• Billets Rouges

  • Billet Rouge-Dissoudre l’ENA pour rapprocher le peuple des élites? A propos d’un nouveau mensonge de la Macronie.

    Par – 8 avril 2021 

    Comble de ce… “populisme” par ailleurs si décrié, l’énarque , figure caricaturale de la bourgeoisie nantie, vient de décider autocratiquement de dissoudre l’ Nationale d’Administration ()… école dont il est lui-même issu! Décision non seulement ingrate et scandaleusement autoritaire, mais totalement démagogique.

    Loin de nous l’idée, bien évidemment, de disculper l’ “énarchie” de ses responsabilités écrasantes dans la morgue de classe écrasante dont nos hauts fonctionnaires écrasent d’ordinaire les humbles administrés et autres cochons de contribuables qui paient les traitements exorbitants des premiers ; mais tout d’abord, il est un peu court d’accuser l’ENA d’être responsable de la coupure flagrante qui sépare le peuple de son “élite” oligarchique: car la bonne vieille attaque poujadiste contre les (hauts) fonctionnaires vise en réalité à discréditer à travers eux l’ensemble des agents publics malmenés par les euro-réformes. Ce type d’attaque évite aussi et surtout de remettre en question les politiques maastrichtiennes que les politiciens du capital, les Sarkozy, Hollande, Macron et Cie, mènent depuis des lustres pour dissoudre la France dans l’acide sulfurique de la “construction” euro-atlantique.

    Trop facile aussi d’ignorer que le principal vice démocratique que comporte le système politico-économique français s’appelle moins “ENA” que capitalisme monopoliste d’Etat et que ce vice de construction rédhibitoire se définit par le passage permanent du haut personnel bourgeois de la haute fonction publique à la direction générale des monopoles capitalistes et de cette dernière à la direction politique du pays, Elysée et Matignon inclus : bref, par ce que le PCF, quand il était encore marxiste, appelait “le mécanisme unique Etat bourgeois/monopoles capitalistes”. Ainsi en fut-il de Georges Pompidou, l’ancien fondé de pouvoir de la Banque Rothschild devenu chef de l’Etat en 1969, de Valéry Giscard d’Estaing, l’homme de confiance de la finance qui succéda à Pompidou en 1974… et d’E. Macron qui, lui aussi, faisait partie du haut encadrement de la banque Rothschild avant de devenir, avec le soutien financier et médiatique massif de la haute finance hexagonale et internationale, le premier magistrat de cette Cinquième qui n’a de républicain que l’appellation.

    Enfin et surtout, qu’est-ce qui est, sinon le mieux, du moins le “moins pire”, d’une ENA où l’on entrait encore par concours anonyme à l’issue d’un parcours universitaire dûment validé, ou d’un accès redevenant totalement arbitraire à la Haute administration, via le piston familial, les recommandations des copains, les affinités politiques, les réseaux capitalistes ou les diplômes universitaires obtenus aux USA, en anglais et en payant des frais d’inscription universitaires astronomiques, comme, très certainement, l’Irrépublique en marche voudrait bien nous l’imposer ICI ? M. Macron, ne voulez-vous pas en réalité que ne puissent tout bonnement devenir hauts fonctionnaires que les individus comme vous que l’Oncle Sam aurait préalablement doté du titre de “Young Leader” que vous avez vous-même arboré toute fierté nationale ravalée ? Quel beau progrès démocratique ce serait là, en effet! Du moins l’ENA actuelle s’intitulait-elle encore, ne serait-ce qu’en théorie et pour le principe, Ecole Nationale d’Administration!

    Alors, faut-il réformer l’ENA et l’Etat français? Bien entendu, et il faut même les révolutionner pour que les mots “souveraineté nationale” et “souveraineté populaire” deviennent des réalités, comblant du même coup le fossé de classe entre le peuple français et ses soi-disant “élites” qu’il a bien raison de mépriser autant qu’elles le méprisent.

    Mais cela ne passe pas par les mesures démagogiques et régressives de Macron, et encore moins par sa propension à supprimer en tous domaines les concours publics et la méritocratie républicaine – si formelle et parfois vide de contenu qu’elle soit -, mais par la sortie progressiste de l’UE, par la nationalisation démocratique des monopoles capitalistes, par l’émergence d’une véritable démocratie populaire.. et par la reprise par notre pays de sa marche séculaire, interrompue par des décennies de mensonges social-démocrates, “eurocommunistes” et “mutants”, vers une société SOCIALISTE remettant le monde du travail, centre de gravité naturel de toute démocratie véritable, au centre de la vie et de l’administration nationale. 

    Georges GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • "RN",ou Racisons la Nation  !

     

    Chaque jour, les médias emploient sans les traduire des sigles d’autant plus opaques que les partis désireux d’échapper au discrédit que leur vaut leur politique, changent souvent de nom… 

    C’est pourquoi, toujours désireuse d’éclairer ses lecteurs, Initiative vous fournit ici un petit décryptage à garder à portée de main (et à enrichir par vous-mêmes!) : 

    “R.N.”, ou : Racisons la Nation ! 

    “L.R.“, ou : La Réaction (tout simplement!) 

    “L.R.E.M.”, ou: la Loi des Riches Et de Maastricht 

    “MO.DEM”, ou: MOllement Démocrates mais Effrontément Maastrichtiens ! 

    “P.S.”, ou: Panpan sur le Social ! – Également: Pilonnons la Solidarité ! 

    “P.G.E.”, ou : Permanents Gagnés à l’Euro 

    “E.E.L.V.“, ou : Ensemble Éliminons les Lumières, Vite ! 

    “C.F.D.T.”, ou : “C‘est Fructueux De Trahir !  

    Et aussi, pour le même prix: 

    “U.E.”, ou : Usines à Exporter ; ou encore, Urnes à l’Égout !

    “O.T.A.N.”, ou : l’Occident Travaille à l’Avènement du Néant 

    “O.M.C.”, ou : Otons aux Misérables leur Culotte ! 

    “F.M.I.”, ou: Frappons, Massacrons l’Indigent !

     

    Floréal , le 28/03/2021

    Source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Par Gilda GUIBERT 

    Vous avez peut-être entendu dire que le Musée Carnavalet s’alignant enfin sur celui du Louvre – quatre ans après, quel manque de modernité ! – a supprimé sur un certain nombre de contenus les chiffres romains jugés trop complexes et les a remplacés par les chiffres arabes soi-disant plus ancrés dans le quotidien de l’ignare populace. Il a en effet été jugé nécessaire « de s’adresser à tous les publics, à tous les visiteurs étrangers » et surtout « aux personnes en situation de handicap psychique » (sic Noémie Giard, cheffe des publics au Musée Carnavalet) probablement les plus nombreux à visiter ce vénérable musée parisien. Rassurons-nous : pour le moment Louis XVI restera Louis croix V bâton et son ancêtre restera Louis Croix bâton V, même pour les personnes en situation de handicap… mais jusqu’à quand ?

    Les Français ne semblent guère émus de ce type de mesure à l’inverse des italiens qui, comme le célèbre philologue Luciano Canfora, sont immédiatement montés au créneau. Dans le journal Il Corriere della sera, il écrit d’un ton ironique Il serait souhaitable d’avoir une loi imposant l’analphabétisme obligatoire et le retour à la seule communication orale”. C’est malheureusement depuis des années la voie suivie par l’Education nationale : encore un petit effort et ce but sera atteint.

    Qui a eu cette lamentable idée régressive d’« accessibilité universelle » ? Pour ne pas changer : l’Union européenne bien sûr. Les chiffres romains ne seraient pas connus par de nombreux habitants de la planète. Donc, éliminons-les. Et comme la langue française est de moins en moins bien maîtrisée y compris par nos propres compatriotes, éliminons-la aussi ! Ne laissons que de rapides et faciles explications dans la langue la plus partagée dans ce monde : l’english ou plutôt le globish ! Et là nous aurons vraiment la possibilité de toucher tout le monde jusqu’au plus neu-neu. Ainsi parlait d’ailleurs déjà l’auteur d’un petit ouvrage devenu célèbre : « Tout d’abord, le cerveau des jeunes gens ne doit pas être surchargé de connaissances qui leur sont inutiles dans la proportion de quatre-vingt-quinze pour cent et qu’en conséquence ils oublieront bientôt ».Et il ajoutait « Toute propagande doit être populaire et placer son niveau intellectuel dans la limite des facultés d’assimilation du plus borné de ceux auxquels elle s’adresse. De ce fait, son niveau intellectuel doit être situé d’autant plus bas que la masse des hommes à atteindre est plus nombreuse ».Celui qui avait si bien tracé ce type d’approche « intellectuelle » s’appelait Adolf Hitler et son petit ouvrage Mein Kampf. Il a aujourd’hui de beaux émules au sein de l’Union européenne.

    Gilda Guibert

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    par Georges Gastaud

    – A Lille, cette fin de semaine, une convergence militante dit vouloir défendre la culture française menacée par le confinement de classe macroniste. Très bien, et le PRCF vient de rappeler son soutien aux personnels de la culture en lutte. Mais pourquoi diable avoir nommé cet évènement militant “no culture, no future“, en sacrifiant de manière si veule la à ce tout-globish archi-conformiste et pas du tout culturel qui certes, n’est pas la solution à la crise, mais une partie du problème? On ne défend pas la culture française en contribuant activement à l’assassinat de la langue française qui en forme le socle.

    Ce 20 mars, journée internationale de la langue française et de la Francophonie, chacun de nous peut faire quelque chose, à son niveau, pour contrecarrer le honteux basculement en cours de la France et de l’Europe, sous la pression même plus dissimulée de Bruxelles, vers la langue unique, et à travers elle, vers la pensée, la politique et l’économie uniques. 

    Révoltez-vous et dites “d’ac!” et non “OK!”, “courriel” et non “email”, “oui” et non “yesssss!”, sans quoi, tôt ou tard, vous ne chanterez plus notre refrain insurrectionnel “Aux armes citoyens”, mais “God save the Queen!” ou “God bless America”! 

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    – L’émission quotidienne Le Cours de l’ a succédé sur France-Culture  (https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/saison-24-08-2020-27-06-2021) à la si bien nommée* “Fabrique” de l’histoire et M. Xavier Mauduit a du même coup remplacé Emmanuel Laurentin, appelé par ses patrons à exercer ses talents de formateur idéologique sur une autre chaîne du “service public” audiovisuel. Pour autant, comme on s’en doute, l’, l’antisoviétisme rétrospectif, l’européisme béat et l’anti-jacobinisme passionnel sévissent de plus belle sur France-Culture sur fond d’idéalisme historique jamais interrogé, de “déconstruction” masochiste  du “récit national”, et avec une bonne conscience d’autant plus compacte que, jamais au grand jamais, nul historien suspect de marxisme ou refusant si peu que ce soit les légendes noires de l’URSS “totalitaire”, du PCF “stalinien” ou du “despotique” Robespierre (un “tigre altéré de sang”, comme chacun sait) ne sera jamais invité à la grande émission historique, “critique” et “scientifique” matinale de la “chaîne culturelle” hexagonale… 

    Ainsi y parlera-t-on sans fin, comme aujourd’hui dans Le Cours de l’histoire, du passionnant devenir de “La fille de Napoléon”, une certaine dame Chapuis, fruit joufflu supposé des amours ancillaires du Grand Homme, de la perception de la couleur bleu clair sous la Régence ou encore de la culture du chou rouge en Basse-Silésie dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. Sans bien sûr omettre d’évoquer – Mme Anaïs Quien veille au grain dans cette même émission – le moindre articulet traitant de l’histoire “dé-coloniale” ou de la “construction du genre” telle qu’elle déferle en continu et à gros bouillon depuis le sacro-saint monde universitaire anglo-saxon.

    Mais jamais, n’ayez crainte amis bourgeois et ex-camarades carriéristes de la “gauche” anticommuniste bobo,M. Xavier Mauduit n’invitera Mme Annie Lacroix-Riz, historienne connue bien au-delà de nos frontières pour ses travaux novateurs et hautement professionnels portant sur la collaboration du patronat “français” avec les nazis, sur l’engagement total du Vatican aux côtés de Hitler, Franco et Mussolini, ou sur les tenants et aboutissants de classes réels de la Seconde Guerre Mondiale : “inviter sur “F-C” une historienne qui, sur la base de travaux archivistiques méticuleux et pionniers, refuse de hurler avec les loups contre l’URSS, qui ne ricane pas en prononçant – avec tout le respect dû aux martyrs de Châteaubriant, du Mont Valérien ou de la Citadelle d’Arras, – l’expression de “Parti des Fusillés”mais vous n’y pensez pas mon cher ! 

    Car les disciples de François Furet, l’homme qui, en 1989 déclarait forclose la Révolution française, voire Saint Stéphane Courtois en personne, le Grand Inquisiteur qu’encense toute l’eurodroite  parce que ce Chef de meute de l’euro-chasse aux sorcières explique chaque jour, en additionnant des parapluies à des machines à coudre, que Staline était deux fois pire que Hitler (que chacun en tire a posteriori les conclusions pratiques qui s’imposent…) téléphoneraient aussitôt au PDG de Radio-France nommé par la Macronie ! Quel désordre bien inutile jeté dans les cohortes médiatico-universitaires qui sont chargées par nos modernes Big Brother de vacciner à tout-va les jeunes générations contre les horreurs des Révolutions passées, présentes, et surtout, à venir… tout en trouvant tant d’excuses brillantes aux contre-révolutionnaires d’hier, d’aujourd’hui et de demain, fussent-ils un tout petit peu Chouans, massacreurs de Communards, voire un brin génocidaires et exterminateurs sur les bords!

    C’est donc en dehors du consensus médiatico-universitaire acritique, antiscientifique et de plus en plus grossièrement antidémocratique que continuera d’avancer sans bruit, mais avec efficacité, et sans rien attendre de France- “Culture”, une historiographie non alignée continuant d’assumer avec objectivité et méthode, sans céder à l’angélisme ni verser dans la diabolisation irrationnelle, ce “métier d’historien” célébré par Marc Bloch dont on pourra certainement dire un jour ce que Jaurès disait du courage, et qui consiste, tout bonnement, à “chercher la vérité et à la dire“.

    Floréal


    *Serions-nous seul à percevoir l’ironie involontairement autocritique de cet intitulé ? 


     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • par J Lariflette

    Derrière « le syndrome Robinson Crusoé » et son pape Pierre Rhabi se cache d’autres enjeux tout à la fois idéologiques, politiques et aussi industriels, j’ai à l’esprit ce que l’église européenne et ses évêques français s’évertuent à nous démontrer : « la voie vers l’écologie radieuse relève de la vertueuse Allemagne ». Il s’agit tout à la fois de croire aux vertus des « énergies renouvelables » et aux modèles qui en découlent dans différents domaines aussi variés par exemple que l’alimentation, l’, l’automobile, l’agriculture et le traitement des déchets, voyons brièvement cela.

    • Les options énergétiques d’un Etat, pour être modernes, pardon, efficientes, doivent décliner, comme le professe notre grand voisin : «  » et subtil hochet « énergies renouvelables ». L’Allemagne décide d’abandonner ses centrales nucléaires, il lui faut donc, au plus vite trouver des ressources énergétiques alternatives, qu’elle trouve dans de vieilles gamelles avec l’usage renouvelé du charbon grand pourvoyeur de gaz carbonique et modernité assumée avec « les énergies renouvelables ». Pour paraphraser JM JANCOVICCI : l’humanité, qui vient de quitter avec l’ère des combustibles fossiles, celui des énergies renouvelables, devrait y retourner ! Soleil, vent et traction animale constituèrent durant de nombreux siècles l’essentielles de nos ressources énergétiques avec les faibles rendements que l’on connait, il faudrait aujourd’hui, y retourner sous prétexte de modernité et de développement durable. Qu’il faille sortir de l’ère des combustibles fossiles est une évidence mais si c’est pour retourner sine die dans celui des « énergies renouvelables », alors un tel mouvement, relèverait, relève d’une simplification tout aussi outrancière qu’opportuniste.
    • Outrancière parce que « les énergies renouvelables » les plus en vues, solaire et éolien sont des techniques encore bien immatures techniquement ! Non seulement parce qu’elles sont en termes de consommation environnementale (KW produit par tonnes de ciment, t de métaux, …, d’hectares de foncier consommées) excessivement dispendieuses mais aussi très peu efficaces tant que les possibilités de stockage de l’électricité restent très insuffisantes au regard des besoins objectifs. Opportuniste car on ne décide pas de choix aussi structurants que le sont les options énergétiques sur la base de fantasmes petits bourgeois.

    Quelques éléments quantitatifs sur l’énergie qu’il est nécessaire d’envisager pour que le débat public ait un sens. Hâtons-nous de rendre la culture scientifique populaire. Ci-dessous des extraits du cours à l’école des mines de JM. JANCOVICI.


    A lire :


     

    J. LARIFLETTE

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Les médias gouvernementaux et patronaux se lamentent quotidiennement sur la “ importée des Etats-Unis” qui frappe désormais certains quartiers déshérités où des rixes aussi absurdes que meurtrières opposent régulièrement des bandes d’ados de plus en plus jeunes s’affrontant à coups de barre de fer, quand ce n’est pas, au nez et à la barbe de la police, à coups de tirs de mortiers… Comme c’est depuis longtemps le cas chez l’Oncle Sam où régulièrement, des massacres perpétrés à l’arme de guerre, dévastent des églises, des mosquées, des synagogues et… des écoles à l’initiative d’ados se prenant pour Rambo!

    Les mêmes médias se déchaînent aussi, non sans raison, contre la “communautarisation” de l’espace urbain hexagonal où, de moins en moins, les individus en compétition sur la grande scène du néolibéralisme mondial, se définissent comme des citoyens français membres de la République ou comme des travailleurs luttant pour leurs droits mais où, de plus en plus, ces bipèdes incultes et déliés de tout que fabrique à la chaîne l’ “économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée” (Traité de Maastricht) se définissent comme membres de telle communauté ethnique, de telle collectivité pseudo religieuse, de tel clan territorialisé voire comme de simples “ego” prédateurs et sans limites s’adonnant à l’achaïque loi du plus fort. Comme c’est tristement le cas aux Etats-Unis depuis des décennies… Soit!

    Mais alors, pourquoi les mêmes médias bien-pensants poussent-ils en permanence à exalter la “” made in USA, la chanson américaine, les “blockbusters” américains, les fêtes américaines (à commencer par l’agressive et noirâtre “Halloween”), les clips américains, sans parler de la langue américaine dont les bredouillis les plus commerciaux et les plus bas de gamme (pensons aux “Black Friday” devenus annuels) infestent en permanence notre langue et notre cerveau? Pourquoi ces grands médias ne passent-ils en outre qu’exceptionnellement des chansons en espagnol, en italien, en allemand, en russe, en arabe, en berbère, en swahéli, en hindi, en japonais, en chinois ? Pourquoi la production cinématographique des pays autres que celui d’Hollywood et de Disney ne parvient-elle que très marginalement sur nos écrans? Pourquoi, lorsqu’il est question de “communauté internationale”, les “grands journalistes” français n’ont-ils en vue que les pays de l’Amérique du Nord et de l’Europe qui, ensemble, forment moins d’un dixième de l’humanité?Pourquoi nos “grands éditorialistes” en poste sur TF1, France 2, C News, BFM, RMC, RTL, Europe 1, France Inter, France Culture, etc., exaltent-ils sans fin l’OTAN, archi-dominée par Washington, et qui pousse en permanence l’UE de plus en plus berlinoise à se surarmer pour prendre sa revanche sur le pays d’Octobre 17 et de Stalingrad? Et pourquoi les médias d’Etat de Macron, ex “Young Leader” adoubé par les Etats-Unis, mais aussi les médias et journaux appartenant à Bolloré, Bouygues, Drahi et Cie, ne trouvent-ils jamais rien à redire à la “fusion” de nos industries stratégiques avec les monopoles privés tentaculaires d’Outre-Atlantique, qu’il s’agisse de Chrysler – en passe de phagocyter Peugeot – ou de General Electrics, qui a déjà avalé une bonne partie d’Altsthom ? Pourquoi “nos” grands médias applaudissent-ils régulièrement à tout rompre quand les gouvernements atlantistes successifs, taillant dans l’héritage du CNR, voire de… Colbert et de Sully, détruisent les statuts publics, dépècent le Code du travail, privatisent les services publics nationalisés en 1945, asphyxient la Sécu à la française, pour leur substituer la retraite par capitalisation, les assurances privées et des trusts capitalistes détenus par les fonds de pension étatsuniens ? Et pourquoi veut-on aussi nous faire croire contre toute évidence que, pour réduire la fracture politique béante entre le peuple  français et ses “élites” politiques, il faudrait importer les “primaires” à l’américaine, le fédéralisme américain et les campagnes électorales à l’américaine? 

    En réalité, l’ culturelle, économique, linguistique, militaire, politique galopante à laquelle est soumise en tous domaines l’Euro-Frenchland forme un tout indissociable. Et tant qu’on acceptera en frétillant la monoculture anglo-américaine, la langue unique mondiale étatsunienne, le “leadership” impérial de Washington sur l’UE arrimée à l’OTAN, il faudra aussi, et sans se plaindre s’il vous plait, s’adapter à une non-société sauvage et sans art de vivre inhumainement dominée par la loi du colt, du dollar, du racisme, du gaspillage consumériste et du culte suicidaire des armes de destruction massive!

    Floréal-le 1er/03/2021

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • 1940/2020: MÊMES CAUSES, MÊME CHASSE AUX SORCIÈRES FASCISANTE

    Par Georges Gastaud, fils de Résistant antifasciste

     

    Tout d’abord, que l’on veuille bien comparer les deux Unes reproduites ci-dessous, la première de Paris-Soir, l’un des nombreux torchons collabos qui s’illustra dans la chasse aux “judéo-bolcheviks”, en clair, aux Résistants, durant la seconde Guerre mondiale, la seconde signée par le Figaro actuel, digne rejeton de celui qui déclarait, dans les années trente, préférer Hitler au Front populaire… Inutile de dire qu’une telle comparaison se passe de commentaires tant les procédés répugnants sont identiques…         

    Car comme en 1940, les mêmes causes produisent les mêmes effets, avec seulement, une évolution dans la dénomination des boucs émissaires désignés par les fauteurs de fascisation. Comme en 1940, cette chasse aux sorcières universitaires a eu pour préalable, durant des dizaines d’années, la proscription systématique des “rouges”, l’anticommunisme et l’anticommunisme érigés en vertu du “bon Français”, de l’universitaire propre sur lui et du “citoyen européen” modèle.          

    De même qu’en 1940 les députés SFIO votaient majoritairement la déchéance de leurs collègues communistes (issus pourtant, comme eux, du Front populaire…), les pleins pouvoirs à Pétain, et soutenaient même le décret Sérol (du nom d’un député “socialiste” assassin) punissant de mort tout auteur ou diffuseur d’un tract , les euro-députés français viennent à la quasi-unanimité (n’ont manqué, et c’est tout à leur honneur, que les voix des députés Insoumis) ont voté en septembre 2019 une résolution de chasse aux sorcières continentale qui criminalise toute personne affichant les “emblèmes du communisme totalitaire”, en clair l’emblème ouvriers et paysans du marteau et de la faucille. Après quoi, les communistes étant désactivés, censurés et vomis, on pourra bien entendu, dans la foulée, stigmatiser et exclure de l’Université et des médias la gauche non-communiste, anticommunistes compris, en la traitant de suppôt, hier, de la “Judée”, aujourd’hui, de l’islamisme terroriste. Le procédé avait déjà été utilisé en 2016 (luttes contre la loi El Khomri) à l’encontre de Philippe Martinez, la CGT étant alors élégamment comparée à… Daesch à la Une du Point !         

    Sur fond de “construction” européenne arrimée à l’OTAN, d’hégémonie allemande sur l’UE, de criminalisation des PC de l’Est et de montée paneuropéenne de l’ultra-droite dans cette belle Europe “internationaliste” (prière de ne pas rire!), “il est plus fécond que jamais le ventre d’où a surgi la Bête immonde“, comme disait Brecht. Et ce “ventre” ignoble s’appelle toujours exploitation capitaliste, Europe impérialiste, campagnes anticommunistes et antisoviétiques déferlant en permanence sur, et dans, les médias et l’Université.            

    À chacun d’en tirer à temps pour lui-même, si ce n’est pour les communistes vilipendés, moqués et interdits de réponse, les conclusions pratiques qui s’imposent. 

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Aujourd’hui, les JT sur toutes les chaînes n’évoquent que deux sujets : le COVID 19 et le terrorisme, croyant ainsi occulter et empêcher le mouvement social qui se dessinait déjà au printemps 2020 et dont les braises couvent encore actuellement. Ces infos impactent l’opinion publique et a des effets y compris sur nous mêmes.

    J’ai toujours pensé qu’il ne suffisait pas de surfer sur la vague du mécontentement mais qu’il fallait ouvrir une perspective crédible à laquelle le vrai peuple de gauche aspire profondément inconsciemment. Pour cela, il nous faut agir comme au judo. Saisissons le poing agressif lancé par les capitalistes contre le prolétariat et d’une façon plus large contre tous ceux qui vivent de leur travail. Utilisons cette force déployée par nos ennemis de classe à travers tous les médias, dans les directions d’entreprises, dans les mégapoles en les faisant trébucher par un point d’appui qu’ils n’ont pas : nos contacts dans les luttes syndicales, la vie associative, aux portes des usines et des écoles…

    Il faut rappeler :

    • la “fracture sociale” de Jacques Chirac qu’il n’a pas réduite,
    • la “moralisation du capitalisme” de Sarko qui a été rattrapé par quelques gamelles et pas des moindres,
    • l’intention affichée par Hollande de “s’attaquer au mur de la finance” ce qu’il n’a pas fait, bien au contraire,
    • l’incapacité de Nicolas Hulot d’imposer des réponses écologiques face aux lobbies capitalistes des multinationales,
    • les boniments de Macron affirmant sa bonne foi mais dont les actes ont toujours répondu aux appétits de plus en plus voraces de ses amis du CAC 40 qui l’ont aidé pour qu’il réalise “la privatisation des profits et la socialisation des pertes” qui ont gavé les actionaires et paupérisé les salariés mais aussi les TPME, les agriculteurs, les pêcheurs…

    Les médias aux ordres servent la soupe au FN et au RN pour tenter d’imposer à nouveau un scénario Macron-Le Pen qui n’a rien résolu. “Jupiter” a largement tabassé les manifestants, méprisé les “premiers de corvée” et poursuivi systématiquement et brutalement les coupes en règle de tous les acquis du CNR.

    Ils ont tous fait la démonstration de leur capacité à fabriquer de plus en plus de pauvres. Quarante ans après, nous avons encore recours aux restos du coeur dont les besoins explosent.

    La preuve est faite de l’urgente nécessité de sortir du capitalisme ce qui ne pourra se faire dans le cadre de l’UE, voire l’exemple de la Grèce. Nous devons développer et concentrer notre énergie sur nos quatre sorties et notre programme avec des propositions concrètes pour ceux qui se demandent comment finir le mois. Les citoyens ne sont pas dupes. S’ils voulaient davantage de politique droitière, ils voteraient à droite. Hors ils s’abstiennent. La nature a horreur du vide ! Alors offrons leur une possibilité autre. Vraiment autre car “On ne résout pas les problèmes avec ceux qui les ont créés” a dit Albert Einstein. La responsabilité de ce désastre incombe tout autant à la droite qu’à la fausse gauche et ceux qui l’ont accompagnée.

    Ce que Hitler n’a pas réussi avec des canons, ils sont en passe de le réaliser avec les banques et principalement la BCE. La crise sanitaire est révélatrice des tares du capitalisme que nous dénonçons depuis de nommbreuses années et que nous continuerons de dénoncer pour ouvrir la voie au socialisme-communisme en s’accompagnant d’un même pas de la Marseillaise et de l’Internationale pour soutenir notre camarade candidat “Fadi Kassem” !

     

    André, le Marqu’ciste d’Anjou.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Billets Rouges-BARRAGE À L’EXTRÊME DROITE ! – Par Floréal  (IC.fr-20/02/21)

     

    Lors du récent débat télévisé qui a opposé la patronne du Rassemblement lepéniste à Gérard Darmanin, ministre “marcheur” de l’Intérieur, ce dernier s’est évertué à “prendre de droite” la porte-parole de l’extrême droite xénophobe. Darmanin a même cru bon, goguenard, d’indiquer à Marine Le Pen qu’il la trouvait beaucoup trop “molle”… 

    Peu de temps après, Mme Frédérique Vidal, l’actuelle secrétaire d’État macroniste à l’Enseignement supérieur, a provoqué un tollé en demandant au CNRS de fliquer les profs d’Université qualifiés d’ “islamo-gauchistes”. Car on en est là au “pays des droits de l’Homme”, en février 2021 !

    Durant la même période, sur proposition du gouvernement Castex, l’Assemblée nationale aura adopté deux lois, l’une intitulée “Sécurité globale”, l’autre initialement baptisée “contre les séparatismes”, qui rivalisent dans l’atteinte aux libertés individuelles et collectives et/ou dans la stigmatisation doucereuse des musulmans de France… Faut-il aussi rappeler la manière dont les Gilets jaunes et les chasubles rouges de la CGT ont été méthodiquement nassés, gazés, voire éborgnés par les forces de répression agissant sous les ordres du ‘marcheur” Castaner, les “syndicats” policiers d’extrême droite ayant en revanche toute licence pour manifester en uniforme, avec leurs voitures de service et en armes, tout cela à proximité immédiate des “lieux de pouvoir”…  

    Par ailleurs, Marine Le Pen, qui s’était déjà génuflexée en 2017 devant la monnaie unique européenne (en provoquant le départ de Philippot), n’a désormais de cesse de protester de son loyalisme parfait à l’égard de l’Union européenne. En un mot, cette grande “patriote” se montre de plus en plus lisse, acceptable en somme par le CAC 40, le MEDEF et l’UE. En un mot… “présidentiable”!

    Devant un tel chassé-croisé politique, la question se pose alors à toute la “gauche” établie, PCF inclus, et encore plus, à toute cette part de l’ “extrême gauche” et des directions confédérales CFDT, CGT, UNSA… qui, en 2017, nous avaient pressés d’“utiliser le bulletin Macron” au second tour de la présidentielle afin, disaient-elles alors, de “barrer la route à l’extrême droite” lepéniste : puisqu’il est désormais avéré que, de l’aveu de toute la presse politique, la Macronie est en passe de déborder sur sa droite l’extrême droite lepéniste elle-même, gens de la jolie “gauche” politico-syndicale établie irez-vous au bout de votre logique ? En 2022, oserez-vous nous sommer, lors d’un éventuel second tour Le Pen/Macron que votre désertion du combat anticapitaliste et anti-Maastricht rend hélas possible, de… voter Le Pen pour “faire barrage” à la nouvelle ultra droite en marche que vous avez vous-mêmes contribué à installer à l’Élysée voici bientôt quatre ans?  

     

    Floréal, le 20/02/21 

     source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • A propos d’un appel de Francis Lalanne à l’insurrection-par Georges GASTAUD (IC.fr-13/02/21)

    Ne jamais jouer avec le mot d’ordre d’insurrection

    Lénine

    Il faut considérer l’insurrection comme un art

    Marx

     

    Révolté contre l’injustice sociale et indigné par le traitement chaotique apporté à l’épidémie par le régime , le chanteur Francis Lalanne, par ailleurs sympathisant des , multiplie les appels tonitruants à renverser Macron, seul moyen à ses yeux pour que les grands principes républicains revivent dans notre pays. Communistes, nous sommes sensibles à cette problématique de radicale insoumission fondée sur l’idée, toujours révolutionnaire, que “seul le peuple est souverain”. Du reste, le PRCF n’a pas attendu de telles harangues pour, le premier, dès mai 2007, rappeler, à l’encontre de Sarkozy et de ses forfaitures répétées, le préambule de la Constitution républicaine de l’An I qui proclamait, à l’inspiration de Robespierre : 

    “QUAND LE GOUVERNEMENT VIOLE LES DROITS DU PEUPLE, L’INSURRECTION EST POUR LE PEUPLE ET POUR TOUTE FRACTION DU PEUPLE, LE PLUS SACRE DES DROITS ET LE PLUS INDISPENSABLE DES DEVOIRS”.

    POUR UNE FRONDE DES “GODILLOTS”?

    Cependant, lorsqu’il appelle le Parlement à renverser Macron, Lalanne est pour le moins naïf : l’écrasante majorité de godillots macronistes qui a été portée au Parlement dans le sillage de la présidentielle et sous le parrainage de Macron (avec, rappelons-le, 44% seulement des inscrits se déplaçant pour voter…) doit tout au président en place. En effet, le dispositif institutionnel typiquement bonapartiste du “quinquennat” soumet mécaniquement, en raison du primat de l’élection présidentielle sur les législatives et du fait de la quasi-synchronie des mandatures présidentielle et législative, le pouvoir législatif à l’exécutif et non l’inverse ; et ces messieurs-dames d’ “En marche!” ont autant de chances de renverser Macron qu’il existe de probabilités à ce que la Chambre des Lords renverse la Reine d’Angleterre et sa dynastie ! 

    POUR UN PUTSCH “DEMOCRATIQUE” ?

