, presque rien !

    On peut penser aussi à l’image de l’écluse qui bloque provisoirement le flux ravageur d’un cours d’eau pour permettre aux péniches de circuler en mettant l’aval et l’amont à niveau de manière régulée. Dans notre exemple économique, le rôle de l’éclusier est tenu par le douanier dont le rôle est, non de fermer le pays (telle fut l’autarcie brutale des nazis), ni d’en permettre l’évaporation rapide (tel est le libre-échangisme du FMI), mais de mettre à niveau les économies nationales existantes pour que, sans jamais tarir, le flux ne se mue jamais en chute du Niagara dévastatrice. Il est d’ailleurs plaisant de constater que les adeptes de la « mondialisation heureuse » sont les premiers à exiger la fermeture des frontières, voire la mise en quarantaine, quand des pandémies, que contenait jadis peu ou prou la segmentation des espaces continentaux qui précéda le capitalisme, menacent de frapper les populations friquées du Nord et de l’Ouest en rompant les digues des pays de l’Est et du Sud…

    Il faut donc refuser l’opposition métaphysique entre espace continu et seuils de rupture, évolution graduelle et révolution brusque, monde ouvert et territoires repliés sur eux-mêmes. Le contenu de classe décide des bonnes segmentations : celles qui protègent les nations libres, les pays socialistes en construction et le prolétariat international. Et les mauvaises : celles qui conduisent à l’autarcie de fascistes préparant en secret leurs agressions. De même qu’il y a une bonne internationalisation : c’est celle des pays souverains coopérant pour « mettre au niveau » l’ensemble de l’humanité sans nier la diversité indispensable des langues, des productions matérielles et des élaborations mentales.

    Georges GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Je viens d’écouter les « vœux » de Macron : avec un cynisme assumé, ce Thatcher installé à l’Elysée par la finance a annoncé qu’il continuerait à massacrer les retraites, les services publics en général et l’Education nationale en particulier.

    Cet homme n’a plus rien d’un « président de la République », fût-elle bourgeoise. N’ayant d’autre feuille de route que celle, écrite à Bruxelles, de la thatchérisation totale des relations sociales sur fond d’euro-américanisation politique, idéologique, culturelle, militaire, voire linguistique de notre pays, Macron est un Attila sociopolitique. Il ne laissera rien debout du pays des Lumières, de la Révolution française, de Jaurès et du CNR ; du moins si n’émergent pas à temps les conditions d’une alternative politique 100% antifasciste et 100% anti-Maastricht.

    Enorme est la responsabilité politique de ceux qui, en mai 2017, ont en chœur rabattu sur le bulletin Macron pour « faire barrage à l’extrême droite » alors que cet individu sans foi ni loi (souvenons-nous de la manière dont il a politiquement trucidé son mentor Hollande…) avait claironné qu’il ne changerait pas une ligne de son giga-programme de casse, fût-ce pour remercier la gauche bobo de l’aimable apport de ses voix. Cela n’a pas empêché alors les Pierre Laurent, Philippe Martinez, Laurent Berger, Cambadélis, et Cie., non seulement d’appeler à voter pour ce personnage maléfique, mais de traiter quasiment de crypto-fascistes ceux qui, comme les militants franchement communistes du PRCF, disaient que l’on n’arrête pas Hitler en votant Hindenburg et que l’on ne stoppe pas la fascisation lepéniste en encourageant l’euro-fascisation néolibérale qui nourrit le populisme xénophobe.

    Considérable serait aujourd’hui la responsabilité de ceux qui continueraient à refuser la proposition du PRCF visant, sans mégoter ni ergoter, à construire une alternative politique centrée sur le progrès social, l’indépendance politique et la paix ; et pour ce faire, à porter à plusieurs voix la perspective d’un Frexit progressiste, antifasciste et anti-impérialiste AVANT que notre pays ne soit plus qu’une province socialement, territorialement, militairement et linguistiquement de l’Empire euro-atlantique qui martyrise AUSSI le reste de la planète.

    Ce n’est pas cette direction salutaire que prend hélas la direction du PCF qui vient, une fois de plus, d’appeler à une « union de la gauche » plurielle aux municipales : excellente occasion pour la section hexagonale du Parti de la Gauche Européenne, sinon de nourrir les luttes, du moins de recycler le PS maastrichtien totalement démonétisé. Et à cette fin, de contourner totalement la question du Frexit progressiste.

    Renforcez le PRCF amis et camarades pendant qu’il en est temps ; faites grève vous-même si vous le pouvez ou soutenez financièrement la grève MAINTENANT ! Visitez les cheminots, les agents EDF, les raffineurs et les enseignants en lutte ! Et n’hésitez pas à leur parler des propositions du PRCF pour que prenne corps le « tous ensemble en même temps » et pour qu’émerge une perspective politique vraiment neuve visant à sortir la France de l’euro, de l’UE-OTAN et du capitalisme.

    C’est indispensable, c’est urgent, c’est même vital désormais si l’on veut dégager A TEMPS les tortionnaires sociaux parvenus au pouvoir par la faute d’une fausse gauche devenue indigne de Robespierre, de Louise Michel, de Jaurès et d’Ambroise Croizat. 

    Floréal, le 31/12/2019

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Chili, Billet rouge-Liban, Algérie, France… la contradiction capital / travail au centre de la problématique objective -par Floréal  IC.fr-23/10/19)Au , des centaines de milliers de travailleurs et de jeunes affrontent un pouvoir oligarchique, triste héritier de Pinochet, qui appelle l’armée à “faire la guerre” à son propre peuple

    Au , les classes populaires contestent la légitimité du gouvernement issu des classes dominantes et exigent l’amélioration des conditions de vie.

    En , des millions de jeunes, femmes en tête, veulent chasser un pouvoir corrompu qui dissimule son incurie sous un anticolonialisme de parade. 

    En France, non seulement l’épisode des gilets jaunes n’est mais de grandes luttes s’annoncent pour décembre contre l’euro-casse des retraites orchestrée par Macron. 

    Même si les insurrections citoyennes en cours ou en gestation dans un nombre croissant d’Etats très divers n’en sont pas toujours clairement conscientes, leur contenu objectif récurrent relève de l’antagonisme qui est au coeur du mode de production capitaliste : le conflit inconciliable entre capital et travail. Plus que jamais, alors que la mondialisation capitaliste resultant de la chute du camp socialiste a aggravé tous les problèmes de l’humanité, le besoin existe dans chaque pays comme au niveau mondial d’une avant garde porteuse d’un projet communiste pour notre temps.

    Le  reste l’avenir du monde, ne serait-ce que parce que, sans la renaissance nationale et internationale du  organisé, le monde est privé d’avenir. 

    Floréal le 22/10/2019

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Billet Rouge-Telerama ou la servitude volontaire pour détruire la diversité linguistique. (IC.fr-6/09/19)

    Face au scandale d’une des dernières unes du magazine Telerama, en  pour faire la promotion du , les associations de défense de la  et de la diversité linguistique appelle chaque citoyen a protester auprès de la rédaction de ce média, pour lui rappeler les exigences des lois de la République d’une part, mais également l’inviter à faire face à ses responsabilités. Il y a urgence à défendre la diversité linguistique, et ce premier service public qu’est la  pour les francophones, face au tout anglais de Wall Street.

     

    Objet : la servitude volontaire 
     
    Madame Fabienne Pascaud, 
    Directrice de la rédaction à Télérama,
     
    Alors que l’anglais est en train de coloniser le pays, alors qu’il faudrait sonner le tocsin pour mobiliser la population à entrer en résistance, voilà que Télérama, en votre personne, demande à la une de son journal pourquoi nos enfants sont nuls – sous-entendu – en anglais ?
    Seriez-vous, Madame, aveugle, sourde ou exilée sur une île paradisiaque, loin de tout, pour écrire cela ?
     
    Des émissions « francophones » intitulées The Voice, Tonight info, Ninja Warriors, Modern Love, etc. ;
    des firmes « françaises » qui basculent toute leur documentation technique à l’anglais (Renault, PSA…) ;
    des transporteurs français dont le slogan unique est « France is in the air » (Airfrance)… ;
    des centaines de formations supérieures qui s’enseignent totalement en anglais en France même (alors que leurs enseignants et étudiants sont majoritairement francophones !)… ;
    des collectivités territoriales qui, illégalement, se « vendent » en anglais en France même (“OnlyLyon”, “Let’s Grau”, “Oh my Lot”, “In Annecy Mountains”, etc.) ;
    des responsables publics comme Valérie Pécresse qui privilégient l’anglais pour s’adresser aux Franciliens (cf le « pass » « Navigo Easy ») ;
    et, chaque jour, des pans entiers de la « com », de la pub, de la chanson, du cinéma, de la science, etc. qui passent au tout-anglais au mépris de la Constitution (« la langue de la République est le français »)… 
    Or, pour le premier journal culturel français, le problème n’est pas l’arrachage en cours du français à l’initiative de nos « élites », mais le fait que « your kids are nuls »…
    Peut-on s’aveugler davantage sur le scandale historique porteur d’énormes discriminations présentes et futures que constitue le basculement rapide et totalement antidémocratique de la France au TOUT-globiche managérial ?
     
    Salutations scandalisées,
     
    De la part des présidents d’associations de défense du français dont le nom suit :

    Marceau Déchamps, secrétaire général adjoint de Défense de la langue française (DLF)
    Georges Gastaud, président de l’association CO.U.R.R.I.E.L.
    Louis Maisonneuve, porte-parole du collectif Langue française
    Daniel Miroux, président de l’Alliance Champlain
    Albert Salon, président d’Avenir de la langue française (ALF)
    Régis Ravat, président de l’association Francophonie-Avenir (A.FR.AV)
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Billet Rouge-CETA : bien pensance médiatique et cynisme écocidaire font bon ménage-par André BELLON

    Nous reproduisons les commentaires d’, ancien député et animateur du groupe Constituante à propos de la réception au Parlement d’une jeune icône médiatique, laquelle,  à défaut de mettre en cause le rôle du capitalisme et du libre-échangisme mondial dans le délabrement environnemental, permet aux bien-pensants de toute l”UE de communier, en anglais comme il se doit, dans le culte abstrait de Gaïa tout en votant concrètement le  comme un seul homme. ..

    La carte du vote des députés sur le CETA

    Billet Rouge-CETA : bien pensance médiatique et cynisme écocidaire font bon ménage-par André BELLON

    On a les icônes qu’on mérite !

    par André BELLON

     

    La visite de Greta Thunberg à l’Assemblée nationale en dit plus sur l’état du Parlement que sur le réchauffement climatique.

    Nous vivons un moment historique formidable. On ne doute pas de l’importance du défi climatique pour la nation et au-delà pour l’humanité. Mais c’est alors qu’intervient la petite bergère, personnage traditionnel des contes de fées, mélange de Cendrillon et de Bernadette Soubirou, qui rassemble au Palais Bourbon les députés de tous bords. Fallait-il cela pour éveiller la conscience nationale ? Greta Thunberg, sympathique personne, a soudain surgi pour expliquer à nos parlementaires, qui l’ignoraient (?), que la terre se réchauffe et qu’il faut se référer en la matière aux scientifiques du GIEC.

    On s’étonnera que nos braves députés n’aient pas jugé utile jusqu’alors de convier les scientifiques en question avec autant de solennité et de créer un large débat autour de leurs thèses, autour des causes du défi autant que des moyens d’y faire face. On s’inquiétera, par exemple, qu’ils n’aient apparemment pas jugé utile d’auditionner Yves Coppens, le célèbre paléo-anthropologue, découvreur de Lucie, qui a longuement écrit sur les relations entre l’homme et le changement climatique. 

    Faut-il le rappeler ? Le rôle du député est de représenter et de décider au nom du peuple après un débat libre et raisonné, pas de servir de faire valoir aux Bernadette Soubirou des temps modernes.

    On remarquera que la gentille petite Greta demande surtout que nous donnions, sans autre débat, notre intellectuelle obole quotidienne à la cause climatique, permettant ainsi aux parlementaires d’ignorer toute interrogation sur le mode de production et sur le système économique et social. 

    Ayant ainsi obtenu l’absolution de la sympathique innocente, les députés ont alors pu masquer leurs contradictions criantes, par exemple entre le larmoiement collectif et le vote quasi concomitant du CETA, entre  et écologie.

    De nos jours, les grands gestes d’émotion collective se substituent souvent au débat démocratique, permettant ainsi au système dominant de se perpétuer sans soulever de grande hostilité.

    L’incapacité à débattre et les enthousiasmes faciles traduisent bien la déliquescence des démocraties et la menace qui pèse sur nos libertés et notre avenir. À quand la prise de conscience de la crise démocratique ?

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Billet Rouge-

    Il y a peu d’années encore, le était une journée de tout repos pour le pouvoir : celle qui symbolisait l’union sacrée autour du défilé militaire et du chef de l’Etat incarnant la « force tranquille »… Un consensus pseudo-patriotique que facilitait, depuis des décennies déjà, la désertion militante du PCF qui, « mutation » social-démocrate aidant, avait cessé de faire vivre au présent la signification insurrectionnelle du 1789 : rassemblements de rue, prises de parole revendicatives, bals populaires, vente de cocardes rouges et tricolores, c’était encore la tradition militante dans les années 1970 ; l’histoire a également retenu le meeting inaugural du Front populaire, le 1935, marqué par l’appel de Jacques Duclos à unir l’Internationale à la Marseillaise pour battre le fascisme et les féodalités financières. Sans parler du 1945 où une immense liesse populaire célébra tout à la fois la Libération du territoire national et la promesse de « Jours heureux » portée par le programme du CNR…

    Pourtant, en 2019, le 14 juillet n’aura pas eu la signification consensuelle attendue par le pouvoir, loin s’en faut. Car Macron, le petit proconsul de l’UE, de la « Françallemagne » et de l’atlantisme débridé, a placé le défilé militaire sous le signe de l’armée européenne arrimée à l’OTAN. Avec tout ce que cela comporte de menaces pour la souveraineté française, pour l’amitié avec le peuple russe et pour l’avenir du soulèvement populaire qui germe dans notre pays… Trahissant l’esprit du 14 juillet 1789 : tout le pouvoir au(x) peuple(s) souverain(s), l’actuel chef de l’exécutif, émanation quintessenciée du CAC 40, est prêt à toutes les allégeances extérieures pour se protéger d’un peuple français jugé incurablement frondeur et, comme dit Macron, « réfractaire aux réformes » (lisez : aux CONTRE-réformes frappant sans relâche les conquis sociaux et démocratiques du peuple français !).

    Reconnaissons toutefois que Macron n’a pas tort de craindre les forces populaires et de réagir en conséquence au profit de sa classe, la bourgeoisie capitaliste, et de sa caste, l’oligarchie financière. On pense au nouveau pic d’illégalité répressive qu’a signifié cette année l’arrestation préventive, comme c’était déjà le cas dans les années trente à l’encontre des militants connus du PCF et de la CGTU, de trois chefs de file des Gilets jaunes, dont l’un – Jérôme Rodriguez – a déjà été cruellement mutilé cet hiver par la « police républicaine » de Castaner… Mais rien n’y a fait. De courageux Gilets jaunes sont passés entre les mailles du filet policier et sont parvenus à siffler « Jupiter », dont les élections européennes ont confirmé qu’il ne représente que 11% des électeurs inscrits…

    De manière nettement plus problématique, de nombreuses voitures ont flambé dans certains quartiers défavorisés où la situation est explosive depuis longtemps. Par ailleurs, une part très minoritaire des supporteurs algériens, manifestant leur joie à l’issue d’un succès sportif, a choqué l’opinion en cassant des vitrines. Cela révèle combien la situation est éruptive après des décennies de montée du FN, de xénophobie d’Etat et aussi, car tout cela ne fait qu’un, de casse de la République et de complaisance envers les communautarismes de toutes natures.

     

    Bien entendu, tout ce que la France compte de fascistes et de racistes en a profité pour exiger une répression accrue : comme si l’on avait jamais empêché une marmite surchauffée de sauter en serrant toujours plus le couvercle… tout en continuant d’attiser l’injustice, l’autoritarisme et la goinfrerie sans limites d’une « élite » politique qu’illustre la lamentable affaire où s’empêtre l’ex-ministre macroniste De Rugy, personnification de l’écologie-caviar ! Sans parler de tout ce qui dissout quotidiennement le lien social et national dans l’acide sulfurique de la « construction » euro-atlantique : casse de la protection sociale, du produire en France, des services publics, tout-anglais obsédant, démantèlement de la République une, laïque et indivisible au profit des Grandes Régions et des « métropoles », empilement de lois liberticides, etc.

    Oui, malgré le brutal verrouillage institutionnel et policier que constitue la 5ème « République » sous tutelle maastrichtienne, tout cela finira bien par péter et l’ainsi-dite « crise des gilets jaunes » n’a été qu’un avant-goût des affrontements sociaux et civils à venir si une alternative révolutionnaire fédératrice ne se dessine pas très vite dans notre pays. De plus en plus d’ailleurs, des sociologues mettent en évidence ce qu’ils appellent l’ « archipel français », et qui désigne un processus de décomposition sociale et nationale porteur de tous les face-à-face… Positifs, si une avant-garde révolutionnaire se reconstruit à temps, mais complètement imprévisible si la problématique politique continue d’être accaparée par le néolibéralisme destructeur de Macron et par la xénophobie euro-compatible du RN.

     Si bien que nous, militants franchement , syndicalistes de lutte, patriotes 100% républicains, n’avons d’autre choix que d’accélérer notre travail d’organisation et d’éducation populaires afin que, doté à nouveau d’un parti de combat, d’un syndicalisme de classe affirmé, d’une gauche populaire et patriotique impulsant un large front antifasciste et anti-UE, le peuple travailleur puisse s’unir et riposter à temps à l’oligarchie capitaliste. Laquelle, à défaut d’entendre l’immense exaspération qui monte du pays, joue de plus en plus contre le peuple français les funestes cartes complémentaires du pourrissement social, de l’abandon national… et de la galopante !

    Georges GASTAUD*, porte-parole du PRCF, le 17/07/2019

    *Auteur de « Lettre ouverte aux ‘bons Français’ qui assassinent la France », Temps des cerises, 2005.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Valérie Pécresse abandonne les LR, son parti en pleine déconfiture. Que c’est courageux, chère Madame, vous allez enfin pouvoir « explorer des voies politiques nouvelles »… Et bien entendu, vous n’accepterez jamais, car ce serait, n’est-ce pas, trahir votre « famille » politique, un quelconque ministère régalien chez Macron ou, à la rigueur, une alléchante tête de liste à Paris sous l’étiquette de LAREM ? On comprend mieux pourquoi la nouvelle carte orange francilienne que vous promouvez s’appellera, en tout mépris de classe pour la langue française,  « Navigo easy »…

    Regardons maintenant de l’autre côté du spectre politique : à peine annoncé le mauvais score de la France insoumise, Clémentine Autain a débarqué sur toutes les chaînes pour canarder dans le dos ses camarades insoumis défaits. C’est d’autant moins élégant qu’en réalité, c’est la ligne Autain (sourdine mise sur la critique de l’UE, ciblage des écolos métropolitains, main tendue à la gauche traditionnelle…), portée par Manon Aubry, qu’ont massivement boudée les électeurs mélenchoniens de 2017, notamment l’électorat ouvrier…

    On se rappelle aussi la manière dont nombre de « socialistes » ont déserté leur parti quand il s’est écroulé, frappé de plein fouet par le discrédit pas volé de Hollande…

    Bref, c’est l’éternel « on a gagné ! » et « vous avez perdu ! », le grand air de la désertion et du lâchage politique est désormais chanté sur tous les tons par tous ces faux dirigeants qui ne supportent pas l’adversité.

    Et toujours, c’est la même sophistique travestie en dialectique subtile : on quitte la droite pour la refonder, on abandonne le PS pour rénover la social-démocratie, on quitte les Verts, comme le sieur Camphin, pour mieux servir l’écologie en « prenant ses responsabilités » (ça gagne combien un ministre, déjà ?), etc.

    Et j’ai d’autant plus de respect pour la parole proférée par Gabriel Péri peu de temps avant qu’il ne parte vers le poteau d’exécution : « si c’était à refaire, je referai ce chemin ».

    Floréal (PRCF), le 6/06/2019

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Billet Rouge-C’est trop d’honneur Monsieur Asselineau ! Par Floreal (IC.fr-

    N’ayant obtenu, malgré la mobilisation des militants , qu’un score marginal [1], M.  accuse… le PRCF qui aurait dû appeler à voter pour lui au lieu de dénoncer ces élections destinées à légitimer la néfaste « construction » européenne. [2]

    Nous ne méritons pourtant « ni cet excès d’honneur ni cette indignité ».

