• Dans une message vidéo, , résistant engagé dans les  dès l’age de 15 ans puis militant communiste lance un appel à la jeunesse de France à l’occasion des  qui avait vu la création du . Un appel à l’engagement révolutionnaire, à la reconstruction du parti communiste, un appel à l’action très concret en rejoignant dans l’action le PRCF.

    Militant communiste exemplaire, Pierre Pranchère des jeunesses communistes et de la  a pris ses responsabilités pour gagner avec le parti communiste les plus belles conquêtes sociales et démocratiques des travailleurs. secrétaire fédéral de la Corrèze et membre du comité central, il a gagné par deux fois un siège de député, et été élu pour deux mandats député européen. Mobilisé contre la mutation, il s’oppose à Robert Hue et est l’un des membres fondateurs du PRCF dont il est le vice président.

     

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  •  

    Né le 19 mai 1890 à Hoang Tru, district de Nam Dan, province de Nghe An, protectorat d’Annam, mort le 3 septembre 1969 à Hanoï (), Ho Chi Minh fut membre du Parti socialiste SFIO en 1919 puis du Parti communiste français en 1920, représentant du Komintern en Asie du Sud-Est en 1927-1931, fondateur du Parti communiste vietnamien en 1930. Il est aussi le fondateur de la Ligue vietminh en 1941, président du premier gouvernement de la République démocratique du Vietnam en août 1945.

    Nguyen Tat Thanh était le troisième enfant de Nguyen Sinh Sac (1863-1929), lettré de la province de Nghe An, reçu au grade de licencié au concours littéraire de 1894. Jusqu’à l’âge de dix ans, il porta le nom de Nguyen Sinh Cung. Nguyen Sinh Huy fréquenta les lettrés patriotes du pays et se lia avec Phan Boi Chau qui organisa en 1902 le mouvement “Dong Du” (Exode vers l’Est) en direction du Japon, dans le but de ranimer la résistance nationale. Il pencha toutefois plutôt du côté des thèses de Phan Chau Trinh et des partisans de la modernisation de la société et de la culture vietnamiennes et inculqua à son fils l’idée qu’il était d’abord nécessaire de maîtriser le savoir moderne. Durant les années 1905-1908, le mouvement national connaissait un essor très rapide. En 1908, se déroulèrent en Annam et notamment à Hué, de graves manifestations paysannes contre les impôts. Les nationalistes organisèrent, la même année, des conspirations, comme la célèbre tentative d’empoisonnement de la garnison de Hanoï. Les lettrés modernistes faisaient campagne en faveur de la rénovation culturelle, de l’éducation du peuple et de la démocratie et préconisaient l’ouverture d’écoles destinées à devenir les foyers d’une nouvelle culture nationale. C’est dans cette atmosphère de bouillonnement intellectuel et politique que se forma Nguyen Tat Thanh.

    Arrivé à Marseille en 1911, il adressa le 15 septembre une lettre au président de la République sollicitant son admission comme interne à l’École coloniale. Celle-ci comptait depuis sa création en 1885 par Auguste Pavie, une section d’élèves indochinois qui, tout en étant internes à l’école, poursuivaient en même temps d’autres études. “Je suis entièrement dénué de ressources, écrivait le jeune homme, et avide de m’instruire. Je désirerais devenir utile à la France vis-à-vis de mes compatriotes et pouvoir en même temps les faire bénéficier des bienfaits de l’instruction.” Sa candidature qui n’était pas patronnée par le Gouvernement général de l’ fut rejetée mais il est vraisemblable que Thanh était parti en France dans le but d’acquérir une formation intellectuelle moderne, ce qui constituait la priorité pour les lettrés réformistes.

    Ce “voyage à l’Ouest” fut pour le futur Ho Chi Minh le début de trente années d’errance à travers le monde et de recherches politiques qui ne devaient s’achever qu’en 1941, lorsqu’il revint par la Chine sur le sol vietnamien. Vers 1914, il se fixa un moment à Londres où il semble avoir travaillé au célèbre hôtel Carlton et adhéré à une fraternité de travailleurs chinois émigrés, les “Travailleurs d’outre-mer”. Il entretint une correspondance avec Phan Chau Trinh qui vivait depuis 1911 en France, où son ami Phan Van Truong avait mis sur pied un petit groupe de patriotes modernistes, la “Dong Bao Than Ai” (Fraternité des compatriotes). Il s’installa en France à une date imprécise, peut-être dès la fin de l’année 1917, comme l’écrivent la plupart de ses biographes, ou seulement en juin 1919 comme l’indiquent les services de la préfecture de police qui ne l’identifient qu’à l’automne 1919, après la distribution des célèbres “Revendications du peuple annamite” adressées en juin 1919 à la Conférence de Versailles et signées du pseudonyme qu’il venait de se donner, Nguyen Ai Quoc (Nguyen le patriote).

    Il fréquentait les milieux nationalistes étrangers, les Coréens, les Irlandais, les Indiens, alors actifs à Paris, en raison de l’attraction que constituaient pour eux, les travaux de la Conférence de la Paix, alors réunie à Paris. Il était très influencé par la pensée moderniste et démocratique de Phan Chau Trinh, ce qui le conduisit à s’intéresser au socialisme français. Il se lia à des socialistes et à des syndicalistes parisiens, adhéra au Parti socialiste, vraisemblablement en 1920, année où l’, qui venait de consacrer son IIe congrès (19 juillet-17 août) à la question nationale et coloniale, réunit à Bakou le Congrès des peuples d’Orient (ler-8 septembre). Il participa aux débats relatifs à l’adhésion à la IIIe Internationale. C’est en tant que délégué d’une fantomatique Fédération d’Indochine qu’il assista au XVIIIe congrès de la SFIO à Tours en décembre 1920. Il y prit la parole le 26 décembre pour réclamer avec véhémence que le parti entreprenne une action véritable en direction des colonisés. Pour Ho Chi Minh, adhérer au communisme, c’était opter pour l’Internationale qui ne posait plus le problème colonial seulement en termes moraux d’abus ou de justice, mais en termes politiques de libération nationale et de lutte révolutionnaire.

    Premier communiste vietnamien inscrit à la 9e section parisienne de la SFIC, il devint alors, avec une poignée d’autres militants originaires de Madagascar, des Antilles, du Maghreb ou d’Indochine, en particulier le chimiste Nguyen The Truyen, lui aussi membre du Parti communiste, l’un des animateurs les plus actifs du communisme parmi les peuples colonisés. Il signa de nombreux articles sous divers pseudonymes dans les journaux et les revues comme, l’Humanité, la Vie ouvrière, le Journal du peuple, le Libertaire, ou même, provinciaux tel le Quatrième état de Toulouse. Il fut membre du Comité d’études coloniales, créé par le PC en juin 1921, qui préfigurait la future section coloniale du comité central. Il participa, semble-t-il, en 1921, au Ier congrès des Jeunesses communistes à Montluçon et au congrès du  à Marseille. Surtout, il fut l’un des fondateurs de l’Union intercoloniale qui vit le jour en juillet 1921 et de son journal, le Paria, dont les trente-huit numéros parurent d’avril 1922 à avril 1926. Enfin, il entreprit de rédiger en collaboration avec Nguyen The Truyen un tableau critique d’ensemble du système colonial français, le célèbre Procès de la colonisation dont le premier volume parut sous sa signature, en 1925. Le Paria et le Procès eurent un écho réel en Indochine et exercèrent une certaine influence sur la presse d’opposition vietnamienne dont ils constituèrent l’une des sources d’inspiration.

    Ho Chi Minh développa dans ses écrits une approche particulière du communisme combinant à la fois des références marxistes, des thèmes patriotiques et des analyses populistes. Dans un article publié en mai 1921 dans la Revue communiste, il exprima sa conviction que le communisme était susceptible de s’implanter en Asie “plus facilement qu’en Europe”. À cela, plusieurs raisons : la force des traditions collectivistes dans la culture asiatique, la persistance de la communauté villageoise, le sens de l’égalitarisme de la société paysanne. En Asie, le communisme devait donc se développer moins comme un produit de la lutte de classe prolétarienne que comme la révolution des nations opprimées. Toute son action consista à démontrer inlassablement, l’existence d’un potentiel révolutionnaire insoupçonné chez les peuples d’Extrême-Orient, à affirmer au fond leur “majorité révolutionnaire”. Les sociétés paysannes de l’Asie, possédaient des réponses propres, différentes de celles de l’Europe, mais non pas inférieures, au problème du développement du communisme dans le monde et à celui du passage au socialisme. Élaborées plus ou moins intuitivement par Nguyen Ai Quoc au cours de son séjour en France, elles allaient constituer pour lui un acquis durable qui devait orienter son action ultérieure. Il quitta la France au début de l’été 1923 pour se rendre en tant que délégué des colonies françaises au congrès de fondation de l’Internationale paysanne (Krestintern) convoqué à Moscou pour le 1er octobre 1923.

    Désormais, son activité militante allait se situer dans un contexte politique nouveau, celui de l’action du Komintern dont il allait être l’un des représentants en Asie du sud-est de 1925 à 1933. Fondateur du Parti communiste vietminh en 1941, il allait organiser la Révolution d’août 1945 au Vietnam et présider le premier gouvernement de la République démocratique du Vietnam du 2 septembre 1945 à sa mort. Nous n’avons pas besoin de raconter plus le destin hors du commun d’Ho Chi Minh, qui est bien connu et a donné lieu à l’édification d’un des derniers Etats socialistes encore debout après la chute de l’URSS. Souvenons-nous de sa présence lors de la création du PCF au Congrès de Tours et du fier service qu’il a rendu au peuple français et aux peuples colonisés.

    sources: http://jrcf.over-blog.org/  &  https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Le 25 décembre, fêtons ensemble en ligne les 100 ans du Parti Communiste  #100ansduCongrèsdeTours

    cliquer ici pour retrouver la diffusion en direct.

     

    A 15h ce 25 décembre 2020, fêtons ensemble les . 2h30 de diffusion vidéo en direct pour se retrouver, échanger et tirer aux présents et dans nos actions pour 2021 et 2022 les leçons de Tours et de 100 ans d’expérience des luttes communistes en France.

    Noël 1920, les délégués du congrès de Tours offrent un magnifique et courageux cadeaux aux travailleurs de France : le parti communiste. Un parti pour la paix et le progrès social, un parti pour la solidarité internationaliste et les libertés démocratiques, un parti pour la souveraineté populaire, pour l’indépendance des travailleurs. Un parti pour faire gagner les travailleurs et se mettre en marche vers l’avenir, en construisant le socialisme, et pour sortir de l’exterminisme capitaliste.
    Journées de 8h et semaine de 40h, congés payés, conventions collectives, sécurité sociale, assurance maladie et retraite, droits de vote pour les femmes, décolonisation, mais aussi libération du joug nazisme… il faut voir ce qu’un vrai et solide parti communiste a permis de gagner. Il faut constater ce que son absence coute aux travailleurs. Et avec le PRCF en tirer les leçons pour reconstruire ce parti franchement communiste dont il y a une urgence nécessité pour ouvrir une perspective politique pour les travailleurs en France. Alors faisons pour quelques heures de ce noël 2020 également un noël rouge pour un avenir meilleur pour les travailleurs.
    Au delà de ce 25 décembre, réservez votre 17 avril pour venir participer au grand meeting fêtant dans l’action et dans le présent de la mobilisation populaire les 100 ans du parti communiste.
    Inscrivez vous en ligne sur www.initiative-communiste.fr

    wwww.initiative-communiste.fr


    Retrouvez la série de vidéos diffusées tout au long de ce mois de décembre pour célébrer au présent les 100 ans du Congrès de Tours

    suivez le dossier spécial : https://www.initiative-communiste.fr/theme/100-ans-du-congres-de-tours/

     

     

     samedi 17 avril 2021-Nanterre

    Meeting des 100 ans du Congrès de Tours 

    Inscrivez-vous  ICI

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Rendez-vous pour célébrer en ligne les  le 25/12/2020 à 15H

    connectez vous en cliquant ici

     

     

    Tout au long du mois de décembre, le 25 décembre 2020 évidemment, le 16 janvier 2021 et avec un meeting du centenaire le  17 avril, rejoignez les militants du PRCF pour célébrer dans l’action et au présent les 100 ans du Congrès de Tours

     

    Samedi 17 avril 2021-Nanterre

    Meeting des 100 ans

    du Congrès de Tours

    Inscrivez-vous en ligne  ICI

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Tout au long du mois de décembre, le 25 décembre 2020 évidemment, le 16 janvier 2021 et avec un meeting le 17 avril, rejoignez les militants du PRCF pour célébrer dans l’action et au présent les .

    , historien et co – secrétaire national du PRCF était l’invité du colloque organisé pour les 100 ans de la création du PCF, par Militant, la revue marxiste de la France Insoumise.
    L’occasion d’expliquer l’urgence pour le pays et ses travailleurs de la reconstruction d’un vrai, grand et solide parti communiste. Dans les 10 minutes de son intervention, Fadi Kassem présente également les grandes lignes programmatiques et stratégiques proposées par les communistes du PRCF pour rassembler, unir et remettre à l’offensive les travailleurs vers de nouvelles victoires. Notamment en construisant à travers le Frexit progressiste le tous ensemble solidaire des travailleurs pour affronter la dictature du Capital, son euro, son Union européenne et son OTAN. Et ainsi rétablir la dynamique antifasciste et révolutionnaire indispensable pour l’avenir. Au Congrès de Tours, tirant les terribles leçons de la 1ère guerre mondiale, les travailleurs prenaient leur indépendance en créant la SFIC, c’est-à-dire le parti communiste. La question de l’unité et de l’indépendance organisationnelle des travailleurs, c’est-à-dire celle du parti communiste, la question de la souveraineté populaire, c ‘est-à-dire celle de la révolution et de la construction du socialisme sont en 2020 plus que jamais d’actualité.

    Samedi 17 avril 2021-Nanterre

    Meeting des 100 ans

    du Congrès de Tours

    Inscrivez-vous en ligne  ICI

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Cette année 2020 nous fêterons le centenaire de la naissance du Parti communiste français en 1920, lors du Congrès de Tours qui marqua la scission avec la SFIO, l’adhésion à la Troisième Internationale du nouveau PCF et le début de toute une histoire de lutte. Certes cet évènement est devenu quasiment mythique pour les militants communistes, faisant référence à un passé lointain avant la déchéance de l’organe qui s’en veut le continuateur, particulièrement social-démocratisé. Nous, militants du PRCF et de sa commission jeunesse, portons haut et fort cette histoire, aussi bien celle du PCF que de la MJCF, et souhaitons pouvoir reconstruire un parti communiste fort et digne de ce nom pour notre pays et le prolétariat. Dans ce sens nous allons d’ailleurs organiser un évènement le 16 janvier 2021 afin de rendre un hommage de lutte au centenaire du PCF. Il nous a donc paru intéressant de se pencher à deux mains sur les raisons objectives qui nous poussent dans notre militantisme politique communiste, celles qui nous animent chaque jour dans nos actions, écrits et rencontres auprès des travailleurs dans le cadre du PRCF, mais aussi ce qui rend nécessaire le retour d’un véritable Parti communiste en France digne de ce nom.

     

     

    Pourquoi est-il nécessaire ? Nous avons vu que le bloc communiste a dans sa grande majorité été détruit et pour plusieurs raisons dans les années 90. Laissant seuls les USA comme unique super puissance mondiale, les années 90 sont apparues comme une accalmie, un temps de paix, voir même comme la fin de l’histoire. Ce qui a corrélé aussi avec le déclin dans le réformisme des partis communistes occidentaux à l’instar du PCF, abandonnant le centralisme démocratique durant cette période. Le grand frère soviétique n’étant plus là, le socialisme marxiste-léniniste semblait annoncer sa défaite.

    Les démocraties libérales étaient la fin de l’histoire, et le marché mondialisé néo-libéral, entamé dans les 80, déclaré le seul mode de production économiquement viable. Lui seul pouvant assurer une vie décente a un maximum d’êtres humains.

    A l’époque, y compris chez les trotskistes, on nous promettait un renouvellement démocratique, un avenir radieux, la paix mondiale et le maintien des droits des travailleurs gagnés pendant la période précédente.

    Les tensions militaires devaient se calmer, les USA allaient pouvoir réduire leurs dépenses militaires prévues pour faire face aux soviétiques.

    Vision d’une décennie paisible, que nombre de  d’aujourd’hui idéalisent, comme une période insouciante.

    Qu’avons-nous vu ? Pendant qu’à l’Ouest on se préparait à fêter l’an 2000, à l’est les nouveaux Etats qui succédèrent à l’URSS étaient dans un tel chaos qu’ils eurent besoin d’une aide à l’échelle du plan Marshall. L’ex-URSS a connu durant cette décennie les pires années de son histoire où la pauvreté, la criminalité et les inégalités ont tout simplement explosé, à tel point que la grande majorité regrette encore l’URSS. Une situation qui se retrouve encore chez d’autres anciennes Républiques populaires comme en Pologne et en Serbie. Le marxisme et le léninisme vont décroître tant au niveau politique qu’au niveau culturel pendant que le FMI et l’OMC ont quartier libre. Le capitalisme victorieux ne s’est pas arrêté là, ce qui lui permit d’empêcher sa chute, c’est justement l’ouverture d’une ribambelle de nouvelles parts de marché à l’Est. Dans les pays occidentaux comme en France, on constate depuis cette période une perte de vitesse du syndicalisme, qui rentre dans des luttes de protection des acquis sociaux, et où les perspectives de changement sociaux sont reléguées au second plan. Des contre-attaques terribles contre les droits des travailleurs avec peu de victoires syndicales en face. Plus de socialisme pour effrayer le bourgeois. Plus de socialisme pour protéger le travailleur.

    La contre-attaque du capital fut violente, partout sur le globe. Le patronat et les actionnaires furent grassement payés. Ce fut la revanche des riches. Les Etats-Unis ne se démilitarisent pas, pas de dividende de la paix[1]. Ils ont trouvé un nouvel ennemi, Saddam Hussein.

    “Nous avons une dette envers Saddam. Il nous a sauvés du dividende de la paix” déclara un membre de l’administration Bush.

    Au contraire, cette décennie va permettre aux USA d’accomplir le vieux rêve de tous les empereurs : l’imperium mundi. Avoir le monde dans la paume de sa main.

    Puis viendra le 11 septembre, permettant à l’impérialisme occidental de justifier sa persistance au travers de l’OTAN.

    Et enfin la crise des subprime de 2006 plongeant la plupart des pays industrialisés dans la “Grande Récession” dans laquelle nous sommes toujours actuellement. En prenant juste l’exemple français, nous pensons immédiatement aux diverses privatisations, à la réforme des retraites de Fillon, à la Loi « travail » du gouvernement Hollande, à la réforme ferroviaire de 2018, à la loi ORE[2] ou plus récemment à la loi « sécurité globale ».

    A gauche, Il n’y a plus de ligne directrice claire. Dans cette impasse, vont naître les mouvements altermondialistes, avec comme date symbolique la manifestation de Seattle en 1999.

    Ce mouvement altermondialiste va atteindre l’Europe rapidement, par le biais d’internet, et se fondre avec les groupes trotskystes, anarchistes et écologistes en plein essor.

    Il semblait que ce serait le tableau économique du XXIe siècle : des sociétés mondialisées contre un mouvement de résistance mondialisé.

    Mais faute de ligne directionnelle claire ainsi qu’une méfiance envers toute hiérarchie et organisation, cette gauche peine à faire front face à l’hydre capitaliste lui faisant face.

    La mouvance va devenir contre-culture, et à la fin des années 2000 rencontrer l’intersectionnalité. Terme popularisé par Kimberlé Williams Crenshaw, mais qui aujourd’hui a pris son indépendance.

    L’analyse matérialiste dialectique a laissé place à la critique individualiste.

    Pris dans l’hégémonie libérale actuelle, le marché du désir et ses marchandises calibrées pour chaque individualité a infusé dans la pensée de la gauche radicale.

    Une grande partie des mouvements qui se réclament de “la gauche radicale”, ont adopté une pensée centrée sur l’individu plutôt que sur le collectif.

    On ne parle plus des conditions matérielles des travailleurs mais de la liberté de chacun de pouvoir jouir des marchandises et des services libidinaux du capitalisme, dont la valeur d’usage est un gonflement égotique.

    On ne se préoccupe plus vraiment de la société à construire mais de l’affirmation de soi, qui vire parfois dans un extrême ou l’on accumule des points d’oppressé et l’on distribue des points d’oppresseur. Ces points n’ont rien à voir avec nos réalités matérielles dans la société mais avec ce que l’on se représente.

     Les crises économiques ont continué à secouer le monde. La prochaine qui arrivera à cause de la crise sanitaire risque d’être particulièrement salée. Face à ce capitalisme mondialisé exterministe et cette gauche aventuriste et désorganisée, nous militants communistes, devons remettre le marxisme léninisme à l’ordre du jour :

    Dans notre société, c’est le travail qui crée la richesse. Celui que chacun d’entre nous fait au sein de son entreprise en tant qu’ouvrier, transporteur, charpentier, médecin, pompier, etc. C’est ça qui crée la richesse économique en fonction du temps de travail moyen que nous mettons dans la production de l’objet ou du service que nous réalisons. Or la richesse créée par les travailleurs, du fait de la propriété privée des moyens de production, est accaparée par quelques personnes, les capitalistes, qui sur cette richesse produite ne rendent aux travailleurs que la part permettant à ceux-ci de renouveler leur force de travail, le salaire. La plus-value créée par le surtravail[3] est récupérée abusivement par le capitaliste, majoritairement pour sa poche et une petite partie dans l’amélioration de l’outil de production. On peut en avoir quelques exemples récents avec les dividendes versés aux actionnaires des grandes entreprises françaises alors qu’elles licencient[4].

    Le profit est donc pris à partir du travail, mais il peut être plus ou moins important selon plusieurs modalités. Tout d’abord, dans le capitalisme les profits ont tendance à baisser par suite des avancées techniques : un capitaliste qui pouvait obtenir une rentabilité grâce à l’introduction de nouveaux outils améliorant la productivité, n’aura plus la même si tous ses concurrents, par démocratisation de la nouvelle technique, en bénéficient à leur tour. Le profit récupéré tendra à baisser car le coût de production deviendra le coût moyen du marché et sans nouvelles avancées techniques, une partie de la plus-value n’ira pas dans la poche du capitaliste mais dans l’entretien de l’outil. Il est possible aux détenteurs des capitaux de retrouver ce profit en licenciant, en refusant de payer les heures supplémentaires, en faisant travailler plus au même salaire, etc. Dans cette course folle du profit à tout prix, le bourgeois détruit l’origine de celui-ci en brisant le travailleur, ce qui montre bien l’un des aspects profondément morbides du capitalisme se niant lui-même. Afin d’éviter de laisser penser au lecteur que la seule préoccupation des communistes est que l’intégralité de la richesse que les travailleurs produisent leur soit payée, clarifions les choses. L’idée est de replacer cette plus-value nécessaire à l’investissement dans le cadre du bien commun en la faisant bénéficier à toute la société, par exemple en allant dans les infrastructures ou dans l’amélioration des outils de travail. Nous voulons sortir du simulacre libéral, repenser le désir comme produit de la praxis, repenser la valeur d’usage et la valeur d’échange. Proposer une nouvelle pratique de la valeur économique qui s’inscrive dans la socialisation des moyens de production.

    En plus d’être le lieu d’une immense extorsion, la production dans un système économique capitaliste est profondément anarchique. Elle ne se fait pas en fonction des besoins des êtres humains, mais dans le but d’engranger le maximum de richesse pour quelques-uns. Cela peut entrainer des crises s’il y a trop de certains produits en circulation par rapport à la demande. Cela entraine aussi des gaspillages énormes, car des produits invendus sont détruits, comme a pu le faire Amazon, même en parfait état[5]. Outre une perte d’argent, la situation devient franchement tragique lorsqu’il s’agit de nourriture invendue malgré les nombreux nécessiteux en France comme ailleurs. Cela nécessite la prise en main par la majorité des moyens de production et une planification de celle-ci plus ou moins souple en fonction des besoins réels.

    Entre ces deux tares, l’accaparement des richesses pour quelques-uns et l’anarchie de la production, le capitalisme est un facteur de misère pour la majorité de la population, rejetant dans le dénuement les plus pauvres (si ce n’était bien sûr les conquêtes sociales gagnées de haute lutte) et créant une paupérisation grandissante dans la société. En quelques sorte, dans sa course effrénée au profit, le capitaliste entraine aussi les classes dites moyennes ou intellectuelles et les prolétarisent de plus en plus, abaissant leur salaire par la même occasion, jusqu’à ce que la distinction, si ce n’est dans la division du travail, soit infime. Si la classe moyenne est toujours hésitante entre la classe bourgeoise et la classe prolétaire, il faut bien que ses membres comprennent qu’historiquement la petite bourgeoisie intellectuelle et le prolétariat forment le bloc progressiste. Ils n’ont rien à gagner à défendre le capital car in fine la paupérisation les touchera inexorablement et le socialisme est leur meilleur allié. Le socialisme et l’éviction de la propriété privée des moyens de production, une économie planifiée en fonction des besoins, où chaque homme pourra d’abord subvenir à ses besoins, voilà la société que nous voulons.

    L’impérialisme, stade suprême du capitalisme et régime dans lequel nous vivons, pille les hommes et les ressources naturelles. Il se caractérise par la tendance du capitalisme à se nier lui-même en abaissant la concurrence libre et non faussée pour créer des monopoles capitalistes privés, faisant toujours plus de profit en étendant leur marché. Il s’agit d’un stade où la présence de la finance dans les pays développés devient prédominante sur l’industrie. Il détruit les pays qui sont sous sa prédation en les empêchant notamment de s’organiser de manière démocratique. N’est-ce pas notre situation ? L’impérialisme est un autre moyen de faire face à la baisse tendancielle du taux de profit dont nous parlions plus haut, en s’implantant dans des nouveaux territoire non exploités ou sous-exploités par le marché. Si l’on veut deux exemples concrets, il faut regarder ce qui se faisait lors de l’expansion coloniale européenne ou, plus proche de nous, à la fin de l’URSS et la main basse occidentale qu’il y a eu sur les entreprises soviétiques. Quant à notre situation économique, nous pouvons voir la désindustrialisation rapide de notre pays et la délocalisation des usines dans les pays sous-développés où les travailleurs sont particulièrement exploités. Pour garder certains pays sous sa coupe et faire main basse sur leur industrie, il faut que l’Etat d’où provient la multinationale assure les arrières de leurs entreprises soit pacifiquement soit violemment, comme on le voit avec la politique française en Afrique. En plus de cet impérialisme, nous sommes passé à un stade qu’on pourrait appeler exterministe. C’est-à-dire à un moment où la course au profit est tellement folle qu’elle se fait au détriment de l’environnement, notre biosphère, dans lequel vit l’être humain et toutes les formes de vie. Le capitalisme ayant tendance à se nier lui-même, les moyens pour obtenir le meilleur profit deviennent de plus en plus barbares et suicidaires pour notre espèce et la vie en général ! L’exterminisme va jusqu’à la destruction de certains traits culturels comme la langue (domination de l’anglais). Ainsi, et pour toutes les raisons évoquées plus haut, il apparaît de plus en plus nécessaire pour la survie de l’humanité, d’en finir radicalement avec le mode de production. Le socialisme devient aussi une porte de salut pour l’Humanité.

    Voici donc les raisons objectives qui nous poussent à militer, couplées avec notre vécu personnel à chacun et qui font les militants que nous sommes. Celles qui nous inspirent tous les jours dans notre vie quotidienne.

    Nous sommes des militants communistes, et dans notre militantisme nous savons qu’en termes d’organisation, un parti communiste est nécessaire pour les masses. Être communiste aujourd’hui c’est comprendre qu’a notre échelle, rebâtir un vrai parti communiste digne de ce nom en France est notre devoir pour un monde plus juste.

    C’est comprendre que, tous, nous allons devoir mettre la main à la pâte.

    Ce n’est pas un énième parti destiné à gagner des élections et à engranger des subventions, non, il s’agit d’un parti représentant une classe sociale déterminée – ici le prolétariat, capable d’organiser son action même spontanée, capable de représenter cette classe en tout lieu, aussi bien dans le monde du travail, dans les parlements ou les manifestations. Nous sommes bien loin de la dénonciation générale des partis que font certains comme Etienne Chouard, qui ne comprennent pas le rôle révolutionnaire que peut jouer un parti politique.

    Le Parti est aussi un formateur théorique, où la réflexion et le développement de la conscience de classe du prolétariat est poussée jusqu’au bout. De par ses directives, brochures, les discours de ses secrétaires ou plus profondément de son comité central, le parti agit aussi comme intellectuel collectif. Il donne une ligne directrice au prolétariat (en fonction du pays dans lequel il est situé) lors de ses congrès, où la parole est libre et dès que les décisions sont prises, elles sont appliquées jusqu’au prochain congrès, selon les principes du centralisme démocratique. Le Parti est aussi un formateur pour la classe prolétarienne, qui n’a pas toujours accès à toute l’éducation nécessaire, en lui enseignant, par l’intermédiaire de stages, de formations locales ou d’écoles du Parti, les bases du système capitaliste, de la philosophie, du militantisme communiste, des formations techniques, etc. Le Parti n’est ni sectaire ni réformiste. Il permet de maintenir l’élan révolutionnaire et d’atteindre une transformation radicale de la société.

    Contrairement à ce que disaient certains trotskistes, les mouvements d’obédience socialistes-communistes se sont effondrés en abandonnant dictature du prolétariat et centralisme démocratique.

    Lorsque le PCF était un parti de masse et de classe avec une vraie ligne franchement communiste marxiste-léniniste, il a connu de nombreuses conquêtes sociales :

    • Les trois semaines de congés payés avec le Front populaire, permettant enfin aux travailleurs de partir en vacances et de ne pas vivre uniquement pour le travail.
    • Le programme du Conseil National de la Résistance, organe dans lequel les communistes étaient très présents, et qui fut très influencé par le communiste Charles Tillon.
    • La création de la sécurité sociale par le ministre du travail Ambroise Croizat.
    • La création des comités d’entreprise par le même ministre.
    • La nationalisation d’électricité et de gaz de France par le ministre communiste Marcel Paul, avant que cette institution ne soit peu à peu détricotée par les ministres successifs et l’Union européenne.
    • Le statut de la fonction publique par le ministre communiste Maurice Thorez
    • La création des sections syndicales d’entreprise des lors Accords de Grenelle

    Il s’agit bien sûr d’une liste non exhaustive et il faut bien se rendre compte que l’existence d’un vrai parti de combat du prolétariat a obligé la bourgeoisie à négocier et à augmenter les salaires ou à accepter des avancées en droit du travail.

    Nous souffrons à l’heure actuelle de l’absence d’un parti communiste de combat pour la France, capable de mener la lutte pour la sortie de l’Union européenne et du capitalisme, capable de représenter partout le monde du travail, d’obtenir des conquêtes sociales, de pouvoir faire des alliances avec d’autres organisations politiques sans que celle-ci soient des compromissions amenant au désastre. Un Parti qui mène la lutte politique jusqu’au bout, en transformant l’élan spontané du peuple en véritable mouvement social, nous amenant vers de nouveaux jours heureux où nous en aurons fini de la faim, la pauvreté et de la guerre. C’est ce genre d’organisations dont nous avons besoin pour la France. C’est celle que nous voulons. C’est celle pour laquelle nous travaillons.


    [1] A la fin de la guerre Froide, les peuples nord américain et d’Europe de l’ouest attendaient une augmentation de leurs niveaux de vie grâce a l’argent militaire reversée dans le civile.

    [2] Loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (loi ORE)

    [3] Friedrich Engels : « La force d e travail est, dans notre société capitaliste actuelle, une marchandise tout à fait spéciale. En effet, elle a la propriété particulière d’être une force qui crée de la valeur, une source de plus de valeur qu’elle n’en possède elle-même. »

    [4] « Covid-19 : quand les aides d’Etat aux multinationales partent en dividendes », 4 novembre 2020, Le Média.

    [5] « Amazon ou la nécessité du socialisme », 4 février 2019, Chaîne des Jeunes pour la Renaissance Communiste en France.

     

    sources:  http://jrcf.over-blog.org/    &     https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Tout au long du mois de décembre, le 25 décembre 2020 évidemment puis le 16 janvier 2021 et enfin avec un meeting ce printemps, rejoignez les militants du PRCF pour célébrer dans l’action et au présent les . Une célébration active qui a débuté au début de ce mois de décembre jusqu’à la date anniversaire du congrès de Tours par la réalisation et la diffusion d’entretiens en vidéo avec des figures et personnalités du mouvement communiste, en France et à l’Internationale, et du mouvement syndical, des intellectuels, ainsi qu’avec des dirigeants du PRCF.

     est professeur d’ politique et sociale du XXe siècle à l’université de Cergy-Pontoise et des relations sociales à l’Institut d’administration des entreprises de l’université de Nantes où il recherche et enseigne l’histoire et la sociologie du syndicalisme. C’est l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire et de la sociologie des grèves, du syndicalisme et des relations sociales en France. À l’occasion du centenaire du Congrès de Tours, anniversaire des 100 ans de la création du , Stéphane Sirot revient sur le rôle des syndicalistes dans le Congrès de Tours et la création du Parti Communiste. Il montre comment en créant le parti communiste, les travailleurs et leur organisation syndicale construisent leur indépendance d’action, et expose ce qu’est la signification réelle de la Charte d’Amiens sur cette exigence d’indépendance instrumentalisée par la suite par les réformistes. Il analyse ensuite la question des liens entre le syndicat et le parti communiste.


    Sirot Stéphane, « SFIO, syndicalisme et luttes ouvrières (1905-1914) : des relations problématiques et volontiers distendues », Cahiers Jaurès, 2008/1-2 (N° 187-188), p. 87-96. DOI : 10.3917/cj.187.0087. URL : https://www.cairn.info/revue-cahiers-jaures-2008-1-page-87.htm

    Sirot Stéphane, « De l’unité socialiste à l’autonomie ouvrière », Nouvelles FondationS, 2006/1 (n° 1), p. 108-114. DOI : 10.3917/nf.001.0108. URL : https://www.cairn.info/revue-nouvelles-fondations-2006-1-page-108.htm


     source: https://www.initiative-communiste.fr/


     

     samedi 17 avril 2021-Nanterre

    Meeting des 100 ans du Congrès de Tours 

    Inscrivez-vous  ICI

     


    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire