• Billets Rouges

  • BILLET ROUGE-APRÈS LES INSULTES DE MACRON-MEDEF EXCLUSIF: UN TWEET* DE “L’INCORRUPTIBLE”” Depuis le boutiquier aisé jusqu’au superbe patricien, depuis l’avocat jusqu’à l’ancien duc et pair, presque tous semblent vouloir conserver le privilège de mépriser l’humanité sous le nom de peuple.

    Ils aiment mieux avoir des maîtres que de voir multiplier leurs égaux; servir, pour opprimer en sous-ordre, leur paraît une plus belle destinée que la liberté partagée avec leurs concitoyens.

    Que leur importent et la dignité de l’homme, et la gloire de la patrie, et le bonheur des races futures ?

    Que l’univers périsse ou que le genre humain soit malheureux pendant la durée des siècles, pourvu qu’ils puissent être honorés sans vertus, illustres sans talents, et que chaque jour leurs richesses puissent croître avec leur corruption et avec la misère publique.

    Allez prêcher le culte de la Liberté à ces spéculateurs avides, qui ne connaissent que les autels de Ploutos** !

    Tout ce qui les intéresse, c’est de savoir en quelle proportion le système actuel de nos finances peut accroître, à chaque instant du jour, les intérêts de leurs capitaux. Le service même que la Révolution a rendu à leur cupidité ne peut les réconcilier avec elle. Il fallait qu’elle se bornât précisément à augmenter leur fortune.

    Maximilien Robespierre,

     

    * Extrait de Robespierre de Jean Massin, Club Français du Livre,1956,p.109-110
    **Ploutos (en grec) la richesse.Dérivé : ploutocratie = le pouvoir des riches.

     

     

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  • Billet Rouge-Où va M. Mailly? – Par Floréal, militant PRCF et ancien dirigeant syndicalJC Mailly et T. Lepaon en 2013

    M. Mailly se prépare-t-il une retraite dorée – comme l’ont fait avant lui MM. Chérèque, Thibault et Le Paon (tous dotés par l’État bourgeois de sinécures dorées pour occuper leurs vieux jours…) – en sonnant d’emblée la retraite de F.O. avant même que n’ait commencé la mobilisation contre les ordonnances Macron ? On peut se poser la question après avoir écouté l’Interactive que France-Inter a consacrée à M. Mailly ce mardi 22 août.

    * Le MEDEF reçu le premier aux « concertations » finales sur l’Ordonnance réformant le Code du travail ? « Il ne faut pas y voir un signe particulier » selon M. Mailly, qui est bien le seul à refuser l’évidence sur la signification ultra-PATRONALE de cette contre-réforme réclamée à cor et à cris par le MEDEF.

    * Le fait que chaque syndicat ouvrier découvrira un texte de 140 pages en deux heures chrono sans pouvoir en faire de copie (pour la presse, pour les travailleurs et pour les services juridiques du syndicat…) ?

    * Le fait que les journalistes soient tenus à l’écart de ces rencontres (« pas de fuite pouvant aider à la mobilisation », pense évidemment l’apprenti-dictateur Macron) ?

    * Le fait que rien d’écrit ne filtrera avant la promulgation de l’ordonnance assassinant l’œuvre d’A. Croizat ? C’est cet ensemble grossièrement humiliant pour les représentants du Travail que M. Mailly ose appeler « de vraies discussions ». Au risque de disputer à Berger, le patron de la CFDT jaunâtre, le titre peu ragoûtant de gentil accompagnateur de la casse sociale ?

    Et sans arrêt la même antienne dans la bouche de Mailly : « on verra bien le texte final, en attendant, surtout ne bougeons pas ! ». Bref, l’ordonnance qui sortira le 31 août et qui, sans aucun passage devant le Parlement – qui s’est auto-dessaisi en toute « modernité » ! – deviendra applicable dès la fin septembre avec d’énormes dégâts pour les conventions collectives, les CDD, les indemnités prud’homales, voire l’implantation des syndicats dans les boites (quelle protection pour le salarié régulièrement gréviste, ou pour le non syndiqué qui se fera « mal voir » parce qu’il aura, par ex., exigé le paiement des HS non payées, dès lors que les patrons de combat, sachant d’avance qu’un licenciement abusif ne lui coûtera pas grand-chose, n’hésiteront plus à se débarrasser des « emmerdeurs » par tous les moyens ?).

    D’un côté, Macron, le MEDEF et l’UE qui veulent aller vite pour prendre de court la mobilisation. De l’autre, les « syndicalistes » à la Mailly qui, tournant le dos aux syndiqués FO qui luttèrent avec la CGT contre la Loi Travail, refusent de « passer la première » et qu’ils serrent à mort le frein à main avec le souci évident de démarrer la mobilisation le plus tard possible… alors qu’ils savent parfaitement qu’il n’y aura qu’un mois de la publication à la promulgation, équivalent des décrets d’application inclus !

    D’ailleurs, a précisé Mailly au micro de M. Demorand, il n’est pas question pour FO de repartir avec la CGT, SUD et la FSU ; s’il y a contestation de l’Ordonnance, elle émanera de TOUS les syndicats. Derrière l’apparence unitaire du propos, il s’agit pour Mailly de remettre la CFDT au centre du dispositif, donc de lui conférer un quasi-droit de vie ou de mort, ou tout au moins de veto, sur le mouvement social. Et à supposer que la CFDT feigne de s’engager dans la contestation (en la tirant d’emblée vers le bas sur le plan des revendications et des formes d’action), qui parierait que le « syndicat » de Berger ne descendra pas à nouveau « en marche » du train des mobilisations comme l’ont fait Notat, Chérèque et Berger depuis décembre 95 ?

    Quant à l’argumentation de fond de Mailly, elle bat des records d’hypocrisie. En gros, explique-t-il, on ne peut pas être contre une simplification du Code du travail (« s’il n’y a pas de régressions pour les travailleurs », ajoute-t-il de manière parfaitement jésuitique).

    Comme si Macron n’avait pas été clair sur le contenu de classe très lourd de cette contre-réforme majeure dictée par Bruxelles (directive sur le marché du travail) et réclamée à cor et à cris par Gattaz…

    Comme si l’ordonnance Travail n’était pas le premier volet d’un « paquet » thatchérien visant à abaisser massivement les revenus issus du travail en France (réduction des indemnités chômage, facilitation majeure du « droit » patronal de licencier à plaisir, destruction des conventions collectives au profit de prétendus accords d’entreprise imposés par chantage à l’emploi, marche à l’ubérisation générale (cf les deux lois Macron déjà en service), dé-tricotage des statuts publics, « retraite à points » indexées sur les aléas économiques, baisse des APL, mise en concurrence des établissements scolaires publics, alignement par le bas des retraites, blocage des salaires des fonctionnaires, fin rapide, et sans alternative, des « contrats aidés », casse géante de la fonction publique territoriale et d’Etat).

    Bref, à moins d’être idiot ou, bien plus vraisemblablement, de mentir à ses mandants, un syndicaliste digne de ce nom peut-il avoir le moindre doute sur la signification PATRONALE ET ULTRA-DROITIERE du dispositif des ordonnances euro-macroniennes qui visent à rendre la France business-friendly (en bon français, asservie au capital) ?

    Il faut enfin que M. Mailly nous explique comment il a pu lutter pendant des mois contre la Loi Travail, qui engageait le renversement de la hiérarchie des normes, donc la mise en extinction des conventions collectives de branche, et comment il peut aujourd’hui semer des illusions sur une Loi travail XXL à côté de laquelle la loi El Khomri fait presque figure de hors-d’oeuvre ? Comment est-il possible de se mobiliser durement contre la grippe El Khomri au printemps pour, l’automne venu, refuser de sonner le tocsin alors que le patient – le monde du travail tout entier ! – est menacé de macro-septicémie imminente ?

    Aux syndicalistes de lutte – j’allais dire aux syndicalistes DÉCENTS (bien entendu à ceux de la CGT – qui doivent tout attendre de la mobilisation et rien de la concertation-BIDON en cours – mais aussi à ceux de FO) d’en tirer la conclusion qui s’impose : se méfier comme de la peste de certains états-majors confédéraux solidement tenus en main par la très maastrichtienne Confédération Européenne des Syndicats, et tout miser sur le combat de classe « tous ensemble et en même temps » contre Macron-MEDEF, contre l’UE du capital et plus globalement, contre un système capitaliste qui n’est plus porteur désormais que de régressions sans fin.

    Floréal le 22/08/2017

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

    Jean-Claude Mailly secrétaire général de Force Ouvrière

    invité de France-inter ce mardi 22/08/2017

     

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  • BILLET ROUGE-Macron le petit : Prince Président (IC.fr-21/07/2017)

    Avec une abstention record dans l’histoire de la Vé République et massive,57%, la légitimité du pouvoir de E.Macron est très relative. D’autant plus que l’abstention possède un caractère de classe, de genre et d’âge très marqué : ouvriers, employés, femmes et jeunes des milieux populaires. En fait les masses ont traduit ainsi la conscience qu’elles ont que ce ne sont pas les élections bourgeoises qui sont le terrain principal de l’action politique.

    Un rappel utile. Car l’électoralisme exerce toujours des dégâts dans les comportements politiques.Sans pour autant céder au gauchisme qui ne comprend pas que les élections contribuent au rapport de forces au sein duquel la lutte de classe se mène.
    Les travailleurs, ouvriers et employés, ont exprimé à leur façon, comme au premier tour et comme lors de la présidentielle leur rejet d’un système au service des puissances du capital : seul 16% des électeurs ont exprimé leur soutien au macronisme qui rafle grâce à des institutions bonapartistes, anti-démocratique et à bout de souffle une majorité écrasante à l’Assemblée Nationale. Depuis toujours ces institutions sont faites pour les partis du capital : ainsi en 1962 l’UNR (le parti de la droite) avec 5 877 127 de voix obtenait 230 députés alors que le PCF avec 4 010 463 de voix n’obtenait que 41 sièges….

    Ainsi la fragilité du Jupiter de pacotille est très grande. Sans base de masse, Macron sera tenté par l’autoritarisme. D’autant qu’il s’inscrit dans le contexte plus large de la fascisation. La bourgeoisie impose sa politique par le consensus et la coercition et lorsque, comme aujourd’hui, le consensus se détraque, c’est la coercition, l’autoritarisme, la fascisation qui deviennent centrales préparant le chemin au fascisme.
    Cela est d’autant plus affirmé que l’Exécutif et le Législatif, ce dernier transformé en chambre d’enregistrement, sont composés socialement par des hommes et des femmes issus dans leur écrasante masse de la bourgeoisie et imprégnés de l’idéologie de leur classe.Le mépris pour les travailleurs est largement répandu chez ces gens-là qui veulent une France start-up et des jeunes qui rêvent de devenir des milliardaires.En fait cette Chambre introuvable et bleue mariale est un élément du dispositif de la bourgeoisie pour détruire les conquêtes sociales et l’indépendance nationale et donc dépourvue, on le répète, de base de masse.

    Se prenant pour le président des États-Unis et souhaitant américaniser notre vie politique, le voilà qui s’invite devant le Congrès réuni à Versailles (!) et promet d’y revenir tous les ans faire son discours sur “l’état de l’Union”. L’Union Européenne sans doute puisque c’est là que violant la souveraineté du peuple se trouve le centre du dispositif du grand capital. Ceux qui oublient que le MEDEF et le grand capital d’Europe pour imposer sa loi, comme la démolition du code du travail, s’appuie sur l’UE qui en est l’arme principale, ne clarifient pas les choses et empêchent de frapper au cœur du dispositif. Démasquer la nature de classe de l’UE reste une tâche centrale du mouvement ouvrier et populaire: l’alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore permettra seule à la vraie gauche de battre la grande bourgeoisie et le fascisme.
    Macron mène une campagne idéologique visant “en même temps” à faire croire à sa puissance et à sa volonté de réformes. Reste qu’il est faible et qu’en guise de réformes nous avons une série de contre-réformes, de régressions sociales et démocratiques gravissimes enrobées d’un américanisme politique et institutionnel qui vise à marginaliser et exclure de la vie politique “ceux qui ne sont rien” face à ceux qui réussissent” puisque c’est ainsi que Macron*, plein de sa morgue de classe voit l’opposition capital/travail.

    En cette année 2017 où les progressistes du monde entier célèbrent dans les luttes les cents ans de la Révolution d’Octobre comme nous le ferons le 4 novembre à Paris, il est indispensable de forger l’instrument de l’émancipation qu’est le parti communiste et cela “en même temps” que le Front populaire et patriotique pour sortir de l’UE, édifier la République sociale et marcher vers le socialisme.

    * «Une gare, c’est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien»  E. Macron le 2 juillet

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Avec Macron, la dictature du Capital tombe le masque (IC.fr-15/07/2017)Sur les réseaux sociaux se répand une qualification du gouvernement d’Emmanuel qui met une emphase de plus en plus lourde sur ses aspects autoritaires, dictatoriaux. Mais cette emphase est parfois exprimée de telle manière qu’elle pourrait dédouaner les gouvernements précédents des soupçons d’autoritarisme qui les ont touchés eux aussi.

    Il faut rappeler que lorsque les formes de la “démocratie parlementaire” fonctionnaient, elle n’a jamais été que le paravent, ou plutôt le parapet protecteur de la dictature de la classe bourgeoise:
    Les propositions de décisions politiques faites dans l’assemblée des députés y ont toujours été soit vidées de leur substance, soit rejetées purement et simplement, sauf en trois circonstances: le mouvement des grèves de 1936, les gouvernements qui, de l’automne 1944 au printemps 1947, prolongeaient la victoire de la Résistance fédérée dans son Conseil national, et le mouvement de grèves de 1968.
    Pour tout le reste des années que nous vivons depuis que le régime établi après la guerre franco-prussienne de 1870 s’est baptisé du nom de république, (c’était, il me semble, en 1875, sous la présidence d’un monarchiste, le maréchal de Mac-Mahon), la démocratie en France n’a jamais été que formelle, et les communistes ont toujours eu raison de toujours accompagner de l’adjectif “formelle” le mot de “démocratie” lorsqu’il désigne les régimes des gouvernements bourgeois.

    Jean-Pierre Combe

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-De Bokassa 1er à Sir Macron. par Floréal (IC.fr-3/07/2017)

    Quand « Bokassa 1er » se faisait couronner « empereur de Centrafrique » en singeant grossièrement le sacre – déjà terriblement ridicule ! – de l’ex-jacobin Napoléon Bonaparte, toute la presse bien-pensante de l’Hexagone moquait la pitoyable aliénation culturelle de l’ex-sergent de la Coloniale promu président, puis Empereur, par la Françafrique.

    En revanche, nous sommes aujourd’hui sommés d’admirer en chœur quand et son gouvernement jargonnent en anglo-ricain bas de gamme, quand le président interpelle directement le « Congrès » français sur un ton de télévangéliste, quand il écoute la Marseillaise main sur le cœur et les yeux mystiquement clos – à l’américaine, donc ! – , quand il fait du fascisant Trump le héros de notre 14 juillet révolutionnaire, quand il promet d’ubériser le travail et qu’il entreprend d’aligner les acquis de 45 sur le désastreux contre-modèle anglo-saxon…

    Bien entendu, dans les deux cas, la copie est cent fois pire que le « modèle » : d’abord parce qu’elle est une copie, voire une caricature ; ensuite parce qu’elle ne fonctionne pas (autre temps, autres lieux !) ; enfin parce que dans les deux cas, sous des apparences très dissemblables, elle vise à renforcer le pouvoir personnel, à détruire les contre-pouvoirs et à courtiser servilement les vrais Maîtres (de la Françafrique pour Bokassa 1er, de l’Empire transatlantique pour Lord Macron), tout en singeant candidement leur « grandeur »…

    Mettre ses pas dans ceux d’un autre, c’est toujours suivre (« je suis, donc je ne pense pas ») et l’imitateur est moins le second à être le premier qu’il n’est (dans le meilleur des cas) le premier à être le second.

    Résumons-nous : Bokassa 1er était ridicule. Macron 1er est admirable : selon toi, lecteur, comment faut-il nommer ce préjugé qui autorise à rire du premier mais qui contraint à trouver au second un côté « jupitérien » ?

    Par Floreal 3 juillet 2017

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet rouge de Maître Etienne TARRIDE – Bon appétit aux députés "constructifs"! (IC.fr-24/06/2017)

    Amis, Compagnons et Camarades

    Voici que se constituent à l’Assemblée Nationale des groupes parlementaires qui prétendent selon l’expression de Jean Pierre Raffarin constituer des opposants constructifs qui se réserveraient de voter les mesures du Gouvernement allant dans le bon sens et qui se distingueraient ainsi des âmes mortes voulant s’opposer à tout.

    C’est une plaisanterie à forte connotation de langue de bois.

    La tradition parlementaire a toujours voulu que les opposants les plus résolus votent certains textes qui leur apparaissaient nécessaires. Ni monsieur Solère ni Madame Touraine n’ont rien inventé.
    Si j’avais été parlementaire en 1981 j’aurais été dans l’opposition mais j’aurais, sans hésiter, voté l’abrogation de la peine de mort .
    Si j’avais été parlementaire en 2009 j’aurais voté pour l’instauration de la Question Prioritaire de Constitutionnalité.
    Un parlementaire se classe dans la majorité quand il vote le budget, traduction chiffrée d’une politique, dans l’opposition quand il vote contre, un point c’est tout.