    En effet,

    1. Les couches populaires et la jeunesse continuent de s’abstenir très majoritairement [3] parce qu’elles comprennent d’instinct, vu leur expérience de la « belle » Europe, que l’UE est une dictature supranationale qu’il ne faut pas valider par son vote. Cette donnée DE CLASSE ne compte peut-être pas pour M. Asselineau, mais elle est d’importance pour nous, militants franchement marxistes et communistes ;
    2. Le surcroît de participation a, comme prévu, profité surtout au tandem Macron-Le Pen [4] alors qu’un enjeu important était de tenter de desserrer cet étau des néolibéraux et des fachos qui enserre le peuple français ; en collant des milliers d’affiches pour l’abstention citoyenne, le PRCF n’a certes pas percuté fortement les couches moyennes, sensibles au matraquage européiste de tous les médias, mais il a agi pour élever qualitativement la signification politique de l’abstention populaire du point de vue de la conscience sociale et civique : et c’est l’essentiel pour faire le lien avec les futures luttes sociales, mille fois plus importantes pour l’avenir du monde du travail que la mascarade parlementaire de l’UE et tous les bulletins de vote UPR réunis ;
    3. Il est contradictoire d’accuser à la fois le PRCF d’avoir pesé négativement sur le score très modeste de l’UPR, et de n’avoir eu, par ailleurs, aucune influence sur les électeurs. Mais peut-être, cher M. Asselineau qui ne voulez toujours pas voir qu’il existe une lutte des classes objective, est-il difficile de comprendre que le message franchement anti-UE du PRCF peut être reçu avec sympathie par les électeurs populaires et « insupporter » les électeurs aisés, biberonnés à l’euro-atlantisme et à un écologisme aseptisé, castré de sa portée anticapitaliste objective ;
    4. La réalité est que la montée de la participation électorale ne pouvait, dans la problématique électorale réellement existante et malgré les mensonges électoralistes “une abstention = un vote pour Macron ou Le Pen” , que favoriser ce pseudo-duel et vrai duo Macron/Le Pen, que les deux acolytes du second tour de la présidentielle ont promu ensemble ; si l’on voulait casser le piège de ce pseudo-référendum électoral pour ou contre Macron, qui aimantait le scrutin autour de ces deux derniers, le mieux était de délégitimer le PIEGE de cette élection ;
    5. Une fois de plus, M. Asselineau aura, à son insu, NUI au  ; pas seulement parce que c’est un Frexit PROGRESSISTE et anticapitaliste qui peut seul intéresser les masses populaires, mais parce que dire à chaque fois « je suis le candidat du Frexit » et obtenir poussivement à chaque fois un score inférieur à 2 points, c’est torpiller le frexit.
    Sans polémique inutile avec l’UPR, dont certains militants de gauche devraient plutôt nous aider à reconstruire un vrai parti communiste (au lieu de croire que la sortie de l’UE st « capitalo-compatible »), nous continuerons notre combat DE PRINCIPE pour délégitimer Macron, ce commis des super-riches, la 5ème « République » de plus en plus fascisante, l’euro, cette austérité continentale faite monnaie, l’UE, cette dictature de l’oligarchie, ET LE CAPITALISME, ce système régressif, antinational et fascisant.
     
    Floréal , le 27/05/2019
     

    [1] 13e position, 0.56% des inscrits, 1.12% des votants et 1.17% des exprimés soit 265 957, assez loin des 332 547 voix obtenues par M Asselineau à la présidentielle mais plus que les 148 481 voix recueillies aux législatives qui ont suivie par les candidats UPR

    [2] https://www.youtube.com/watch?v=c8YQO-sSU_E&feature=youtu.be&t=1267&fbclid=IwAR1M1iM7mMuDkZ_5PtDSiH8aztnGlqQ5Qo8QcUDIOj8IsWDK28oFa9saR0c

    [3] 1er position, 49.88% soit 23,6 millions d’électeurs soit 89 fois plus que le nombre de voix de l’UPR

    [4] https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/resultats-des-elections-europeennes-sanction-et-colere-populaire-illusions-et-desillusions/


     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • L’écrivain François Bégaudeau appelle au boycott des élections européennes ! (IC.fr-7/05/19)L’abstention citoyenne, le boycott, c’est cela le choix politique ultra majoritaire des électeurs de France qui se préparent une nouvelle fois pour les élections européennes. Les électeurs ne sont en effet pas dupes ni de ce qu’est l’Union Européenne, ni de ce que cette pseudo élection n’est qu’une farce visant à donner une apparence démocratique à une institution supranationale qui ne l’est pas. Ils votent donc avec les pieds en refusant d’aller voter, toujours plus nombreux, spécifiquement pour les européennes. Les sondages annoncent 60% d’abstention.

    L’écrivain François Bégaudeau, connus pour sa liberté de ton, appelle sur sa page facebook le 7 mai au boycott de l’élection européenne. Une analyse qui rejoint en tout point les arguments de la campagne pour l’abstention citoyenne menée par les communistes avec le PRCF et les JRCF. Cette plume trempée aux combats de la gauche ne mâche pas ses mots : ” Que les porte-coton du capital se mettent en branle pour faire élire un maximum de député-e-s européen-ne-s est donc dans l’ordre des choses.En revanche, la participation aux européennes des formations de gauche ne repose que  sur une illusion persistante “(François Bégaudeau).

    L’écrivain François Bégaudeau appelle au boycott des élections européennes ! (IC.fr-7/05/19)

    Mon ami Yazid Arifi, rencontré autour de l’École démocratique de Paris, m’a soumis l’idée d’écrire ensemble une tribune sur les piteuses élections qui s’annoncent. La voici.


     

    Boycottons l’élection européenne !

    par François Bégaudeau- le 7 mai 2019

     

    Alors que la France vit le mouvement social le plus long de l’après-guerre, réprimé sans scrupule par un régime qui a fait du peuple son ennemi, la préoccupation centrale de l’ensemble des formations politiques françaises est la compétition électorale continentale, qui va mobiliser leurs énergies militantes et leurs ressources matérielles et financières jusqu’au 26 mai.


    Lesdites formations vont s’affronter pour obtenir un maximum de sièges au sein d’un des parlements les plus faibles de la planète. Privé de toute forme d’initiative législative au profit de la Commission européenne (l’exécutif européen, composé de commissaires non élus et désignés par les États-membres), partageant ses minces prérogatives avec le Conseil de l’Union européenne (regroupement des ministres des États-membres), le Parlement de Strasbourg est à la mesure de l’ambition démocratique de l’Union européenne : inexistant.


    Dans ce contexte, quel sens peut-il y avoir à s’engager dans une telle élection ?
    Pour les partis et mouvements de l’ordre établi, qu’ils soient de droite plus ou moins extrême, du centre ou socio-démocrates, rien de plus profitable que de prendre part à cette mascarade capitalo-parlementaire. En effet, l’occasion est parfaite pour offrir à des caciques des opportunités de carrière enviables, sans prise de risque politique et aux frais d’un contribuable européen tenu soigneusement ignorant de la gestion de ses deniers à Bruxelles et Strasbourg. Lorsqu’on a fait de la politique un métier et que la réussite se chiffre en euros, cette Europe est, du point de vue du rapport coûts-bénéfices, une très bonne affaire.


    Ces mêmes forces, réellement de droite ou faussement de gauche, s’accommodent tout à fait de l’essence oligarchique d’une « Union » construite par et pour la classe dominante. En cela elles perpétuent leur tradition politique, la même que celle des prétendus “pères de l’Europe”, tous éminemment conservateurs (CDU allemande, Démocratie chrétienne italienne, Parti conservateur britannique, MRP français…). Du plan Marshall au Traité de Lisbonne, en passant par la participation à l’OTAN et les plans austéritaires ignominieux imposés aux pays du Sud depuis 2010, cette Europe accomplit sa vocation de syndicat des puissances de l’argent, au mépris de la volonté populaire qui l’a rejetée dans les urnes à maintes reprises. Que les porte-coton du capital se mettent en branle pour faire élire un maximum de député-e-s européen-ne-s est donc dans l’ordre des choses.


    En revanche, la participation aux européennes des formations de gauche ne repose que sur une illusion persistante. Irrémédiablement attaché à un idéal européen chimérique et hors-sol, tout un pan de la gauche continue à rêver éveillé d’une Union européenne enfin devenue démocratique et sociale, plus de 40 ans après les premières promesses d’une autre Europe par le Parti Socialiste d’alors. Des décennies entières de construction européenne pilotées par le camp du capital sans aval démocratique ne l’ont pas décillée. Elle s’en va donc à nouveau attaquer des moulins, avec en étendard le mantra de “l’Europe des peuples”. Que celle-ci n’en soit qu’au stade de l’avant-projet, 70 ans après le traité de Paris instituant la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, ne semble donc pas porter la gauche, branche radicale comprise, à la conclusion qui s’impose : l’Europe sociale n’aura pas lieu.


    Conjuguée aux disparités économiques, sociales et démographiques, l’absence d’une communauté politique européenne authentique rend illusoire toute convergence des différents pays. La construction européenne est vouée à demeurer l’apanage des dominants. Continuer à croire à cette Union, dont l’objectif même est de subordonner les espaces souverains à la technocratie bruxelloise elle-même sous influence(s), revient à se rendre complice de la destruction méthodique des sociétés qui survivent tant bien que mal sous sa coupe. Les salaires, les services publics, le tissu industriel, l’agriculture paysanne : tout y passera. Tout doit disparaître.


    Prenant acte du caractère irréformable de l’Union européenne, convaincus que l’avènement d’une souveraineté populaire passe par une sortie du capitalisme, nous boycotterons l’élection européenne qui se tiendra le 26 mai, et appelons les citoyen-ne-s du continent à en faire autant. Parallèlement nous voyons dans l’abstention record qui se profile l’occasion de constituer un large front continental d’opposition radicale à l’UE et de promotion d’une nouvelle forme de coopération internationale, attachée à multiplier les points de contact non-marchands et non-militaires (culturels, scientifiques, intellectuels, touristiques, sportifs) entre les pays d’Europe, ainsi qu’avec les voisins africains et asiatiques, dans le respect du droit de chaque peuple à décider de son destin.

    sources : Page Facebook de François Bégaudeau https://www.facebook.com/ 

    https://www.initiative-communiste.fr

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • NouvBillet Rouge-Nouvelles ténèbres ou lumières communes ? un enjeu crucial pour notre temps. Par G. Gastaud (à propos de deux découvertes scientifiques capitales).elles ténèbres ou lumières communes ? un enjeu crucial pour notre temps (à propos de deux découvertes scientifiques capitales).

    par Georges GASTAUD, 

    auteur de « Lumières communes » (Delga).

     

    Qui niera hélas que « l’horizon des évènements » politiques est sombre : à l’échelle mondiale, comme disait Hugo « Sophistes et soudards resserrent leur réseaux » ; c’est l’ère empoisonnée des Trump, des Netanyahou, des Bolsonaro, des Guaido et des autres momies réactionnaires ; c’est le retour arrogant des impérialismes allemand et japonais revanchards ; c’est la persistance interminable de la Françafrique néocoloniale ; c’est la tentative des ultra-maastrichtiens et des populistes d’extrême droite de se partager l’Europe en excluant les peuples ; au niveau national, c’est la grêle de mauvais coups contre les salariés, les chômeurs et les retraités, c’est le durcissement de l’Etat policier macroniste, c’est l’interdit de manifester et l’éborgnement de manifestants pacifiques ; c’est l’étranglement annoncé de l’Education nationale et de la fonction publique…

    Ne désespérons pas cependant : non seulement parce que le magnifique soulèvement des Gilets jaunes, malgré certains caciques syndicaux euro-formatés qui obtiennent tout de l’Etat bourgeois en termes de sinécures lors de leur admission à la retraite, montre que le peuple des Sans Culottes et des Communards n’a pas fini de narguer le Parti Maastrichtien Unique au pouvoir. Non seulement parce que le Venezuela, Cuba, la jeunesse de Palestinie sont toujours debout malgré les tentatives d’étranglement, sans parler du magnifique élan des jeunes et des femmes d’Algérie…

    Mais parce que le « front du progrès » ne se limite pas à celui du combat social, qu’ont provisoirement déséquilibré la contre-révolution en URSS et la mondialisation libéral-fascisante qui l’a suivie. Le « front des lumières » continue d’avancer malgré les innombrables tentatives visant à dévoyer la science ou à couper les crédits des recherches non immédiatement « bankables ». Rien que dans la journée du 11 avril, deux nouvelles très importantes :

    •  A l’initiative de savants français et philippins, les traces d’une nouvelle espèce humaine, contemporaine d’Homo sapiens, Homo luzonensis, a été mise en évidence dans l’île aux Philippines. Pas en avant très important pour la connaissance de l’ « hominisation » (loin d’être parachevée quand on voit l’état, proprement… préhistorique de l’espèce humaine actuelle, encore livrée à l’impérialisme barbare…).
    •  Au moyen de la coopération de savants de toutes nationalités, et grâce à la mise en réseau planétaire de nombreux équipements appropriés et télescopes, la première photographie d’un trou noir voisin de notre galaxie a pu confirmer pleinement l’hypothèse ancienne, conséquence de la Relativité générale einsteinienne, et dont l’astrophysicien français Alain Riazuelo est un pionnier mondial.

    « Rousseau dit « l’Homme avance ! » et De Maistre : « il descend ! », disait Victor Hugo, fixant les enjeux de classes du combat entre Lumières révolutionnaires et Ténèbres de la réaction. Tenons bon, camarades et amis, et continuons de transmettre « les flambeaux de la vie » et de la raison, comme y invitait jadis le poème scientifique du grand poète latin Lucrèce !

    Georges Gastaud.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Billet Rouge-C’est tout de la faute aux Gilets jaunes. Par Floréal, PRCF     (IC.fr-29/03/19)

    Les chiffres de la mortalité routière : ce n’est pas lié aux routes, à l’abandon (6 postes sur 7 d’agents de l’Équipement partant en retraite ne sont plus remplacés depuis dix ans) ni au beau temps qui revient après un mois d’averses, C’EST LA FAUTE AUX GILETS JAUNES qui ont occulté des radars !

    La croissance stagne, la France ne cesse de reculer sur le plan économique* : ce n’est pas la faute à l’euro qui, aligné sur le Deutsche Mark, plombe nos exportations depuis vingt ans, ni à l’austérité salariale, ni aux millions de précaires et de sans emploi condamnés aux vaches maigres suite à des années de privatisations et de délocalisations : c’est la faute aux Gilets jaunes qui plombent le petit commerce !

    Le moral des Français plonge, ils croient massivement que l’avenir des enfants sera pire que le leur, et d’ailleurs la démographie française fléchit : la faute aux Gilets jaunes vous dis-je, qui passent leurs samedis à se faire bêtement gazer par les gentils CRS au lieu de se reproduire après avoir visionné The Voice !

    Quant au climat, s’il se dégrade, cela n’a rien à voir avec le turbo-capitalisme mondial qui fait faire trois fois le tour du monde à un paquet de yaourt avant de le faire atterrir dans votre assiette, ou qui hypertrophie le transport aérien à l’usage des couches aisées pendant que l’ouvrier au SMIC habite à 80 km de son lieu d’exploitation quotidien : c’est la faute aux Gilets jaunes qui ont sottement refusé la taxe carbone sous prétexte qu’elle n’était pas écolo-fléchée et qu’elle frappait bien plus, proportionnellement, les travailleurs pauvres que les châtelains du Touquet…

    Bref, foulards rouges mes frères, il est temps de chanter en chœur ce petit refrain :

    Je suis dev’nu aphone, la faute aux Gilets jaunes, / J’ai un gros panari, la faute à Ludofski, / Je suis un peu enroué, c’est la faute à Drouet, / Mon intestin me pèse, la faute à Ro-dri-guez !

    Et à la fin, c’est Gavroche, coiffé du bonnet phrygien et du gilet jaune qui gagnera !

    Floréal (PRCF)

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Le premier ministre menace le mouvement populaire !

    Il annonce en vrac l’interdiction de certains lieux à Paris, Toulouse et Bordeaux aux manifestants des GJ.