    En revanche, quand F. Lalanne en appelle à l’armée pour renverser Macron et rétablir la démocratie, on se demande ce qui l’emporte chez lui de la naïveté ou de l’irresponsabilité. Comment une armée de métier structurellement coupée du peuple, formatée dans la haine du gréviste, du “coco” et du manifestant de gauche, principalement utilisée désormais non pour prémunir le territoire national d’une invasion (les régiments frontaliers de l’Est ont été pour l’essentiel dissouts par Sarkozy et l’armée actuelle est placée sous la tutelle de l’OTAN), mais pour maintenir l’ordre néocolonial en Afrique, pourrait-elle offrir au peuple la démocratie en paquet-cadeau à l’issue de ce qu’il faudrait bien appeler, un coup d’Etat militaire ? Rappelons que les deux dernières fois que l’Armée néocoloniale d’Afrique du Nord a menacé de renverser le pouvoir civil en France (1958 et 1962), cela s’est traduit soit par un coup d’Etat instaurant le pouvoir personnel du chef de l’Etat (ce qu’on appelle la “Cinquième République”), soit, en 1962, par une tentative de putsch fasciste mené par les ultras de l’Algérie française ; ce putsch militaire, qui faisait suite à celui de 1958, n’a été bloqué in extremis que par l’autorité du Général de Gaulle, sommant les militaires de “rentrer dans leur devoir”, et par la réaction fermement républicaine et courageusement insoumise des appelés communistes membres du contingent d’Algérie. Bref, en appelant l’armée à prendre le pouvoir pour déposer Macron, F. Lalanne flirte à son insu avec l’extrême droite, laquelle ne cesse de titiller l’armée sur les réseaux sociaux pour la presser de renverser Macron : le but poursuivi par ces “anti-macronistes”-là n’étant évidemment pas de “rétablir la démocratie” et de relancer le progrès social, mais bien d’instaurer une dictature militaire de droite qui serait encore pire et encore plus sanglante pour le peuple que le très répressif régime actuel. En réalité, loin d’attendre que l’armée actuelle rétablisse la démocratie, il faudra à l’inverse qu’un grand mouvement populaire impose, le jour venu, la démocratisation radicale de la police, de l’armée et de l’ensemble de la vie politique; ce qui impliquerait, soit dit en passant, la mise en place d’une “Armée nouvelle” (selon le mot de Jean Jaurès) donnant des droits citoyens importants aux futurs soldats-citoyens et liant en profondeur les forces armées à la nation laborieuse.

    L’INSURRECTION POPULAIRE ? CERTES, MAIS POUR ALLER OU ? 

    Finissant son appel par l’exhortation qu’il aurait dû placer en premier, Lalanne en appelle enfin à l’insurrection populaire. Voilà qui est plus logique car, le peuple étant la principale victime du régime oligarchique actuel, c’est à lui qu’il revient de chasser les potentats qui usurpent les charges publiques pour servir le grand capital et soumettre notre pays à la dictature supranationale de l’UE, une prison des peuples dont Lalanne, hélas, ne pipe mot. C’est ce type de soulèvement authentiquement populaire et républicain qu’ont accompli ou tenté d’accomplir nos ancêtres le 14 juillet 1789, le 10 août 1792 et lors des insurrections de 1830 (“Trois Glorieuses”), de 1848 (“Printemps des peuples”) et de 1871 (Commune), sans oublier les grands mouvements populaires du XXème siècle : 1936 (Front populaire), 1944 (insurrection patriotique parisienne dirigée par les communistes Tollet et Rol-Tanguy) ou grande grève prolétarienne et étudiante de mai 1968. 

    DE LA REVOLTE A LA REVOLUTION: construire l’organisation, porter une alternative programmatique!

    Mais pour en arriver à une telle insurrection générale, et pour qu’en outre, cette insurrection s’oriente vers le progrès social et vers la souveraineté populaire et non pas vers une dictature réactionnaire menée par quelque “caudillo”, il faut ORGANISER la classe ouvrière et UNIR le peuple autour du monde du travail. Car sans trêve ni repos, les médias du gouvernement et du capital, mais aussi les “grandes gueules” d’extrême droite qui accaparent les réseaux sociaux à coups de fausses nouvelles alarmistes, ne cessent de désorienter et de fractionner le peuple travailleur de France en opposant les vieux aux jeunes, les femmes aux hommes “en général”, les fonctionnaires aux salariés du privé, les actifs aux chômeurs, les Français “de souche” à ceux “issus de l’immigration”, les “chrétiens” aux “musulmans”, les “néo-ruraux” aux urbains, etc. Et pour fédérer notre peuple et le rendre à nouveau irrésistible, il faut certes rappeler le droit républicain fondamental à l’insurrection – comme, rappelons-le, le PRCF l’a fait sans crainte dès mai 2007 face au Macron de l’époque (un certain Sarkozy…) –, mais encore et surtout réorganiser concrètement, méthodiquement, “invisiblement”, une avant-garde marxiste-léniniste ancrée dans le monde du travail, soutenir le syndicalisme de classe et de lutte, oeuvrer au “tous ensemble en même temps”, déployer une “Convergence Nationale des Résistances” apte à unir la nation laborieuse sur un projet tout à la fois républicain, antifasciste, patriotique, populaire, écologiste et internationaliste: sur ce qu’on peut résumer d’un mot en parlant d’alternative rouge et tricolore.

    L’appel de Francis Lalanne est cependant salutaire en ceci qu’il témoigne de l’exaspération qui monte dans notre pays, et particulièrement dans sa jeunesse. Lalanne exprime à sa manière la force des aspirations républicaines, démocratiques et patriotiques qui animent en profondeur notre peuple ; mais sa harangue confuse révèle aussi, “en creux”, par sa confusion même, la nécessité absolue d’un travail de fond, invisible, inlassable, rigoureux, “bolchevique” en un mot, qu’il faut poursuivre et approfondir d’une manière méthodique et disciplinée pour que les proclamations vagues, purement sentimentales, et par certains aspects, irresponsables, se transforment en mots d’ordre clairs, justes et percutants. Renverser le pouvoir, chasser les usurpateurs de la souveraineté populaire et les destructeurs du progrès social n’a jamais effarouché les vrais révolutionnaires et de ce point de vue, nous nous opposerions, faut-il le dire, à toute tentative de criminaliser l’appel de F. Lalanne ; encore faut-il savoir s’il s’agit de mettre en place un pouvoir populaire rétablissant la souveraineté nationale et marchant au socialisme ou s’il s’agit de remplacer la Macronie par un autre despotisme, encore plus brutal et sanglant et oeuvrant toujours in fine pour la même oligarchie capitaliste.

    Et c’est à ce travail patient mais résolu d’explication et d’organisation que le PRCF convie les travailleurs, les jeunes et les citoyens les plus conscients en les appelant à rejoindre les militants franchement communistes et 100% républicains, antifascistes et anti-Maastricht que nous sommes. A ce prix, la “tempête sociale” craintivement annoncée par l’ex-premier ministre Edouard Philippe, pourra à la fois “virer Macron”, mettre l’ultra droite à la raison et ouvrir la voie à une nouvelle Révolution française menant au socialisme-communisme dans notre pays.

    Georges GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Moscou le 31 janvier 2021 ? non Paris le 30 janvier 2021 : la police de Macron Lallement tabasse un manifestant contre la loi sécurité globale

    Dimanche 31 janvier 2021: nos “libres” médias qui jugent constamment (et avec quel mépris de classe!) les mobilisations sociales françaises toujours “en baisse” ou “en demi-teinte”, n’ont désormais d’yeux que pour Alexandre Navalny, la tête de pont de la nouvelle “révolution orange” que l’Empire euro-atlantique voudrait susciter en Russie après s’y être déjà évertué, avec le désastre humain qu’on sait, en Géorgie et en Ukraine. Et après avoir piteusement – et fort heureusement pour les travailleurs biélo-russiens… – échoué à Minsk.

     Il n’est pas nécessaire d’être un admirateur de Poutine et de ses méthodes musclées contre le mouvement ouvrier russe pour comprendre que, ni le peuple travailleur de Russie, ni la paix mondiale, ni le droit des peuples àdisposer d’eux-mêmes sans subir d’ingérence impérialiste, n’ont rien à gagner à soutenir A. Navalny, dont toutes les positions néolibérales, pro-américaines et anticommunistes montrent qu’il n’est rien d’autre, comme l’a dit lapidairement le président du PCFR (KPRF), qu’un “Eltsine en plus jeune”. Sachant qu’Eltsine est, après Gorbatchev, le personnage politique le plus honni des Russes (et pour cause!), les amis des droits de l’homme travailleur et exploité en tireront toutes les conclusions pratiques qui s’imposent…

    Car en ce domaine comme en tout autre, les faits et les chiffres (élections comme sondages) sont têtus: ils montrent tous que la vraie force d’opposition populaire en Russie se trouve du côté des communistes dont ne parlent jamais nos médias. Et pour cause, non seulement les communistes russes sont… communistes, ce qui est impardonnable, mais, ce faisant, ils sont patriotes: ils refusent donc, sous couvert de combattre le pouvoir actuel, de livrer leur pays à l’impérialisme occidental comme le firent les renégats « Gorby » et Eltsine quand ils baptisèrent perestroïka (“restructuration”) le grand bond en arrière contre-révolutionnaire qu’ils imposèrent à leur pays (et au camp mondial des travailleurs!) dans les années 1980/90….

    Dans le même temps, nos médias “démocratiques” applaudissent sans retenue la nouvelle opération antichinoise lancée par le très anticommuniste Boris Johnson : le Premier ministre anglais prétend attribuer un quasi-passeport britannique aux habitants de Hong-Kong avec la promesse, à terme, de naturaliser en masse les futurs “expats” hongkongais. Décidément, Londres ne renonce pas à la vieille politique coloniale des “concessions” en Chine et espère encore et toujours, par ses manigances contournant la souveraineté chinoise, à pousser l’ex-colonie anglaise à fronder la mère-patrie chinoise, voire à déstabiliser (peine d’avance perdue !) le Parti  chinois. 

    Pékin vient du reste de montrer au monde sa capacité à juguler la pandémie alors que les deux phares (???) du néolibéralisme mondial, le Royaume-Uni et les États-Unis d’Amérique, affichent des chiffres catastrophiques de surmortalité virale. 

    En outre, en jugeant et en exécutant un milliardaire chinois aspirant au
    rôle d’oligarque, Pékin vient de prouver que, jusqu’à preuve du contraire, la République populaire n’est pas prête à laisser chez elle le dernier mot aux grands capitalistes et autres spéculateurs antinationaux : avis aux amateurs ! On peut d’ailleurs refuser la peine capitale dans son principe sans déplorer que l’oligarchie capitaliste n’ait pas encore soumis le monde entier à une dictature “globalitaire” qui menace en permanence l’humanité d’une peine de mort universelle…

    Georges GASTAUD, le 31/01/2021

     Source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Ainsi donc, pour fixer la politique vaccinale de la France, l’Elysée propose de tirer au sort trente citoyens, comme il demandé hier à un parterre d’individus lambdas de fixer la politique climatique de notre pays. Après quoi, bien entendu, Macron n’a retenu de leurs propositions que ce qui était dans l’instant compatible avec la politique du grand capital hexagonal et européen…

    De même, pour fixer la politique sanitaire, voire la politique tout court de la France en matière de libertés, un “conseil de défense” dont les débats relèvent du secret défense, se substitue chaque semaine au gouvernement et au Parlement réduits, avec leur consentement, au rôle dérisoire de chambres d’enregistrements. En revanche, le fin démocrate qui gîte à l’Elysée veut bien condescendre à nous faire voter à l’ancienne. Oui mais sur quels sujets? Car les thème de débat national ne manquent pas: euro-privatisation d’EDF, de la SNCF, fin du bac comme premier grade universitaire, privatisation d’ADP, cession de nos grandes industries (Chantiers de l’Atlantique, PSA, Renault, Alsthom…) à des firmes étrangères qui, une fois chipés les marchés et les technologies, ont tôt fait de délocaliser l’emploi (cf Mittal avec la sidérurgie lorraine). Sans parler de la question des question: les Français veulent-ils oui ou non que notre pays continue de se dissoudre dans cette Europe supranationale qui arase nos acquis, notre souveraineté, nos emplois productifs et jusqu’à notre langue, le tout-anglais devenant chaque jour un peu plus la langue officielle inavouée de l’UE? Mais ne rêvons pas: on a vu comment les Sarko, Hollande et Macron se sont joyeusement assis, tous ensemble et en même temps, sur le Non français de 2005 à la constitution européenne…Enfin quel grand besoin a-t-on d’élections quand le président en titre n’a obtenu que 11% des inscrits au premier tour de la présidentielle de 2017 et quand son gouvernement dirige le pays avec une “majorité parlementaire” représentant les 44% d’électeurs qui se sont déplacés au second tour de la législative. La belle majorité hautement représentative que voilà!Bref, pour les choses importantes, on a droit à un conseil de défense occulte et au tirage au sort de lampistes manipulables ou contournables à merci. Pour la façade “démocratique”, on nous prépare à nouveau – si une offre politique rouge et tricolore n’émerge pas rapidement – des élections pipées par le Parti Maastrichtien Unique (LR, LAREM, PS, EELV) et verrouillées par un RN acquis lui aussi à l’UE supranationale. Avec en complément, il est vrai, des référendums dont on ne tiendra compte que s’ils portent sur des gadgets (inscrire ou pas le climat dans la constitution ne changera rien audit climat) et que l’on bafouera sans états d’âme quand ils auront porté condamnation de la seule feuille de route qui compte chez nous désormais: celle de l’UE des financiers.Tout cela ne serait que grotesque si, pas à pas, sans, hélas, que beaucoup d’autres organisations que le PRCF osent appeler fascisation cette Irrépublique en marche, une forme cynique de despotisme capitaliste ne prenait le contrôle du pays avec l’appui béat de grands médias détenus par huit milliardaires.Hommes veillez, cet appel à la vigilance n’a désormais plus besoin d’être traduit de l’allemand pour valoir CHEZ NOUS!

    Floréal, le 6/01/21

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Ancienne étoile du PS et ex-ministre prétendument frondeur de , l’avocat devenu chef d’entreprise  guette l’occasion favorable pour se lancer dans la présidentielle et/ou pour négocier avec ses concurrents les plus directs (Mélenchon, voire Hidalgo?) sa future rentrée en politique “par la grande porte”.

    L’ex-pourfendeur de la Chiraquie n’a pas son égal en effet pour “sentir le vent”. Alors que la France s’enfonce dans la phase finale de sa désindustrialisation/privatisation/décomposition maastrichtienne, alors que l’UE a fait la preuve éclatante de son incapacité à “protéger” notre peuple contre le désastre sanitaire, que la Macronie est à la ramasse  et qu’Edouard Phillippe lui-même met en garde le gouvernement contre l’ “explosion sociale” qui vient, un “créneau” politique peut en effet s’ouvrir à un cascadeur social-démocrate recyclé dans le sacro-saint “entreprenariat” pour peu qu’il feigne de critiquer “le système” sur des bases patriotiques… tout en donnant les gages indispensables à l’eurocratie hexagonale et mondiale. Or, à vue de marinière, M.  répond assez bruyamment à la “commande du marché”… 

     

    “Je suis oiseau, voyez mes ailes!”, peut en effet parader Montebourg en rappelant qu’il a jadis critiqué “de gauche” Ayrault et Valls et qu’il s’est fait le chantre du “made in France” au moment où Hollande laissait  détruire les derniers joyaux de la sidérurgie française. 

    “Je suis souris, vivent les rats!”, peut-il corriger aussitôt en rappelant discrètement qu’il appartient au monde patronal, qu’il n’a jamais ne serait-ce que frayé avec la classe laborieuse, qu’il a voté Oui à  et que même lorsqu’il a fait mine de défendre (avec des résultats nuls) le “produire en France”, il l’a toujours fait en piétinant copieusement la langue française sous l’étendard globishisant du “made in France”.

    Tel la chauve-souris de La Fontaine qui exhibait ses ailes pour parler aux oiseaux (en l’occurrence, au prolétariat), mais qui montrait ses dents pour séduire les rats (ici, les capitalistes), Montebourg est idéalement placé pour séduire deux publics à la fois. Sauf que, rappelons-le, la chauve-souris n’est qu’en apparence oiseau ET mammifère carnivore. En réalité, ce mammifère carnivore pur jus dévore à belles dents les insectes qui croisent à portée de son sonar.

    parisot-besoin d'aire
    besoin d’Aire, le programme d’euro destruction de la France du MEDEF

    Il en va de même pour Montebourg : à supposer qu’il vînt à gouverner, pourrait-il servir à la fois deux maîtres, le MEDEF qui a “besoin d’aire” et qui détricote l’Hexagone pour mener sa traque planétaire du tout-profit, ET le monde du travail qui veut “produire en France”, jouir de services publics gratuits et de qualité, défendre ses retraites et sa Sécu, et qui, tant qu’à faire, aimerait continuer, encore un peu s’il vous plait, à parler français en France ?

    La réponse est évidente : comme tout autre candidat qui se refuse par avance à sortir de l’euro et de l’UE, sans parler de sortir de l’OTAN et du capitalisme, Montebourg installé à l’Elysée ne pourrait ni nationaliser, ni planifier la reconstruction industrielle du pays, ni stopper (à supposer qu’il le veuille) le tout-anglais dévastateur de cultures nationales, ni, a fortiori, relever les services publics et la protection sociale à la française : tout cela est en effet IMPOSSIBLE dans le cadre de l’ “économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée” qui définit l’UE depuis le Traité de Maastricht. Car dans une telle UE, on peut toujours gémir sur les euro-privatisations, les euro-fusions et les euro-délocalisations, on ne saurait les empêcher quand les grands actionnaires prédateurs constatent que leurs profits seraient plus élevés s’ils allaient prélever ailleurs la plus-value capitaliste : peu importe à ces vampires si, ce faisant, ils saignent des territoires entiers puisque l’ “Etat” et les municipalités, c’est-à-dire les contribuables, paieront en définitive la casse sociale et environnementale!

    C’est pourquoi nous, militants franchement communistes et 100% insoumis à l’UE du capital, travaillons avec notre camarade Fadi Kassem, porte-parole du PRCF dans la pré-campagne présidentielle déjà lancée de divers côtés, à l’émergence d’une véritable Gauche patriotique et populaire qui mettra le monde du travail au centre du changement de société et qui, pour ce faire, sortira la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme qui détruisent notre pays

    Georges GASTAUD

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/

     

     

     

     

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  • J’aime la langue française, déclare Ernest-Antoinemais il faut bien reconnaître que l’anglais est la langue naturelle des affaires et de l’entreprise. C’est donc elle que je pratique à toute occasion quand je commerce. Mais ne vous inquiétez pas, braves gens, le français n’est pas en danger pour autant, il lui reste tous les autres domaines de la vie sociale.

    J’aime la langue françaiserépond Laurence, mais il faut reconnaître que l’anglais est la langue universelle des sciences et des techniques. Ce n’est pas grave, tout le reste se dit en français.

    J’aime la langue française, rebondit Yvon, mais avouez que la langue anglaise, si musicale (d’ailleurs tout le monde le répète), est incontournable dans le domaine de la chanson. D’ailleurs je n’écoute que des chanteurs s’exprimant en anglais et si j’écrivais des chansons, ce serait en anglais. Mon premier titre serait “Me for you”. 

    J’aime la langue française, reprend Christine, mais reconnaissons que l’anglais est la langue naturelle de l’Europe, surtout depuis le Brexit. Mais ce n’est pas bien grave, le français garde, dit-on, un certain prestige littéraire dans le monde.

    Moi aussi, j’aime bien ma langue maternelle, surenchérit Cyrille, mais quand je tague ma haine ou mes amours sur les murs de ma ville, j’écris “fuck you !” ou “I love you”. Qu’importe puisqu’on peut toujours parler en français dans ses quatre murs avec sa maisonnée.

    J’aime moi aussi le français, commente Jack, mais quand je suis chez moi, je regarde des clips en anglais, je visionne des séries américaines et je ne trouve rien à dire aux pubs en anglais. Qu’importe, après tout, dans la rue, on continue de parler français, entre deux selfies.

    J’aime la langue française, ajoutent David et Sue, mais si je dois choisir un nom pour mon enseigne et pour ma petite boîte, je l’appellerai “Coffee Shop”, “Au bel Hair”, “Sensation Nail” ou “New Fooding”. Il faut reconnaître que c’est plus “tendance”. Mais bien sûr, le français a son charme lui aussi… 

    J’aime la langue françaisemais s’il me naît un garçon, je l’appellerai Jordan, et si c’est une fille, elle s’appellera Kelly.

    J’aime la langue française, et d’autres francophones ont bien raison de la défendre au Québec ou en Afrique. Mais ici, ce n’est pas un challenge,conclut Romane.

    Bref, j’aime la langue française, dit tout un chacun, mais défendez-la vous-même dans votre domaine car dans celui qui m’est propre, je ne bougerai pas un cil pour la protéger.   

    Ainsi périssent les langues, ainsi finissent les peuples, ainsi s’érode le “tous ensemble” des victoires sociales, ainsi s’éteint, avec la langue commune, la commune dignité.  

    J’aime, tu aimes, nous aimons, la langue française, donc je la défends, tu la défends, nous la défendons TOUS contre le tout-anglais. Ainsi parlent d’une même voix, fût-ce à contre-“tendance” et sans se laisser couper la langue par les “collabos de la pub et du fric”*, les gens d’honneur et l’esprit de résistance.

    *l’expression est du philosophe Michel Serres. 

     

    Floréal le 14/12/20

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    Pourquoi, en l’état, ni Darmanin, ni  ne démissionneront et comment les virer ?

    En premier lieu, il ne s’agit pas ici de considérer que les mots d’ordre de démission des Darmanin, Lallement, Macron, des flics fachos et racistes etc, ne soient pas justes, ni même que les mobilisations pour réclamer la fin des , le retrait de la loi de sécurité globale ne sont pas opportunes. Non, bien sûr que non ! Et ça n’est, bien entendu, pas le PRCF, qui dénonce depuis plus de 15 ans la fascisation du pays qui se mettra en retrait des mobilisations. Tout au contraire, nous la soutenons, l’appuyons et pour dire y participons et y participerons !

    Mais voila, les violences policières de ces derniers jours (Place de la République et contre le producteur noir lynché à Paris) et surtout avec la diffusion desdites violences sur les réseaux sociaux, certains voudraient croire au retrait de la loi de sécurité globale et à la démission des fauteurs de troubles que sont les Lallement et autres Darmanin.

    Pourtant, en l’état, il n’en sera rien et cela tient à la situation économique et à l’état des rapports de force.

    le capitalisme en phase de pourrissement et de fascisation

    En effet, le capitalisme est actuellement dans une phase de pourrissement.

    Malgré les énormes profits que dégagent la grande bourgeoisie mondialisée, il n’empêche que cela ne leur suffit toujours pas. D’ailleurs quel que soit le niveau de la plus value, le niveau de profit atteint, il ne suffira jamais. Le capitalisme est ainsi fait : toujours plus !

    Sauf que voilà, le monde lui est « fini » – dans le sens où ses ressources sont épuisables, qu’il y a un terme à notre planète et qu’elle n’est pas extensible – et cette réalité ne fait pas bon ménage avec le principe de croissance infinie et de profits en perpétuelles augmentations.

    De cela découle une exploitation tout azimut, entraînant toujours plus de misère, de guerres, de famines, de destructions écologiques, etc. Pour tout dire, le capitalisme est entré dans une phase « exterministe », dans laquelle il est prêt à sacrifier l’humanité toute entière, lui compris, pour quelques dollars de plus.

    Bien sur, face à cette situation, les peuples se rebiffent, des gilets jaunes en France, au mouvement pour la démocratie en Algérie, au Pérou, au Guatemala, au Chili, etc. Les revendications sont, à peu de chose près, toujours les mêmes : justice sociale et mise en place de véritables démocraties dans lesquelles les peuples sont écoutés, sont souverains.

    La violence de Lallement est contre le peuple,
    pas seulement contre ceux qui osent encore manifester

    Sauf que le camp d’en face (comprendre la classe capitaliste), n’entend sûrement pas renoncer à ses profits, source de ses privilèges et donc à la détention de l’État. Il n’est donc logiquement ni pour la démocratie populaire (et donc la démocratie tout court !), ni pour des réformes sociales qui bloqueraient ses marges et ses profits.

    Alors, que fait le capital ? Fort logiquement, il réprime et viole le peuple : ne pouvant obtenir son consentement par « la pédagogie », il utilise contre ce dernier le bâton, la matraque, le LBD et les grenades de désencerclement et demain probablement pire !

    Or, vous ne réprimez pas le peuple avec des enfants de chœur, mais bien avec les parties les plus réactionnaires du peuple, les éléments les plus violents, fascistes, racistes, etc.

    Aussi, pour ce qui concerne la France, progressivement la police s’est fait gangréner par des éléments ultra-violents, mouvement qu’ont alimenté, entrainé et voulu les différents gouvernements et leur ministre de l’intérieur de sinistre réputation : des Pasqua au Darmanin, en passant par Sarkozy, Valls et Castaner.

    Fascisation du régime, fascisation de sa police

    Ainsi, désormais, l’institution police nationale, est envahie de la tête au pied par des éléments ultra violents, le tout très bien encadré par des syndicats tous plus fascisant les uns que les autres (à l’exception de quelques-uns comme la CGT et VIGI, qui sauvent l’honneur des policiers restés fidèles à l’esprit des gardiens de la paix et de la République) et faisant la pluie et le beau temps sur les carrières et même sur les mouvements de mutation. Vous êtes un policier honnête, avec des valeurs de gardiens de la paix, non raciste et non fasciste, vous n’êtes pas prêt à faire esprit de corps avec des collègues racistes et ultra violents ? Alors dites adieu à votre carrière et à votre mutation ! Bien sûr, cela ne veut pas dire que tous les policiers sont à mettre dans le même sac ! Non, non et non ! Mais ce sont bien les éléments les plus fanatisés et haineux qui tiennent cette institution, comme en atteste la présence d’un personnage comme Didier Lallement, qui n’a pour autre fonction que celle de préfet de police de Paris… Excusez du peu…

    Obtenir le retrait de la loi sécurité globale, les démissions de Darmanin et Lallement

    Bien sûr, le retrait de la loi sécurité globale et les démissions de Darmanin et Lallement pourraient être un signal fort, qui permettrait très probablement l’arrêt de la contestation en cours.

    Mais voila, ce serait également un signal fort qui serait envoyé envers les policiers radicalisés, qui signifierait fini d’être raciste, fini d’être fasciste, fini de tabasser un noir ou un arabe pour se détendre. Et quelles en seraient les conséquences ? La fin du régime Macron :

    – soit parce que les policiers arrêteraient de faire le sale boulot et laisseraient Macron et les 20 000 adhérents LREM nus comme des vers face à la contestation ;

    – soit parce que des groupes armées se constitueraient en milice et tenteraient un coup d’état en renversant le régime Macron pour mettre en place un régime encore plus fasciste et autoritaire qu’aujourd’hui.

    Peut-être certains trouveront que ce scénario relève de la science-fiction. C’est pourtant bien après le limogeage du préfet de police de Paris, Jean Chiappe (qui était notoirement corrompu et en relation avec la mafia), que le 6 février 1934, les ligues fascistes (notamment « action française ») tentèrent un coup d’état, qui heureusement échoua.

    C’est donc bien, aujourd’hui, parce que ce risque est réel, que ni Darmanin ni Lallement ne démissionneront et pourquoi la loi de sécurité globale ne sera pas retirée.

    A ce titre, il convient de rappeler que Darmanin est arrivé au ministère de l’intérieur avec un paquet de dossiers aux fesses.

    Tant qu’à Lallement, son bilan parle pour lui :

    – Mutilations de manifestants pacifiques, notamment lors des manifestations de gilets jaunes, à Bordeaux puis à Paris ;

    – Déclarations outrancières : « nous ne sommes pas dans le même camp » lancé à une gilet jaune ou encore, durant le confinement du mois de mars, que « ceux qu’on trouve dans les réanimations, ce sont ceux qui, au début du confinement, ne l’ont pas respecté, c’est très simple » ;

    – Exfiltration des militants fascistes du groupuscule génération identitaire lors de la manifestation (transformer en rassemblement statique par décision autoritaire du même Didier Lallement) contre les violences policières du 13 juin ;

    – Accusation de parjure devant la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale.

    Et la liste n’est pas exhaustive! On rappellera également que c’est lui qui était d’abord préfet de police de Gironde et qu’il avait ressuscité à cette occasion les « voltigeurs » et que c’était sous ses ordres que le gilet jaune Antoine Boudinet avait perdu la main, arrachée par une grenade de sa police.

    Pourtant Lallement est toujours en fonction et personne au sommet de l’Etat n’entend le démissionner.

    Pour une simple et bonne raison : même si le gouvernement le voulait – ce qui reste à prouver! –  il ne le pourrait pas !

    D’ailleurs, nous oublions un peu trop vite que Castaner, l’éborgneur en chef, n’a pas été viré de Place Beauvau parce qu’il avait organisé la répression inouïe des gilets jaunes et que le nombre de violences policières avait explosé sous son autorité, mais bien parce qu’il avait commencé à lâcher les policiers racistes en déclarant que les policiers dont les suspicions de racisme sont avérées seraient suspendus. Formulation bien maladroite, qui témoigne du malaise du régime Macron à aborder le problème.

    Toujours est-il que dans la foulée les policiers s’étaient « mobilisés » lors de manifestations parfaitement illégales, dont l’une s’était tenue à quelques pas du Palais de l’Elysée la veille d’une déclaration de Macron ! Tout un symbole…

    Alors, que faire pour les faire reculer ?

    Et bien revenons-en à notre manifestation factieuse du 6 février 1934. Le lendemain, le PCF et la CGT-U organisaient une grande manifestation à Paris, le surlendemain, le 8 février, toujours le PCF et la CGT-U ainsi que la CGT confédérale et la SFIO organisaient de nouvelles manifestations. Mais voilà, les cortèges convergèrent et allaient donner naissance au « front populaire ». Ce front adoptera pour slogan « pain, paix, liberté ». Un programme sera mis sur pied, avec de grandes avancées sociales, finalement le front populaire (contre toute attente) remportera les élections d’avril 1936, et suivra la grande grève de mai de la même année, qui débouchera sur les congés payés, la semaine de 40 heures et les conventions collectives. Ainsi, le front populaire constitue le premier acte de résistance au fascisme du peuple français.

    C’est cet exemple qu’il nous faut à nouveau suivre aujourd’hui, dans un grand F.R.A.P.P.E, Front de Rassemblement Antifasciste Progressiste Populaire et Écologique, avec un programme résolument tourné vers le monde du travail, vers le progrès social, vers la réindustrialisassions du pays, vers les services publics et vers l’écologie. C’est uniquement si nous empruntons cette voie que nous chasserons les Lallement, Darmanin, Macron et leur police de malheur.

    Alors, cessons de nous diviser avec des manifestations éparses : les violences policières le samedi, les fonctionnaires le lundi, les licenciés le mercredi, les hospitaliers le jeudi, etc. Seul un grand « tous ensemble et en même temps », qui englobera l’ensemble des problématiques, bâti autour d’un programme revendiquant la sortie de l’Union européenne, de l’Euro, de l’OTAN et du capitalisme, nous permettra d’arracher la victoire ! Faisons nôtre la devise des mousquetaires d’Alexandre Dumas : « un pour tous et tous pour un » !

     

    Floréal, le 5/12/20

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Scandale: Selon un journal Allemand, l'Afrique verse 400 ...

    Grammaticalement, le trait d’union juxtapose en toute égalité deux mots, deux idées ou deux entités. Pas étonnant dès lors que l’expression “France-Afrique”, qui devrait s’écrire en deux mots à la fois séparés et joints par un trait d’union, s’écrive désormais le plus souvent “Françafrique”, voire, “France-à-fric” sous la plume des auteurs les plus irrévérencieux…

    C’est indirectement ce que le président malien intérimaire Ba N’Daw et avant lui, le chef d’état-major de l’armée malienne, à l’instar du chef d’état-major de l’armée du Burkina Faso, viennent successivement de rappeler aux commandants des troupes expéditionnaires françaises affectées à l’opération Barkane ; les troupes françaises sont en effet implicitement accusées par leurs interlocuteurs africains (cf l’article cité ci-dessous) de n’en faire qu’à leur tête au Mali : c’est-à-dire de contourner pour le moins la souveraineté du peuple malien en matière de défense et de sécurité.

    Se coordonner avec les responsables maliens – qu’il ne revient pas à la France de choisir! – est en effet la moindre des choses si vraiment “Barkane” a pour objet, non de défendre les intérêts capitalistes directs ou indirects de la Françafrique, mais bien de préserver la sécurité et l’indépendance des peuples d’Afrique occidentale menacés par l’islamisme terrorisme.

    Il se peut cependant que cette exigence, pourtant ô combien minimaliste, de “coordination militaire”, soit ressentie comme une humiliation par le gouvernement français et par son état-major. Dans ce cas, il reste toujours à la France officielle la solution de retirer ses troupes, le principe étant que l’armée française est normalement faite pour défendre le territoire national français et non pour sauvegarder des intérêts néo-coloniaux inavouables en Afrique ou ailleurs.

    Rappelons qu’initialement, les militants anti-impérialistes français, qui sont aussi des patriotes soucieux de l’intérêt national véritable de notre pays, ont refusé l’intervention française, pressentant qu’elle serait bien moins désintéressée, étant donné la nature de classe de l’Etat bourgeois français, que ne l’ont clamé en choeur la presse pro-élyséenne et certains milieux corrompus de Bamako.

    Rappelons que, dans un communiqué commun, le Parti SADI (communistes maliens) et le PRCF exigent ensemble que les troupes françaises opérant sur le théâtre malien soient placées sous commandement de l’ONU. Si le gouvernement français refuse à la fois de se coordonner avec les autorités militaires maliennes, et/ou de placer ses troupes sous commandement de l’ONU (avec, naturellement, participation française à ce commandement, mais à égalité avec d’autres acteurs), preuve est alors administrée que Barkane n’a pas – pas seulement en tout cas! – les finalités antiterroristes qu’elle proclame…

    De la réponse apportée par les autorités françaises à ces questions de bon sens dépendra l’avenir des relations déjà très dégradée entre la France et les pays de l’Afrique francophone.

    En résumé, si l’on veut vraiment neutraliser et priver de tout soutien populaire les massacreurs fanatiques qui ensanglantent cette partie de l’Afrique, il faut résolument en finir avec les pratiques néocoloniales dont les peuples africains ne veulent plus.

    Et faire enfin entendre ce trait d’union EGALITAIRE ET FRATERNEL que l’on n’aurait jamais dû cesser d’ouïr dans l’expression “Françafrique”.

    G. Gastaud

     

    DOCUMENT ….

    Le président Bah N’Daw interdit les opérations militaires françaises au Mali sans la coordination avec les FAMS: le chef d’État major des armées françaises, général Lecointre arrivera incessamment à Bamako pour négocier

    Le président de la transition, Bah N’Daw, ne perd pas ses réflexes militaires. Il vient d’en administrer la preuve en interdis au troupes françaises de mener des opérations au Mali sans la coordination absolument nécessaire avec l’armée nationale . cette mesure a plus que surpris Paris, qui se croyait libre comme poisson dans son engagement militaire.

    Mais, puisse que les intérêts géostratégiques de la France sont très importants au Mali, les plus hauts décideurs français ont décidé d’envoyer à Bamako le chef d’État major , général Lecointre lui même afin de trouver ce qui est diplomatiquement convenu d’appeler” une bonne solution” incessamment, le général Lecointre va débarquer au Mali avec plusieurs éléments de discussion.

    Le président Bah N’Daw, en soldat de rigoureux, a donc posé à la France un problème de légitimité militaire, qui est de surcroît une question de souveraineté nationale à laquelle il tient comme à la prunelle de ses yeux. Une armée étrangère , fut elle alliée incontournable, voire libérateur sollicité, doit respecter son homologue du dedans. Or ce n’est pas le cas entre les différentes troupes françaises engagées au Mali. ( Barkhane, Takuba) et les FAMAS . cette prise de décision du président malien n’est d’ailleurs une première. En effet, il y’a quelques moments, le chef d’État major général de l’armée du Burkina Faso avait formulé pareille exigences adressée au commandement militaire de la France. Il faut rappeler que le président macron, est farouchement opposé à toutes négociations avec les terroristes, les djihadistes comme Iyad AG Gahli , avec lesquels la junte militaire à Bamako envisage sérieusement des démarches tendant à la normalisation afin de les réintégrer dans le giron. Cela de toute évidence a été convenu avec Alger , mais ignorant superbement Paris.

    Ce qui a motivé le déplacement d’urgence dans la capitale algérienne du ministre français des affaires étrangères, Jean Ives Ledrian, les 15 et 16 octobre dernier. Celui-ci atterrira ensuite à Bamako le 24 octobre où il tiendra, avec le premier ministre malien, Moctar Ouane une conférence qui mettra en exergue la divergence des points de vue. Bah N’Daw a donc en quelques sorte, jeté un nouveau pavé dans la mare française. La mission du général Lecointre ne s’annonce ainsi pas.facile, lui qui, avec son commandement, s’apprêtait à déployer sur le sol malien, en 2021 plus de 200 blindés giffron de 25/tonnes pour muscler le contingent français, l’État major devant, en principe, porter les effectifs de Barkhane à 5500 hommes soit encore 400 de plus.

    Selon les observateurs introduits, le président N’Daw accorde à la lutte contre la pandémie du corona virus une attention particulière, contrairement à certaines rumeurs véhiculées avec virulence. La preuve indéniable de cette conscience aiguë, c’est que le président Bah N’Daw, en responsable avec une claire conscience de l’intérêts général, a fait fermer le palais de koulouba pour qu’il soit désinfecté suite à la mise en lumière des cas positifs dans le saint des saints de la république. Ce n’est pas tout le président de la transition a annulé la réunion du conseil supérieur de la défense qui devrait statuer justement sur le covid 19 le lundi 26 novembre.

    Et, last but not thé least, monsieur Bah N’Daw a fait annuler le voyage qui devait le conduire au niger le 30 novembre au 1 et décembre et au Nigeria du 02 au 03 décembre. Une manière hautement responsable non seulement de rassurer les autres que nul n’a le droit de banaliser la pandémie , mais en plus que chacun, à quelques niveau qu’il se trouve, doit éviter d’être agent de propagation de l’intrépide virus.

    Malick Tandjigora –  Source : Le National

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • •25 Novembre•

    Consonances de deuil et d’humanité

     

    par Floréal, à propos de Gérard, Diego et Fidel

     

     

    25 Novembre-Consonances de deuil et d’humanité -par Floréal, à propos de Gérard, Diego et Fidel (IC.fr-27/11/20)

    Les coïncidences de dates n’indiquent objectivement rien, quoi qu’en pensent ou croient en penser les amateurs d’horoscopes et autres diseurs de bonne aventure. N’empêche qu’elles peuvent parler subjectivement et remuer l’imaginaire. 

    C’est un 25 novembre qu’est mort, fauché en pleine jeunesse, Gérard Philippe, cet immense acteur, indéfectible ami des communistes. Il fut aussi le fondateur et animateur du Théâtre National Populaire et du Festival d’Avignon à côté de Jean Vilar, cet autre communisant que traîna dans la boue la pseudo extrême gauche soixante-huitarde indigne qui tentait alors, en toute “créativité”, de tuer Avignon après avoir réalisé l’exploit, pensait-elle, d’abattre à jamais le Festival de Cannes, ce vestige (largement dévoyé depuis il est vrai) du Front populaire antifasciste. Gérard, Prince de Hombourg, du TNP et d’Avignon, tu fus un “artiste du peuple”, artist naroda, comme on disait en Union soviétique, et un grand homme de bien; et voilà pourquoi tant d’années plus tard, une organisation modeste, mais franchement  et totalement désintéressée comme notre PRCF, fait quelques instants refleurir ton nom sous la plume de Floréal.

    C’est aussi un 25 novembre 2020 que nous quitte, lui aussi prématurément, Diego Maradona, l’un des plus grands footballeurs de tous les temps, un “artiste des peuples” en son genre qui signa plusieurs fois des actes footballistiquement parfaits, des moments de grâce absolus. Certes, cet homme issu d’un milieu très pauvre ne fut jamais un “saint” et nul ne songe à donner sa biographie ou ses conceptions diététiques en modèle, comme si modèle il pouvait y avoir quand il s’agit pour chacun de mener sa vie singulière d’humain. Mais ce que la grande presse méprisante reproche avant tout à Diego, c’est son patriotisme argentin et sud-américain ardent, sa fidélité à la figure cubano-argentine du Che, son refus têtu de rompre avec sa classe d’origine, celle des déshérités, et par dessus tout, ce péché suprême et digne de toutes les damnations : Maradona était un proche de Fidel, de Chavez, un défenseur actif de Cuba socialiste et de l’Alternative bolivarienne des Amériques, au point de se faire tatouer sur la peau les visages du Che et de Fidel. Quelle différence avec l’immense majorité des médiocres milliardaires en culottes courtes (il y a heureusement quelques heureuses exceptions) qui ne pensent que transfert juteux, qui ne répètent en fin de match que ce qu’a dit le “coach”, et qui changent de club, de maillot et de camp au gré de leur cotation sur ce contre-exemplaire marché aux esclaves dorés qu’est le “mercato” ! 

    Enfin, au-dessus de toute espèce de comparaison calendaire, tant son nom brille au firmament de ces “hommes historiques” que selon Hegel, le devenir humain ne fournit qu’en très petit nombre en chaque siècle, Fidel est mort lui aussi un 25 novembre. Non seulement après avoir subi et surmonté maints lâchages et défections dans sa construction de l’avant-garde, non seulement après avoir mené à la victoire une révolution d’importance mondiale, non seulement après avoir construit le socialisme et bravé l’Empire capitaliste le plus cruel et génocidaire qui fût depuis feu le Troisième Reich, non seulement avoir faire de Cuba – initialement le bordel et le casino des “States” voisins – le pays le plus instruit et le mieux soigné des Amériques, non seulement provoqué la défaite militaire de l’apartheid à la mémorable bataille de Cuito Carnevale, mais encore, encore et surtout, repris au sol le flambeau d’Octobre 17 qu’avait veulement renié Gorbatchev, pour maintenir, réchauffé et transmettre aux plus jeunes l’idéal révolutionnaire en pleine nuit contre-révolutionnaire mondiale. Ainsi ce passeur de sens et d’histoire s’est-il montré semblable à ces relayeurs décrit par le poète latin Lucrèce qui, d’une génération à l’autre, “se transmettent les flambeaux de la vie” (“quasi cursores vitai lampada tradunt”). Et en cadeau royal de départ, le “Commandante en jefe de la Revolution”, comme disait affectueusement l’homme de la rue cubain, nous a également légué le slogan qui résume nos tâches présentes de communistes, de patriotes, d’amis de la vie et de la raison en ces temps où, militairement, économiquement, socialement, politiquement, viralement même, le capitalisme étale sa nature proprement exterministe: LA PATRIE OU LA MORT, LE SOCIALISME OU LA MORT, NOUS VAINCRONS! 

    Bien entendu, et nous le disions en commençant l’écriture de ce billet-hommage, l’apport de ces trois hommes à l’histoire humaine est foncièrement hétérogène, et les comparer, encore moins les mesurer les uns aux autres, eux qui rêvaient tous d’égalité entre les humains, n’a aucun sens. Que néanmoins, de retentir quelques instants à l’unisson, leurs glas respectifs n’en résonnent pas moins brièvement, mais joyeusement et dynamiquement, dans nos coeurs, en cette sombre fin d’année 2020.

    Floréal, 27 novembre 2020

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Lettre ouverte à certains libraires – Par Floréal, PRCF (IC.fr-20/11/20)

    CHER(E)S LIBRAIRES, IL FAUT SAVOIR CE QUE VOUS VOULEZ !

    Chers libraires indépendants et autres amoureux et amoureuses du livre,

     

    Comme nous, vous êtes indigné(e)s par le fait que l’actuel gouvernement n’ait pas inscrit les librairies, espaces par excellence de la diffusion et de la protection de la culture et de l’échange, dans la liste des “commerces essentiels”. 

    Rien d’étonnant de la part d’un gouvernement dont le credo néolibéral n’est nullement la culture partagée mais “l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée” gravée dans le Traité de Maastricht; en clair: les profits des mastodontes transnationaux comme Amazon et autres mégaprédateurs GAFAM.

    Ce qui est plus triste, c’est que nombre d’entre vous (pas tous hélas, et je félicite d’autant plus vivement les autres!) pratiquent, en guise de guichet informatique de substitution, le “click and collect“. Et pourquoi pas, je vous prie, le “clique et collecte” puisque les deux mots anglais que d’aucuns nous imposent sont eux-mêmes des emprunts flagrants à notre langue? Il est vrai que nombre d’entre vous déjà a été privé par la pandémie et par les mesures sanitaires prises à cette occasion de l’horrible fête d’Halloween, importée des “States” et grâce à laquelle ces temples du goût et de la pensée que devrait être toute librairie bien conçue, ressemblent saisonnièrement, comme le premier commerce de brimborions venu, à un magasin de farces et attrapes agrémenté d’un étal de cucurbitacées taillées en crânes mortuaires…

    Espérons au moins que les mêmes personnes, ouvrant le 26 novembre ou le 4 décembre (en fonction de la décision de Bercy), ne se réclameront pas du scandaleux “Black Friday“, ce jour noir parmi tant de jours gris-sombres, pour la langue de Molière de plus en plus humiliée et marginalisée sur son sol natif…Espérons surtout que les plus intelligents et les plus critiques d’entre vous auront compris qu’il ne peut y avoir, sans dommages culturels et commerciaux majeurs, de contradiction durable entre le fond (j’allais dire, le “fonds“) et la forme, le message porté par une langue – le français que vous parlez chaque jour avec vos clients et amis – et sa trahison permanente au profit du tout-anglais imposé par les “collabos de la pub et du fric”, pour reprendre la cinglante expression du philosophe Michel Serres.

    Quand le grand patronat délocalise une usine et ordonne aux ouvriers d’en démonter les machines, la classe ouvrière subitement dévaluée et humiliée entreprend généralement de faire grève, d’occuper les locaux et de DÉFENDRE SON OUTIL DE TRAVAIL. On serait donc en droit d’attendre de tous les libraires de France, pas seulement de ceux qui ont dès longtemps, et méritoirement, saisi l’urgence d’une résistance linguistique, que lorsqu’ils sont eux-mêmes frappés par des mesures qui les conduisent à la fermeture et au chômage, ils défendent eux aussi, comme le premier prolétaire venu, leur instrument de travail n°1: LA LANGUE FRANÇAISE. 

    Alors, pour une fois, faisons clairement entendre le E muet caractéristique de notre idiome et, au risque d’inverser les mécanismes de la DISPARITION programmée (tel est le titre d’un fameux ouvrage de Georges Pérec où ne figure nulle part la lettre “e”), écrivons pour le moins : cliquE Et collectE*!

    Conseil dérisoire, dira-t-on dans certaines arrières-boutiques? Nenni, bataille politique, culturelle et civique indispensable. Quand le Royaume-Uni et la République française décidèrent ensemble de construire l’avion supersonique du futur, les Anglais voulurent l’appeler “CONCORD”. À l’issue d’un long et souterrain bras-de-fer politico-linguistique, l’avion s’appela finalement “CONCORDE”. Il est vrai que le président français de l’époque n’était pas le chef de file des “start-upers”, ni le signataire à toutes mains des traités néolibéraux “transatlantiques” qui ruinent à la fois nos industries, nos services publics, notre protection sociale et nos commerces de proximité. Son nom, vous l’avez deviné, était celui d’un homme d’État doublé d’un ÉCRIVAIN mémorialiste qui savait, quand il le fallait, faire sonner l’E muet final d’un mot: à commencer par celui du mot RÉSISTANCE.  

    Floréal, le 20/11/2020

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    Panthéon

     

     

    Que les cendres de l’écrivain combattant Maurice Genevoix entrent au Panthéon, qui y objectera? Pas l’auteur de ces lignes, petit-fils d’un combattant de Verdun et fils de Résistant, qui apprécie en Genevoix le romancier classique, le défenseur de notre langue (en tant qu’ancien secrétaire perpétuel de l’Académie française) et l’homme fidèle aux Poilus dont Genevoix porta sa vie durant la souffrance et la mémoire… 

    Mais une fois de plus, sont exclus du Panthéon non seulement, et comme à l’ordinaire, les grands Jacobins de l’An II (notamment Robespierre qui fonda la République française et la sauva d’immenses périls en 1793-94), non seulement les figures de proue de l’histoire communiste française du XXe siècle (pour n’en citer que quelques-uns : Pierre Sémard, tombé en criant “vive la France!” sous les balles allemandes ; Maurice Thorez, concepteur et chef de file ouvrier du Front populaire ; Jacques Duclos, qui dirigea clandestinement le PCF durant toute l’Occupation ; Ambroise Croizat, qui construisit la Sécurité sociale et les retraites par répartition ; Marcel Paul, qui fonda EDF après avoir organisé un réseau de solidarité à l’intérieur d’un camp de concentration nazi… etc.), mais aussi ces très grands écrivains français étroitement liés à la Grande Guerre que furent…

    * le romancier communiste Henri Barbusse, l’auteur du “Feu”, cette dénonciation impitoyable de la guerre impérialiste par un homme qui en avait vécu l’enfer ;

    * l’écrivain communiste Aragon, Croix de guerre 14-18, médecin militaire sur le front, inventeur d’un dispositif mécanique qui permettait aux tankistes français de fuir les flammes quand leur engin prenait feu; cet immense romancier, théoricien et poète, auteur de la Diane française sous l’Occupation, co-animateur, avec Claude Morgan, des Lettres françaises clandestines (qui s’ouvrirent, entre autres, à Mauriac et à Sartre…), phare de la vie littéraire française du vingtième siècle, avec son inoubliable compagne Elsa Triolet, grand écrivaine communiste elle aussi ;

    * le poète Paul Eluard, auteur notamment du poème “Liberté”, qu’on lisait pour se donner du courage dans les Maquis des Francs-Tireurs et Partisans de France? 

    Et pardon si j’en oublie, comme le jeune physicien et philosophe communiste Jacques Solomon, gendre de Paul Langevin, l’écrivain et fin germaniste Jacques Decour ou le jeune et génial philosophe Georges Politzer, tous trois fondateurs de l’Université libre dès l’automne 1940, fusillés par les Allemands, le dernier après avoir été affreusement torturé.

    Sans parler de Paul Vaillant-Couturier, lui aussi officier pendant la première guerre mondiale, auteur de l’immortel récit Enfance, âme du Front populaire qui réclamait pour les ouvriers « du pain et des roses », auteur de poèmes et de chansons, dont l’épouse, Marie-Claude Vaillant-Couturier, journaliste et résistante-déportée, témoignera pour la France au procès de Nuremberg en 1946 puis à celui du boucher de Lyon, Klaus Barbie en 1987. 

    Ne sont-ils pas assez grands littéraires, assez grands patriotes pour vous M. Macron, que Mme Merkel vient d’introniser Prix Charlemagne à Aix-la-Chapelle ? Est-ce vous, M. Macron, qui les rabaissez en les retranchant de la reconnaissance nationale, ainsi que firent avant vous tous les présidents de la IVe et de la Ve Républiques, ou n’est-ce pas plutôt vous qui vous rabaissez, si c’était encore possible, en faisant preuve d’une telle petitesse de classe et de caste ?

    Ces auteurs ont certes commis un crime méritant la “damnatio memoriae“: ils étaient tous communistes et révolutionnaires et ils n’ont jamais consenti à diaboliser le pays des Soviets au sujet duquel de Gaulle déclarait loyalement en 1944, lors de sa visite d’Etat à Staline, que “la Russie soviétique a joué le rôle principal dans la libération des Français”. 

    Alors, qui est “séparatiste” en France, MM. Sarkozy, Hollande, Macron ? Sont-ce les communistes, qui ont toujours tenté d’unir le peuple de France contre le fascisme (Front populaire), contre l’oligarchie pro-hitlérienne (“Front français”), contre l’Occupant nazi (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, apport central du PCF à la création du Conseil National de la Résistance ainsi qu’à la conception et la mise en oeuvre de son programme en 1944-1946) ? En réalité, les véritables séparatistes mémoriels sont les mesquins gouvernants maastrichtiens successifs de la France qui, tout en dissolvant la France dans l’Empire euro-atlantique, tout en rampant devant la Bundeskanzlerin et en sacrifiant sans honte le français au tout-anglais, ostracisent toute la part jacobine et communarde de la mémoire française (rappelons que le PCF resta le premier parti de France jusqu’au milieu des années 1970 !), mettant au ban du souvenir français la masse des Résistants de terrain, ces ouvriers, intellectuels et paysans rouges qui “montaient des mines et descendaient des collines”. Ce faisant, sans vous en douter peut-être, MM. Sarkozy, Hollande et Macron, vous répercutez sordidement la parole ignoble de l’officier nazi envoyant nos camarades au poteau d’exécution en déclarant: “Kommunist, pas français!”… 

    En tout cas, dans le Panthéon mental des communistes, on ne trie pas les héros. Qu’on relise, pour s’en convaincre, le poème d’Aragon La Rose et le Réséda, consacré tout à la fois à “Celui qui croyait au Ciel”, l’officier patriote Estienne d’Orves, et à “Celui qui n’y croyait pas”, Gabriel Péri, l’éditorialiste clairvoyant de l’Huma qui avait dénoncé le pacte honteux de Munich ?

    La mémoire ne vaut pas que pour le souvenir, dit quelquefois notre héroïque camarade Léon Landini, ancien officier des FTP-MOI, elle vaut aussi pour le devenir“. Une classe sociale, la grande bourgeoisie, qui découpe, broie et massacre ainsi le souvenir et l’histoire de la nation, ne saurait qu’en saboter le présent et qu’en dénier l’avenir. « Je me considère un peu comme une feuille qui tombe de l’arbre pour faire du terreau. La qualité du terreau dépendra de celle des feuilles. Je veux parler de la jeunesse française, en qui je mets tout mon espoir », écrivait Jacques Decour dans sa dernière lettre. Avis aux travailleurs qui font vivre la France au présent et qui méritent d’en porter l’avenir : défendez votre mémoire rouge, camarades !

    Floréal, le 14/11/2020

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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     Que préférez-vous, citoyennes et citoyens de France qui vous sentez, ou qui, du moins, vous voulez “libres”?  

    • continuer, sous l’égide de Macron ou de tel autre proconsul de l’UE supranationale, “accompagner” l’agonie de la France indépendante, l’euro-arrachage des conquêtes du CNR, le délitement de la République une et indivisible sacrifiée à l’Europe des régions, le linguicide du français sacrifié au tout-anglais “transatlantique”? Avec, cerise sur le gât ?eau, un état d’urgence permanent et gravé dans le marbre d’un “État de droit” moribond ?
    • Ou bien préférez-vous “essayer Marine Le Pen”, et, sans  sortir pour autant le moins du monde de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, valider le basculement irréversible de l’ainsi-dite “Douce France” en capilotade vers une guerre civile sanglante contre un islamisme radical mondialisé qui ne demande pas mieux que de diviser le peuple de France sur des bases prétendument religieuses? Avec pour “agrémenter” et pimenter cette pseudo-alternative mortifère, la montée des euro-séparatismes régionalistes qui, encouragés par le “pacte girondin” de Macron et par la DÉ-construction européenne de la France, fleurissent désormais à des degrés divers de la Flandre à la “Catalogne-nord”, de la Corse à la Savoie et de l’Alsace à la Bretagne? Et, dans tous les cas, Macron, Le Pen et/ou l’identitarisme régional ou “religieux”, la montée continue de la misère des uns et de l’extrême richesse des autres, la précarisation des couches moyennes, la paupérisation galopante des classes populaires et le séparatisme discret de l’oligarchie pourrie de fric qui détruit le “produire en France” et choisit les paradis fiscaux ? 

    Voilà le “choix” auquel on vous invite à vous plier.

    Il est vrai que si cela ne vous agrée pas tout à fait, on vous laisse une issue toute rose: celle d’une gauche entièrement soumise ou semi-établie qui vous promet de ramener la république sociale SANS sortir de l’UE et SANS nationaliser les secteurs-clés de l’économie. Une semi-gauche largement notabilisée qui, en réalité, ne changera pas plus les choses que ne l’ont fait Mitterrand ou Jospin, même flanqués de ministres “communistes” et “écolos”, et dont le rôle se résumera sans doute à sauver une fois de plus le soldat Macron ou tel autre représentant de la haute finance au second tour de la présidentielle sous couvert de “battre l’extrême droite”. Comme si le néolibéralisme euro-atlantique, l’extrême droite “populiste”, les euro-séparatismes régionalistes et les diverses variantes de l’intégrisme religieux mondialisé n’étaient pas les facettes de la même classe sociale, celle des capitalistes: on le voit aux USA avec le peu ragoûtant duel Biden/Trump (lequel des deux sera le plus féroce contre Cuba, la Biélorussie ou le Venezuela?), en Europe avec le duo bien rodé que forment déjà, sur fond d’anticommunisme recuit, Mme Ursula von den Leyen, la “patronne” de la Commission européenne, et ses bons amis “national-européistes”, les fascisants Orban (Hongrie), Kaczynski (Pologne) et autres dirigeants pro-nazis des pays baltes, de la Croatie néo-oustachie ou de l’Ukraine russophobe… 

    Bref, citoyens de France qui vous voulez libres, si vous souhaitez faire renaître une alternative véritable en France et rompre avec le duel-duo-trio des fachos, des “barbus” et des néolibéraux, aidez-nous à rebâtir une Alternative rouge et tricolore, antifasciste et anticapitaliste, patriotique et internationaliste.

    Une AUTRE voie pour notre pays articulant le Frexit progressiste, le tous ensemble des travailleurs et la Convergence Nationale de toutes les Résistances. Sans redouter la perspective du socialisme pour notre pays et de la coopération internationale entre tous les pays. Pour ce faire, rejoignez le PRCF si vous êtes communistes ou souhaitez le devenir ou… le redevenir! 

    Et aidez-le à construire l’alternative rouge et tricolore si vous êtes un démocrate non qui voulez voir reconstruire en France les conditions d’un choix véritable: un choix impossible, illusoire ou… suicidaire, si n’est pas reconstruit à temps un véritable parti communiste en France. Simple question d’oxygène dans un pays que l’anticommunisme n’a pas moins étouffé, depuis quatre décennies, que l’actuelle crise sanitaire mâtinée d’euro-austérité.

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  • M. FREDERIC BOCCARA BOULEVERSE LE MARXISME…

    LE NEO-COMMUNISME “BOCCARIEN”, TEL UN COUTEAU SANS MANCHE DONT ON A JETE LA LAME 

    Par Floréal, PRCF.

    Dans la lignée de feu Paul Boccara – qui était bien mieux inspiré quand, “marxiste orthodoxe”, il analysait brillamment le “capitalisme monopoliste d’Etat” (années 1960/1970) -, M. Frédéric Boccara vient de proposer à la “nouvelle direction marxiste” (???) du PCF un “communisme de notre temps” clés en main: sous sa plume, cela prend la forme d’une “sécurité emploi-formation” sans révolution socialiste, sans dictature du prolétariat, sans socialisation des moyens de production, sans planification nationale et… sans sortie de l’Europe supranationale.

    Plus fort que l’Enchanteur Merlin, Majax et Harry Potter, le Boccara Junior!

    Antoine Saint-Just, qui était un révolutionnaire sérieux, disait pour sa part que

    “ceux qui veulent une révolution sans révolution n’ont fait que se préparer un tombeau“. 

    Saint Just

    A notre époque plus policée, ceux qui rêvent les yeux ouverts d’un néo-communisme sans révolution populaire, sans brutal pouvoir ouvrier, sans discourtoise expropriation capitaliste et sans parti d’avant-garde, et surtout, surtout, sans odieux et “nationaliste” Frexit progressiste, tout cela dans le cadre d’une jolie (et impossible!) Europe “sociale, démocratique et pacifique”, ne risquent plus guère qu’une chose – heureusement pour eux, sinon pour la résistance idéologique aux billevesées réformistes: le RIDICULE.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Billet Rouge-École: un peu de tenue républicaine, Monsieur Blanquer !-par Floréal, PRCF (2/10/2020)

    Histoire de faire diversion au sabordage de l’Éducation nationale qu’il organise avec tant d’acharnement, Jean-Michel Blanquer, le ministre qui, dans les salles des profs, pulvérise tous les records d’impopularité établis par l’infâme C. Allègre, s’est fendu d’une déclaration sciemment équivoque sur l’obligation pour les élèves de porter une “tenue républicaine” à l’école. Tartuferie, sexisme inassumé, nouveau et peu discret coup de patte anti-musulman, ignorance des textes réglementaires existants, tentative de faire diversion aux conditions sanitaires souvent lamentables dans lesquelles travaillent élèves et professeurs, déni de réalité face à une contre-réforme du lycée qui broie les disciplines scolaires et le bac national, on ne sait ce qui prédomine dans le “message fort” d’un ministre qui balance plus que jamais entre insignifiance, provocations répétées, incompétence crasse (“jamais nous ne fermerons les écoles”…), et pyromanie sournoise.   Car dans la quasi-totalité des règlements intérieurs d’établissement scolaires, les choses sont claires et on ne peut plus “carrées”: une “tenue DÉCENTE” est exigée de chaque collégien et de chaque lycéen, et les personnels de direction ont l’obligation professionnelle de faire respecter cette obligation aux filles comme aux garçons en trouvant le juste milieu entre laxisme débridé (un lycée n’est pas une plage de la Costa Brava, c’est un lieu d’étude) et puritanisme étouffant.    Quant à la question des insignes religieux, elle est réglée depuis toujours pour les enseignants et autres fonctionnaires, tous tenus de respecter la neutralité religieuse et la laïcité dans la manière dont ils se présentent au public dans le cadre de leurs fonctions. La question a également été réglée pour les élèves par la loi Stasi de 2004: aucun signe ostentatoire religieux ou politique n’est autorisé dans une enceinte scolaire. Dommage hélas que cette disposition ne s’applique toujours pas aux établissements publics d’Alsace-Moselle où l’Etat continue de financer certains cultes et de laisser les prêtres, rabbins et autres pasteurs (mais pas les imams que l’on sache: deux poids, deux mesures!) déambuler dans les lycées PUBLICS en tenue confessionnelle.    Il va sans dire que nous communistes et autres amis de l’égalité républicaine défendons à ce sujet la “république une, laïque et indivisible” appliquant strictement à tous les cultes l’article II de la loi de 1905: “LA RÉPUBLIQUE NE RECONNAIT, NE SUBVENTIONNE NI NE SALARIE AUCUN CULTE”. Ni privilège, donc, ni discrimination pour quelque religion que ce soit sur tout le territoire national, Alsace et D.R.O.M. inclus, la contrepartie de cet article II de la loi de 1905 étant la LIBERTÉ DE CONSCIENCE pour chacun de pratiquer le culte de son choix, de manifester son athéisme (ou de se désintéresser totalement du sujet!) A TITRE PRIVE, c’est-à-dire quand il n’engage ni ne compromet l’État dans ses croyances personnelles (cf l’Article I de la même loi). C’est en ce sens aussi que la République ne saurait reconnaître un quelconque “délit de blasphème” sur son sol*. Pas plus d’ailleurs qu’un  “crime de lèse-majesté” que Castaner a pourtant tenté de restaurer en envoyant la maréchaussée réprimer des porteurs de banderoles se gaussant du “Macronavirus”…   En revanche, nous communistes serions prêts à saluer comme une avancée la déclaration fracassante de Blanquer sur la “tenue républicaine à l’école” à une seule condition: que le ministre déclare que son propos était de nature AUTOCRITIQUE; en effet, de “tenue républicaine”, le ministre actuel en manque totalement, lui qui a supprimé le bac national terminal et anonyme pour lui substituer un contrôle continu local couronné par “Parcoursup”. En clair, ce ministre a supprimé le principe républicain du bac, premier grade universitaire, décerné par des professeurs publics qui ne connaissent pas les candidats bacheliers (ni favoritisme ni “vengeance sur élève”!), sur la base de sujets nationalement certifiés, avec obligation corrélative pour les Universités de recevoir tous les bacheliers dans la discipline de leur choix. SANS LES TRIER sur des bases sociales et territoriales inavouables, avant d’introduire, comme en Amérique, des droits d’inscription réservant les bancs de la fac aux fils et filles à papa.    Bref, le bac républicain était, dans son principe, le contraire de cet ubuesque contrôle continu local dont les résultats vaudront, pour les facs recruteuses comme pour les employeurs, ce que vaudra la réputation du lycée concerné, et surtout, sa zone d’implantation sociale et territoriale. Comme me le disait récemment en ch’ti un ancien élève du Lensois où j’ai enseigné et fait passer le bac durant quarante années, “avec in bac ‘Spécial bassin minier’, té vas devoir t’accrocher!”…    Ce bac national (dont le moment républicain fort et unique était chaque année le bac philo: un dispositif institutionnel unique en Europe, et dont nous aurions dû être fiers!), clé de voûte de l’articulation républicaine entre secondaire et supérieur, mais aussi garantie de l’égalité formelle des élèves devant l’examen, servait aussi de base à l’architecture républicaine de l’école léguée par la Révolution française, de Le Pelletier de Saint-Fargeau à Gaspard Monge en passant par Condorcet: concours nationaux (CAPES, agrégation…) permettant de recruter des professeurs dotés d’un statut protecteur (les statuts Thorez, puis Le Pors, sans lesquels les hiérarchies pourront fliquer tout à leur aise les enseignants, donc les contenus enseignés…), diplômes nationaux délivrés par l’Université (disposant du “monopole de la collation des grades”); lesquels diplômes servaient à leur tour de base nationale aux conventions collectives du privé pour les grilles salariales.    Bref, destruction tout à la fois de l’Éducation NATIONALE et des garanties indirectes dont sa structuration républicaine, héritée de la Révolution française, était porteuse pour l'”ordre public social”, surtout depuis 1945 et les magnifiques réformes sociales dues aux ministres communistes appliquant le programme du CNR: les Maurice Thorez, Marcel Paul, François Billoux et autre Ambroise Croizat, Jacques Duclos présidant alors l’Assemblée nationale : en clair, “fin de partie” pour les garanties salariales et sociales conventionnelles protégeant, branche par branche, les millions de travailleurs du privé de l’arbitraire patronal et du salaire “à la tête du client”. Qui ne voit ainsi le lien manifeste existant entre la casse de l’Education nationale, la démolition du Code du travail (Hollande / El Khomri / Macron…), l’affaiblissement continu du statut des fonctionnaires, l’assèchement en vue du recrutement par concours, la précarisation et la fragilisation galopante des personnels de la fonction publique, le siège éjectable permanent pour ceux qui sont déjà “précaires”, et mille autres joyeusetés commandées en amont par l’alignement de notre France en décomposition sur l’anti-modèle européen mâtiné de néolibéralisme anglo-saxon et d’ “ordo-libéralisme” berlinois ?   Cerise virale sur ce gâteau infect, l’introduction à marche forcée de l’anglais comme langue officielle bis – en violation ouverte de la Constitution (article II-a, “la langue de la République est le français“). Entendons-nous bien à ce sujet : il ne s’agit plus de l’anglais comme d’une “langue à enseigner” parmi d’autres, mais de l’anglais, ou plutôt, du globish,  comme LANGUE D’ENSEIGNEMENT BIS, du C.P. à la licence; avec pour effet, non seulement l’obsolescence programmée de la langue de Molière, mais d’énormes discriminations sociolinguistiques pour des élèves dont le problème n°1 est hélas que beaucoup d’entre eux maîtrisent très mal… le français! Et pour cause, combien de milliers d’heures d’enseignement du français ont-ils  retirées à chaque élève entrant en sixième et sortant avec le bac, par les “réformes” successives de Haby-Giscard à… Blanquer, en passant par Allègre, Fillon et Cie?     Mais qu’importe à l’heure où l’UE, ignorant le Brexit et désireuse de se mettre à l’heure du CETA, de l’OTAN et du TAFTA (dont on attend le retour avec impatience si le “gentil” Biden est élu?), ne jure plus que par les “traités transatlantiques” broyeurs d’acquis sociaux, de revenus salariaux, de garanties sanitaires, de langues nationales autres que l’anglais, et de souverainetés populaires?   Bref, vous manquez tellement de “tenue républicaine”, M. Blanquer, que nous ne comprenons pas pourquoi le mot d’ordre minimal des syndicats enseignants, en lieu et place de leur constant et pathétique appel à l’introuvable “Europe sociale” et à un “dialogue social” totalement bidon, n’est pas pour le moins:

    BLANQUER DÉMISSION !

    *******************************************************

      * Ce qui ne signifie pas que nous communistes, encourageons quiconque à pratiquer gratuitement le blasphème. Pas plus que la juste et indispensable défense du droit au divorce n’implique le “devoir” de divorcer ou d’appeler au divorce. Lénine, notamment, est parfaitement clair sur toutes ces questions: un droit “à” n’est pas nécessairement un “appel à”. 

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Hygiène des mains pour la grande distribution alimentaire ...

    Après avoir fait des réponses de Normand à la plupart des questions posées par les auditeurs de l’émission Le téléphone sonne, le professeur Delfressy, qui préside avec tant de rigueur et de lisibilité le “Conseil scientifique” chargé de conseiller l’Elysée, a expliqué que le plus efficace, pour se garantir du Coronavirus, était de “se laver fréquemment les mains”. Et pour parfaire ce conseil d’expert aussi bouleversant que novateur, il a ajouté que lui-même se lavait actuellement les mains de 6 à 7 fois par jour. Cette révélation semble nous indiquer que,

    soit le professeur ne voit pas beaucoup de malades chaque jour (mon généraliste, qui n’a pas à traiter que des malades du Covid, prend tout de même soin de se laver les mains avant et après chaque consultation…) et on se demande alors pourquoi M. Delfressy a été chargé d’orienter, voire de diriger ses confrères médecins oeuvrant sur le terrain,

    soit il sait de quoi il parle car il traite lui-même beaucoup de “Covidés”; mais dans cette hypothèse, la grande modestie du nombre de lavages de mains quotidiens qu’il a indiqué pratiquer sur France-Inter est tout-à-fait inquiétante. Pour eux, mais aussi… pour lui ! 

    Sans être l’adepte d’un hygiénisme punitif, je ne crois pas pulvériser des records en disant que chaque jour, comme toute personne ayant la chance de disposer d’eau courante et de savon, je me lave les mains le matin, avant et après être allé au WC, en faisant ma toilette et après avoir petit-déjeuné; puis je pousse l’obsession jusqu’à recommencer ces ablutions à peu près à la même cadence à la pause méridienne et le soir ; avec parfois qui sait, pour les très, très grandes occasions, l’une ou l’autre douche ? 

    Et évidemment, tout individu exerçant un métier manuel (et tous les métiers le sont à des degrés divers: sans parler des ouvriers, des techniciens, des artisans et des paysans, les profs qui se servent de craie ou les salariés du commerce qui manipulent des marchandises à longueur de journée n’ont pas besoin qu’on leur fasse un dessin), tout individu disposant d’eau et de savon (pas forcément de Marseille, rassurons M. Delfressy !), ainsi que tout salarié prenant le métro deux fois par jour, se lave les mains bien plus souvent encore pour peu que son patron lui permette d’accéder à un robinet qui coule et à du détergent. Et cela, banalement, au quotidien, et hors épisode épidémique…

    Le gouverneur romain Ponce Pilate qui, il est vrai, n’a pas eu à regarder, de haut et de loin, mourir  les vieux dans les EHPAD et les personnes isolées abandonnées sans traitement médical à domicile, s’est, dit-on, “lavé les mains” du sang du Juste après l’avoir laissé condamner… Ce serait donc apparemment un progrès sociétal majeur, dans la Macronie du XXIème siècle, que certaines imperturbables sommités médicales imitassent le proconsul de Judée. Sinon en matière d’inhumanité sereine, du moins en matière de saine hygiène personnelle… 

    Floréal (PRCF), le 26/08/20

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    Regardez cette vidéo qui fait suite à tant d’autres hauts faits policiers de la “plus grande démocratie du monde”.   Si elle ne vous fait ni chaud ni froid, vous qui, parmi mes lecteurs, ne pouvez vivre cinq minutes sans fredonner de l’américain, rêver américain et jargonner en franglish, vous êtes prêts à passer au stade ultime du cynisme : celui qui consiste à visionner avec délices des vues de la SS durant la Nuit de cristal.   Il y a aux Etats-Unis des gens de gauche courageux qui marchent à contre-courant; il y a même de vrais communistes, d’autant plus admirables qu’ils vivent au pays mal repenti du sénateur Mac Carthy.    Mais globalement, qu’y a-t-il d’admirable dans un pays qui compte plus d’armes de guerre que d’habitants, où le racisme est soutenu par le chef de l’Etat, où l’anticommunisme est religion d’Etat, où l’individualisme agressif est enseigné depuis l’enfance, où le parasite milliardaire est un élu de Dieu alors que le pauvre, le Noir, le Latino, le prolétaire, l’Indien, sont méprisés, un pays qui cherche la bagarre du Venezuela à l’Iran en passant par la Mer de Chine et les marches de la Russie, un pays surendetté qui compte sur sa monnaie (fausse) et sur son “invincible” armée pour ne pas rembourser ses énormes dettes, un pays qui sabote partout les efforts de paix et qui sape toute tentative de ralentir le réchauffement climatique ?   Un pays où les pauvres non-assurés meurent aux portes des hôpitaux et où, proportionnellement, les morts du Covid et ceux de la mortalité infantile sont bien plus élevés qu’à Cuba, pourtant soumise au blocus renforcé du cruel Oncle Sam?   Soit vous vous trompez d’ “ailleurs” quand vous rêvez d’un monde meilleur au lieu d’agir pour améliorer la France.    Soit vous vous reconnaissez en conscience dans le pays de Trump et vous trouvez normal de tirer 7 balles dans le dos, tirées à bout portant, sur un père de famille noir désarmé et nullement menaçant.    Comment ? Vous ne saviez pas encore que vous étiez d’extrême droite et vous continuerez comme devant à vous prétendre “antitotalitaire” et  “libéral” ?

    Floréal, PRCF, 25.8.2020 

    source: https://www.initiative-communiste.fr/ 

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  • ¡No pasarán! (Jean-Louis Aisse) - YouTube

    19 août 2020: les chefs d’Etat de l’UE se réunissent en sommet pour s”ingérer dans les affaires internes de la Biélorussie…

    Alors qu’elle ignore ou condamne le mouvement populaire insurrectionnel malien qui vient de chasser le fantoche sanglant IBK, alors qu’elle ferme les yeux sur la grève générale qui soulève la classe ouvrière bolivienne contre l’usurpatrice fasciste de la présidence, l’UE se réunit en visioconférence pour condamner le président biélorusse Loukachenko, récemment réélu avec 80% des voix. Il s’agit pour l’UE, “partenaire stratégique de l’OTAN” rappelons-le, d’ordonner des “sanctions” contre la pacifique Biélorussie (en clair, un embargo), d’entretenir et de financer la contestation politique droitière à Minsk et de soutenir l’opposante bourgeoise électoralement distancée (celle-ci poussant l’amour des libertés jusqu’à se réfugier en Lituanie, ce paradis des néonazis où les “rouges” sont réprimés et où les russophones – près de la moitié de la population – sont discriminés!). 

    Outre la partialité grossière des médias occidentaux et leur deux poids deux mesures caractéristique, il s’agit pour l’Empire européen (l’expression est de Bruno Le Maire) d’organiser avec Washington une ingérence caractérisée dans les affaires internes d’un pays souverain et si possible, d’y organiser un coup d’Etat sur le modèle ukrainien (la prétendue “révolution orange” de Maïdan a propulsé au pouvoir, avec l’aide de l’UE et de l’OTAN, de francs néonazis!). But réel de l’UE: annexer l’espace biélorusse à l’empire euro-atlantique, se rapprocher militairement des frontières de la Russie, obtenir la privatisation de la grande industrie biélorusse que Loukachenko a eu le “tort” de préserver, et avec elle, le quasi-plein emploi, lors de la chute de l’URSS. But dangereux pour la paix en Europe et ravageur pour les ouvriers et les paysans biélorusses: en effet, si la privatisation générale de l’industrie et de la terre biélorusse est décidée, des millions de Biélorusses devront imiter leurs collègues polonais, baltes, bulgares, roumains ou ukrainiens, s’expatrier à l’Ouest et venir grossir les rangs des précaires surexploités, véritables esclaves sur le marché de l’emploi occidental déjà déprimé. Liberté pour qui, sinon pour le grand capital avide d’expansion vers l’Est (ça ne vous rappelle rien?), de baisse généralisée des salaires et de surexploitation des travailleurs partout! Dans ces conditions, soutenons le Parti de Biélorussie et tous ceux qui y voient clair dans ce pays, le plus “soviétique” de l’ex-URSS. Dans son propre intérêt, la Fédération de Russie doit cesser de stranguler l’économie biélorusse en augmentant sans cesse les prix du gaz russe (le but étant d’intégrer l’espace biélorusse au capitalisme russe), car ce comportement hégémonique fait le jeu des forces russophobes en Biélorussie et en Occident. 

    Quant à l’UE, elle n’a pas de leçons de liberté à donner, elle qui compose avec l’extrême droite raciste dans nombre d’Etats européens et qui n’a pas pipé mot quand Madrid emprisonnait les élus catalans ou quand Castaner faisait mutiler ou éborgner des dizaines de Gilets jaunes.

    En défendant le droit de Minsk à se tenir hors de la dévoreuse “économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée” (traité de Maastricht), défendons le droit de tous les peuples à la souveraineté, au progrès social, défendons l’avenir socialiste de l’humanité, défendons la paix en Europe et dans le monde. Et honte à ceux qui, dans la rédaction de l’Huma ou dans l’état-major confédéral de la CGT, hurlent une fois de plus avec les loups en oubliant le mot de l’héroïque martyr antifasciste Georges Politzer: “l’esprit critique, l’indépendance intellectuelle ne consistent pas à céder à la réaction, mais à NE PAS lui céder”. 

    Floréal (PRCF), le 20/08/2020

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • par Georges Gastaud, philosophe, militant franchement communiste et auteur notamment de “Lettre ouverte aux ‘bons Français’ qui assassinent la France” (Temps des cerises, 2005).

    , étranglé, crie à plusieurs reprises j’étouffe aux policiers.

    Qu’il s’agisse d’une œillade crapuleuse adressée aux flics qui ont strangulé Cédric Chouviat (ce père de famille a dit sept fois “j’étouffe!” avant de mourir!), ou d’un lapsus révélateur de l’inconscient personnel fascisant du nouveau ministre de l’Intérieur, les récentes paroles prononcées par  (quand j’entends parler de , j’étouffe!) montrent mieux que cent discours le choix de classe fascisant du “nouveau” gouvernement Castex et de son ministre de la 

    Des comportements scandaleux encouragés par l’État

    N’ayant jamais bénéficié d’un soutien politique majoritaire dans les classes populaires par sa politique entièrement dédiée au MEDEF et à l’UE, la caste macroniste sait qu’elle ne peut plus guère compter, pour aller au bout de son quinquennat de malheur, que sur des médias aux ordres et sur les appareils répressifs d’État, cet ultime bastion de la dictature oligarchique. Or les sondages nous apprennent que le RN bénéficie d’un soutien majoritaire dans lesdits appareils. Et surtout, une série interminable de “bavures” montre hélas que ce service public dévoué à toute la population que devrait être la police, dévale une pente très dangereuse pour nos libertés (2). La preuve la plus nette de cette collusion du gouvernement et des éléments les plus dévoyés de l’appareil policier réside dans la permissivité du pouvoir actuel envers les “manifestations” subversives, voire séditieuses, de ces “syndicats” de police qui poussent à des regroupements provocants de policiers en armes, usant de leurs sirènes et de leur véhicules de service à quelques centaines de mètres de l’Élysée… 

    Pas d’Europe de Maastricht sans glissement à l’État-policier

    Loin d’être combattus, ces comportements de plus en plus calqués sur les us barbares des polices étasuniennes, sont encouragés par les gouvernements maastrichtiens successifs, de Sarko-Hortefeux à Macron-Philippe-Castaner en passant par le “socialiste” ultra-répressif M. Valls : et pour cause, tous ces proconsuls de l’UE sont investis d’une mission intrinsèquement violente : celle d’appliquer, en accélérant sans cesse les cadences, la feuille de route qui mène à la dissolution de la France et de ses acquis sociaux dans le bain d’acide que nos somnolentes confédérations syndicales s’obstinent à nommer “construction” européenne.

    Mais comment appeler le fait d’imposer à “Marianne” et au monde du travail, qui ne cessent de dire Non, non et non (3) une politique oligarchique qui les étouffe et qui les nie au quotidien (4) ? Qu’on le tourne de toutes les manières, et si violente que soit, non pas le mot et l’image, mais la RÉALITÉ SOCIALE elle-même, il s’agit bien d’un viol en réunion de la République française héritière des Lumières, de la Révolution, du Front populaire, de la Résistance antifasciste et des audacieux ministres communistes de 1945 appliquant le programme social du CNR. Et pour son honneur et le nôtre, “Marianne” se débat contre ceux qui l’assiègent pour la violenter (au nom de “valeurs républicaines” hypocritement dévoyées!), pour l’étouffer et, si possible, pour l’enterrer toute vive ! Ce faisant, nos oligarques convertis à l’euro-mondialisation capitaliste cassent et déclassent aussi des millions d’ouvriers rendus “inemployables”, d’employé(e)s précarisé(e)s, de fonctionnaires “france-télécomisés”, des paysans promis à la ruine, des jeunes diplômés contraints à l’expatriation, des “périphéries” abandonnées et des quartiers populaires ghettoïsés…

    Résister au viol de Marianne

    Si graves que soient les accusations de viol, de trafic d’influence ou de machisme actuellement portées par certaines féministes à l’encontre de tel ou tel ministre macronien (à la justice d’établir les faits), que sont-elles face au VIOL POLITIQUE et à la TORTURE socio-économique permanents infligés depuis des décennies à la France ouvrière et républicaine? Face à cette politique criminelle, l’héritage frondeur et insurrectionnel du peuple français (Jacqueries d’Ancien Régime, Fronde populaire, Révolution française, Trois Glorieuses de 1830, insurrections de 1848, Commune de Paris, occupations d’usine de 1936, insurrection parisienne de 1944, sans oublier plus près de nous mai 1968…) reste vivace. Est-il alors subversif, n’est-il pas tout bonnement civique, de méditer ce passage de notre première constitution républicaine telle que l’adopta la Convention jacobine : “quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs”?

    Pour une police VRAIMENT républicaine

    D’autant que le présent texte n’est pas écrit par un anarchiste rejetant a priori toute forme de répression. Nous constatons au contraire qu’il existe aussi des policiers démocrates et des syndicalistes – minoritaires hélas – qui, au risque de leur carrière, pointent courageusement les violences et le racisme de nombre de certains de leurs confrères. Ces vrais républicains aimeraient mieux arrêter les délinquants, grands, petits et moyens, que nasser, gazer, voire mutiler sur ordre les militants populaires en lutte. Nous ne sommes nullement, nous militants franchement communistes, syndicalistes de lutte et autres vrais républicains, des petits-bourgeois sentimentaux pétris d’angélisme: nous partageons totalement l’indignation des pompiers agressés par de lâches voyous, l’horreur subie par la jeune gendarme coupée en deux par un chauffard criminel, la rage que ne peut manquer d’éprouver la famille du chauffeur de bus lynché par des salopards. Nous n’avons pas oublié non plus les policiers que de sombres irresponsables travestis en manifestants ont tenté de faire brûler vifs dans leur voiture de service ou ceux qui furent lâchement abattus dans leur domicile.

    Quant aux casseurs de manif arrivant ensemble, cagoulés et armés, aux manifs populaires, pourquoi sont-ils si rarement appréhendés? Pourquoi par ailleurs la police laisse-t-elle s’entretuer des gangs pseudo-“ethniques” en pleine ville de Dijon sans même tenter d’appréhender, voire de neutraliser sur le champ les gangsters tchétchènes qui encerclaient et terrorisaient un quartier populaire? Serait-ce parce que la France officielle, pétrie de russophobie et d’anti-soviétisme rancis, a “accueilli” ces bandits sur son sol pour favoriser la partition ethno-religieuse de la Russie “postsoviétique” ? Il faut aussi se demander pourquoi, dans tant de quartiers populaires, la police ne se rend plus que pour de brèves incursions destinées aux médias, alors que la masse des habitants ouvriers, y compris bien sûr ceux qui sont d’origine immigrée, vivent dans la peur des passeurs de drogue (ou des intégristes). Dans ces quartiers, les seuls fonctionnaires se rendant régulièrement sur place sont souvent de jeunes enseignantes sans expérience ou des sapeurs-pompiers tentant d’éteindre des incendies criminels!

    Dans une France socialiste, le gangstérisme, les mafias, les bandes fascistes, les fanatiques intégristes de tous bords, les séparatismes violents de toute espèce (à commencer par celui que pratiquent les richards qui expatrient leur fortune pour se soustraire à l’impôt) seraient efficacement combattus et extirpés comme ils le furent en Russie soviétique ou comme ils le sont encore à Cuba. Dans un pays socialiste au sens où l’entendent les communistes, les travailleurs honnêtes et les jeunes de toutes couleurs et de toutes religions (ou irréligion) se sentiraient libres et protégés ; les mères de familles, les enfants, les jeunes femmes et les personnes âgées déambuleraient en sécurité; la police serait vue tout naturellement comme une “gardienne de la paix” et non comme un redoutable appareil hors sol, indifférent à l’insécurité vécue au quotidien par les classes populaires, mais toujours prête à casser du gréviste, du Gilet jaune ou des jeunes gens basanés voyageant hors des lieux qui leur sont implicitement assignés. Pour parvenir à ce résultat qui n’aurait rien d’extrémiste (à quoi sert une société si ne n’est à y vivre plus sûrement que dans une jungle?), il faudra que le peuple exerce enfin le pouvoir dans notre pays. Non plus en paroles et à l’abri de beaux mots vidés de leur sens comme les mots “république” et “égalité des droits”, mais en pratique et dans les faits. En un mot, il y faudra une seconde Révolution française, une France émancipée de l’UE, affranchie du règne du grand capital, débarrassée de l’extrême droite raciste et centrée sur le monde du Travail.

    Georges GASTAUD

    philosophe, militant franchement communiste et auteur notamment de “Lettre ouverte aux ‘bons Français’ qui assassinent la France” (Temps des cerises, 2005).

    source: https://www.initiative-communiste.fr


    Notes :

    1 – rappelons que Macron a obtenu 11% des inscrits au premier tour de la présidentielle, qu’au second tour il n’a pas été élu sur son programme mais sur le rejet majoritaire de Le Pen. Confirmation de cette réalité politique: 58% des Français ont fortement réduit la légitimité des députés macronistes en s’abstenant à hauteur de 58% au second tour des législatives. 
    2 – Éborgnement en série de , nassage et gazage systématiques des manifs syndicales, tabassage éhonté d’une militante âgée d’ATTAC à Nice, mort archi-suspecte d’Adama Traoré, charge irresponsable ayant provoqué la noyade de Stève Canisso à Nantes, gestion provocatrice de la police parisienne par le préfet Lallement. Il faut aussi parler des mises en garde internes à la police qui se multiplient sur des cas flagrants de racisme suivis, non de la révocation des nazis en uniforme indignes de leur insigne, mais du harcèlement ou de la “placardisation” des lanceurs d’alerte qui résistent dans l’institution…
    3 – Souvenons-nous du NON ouvrier majoritaire au traité de Maastricht dès 1992, des grèves de masse de 1995, de 2003, de 2010, de 2016, du NON français majoritaire à la constitution européenne, de l’insurrection des jeunes contre le CPE en 2006, du soulèvement des Gilets jaunes… 
    4 – Délocalisations et fusions industrielles, casse du service public, démontage des retraites, des statuts, des conventions collectives, du droit du travail, et des indemnités chômage, mise à mort des communes et de la République indivisible au profit des “métropoles” et des Grandes Régions à l’allemande, substitution de la souveraineté “européenne” – en réalité, de la gouvernance berlinoise – à la souveraineté nationale; sans oublier l’éviction galopante du français au profit du tout-anglais des traités “transatlantiques”…

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  • La vieille manœuvre révisionniste consistant à opposer  (le génie incompris) à Engels (le lourdaud dogmatique et vulgarisateur), puis à les opposer tous deux au brutal Lénine, à la première expérience socialiste mondiale de l’histoire et à l’action du Parti communiste français (“mutation” exclue) connaît de nouveaux avatars sur nos grands médias.

    L’œuvre de Marx ET d’Engels est tellement forte, le caractère de plus en plus viral et exterministe du capitalisme-impérialisme contemporain est si flagrant, la nature foncièrement réactionnaire du “modèle américain” et de la “construction” euro-atlantique est si voyant, qu’il faut à tout prix dissocier Marx de toute forme d’action organisée pour reconstruire des partis communistes de combat, relancer une conception du monde rationnelle fondée sur le matérialisme dialectique, proposer une vraie stratégie de classe et de masse articulant Frexit progressiste, révolution socialiste pour la France et marche de l’humanité vers un communisme de seconde génération. C’est pourquoi, avec l’aide de France-Culture – qui censure tout ouvrage émanant des communistes orthodoxes (ni les ouvrages d’Annie Lacroix-Riz en histoire contemporaine, ni les “Lumières communes” de , rééditées en 2020 n’ont seulement été signalés à l’antenne) – et d’autres médias “culturels” soi-disant critiques et “ouverts”, Marx est inlassablement transformé en icône inoffensive dont il s’agit d’émousser tous les angles théorico-pratiques.

    Les variantes de cette castration politico-idéologique sont diverses:

    • aux économistes, on expliquera que Marx est certes un grand philosophe, mais qu’en économie il est DÉ-PAS-SÉ; tandis qu’on dira aux philosophes que Marx possède une certaine pertinence “critique” en économie mais que, décidément, il n’a rien d’un “philosophe”;
    • au demeurant, le “” n’existe pas, c’est un artefact d’Engels, de même que le “-léninisme” (ce  de l’époque impérialiste) n’est qu’une création douteuse de l’affreux Staline (chef de file de cette “Russie soviétique” dont De Gaulle déclarait en 1944 que “elle a joué le rôle principal dans notre libération”)… 
    • ce qu’il y a de bon chez Marx, pour nos “marxistes” modernes et boboïsés, c’est son élan “utopique” et “critique”; surtout, plus jamais de parti communiste démocratiquement centralisé (alors que l’œuvre la plus connue de Marx ET d’Engels s’intitule “Manifeste du Parti communiste“…), plus de cellules d’entreprise compliquant la vie des patrons et des syndicalistes jaunes, plus de syndicalisme CGT de classe et de masse, plus d’Internationale communiste, et surtout, surtout, plus de camp socialiste mondial défendant la paix et tenant la dragée haute au capitalisme-impérialisme mondial; stupidité profonde quand on sait le soin qu’ont mis Engels et Marx à se dégager des naïvetés réformistes ou anarchistes du “‘socialisme utopique”!
    • Marx n’aurait rien à voir en politique avec la “terreur” que, bien ou mal selon les temps ou les lieux, les expériences prolétariennes de prises du pouvoir, de la Commune de Paris à Cuba en passant par l’URSS, la Chine, la RDA ou le Vietnam, ont dû exercer pour défendre la révolution contre les menées de la réaction interne et de l’impérialisme extérieur. Pas de chance pour les faussaires du marxisme réel, dans une lettre à Weydermeyer de 1852, Marx expliquait déjà que son apport propre en politique n’était pas d’avoir découvert la lutte des classes mais d’avoir démontré que la dictature du prolétariat est indispensable pour organiser la transition du capitalisme au communisme…

    Dans le domaine proprement philosophique, les thèses les plus folles et les plus révisionnistes ont été avancées, y compris par des “grands marxistes” (aux yeux des médias) sur les thématiques suivantes: “Il n’y a pas de philosophie marxiste”; “s’il y en a une, ce n’est sûrement pas le matérialisme dialectique, cette scorie barbare d’Engels et de Staline, complices à travers les âges; si cette philosophie peut s’appeler “matérialisme dialectique”, il faut d’urgence en amputer les malséantes notions suivantes:

    • la dialectique de la nature et l’ontologie matérialiste, sans lesquelles pourtant il est impossible à la philosophie moderne, se déclarât-elle matérialiste, d’épouser le mouvement des sciences modernes qui, non seulement en anthropologie mais en physique/chimie, en cosmologie, en biologie, en anthropologie, voire en maths, ne cesse de confirmer l’idée d’Engels que “en dernière analyse, la nature procède, non pas de manière métaphysique, mais de manière dialectique” (idée que Lénine, grand relecteur matérialiste de Hegel exprimera sous la forme ramassée: “la dialectique est l’étude de la contradiction dans l’essence même des choses”.
    • après avoir “épuré” le marxisme de son socle ontologique déclaré “pré-critique” (comme si le “criticisme” kantien n’avait pas à son tour été critiqué ontologiquement par Hegel…), on aura alors beau jeu de tordre le cou, en histoire, au matérialisme historique (“grossier”, “unilatéral”, “mécaniste”) dans la mesure où ce dernier est explicitement fondé par Engels ET PAR MARX sur la dialectique de la nature et sur l’examen de l’ÉVOLUTION des pré-hominiens (celle-ci confère aux Sapiens un dispositif corporel fondé sur la bipédie, le développement couplé de la main et du cerveau, la phonation, etc., qui leur permet de “produire leurs moyens d’existence”; et à travers ce “mode de production”, de constituer l’héritage culturel et de modifier ce faisant l’ “essence humaine” qui cesse alors d’être une “nature” principalement biologique et instinctuelle, et qui jette l’homme dans l’espace d’une historicité au moins possible);
    • dans le domaine des théories de la connaissances, il faudra aussi “purifier” le marxisme de la notion de “reflet”, déclarée… anti-dialectique et mécaniste, alors que Marx démontre de manière éblouissante sa dialecticité profonde dans son Introduction de 1857 à la méthode des sciences économiques, rattachant même la dialectique du reflet (passant du concret intuitif au concret de pensée de la science en passant par l’abstrait) à la dialectique du réel (la généralisation et l’abstraction ne sont pas que des procédés mentaux…).

    On pourrait continuer à l’infini: on percevrait alors un Marx complètement atone et démarxisé, grand philosophe pour les non-philosophes et grand économistes pour les nuls en éco, ami peu clairvoyant d’un benet nommé Engels, un Marx dévoyé par tous ceux qui ont tenté de le mettre en pratique (peu glorieux pour l’homme dont la théorie se déclare inséparable de la praxis révolutionnaire et de l’ORGANISATION du prolétariat!), sans dialectique de la nature, sans matérialisme dialectique, sans matérialisme historique, sans théorie matérialiste du reflet et sans dictature du prolétariat. Sans doute aussi faudrait-il “dépoussiérer” aussi la théorie de la plus-value et celle de la “baisse tendancielle du taux de profit” et Marx deviendrait enfin le gendre idéal d’Adèle Van Reith ou de Nicolas Demorand… Bref, un “Marx inconnu”, certes, dont la description, si chère à France-Q, fait penser au couteau de Lichtenberg : un outil sans manche dont on a jeté la lame.

    Eh bien nous qui sommes fiers de nous réclamer de l’orthodoxie marxiste, nous à qui aucun média “philosophique” ou historique ne donne jamais la parole, nous sommes fiers d’accepter Marx en bloc (ce qui ne veut pas dire de manière acritique) avec ses ASPÉRITÉS. Sans le couper d’Engels, son partenaire théorique et politique de chaque instant, un homme fin qui connaissait du dedans le prolétariat et le fonctionnement du capitalisme, qui parlait douze langues, un spécialiste des sciences militaires, un pionnier de l’anthropologie et de la lutte féministe, un homme qui était certainement plus au courant de l’état réel de la physique, de la cosmologie et des SVT de son temps que ne le fut, par ex. de l’état des sciences de sa propre époque, un Auguste Comte, fondateur du positivisme aujourd’hui dominant.

    Laissons donc aux néo-marxistes et autres saucissonneurs du marxisme la tâche peu reluisante de “rénover” le marxisme en l’édulcorant et en se coupant totalement de la tâche de reconstruction des partis communistes littéralement vitale pour notre époque. Et continuons à montrer par nos écrits que, si le matérialisme dialectique de Marx, d’Engels, de Lénine et de Politzer, n’est pas l’alpha et l’oméga des “lumières communes” vitales pour l’humanité future, celles-ci sont et seront une proie facile pour la réaction et l’obscurantisme si elles se privent de ce socle de rationalité critique et expérimentale qu’est la dialectique marxiste dans la plénitude de ses champs d’exercice et des pistes de recherche qu’elle porte.

    Floréal, PRCF

    le 26 juillet 2020, date emblématique de la Révolution cubaine

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Gouvernement : Une pétition demande la démission de Gérald ...

    De courageuses féministes sont allées huer , le nouveau chef de la police, chargé notamment de combattre les violences faites aux femmes, et dont une des caractéristiques est d’être mis en examen dans une affaire de viol… Elles en ont profité pour siffler le nouveau ministre de la justice, E. Dupont-Moretti, dont une des spécialités littéraires consiste à brocarder le . Comment ne pas approuver ce commando courageux, lucide et néanmoins tout à fait pacifique ?

    Toutefois cette manière de braquer le projecteur sur deux des ministres macronistes montre les limites étroites du féminisme bourgeois et petit bourgeois. Car ce même gouvernement est dirigé par Jean Castex, qui a martyrisé des centaines de milliers de femmes du secteur hospitalier en appliquant drastiquement les directives européennes d’austérité au personnel hospitalier: il était alors chef de cabinet de Sarkozy, puis chef de cabinet de Xavier Bertrand, ministre sarkozyste de la Santé…

    Ce même ministère Castex comprend une Elisabeth Borne, ex-dirigeante de la SNCF, qui a largement contribué à pourrir la vie de milliers de cheminots et de cheminotes, sans parler des usagers et de leur famille, en démantelant le rail français et en brisant le statut protecteur de ces travailleurs et travailleuses. 

    Quant à Blanquer, son acharnement contre le bac national et contre l’Education nationale en général, n’a d’égal que son mépris affiché des enseignants qui sont très majoritairement des enseignantes. 

    Ne parlons pas de la casse macroniste du Code du travail, qui permet désormais à tout patron de licencier sans motif valable et avec un minimum de risques : bonjour le chantage à l’emploi et ses suites féodales dans un certain nombre d’entreprises…

    Rappelons au passage que cette casse du Code du travail avait été initiée par Myriam El Khomri, ministre de François Hollande.

    Bref nos manifestantes courageuses et bien intentionnées eussent été bien inspirées de siffler TOUT ce gouvernement à la botte de l’UE et du capital qui, avec ses contre-réformes sur les retraites et les indemnités chômage, son blocage des salaires de la fonction publique, sa casse généralisée des services publics et du produire en France, démolit jour après jour les conditions de vie de dizaines de millions d’ouvrières, d’employées, de paysannes qui forment la majorité écrasante des femmes de notre pays.

    Floréal (PRCF), le 9/07/90

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    Non seulement le champion “français” du médicament, Sanofi, a déjà annoncé que, en cas de découverte pionnière d’un vaccin antivirus, les USA seraient les premiers servis, non seulement cette firme privée a fait d’énormes surprofits durant la crise en vendant à tour de bras du paracétamol, non seulement ce genre de trust a été gavé d’argent public (au titre de l’emploi !) par tous les gouvernements maastrichtiens successifs, mais c’est pratiquement le même jour que l’on apprend de sa direction que va largement augmenter les dividendes des actionnaires et que les Picsou qui dirigent cette société vont supprimer des milliers d’ en France.

    Cerise pourrie sur ce gâteau infect, le responsable de F.O. Sanofi explique sur France info que le management de cette boîte est tellement inhumain que plusieurs travailleurs se seraient suicidés et que d’autres seraient menacés par le syndrome d’épuisement professionnel (que les accros au globish appellent Burnout). A l’arrière-plan de cette accumulation de méfaits, le responsable de F.O. (qui ne va pas jusqu’à appeler à la lutte en tant que “syndicaliste réformiste et responsable”, sic) laisse entendre qu’il y aurait un projet de fusion- acquisition, ou quelque chose de ce genre, car les patrons de Sanofi tentent de devenir le leader mondial, quitte à marcher sur le ventre des salariés, de leur pays d’origine et d’un certain nombre de de faible rapport. 

    Bref nous avons probablement une triste illustration supplémentaire de la stratégie dite “Besoin d’aire” du MEDEF, qui consiste à sacrifier la France et son peuple travailleur pour euro-mondialiser ses profits. Renault donne un sale exemple du même genre en ce moment tout en raflant des milliards d’argent public.Devant de tels comportements de voyou, un tel cynisme, un tel mépris des travailleurs, de la nation et de la des gens, le gouvernement à participation communiste de la Libération n’aurait pas hésité à prononcer la nationalisation sanction pour trahison de l’intérêt national comme ce fut fait à l’encontre de Louis Renault, convaincu de collaboration avec l’ennemi.

    Mais ce pouvoir entièrement dévoué au MEDEF et à l’UE s’apprête déjà à verser des milliards, avec ses complices européens, aux laboratoires pharmaceutiques privés à propos d’un hypothétique vaccin qui pulvérisera tous les records de rapidité. En double aveugle ?Plus que jamais exigeons la nationalisation franche, sans indemnités pour les gros actionnaires, des laboratoires pharmaceutiques et pour cela n’hésitons plus à sortir de cette UE et de ce capitalisme monopoliste d’état qui n’apporte plus que du malheur.

    Floréal-27/06/2020

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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