    Ce qui affleure sous la prétendue “constructivité” est le souci de ne pas avoir d’adversaire représentant le pouvoir lors des prochaines échéances, c’est aussi le souci de ne pas rater bêtement les prochaines distributions de portefeuilles. Ces sentiments sont profondément humains mais leur habillage en défense des intérêts de la France prête au sourire
    Quant à l’abstention sur le vote de confiance, il signifie “je n’en sais rien”. Si vous ne savez pas si vous avez confiance en l’un de vos amis je vous déconseille de lui prêter votre carte de crédit.

    Mesdames et Messieurs les “constructifs” je vous souhaite bon appétit.

    Etienne Tarride

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  • Par ,  le 18 juin 2017, soir de second tour. A propos de faisant des aller retours en jet privé au frais des contribuable et au mépris de l’environnement entre l’Elysée et la très riche ville du Touquet, tout en se faisant photographier en circulant à vélo !

     

    Billet Rouge-L'Elysée tartuffié-par Georges GASTAUD

    L’Elysée Tartufié

    Je descends d’un Falcon car j’ai horreur d’attendre,
    Mais je roule à vélo et verdis mon logis ;
    Pour la COP, après Trump, je saurai faire entendre,
    Que vert est le dollar plus que l’écologie !

    Qu’importe qu’à Bruxelles, mon pays masochiste,
    Pliant à deux genoux devant Mère Angela,
    S’abandonne aux lobbys teutons du gaz de schiste :
    Le MEDEF ne m’eût point investi sans cela !

    Au cri de « République ! », je vous ai mis « en marche » ;
    Et Marianne déjà gémit sous ma torsion :
    Monnet, Schuman, Delors, mes trois saints patriarches,
    J’arase en votre nom les acquis, la nation !

    Aux précaires, aux exclus, disant redonner chance,
    J’entreprends de brider, non pas la plus-value,
    Mais le legs vermoulu de feue la Résistance :
    Haro sur la Sécu, les pensions, les statuts !

    Je parle en beau langage, subjonctif en sautoir,
    Mais c’est bien de Wall Street que j’ai reçu mission :
    La langue de Molière s’en va au dépotoir,
    Au TAFTA, au globish j’ouvre grand la maison !

    Porté à l’Elysée par la très Sainte-Alliance
    Des friqués, des bobos et des New Collabos,
    J’ai cinq ans devant moi pour défaire la France,
    Mater les cégétistes et jouer les Rambo !

    Il subsiste pourtant une ombre à cette idylle :
    Le prolo insoumis s’abstient obstinément,
    Refusant sottement, au nom du « vote utile »,
    D’appeler liberté son asservissement ;

    Et qui sait si demain ce peuple imprévisible
    Mariant la Marseillaise à l’hymne de Pottier
    Derechef de ses chefs ne se refera cibles
    A la grande terreur d’un chef d’Etat banquier ?

    En d’étranges sursauts, Jacobins, Communards,
    Bravant Thiers ou Vichy, l’Autrichienne ou Cauchon,
    Ces manants qu’on croyait hébétés et hagards,
    Ont plusieurs fois surgi de leur auge à cochon…

    C’est pourquoi prévenant tout péril éruptif,
    Je veux éradiquer ce prurit souverain :
    A Berlin de ce pas, pour un pays captif,
    Je m’en remets de tout au maître européen !

    Georges Gastaud

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-Faisons des économies: supprimons ce parlement-fantoche ! – Par Floréal, PRCF. (IC.fr- 12/06/2017)Les futurs « députés » Macron ont juré de défendre quoi qu’il arrive les orientations de leur président vénéré et dispensateur de tant de bonnes places : bravo pour la séparation des pouvoirs inscrite dans la Constitution !

    En outre, dès qu’ils auront été élus (avec néanmoins 55 % d’abstentions, de blancs et de nuls dans la vue…), ces perdreaux de l’année se sont formellement engagés à se dessaisir aussitôt pour permettre à M. Macron d’abattre le Code du travail par ordonnances, court-circuitant ainsi le débat parlementaire et la mobilisation sociale.

    De toutes façons, ces députés-champignons sortis du néant (pardon, de la « société civile » – lisez : du patronat) et n’ayant derrière eux ni parti porteur d’une idéologie encombrante, ni militants exigeants, ni congrès houleux, ni mandatements internes conflictuels, ni toutes ces pratiques surannées que les gens ringards appellent « vie démocratique », et devant entièrement leur carrière et leur haut salaire au chef de l’exécutif, auront-ils la moindre envie de chagriner leur président Père-Noël en allant taquiner le gouvernement sur tel ou tel projet ministériel ? Il est vrai que les députés sortants PS et UMP avaient déjà accepté, en validant le Traité de Lisbonne, de se défausser sur Bruxelles (le faux nez de M. Schäuble) pour contrôler, en dernière instance, les décisions budgétaires…

    Du reste, quand bien même le président ordonnerait de temps à autre à ses députés-fantoches de mimer un débat contradictoire, quel en serait l’impact populaire quand on sait que le premier parti représenté au Palais-Bourbon, LREM, ne compte pas plus de 15% des Français derrière lui étant donné l’avalanche de blancs, de nuls et d’abstentions qui ont marqué le scrutin du 11 juin ? Car dans cette Cinquième « République » qui donne des leçons de démocratie au monde entier, un parti soutenu par 15% des électeurs peut parfaitement accaparer 80% des sièges à l’Assemblée…

    Si l’on ajoute à cela que les députés LR soutiendront tous les projets d’ubérisation du travail, au besoin en surenchérissant dans le sens du MEDEF, et qu’ils applaudissent d’avance à toute guerre impérialiste au Proche-Orient et à tout nouveau transfert de souveraineté décidé en direction de l’UE, une nouvelle modernisation drastique de la vie politique s’impose au « Young Leader » qui siège à l’Elysée : supprimer immédiatement les 500 sièges de députés-bidon qui plombent la « dette » de la France et transférer sans retard les pleins pouvoirs, y compris « constituants », au chef de l’Etat ! Alors vite, « en marche » pour la suppression de ce parlement-potiche qui nous coûte la peau des fesses sans même sauver les apparences !

    On peut aussi supprimer massivement des postes de journalistes dans l’audiovisuel : tous disent à peu près la même chose !

    Et pourquoi payer encore des juges alors que le nouveau projet de loi du gouvernement autorisera les préfets et les commissaires à coller un bracelet électronique à une personne simplement soupçonnée par la « justice » administrative. Et pour célébrer toutes ces économies, on pourrait brûler en place publique l’Esprit des lois de ce vieux chnoque de Montesquieu…

    Avec les très substantielles économies ainsi réalisées, on pourrait alors financer la création de 25 mille postes de CRS supplémentaires.

    Nul doute qu’ils seront très utiles pour défendre le président quand, tôt ou tard, il devra rendre des comptes, sans intermédiaires, aux vingt millions de citoyens (dont les 2/3 des ouvriers) qui ont massivement boycotté le scrutin dimanche…

    Floréal-le 12/06/2017

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge- En marche… vers la fascisation ? Par Léon Landini et Georges Gastaud

    Un policier agressé et légèrement blessé par un individu armé d’un marteau, c’est évidemment grave et intolérable. Aucune complaisance, bien entendu, pour ce genre d’individu !

    Notons toutefois que sans cesse en France, des enseignants se font insulter, menacer et agresser physiquement, parfois gravement, sans que cela ne suscite la mobilisation générale. Au contraire, les séides du ministère laissent généralement tomber les enseignants et leur conseillent de redoubler de « bienveillance » et de laisser impunis les perturbateurs patentés qui plombent au quotidien le travail scolaire.

    Mais dans le climat de fascisation actuel, où tout est bon pour aggraver les « lois » sécuritaires, maintenir l’état d’urgence à perpète, fliquer la population sur la Toile (les nouveaux projets fascisants du gouvernement « ni de gauche ni de gauche » permettraient de fliquer sur décision administrative l’ordinateur de n’importe qui, voire de coller un bracelet électronique à un simple suspect : bravo pour la présomption d’innocence !), « nasser » les manifestations populaires, traduire des milliers de syndicalistes devant les tribunaux, toute occasion est bonne pour intimider la population et pour l’habituer à l’Etat policier.

    Alors le ministère de l’Intérieur piloté par le faucon Collomb fait aussitôt fermer plusieurs stations de métro et des centaines de braves types de passage sur les lieux de l’incident sont forcés de rester les mains en l’air pour subir une fouille humiliante et disproportionnée à la gravité des faits.

    Et dire que d’étranges « antifascistes » nous ont appelés il y a peu, sur un ton comminatoire, à voter Macron pour battre le fascisme lepéniste… Comme si empiler des voix Macron faisait baisser d’une seule voix le score du FN en classe ouvrière… Comme si, dans sa circulaire électorale de second tour, Macron lui-même n’avait pas démenti le sens de ce pseudo-vote de « barrage » en déclarant que voter pour lui, ce serait clairement approuver son programme thatchérien et non pas « voter contre quiconque »…

    Bref, ces idiots utiles d’un FAUX antifascisme, ont en réalité rabattu politiquement, non seulement vers un émissaire patenté de Rothschild qui veut araser l’indépendance nationale et les acquis de la Libération pour le compte de Bruxelles, Berlin et Gattaz, mais qui compte aussi, pour ce faire, aggraver tous azimuts les pratiques fascisantes mises en place par Sarkozy et Valls. Si certains ont oublié le jeune Rémi Fraysse, ce n’est pas notre cas, M. Cazenave !

    En réalité, on ne combat pas la fascisation lepéniste en soutenant la fascisation macroniste et la « construction » européenne dictatoriale qui en est la matrice permanente.

    On les combat toutes ensemble en associant le drapeau rouge au drapeau tricolore pour refuser l’Etat policier, les guerres impérialistes, la régression sociale, et en remettant au cœur de la problématique politique le Frexit progressiste et la marche au socialisme.

    On les combat en rejoignant les militants franchement communistes, 100% anti-Maastricht et 200% anti-UE, du Pôle de Renaissance Communiste en France.

     

    Léon Landini, ancien officier FTP-MOI, Médaille de la Résistance, Grand Mutilé de guerre, officier de la Légion d’honneur, président du PRCF,

    Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, fils de Résistant FFI

     

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  • Billet Rouge-Pour contrer efficacement Macron aux législatives .(IC.fr-31/05/2017)

    Après l’excellent score obtenu par Mélenchon au premier tour de la présidentielle, on pouvait espérer que tous les progressistes feraient le nécessaire pour amplifier la dynamique aux . Force est de constater que globalement,  les choses ne vont guère dans ce sens présentement.

    Côté direction du PCF, Pierre Laurent continue de cultiver la confusion en mettant sur le même plan les candidats de la  France insoumise, ceux du Ps pro-Hamon et ceux. .. de son propre parti (cf ses déclarations du 30 mai sur France-Info dans l’émission d’Apathie). L’important est selon lui de faire en sorte que « la gauche », quelle qu’elle soit, accède au second tour. Et par avance, Laurent appelle à retirer ce candidat au profit du candidat si le candidat FN semble éligible…
    Tout cela disqualifie la direction du PCF pour se présenter en chevalier rouge de la gauche populaire : ses dirigeants restent incapables de proposer une alternative franchement anticapitaliste et anti-UE au bloc euro-patronal en gestation des LR-EM-PS.

    Ce comportement opportuniste excuse-t-il pour autant la manière dont la direction de la France insoumise affiche ces derniers temps une attitude contre-productive et non dénuée de brutalité dans la conduite de sa campagne ? Sur le fond on aimerait entendre davantage de critique à l’encontre de L’UE, qui dicte de A à Z la feuille de route de Macron, et moins de références à Mitterrand, qui a rabattu la gauche vers la funeste « construction européenne »…

    Pour leur part, les militants du PRCF n’en étudient qu’avec plus de sérieux, circonscription par circonscription, les candidatures respectives du PCF et de la FI. Nos organisations locales se déterminent à partir des critères nationaux suivants :
    1) le candidat accepte-t-il d’ouvrir un large debat public sur la phrase de JLM « l’Europe de Merkel, on la change ou on la quitte »?
    2) le candidat s’engage-t-il à maintenir sa candidature au second tour face à un candidat soutenu par Macron ou se retirera-t-il alors en faveur du « marcheur » sous prétexte de pseudo-barrage antifasciste?
    3) le candidat accepte-t-il le débat politique avec le PRCF en renonçant à toute forme d hégémonie ?

    Car pour mobiliser pleinement le potentiel politique de la candidature JLM à la présidentielle et porter au parlement une forte opposition populaire, il faut conjuguer la clarté politique sur l’Europe, l’ouverture vers les forces franchement progressistes et forclore toute attitude dominatrice. Toute autre manière de faire serait irresponsable envers la vraie gauche et envers le mouvement ouvrier, qu’attendent des épreuves très difficiles.

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  • Billet Rouge-Amiens ,entre déclassement industriel et aliénation linguistique.#capitaleuropéennedelajeunesse (IC.fr 14/05/2017)

    for youth, candidate City ! *
    C’est par ce slogan so que la ville d’Amiens porte sa candidature au label de «capitale européenne de la jeunesse». !
    Ce titre, décerné par le Forum européen de la jeunesse, récompense depuis 2009 les villes d’ qui se distinguent par leur développement social, économique et culturel lié à la jeunesse.

    Culturel ? A coup de slogans «à l’américaine», de quelle culture parlons nous ?… Celle d’une Union-€uropéenne écrasant les diversités linguistiques, traditionnelles et d’esprits qui font les particularités du sous-continent européen !

    Économique, vraiment ? Situé dans le vieux bassin industriel du nord de la France, Amiens est victime de délocalisations injustifiées et d’une désindustrialisation forcée et voulu alors que la région était autrefois un bassin d’emplois sûrs et stables. Mais l’industrie ne fait plus rêver ! Place au tourisme, aux start-up (en français, «jeunes pousses») à l’auto-entreprenariat, à l’initiative et… au chômage de masse ! De quel développement économique pour la jeunesse d’Amiens et plus généralement de France parlons-nous ?

    Social, vous avez dis social ? Sans industrie, sans emplois, subissant comme partout la mort lente, mais programmée, des services publics, quel tissu social pour Amiens et sa jeunesse mis à part dans l’excès de festivités trop souvent infantilisantes et américanisées, souvent le seul moyen pour les jeunes de s’échapper de leur double vie d’étudiant-travailleur ?

    En réalité, le projet est en parfaite adéquation avec la victoire récente de sir Macron. Une intégration, ou plutôt une dissolution, toujours plus poussée du pays dans le marécage €uropéiste, l’installation permanente d’une deuxième langue officieuse, ce globbish anglo-saxon, réservée aux plus éduqués, la systématisation du statut d’auto-entrepreneur pour casser le code du travail et les conquêtes salariales du Xxème siècle etc…

    Mais il faut bien redorer le blason auprès de ses administrés ! Quel prestige pour Amiens et pour sa maire Brigitte Fouré si la ville venait à l’emporter !
    A l’image de l’arnaque financière des Jeux Olympiques moderne, il n’y a qu’une chose à ajouter…

    Panem et circenses… Du pain et des jeux du cirque… ou plutôt, du fast-food et de l’entertainment** sur fond de guerres impériales et de déclassement du monde du travail transformé en «plèbe»!

    – Par De Staërck Gilliatt, responsable commission jeunesse. JRCF


    * Amiens aux jeunes, ville candidate !
    ** divertissement

    source: initiative-communiste.fr

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  • Eugène Pottier, l’auteur du texte de l’, l’avait écrite sur l’air de la . Traduite ensuite en plusieurs langues, elle a bénéficié d’une musique propre, et et restée l’hymne russe jusque 1944.

    Tant que le PCF, ouvrier, révolutionnaire, antifasciste et patriote, unissait La Marseillaise à L’Internationale (ce mariage fut scellé par Jacques Duclos au stade Buffalo, lors du premier meeting du Front populaire, le 14 juillet 1935), tant qu’il unissait le orné des « outils » au de 1789, la classe ouvrière disposait des outils symboliques qui lui permettaient de diriger la lutte de tout le peuple pour l’indépendance nationale, la paix, les libertés et le progrès social dans la perspective du socialisme pour la France. Juste aboutissement du combat de la Résistance antifasciste et patriotique, où « seule, dans sa masse, la classe ouvrière est restée fidèle à la France profanée » (dixit l’écrivain gaulliste François Mauriac), le programme du CNR appelait en 1944 à « mettre le monde du travail au centre de la vie nationale »… Avec toutes les conséquences heureuses que cela impliqua en 45 pour les travailleurs de France, en particulier, par la création de la Sécu, des retraites par répartition, des statuts et des conventions collectives nationales, des nationalisations, du Code du travail, du CEA, etc.

    Hélas, depuis que le PCF « mutant » a renié à la fois le marxisme-léninisme, le pays de Stalingrad, le rôle dirigeant de la classe ouvrière dans le combat social, depuis que les Hue, Buffet, Laurent, etc. ont rallié dans leur principe l’euro (une construction monétaire fondée sur la domination du mark, de la Banque de Francfort et des marchés financiers) et la « construction » européenne, un boulevard a été ouvert aux xénophobes du FN. Lesquels dévoient la Marseillaise et le drapeau tricolore dans un sens fascisant pour égarer les secteurs les plus en difficultés de la classe laborieuse et des couches moyennes.

    Bien entendu, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse, et c’est une faute politique dommageable, y compris sur le plan électoral, que certains meetings de la France insoumise aient été réservés au drapeau tricolore en excluant l’ « Inter » et le drapeau rouge.

    Contre les souverainistes de droite et les gauchistes qui, tous deux, et pour des motifs symétriques, opposent ces deux chants révolutionnaires nés en France et tous deux rédigés dans notre langue (par Rouget de l’Isle puis par Eugène Pottier), le mouvement ouvrier doit réapprendre à chanter la Marseillaise ET l’Internationale dans ses manifs, il doit disputer la nation et le « produire en France » au FN qui les dévoie, il doit imposer l’internationalisme VERITABLE face aux fédéralistes européens de Macron et du PS qui ne portent en réalité qu’un mondialisme de la finance. Et pour mener à bien cette réappropriation, le mouvement ouvrier doit se réapproprier l’histoire de France, si mal enseignée désormais par notre Education de moins en moins nationale et de plus en plus anticommuniste et euro-formatée (ça marche ensemble dans notre belle Europe de Maastricht contre-révolutionnaire !).

    Alors, rappelons aux jeunes que la Marseillaise fut d’abord un CHANT REVOLUTIONNAIRE, créé à Strasbourg par un Parisien, puis chanté de Marseille à Paris par les Volontaires marseillais montant vers le Front du Nord-est et aussitôt reprise en chœur par les Jacobins parisiens et marseillais prenant ensemble les Tuileries le 10 août 1792 pour destituer le roi et fonder la Première République de notre histoire. Tout jeune communiste se doit à ce sujet d’avoir vu une fois les deux films épiques de Jean Renoir, « La Marseillaise » et « la Vie est à nous » !

    Par ex., il faut expliquer que le refrain de la Marseillaise « Qu’un sang impur abreuve nos sillons ! », ne vise nullement le sang des étrangers. Loin d’appeler au racisme et à la xénophobie, comme le croient tant d’ignorants, il s’agit d’une référence ironique au sang impur des ROTURIERS qui vont mourir à Valmy pendant que les nobles au sang « bleu » rejoignent les envahisseurs anglais, autrichiens et prussiens. C’est le peuple des paysans, artisans et compagnons qui, de son sang « impur », va féconder le sol de la patrie devenue sienne par l’abolition des privilèges, des droits féodaux et par la nationalisation des biens de l’Eglise. Preuve supplémentaire, voici ce que dit un couplet qui n’est, bizarrement, pas reproduit ci-dessous :

    « Français, en guerriers magnanimes / Portez ou retenez vos coups! / Épargnez ces tristes victimes / À regret s’armant contre nous (bis) / Mais ces despotes sanguinaires / Mais ces complices de Bouillé / Tous ces tigres qui, sans pitié /
    Déchirent le sein de leur mère! »

    Bref, les Patriotes (mot qui désigne alors le parti révolutionnaire) doivent « épargner » les soldats étrangers (« tristes victimes ») faits prisonniers, car ils s’agit généralement de pauvres gens amenés à combattre la France pour gagner leur pain. A l’inverse, les Soldats de l’An II devront « porter leurs coups » contre le Marquis de Bouillé, qui incarne alors la figure de l’aristocrate passé à l’ennemi, le précurseur en somme des « collabos » de 1940, le « tigre » devenu « parricide » par intérêt de classe. Comment donc des militants progressistes d’aujourd’hui, s’ils sont un tant soit peu conscients de l’histoire de leur peuple, peuvent-ils ignorer que le inhérent à La Marseillaise se charge ici d’accents proprement internationalistes ?

    Il faudrait faire la même analyse à propos de la fraternité d’armes entre le Drapeau rouge et le drapeau tricolore. Comme on sait, le drapeau tricolore, qui prit d’abord la forme de la cocarde tricolore, résulta de l’irruption du peuple parisien (dont le blason était rouge et bleu foncé) sur la scène historique. Les deux couleurs de Lutèce, parlant au nom de la nation tout entière, encadrèrent alors – sans le faire disparaître, notons-le au passage – le blanc traditionnel du pouvoir royal qui faisait figure jusqu’alors de drapeau français. En septembre 1792, quand l’aile bourgeoise la plus droitière de l’Assemblée nationale adopta la loi Le Chapelier (interdiction de la grève et des coalitions, c’est-à-dire des syndicats ouvriers), le marquis de La Fayette fit hisser le drapeau rouge de la loi martiale qui signifiait : « ordre de dispersion immédiate sous peine de mort » ! C’est l’ « étendard sanglant de la tyrannie » dont parle la Marseillaise. Mais l’histoire des peuples n’ayant cure des pédants, un ouvrier parisien alla décrocher de son mat le drapeau rouge et quelqu’un écrivit sur celui-ci : « loi martiale du peuple souverain » (ce qui signifie presque : « dictature du prolétariat » dans les conditions d’alors, où la classe ouvrière moderne, résultat de la révolution industrielle, n’en était qu’à ses balbutiements). Le drapeau rouge, devenu frère en Révolution du drapeau tricolore, devint alors, par un saisissant détournement symbolique, le drapeau du peuple ouvrier. Le drapeau tricolore ayant été sali par la suite par la Monarchie de Juillet puis par l’Empire, il s’opposa quelque temps au drapeau rouge (lequel faillit bien devenir le drapeau national français en 1848…), mais même sous la Commune, dont le drapeau rouge était l’emblème, celui-ci a toujours été « cravaté de tricolore ».

    Bien entendu, le tricolore fut de nouveau gravement pollué et détourné de sa signification révolutionnaire, comme la Marseillaise, par les horreurs du colonialisme et par les partisans de la guerre impérialiste de 1914. Mais d’une part, le drapeau rouge n’a pas été indemne lui-même du détournement proprement insensé que lui fit subir le nazisme (dont le drapeau était rouge frappé de la croix gammée), cette double usurpation de la nation allemande et du socialisme prolétarien (la NSDAP se disait « parti ouvrier national-socialiste d’Allemagne ») et à juste raison, les prolétaires n’en ont pas pour autant renié LEUR drapeau de classe, pas plus que les communistes italiens n’ont jamais renié leur chant de lutte, « Bandiera rossa », sous prétexte que les fascistes l’avaient un temps défiguré en chantant « Camisa negra » au refrain. Et surtout, comme il a été dit plus haut, le drapeau tricolore et le drapeau rouge furent réconciliés dans les combats antifascistes, à la fois patriotiques et internationalistes, du Front populaire, de la Résistance et de la Libération ; et c’est en quelque sorte le « Chant des partisans », puis l’admirable « Ma France » de Jean Ferrat qui uniront en un seul chant l’esprit patriotique de la La Marseillaise et le sublime élan universaliste de l’Internationale « finissant la Marseillaise / Pour toute l’humanité », comme le dit Louis Aragon dans son ode à « Celui qui chantait dans les supplices ».

    Alors que ce soir même, 13 mai 2005, la « France » chantera à nouveau misérablement en anglais à l’Eurovision, réapproprions-nous notre chant national, qui fut le chant de toutes les Révolutions, y compris la Révolution d’Octobre, de notre drapeau dont les couleurs ont inspiré Marti et le drapeau cubain. Car ce n’est pas rien pour un peuple que d’avoir pour hymne national un chant insurrectionnel qui clame « Aux armes citoyens ! » et qui appelle au nom de la Liberté à briser les chaînes de l’esclavage… alors que d’autres pays doivent encore se contenter (provisoirement !) de chanter : « Dieu sauve la reine », « Dieu bénisse l’Amérique » ou « l’Allemagne au-dessus de tout »…

    Georges Gastaud, fils de Résistant, auteur de Patriotisme et internationalisme. Qui remercie de leur relecture Léon Landini, ancien officier des FTP-MOI, Pierre Pranchère, ancien maquisard de Corrèze et Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance et arrière petit-fils d’un responsable de la Commune de Paris.

    Georges Gastaud, philosophe est notamment l’auteur de

    • Lettre ouverte aux bons français qui assassinent la France – 2005 – Le Temps des Cerises
    • Mondialisation capitaliste et projet communiste – 1997 – Le Temps des Cerises
    • Patriotisme et internationalisme éléments de réflexion marxiste sur la question nationale – 2010 – édition CISC
    • Marxisme et Universalisme, Classes, Nations, Humanité – 2015 – Editions Delga
    • Lumières communes – traité de philosophie laïque à la lumière du matérialisme dialectique – 2016 – Edition Delga

    Internationale chantée sur l’air de la Marseillaise

    La Marseillaise des travailleurs – Hymne révolutionnaire russe

    La Marseillaise par les choeurs de l’armée rouge

     

    source: initiative-communiste.fr

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  • Vite, le PRIX CHARLEMAGNE pour Mme Le Pen ! – par Floréal, (26.4.17)

    Les deux qualifiés du second tour font de la « triangulation » : Macron, le chouchou de la Bourse et de Merkel, le champion de l’ubérisation du travail, de l’OTAN et de ses guerres impérialistes, se découvre soudain « patriote » et « protecteur » des petites gens. Ben voyons. Symétriquement, Mme Le Pen, vient de déclarer sur TF 1 : « Je ne suis pas une adversaire de l’Europe, je me sens européenne. Je voudrais qu’il y ait des accords entre les nations librement  consentis, c’est cette Europe-là que je veux voir émerger et je souhaite que la France soit à l’origine de ce beau projet, de cette belle initiative ».

    FN : vers la sortie de la « sortie de l’euro » ?

    Il ne s’agit pas que de tactique électorale. Les journalistes bénévoles d’Initiative communiste n’ont cessé de montrer, citations à l’appui, que le FN n’a JAMAIS sérieusement voulu sortir de l’euro et de l’UE, que son projet véritable a toujours été « la sortie concertée de l’euro » avec les 27 pays de l’UE, RFA en tête : autrement dit, c’est du vent, car Berlin ne renoncera jamais à l’énorme avantage commercial européen et mondial que lui confère l’euro, calé depuis le début sur le deutsche Mark, aux dépens de l’Europe du sud, de l’Europe de l’Est, de la France, voire des USA (d’où le différend entre Trump et Merkel). Une France dont le « franc fort » (Delors, Bérégovoy), Maastricht (privatisations, critères de convergence), puis l’institution de l’euro et de la BCE, ont plombé les exportations agricoles et industrielles. I.C. a également toujours expliqué que le vrai but de MLP (et ce serait encore plus vrai si elle devenait chef de l’Etat), serait d’utiliser sa pseudo-« sortie de l’UE » comme une monnaie d’échange (c’est le cas de le dire !) avec les LR pour former avec eux une majorité parlementaire ultra-réac recentrée sur le fascisant slogan « la France en ordre ! » : de la sorte, ce second « Etat français » resterait sagement dans l’UE et dans l’euro (après quelques « négos »-spectacles destinées à amuser l’électorat frontiste), mais il pourrait à loisir mater les syndicats, les forces progressistes et les quartiers populaires pour faire passer les revendications du MEDEF. En réalité, et I.C. fut le seul journal à le dire dès que fut connu le résultat du référendum anglais, le FN n’était pas alors objectivement dans le camp du Brexit, mais dans celui du perdant D. Cameron : rappelons que ce dernier espérait, au prix de quelques dérogations xénophobes aux traités européens comme celles que négocierait Le Pen à la marge, que les Anglais valideraient le « nouveau traité ». Après quoi la matraque FNLR pourrait sabrer à loisir les « rouges » et les travailleurs immigrés pendant que les PDG du CAC sableraient le champagne !

    Une évidence : le « Frexit » sera progressiste ou ne sera pas du tout !

    Car en France, l’oligarchie ne peut pas compter, comme c’est le cas de la City, sur l’appui privilégié implicite de Washington pour faire face à Berlin. Si bien qu’en France, un véritable Frexit ne peut PAS venir principalement de forces issues de la droite bourgeoise. Le score insignifiant obtenu par M. Asselineau (moins que Lassalle !) le montre, ainsi que le semi-souverainisme d’un Dupont-Aignan ou que le NON-souverainisme avéré du FN en quête d’euro-respectabilité. Comme le fascisant Orban en Hongrie ou l’ultra-clérical Kaczynski en Pologne, le « nationalisme » et l’ « euroscepticisme » bourgeois ne peuvent viser qu’une Europe blanche, pseudo-chrétienne, impériale, dominée si possible par l’impérialisme français (pure utopie dans les rapports de forces économiques actuels) ou à défaut, par l’impérialisme allemand que les fondateurs du FN ont toujours admiré, quand ils ne l’ont pas servi militairement. Un Frexit conséquent ne peut donc être que progressiste, populaire, patriote au sens de 1793 ou au sens des maquis FTP, parce que TOUT le Gotha capitaliste « français », TOUT le MEDEF, TOUS les PDG du CAC-40, sont à fond pour la « construction européenne » ; si bien que le grand capital se reconnaît bien plus, pour le moment, en Fillon ou en Macron que dans la copie bleu marine euro-délavée que veut leur vendre la très patronale MLP. Seule la classe ouvrière de France, qui a massivement voté non à l’euro-constitution en 2005, peut piloter une rupture conséquente avec l’UE, s’accompagnant de nationalisations démocratiques et de coopération multi-continentale. Car un Frexit progressiste provoquerait d’intenses affrontements avec ce grand capital « français » dont la « construction » euro-atlantique vise à infliger un recul historique à cette France populaire qui de 1793 à 1968, en passant par la Commune, par 36 et par le CNR, a imposé cette « exception française » que Ficron et Maillon vouent aux gémonies. C’est pourquoi, contre les partisans trotskistes des « Etats-Unis socialistes d’Europe » qui clament l’inoffensif slogan « le socialisme tout de suite et partout sinon rien ! », mais aussi contre le « souverainisme » de droite qui propose au mieux un Frexit incolore, sans finalité anticapitaliste, antifasciste et anti-impérialiste (1), les vrais communistes associent le Frexit à la lutte pour le socialisme ; ils lient la construction d’un large front antimonopoliste anti-UE à la renaissance du vrai parti communiste, ils portent l’alliance hautement symbolique du drapeau rouge au drapeau tricolore. Ce drapeau rouge que, malgré les mérites que lui valent sa campagne dynamique et son score élevé, Mélenchon a eu tort d’exclure de ses meetings, car seule l’alliance de la classe ouvrière et de la nation, fondée sur un franc rejet populaire de l’UE, lui eût permis, non pas de piper quelques ultimes voix à Hamon, mais de virer MLP du second tour en fixant des millions de suffrages ouvriers légitimement attachés au produire en France.

    Lecteurs de ce billet, faites toute la lumière autour de vous : non seulement Macron n’est, « ni de gauche… ni de gauche », mais il est « en même temps » à droite… et à droite ! Quand à MLP, arrachons-lui le beau nom de patriote par lequel se désignaient jadis les révolutionnaires qui vainquirent l’Europe des privilégiés de Valmy à Fleurus en passant par la prise des Tuileries !

    Frexit progressiste, France Franchement Insoumise (FFI !) à l’UE/OTAN, reconstruction du vrai parti communiste : ça marche ensemble !

    Frexit progressiste et socialisme, reconstruction du parti et construction d’un « FRAPPE » (front de résistance antifasciste, patriotique, populaire et écologique), « quatre sorties »  (de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme), alliance de la Marseillaise et de l’Internationale, coopération entre peuples de tous les continents redevenus souverains, « tous ensemble et en même temps » des travailleurs français et immigrés, Europe des luttes, front international contre les guerres impérialistes, action fraternelle aux côtés des « insoumis » et des militants encore communistes du PCF, dialogue civique avec tous les antifascistes et présence privilégiée à l’entrée des usines, le PRCF s’efforce de tenir « tous les bouts de la chaîne », comme le faisaient jadis Thorez, Duclos et Croizat. Camarades que dégoûte l’attitude d’un P. Laurent qui rabat sur Macron tout en renvoyant dos à dos Trump et les pays qu’il agresse, rejoignez maintenant le PRCF et sa lutte pour une France Franchement Insoumise !

    Pour finir, nous suggérons à M. Juncker de décerner le Prix Charlemagne des Communautés européennes à Mme Le Pen pour ses brillantes déclarations euro-constructives. Et pour ne pas faire de jaloux au sein du FN, décernez donc dans la foulée un Prix Barbarossa à son « attendrissant » papa !

    Floreal 26/04/2017

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-Camarades, ne mettons jamais notre drapeau dans la poche -par Floréal (IC.fr-17/04/2017)Un sympathisant du PRCF qui devait participer à un tractage s’est finalement désisté en avançant l’argument suivant : « Il ne faut pas trop montrer la faucille et le marteau en ce moment, car ça risque d’effrayer des électeurs modérés de Melenchon ».
    Triple erreur, camarade !
        – D’abord, les communistes ne sont pas des petits soldats de JLM et si ce dernier passe son temps à planquer le drapeau rouge et à contourner l’internationale dans ses meetings, il perdra au décuple sur sa gauche ce qu’il aura grappillé chez les bobos en édulcorant son propos.
       – Ensuite, le rassemblement pluriel qu’affirme être la a besoin de toutes ses composantes. Le PRCF « stalinien » n’a bizarrement aucun problème pour tolérer dans ce rassemblement des écolos pas encore totalement guéris de l’illusion européenne ou des mitterrandiens mal repentis, qui ont mis bien longtemps à faire leur deuil de l’OTAN. C’est bien le moins que des mélenchoniens verbalement si « antitotalitaires » et attachés au « pluralisme », fassent montre d’une égale tolérance envers leurs compagnons de route communistes, lesquels ne demandent que l’égalité des droits et des devoirs.
       – Enfin, le retrait inopiné de notre camarade est un fort mauvais calcul électoral.
    Si on laisse JLM et ses communiquants de choc édulcorer et décommuniser à plaisir leur campagne, cela leur permettra peut être de siphonner, in extremis, les dernières voix de ; tant mieux, car il faut de tout pour faire un vote. Mais cet affaissement du discours sur l’Europe et sur la radicalité du changement stoppera net l’élan qui se dessine chez nombre d’ dont la défiance provient moins du fait que – instruits par l’expérience passée du mitterrandisme et du jospinisme- ils attendent, au contraire, un discours ultra-clair sur la capacité du futur président à affronter le capital et ses institutions internationales.
    Mais cette radicalité euro-critique, JLM peut-il l’apporter lui-même ?
        Nullement. Qui peut le mieux appeler les travailleurs à quitter le PS, à abandonner l’abstentionnisme systématique ou à fuir le vote pseudo-patriotique pour Le Pen, si ce n’est la militance franchement communiste qui, contrairement à d’autres qui ont renié la faucille et le marteau, ne craignent pas d’associer dans leur message le drapeau rouge du prolétariat au drapeau tricolore de la nation 100 pour cent affranchie de l’UE ?
    Bref, camarades, ne mettons jamais notre drapeau dans la poche. C’est le rose du PS et le rouge pâle de la « mutation » qui écartent la classe ouvrière de la politique progressiste. C’est à l’inverse l’intervention franchement communiste à l’entrée des usines qui rassemble les travailleurs et les met en capacité de diriger le vrai changement jusqu’au FREXIT progressiste et au-delà, jusqu’au socialisme véritable.
    Plus que jamais les travailleurs ont besoin des communistes pour leur dire :
    « Votons JLM, et surtout, reconstruisons un vrai parti communiste! »
     
    Floréal le 17/04/2017
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  • Billet rouge-  Vive le marxisme-ass’linisme !  Par Floréal – PRCF (IC.fr-10/04/2017)

    Un camarade désireux de me faire passer un bon moment (il y est parvenu, merci !) m’a transmis l’ « analyse » d’un journaliste irlandais vivant en France qui exprime en anglais ses commentaires sur la présidentielle française…

    Il paraît que le PRCF, qui n’est pas assez stalinien aux yeux de ce fin géopoliticien néo-bolchevik, a tort d’apporter un soutien critique à Mélenchon : ce dernier ne fut-il pas  trotskiste dans sa folle jeunesse (crime impardonnable : il faut sans doute être né léniniste pur sucre) – et que dès lors, la vraie position de classe consisterait plutôt à voter pour… M. Asselineau !

    Dont chacun connaît les liens évidents avec le mouvement ouvrier, ainsi que l’amour immodéré qu’il a toujours porté à l’URSS…

    Il est extraordinaire de voir combien des militants, dont les liens avec l’action de masse et le mouvement ouvrier sont des plus ténus, peuvent arriver par de pures constructions abstraites à produire les schémas théorico-politiques les plus acrobatiques. Bravo !

    Pour notre part, avec des milliers de militants communistes et de syndicalistes de classe, nous apportons à Mélenchon un soutien critique qui ne vaut ni ralliement ni idéalisation. Et nous exprimons sereinement nos désaccords tout en diffusant 150 000 tracts FRANCHEMENT COMMUNISTES à l’entrée des usines de France ; nous y articulons Frexit progressiste et lutte pour le socialisme en associant le drapeau tricolore de l’indépendance nationale au drapeau rouge du prolétariat international. Un positionnement réaliste que comprennent de mieux en mieux les militants ouvriers. Ainsi que les militants de terrain du PCF qui refusent de rester spectateurs d’une élection où, sans se leurrer sur les contradictions et les difficultés, il est encore possible en utilisant le bulletin JLM de conjurer le second tour de cauchemar qu’avait programmé l’oligarchie autour de l’hydre tricéphale « Pen-Macrofion ».

    Sur le plan esthétique, nous n’en sommes pas moins admiratifs pour ceux qui, abandonnant toute conception de classe du « Frexit » et des affrontements de classes qu’il entraînerait, nous bricolent un marxisme-ass’linisme des plus étranges, qui plus est, en se réclamant… du bolchevisme. Pourtant les classiques du marxisme-léninisme n’ont jamais, que je sache, confondu la défense DE CLASSE de l’indépendance nationale avec le ralliement à un homme de droite qui veut « moduler » la durée légale du travail et porter à 2% du P.I.B., comme l’exige Washington, le budget militaire de l’impérialisme français…

    La nation que nous défendons est bien la « France des travailleurs » que chantait Jean Ferrat, et le nouveau CNR que nous voulons construire, y compris avec des républicains non communistes attachés à la France, ne veut pas moins que celui de 1944 « mettre le monde du travail au centre de la vie nationale ».

    James Connolly, reviens, certains ont forcé sur la rousse !

     

    Floréal-le 8/04/2017

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  • Billets Rouges-« Comme le scorpion, mon frère ! ». Par Floréal (IC.fr-3/04/2017)

    « Les politiciens » nous trompent et ils sont « tous pourris ».

    « Manifester, faire grève, ça ne sert à rien, et d’ailleurs je ne peux pas me le permettre, j’ai un crédit à rembourser ».

    « Ils » font ce qu’ils veulent sans s’occuper de « nous », mais « nous, gens honnêtes, ne faisons pas de politique ni d’ailleurs de syndicalisme »…

    Combien de fois les militants franchement communistes, les syndicalistes de classe, les vrais progressistes qui se lèvent à six heures du matin pour tracter à une entrée d’usine, auxquels leur engagement a toujours coûté plus qu’il ne leur a personnellement rapporté, qui ont même souvent été harcelés professionnellement au motif de leurs idées, ont-ils entendu ces propos venimeux qui font mal tant ils portent d’aigreur rance, d’injustice crasse, et pour finir, de veulerie consentante ? Car enfin, engueuler tout le monde, c’est n’engueuler personne et c’est accepter que les dirigeants qui nous méprisent aient raison de le faire puisque nous ne faisons rien contre eux…

    Car enfin, ce n’est pas en mettant « tout le monde dans le même sac », sans s’engager soi-même dans la moindre action personnelle ou collective, que l’on fait avancer NOTRE pays et l’avenir de NOS enfants, que nous disons aimer.

    Et ce n’est pas en ne lisant rien, en ne cherchant pas activement des solutions, en ne confrontant pas les programmes des uns et des autres, en ne mettant jamais les pieds dans une réunion publique, en enviant aigrement « les autres » qui ont toujours trop, en jalousant le voisin chômeur, fonctionnaire, immigré, trop jeune ou trop vieux, en restant constamment branché sur des chaînes bas de gamme, en relayant à longueur de « tweet » des micro-évènements et des « selfies » sans le moindre intérêt, en colportant une mentalité de colonisé chronique drapeau US ou « Union Jack » sur les fesses, que des ADULTES censés être des citoyens cultiveront la dignité en eux-mêmes et chez les autres…

    Bien entendu, les politiciens de la droite – c’est leur métier de servir les riches et de voler les pauvres – et de la fausse gauche – c’est leur tradition de matraquer leur camp – ont méthodiquement démoli la France et le monde du travail : et c’est encore plus vrai depuis que s’est accélérée la néfaste « construction » européenne qui a suivi l’implosion sous influence de l’URSS et de l’Europe socialiste.

    Bien entendu, il y a de quoi être perdu, égaré, désorienté, paumé, dans un pays qui est pris en étau entre les xénophobes du FN et les autophobes antinationaux du Parti Maastrichtien Unique, PS, LR, avec leurs rabatteurs tous terrains d’Europe-Ecologie, des partis euro-trotskistes (LO en tête), voire du parti euro-« commmuniste » qu’est devenu le PCF-PGE à l’issue de son interminable « mutation-dénaturation ». Et combien il est triste de voir que certains syndicats, qui se veulent encore sincèrement de classe et de lutte, n’ont pas dit un traitre mot de l’origine européenne de la Loi Travail, en ne tapant QUE sur la lampiste El Khomri, la petite télégraphiste française de Bruxelles…

    Bien sûr, il n’y a plus d’avant-garde politique digne de ce nom dans notre pays depuis que, à l’orée des années 70, le PCF a procédé, sous couvert de « modernité » anti-léniniste, à l’effeuillage complet de ses fondamentaux (abandon de la dictature du prolétariat : 1976 ; du marxisme-léninisme et de l’internationalisme prolétarien : 79 ; rupture révolutionnaire avec le capitalisme et enlisement dans la Mitterrandie : 81/84, reniement de Lénine et adhésion à la Gorbatchévie (87/91), conversion à la « construction européenne » et participation au gouvernement Jospin d’euro-privatisation et de bombardement de Belgrade : 97/2002), abandon des références au centralisme démocratique, au marxisme, au socialisme et à la classe ouvrière (94). Comment les masses y verraient-elles clair quand les dirigeants et ministres du PCF finissent régulièrement chez les Verts (Juquin), au PS (Fiterman), chez Macron (Hue, Gayssot), quand ce n’est pas au FN, comme c’est le cas d’une ex-étoile du PCF-62 dans le bassin minier ?

    Mais si paumé qu’il soit, l’homme n’en est pas moins doté d’une raison, d’une conscience, d’un sentiment inaliénable de la dignité. Quand l’avant-garde n’existe plus, soit on travaille à la reconstruire, soit, du moins, on ne se précipite pas en masse pour être « prem’s » à l’abattoir, par ex. en votant CFDT aux élections professionnelles ! Même les moutons, s’ils pouvaient voter, n’éliraient pas forcément le « Berger » qui les tond !

    Ce cri douloureux, qui n’est pas mépris mais rappel à la responsabilité personnelle, le grand poète communiste turc Nazim Hikmet, qui passa une bonne partie de sa vie dans les geôles fascistes, le fait entendre dans son poème « La plus drôle des créatures ».

    « Tu es comme le scorpion mon frère

    (…)

    Et si nous sommes humiliés, exploités, opprimés,

    Irai-je à dire que c’est de ta faute, mon frère ?

    Non.

    Mais tu y es quand même pour beaucoup, mon frère ».

    Et si paradoxalement, cette « engueulade » du militant à ses frères, dont certains, non seulement baissent la tête, mais « engueulent » les militants qui les défendent, était encore le cri d’amour pour le peuple que firent jadis entendre, sans démagogie, Rousseau, Robespierre ou Louise Michel qui, jamais, ne flattèrent le peuple et qui toujours au contraire, l’incitèrent à entendre en eux cette force énorme qu’est le sentiment collectif de la dignité ?

    Terminons par la conclusion que Maurice Thorez et Jacques Duclos apportèrent en 1940 dans leur appel clandestin à relever la tête : « jamais, non jamais, un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ».

    Floréal, le 3/04/2017

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  • Billet Rouge-Les deux, mon Général ! – Par Floréal, PRCF. (28/02/2017)Dieu que c’est dur de penser dialectiquement, c’est-à-dire en prenant les choses dans leur dynamique et en refusant les oppositions à deux balles !

     

    Côté droit, on a un F. Asselineau qui veut bien, qu’il dit, « sortir de l’euro, de l’UE et de l’OTAN », mais PAS du capitalisme. Mais comment une dynamique de sortie de l’UE du capital pourrait-elle s’opérer en méconnaissant les luttes de la classe ouvrière, en regardant de haut ces syndicalistes CGT qui, parfois au prix de leur emploi, ont porté les luttes du printemps dernier et en méconnaissant ce fait patent : le MEDEF et le CAC-40 sont massivement pro-Maastricht alors que 79% des ouvriers ont voté contre la constitution européenne en 2005 ?

     

    Coté gauche, on a des groupes gauchistes de tous pédigrés qui ne veulent QUE « le socialisme tout de suite sinon rien : » et qui regardent de très haut le « Frexit ». Lequel, en effet, jetterait bas le bon vieux mythe trotskiste (et social-démocrate, donc !) des « Etats-Unis socialistes d’Europe »… Bref, sous leurs airs « purs et durs », ces groupes gauchistes ne veulent surtout pas affronter la  petite bourgeoisie « alter-européiste » qui pousse des cris d’orfraie au seul mot d’indépendance nationale (ces étranges « marxistes » devraient lire Du droit des nations à disposer d’elles-mêmes, où Lénine réfute le nihilisme national de certains socialistes).

     

    Est-il si difficile de saisir, d’une part, que le Frexit est la condition nécessaire, sinon suffisante, pour que la question du socialisme, forclose par le très totalitaire traité de Maastricht (« l’UE est une économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée »), puisse concrètement revenir à l’ordre du jour en France ? Est-il si dur pour un marxiste, donc pour un matérialiste, de saisir que « qui peut le plus peut le moins » et qu’il est impossible de mettre la révolution sociale sur orbite, si l’on n’est même pas capable de monter et de lancer la fusée Brexit, donc de briser le broyeur d’acquis et de souverainetés nationales qu’est l’UE supranationale ?

     

    Symétriquement, pour le Frexit aille jusqu’au bout, il devra prendre appui sur la classe ouvrière, qui est la classe sociale à la fois la plus anti-UE et la plus anticapitaliste. Le Frexit devra en effet affronter durement l’oligarchie capitaliste au lieu de s’enliser dans les méandres de l’article 50 si cher à l’UPR ? Et comment le monde du travail prendrait-il la tête du Frexit, comment conduirait-il ce que le PRCF appelle le « Front antifasciste, patriotique, progressiste et écologique », s’il n’a pas d’emblée sous les yeux des revendications (salaires, emplois, libertés syndicales, emploi industriel, remboursements sécu, retraites…) qui, inévitablement, produiront toute une série de bras de fer entre la nation laborieuse et le grand capital maastrichtien. Que ces affrontements de classes soient perdus par le camp du Travail et la France restera dans le capitalisme, tout en parachevant sa dissolution dans l’Empire euro-atlantique. Qu’ils soient gagnés par les travailleurs et, quoi qu’en disent les bourgeois « raisonnables » qui veulent « sortir de l’UE mais PAS du capitalisme », et la France sortira d’un même élan de l’UE… et du capitalisme !

     

    La seule ligne claire qui puisse mener pour du bon au Frexit et au socialisme, est donc celle des quatre sorties : de l’euro, de l’UE, de l’OTAN ET DU CAPITALISME. Elle impose à la fois d’œuvrer à un large rassemblement rouge et tricolore contre l’UE du grand capital, et de reconstruire un parti de combat. Sans lequel la classe ouvrière sera mise à la remorque, soit du souverainisme de droite, voire du lepénisme, soit de la petite bourgeoisie altermondialiste et alter-européiste travestie en « révolution permanente » (quoique toujours ajournée…).

     

    Front large, pluriel, multicolore contre le FN  et l’UE, mais aussi parti de classe indépendant, les deux constructions se complètent.

     

    En réalité, ceux qui opposent stérilement ces tâches complémentaires ne conduiront ni au Frexit, ni au socialisme.

    Ni a fortiori, à la reconstruction de l’avant-garde politique de la classe ouvrière qui manque si cruellement à notre peuple.

    Floréal-le 28/03/2017

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  • LE DERNIER SOUTIEN D’HAMON, C’EST FILOCHE (on peut aussi l’écrire autrement…) ! – Par Floréal, PRCF (

    Un quarteron de militants « unitaires » conduits par Gérard Filoche, l’éternelle caution de du PS, a défilé à Paris pour exiger la fusion des candidatures et .

    Bien entendu, le PCF – qui feint de soutenir Mélenchon mais qui, en réalité, rabat sur Hamon pour sauver l’ « union de la gauche » aux législatives – était au centre de ce « coup » politicien.

    Filloche a résumé le « raisonnement » à deux euros de ces « unitaires » à tous crins : on élimine tout ce qui diffère dans les programmes de JLM et d’Hamon, on garde ce qui est commun et le tour est joué.

    On élimine donc – une paille ! – la sortie immédiate de l’ (que prône JLM alors qu’Hamon est pour l’, pour la « défense » européenne derrière Berlin, pour le relèvement du budget militaire à 2% du PIB, pour la confrontation avec la Russie…).

    On élimine aussi – autre détail ! – la phrase de Mélenchon « l’UE, on la change ou on en sort ! » qui, sans aller encore jusqu’à l’appel direct au Frexit progressiste (aux « rouges » dignes de ce nom de pousser dans ce sens au lieu de sauver le PS en faillite !), pose du moins la question d’une sortie de l’UE par la gauche qui était jusqu’alors taboue dans les milieux progressistes.

    Après quoi, bien entendu, on peut tous ensemble promettre de raser gratis, comme l’ont successivement fait Hollande et Tsipras, en sachant que la très dictatoriale UE (que tous ses traités définissent comme une « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée ») étouffera à coups d’amendes les renationalisations, la relance planifiée du « produire en France », des salaires et des droits sociaux, la reconstitution des services publics d’Etat, etc. Et pendant ce temps, l’OTAN continuera de préparer benoîtement la guerre sur les marches orientales de l’UE en soutenant les néonazis revanchards de Kiev !

    Alors, laissons bêler les benêts « plus-unitaires-que-moi-tu-meurs » qui n’ont toujours tiré aucune leçon du désastreux programme commun PCF/PS de 72 où l’on promettait tout sans rien trancher sur l’OTAN et l’ « Europe » : ce qui permit à Mitterrand, après quelques concessions initiales destinées à « tuer » l’influence communiste, de mettre dès 1983 la France sur les rails mortels, de la monnaie unique, de Maastricht et de l’atlantisme reaganien.

    Laissons aussi les appareils euro-formatés du PS et du PCF-PGE poursuivre leurs manœuvres dérisoires pour défendre le PS en faillite et préparer ainsi les arrangements législatifs qui permettraient sur un contenu des plus vagues de sauver les places – du moins c’est ce qu’ils croient – du sénateur Laurent, du député Chassaigne et surtout, des députés hollandiens, voire macroniens. Car bien entendu, demain, il faudra encore « élargir » la « belle alliance » entre ceux que, « dins ch’Nord », on appelle les « carcheux d’ places »…

    Et surtout ne paniquons pas : l’avance de JLM s’accroît sur Hamon dont la candidature illisible tangue de plus en plus, prise en étau qu’elle est entre l’insoumission des uns et le macro-libéralisme « social »…

    A nous, vrais communistes, syndicalistes de classes, francs progressistes anti-UE, d’aider les sympathiques militants de la France insoumise à construire une France Franchement Insoumise (FFI !) à l’UE, à l’OTAN… et au capitalisme.

    Mais rassurons-nous : si l’ultime soutien d’Hamon, c’est , pas étonnant décidément que son soutien s’effiloche…

    – 26 mars 2017

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge: Coucou, déjà cinq ans les revoilà, nos bons amis de Lutte « ouvrière »

    Il y a une grosse décennie, ils avaient presque obtenu 10% avec leurs petits frères de la , entre temps rebaptisée (plus de faucille et de marteau ni de référence au communisme…). Mais qu’ont donc fait « Arlette » et « Olivier » de ce bref regain populaire des partis trotskistes, qu’avait alors rendu possible le retrait social-démocrate du PCF « mutant » ? Comment ont-ils transformé ce potentiel électoral en dynamique de luttes, de rapport des forces et de construction du « parti révolutionnaire du prolétariat » que les trotskistes promettent toujours et qui ne vient jamais ?

    Stériliser la lutte des classes, diviser les travailleurs

    Il y a une grosse décennie, ils avaient presque obtenu 10% avec leurs petits frères de la LCR, entretemps rebaptisée NPA (plus de faucille et de marteau ni de référence au communisme…). Mais qu’ont donc fait « Arlette » et « Olivier » de ce bref regain populaire des partis trotskistes, qu’avait alors rendu possible le retrait social-démocrate du PCF « mutant » ? Comment ont-il transformé ce potentiel électoral en dynamique de luttes, de rapport des forces et de construction de construction du « parti révolutionnaire du prolétariat » que les trotskistes promettent toujours et qui ne vient jamais ?

    Pourtant, ces mouvements dit d’ « extrême gauche » disposent d’un accès permanent aux médias et d’un « réseau » suffisant de maires « apolitiques » (sic) qui doivent se dire qu’un peu de folklore « écarlate », pourvu qu’il ménage la sacro-sainte «  », ne saurait offrir que des avantages : retirer quelques voix à la gauche euro-critique (naguère, au PCF, aujourd’hui à Mélenchon), donc aider le à garder sa 1ère place à gauche pour le plus grand dommage du mouvement ouvrier de classe…

    Protéger l’UE du Capital, et ainsi protéger l’exploitation capitaliste la plus brutale

    Alors N. Arthaud va bien entendu nous expliquer que « les élections bourgeoises importent peu » et que « ce qui compte c’est la lutte ». Sauf que c’est surtout aux élections qu’on la voit. Cette pseudo-internationaliste, dont le mouvement a jadis soutenu le contre-révolutionnaire Walesa et les « combattants de la liberté » afghans (c’est-à-dire en fait, les … talibans : car tout était bon pour abattre l’URSS !) va reprendre sa rengaine inusable : « travailleurs, ne combattez par l’UE, car Maastricht ou pas, UE ou pas, euro ou pas, l’exploitation capitaliste restera l’exploitation capitaliste ». Sauf que ladite exploitation est plus ou moins brutale selon les armes institutionnelles et internationales dont elle parvient ou pas à se doter : or, une UE qui se définit comme « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » est une arme létale pour les capitalistes qui veulent détruire les acquis, délocaliser l’industrie, privatiser les services publics, démonter les retraites et la Sécu, et affaiblir la résistance ouvrière… Plus clairvoyant pour sa classe que ne l’est Arthaud pour la classe laborieuse qu’elle dit servir, Alain Madelin avait jadis expliqué qu’il voyait en Maastricht (sur lequel L.O. s’abstint jadis si courageusement, permettant au oui de gagner de 538 000 voix seulement, là où Arlette Laguiller avait réuni 606 000 voix en 1988 et 1,6 millions de voix en 1995) une « assurance tous risques contre le socialisme » en France et en Europe…

    La même est déjà en train d’expliquer qu’il ne faut pas être patriotes, qu’il faut laisser la France, son drapeau, sa langue, la Marseillaise à la disposition du FN – qui les dévoie au profit du racisme – et qu’un ouvrier ne doit surtout pas défendre son pays et sa production industrielle locale alors même que la bourgeoisie les désosse à l’abri de l’intouchable « construction » européenne…

    Billet Rouge: Coucou, déjà cinq ans les revoilà, nos bons amis de Lutte « ouvrière »Heureusement que les Communards, qui combattirent à la fois Thiers et l’envahisseur prussien, heureusement que les FTP, qui résistèrent à la fois à Hitler et à Vichy, ne l’ont pas entendu de cette oreille. A l’époque, que ce soit à l’appel d’Eugène Varlin ou à l’invitation de Maurice Thorez, le « camp des travailleurs » a défendu à la fois sa classe, son pays et toute l’humanité en associant le patriotisme populaire à l’internationalisme prolétarien.

    Il est vrai que nos grands révolutionnaires trotskistes ne sauraient poursuivre des objectifs aussi bas : défendre le « produire en France », revendiquer la nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie ? Vous plaisantez : rien n’est digne de lutte si ce n’est « le service public européen » (sic) et la « révolution permanente » (au moins européenne et si possible mondiale…). Ces « marxistes » ignorent-ils le proverbe matérialiste qui dit que « qui ne peut pas le moins peut rarement le plus » ?

    Tous ensemble, front antifasciste, populaire, patriotique et écologique pour faire gagner les travailleurs

    Billet Rouge: Coucou, déjà cinq ans les revoilà, nos bons amis de Lutte « ouvrière »En réalité, le drapeau rouge opposé au drapeau tricolore, la classe ouvrière opposée à la nation, c’est l’isolement et la défaite assurée pour la classe ouvrière qui a obtenu ses plus belles conquêtes quand, à l’initiative du PCF, elle a associait clairement l’antifascisme, le patriotisme et la solidarité de classe internationale en les tournant à la fois contre la xénophobie, contre le racisme, contre le colonialisme et contre l’oligarchie capitaliste. Et à notre époque, le prix à payer d’un découplage du patriotisme et de la conscience de classe n’est plus seulement celui des régressions sociales sans fin : c’est le TGV pour la fascisation au profit d’une Le Pen qui sait mieux que tout le monde opposer le rouge au tricolore pour le grand profit de l’oligarchie !

    Dès lors, apportons un soutien « critique, dynamique et constructif », comme y invite le PRCF, à la candidature Mélenchon tout en militant pour la reconstruction d’un vrai parti communiste – ni mutant ni trotskiste – , pour une France Franchement Insoumise à Hollande, à Fillon, au FN, à Macron, à Gattaz, et à la funeste UE/OTAN de l’exploitation et de la guerre !

    par Floreal

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  • Billet Rouge-Hue Macron! – Par Floréal (PRCF)

    Pitoyable Robert  ! Après avoir « muté », détruit et dénaturé ce qui s’appelle encore (pour combien de temps ?) le « PCF » (alias section hexagonale du PGE), le micro-Gorbatchev français en arrive désormais, cf l’article ci-dessous, à rallier « En Marche », c’est le cas de le dire, le TGV néolibéral de  ! En échange de quoi ?

    D’une loi « sur la moralisation de la vie politique », le gadget pour enfants sages que, pour « rosir » son allégeance à Macron, le chouchou de la finance et des médias, Bayrou avait déjà obtenu de Macron… Comme si l’on pouvait « moraliser » le capitalisme monopoliste d’État où, sous le masque du « libéralisme », les gouvernants passent sans cesse, COMME l’a fait MACRON LUI-MÊME (ex-commis de Rothschild devenu ministre de l’économie de Hollande) des transnationales à l’appareil d’État et retour… Mais qui croira que la loi « éthique » Hue-Bayrou-Macron, ne sera pas contournée aussi vite que celles qui l’ont précédée ? Et surtout, qui croira que cette loi-gadget soit l’objet véritable du « donnant-donnant » (faut-il dire du « deal » pour être compris d’un Macron qui préfère notoirement le business-Globish à la langue d’Aragon, honteusement allégué par Hue) soit l’objet véritable de la transaction politique entre Hue et Macron ?

    Car le « rénovateur communiste » Hue nous a déjà habitués à ce genre d’ « exigence forte » envers ses suzerains sociaux-libéraux. Rappelons que Hue, qui enchaîna durant cinq ans le PCF au gouvernement Jospin (privatisations massives, passage au funeste euro, guerre contre la Yougoslavie…), a fini par déserter son parti pour devenir… sénateur sur une liste PS ! Dans le but de « rénover le communisme », vraiment ? Ou dans celui, combien plus terre à terre, de vivre une retraite dorée ? Pendant ce temps, le PS au pouvoir s’acharnait avec Sarko sur celle des travailleurs ?

    Hue, Braouézec, Gayssot, et avant eux Fiszbin, Elleinstein, Juquin, Sainjon, Fiterman (qui a fini à la direction du PS)… Décidément, le PCF muté n’en finit pas de secréter des dirigeants félons qui, après avoir « muté », « rénové » et « refondé » le communisme (reproduisant en petit ce que leur ami « Gorby » a fait à très grande échelle : liquider les positions communistes), finissent toujours plus à droite. Jadis ils se contentaient du PS. Mais cette boutique est en crise. Alors ils courent vers Macron quand ce n’est pas plus à droite encore (comme l’a fait Llabres à Toulouse). Voire vers l’extrême-droite en plein essor comme cet ex-dirigeant départemental du PCF devenu porte-parole du FN à Lens…

    Mais où diantre sont donc passés les Cachin, Sémard, Thorez, Duclos, Croizat et autre Martha Desrumeaux que promouvait sans cesse le vrai PCF à l’époque lointaine où ce parti, aujourd’hui décommunisé, se réclamait du léninisme, de l’opposition à l’UE et de l’internationalisme prolétarien ? Telle ligne, tels dirigeants…

    Camarades communistes, interrogeons-nous vraiment sur cette dérive déshonorante qui sème le désarroi chez les communistes, dans le peuple et dans ce qui subsiste de l’électorat PCF. D’autant qu’à l’heure actuelle, les dirigeants du PCF Laurent et Chassaigne qui sont censés défendre la candidature Mélenchon, ne cessent de lancer des « forums », des « pétitions » et de « appels » dont le but réel, sous le verbiage « unitaire », est de tacler la candidature insoumise pour rabattre sur Hamon… et sur les (de moins en moins) juteux accords de désistement législatifs avec le PS. Lutte des classes ou lutte des places, comme disent les militants ouvriers ?

    Ensemble, défendons la candidature insoumise, qu’avait d’ailleurs décidé de soutenir une majorité de cartés PCF.

    Allons aux usines avec un programme de Frexit progressiste et de lutte pour le socialisme.

    Appelons les travailleurs à lutter sans attendre les élections.

    Sur la base de l’unité d’action des communistes pour les quatre sorties, (euro, UE, OTAN, capitalisme), reconstruisons un vrai parti communiste pour qu’émerge une France Franchement Insoumise à la fois au FN et à l’UE du capital.

    Sans rien attendre de bon, de loyal et de CLAIR des Hue, Braouézec et Cie.

    Ni d’ailleurs de ceux qui leur ont succédé à la tête du parti muté et dont nul ne jurera que demain, ils ne passeront pas ouvertement comme leurs tristes prédécesseurs euro-mutés, à la social-démocratie DÉCLARÉE.


    Document tiré du « Point » –  Robert Hue se met En marche !

    L’ancien refondateur du PC, « progressiste de gauche », a officialisé son soutien à Macron. Par peur du Front national. Mais pas seulement.

    PAR LE POINT.FR

    On le pressentait depuis le 2 mars, Robert Hue, ancien communiste, a officialisé son ralliement à Emmanuel Macron. Au début du mois, le fondateur de Mouvement unitaire progressiste avait publié un communiqué où il expliquait ce qui le rapprochait et ce qui le séparait du leader d’En marche !, le candidat attrape-tout. Hue se disait bien sûr effrayé par la perspective d’un second tour Fillon/Le Pen. Aussi séduit par la promesse de « renouveau démocratique » incarnée par l’ancien ministre de l’Économie que rebuté par « ses aspirations libérales ».

    Condition

    Il assortissait donc son éventuel ralliement d’une question : « Je demande à Emmanuel Macron s’il est prêt à introduire explicitement dans son projet une loi majeure portant sur l’éthique et la transparence des finances, et tout particulièrement sur l’évaluation et le contrôle de l’action publique, concernant l’utilisation des fonds publics accordés aux entreprises privées et publiques. »

    Ce vendredi matin, Robert Hue a définitivement franchi le Rubicon. Il s’en explique dans une tribune publiée par Le Monde. C’est bien la perspective d’une victoire de la droite dure, soit sous sa forme « radicalisée », sous-entendu François Fillon, soit sa forme extrême lepéniste, qui pousse l’ancien candidat du PC à l’élection présidentielle de 1995 à rejoindre l’ancien conseiller de François Hollande. « Quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat… » écrit-il, citant Louis Aragon. Mais ce n’est pas seulement cette crainte qui motive sa décision. Le candidat a accepté sa demande du 2 mars et s’engage à faire cette loi de moralisation de la vie publique, demandée aussi par François Bayrou. « L’accord d’Emmanuel Macron d’intégrer à son projet cette proposition me paraît être une contribution économique et sociale majeure au rétablissement de la confiance avec les citoyennes et citoyens français. »

    Désarroi

    En ce sens, le « progressiste de gauche » va plus loin que Patrick Braouezec, un autre ex-refondateur du Parti communiste, membre du Front de gauche. Il a apporté son soutien au candidat En marche ! parce qu’il ne voulait pas le 24 avril regretter un autre choix : « Comme Daniel Cohn-Bendit, je pense qu’Emmanuel Macron est le seul candidat à permettre de ne pas se retrouver devant cette situation et d’éviter que les gens subissent une politique rétrograde. »

    Mais le président de la Plaine commune (communauté de communes de Seine-Saint-Denis) a appelé lors des législatives à voter pour des candidats PCF ou Front de gauche pour peser à l’Assemblée nationale et à poursuivre les luttes après le 18 juin. Un appel qui en disait long sur l’extrême désarroi de la gauche dans cette présidentielle décidément inédite.

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-Hue Macron! – Par Floréal (PRCF)

    Pitoyable Robert  ! Après avoir « muté », détruit et dénaturé ce qui s’appelle encore (pour combien de temps ?) le « PCF » (alias section hexagonale du PGE), le micro-Gorbatchev français en arrive désormais, cf l’article ci-dessous, à rallier « En Marche », c’est le cas de le dire, le TGV néolibéral de  ! En échange de quoi ?

    D’une loi « sur la moralisation de la vie politique », le gadget pour enfants sages que, pour « rosir » son allégeance à Macron, le chouchou de la finance et des médias, Bayrou avait déjà obtenu de Macron… Comme si l’on pouvait « moraliser » le capitalisme monopoliste d’État où, sous le masque du « libéralisme », les gouvernants passent sans cesse, COMME l’a fait MACRON LUI-MÊME (ex-commis de Rothschild devenu ministre de l’économie de Hollande) des transnationales à l’appareil d’État et retour… Mais qui croira que la loi « éthique » Hue-Bayrou-Macron, ne sera pas contournée aussi vite que celles qui l’ont précédée ? Et surtout, qui croira que cette loi-gadget soit l’objet véritable du « donnant-donnant » (faut-il dire du « deal » pour être compris d’un Macron qui préfère notoirement le business-Globish à la langue d’Aragon, honteusement allégué par Hue) soit l’objet véritable de la transaction politique entre Hue et Macron ?

    Car le « rénovateur communiste » Hue nous a déjà habitués à ce genre d’ « exigence forte » envers ses suzerains sociaux-libéraux. Rappelons que Hue, qui enchaîna durant cinq ans le PCF au gouvernement Jospin (privatisations massives, passage au funeste euro, guerre contre la Yougoslavie…), a fini par déserter son parti pour devenir… sénateur sur une liste PS ! Dans le but de « rénover le communisme », vraiment ? Ou dans celui, combien plus terre à terre, de vivre une retraite dorée ? Pendant ce temps, le PS au pouvoir s’acharnait avec Sarko sur celle des travailleurs ?

    Hue, Braouézec, Gayssot, et avant eux Fiszbin, Elleinstein, Juquin, Sainjon, Fiterman (qui a fini à la direction du PS)… Décidément, le PCF muté n’en finit pas de secréter des dirigeants félons qui, après avoir « muté », « rénové » et « refondé » le communisme (reproduisant en petit ce que leur ami « Gorby » a fait à très grande échelle : liquider les positions communistes), finissent toujours plus à droite. Jadis ils se contentaient du PS. Mais cette boutique est en crise. Alors ils courent vers Macron quand ce n’est pas plus à droite encore (comme l’a fait Llabres à Toulouse). Voire vers l’extrême-droite en plein essor comme cet ex-dirigeant départemental du PCF devenu porte-parole du FN à Lens…

    Mais où diantre sont donc passés les Cachin, Sémard, Thorez, Duclos, Croizat et autre Martha Desrumeaux que promouvait sans cesse le vrai PCF à l’époque lointaine où ce parti, aujourd’hui décommunisé, se réclamait du léninisme, de l’opposition à l’UE et de l’internationalisme prolétarien ? Telle ligne, tels dirigeants…

    Camarades communistes, interrogeons-nous vraiment sur cette dérive déshonorante qui sème le désarroi chez les communistes, dans le peuple et dans ce qui subsiste de l’électorat PCF. D’autant qu’à l’heure actuelle, les dirigeants du PCF Laurent et Chassaigne qui sont censés défendre la candidature Mélenchon, ne cessent de lancer des « forums », des « pétitions » et de « appels » dont le but réel, sous le verbiage « unitaire », est de tacler la candidature insoumise pour rabattre sur Hamon… et sur les (de moins en moins) juteux accords de désistement législatifs avec le PS. Lutte des classes ou lutte des places, comme disent les militants ouvriers ?

    Ensemble, défendons la candidature insoumise, qu’avait d’ailleurs décidé de soutenir une majorité de cartés PCF.

    Allons aux usines avec un programme de Frexit progressiste et de lutte pour le socialisme.

    Appelons les travailleurs à lutter sans attendre les élections.

    Sur la base de l’unité d’action des communistes pour les quatre sorties, (euro, UE, OTAN, capitalisme), reconstruisons un vrai parti communiste pour qu’émerge une France Franchement Insoumise à la fois au FN et à l’UE du capital.

    Sans rien attendre de bon, de loyal et de CLAIR des Hue, Braouézec et Cie.

    Ni d’ailleurs de ceux qui leur ont succédé à la tête du parti muté et dont nul ne jurera que demain, ils ne passeront pas ouvertement comme leurs tristes prédécesseurs euro-mutés, à la social-démocratie DÉCLARÉE.


    Document tiré du « Point » 

    Robert Hue se met En marche !

    L’ancien refondateur du PC, « progressiste de gauche », a officialisé son soutien à Macron. Par peur du Front national. Mais pas seulement.

    PAR LE POINT.FR

    On le pressentait depuis le 2 mars, Robert Hue, ancien communiste, a officialisé son ralliement à Emmanuel Macron. Au début du mois, le fondateur de Mouvement unitaire progressiste avait publié un communiqué où il expliquait ce qui le rapprochait et ce qui le séparait du leader d’En marche !, le candidat attrape-tout. Hue se disait bien sûr effrayé par la perspective d’un second tour Fillon/Le Pen. Aussi séduit par la promesse de « renouveau démocratique » incarnée par l’ancien ministre de l’Économie que rebuté par « ses aspirations libérales ».

    Condition

    Il assortissait donc son éventuel ralliement d’une question : « Je demande à Emmanuel Macron s’il est prêt à introduire explicitement dans son projet une loi majeure portant sur l’éthique et la transparence des finances, et tout particulièrement sur l’évaluation et le contrôle de l’action publique, concernant l’utilisation des fonds publics accordés aux entreprises privées et publiques. »

    Ce vendredi matin, Robert Hue a définitivement franchi le Rubicon. Il s’en explique dans une tribune publiée par Le Monde. C’est bien la perspective d’une victoire de la droite dure, soit sous sa forme « radicalisée », sous-entendu François Fillon, soit sa forme extrême lepéniste, qui pousse l’ancien candidat du PC à l’élection présidentielle de 1995 à rejoindre l’ancien conseiller de François Hollande. « Quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat… » écrit-il, citant Louis Aragon. Mais ce n’est pas seulement cette crainte qui motive sa décision. Le candidat a accepté sa demande du 2 mars et s’engage à faire cette loi de moralisation de la vie publique, demandée aussi par François Bayrou. « L’accord d’Emmanuel Macron d’intégrer à son projet cette proposition me paraît être une contribution économique et sociale majeure au rétablissement de la confiance avec les citoyennes et citoyens français. »

    Désarroi

    En ce sens, le « progressiste de gauche » va plus loin que Patrick Braouezec, un autre ex-refondateur du Parti communiste, membre du Front de gauche. Il a apporté son soutien au candidat En marche ! parce qu’il ne voulait pas le 24 avril regretter un autre choix : « Comme Daniel Cohn-Bendit, je pense qu’Emmanuel Macron est le seul candidat à permettre de ne pas se retrouver devant cette situation et d’éviter que les gens subissent une politique rétrograde. »

    Mais le président de la Plaine commune (communauté de communes de Seine-Saint-Denis) a appelé lors des législatives à voter pour des candidats PCF ou Front de gauche pour peser à l’Assemblée nationale et à poursuivre les luttes après le 18 juin. Un appel qui en disait long sur l’extrême désarroi de la gauche dans cette présidentielle décidément inédite.

     

    source:initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-A Hue ou à dia ? – Les leçons du ralliement de Hue à Macron, par Floréal – PRCF(2/03/2017)Robert Hue et son poulain Sébastien Nadot, qui viennent de rejoindre l'écurie Macron

    Par la bouche du louveteau Sébastien Nadot, le très groupusculaire Mouvement des progressistes fondé par Robert Hue appelle (en échange de quoi ?) à soutenir sans réserve le loup Alpha Macron.

    La boucle est ainsi bouclée : comme Gorby en Russie (lâche déserteur du PCUS interdit par Eltsine), comme Carrillo en Espagne (passé à la presse de droite après avoir dévasté le PCE), comme Massimo D’Alema en Italie (liquidateur du PCI et fondateur du PDS néolibéral), l’instigateur principal de la mutation-dénaturation du Parti communiste français a quitté son parti pour devenir sénateur sur une liste PS. Et comme une fois que les amarres sont rompues, il n’y a plus de limite aux dérives droitières, les huistes courent maintenant à la soupe derrière Macron, le banquier qui veut briser les retraites des fonctionnaires, « ubériser » la société, taxer les pensions, dénationaliser l’école publique, fiscaliser les cotisations Sécu du patronat, démanteler ce qui reste de la République laïque et indivisible, substituer le tout-anglais « transatlantique » au français, installer une Europe fédérale faisant litière de l’Etat-Nation, augmenter la contribution française à l’OTAN, et autres propositions « progressistes ». Bref, le micro-mouvement huiste investit sur un Macro-banquier notoirement couvé par Angela Merkel, sur un candidat sans foi ni parole qui tourne à la fois le dos au CNR, aux réformes communistes de 45, à la loi laïque de 1905 et au legs de la Révolution française !

    Et dire que M. Hue se présentait initialement comme l’héritier de Gabriel Péri, le grand dirigeant communiste qui déclara, avant d’être fusillé par les Allemands : « Si c’était à refaire, je referais ce chemin » !

    Eh bien, l’auteur de ces lignes, qui n’a pas voté Mitterrand en 81 et qui prévenait déjà en 1994 ses camarades du PCF que voter pour le « mutant » Robert Hue ce serait déshonorer leur parti, constate aujourd’hui sans plaisir combien le soutien enthousiaste alors apporté à Hue par une majorité de camarades tournait en réalité le dos à l’esprit de parti bien compris. De même l’auteur de ces lignes avait-il raison entre 81 et 84 de dénoncer ces pseudo- « ministres communistes » de Mitterrand qui TOUS ont ensuite trahi le PCF, Fiterman rejoignant même par la suite la direction du PS. Comme il était juste entre 97 et 2002 de dénoncer Gayssot, le ministre « communiste » qui a aidé Jospin à privatiser tous azimuts, à bombarder Belgrade et à préparer la mise en place de la destructive « monnaie unique ».

    Camarades communistes, il faut que cette énième trahison de l’ex-secrétaire national du PCF nous instruise sur ce qu’est réellement, et sur ce que n’est pas « l’esprit de parti »  : soyons enfin matérialistes et recourons au « critère de la pratique » cher à Engels ; cessons tous de juger les gens sur leur étiquette et non sur les contenus qu’ils défendent en pratique. Il ne suffit certes pas, pour être communiste, de se situer occasionnellement du bon côté de la barricade sociale (il y faut aussi un solide ancrage dans le camp des exploités et dans le marxisme-léninisme), mais être du bon côté, du côté des exploités, n’en est pas moins une condition élémentaire sans laquelle le mot « communiste » est une odieuse duperie. Or, aujourd’hui même, les dirigeants principaux du PCF, son secrétaire national Pierre Laurent et son chef de file parlementaire André Chassaigne, s’évertuent sans le dire à contourner le vote majoritaire de leurs militants en faveur de la candidature Mélenchon. A travers cent tracts, pétitions et « forums » dégoulinant d’équivoque, leur vrai message aux militants du PCF, c’est : « vous votez Mélenchon ? Nous non plus ! ». Car ils sont trop occupés à rabattre en fait vers l’impossible candidature unique derrière Hamon (qui est à 100% pour l’OTAN, pour l’ « Europe fédérale » et pour des listes PS communes avec Valls/EL Khomri !). Et surtout, ces faux « dirigeants communistes » veulent à tout prix ménager leur arrimage routinier au PS dont ils espèrent un « retour d’ascenseur » leur permettant de sauver leurs places à l’Assemblée nationale (Chassaigne) et au Sénat (Laurent) : voilà en fait leur seule « perspective communiste » pour le peuple français en plein désarroi ! Si bien que sur les trois questions stratégiques du moment, la sortie de l’OTAN (pour ne pas être entraînés dans la guerre antirusse qui vient), le débat sur le « FREXIT progressiste » et la rupture des liens de vassalité à l’égard du PS, les dirigeants du PCF, qui sont les seuls mandatés nationalement pour parler au nom du PCF, ne sont même pas du bon côté de la barricade ! Au contraire, ces dirigeants vassaux du très anticommuniste Parti de la Gauche Européenne (que préside Gregor Gysi, l’un des liquidateurs en chef de la RDA !) se démènent pour que la « France insoumise », loin de se radicaliser contre l’UE/OTAN (ce à quoi pourrait l’amener une intervention fraternelle unie des vrais communistes), abandonne ou édulcore ses positions encore trop timidement « eurosceptiques » (pour l’instant, JLM a, en gros, tenu bon face à la pression de Hamon, mais ce n’est sûrement pas grâce à MM. Chassaigne, Laurent et Dartigolle : c’est au contraire contre eux et malgré eux !). Car, que signifie d’autre l’insistance pour que Mélenchon et Hamon, qui rame notoirement pour l’OTAN, la « défense européenne » et le « parlement de la zone euro », se retrouvent dans une même campagne dite « unitaire » ?

    En toute bonne foi, très chers camarades qui boudez le PRCF parce qu’il n’a pas soutenu, faute d’avoir obtenu la moindre garantie programmatique, la candidature non communiste, européiste et toute « jetable » et provisoire de Chassaigne, pouvez-vous jurer que les figures de proue de votre parti ne vous laisseront pas tomber demain comme vous ont successivement abandonnés depuis quarante ans ces « étoiles » du PCF que furent tour à tour MM. Juquin, Fiterman, Sainjon, Gayssot, Hue et Thibault (lui aussi membre du PCF devenu le chantre de la collaboration des classes à la tête de l’OIT) ?

    En réalité, aujourd’hui, une seule ligne claire, fédératrice et dialectique permet aux communistes de « tenir tous les bouts de la chaîne », à la fois la renaissance du parti communiste et la sauvegarde, VITALE pour les luttes à venir, d’un espace politique progressiste euro-critique : cette ligne consiste d’abord à soutenir, sans alignement, avec esprit critique mais sans faire la fine bouche, la candidature J.-L. M. parce que, dans une situation où le pire peut prendre plusieurs visages (montée continue du FN, écroulement possible des « LR » avec, à la clé, le probable ressentiment fascisant de ce camp néo-« versaillais », montée en neige de l’hyper-atlantiste Macron, désorientation totale de l’électorat PCF soumis à d’insupportables « doubles contraintes »…), la candidature « insoumise » est la seule à affronter le PS sur sa gauche tout en ouvrant du moins le débat à gauche sur la sortie progressiste de l’euro, de l’UE et de l’OTAN. Mais aussi et SURTOUT camarades, il est urgent d’aller ensemble à la rencontre de la classe ouvrière sur un programme communiste commun. Communistes, tractons ensemble à l’entrée des entreprises pour poser la question du socialisme pour la France. Et pour que cette question ne soit pas perçue par les ouvriers comme une incantation aussi gauchisante que décourageante, appelons ensemble à engager le processus révolutionnaire en sortant par la porte à gauche de l’UE/OTAN, à élargir la démocratie populaire, à sauver les services publics et la Sécu et à nationaliser les secteurs-clés de l’économie !

    *************************

    Dans l’expression « tirer à hue et à dia », hue ! voulait jadis dire vers la droite ! tandis que dia ! signifiait vers la gauche !. Au mieux l’actuel PCF-PGE dénaturé par 40 années de mutation anti-léniniste* tire à hue et à dia. Et pour finir, ses dirigeants successifs tirent toujours plus « à hue ! », vers le PS maastrichtien et vers l’introuvable et impossible « réorientation progressiste de l’euro », ce clone du Deutsche-Mark. MM. Laurent, Chassaigne et Dartigolles iront-ils demain, si la situation le permet, jusqu’à rallier Macron, donc Hue, Bayrou, Le Guen et Cie, pour soi-disant, « faire barrage au FN »… tout en sachant pertinemment que ce candidat américano-formaté et « merkellophile », veut dissoudre la France à marche forcée dans l’Europe fédérale au risque de rendre irrésistible l’idée suicidaire que le FN est le seul recours patriotique possible pour les classes populaires ? Le seul fait que nul ne puisse jurer du contraire à propos du second tour de la présidentielle, le fait concomitant que l’idée même de candidatures uniques des sortants de gauche aux législatives ne soit pas clairement écartée, prouve à quel point serait stérile et illisible pour notre peuple une orientation qui confinerait l’engagement des communistes à la toujours plus lointaine reconquête communiste du PCF dé-marxisé, socialo-dépendant et euro-formaté.

    Il n’y a donc bien qu’un moyen et un seul de ne pas se tromper aujourd’hui pour tous ceux qui veulent continuer le vrai parti communiste, celui de Pierre Sémard et de Gabriel Péri : c’est que, dans l’action franchement communiste unie aujourd’hui, dans l’adresse commune à la classe ouvrière préparant un nouveau congrès de Tours demain, nous allions ensemble à la porte des usines pour diriger l’équipage « à dia toute ! » ?

    Floréal ,le 2/03/2017

    *La « mutation » révisionniste et social-démocrate n’a pas été lancée au congrès de Martigues (2000), ce point d’orgue des liquidations idéologiques. La dé-marxisation du PCF a été officiellement engagée en 1976 avec l’abandon de la dictature du prolétariat et avec le reniement officiel du marxisme-léninisme lors du 23ème congrès, en 1979.

    ********************************

    Les Eltsine français à la soupe (au régime « macron-biotique » ?)….

    http://www.md-progressistes.fr/sebastien-nadot-en-citoyen-libre-candidat-du-mdp-a-lelection-presidentielle-je-decide-de-soutenir-emmanuel-macron/

     

    source: initiative-communiste.fr/

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  • Lettre à Patrick Cohen et à Sofia Aram-par le Président de courriel (27/02/2017)

    A M. Patrick Cohen – Le 27 février 2017

     

    Monsieur Cohen,

     

     

    Dans la matinale de France-Inter que j’écoute régulièrement, Mme S. Aram s’est permis ce matin, 27 février 2017, sans qu’il y ait la moindre traduction à l’antenne, de prononcer son billet hebdomadaire entièrement en anglais.

    Certes il s’agissait de s’adresser fictivement à Donald Trump. Mais dans les faits, c’est bien à des millions de Français que Mme Aram s’est adressée en anglais, leur signifiant ainsi indirectement que l’anglais doit absolument être compris par tous les auditeurs de la « France-Inter ». Or « la langue de la République est le français » (article II de la Constitution, qui devrait faire loi sur Radio-France : c’est un minimum pour un service public financé par le contribuable) et les Français ont encore le droit, que l’on sache, de ne pas comprendre la langue mondiale des maîtres. Ils ont aussi le droit de parler, outre le français, telle langue étrangère ou régionale de leur CHOIX qui ne soit pas l’anglais : allemand, italien, espagnol, russe, chinois, basque, breton, wolof, arabe, etc. Et il n’est pas interdit de rappeler aux anglophones qu’ils ont aussi le droit, s’ils veulent pleinement nous comprendre quand ils écoutent nos radios, d’apprendre encore un tout petit peu l’insignifiant patois local qui a donné au monde l’Edit de Nantes, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la loi laïque de 1905, le Serment du Front populaire, les « Jours heureux » du CNR ou le Discours sur le colonialisme de Césaire. Cela s’appelle l’EGALITE entre les peuples, sans laquelle certains peuples sont « plus égaux que d’autres »…

    Plus gravement encore, vous, M. Cohen, n’avez pas repris Mme Aram sur son impolitesse majeure. Vous avez certes renvoyé les bouseux non anglophones à la traduction sous-titrée de votre émission télévisée (il est évident que les auditeurs qui vont au travail et qui vous écoutent au volant n’ont que ça à faire !), mais plus gravement encore, votre seule réaction a été de solliciter sur-le-champ la réaction EN ANGLAIS de M. Benoît Hamon ; car bien entendu, ce que vous avez en tête, c’est que non seulement tous les Français doivent parler anglais (ainsi que tous les Allemands, tous les Espagnols et tous les Italiens ? mais si tel était le cas, combien de temps les langues nationales et la diversité linguistique mondiale, non moins importante pour la culture humaine que ne l’est la biodiversité pour l’évolution naturelle, « tiendraient »-elles ?) ? Votre message subliminal étant que bien entendu, on ne peut pas présider la République française sans parler la langue de Trump et d’Obama : alors que, soit dit en passant, pour plusieurs de nos candidats, la première des courtoisies exigibles est qu’ils parlent correctement leur langue maternelle, ce qui est loin d’être le cas.

    Et tout cela prend place dans une configuration générale de RELEGATION systématique du français au profit du tout-anglais. L’affaire du slogan olympique en anglais, que désapprouvent massivement nos compatriotes, la honteuse pétition en préparation sur TF1 pour que la chanson représentant la France à l’Eurovision soit partiellement traduite en anglais (rien d’étonnant de la part d’une chaîne qui s’affiche en tricolore mais dont l’émission-phare s’appelle « The Voice » et qui lance présentement à son de trompe une nouvelle émission intitulée « The Wall »), le récent basculement au tout-anglais de la documentation interne de PSA et de Renault (un « fait mineur » sur lequel n’informe pas France-Inter), l’abaissement des quotas radiophoniques réservés à la chanson francophone, le discours de Macron en anglais à BERLIN (« pour être compris de tous ») dans le cadre d’une élection française, rien de cela ne suscite en vous le moindre sursaut critique, la moindre tentation de débat, le moindre questionnement : tant vous êtes immergés dans une ambiance parisianiste où toute une série de faits choquants pour 90% des gens vous paraît aller de soi.

    L’association que je préside, et dont le président d’honneur, Léon Landini, est la figure de proue des anciens FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’œuvre Immigrée, fondés et dirigés par le PCF clandestin, comme les FTPF), n’est suspecte ni de purisme vieillot, ni de nationalisme rance ; professeur de philosophie, militant communiste et internationaliste, j’ai moi-même passé ma vie dans le bassin minier de Lens à combattre le FN, y compris en prenant quelques risques personnels. Mais quand on humilie ainsi INCONSCIEMMENT, en toute IRREFLEXION, sans la moindre distance autocritique, ce socle commun de la nation, ce ciment de la Francophonie, ce premier service public de France, cette mémoire vive de notre histoire commune, qu’est la langue française, on ne fait pas œuvre d’ouverture : la langue unique mondiale vers laquelle nous voguons en toute suicidaire inconscience, est un terrible vecteur d’uniformisation culturelle, de pensée unique, d’économie unique, et elle porte en elle de terribles discriminations NOUVELLES entre l’ « élite mondialisée » qui maîtrise le code des codes (cet English Mother Tongue que les grosses boîtes exigent de leurs hauts cadres en toute préférence nationale A L’ENVERS !), la masse des dominés moyens qui baragouinent comiquement le « Business Globish » et l’énorme masse des dominés tout court, voués à la précarité et à l’ « inemployabilité » qui ne parleront plus bientôt que des langues nationales dégradées, mâtinés d’anglais « à la TF1 », ce qui les signalera d’emblée comme des sous-ordre taillables et corvéables à merci.

    Finalement, de tels comportements méprisants à l’égard du « simple » francophone sont totalement contre-productifs à l’encontre de ce FN que vous combattez si mal et que vous valorisez en fait quand vous lui abandonnez si vite la langue, le produire en France (pardon, le « made in France ») et la nation française elles-mêmes. Rien de pire que l’auto-phobie nationale qui accable nos élites, fascinées tantôt par « nos voisins d’Outre-Rhin », tantôt par « nos amis anglo-saxons », pour nourrir la xénophobie du FN et d’une bonne partie des LR. Haine de soi, haine d’autrui, Sartre avait analysé cette situation qu’avait déjà décryptée Freud quand, par d’autres concepts que Sartre, il décrivait la « pulsion de mort ».

    Bien entendu, il vous arrive, M. Cohen, de vous transporter dans les ors de l’Académie française ou d’accueillir un écrivain francophone étranger qui vit à tel point sur une autre planète qu’il n’a même pas remarqué l’existence d’un basculement rapide de certains pays africains au tout-anglais. Cela s’appelle la bonne conscience. Mais le débat politique, en pleine campagne électorale décisive, sur l’arrachage linguistique géant, qui accompagne culturellement, avec le total appui du MEDEF, l’arrachage de nos industries et de nos acquis sociaux au nom de la « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (Maastricht), défendue par l’OTAN et étendue par l’Union transatlantique, est interdit sur France-Inter. Il faut que notre langue recule et s’éteigne en silence, voire qu’elle « creuse elle-même sa tombe », comme le « pauvre Martin » de Brassens.

    Eh bien nous, militants progressistes et internationalistes de la diversité linguistique mondiale, n’acceptons pas que notre langue, ni les autres langues d’Europe, meure(nt) en silence. Et nous nous sentons doublement provoqués, en tant que francophones et en tant que progressistes, quand nous voyons que la colonisation linguistique et culturelle la plus caractérisée prend les atours bien-pensants de l’internationalisme et de l’ « ouverture sur le monde ».

    Je sais d’avance que cette lettre vous laissera de marbre, si toutefois vous l’avez lue jusqu’au bout.

    J’en adresse donc copie aux membres de mon association, aux associations partenaires et au médiateur de Radio-France, voire au CSA.

    Je vous adresse mes salutations distinguées sans me ranger parmi ces auditeurs dociles qui, à l’antenne, vous « remercient d’avoir sélectionné ma question » après avoir célébré « la qualité de vos émissions ». Ce n’est pas votre talent, d’ailleurs, que je récuse, c’est votre autocensure, probablement inconsciente, sur certaines questions.

    Peut-être aurais-je dû vous interpeler en anglais pour obtenir, sinon une autocritique à l’antenne, sinon un débat réellement ouvert sur l’avenir du français EN France à l’occasion du 20 mars (journée mondiale de la Francophonie), tout au moins, l’aumône d’une réponse argumentée.

     

    Georges Gastaud

    Président de COURRIEL, association progressiste de défense de la langue française

     

    J’ose espérer qu’au moins, Mme Aram n’aura pas l’inélégance de répondre à l’antenne à une lettre qui n’aurait pas préalablement été lue in extenso aux auditeurs.

     

     

     

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  • marianne

    L’ QUI VIENT

    « En politique le communisme est encore le nom qui peut porter des énoncés à venir »
    Alain Badiou

    France, ose-toi, c’est l’heure ; ose en toi l’Insoumise !
    Ose la Seine comme ont osé la Tamise,
    Bien qu’en eaux troubles mais n’en pouvant vraiment plus
    D’être les oubliés du repas des repus,
    Tes frères d’outre-Manche entrés en résistance
    Contre une Europe vouée à la seule Finance.

    Ne l’avais-tu toi-même onze ans plus tôt tenté
    En proclamant un Non aussitôt insulté
    Par une prétendue Elite hors d’elle-même,
    Furieuse qu’on l’ignore et que son stratagème
    En Traités enjôleurs et sournois codifié
    Fût alors, texte en main, par toi démystifié.
    Ose le libre esprit dont vibre ton Histoire,
    Qui fait que l’on t’honore et qu’on garde en mémoire
    De par le monde entier, ton populaire élan
    Jacobin, communard, jaurésien, partisan.

    Redeviens le pays engendrant une Aurore
    Avec le rouge de ton drapeau tricolore,
    Du temps qu’en espérant un monde fraternel
    On se voulait Français pour être universel !

    On t’oppose un colosse en fait aux pieds d’argile
    Miné secrètement par la guerre civile
    Qui menace un peu plus chaque jour en son sein,
    Afin de te priver de choisir ton destin.

    Ose la Décision, ose du politique
    L’acte libérateur et comme prophétique
    Qui fait que l’avenir colore le présent.

    Au cœur de cette Europe en proie au dévoiement,
    Réaffirmant ton poids de nation souveraine
    Sois le maillon propice où se brise la chaîne ;
    Retrouve d’un combat de classe la vigueur,
    D’une Internationale à nouveau la ferveur
    Contre le monstrueux d’un Ordre mortifère
    Ensauvageant l’Humain et saccageant la Terre.

    Appelant tous les autres peuples asservis
    A se tendre la main de pays en pays
    Réoriente l’Histoire, en lui donnant la chance
    D’un retour d’horizon, d’un retour d’espérance,
    Hors des fatalités mensongères du jour
    Que prêchent aujourd’hui tous les valets de cour.

    Tu le peux. Tu le dois. Une candidature
    Qui t’incarne t’en offre à présent l’envergure.
    Yves Letourneur
    4 octobre 2O16

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  • Allez quoi, nobles Ladies and Gentlemen du Touquet et des boucles de la Seine, du courage, du nerf, tous à la reconquête !

    Durant une décennie, vous avez bien soutenu mordicus Sarko malgré ses dérapages « pipols », ses photos glamour avec « Carla », son avidité affichée, son goût du luxe tapageur, ses acrobaties judiciaires et ses gamelles tintinnabulantes et rebondissantes… A l’époque, vous saviez du moins clairement ce que vous vouliez : un président de « rupture », un vrai mec qui « en avait » et qui allait enfin détruire ces acquis du CNR, hérités de la triste époque où, sur la lancée de la Résistance, les cocos et les adeptes du grand Charles fricotaient honteusement en lâchant au populo ces abominations sans nom : Sécurité sociale, retraites par répartition, nationalisations, comités d’entreprise, Code du travail… Diantre, il faut savoir ce qu’on veut dans la vie et ce n’est certes pas à un saint homme que l’on ira jamais demander d’aller voler les pauvres pour donner aux riches afin de mieux intégrer ces derniers, avec leurs manoirs, leurs écoles privées haut de gamme et leur domesticité stylée, dans l’ « élite mondialisée » anglophone, euro-béate et germanolâtre…

    Hélas, la basse roture jouit encore du droit de vote en ce pays rustique. En 2012, la plèbe a donc viré Sarko, l’ennemi trop voyant des « porteurs de pancartes » et autres syndicalistes. En votant Hollande, certains manants croyaient – bien à tort certes, mais cette rébellion ratée n’en mérite pas moins châtiment – que Hollande allait ralentir un peu les mauvais coups « made in Bruxelles » contre les « petites gens »… 

    Cinq années très difficiles à vivre à Neuilly, au Vésinet et dans le 16ème arrondissement. Oh, vous finissiez bien par obtenir tout ce que vous désiriez ; mais certains députés PS cédaient à reculons, sans enthousiasme vrai, en mégotant mesquinement, en lançant des tas de frondes inconvenantes. Pire, une CGT méconnaissable, aussitôt lâchée par la si compréhensive CFDT, formait à nouveau des piquets de grève pour refuser la Loi Travail !

    Par bonheur, Zorro Fillon allait enfin bouter l’Usurpateur hors de l’Elysée et balayer toute cette chienlit « hexagonale » qui vous fait tant vergogne quand vous l’évoquez à table avec vos pairs moqueurs d’Outre-Rhin, d’Outre-Manche ou d’Outre-Atlantique… Avec « François » au moins, vous aviez la garantie d’un programme 100% thatchérien. Un programme garanti par Le Point, le magazine qui compare la CGT à Daech et qui « assassine » à coups de Unes hurlantes les chômeurs « assistés », le « coût exorbitant du travail », le Code du travail « archaïque », la « fiscalité confiscatoire », les « grèves corporatistes » et surtout, ces « fonctionnaires qui plombent la France ». Bref, l’instinct de classe avait parlé, toujours clair, net et précis chez ceux qui possèdent tout mais qui n’en ont jamais assez. Alors, marchant à l’urne en cohortes serrées par un beau jour de « primaires », les mémères en-chapeautées, les petits jeunes gens en loden achevant leur cursus « managérial » en angloricain, les patriarches décorés grands-maîtres des héritages et, derrière eux, pour faire masse, des processions de chauffeurs de maîtres et de « petites gens » embobinées au sortir de la grand-messe, avaient massivement répudié la « gauchiste » NKM, humilié le trop vulgaire Coppé et balayé ce grand mollasson de Juppé pour élire enfin un dur de dur. Et pour « rendre la présidentielle imperdable », vous aviez choisi un homme « intègre », « allant-à-la-messe », sachant jouer pour l’image d’un zeste de gaullisme frelaté, nanti d’une famille nombreuse comme on les aime dans l’Ouest parisien. Un homme meublant sa belle demeure avec goût, doté d’une épouse discrète et « so british », portant  d’élégants costumes stricts, pratiquant virilement à l’occasion l’alpinisme et la Formule 1. Celui-là, c’était sûr, n’avait pas de « casseroles », comme vous dites tout aussi vulgairement que nous autres gueux. Contrairement à l’avide Sarko, contrairement à Hollande qui devait au moins feindre de servir la classe opposée, voilà quelqu’un qui saurait servir sa classe, « tenir son rang », « habiter la fonction » et faire table rase du « modèle social » en s’oubliant un peu lui-même. Ou du moins, en faisant efficacement semblant…

               Hélas, c’est encore raté ! Car comment un homme qui sert passionnément le Capital n’aimerait-il pas le pognon ? Comment n’aimerait-il pas en gagner un max sans travailler trop dur ? Car enfin, à part ses contre-réformes sur les retraites qui ont appauvri des millions de pensionnés, qu’a donc jamais produit Fillon, intellectuellement ou manuellement ? Commencée auprès du « gaulliste social » et du très anti-maastrichtien Philippe Séguin, la carrière zigzagante de Fillon a su prendre opportunément le virage de Thatcher, de Merkel et de Trump : le peu de « social » dont il rêvait auprès de Séguin, Fillon l’aura défait et au-delà en servant Raffarin et Sarko : bilan, ZERO ! Et à tout instant, ce pourfendeur des fonctionnaires, aura été été porté – assisté serait le mot juste – par l’appareil d’Etat bourgeois tant brocardé par nos grands « libéraux ». Un appareil qui, aux frais de Marianne, rémunère grassement la carrière rémunératrice de certains élus à vie sans oublier, parfois, en toute légalité, les membres de leur famille. Mais pour Fillon « où est le problème ? » si son épouse – qu’il « hhhêêêême » tant, comme il l’a déclaré avec tant de retenue – gagne un chouya d’argent de poche (plus de 7000 € mensuels pour son dernier salaire : dérisoire !) payé par la République pour faire on ne sait pas très bien quoi. Ou si, pour compléter cette misère que paie l’Etat à Madame (en pièces jaunes ?), il lui est arrivé de gribouiller à grands frais quelques « articles » pour une revue dont le nom doublement mondain fleure bon La Recherche du temps perdu… Dame, il faut bien « joindre les deux bouts » et débourser régulièrement les frais du manoir, du bolide, du petit personnel et des hautes études pour les héritiers (par curiosité : combien parmi ces derniers auront-ils fréquenté le collège public ? Ce collège ravagé par le « socle commun » au rabais qu’a insistué Fillon, avec les résultats qu’on sait, quand il était ministre de l’Education nationale …

    Mais « Paris vaut bien une messe » : soyons raisonnables et convenons qu’un individu qui veut supprimer 500 000 emplois publics, ratiboiser la Sécu, fliquer à mort l’indemnisation du chômage, repousser la retraite à 65 ans (c’est-à-dire basculer très chrétiennement des millions de gens au RMI, vu que nombre de salariés sont licenciés bien avant 60 ans), supprimer les heures sup en dégageant la durée légale du travail et faire travailler les fonctionnaires 39 h payées 35, ne peut pas être une réincarnation de Saint-François d’Assises (sauf peut-être à changer une préposition dans la dénomination de cet apôtre de la pauvreté ?). Surtout que très évangéliquement, Fillon veut aussi éliminer l’impôt sur la fortune et lever les dernières « charges » qui pèsent encore sur le patronat. C’est-à-dire faire table rase de notre salaire indirect mutualisé…

    Alors, gentils supporteurs vacillants de Fillon, un peu de courage et de tenue : que diable, il faut s’assumer dans la vie. Osez donc vous avouer qu’un défenseur à tous crins du profit ne se contredit pas vraiment quand, dans sa conduite quotidienne, il se révèle un petit… profiteur à la godille. Paradoxe dialectique : « dans la quête du profit maximal, il n’y a pas de petits profits »…

    Allez, sujets et sujettes privilégiés de Sa Majesté le Capital, c’est vraiment pas le moment de lâcher piteusement votre idole : le temps est plutôt venu de vous contempler dans le miroir d’argent que vous tend Fillon, nanti de sa Pénélope « qui a toujours travaillé pour lui ». Et si hier vous avez, en connaissance de cause, voté pour son programme de guerre de classe contre les pauvres, convenez que, humainement parlant, vous aurez du mal à paraître plus « sourcilleux » qu’un modèle auquel vous ressemblez tant !

    Allez, assez d’états d’âme mal venus ! Courez donc au secours de votre champion : à une lettre près le « filon » des méga-cadeaux fiscaux est derrière ! Pour l’heure, qu’il vous suffise de changer un peu le refrain trop révolutionnaire de La Marseillaise et « Qu’un blé impur abreuve vos Fillons ! ».

    Floréal ,le 28/01/2017

    source: initiative-communiste.fr

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  • La gifle-par Aris (IC.fr -20/02/2017)

    Un jeune identitaire séparatiste breton et d’extrême-droite a giflé M. Valls. 

    Ce type d’attaque ad hominem n’est pas dans les méthodes des communistes. Ce sont celles des fascistes. 

    En revanche nous proclamons haut et fort que nous œuvrons pour que les candidats du PS reçoivent une gigantesque claque politique à l’occasion de leurs primaires.

    Hamon annonce la « fin du travail » et un RSA à perpétuité.

    Rungy le vert de gris est plus belliciste que l’OTAN.

    Montebourg pontifie sur du vide.

    Valls, en annonçant la fin du 49.3 après en avoir abusé contre la représentation nationale, renoue avec le marxisme tendance Groucho.

    Les citoyens de gauche ne peuvent avoir d’autre objectif que de délégitimer au maximum cette bande de laquais du MEDEF et de l’UE.

    Sans oublier le candidat des chiens de garde médiatiques et des milliardaires : Emmmanuel Macron, même s’il joue habilement hors primaires, mais avec le soutien mal dissimulé de F. Hollande et de ses proches.

    Pour toutes ces raisons, la participation la plus faible possible à la guignolade des primaires sera un bon signe politique.

    Et la claque définitive sera de voter JLM, de briser l’hégémonie du PS sur l’espace des forces progressistes, sans oublier de venir renforcer les vrais communistes qui luttent pour sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et rouvrir la voie au socialisme.

    Aris le 20/01/2017

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  • Les Animaux malades de la peste

    Contradictoirement dédié à Mme Lagarde, ancien ministre, directrice du FMI dispensée de peine par la Haute Cour, et aux 1000 travailleurs, principalement cégétistes, persécutés par la justice de classe de Manuel Valls.

    Billet Rouge-De la justice de classe, par Jean de La Fontaine (IC.fr 7/01/2017)  Willy ARACTINGI

     

     

    Un mal qui répand la terreur, 
    Mal que le Ciel en sa fureur 
    Inventa pour punir les crimes de la terre, 
    La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom) 
    Capable d’enrichir en un jour l’Achéron, 
    Faisait aux animaux la guerre. 
    Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés : 
    On n’en voyait point d’occupés 
    A chercher le soutien d’une mourante vie ; 
    Nul mets n’excitait leur envie ; 
    Ni Loups ni Renards n’épiaient 
    La douce et l’innocente proie. 
    Les Tourterelles se fuyaient : 
    Plus d’amour, partant plus de joie. 
    Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis, 
    Je crois que le Ciel a permis 
    Pour nos péchés cette infortune ; 
    Que le plus coupable de nous 
    Se sacrifie aux traits du céleste courroux, 
    Peut-être il obtiendra la guérison commune. 
    L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents 
    On fait de pareils dévouements : 
    Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence 
    L’état de notre conscience. 
    Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons 
    J’ai dévoré force moutons. 
    Que m’avaient-ils fait ? Nulle offense : 
    Même il m’est arrivé quelquefois de manger 
    Le Berger. 
    Je me dévouerai donc, s’il le faut ; mais je pense 
    Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi : 
    Car on doit souhaiter selon toute justice 
    Que le plus coupable périsse. 
    – Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ; 
    Vos scrupules font voir trop de délicatesse ; 
    Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce, 
    Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur 
    En les croquant beaucoup d’honneur. 
    Et quant au Berger l’on peut dire 
    Qu’il était digne de tous maux, 
    Etant de ces gens-là qui sur les animaux 
    Se font un chimérique empire. 
    Ainsi dit le Renard, et flatteurs d’applaudir. 
    On n’osa trop approfondir 
    Du Tigre, ni de l’Ours, ni des autres puissances, 
    Les moins pardonnables offenses. 
    Tous les gens querelleurs, jusqu’aux simples mâtins, 
    Au dire de chacun, étaient de petits saints. 
    L’Ane vint à son tour et dit : J’ai souvenance 
    Qu’en un pré de Moines passant, 
    La faim, l’occasion, l’herbe tendre, et je pense 
    Quelque diable aussi me poussant, 
    Je tondis de ce pré la largeur de ma langue. 
    Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net. 
    A ces mots on cria haro sur le baudet. 
    Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue 
    Qu’il fallait dévouer ce maudit animal, 
    Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal. 
    Sa peccadille fut jugée un cas pendable. 
    Manger l’herbe d’autrui ! quel crime abominable ! 
    Rien que la mort n’était capable 
    D’expier son forfait : on le lui fit bien voir. 
    Selon que vous serez puissant ou misérable, 
    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. 
     

     

     

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    source: initiative-communiste.fr

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  • USA/RFA/Japon : vers une nouvelle Triplice ?

    Billet Rouge-Sur la rencontre Obama Shinzo Abé – Par Floréal PRCF (IC.fr-28/12/2016)

    Chefs de file respectifs de l’impérialisme américain en déclin et de l’impérialisme japonais résurgent, MM. Obama et Shinzô Abé se sont retrouvés à Pearl Harbor. Le premier ministre japonais n’a pas davantage présenté ses excuses au peuple américain pour cette attaque criminelle et félonne, court-circuitant toute espèce de déclaration de guerre. Pas plus qu’Obama n’avait eu l’idée de présenter ses excuses à propos du crime de guerre énorme commis par son pays à l’encontre du peuple japonais quand il s’est rendu à Hiroshima. En clair, des impérialistes restent des impérialistes, jamais l’humanisme ne les étouffera et quand en apparence ils manieront la « repentance », ce sera uniquement parce qu’ils en escompteront des gains politiques, militaires ou économiques directs ou indirects. Non, le véritable but de la récente rencontre de Pearl Harbour, comme celui des commémorations du 6 juin 2014 où Hollande, Cameron et Obama « oublièrent » ensemble de convier les représentants du peuple russe (qui fut le vainqueur décisif de Hitler sur les champs de bataille de Stalingrad, Koursk et Berlin), est de renforcer une alliance impérialiste tournée contre la République populaire de Chine et contre la Fédération de Russie. En particulier, Shinzo Abé, dont le dangereux négationniste (le déni des crimes exterministes commis par le Japon impérial contre les populations de Chine) est justement fustigé par Pékin, est le champion avoué du réarmement nippon. Ce qu’il est allé chercher auprès d’Obama, c’est un feu vert lui permettant de se dégager au plus tôt de la constitution pacifiste qui fut imposée au Japon en 1945 et qui continue de lui interdire d’envoyer des troupes à l’étranger, en clair, d’envahir de nouveau autrui. Très bizarrement, des forces puissantes poussent en Allemagne au réarmement du pays qui prévoit d’augmenter sensiblement ses crédits militaires (déjà la RFA a participé au premier chef au démantèlement et à l’occupation de l’ex-Yougoslavie et le Deutsche Mark est devenu la monnaie officielle des micro-Etats qui ont résulté du partage impérialiste des Balkans). Bref, c’en est à se demander qui a gagné la seconde guerre mondiale

    Il est vrai qu’à l’arrière-plan géopolitique de ce redéploiement militaro-stratégique, il y a la victoire de la contre-révolution en URSS et en Europe de l’Est, l’affaiblissement de la Russie postsoviétique qui en a résulté dans un premier temps et le renforcement continental de l’Allemagne « réunifiée ». Deuxième donnée : la Russie de Poutine, alliée à l’Etat syrien, vient d’infliger une défaite historique aux impérialistes euro-atlantiques en les empêchant de faire main basse sur la Syrie, comme ils ont fait main basse sur l’Irak ; et face à cette lourde défaite, l’impérialisme US a besoin de redorer le blason de ses deux principaux alliés « transatlantique » (Berlin) et « transpacifique » (Tokyo). Même si à terme, on ne peut jamais exclure que les requins brièvement réconciliés ne s’entredévorent (à nouveau), pour l’instant ils travaillent surtout de concert à refouler les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), ces Etats potentiellement rivaux, capitalistes pour la plupart, ou balançant entre néocapitalisme et fondements socialistes (Chine), dans lesquels continuent par ailleurs d’agir de puissantes forces « rouges ».

    En pratique, il importe que notre constante dénonciation de l’impérialisme américain – déclinant, donc potentiellement plus agressif encore – ne nous empêche pas de dénoncer le nouveau réarmement allemand, dangereux à terme pour une éventuelle France progressiste et immédiatement menaçant pour la Russie, pour l’Europe de l’Est et pour l’Europe du Sud récalcitrantes à l’euro-austérité humiliante « diktée » par Berlin. N’oublions pas non plus que l’entente de Washington, de Tokyo… et de Séoul contre la Chine populaire, la Russie et la République démocratique populaire de Corée, est grosse d’une nouvelle guerre mondiale dont le point de départ est déjà aisé à localiser, qu’il s’agisse du Nord du Japon ou de la Mer de Chine…

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  • Billet Rouge-SMIC, affaire Lagarde : décidément, le Père-Noël capitaliste est une ordure! Par Floréal (IC.fr 19/12/2016)

    Le cadeau de Noël de Hollande aux travailleurs payés au SMIC ? L’équivalent de 10 baguettes supplémentaires par mois ! Espérons pour eux que ces travailleurs n’ont pas tous des familles nombreuses à charge…

    Aussitôt, l’état-major électoral de Fillon, le candidat bien connu de la charité chrétienne, s’est distingué : ces bonnes âmes ont déclaré que toute forme d’augmentation et de « coup de pouce » au SMIG (l’augmentation actuelle est purement mécanique : Hollande aura réussi à faire pire que Sarkozy en ce domaine) est, selon les bons cathos charitables qui entourent Fillon, « un mauvais coup pour la croissance ».

    Quand les travailleurs auront pris le pouvoir en France, qu’ils n’oublient surtout pas de faire travailler au SMIC MM. Hollande, Fillon, Sapin, Macron, Valls et leurs si charitables conseillers et ministres : si possible dans de VRAIS travaux difficiles et fatigants, comme sont la plupart des travaux payés au SMIC. Ces beaux messieurs qui quittent rarement leurs manoirs feront alors DEUX découvertes :

    • d’abord, ils comprendront pour la première fois de leur vie ce que c’est qu’un VRAI travail.
    • Ensuite, ils verront si l’on peut VIVRE et nourrir ses gosses avec 1129 € nets par mois !

    Mais faut-il attendre des sentiments humains de ces millionnaires dont le programme thatchérien consiste à aller piquer dans les retraites, les remboursements Sécu, les services publics (écoles, hôpitaux, transports en commun…) et les heures supplémentaires des salariés. C’est-à-dire à faire les poches des « petites » gens…

    Quant à Christine Lagarde, bien que reconnue coupable dans la scandaleuse affaire de l’arbitrage de complaisance en faveur de Tapie, elle sera « dispensée de peine », et même d’inscription de ladite peine au casier judiciaire « en raison de sa réputation internationale »

    Les travailleurs d’Air-France et de Goodyear, que Valls et le Parquet à sa dévotion ont chargés au maximum devant la justice, les 1000 syndicalistes CGT actuellement réprimés, apprécieront cet arrêt de la « justice républicaine ». Il a au moins un mérite : celui de montrer ce qu’est l’ « égalité » dans un Etat capitaliste où une directrice du FMI, ex-ministre de Sarkozy qui a laissé un affairiste piller les finances publiques, ne saurait être mise dans le même panier qu’un syndicaliste ouvrier en luttes.

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    Floréal, le 19/12/2016

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-Prométhée le léniniste et Épiméthée le mouvementiste (adresse à JL Mélenchon) – Par Aymeric Monville (IC.fr 10/12/16)

    Prométhée dont le nom signifie « celui qui réfléchit avant » et qui s’était mis en tête de délivrer l’humanité de la dictature des Olympiens, était, nous dit-on, toujours flanqué d’un frère un peu simplet nommé Épiméthée, dont le nom signifie « celui qui réfléchit après ». Le prévoyant d’un côté, l’étourdi de l’autre. L’histoire de ces deux immortels traîne fatalement en longueur et je vous en passe les détails. Notons seulement qu’entre entre ceux qui réfléchissent avant et ceux qui réfléchissent après, les organisés et les spontanés, entre le et le , la querelle est presque aussi ancienne que l’histoire de la lutte des classes, laquelle se confond, comme chacun sait, avec celle de toute société jusqu’à nos jours.

    Bien entendu, l’organisation et le mouvement ne sont pas aussi fatalement opposées. Depuis un certain Lénine, dont le slogan le plus martelé était non sans raison « tout le pouvoir aux Soviets » (et non « tout le pouvoir au Parti », quoi qu’on en dise), l’organisation vise à organiser la spontanéité des luttes, à en tirer le meilleur… parti révolutionnaire.

    Récemment, Jean-Luc Mélenchon s’est targué au contraire de vouloir en quelque sorte « mouvementiser » l’organisation. En tout cas, il a vanté l’évolution « post-léniniste » des partis de gauche, qui d’ailleurs ne sont plus des partis mais des réseaux (air connu).

    L’anti- est en effet si puissant qu’il a causé l’auto-dissolution du . On peut comprendre que cet effondrement n’ait pas nui aux ambitions politiques de JLM. Mais du moins ne souffrira-t-il sans doute pas de reconnaître le caractère hautement toxique de ce prétendu remède de cheval anti-léniniste.

    Mais notre JLM national a déjà le regard tourné vers la ligne bleue de l’internet, du réseau en ligne qui va tout résoudre. Mutatis mutandis, et surtout, comme dirait le chanteur, « misogynie mise à part », on retrouve là la fascination de l’irréfléchi Épiméthée, prêt à accepter tout ce qui brille, et même les dons de ses ennemis, comme la plus belle femme du monde, Pandore, envoyée par les dieux sous une apparence chatoyante pour mieux amener à la catastrophe.

    Car, oui, on ne va pas délaisser l’épicentre, le barycentre, le point nodal de tout l’affrontement capital/travail, sur le lieu de travail, dans la rue, pour le ghetto mental du tout-internet, qui tourne le dos à la classe ouvrière, laquelle est actuellement en première ligne contre la répression (mille syndicalistes poursuivis sous gouvernement PS, nous ne cesserons de le répéter). On ne va pas non plus résoudre ce qui pour Lénine était la seule force qui reste au prolétariat dans un système où tout lui est défavorable : l’or-ga-ni-sa-tion.

    Certes, nous voulons bien admettre que la barricade se trouve actuellement au niveau de « La  », en tout cas pas au niveau de l’actuel PCF qui ne fournit aucune garantie d’une rupture claire avec la social-démocratie, et a fortiori avec l’UE.

    Nous n’avons pas non plus de leçons de léninisme à donner à un partenaire qui n’en revendique pas les prestiges, ce dont nous sommes parfaitement conscients. Mais nous lui demandons, socratiquement, de se mettre d’abord en accord avec lui-même : « Connais-toi toi-même ».

    On peut admettre qu’il n’ait gardé du léninisme qu’une vision pour le moins schématique et réductrice, néanmoins il doit gérer une coalition avec d’authentique léninistes comme nous ou d’autres camarades encore encartés au PCF. Il serait donc utile, y compris électoralement, qu’il s’interroge sur l’efficacité de ce discours quelque peu condescendant. On peut, ensuite, admettre que Mélenchon se voit moins en bolchevique qu’en jacobin. Mais dans ce cas, pourquoi dauber l’existence, y compris jusqu’à l’ancien RPR, d’un « comité central ». JLM ignore-t-il vraiment que cette forme d’organisation ressortit à la Révolution française, à la Commune de Paris avant celle d’Octobre ? Nous comprenons parfaitement qu’il lui faille s’adresser également à un électorat républicain non communiste, mais dans ce cas il faut veiller à ce que l’anticommunisme ambiant n’emporte pas les dernières digues de défense.

    Enfin, décréter la mort de la vieille politique des partis au nom du postmodernisme (d’une Chantal Mouffe quand il est en veine d’inspiration ; d’une Clémentine Autain pour repasser les plats) va l’amener à d’autres contradictions.

    Bref, il faudra bien un jour choisir entre le Front Populaire et Patriotique et Podemos. Notons d’ailleurs que les Laurent et les Chassaigne ont déjà choisi pleinement leur camp, volé au secours de Tsipras, et occupent pleinement le créneau de ce mouvementisme qui ne va nulle part, en tout cas ni vers la sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN.

    Rappelons donc fraternellement à notre candidat que dans ce contexte de réaction épouvantable, il tire sa légitimité de quelque chose de plus grand que lui, et qui exige de lui des perspectives claires et cohérentes comme le Frexit progressiste et la sortie de l’OTAN.

    Si nous ne pouvons parler ensemble de Lénine, revenons du moins à Robespierre, que nous aimons tous. Et méditons tous ensemble les paroles de l’incorruptible, incorruptible en premier lieu aux mirages de la politique personnelle :

    « D’abord, apprenez que je ne suis point le défenseur du peuple ; jamais je n’ai prétendu à ce titre fastueux ; je suis du peuple, je n’ai jamais été que cela, je ne veux être que cela ; je méprise quiconque a la prétention d’être quelque chose de plus. » Robespierre

     

    , 10 décembre 2016

    source: initiative-communiste.fr

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