    Il promet une plus grande autonomie aux policiers dans les manifs.  Qu’est ce que cela signifie Monsieur Philippe ? Plus de Flash ball ? Plus d’yeux crevés ? Plus de blessés parmi les manifestants (il y en a déjà cent fois plus que chez les policiers !).

    Il promet d’utiliser des drones et les vidéos pour judiciariser les manifestations. Pourra-t-on en faire autant contre les violences policières ?

    La participation à une manif, autorisée ou non autorisée, sera considérée comme de la complicité en cas de casse. Cela veut dire qu’il suffirait d’introduire quelques provocateurs dans une manifestation pour faire de la masse des manifestants des délinquants. Bien sûr, on ne peut que s’attendre à ce que les rassemblements et manifestations de travailleurs, de chômeurs et de jeunes précarisés, venus défendre leur dignité, soient les seuls à subir les foudres du gouvernement en pleine voie de fascisation.

    Dernier point, mais non des moindres, le premier ministre veut s’attaquer aux “personnalités” qui justifient les comportements “violents”. Que les profs d’histoire tremblent : s’ils montrent de la sympathie pour les” casseurs” qui se sont armés en pillant les armureries puis ce sont attaqués à la Bastille et qui l’ont enfin démoli, c’est eux que monsieur Philippe va embastiller !

    Bien entendu les grands patrons et leurs marionnettes politiciennes qui licencient des millions de travailleuses et travailleurs et cassent l’outil industriel de la France, eux ne craignent rien, tout au plus une Légion d’Honneur remise par Monsieur Philippe.

    La fascisation n’est plus contestable : quand la bourgeoisie ne peut plus compter sur le consentement des masses, quand sa politique ultralibérale réduit sa base de masse, le fascisme a été et est toujours sa solution alternative. La peste brune s’étend de Varsovie à Rio, de Kiev à Rome. Macron, Philippe et leur clique ne sont en aucun cas un obstacle à celle-ci. Ce sont eux qui créent les conditions qui permettront au fascisme de vaincre. D’où le contre-sens imbécile de ceux qui, à gauche, appelèrent à voter pour Macron en 2017 pour faire barrage à Le Pen.

    Macron c’est le Temer de la France. C’est le Renzi de la France. C’est le Von Papen de la France. Et l’Union Européenne est le chef d’orchestre de cette fascisation par sa politique de casse sociale, de casse de la souveraineté des peuples, de casse des libertés démocratiques.

    Front Antifasciste Populaire Patriotique et Écologique avant qu’il ne soit trop tard !

    Antoine MANESSIS (PRCF)

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Billet Rouge-Il y a 75 ans, ils mourraient pour notre liberté ! …(IC.fr-22/02/19)

    Il y a 75 ans, 23 résistants des FTP MOI de la région parisienne étaient exécutés au Mont Valérien le 21 février 1944. Arrêtés par la police française en novembre 1943. 68 résistants du groupe FTP MOI avaient été livrés aux nazis. Ces résistants de la main d’œuvre immigrés menaient depuis 1941 des actions de résistances armées, conduisant plusieurs centaines d’actions de combat, dont plus de 90 dans les seuls six premiers mois de l’année 1943.

    L’hommage des JRCF

    Le 21 février 1944, 23 membres des Francs-Tireurs et Partisans de la Main d’œuvre Immigrée étaient exécutés par les nazis pour avoir voulu libérer la France, eux qui étaient communistes et étrangers. Les allemands essayèrent de les salir en rappelant leurs origines étrangères, leur judéité, en les appelant « Armée du crime », mais ils ne firent que les embellir et bientôt la fameuse Affiche rouge devint un symbole de la résistance antifasciste et contre l’oppression en général.

    Leur nom était :

    • Celestino Alfonso
    • Olga Bancic
    • Joseph Boczov
    • Georges Cloarec
    • Rino Della Negra
    • Thomas Elek
    • Maurice Fingercwajg
    • Spartaco Fontanot
    • Jonas Geduldig
    • Emeric Glasz
    • Léon Goldberg
    • Szlama Grzywacz
    • Stanislas Kubacki
    • Cesare Luccarini
    • Missak Manouchian
    • Marcel Rajman
    • Roger Rouxel
    • Antoine Salvadori
    • Willy Schapira
    • Appen Tavitian
    • Amedeo Usseglio
    • Wolf Wajsbrot
    • Robert Witchitz.

    Nous sommes fiers d’avoir eu dans nos membres fondateurs du PRCF Arsène Tchakarian, le dernier membre survivant du groupe Manouchian, mort l’été dernier.

    Il nous faut aujourd’hui rappeler leur sacrifice car l’heure l’exige.

    Nous sommes face à une violence extrême du pouvoir macronien qui mutile et parfois tue dans le plus grand cynisme des manifestants en gilets jaunes. Ce pouvoir qui appauvrit les français, qui détruit le pays dans l’intégration européenne dont les français ne veulent pas. Nous ne pouvons pas rester sans rien faire face à ce pouvoir qui fait le jeu de la fascisation.

    D’autre part, ce pantin de Macron ne restera pas longtemps et la grande-bourgeoisie regarde déjà vers d’autres sauveurs car elle bien constaté la petitesse de son champion. C’est pour ça que nous ne devons pas renier notre antifascisme. En effet, ce n’est pas pour rien que Marine Le Pen a annoncé ne plus vouloir sortir de l’UE et de l’euro, elle a enfin compris comment se fait élire et ne pas servir uniquement d’épouvantail. Malheureusement, c’est bien elle qui pourrait (ou une autre personne de son espèce) être la remplaçante de Jupiter 1er, et nul doute qu’elle sera plus répressive que le gouvernement actuel.

    Plus encore, c’est l’ensemble de l’UE qui se fascise, de la Hongrie à la Pologne, en passant par l’Italie et l’Autriche. Le projet européen sent mauvais et on sent monter la peste brune, pas seulement en Ukraine. Nous n’avons rien à attendre de l’Union européenne, le seul barrage qu’elle sait faire c’est à toute politique socialiste, elle se montre incapable pour le reste.

    Plus que jamais, ne faisons pas de cette journée un jour de deuil, mais un jour de combat contre l’exploitation, le capitalisme et le fascisme !

     

     

    L’affiche rouge

    (interdite de radio et de télévision française jusqu’en 1981)

    Aragon

    Vous n’avez réclamé ni gloire ni les larmes
    Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
    Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
    Vous vous étiez servis simplement de vos armes
    La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans

    Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
    Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
    L’affiche qui semblait une tache de sang
    Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
    Y cherchait un effet de peur sur les passants

    Nul ne semblait vous voir Français de préférence
    Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
    Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
    Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

    Et les mornes matins en étaient différents
    Tout avait la couleur uniforme du givre
    A la fin février pour vos derniers moments
    Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
    Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
    Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

    Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
    Adieu la vie adieu la lumière et le vent
    Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
    Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
    Quand tout sera fini plus tard en Erivan

    Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
    Que la nature est belle et que le coeur me fend
    La justice viendra sur nos pas triomphants
    Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
    Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant

    Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
    Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
    Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
    Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
    Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant

      

    Légion

    Eluard

    (à la mémoire de vingt-trois terroristes étrangers
    torturés et fusillés à Paris par les Allemands)

    Si j’ai le droit de dire en français aujourd’hui
    Ma peine et mon espoir ma colère et ma joie
    Si rien ne s’est voilé définitivement
    De notre rêve immense et de notre sagesse

    C’est que des étrangers comme on les nomme encore
    Croyaient à la justice ici bas et concrète
    Ils avaient dans leur sang le sang de leurs semblables
    Ces étrangers savaient quelle était leur patrie

    La liberté d’un peuple oriente tous les peuples
    Un innocent aux fers enchaîne tous les hommes
    Et qui se refuse à son cœur sait sa loi
    Il faut vaincre le gouffre et vaincre la vermine

    Ces étrangers d’ici qui choisirent le feu
    Leurs portraits sur les murs sont vivants pour toujours
    Un soleil de mémoire éclaire leur beauté
    Ils ont tué pour vivre ils ont crié vengeance

    Leur vie tuait la mort au cœur d’un miroir fixe
    Le seul vœu de justice a pour écho la vie
    Et lorsqu’on n’entendra que cette voix sur terre
    Lorsqu’on ne tuera plus ils seront bien vengés

    Et ce sera justice.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Combattre l’ et ceux qui l’alimentent et l’utilisent

    Billet Rouge-Anti-sémitisme -par Antoine Manessis (PRCF)Imbécillité écœurante des actes antisémites indigne à juste titre. Nous, les communistes plus que les autres.

    Car enfin quand l’antisémitisme d’État, celui de Pétain – “le grand soldat” cher à - et de sa clique fascisto-cléricale et patronale – participait au génocide des juifs, quelle force politique fut-elle toujours aux côtés des juifs? Le Parti communiste. Et les mouvements de Résistance qui, comme les FTP-MOI, accueillirent de nombreux juifs (Politzer, Solomon, Feldman, Epstein, Rajman,Kneler, Boczar, Boïco, Rayski, Goldberg….et des centaines d’autres). Qui fonde l’Union des Juifs pour la résistance et l’entraide (UJRE) animée entre autres par  Charles Lederman sinon les communistes ?
    Les communistes qui ont toujours et partout combattu le et donc l’antisémitisme.
    Contrairement à d’autres. La bourgeoisie française en particulier qui fut antisémite au moins jusqu’en 1945 et que dire de l’antisémitisme de l’ Église Catholique à quelques nobles exceptions.

    La bourgeoisie utilise l’antisémitisme

    Les choses sont différentes aujourd’hui. La bourgeoisie (noire, brune ou rose macronienne, LR, PS, RN, médias chiens de garde) utilise l’antisémitisme contre la vraie gauche en amalgamant l’antisionisme – que partagent d’ailleurs de nombreux camarades juifs- et l’antisémitisme. On se souvient de Valls, alors premier ministre socialiste en France, qui était expert dans cette escroquerie, cette crapulerie intellectuelle. Il est vrai que le même manifeste aujourd’hui à Madrid aux côtés des Franquistes de Vox contre le gouvernement du PSOE…ce qui donne la juste mesure de son anti-fascisme.

    Quant à Macron, “Monsieur 18%”, il a évidemment entamé la même rengaine calomnieuse, insultant la France progressiste et anti-raciste, avec un définitif ” L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme”.

    Écoutons la réponse de Shlomo Sand, universitaire israélien anti-sioniste :

    L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi, aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain. J’ai également en mémoire des personnalités telles Marek Edelman, l’un des dirigeants rescapé de l’insurrection du ghetto de Varsovie, ou encore les communistes d’origine juive, résistants du groupe Manouchian, qui ont péri. Je pense aussi à mon ami et professeur : Pierre Vidal-Naquet, et à d’autres grands historiens ou sociologues comme Eric Hobsbawm et Maxime Rodinson dont les écrits et le souvenir me sont chers, ou encore à Edgar Morin. Enfin, je me demande si, sincèrement, vous attendez des Palestiniens qu’ils ne soient pas antisionistes !

    Je suppose, toutefois, que vous n’appréciez pas particulièrement les gens de gauche, ni, peut-être, les Palestiniens ; aussi, sachant que vous avez travaillé à la banque Rothschild, je livre ici une citation de Nathan Rothschild, président de l’union des synagogues en Grande-Bretagne, et premier juif à avoir été nommé Lord au Royaume Uni, dont il devint également la gouverneur de la banque. Dans une lettre adressée, en 1903, à Théodore Herzl, le talentueux banquier écrit : « Je vous le dis en toute franchise : je tremble à l’idée de la fondation d’une colonie juive au plein sens du terme. Une telle colonie deviendrait un ghetto, avec tous les préjugés d’un ghetto. Un petit, tout petit, État juif, dévot et non libéral, qui rejettera le Chrétien et l’étranger. » Rothschild s’est, peut-être, trompé dans sa prophétie, mais une chose est sûre, cependant : il n’était pas antisémite !

    Shlomo Sand

    Tout est dit.

    Nous ne tolérons pas que les descendants des anti-dreyfusards comme Macron insultent les filles et fils de Zola en les traitant d’antisémites. Le racisme est tellement naturel chez ces gens-là que Macron n’a pas pu s’empêcher de nous révéler son soubassement idéologique dans une phrase d’anthologie concernant le Gilet Jaune, Christophe Dettinger :   “Le boxeur, la vidéo qu’il fait avant de se rendre, il a été briefé par un avocat d’extrême gauche. Ça se voit ! Le type, il n’a pas les mots d’un gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan

    Le poisson pourrit par la tête. La pourriture raciste frappe au même endroit.

     

    Antoine MANESSIS ,le 14/02/2019

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Macron "en marche" vers Vichy-Par L. Landini, ancien Résistant.

     

    Fort éloigné des communistes mais fils de Résistant, le député centriste de Courson a provoqué l’ire des députés LAREM et MODEF quand il a déclaré à la tribune du parlement que le régime Macron était « en marche vers Vichy ». Question pertinente et réponse aisée à donner quand on voit, non seulement que:

    • Castaner et Cie ont manifestement donné à la police la consigne de faire peur et de frapper fort (17 manifestants sans casier judiciaire éborgnés ces derniers temps, ce ne sont pas des « bavures » !) ces derniers temps pour briser l’offensive des Gilets jaunes, empêcher la convergence avec les syndicalistes de lutte, fédérer toute la droite éprise d’Etat policier, du RN aux députés LAREM en passant par les si mal nommés « Républicains » ;
    • Ces mêmes individus font passer en urgence une nouvelle loi liberticide (14 en 14 ans, une par an depuis Villepin et Sarkozy alors que déjà, les dispositifs de l’état d’urgence sont gravés dans la loi !) et disposent des chars dans les rues de Paris, ce qu’on n’avait pas vu depuis la guerre ! La nouvelle « loi » scélérate permettrait aux préfets d’interdire à jamais de manif qui bon leur semblera! Comme dans les années trente où les flics coffraient préventivement les militants communistes connus à la veille du 1er mai !
    • Comme le régime de Vichy et ses prédécesseurs, les Daladier et Cie, Macron écrase le code du travail, les statuts publics, l’ensemble des conquêtes sociales, réduit les droits syndicaux, pendant qu’il augmente sans mesure les privilèges fiscaux et autres de l’ « élite ».
    • Comme Daladier et Pétain, qui ne savaient rien refuser à « Monsieur le Chancelier allemand », Macron a bien failli rendre un hommage national à Pétain le 11 novembre dernier. Comme le vieux maréchal félon, qui avait dit « souhaiter la victoire de l’Allemagne », Macron vient de signer DANS LE DOS DU PEUPLE un Traité d’amitié et d’INTEGRATION franco-allemand qui sur tous les plans, adapte la France aux désidérata de Berlin et de l’UE allemande. Et voilà que le chef de l’exécutif annonce, inconstitutionnellement, la substitution de la « souveraineté européenne » à la « souveraineté nationale », et la soumission de l’armée française à une « armée européenne » intégrée à l’OTAN, tournée contre le peuple russe et donnant à Berlin les clés de la force de frappe française. C’est le même Macron qui, au sommet européen de septembre, a froidement déclaré que son rôle était de mettre en place les « réformes demandées à juste titre par l’Allemagne ». Bref, le contre-amiral Debray a-t-il exagéré quand il a accusé Macron de TRAHISON dans une récente interview à I.C. ?
    • Jamais Vichy sans Versailles : ce président euro-formaté et chéri des milieux financiers n’a-t-il pas remercié publiquement les notables versaillais actuels et leurs ancêtres d’avoir jadis… « sauvé la République » ? Comme il ne peut s’agir de 1789, tout le monde sachant que la République était à Paris alors que le royalisme complotait à Versailles, Macron parlait donc forcément de 1871 où le chef du parti versaillais, M. Thiers (opportunément prénommé Adolphe !) fit massacrer plus de 30 000 prolétaires parisiens lors de la « Semaine sanglante », le tort des communards ayant été de refuser de livrer Paris aux Prussiens… et de rêver d’une « République sociale» !  

     

    Mais si Macron est en marche vers Vichy, le peuple travailleur retrouve, lui, le chemin salutaire de la résistance. Comme ce fut le cas sous le Front populaire et l’Occupation, il trouvera à ses côtés les vrais communistes invariablement fidèles au mot d’ordre proclamé dès 1940 par Duclos et Thorez :

    « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ! ».

     

    Léon Landini, ancien officier des FTP-MOI, grand Mutilé de guerre, Médaille de la Résistance, Officier de la Légion d’honneur.


     

    Voici ce qu’a déclaré M. de Courson, fils de Résistant et petit-fils de Léonel de Moustier (1882-1945), l’un des rares députés à avoir refusé les pleins pouvoirs à Pétain en 1940, qui s’engagea dans la Résistance, fut déporté et mourut des suites de sa déportation.

    Lois anti-casseurs : en marche vers Vichy ?

    Le projet de loi sous les yeux, il lance dans l’Hémicycle : « Une autorité administrative [le préfet] va priver un individu de sa liberté de circulation et de manifester au motif qu’il y a une présomption – bon, on va lui interdire -, des raisons sérieuses de penser – qui apprécie les raisons sérieuses ? L’autorité administrative ! Bon, bah, allons-y ! -, de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public… Mais où sommes-nous, mes chers collègues ? C’est de la dérive complète. On se croit revenu sous le régime de Vichy. Mais oui, vous êtes présumé, par votre attitude, être résistant, donc on vous entaule. Voilà ! Par l’autorité administrative ! Mais où sommes-nous ? Mais réveillez-vous, mes chers collègues ! » Propos qui ont, évidemment, soulevé le tollé de la majorité. IL EST BEAU LE « NOUVEAU MONDE » de MACRON et de CASTANER !

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Antisémitisme : scandaleux amalgames aux dépens des #giletsjaunes – Par Léon Landini – résistant FTP MOI, président du PRCF

    Traités de « judéo-bolcheviks » durant les années noires, héritiers de Jaurès et de son engagement sans faille aux côtés du capitaine Dreyfus, continuateurs des glorieux FTP-MOI formés et dirigés par le PCF clandestin et qui comprenaient de nombreux combattants juifs, les communistes ont mille raisons philosophiques, politiques et historiques de combattre l’, qu’ils ne confondent nullement avec cette variante du colonialisme qu’est le sionisme.

    C’est pourquoi nous jugeons scandaleux les propos tenus par le rabbin Delphine Horvilleur dans l’émission C à vous. Alors qu’historiquement, l’antisémitisme a toujours été un instrument du POUVOIR et des CLASSES DOMINANTES, de « saint » Louis à Pétain en passant par les tsars de Russie et par Adolf Hitler, pour diviser la classe exploitée et offrir un exutoire haineux au combat émancipateur, Mme le rabbin calomnie le mouvement populaire en général et les  en particulier quand elle affirme, contre toute vérité historique, que

    «l’antisémitisme marche TOUJOURS main dans la main à travers l’histoire avec la contestation de tout ce qui apparaît comme étant au pouvoir ou ayant du pouvoir ou étant proche du pouvoir, étant proche de l’élite, quoique ce mot veuille dire aujourd’hui, on sait plus très bien exactement, mais effectivement à travers l’histoire ça TOUJOURS été le cas, l’antisémitisme préfigure, fait TOUJOURS un peu vitrine d’une violence qu’il précède et qui explose de façon bien plus large à travers une parole antisémite qui très vite se traduit par un passage à l’acte violent … aujourd’hui elle explose tous azimuts, pour ce qui est du mouvement et des manifestations en marge du mouvement des gilets jaunes, effectivement, dès qu’on ouvre la boite de la contestation du pouvoir, ce qui peut être parfois légitime il faut être extrêmement vigilant parce que on active une certaine boite de pandore traditionnelle de l’antisémitisme qui est celle du pouvoir, de l’argent …” – CF ci-après

    En assenant de telles contre-vérités, Mme le rabbin alimente à son corps défendant l’antisémitisme puisqu’elle l’associe aux masses populaires en mouvement, alors qu’elle crédite les exploiteurs capitalistes d’une solidarité objective avec les juifs en général. Comme si d’ailleurs ces derniers, comme toute communauté humaine à notre époque, n’étaient pas divisés eux-mêmes en exploiteurs et en exploités, en combattant de l’émancipation (Marx en était, après Spinoza…) et en oppresseurs d’autrui (au premier rang desquels l’oppresseur colonial Netanyahou).

    Mme le rabbin et ceux qui lui permettent d’assener de telles niaiseries sur la télévision publique devraient réviser l’histoire. Elle leur apprendrait entre autres que 

    1. Sans la Révolution française, qui était bel et bien dirigée contre les privilégiés de l’époque à l’initiative des couches dominées de la population, les juifs de France n’eussent pas été émancipés en devenant citoyens de plein exercice
    2. Sans Stalingrad et le combat héroïque de l’Armée rouge ouvrière et paysanne, qui libéra entre autres le camp d’extermination d’Auschwitz, Hitler eût sans doute exterminé les juifs d’Europe : il suffit de se souvenir à cet effet des dates respectives de la victoire de Stalingrad et du débarquement américain en Normandie.
    3. Toutefois, il serait utile que Madame le rabbin se tourne un tout petit peu sur un passé récent et, elle s’apercevrait que sans les batailles [conduites par  malgré l’isolement, pendant des années après la Libération NDLR],  pour mettre en évidence le rôle très important joué par les juifs au sein des FTP-MOI, sans ses batailles  la participation des juifs à la Résistance Française n’aurait jamais été connue. On ne parlerait comme beaucoup continuent à le faire que de la déportation et de la Shoah, en laissant croire que les juifs se sont laissés déportés comme des moutons, sans contester le pouvoir, alors que les FTP-MOI sont, par les historiens sérieux, connu et renommés comme fer de lance de la Résistance armée dans nos villes.

    Léon Landini – Président de l’Amicale des Anciens FTP-MOI des bataillons Carmagnole-Liberté – Ancien officier FTP-MOI – Médaille de la Résistance – Interné de la Résistance – Grand Mutilé de Guerre – Président du Pôle de Renaissance Communiste en France

    Annie Lacroix-Riz – professeur d’histoire contemporaine émérite – Paris 7 Diderot –  petite-fille de Benjamin Arbessmann, assassiné à Auschwitz

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique