• Les salariés de HOP ! mobilisés pour sauver leurs emplois et le site morlaisienLes salariés de HOP ! mobilisés pour sauver leurs emplois et le site morlaisien

    Encore sonnés par l’annonce de la fermeture de Hop ! et la disparition de 276 emplois, les salariés attendaient de pied ferme leurs dirigeants ce mercredi, à Morlaix. Rencontre avec ces hommes et femmes qui dénoncent un immense gâchis.

    Ils sont les visages de HOP! MorlaixCécile, à la direction maintenance fait partie de ceux qui ont connu la montée en puissance de Brit Air à l’époque. 

    Cécile (Plougasnou), direction maintenance, chez Hop ! depuis 15 ans. « Dans l’entreprise depuis 2005, je fais partie de ceux qui ont connu la montée en puissance de Brit Air à l’époque. On a un bel outil à Morlaix et HOP !, c’est comme une grande famille, il y a des compétences. C’est dommageable de fermer le site alors que les dirigeants prévoient la reprise de l’aérien en 2024 : ils n’essaient pas de maintenir l’activité ici mais on voit bien ce qui se dessine : un ensemble Air-France-Transavia (la filière low cost) et l’abandon du régional. On a un sentiment de gâchis, l’impression d’être sacrifiés sans qu’ils aient cherché à nous préserver. Pourtant HOP !, c’était la continuité du long courrier ».

    L’avenir ? « J’ai quitté Nantes par choix de vie pour venir bosser à Morlaix, je ne ferai pas le chemin inverse ! Pendant le confinement, on nous a dit qu’il faudra faire des efforts, on l’a fait. Le gouvernement constate que nos compétences partent à l’étranger, nous dit qu’il faut désengorger les grandes villes : pourtant on fait exactement le contraire, c’est désolant ! Il y a des menteurs parmi nos dirigeants, nos politiques, mais pour eux, on n’est que des numéros. C’est triste de traiter les gens comme ça ».

    Ils sont les visages de HOP! MorlaixGaël, mécanicien maintenance a été embauché chez HOP ! dans la foulée de son bac pro aéronautique obtenu à Morlaix. 

    Gaël (Plouezoc’h), mécanicien maintenance, Chez Hop ! depuis 13 ans. « Je suis arrivé chez HOP ! en 2007. J’ai préparé mon bac pro aéronautique à Morlaix, au lycée Tristan-Corbière et après quelques petits boulots, j’ai passé la mention en apprentissage puis j’ai été embauché dans la foulée. Je suis à la maintenance au Check C : tant que la compagnie faisait voler des CRJ, on avait notre place… ».

    L’avenir ? « Ce matin, alors qu’ils venaient annoncer la fermeture du site, ils ont évoqué l’idée « d’étudier d’autres propositions » ! On a vite compris que non : ils ont fait un choix sans avoir étudié toutes les possibilités. Ça fait des années qu’on subit des restructurations et il n’y a jamais eu de positif depuis la fusion. Jusqu’à présent, on a toujours gardé un fond d’espoir, mais là, leur discours, c’est de nous démolir. On n’a pas tous la mobilité ».

    Ils sont les visages de HOP! MorlaixMaryse, instructeur chez Hop ! Training : c’est son 4e poste, au fil des reclassements, depuis son entrée dans l’entreprise. 

    Maryse (Morlaix), 47 ans, instructeur Hop ! Training. Chez Hop ! depuis 18 ans. « J’ai quasiment l’âge de Brit Air : je suis arrivée à 29 ans, en 2002, aux moyens généraux, puis à la communication, pendant 5 ans. Au premier PDV (plan de départ volontaire), en 2012, j’ai été reclassée à la sécurité des vols. En 2015, au second PDV, je suis passée chez Hop ! Training, comme instructeur matières générales. Tout cela après beaucoup de formations internes, ce n’est pas facile ».

    L’avenir ? « Si on est vendus, on ne sait pas à qui, on n’a aucune garantie : on ne nous promet rien et on ne sait même pas si on sera dans le prochain PDV ? On est dirigés par des gens qui ne nous connaissent pas, qui n’ont pas l’historique de notre site ! On ne partage pas les mêmes valeurs : pour eux, on ferme Morlaix comme on ferme un bureau à clé, mais derrière il y a 276 personnes qui doivent survivre. Pour travailler où après ? ».

    portraits hop morlaixYves-Marie, contrôleur de production depuis 20 ans. 

    Yves-Marie, 45 ans (Plouégat-Moysan), Contrôleur production. Chez Hop ! depuis 20 ans.

    « On a un sentiment d’injustice. Par rapport à l’histoire du site, et par rapport à notre investissement. On a toujours été réactifs, on a toujours bien travaillé. C’est dur à encaisser. Air France se sert du Covid comme prétexte pour transférer les lignes à Transavia et se séparer de nous ». L’avenir ? « Beaucoup de questions et aucune réponse. Ça s’annonce compliqué pour moi comme pour les autres. On ne sait pas si on va devoir déménager ou se retrouver au chômage. Sachant que le bassin d’emploi de Morlaix est sinistré. En fait on ne sait rien ».

    portraits hop morlaixFrédéric à la maintenance depuis 14 ans.

    Frédéric, 43 ans, à la maintenance chez Hop depuis 14 ans.

    « C’est un grand gâchis de ne plus vouloir utiliser les compétences qui existent à Morlaix. Mais c’était à prévoir. Dans l’histoire industrielle, aucune fusion à trois entités, comme ça a été fait pour créer Hop !, n’a jamais fonctionné. Déjà que c’est difficile à deux… Je crois qu’il y a eu une volonté, qui ne date pas d’hier, de nous faire disparaître. Cette compagnie n’est pas opérationnelle. Toutes les têtes pensantes sont des cadres détachés d’Air France. Or, le court courrier et le long n’ont rien à voir… ».

    L’avenir ? « Je vais sans doute devoir changer de métier, reprendre une formation… Car l’aéronautique, dans ce contexte, ça va être difficile. Il ne faut pas se leurrer. On ne sera pas tous recasés. Il y aura des licenciements. En passant, c’est quand même dingue que ce soit des gens payés 6 000 à 7 000 € par mois qui viennent nous dire qu’il faut être mobile ! J’ai encore un infime espoir, mais ça va tellement vite. Ce sera compliqué de revenir en arrière. C’est très dur à vivre ».

    Ils sont les visages de HOP! MorlaixMarie-Odile, tout juste retraitée de Hop !

    Marie-Odile (Santec), 62 ans, tout juste retraitée de Hop !. « Je suis une ancienne salariée de HOP !. où je travaillais comme agent de planning production du personnel navigant. J’ai pris le dernier plan de départ volontaire en 2018, quand il y a eu 23 suppressions de poste de personnel au sol dans les services support ».

    L’avenir ? « Les départs du PDV ont été effectifs en 2019, puis il y a eu le congé de reclassement. Moi, je suis chanceuse : je suis retraitée depuis le 1er juin ».

    Ils sont les visages de HOP! MorlaixCarole, gestionnaire des ressources maintenance à Paris, et Carole, responsable de la sécurité des vols à Nantes et élue CFDT, venues soutenir leurs collègues morlaisiens. 

    Carole, gestionnaire des ressources maintenance à Paris. « Je suis arrivée en 2006 à Brit Air, d’abord à la comptabilité, puis au CCO (Centre de coordination des opérations). En 2014, j’ai rejoint HOP ! à Paris en pensant pouvoir faire évoluer ma carrière, car il y avait déjà des craintes sur le site de Morlaix qui venait d’essuyer un PDV. Je suis aujourd’hui toujours sur Paris, où je gère Orly et toutes les escales du sud (Toulon, Metz) ».

    L’avenir ? « Le site HOP ! ferme Orly et les vols vers Biarritz et Pau vont basculer chez Transavia : les postes de techniciens escale, dont je gère les plannings d’intervention n’ont plus lieu d’être, le mien non plus. J’ai un sentiment de gâchis, une grande tristesse de voir un site comme celui de Morlaix fermer : on est plus que des collègues ici, ça fait pourtant six ans que je suis partie, mais j’ai toujours le sentiment d’être chez moi ».

     

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  • Une grosse quinzaine d’agents du service brancardage centralisé de la Cavale Blanche a débrayé ce lundi, en début d’après-midi.

    Une grosse quinzaine d’agents du service brancardage centralisé de la Cavale Blanche a débrayé ce lundi, en début d’après-midi.

     

    Ils sont essentiels à la vie de l’hôpital, mais estiment être considérés comme la dernière roue du carrosse : les brancardiers de la Cavale Blanche, à Brest, ont débrayé, ce lundi 6 juillet, pour dire leur ras-le-bol.

    « 25 ans de carrière à l’hôpital pour 1 500 € nets par mois. Et encore, je suis l’une des mieux payés du service ». Cette agent, membre du service centralisé de brancardiers du CHRU (Centre hospitalier régional universitaire) de la Cavale Blanche, créé en 2014, estime, comme ses collègues, peu chers payés les efforts et l’usure de corps dédiés au bon fonctionnement de la machine hospitalière. « On fait entre 15 et 19 kilomètres par jour, pour 25 à 30 transferts (port d’un lit à un autre) de patients. Le résultat, ce sont des successions d’arrêts de travail pour tendinites, problèmes au dos, aux genoux, poignets… ».

    Pourtant, elle considère leur tâche comme essentielle, non seulement à la vie des services, mais au bien-être des patients. « On est un métier relationnel, qui permet de rassurer des patients stressés avant une intervention. Mais on a à peine le temps, car il faut courir d’un transfert à un autre ».

    La prime Covid fait déborder le vase

    Une cadence qui, à les entendre, ne serait pas atténuée par la reconnaissance de leur hiérarchie. Et le versement de la prime Covid, inégalitaire dans l’hôpital, est ressenti comme la goutte d’eau de trop… « On va toucher 500 € alors que nous avons sans doute transporté, sans le savoir, des patients atteints de la Covid et travaillé dans des services où il y avait des patients touchés. Et d’autres services, qui n’ont été exposés à aucun moment, vont toucher l’intégralité de la prime, 1 500 €. Quelle est la logique ? ».

    Après un premier mouvement de grève fin 2018, cette prime tronquée a suscité la colère dans le service de 36 agents, contractuels compris. À l’appel du syndicat Sud santé sociaux, qui a été reçu par la direction des ressources humaines de l’hôpital vendredi dernier, seize agents ont ainsi débrayé une heure, ce lundi. Ils réclament l’embauche de nouveaux agents pour renforcer le service, le remplacement systématique des absents, le versement d’une prime Covid de 1 500 € et une « véritable reconnaissance » de leur métier. D’autant qu’ils n’attendent rien du Ségur de la santé : « Une fois de plus, on sera les grands oubliés de l’hôpital ».

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  • La mort de George Floyd aux États-Unis le 25 mai 2020, tué à la suite d’une « interpellation » par des policiers suprémacistes et ouvertement racistes, a suscité une immense et légitime émotion dans le monde entier, notamment en France où se posent de nouveau avec acuité trois questions (en particulier dans le cadre actuel de « l’affaire Adama Traoré ») : celle du poids des discriminations en général, et du racisme dans le cas présent, en France ; celle de la place de la et des policiers au sein de la société française, notamment au regard des violences croissantes perpétrées par des « forces de l’ordre » (ou plutôt du désordre) à l’encontre de nombreux manifestants ; enfin, et en lien avec le rôle de la police et des policiers, celle de la traque de toutes les formes de délinquance, et non les seules formes constamment évoquées par les médias serviles de l’oligarchie euro-capitaliste et fascisante de notre pays.

                Disons-le d’emblée, nous refusons deux positions aussi stériles que caricaturales, qui ne permettent pas d’aborder dialectiquement le problème. D’un côté, entendre parler de « police républicaine » au sein de laquelle il n’y aurait pas de racisme et qui ne commettrait jamais de violences fait largement sourire – pour ne pas dire davantage… – les militants communistes du PRCF, qui ont déjà eux-mêmes subi les charges répressives des « forces de l’ordre » lors de manifestations comme le 1er mai 2019 à Paris (avec coups reçus et dégradation du matériel au passage…), confirmant de fait un stade avancé de la fascisation à laquelle contribuent aussi bien les euro-gouvernements austéritaires et répressifs que l’extrême droite fascisante dont les idées se diffusent de manière exponentielle parmi certains syndicats policiers. Mais d’un autre côté, scander que « tout le monde déteste la police » et que « la police est raciste » par essence revient à discréditer l’ensemble des travailleurs d’une institution au sein de laquelle opèrent aussi des gardiens de la paix – et non simplement des « forces de l’ordre » – soumis à des pressions et à une réelle instrumentalisation politique, l’image de celles pratiquées par le Sinistre de l’Intérieur Castaner et par le fascisant préfet de la police de Paris Didier , spécialiste en provocations et en violences gratuites envers tous les manifestants progressistes pacifiques ; avec le risque, au passage, de renforcer davantage les positions des policiers racistes et fascisants opérant au sein même de la police…

    Benalla et les CRS
     

                C’est pourquoi la présente analyse, qui tiendrBenalla a compte des différentes composantes que sont la police institutionnelle, les policiers et les violences policières, tendra à montrer que s’il y a incontestablement une fascisation galopante au sein de l’institution police – fascisation que le PRCF ne cesse de dénoncer et de combattre depuis des années, y compris au sein de la police – portée par nombre de dirigeants, de représentants de syndicats et de policiers, il existe malgré tout encore des gardiens de la paix eux-mêmes parfois victimes desdites violences (y compris racistes), et que par conséquent l’une des solutions ne peut résider que dans un soutien aux travailleurs honnêtes et intègres au sein de la police, mais aussi dans une implacable épuration et une redéfinition du rôle de la police pour lutter contre toutes les délinquances, y compris celle qui n’est que trop rarement combattue, à savoir les délits et crimes commis par les représentants de l’oligarchie euro-capitaliste et fascisante de notre pays.

    Un constat très inquiétant : la fascisation croissante de l’institution policière

    Jusqu’au début juin 2020, Emmanuel , comme l’ensemble de ses prédécesseurs, était catégorique au sujet des violences policières :

    « Ne parlez pas de répression ou de violences policières, ces mots sont inacceptables dans un État de droit »[1]

    Emmanuel Macron

    répondait-il en mars 2019 à des Gilets jaunes venus demander des comptes à celui qui, quelques mois auparavant, entouré de sa cour d’affidés, prenait la défense du barbouze Benalla en se fendant de son désormais célèbre « Qu’ils viennent me chercher ! » Sentant le vent tourner, et face à une réalité moins reluisante pour la « police républicaine », Jupiter a révisé (partiellement) son jugement sur le sujet à la suite des manifestations contre le racisme et les violences policières qui se sont multipliées en France, et notamment après celle du 2 juin dernier devant le Palais de Justice de Paris, en exhortant le gouvernement Philippe à

    « faire aboutir rapidement le travail, engagé en janvier dernier, qui consistait à faire des propositions pour améliorer la déontologie des forces de l’ordre »[2].

    Emmanuel Macron

    Cédric Chouviat tué par la police : “je ne peux pas respirer”

    « Déontologie » … Comme si l’institution police ne souffrait pas de tares structurelles historiques démultipliées depuis plusieurs années, et qui ont déjà produit leurs effets par le passé. Un passé dont le fascisant Lallement a une lecture toute particulière, en témoigne ce message envoyé aux fonctionnaires de la Préfecture de Police de Paris le 2 juin 2020, message dans lequel il affirme notamment :

    « La police de l’agglomération parisienne n’est ni violente, ni raciste : elle agit dans le cadre du droit pour la liberté de tous. Je ne laisserai pas salir une institution dont le rôle dans les grands moments de l’histoire de ce pays a été essentiel. »[3]

    D Lallement

                Ces « grands moments », il est en effet utile d’en rappeler un certain nombre :

    • La féroce répression antisyndicale et antisociale contre les travailleurs en grève le 1er mai 1906 à la suite de la catastrophe de Courrières (plus de 1500 mineurs morts du fait d’un coup de grisou et de la fermeture de la mine par les propriétaires) ;
    • La chasse aux pacifistes (essentiellement socialistes et syndicalistes) opposés à la grande boucherie de 1914-1918 ;
    •  Le matraquage croissant des communistes dans les années 1930 – avec en point d’orgue l’interdiction du PCF en septembre 1939 –, au même titre que la traque croissante des étrangers et des juifs (en dépit de l’exception du Front populaire en 1936) ;
    • La collaboration – mis à part d’honorables exceptions comme le Réseau Honneur de la police au sein même de la Préfecture de Police de Paris – avec l’Allemagne nazie dans la lutte contre les résistants (surtout les communistes), les juifs, les « métèques », etc., sous le régime de Vichy ;
    • La féroce répression envers les travailleurs en grève à l’automne 1947 puis en 1948 ;
    • La sauvage répression dans le cadre des opposants à la guerre d’Algérie, notamment les communistes assassinés au métro Charonne le 8 février 1962 – après une ratonnade en règle contre les partisans du FLN algérien à Paris le 17 octobre 1961 ;
    • Les Violences policières[4] perpétrées lors des grandes manifestations de Mai 68 ;
    • La mort de Malik Oussekine le 6 décembre 1986, suivie plus récemment par celles tout aussi tragiques de Rémi Fraisse, Adama Traoré, Zineb Redouane, Steve Calico ou encore le livreur Cédric Chouviat, mort à la suite d’une interpellation pour délit routier. Le média en ligne Basta ! a recensé  676 morts dues à des policiers entre janvier 1977 et décembre 2019 en France !
    • Et ces dernières années, la répression accrue des euro-gouvernements envers tous les opposants syndicalistes, progressistes et Gilets jaunes refusant la destruction du Code du travail, des services publics, des retraites par répartition, et plus généralement de toutes les conquêtes sociales et démocratiques arrachées de haute lutte.

    Ce récapitulatif non exhaustif renvoie de fait à un problème structurel concernant la police, ainsi résumé par le sociologue Fabien Jobard au moment de l’affaire Benalla-Macron :

    « la police française a une tradition de protection, voire d’obsession de l’État, qui se tourne vers lui plutôt que vers les citoyens, et qui est plus préoccupée voire obsédée par la notion d’ordre public plutôt que par celle de paix publique. Mais elle n’a pas besoin d’un Alexandre Benalla pour ça. On est de toute façon dans une opération de maintien de l’ordre et, par définition, une opération de maintien de l’ordre n’est pas une opération de police de proximité ou autre, c’est une opération au cours de laquelle on va protéger l’ordre public et protéger les intérêts du gouvernement face aux contestataires. »  

    Fabien Jobard – sociologue

    Et d’ajouter en remontant aux années 1970 (ce que l’on retrouvait également dans les années 1930 et sous Vichy) :

    « Il y a une quinzaine d’années, on a assisté à un retour d’un vocabulaire politique que l’on avait sûrement oublié, qui était celui des années 1970 : un vocabulaire très guerrier, martial, viril. Avec notamment Nicolas Sarkozy, qui, par le passé, a fait des démonstrations de virilité dans sa “reconquête des quartiers” etc., en tant que “premier flic de France”, alors que non : justement, à l’époque, en tant que Ministre de l’Intérieur, il était une autorité au-dessus de la police. »[5]

    Plaque commémorative au Métro Charonne

    Et parmi les institutions policières, la Préfecture de Police de Paris s’est « signalée » historiquement par sa propension fascisante si ce n’est fasciste, en atteste le « pedigree » d’un certain nombre de ses responsables historiques : Jean Chiappe, fasciste notoire proche de la pègre corse de Paris, qui complotait pour abattre la IIIe République au point d’être l’un des instigateurs de la tentative de putsch du 6 février 1934, tout en matraquant abondamment les communistes, la CGT et les travailleurs en lutte ; Amédée Bussière, collaborateur fanatique qui fréquentait la Gestapo de Paris (dirigée par les sinistres Bonny et Lafont) et travaillait de concert avec René Bousquet et le responsable au Commissariat aux questions juives, Louis Darquier de Pellepoix ; Maurice Papon, qui s’était déjà « illustré » pendant la Deuxième Guerre mondiale à Bordeaux avant de récidiver à Paris en 1961-1962 ; et bien entendu l’actuel locataire Didier Lallement, qui multiplie les provocations et assume pleinement sa lutte contre les manifestants, à l’image de cette phrase lourde de sens prononcée à l’encontre d’une Gilet jaune en novembre 2019 :  

    « Nous ne sommes pas du même camp »[6].

    D Lallement

    Des « forces de l’ordre » fascisées au service de « l’ordre » euro-capitaliste 

    Il serait toutefois erroné de réduire la fascisation à la seule institution policière, et ainsi occulter la dimension proprement fascisante et raciste d’une partie (croissante) des policiers, pratiquant la discrimination systématique lors des contrôles au faciès, utilisant un langage ouvertement raciste à l’encontre des citoyens d’origine étrangère (souvent africaine ou nord-africaine) et des étrangers, matraquant tous les manifestants opposés aux contre-réformes successives des euro-gouvernements, etc. À tel point que l’actuel Défenseur des droits Jacques Toubon pointe une « discrimination systémique » opérée entre 2013 et 2015 par les policiers composant le Groupe de soutien de quartier (GSQ) dans le 12e arrondissement de Paris ; parmi les faits reprochés :

    « agressions sexuelles aggravées », « séquestrations et arrestations arbitraires », « discrimination » ; il en va jusqu’à l’usage d’insultes assumées comme « sale Noir », « Libanais de merde », etc.[7]

    Marseille n’oublie pas Zineb, 80 ans tuée chez elle par un tir de la police

    Rien de nouveau malheureusement au sein d’une institution qui compte son lot de « policiers » de plus en plus séduits par les « idées » du prétendu « Rassemblement national » et exprimant par eux-mêmes leurs odieux préjugés. Mais faut-il s’en étonner lorsqu’au sein même de certains syndicats policiers comme Alliance et Force ouvrière (FO), les représentants desdits syndicats expriment sans retenue toutes leurs pensées ? Ce fut ainsi le cas en décembre 2017 de Luc Poignant, représentant du syndicat SGP-FO qui s’exprima en ces termes dans l’émission C dans l’air sur France 5 :

    « D’accord, Bamboula, ça ne doit pas se dire… Mais ça reste encore à peu près convenable »[8].

    Luc Poignant – responsable SGP-FO Police

    Inutile de préciser que ce genre de propos est loin d’être isolé – bien au contraire – parmi nombre de « policiers » … Des propos dont sont victimes tout autant des policiers eux-mêmes, comme cela a été le cas à Rouen où des gardiens de la paix ont été confrontés à des « policiers » suprémacistes blancs s’en donnant à cœur joie : « nègres », « bougnoules », « sales juifs » ; avec, en outre, la profération de menaces larvées :

    « ce pays mérite une guerre civile raciale bien sale, il faut qu’ils crèvent ces chiens »[9].

    Policiers de Rouen

    Or l’évolution d’une partie des « policiers » est terriblement inquiétante et témoigne de cette fascisation dont sont victimes non seulement les citoyens d’origine étrangère et les étrangers, mais aussi les syndicalistes de combat, les travailleurs en lutte, les lycéen(ne)s et les étudiant(e)s – que l’on se souvienne de cette interpellation monstre à Mantes-la-Jolie dont la photo rappelle ces « grands moments de l’histoire » dont est si fier Lallement[10]–, les avocats et les pompiers matraqués par le pouvoir, sans oublier les retraités, les cheminots, les personnels de santé… et les Gilets jaunes constamment gazés et éborgnés à longueur de temps (à l’image de Jérôme Rodrigues). Car si les violences policières, réelles et croissantes – n’en déplaise aux syndicats fascisants, à la macronie, aux faussaires « Républicains » (la bande à Ciotti, Estrosi, Wauquiez et Cie) et le RN –, ont une connotation raciste, elles sont davantage l’expression de la violence de classe des euro-gouvernements successifs et des serviles dirigeants nommés à la tête de l’institution policière, tous estimant que les « plans de sauvegarde de l’emploi » (autrement dit, de licenciements), la destruction des retraites par répartition, de la SNCF et du Code du travail, le chômage massif, la précarité effrayante, le fichage généralisé des citoyens, etc., ce n’est pas de la violence… contrairement à une insulte, une banderole qui dénonce le « macronavirus » (et voilà rétabli le « crime de lèse-majesté » !) ou un malheureux jet de pierre de la part d’une soignante envers des CRS bien équipés.

    En somme, la radicalisation touchant la police est le symbole de la décrépitude de « l’ordre » euro-capitaliste, ou plutôt du désordre généralisé par l’application dogmatique de la « concurrence libre et non faussée » dans l’ensemble de la société, désordre favorisant une fragmentation croissante en séparatismes de tous ordres… à commencer par celui de l’oligarchie bourgeoise euro-capitaliste, comptant sur les « forces de l’ordre » pour assurer sa domination et conserver l’ensemble de ses privilèges (non encore abolis). Mais elle révèle également une évolution dans le rapport de force entre les forces politiques euro-capitalistes désemparées par la multiplication des contestations et la réalité de violences, délits et crimes multiformes (qu’il n’est pas question de passer sous silence et qui seront évoqués plus bas) et des « policiers » qui ne cachent plus leurs menaces de sédition, si ce n’est plus… Ou quand l’État bourgeois décrépi est de plus en plus sous la coupe de la police en voie de fascisation…

    Cette radicalisation au sein de la police se traduit d’abord par la nette domination des syndicats Alliance et FO, confirmée par les élections professionnelles de décembre 2018 : alors que le taux de participation des personnels travaillant pour le compte du ministère de l’Intérieur s’élève à près de 82% (contre 50% pour le reste de la fonction publique), FO (arrivée en tête) et Alliance ont recueilli 2/3 des suffrages exprimés – contre moins de 2,5% pour la CGT et à peine 0,5% pour Vigi…[11] Une évolution d’autant plus inquiétante lorsque l’on connaît les liens affirmés entre des cadres d’Alliance et le RN, à l’image de l’accueil chaleureux que reçurent Marion Maréchal(-Le Pen) et Gilbert Collard en mai 2016 lors d’un rassemblement visant à dénoncer la « haine anti-flics » (une réalité évoquée plus bas)[12] ; un RN pour lequel plus de la moitié des policiers vote désormais[13]… La radicalisation se traduit aussi par des manifestations illégales de policiers radicalisés, exprimant des revendications politiques comme en octobre 2016 ou menaçant les libertés publiques : des policiers se rassemblent devant la Maison de la Radio pour protester contre le projet de Castaner d’abandonner la « clé d’étranglement » (fatale à Cédric Chouviat) lors d’une interpellation, des policiers parfois en service…[14]

                En bref, superstructure visant à assurer la stabilité et l’hégémonie de la bourgeoisie – ce que le réactionnaire Max Weber nommait le « monopole de la violence légitime » … pour les intérêts de sa classe – et de l’ordre euro-capitalistes comme l’avaient déjà démontré Marx et Engels, l’institution policière se fascise de plus en plus vite (sans que cela soit une nouveauté), tel le poisson pourrissant à la fois à la tête et à la base tout en prenant en tenaille des collègues intègres qui sont aussi des travailleurs désireux d’accomplir leur mission de service public de gardien de la paix.

    L’autre réalité de « la » police : un engagement progressiste malgré un quotidien difficile et un climat délétère 

    Car on aurait tort d’oublier ce versant qui constitue la réalité de nombre de policiers – tentés par les mensongères promesses du RN –, à savoir celui de travailleurs épuisés opérant dans des conditions matérielles et humaines détériorées… et de surcroît subissant des injonctions, des pressions et des manipulations de la part de supérieurs et collègues avides de se poser en « forces de l’ordre » (euro-capitaliste) et de « réaliser du chiffre ». De même convient-il de ne pas oublier que des policiers restent attachés à une conception progressiste du service public et de leur mission, dont la fonction s’avère nécessaire pour lutter contre tous les délits et crimes commis – à commencer par l’oligarchie bourgeoise souvent épargnée –, dont les conséquences sont particulièrement néfastes pour le quotidien des classes populaires (dont les citoyens d’origine étrangère et les étrangers).

                Ce difficile quotidien, les syndicats CGT-Police et Vigi le rappellent dans des analyses révélant les conditions de travail dégradées : 23 millions d’heures supplémentaires cumulées impayées [15], désinvestissement de la puissance publique dans le financement de l’immobilier et de l’équipement, plusieurs dizaines de suicides chaque année [16], et ce sans compter l’exposition à des dangers aussi importants que les attentats ; à quoi s’ajoutent les humiliations et insultes pour les gardiens de la paix d’origine étrangère de la part de leurs collègues, comme ce fut le cas à Rouen. N’oublions pas que les travailleurs que sont les policiers se sont engagés dans la lutte contre la contre-réforme des retraites [17], eux-mêmes étant concernés par la désintégration programmée du système par répartition né au moment de la Libération.

                Au-delà des conditions de travail qui se dégradent constamment, un certain nombre de policiers partagent également une conception progressiste de leur métier, contre la logique réactionnaire et fascisante écrasant l’institution policière actuellement. C’est ainsi que la CGT dénonce et condamne la militarisation croissante du « maintien de l’ordre », ce que la répression envers les Gilets jaunes a largement démontré – au même titre que la violence exercée envers les manifestants défendant la SNCF, le Code du travail ou les retraites par répartition : en mars 2019, la CGT-Police publie un message dont le titre explicite parfaitement le processus accéléré de fascisation :

    « Militariser le maintien de l’ordre fait le socle d’un gouvernement totalitaire »,

    CGT Police

    avec des propos on ne peut plus clairs sur la stratégie du gouvernement Philippe et de Macron d’utiliser l’armée pour taper sur les Gilets jaunes :

    « Le gouvernement, déjà coupable d’avoir instauré un état d’urgence permanent par transposition des dispositions de la Loi de 1955 dans le droit commun et d’attenter aux libertés fondamentales dans la future Loi « anti-casseur » vient de franchir un cap qui mène tout droit au totalitarisme. […] Nous sommes entrés dans une phase violente d’affrontement de classe. Plus ce gouvernement adoptera une militarisation de la gestion des mouvements sociaux, plus les casseurs se radicaliseront. »[18]

    Cela se traduit également par la lutte contre les comportements inacceptables et les violences policières – y compris racistes – perpétrées par des « policiers » fauteurs de troubles, comme le montre le récent communiqué de la CGT-Police du 25 juin 2020 dénonçant, outre le cas de Rouen, la suspension du policier ayant

    « mis en lumière l’implication de sa hiérarchie dans les violences portées à l’encontre de Geneviève LEGAY [militante d’Attac de 73 ans qui fut molestée par la police à Nice au printemps 2019] »

    et le harcèlement d’un CRS de Perpignan qui a eu le courage de dénoncer la présence au sein de l’infirmerie de sa caserne… d’un portrait d’Hitler (preuve s’il en est de la fascisation…)[19]. Et Anthony Caillé, secrétaire national de la CGT-Police, de dénoncer le fait que le Sinistre Castaner banalise et nie le racisme opérant au sein de la police et les violences policières, tout en déplorant l’absence de sanctions réelles envers les responsables[20]. De son côté, Vigi a également clairement condamné la multiplication des violences perpétrées par un nombre croissant de policiers en des termes explicites – bien que la « minorité de policiers » soit numériquement importante… :

    « Notre organisation syndicale lutte contre les dérives et dysfonctionnements au sein de la Police Nationale, qui se traduisent par des délits comme le racisme, des agressions sexuelles, du harcèlement moral au travail, de la discrimination syndicale, des violences illégitimes, des faux en écriture publique, des détournements de fonds en bande organisée, de la fraude aux élections professionnelles, etc.Malheureusement plutôt que de vouloir lutter contre la minorité de policiers en prenant des sanctions et en la dénonçant à la Justice, comme le prévoit l’article 40 du code de procédure pénale, Christophe CASTANER a préféré fermer les yeux et faire taire les lanceurs d’alerte. Pire, il donne des promotions à des personnes mises en cause pour des crimes et délits ! En parallèle le ministère de l’Intérieur refuse d’appliquer les décisions de Justice quand il est condamné, comme nous vous l’avions déjà écrit le 25 janvier 2019. »[21]

    ViGi

    L’indispensable transformation de la police : passer du « bras armé de la bourgeoisie » à l’instrument des citoyens et des travailleurs 

    Aborder la question de la police et des policiers doit donc combattre le double écueil du sécuritarisme fascisant qui détruit les conquêtes sociales et démocratiques – souvent arrachées de haute lutte contre une police servant de bras armé à la bourgeoisie –, mais aussi de l’infantile « tout le monde déteste la police » souvent accompagné d’un angélisme traduisant l’absence de réaction et l’impunité en tout genre à l’égard de délinquants et criminels ; faut-il d’ailleurs rappeler que la Commune de Paris « une police municipale qui poursuit les malfaiteurs, au lieu d’une police politique qui poursuit les honnêtes gens », « une milice nationale qui défend les citoyens contre le pouvoir, au lieu d’une armée permanente qui défend le pouvoir contre les citoyens » (26 mars 1871), et qui poursuivit les meurtriers, voleurs et autres délinquants de droit commun, tout en luttant contre le système de la prostitution ? Il n’en demeure pas moins que le fossé se creuse entre la population plus spécifiquement les classes populaires victimes des discriminations, humiliations, violences policières, propos racistes, etc. – et la police de l’État euro-capitaliste, un fossé teinté de méfiance et de défiance, pour ne pas dire parfois une rupture totale avec le « bras armé de la bourgeoisie » prête à assurer le « maintien de l’ordre » au profit de l’oligarchie au pouvoir.

                Cet acoquinement structurel, terriblement néfaste pour des travailleurs sur lesquels charge la police quand ces derniers se battent pour sauver leurs emplois et pour lutter contre la désindustrialisation sciemment organisée par les délinquants mafieux industriels et financiers, débouche sur une grande impunité non seulement à l’encontre des « délinquants en col blanc », mais également au sein de la police en cas de comportements délictueux. Notons cependant que des progrès (très légers) sont accomplis y compris dans ces cas de figure, comme le signalent la multiplication des procédures à l’encontre du personnel politique euro-capitaliste – à l’image de François Fillon ou Jérôme Cahuzac – d’une part, les sanctions et jugements envers les policiers délinquants d’autre part, comme c’est le cas à Rouen[22] ou à Saint-Denis où a lieu une opération « mains propres » à l’encontre de policiers impliqués dans un trafic de stupéfiants[23]. Mais ces quelques coups d’éclat demeurent largement minoritaires, comme le déplorent fort justement Vigi et la CGT-Police, et de fait persiste une forte impunité au sein de la police, impunité couverte et assumée par les autorités policières à l’image de la directrice de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) Marie-France Monéger-Guyomarc’h qui, auditionnée le mercredi 25 juillet 2018 au sujet de l’action des services dont elle est en charge au moment de l’affaire Benalla (métamorphosé en « policier » le 1er mai 2018), dit :

    « ils ont relevé que les violences étaient légitimes puisqu’elles étaient dans le cadre d’un maintien de l’ordre avec usage de la force, euh…, et donc ils ont relevé que l’usage de la force, pardon, était légitime, ils n’ont pas détecté de violence illégitime puisque, encore une fois, il s’agissait d’une action de police faite par ce qu’ils pensaient être des policiers »[24].

    Marie-France Monéger-Guyomarc’h – patronne de l’IGPN

                Voilà pourquoi le « coup de balai » doit être impitoyablement mené au sein de la police envers tous les « policiers » coupables de violences policières, de délits de toute sorte (dont les insultes et violences racistes), de la sauvage répression envers les forces progressistes, etc. Mais ce coup de balai doit s’accompagner d’un soutien total aux policiers agissant de manière intègre comme de véritables gardiens de la paix, traquant toutes les formes de délinquance pour peu qu’ils obtiennent les moyens nécessaires, y compris financiers… moyens que la « laide UE » bloque au nom de la « lutte contre les déficits » et de la « règle d’or budgétaire », véritable camisole de force étranglant les services publics.

                Car il est évident que si les policiers en faute doivent être châtiés, une police réellement au service des citoyens et des travailleurs doit être implacable face à la délinquance : en d’autres termes, il n’est pas question de céder à un angélisme qui rendrait impuissante l’action des policiers contre les incivilités, nuisances et actes délictueux en tout genre dont sont principalement victimes les quartiers populaires : le simple – et hélas trop fréquent – cas des voitures incendiées la nuit de la Saint-Sylvestre est un exemple parmi d’autres (trafics en tous genres, violences physiques, dégradation de biens et bâtiments, affrontements entre bandes rivales, etc. : une insécurité réelle pour une partie des citoyens, souvent de classe populaire). Mais pour que l’efficacité soit au rendez-vous, toutes les formes de délinquance doivent être éradiquées sans exception, pour ne pas se retrouver avec une police et une justice au service presque exclusif de la classe actuellement en place et qui épargnent presque totalement les fraudeurs fiscaux, les corrompus, les trafiquants proches d’intérêts puissants, les organisateurs volontaires du désordre public, etc., se rabattant essentiellement vers les actes de délinquance sévissant dans les quartiers populaires (et qui, répétons-le, doivent aussi être éradiqués). Or ces puissants disposent d’une réelle impunité, à l’image d’un Balkany pouvant sortir de prison, être reçu comme un roi sur le plateau de la fascisante chaîne C-News (où Éric Zemmour a désormais son propre moment d’antenne…) et bénéficier du soutien des prétendus partisans de la «  » de droite (de fait, partisans de l’impunité de leurs amis de classe), comme le révèle ce « savoureux échange » :

    Carlos Ghosn, les Bakany & Cie

    « “On a vraiment été chercher la petite bête pour me détruire”, continue un peu plus tard Patrick Balkany au sujet de ses condamnations, évoquant brièvement son pourvoi en cassation. “Vous avez eu un traitement particulier, c’est tout à fait indubitable (…) Malheur à qui scandale arrive. Quand il est cité en correctionnelle, on veut sa peau”, corrobore Gilles-William Goldnadel.  

    Et quelques minutes plus tard, alors que la discussion s’était éloignée de la personne de Patrick Balkany pour en venir à l’actualité, les chroniqueurs de “L’heure des Pros” en sont venus à la question policière et judiciaire. L’occasion pour Ivan Rioufol et Gilles-William Goldnadel de regretter l’absence d’intervention de l’État face aux manifestations contre les violences policières et la “frousse” des autorités face aux banlieues.  

    “N’oubliez pas non plus une chose quand vous parlez des banlieues : pourquoi ils sont devenus les rois (les délinquants, ndlr), c’est parce que ça fait quand même longtemps qu’on dit aux commissaires de ne pas aller là-bas, de les laisser tranquilles, il faut les laisser faire leurs trucs…”, renchérit l’ancien maire de Levallois-Perret. Et Gilles-William Goldnadel de conclure sur cette question de la sécurité en expliquant face à Patrick Balkany que pour lui, la question de la délinquance serait réglée “si les peines de prison étaient exécutées”. »[25]

    Et au-delà se profile l’indispensable transformation radicale de la police pour en faire l’instrument au service des citoyens et des travailleurs, et non le bras armé de la bourgeoisie que Lénine avait déjà critiqué dans L’État et la Révolution : analysant le rôle central de l’appareil répressif de l’État – en centrant son analyse notamment sur l’armée, analyse toutefois extensible à la police dévolue au « maintien de l’ordre » euro-capitaliste, Lénine affirme :

    « Le pouvoir d’Etat centralisé, propre à la société bourgeoise, est apparu à l’époque de la chute de l’absolutisme. Les deux institutions les plus caractéristiques de cette machine d’Etat sont : la bureaucratie et l’armée permanente[…], les « parasites » sur le corps de la société bourgeoise, des « parasites » engendrés par les contradictions internes qui déchirent cette société, mais très exactement qui « bouchent » ses pores vitaux. »[26] 

    Lénine

    La nécessaire transformation de la police peut s’appuyer sur l’exemple de la Commune de Paris, analysé par Marx comme une expérience traduisant le début de l’extinction de l’État :

    « Le premier décret de la Commune fut donc la suppression de l’armée permanente, et son remplacement par le peuple en armes. La Commune fut composée des conseillers municipaux, élus au Suffrage universel dans les divers arrondissements de la ville. Ils étaient responsables et révocables à tout moment. La majorité de ses membres était naturellement des ouvriers ou des représentants reconnus de la classe ouvrière. La Commune devait être non pas un organisme parlementaire, mais un corps agissant, exécutif et législatif à la fois. Au lieu de continuer d’être l’instrument du gouvernement central, la police fut immédiatement dépouillée de ses attributs politiques et transformée en un instrument de la Commune, responsable et à tout instant révocable. Il en fut de même pour les fonctionnaires de toutes les autres branches de l’administration. Depuis les membres de la Commune jusqu’au bas de l’échelle, la fonction publique devait être assurée pour un salaire d’ouvrier. Les bénéfices d’usage et les indemnités de représentation des hauts dignitaires de l’État disparurent avec ces hauts dignitaires eux-mêmes. Les services publics cessèrent d’être la propriété privée des créatures du gouvernement central. Non seulement l’administration municipale, mais toute l’initiative jusqu’alors exercée par l’État fut remise aux mains de la Commune. »[27]

    Karl Marx

    Une police sous le contrôle des citoyens et des travailleurs – et non de l’oligarchie euro-capitaliste corrompue et délinquante –, épurée de ses éléments racistes et fascisants, luttant contre toute forme de délinquance pour assurer la sécurité publique et la paix civile et non le « maintien de l’ordre » bourgeois, et qui ne saurait être un obstacle à la seule « violence » légitime qui existe, celle de l’insurrection populaire lorsque ses droits fondamentaux sont violés : autant de disposition déjà présentes dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 24 juin 1793, dont voici des extraits :

    « Article 8. – La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. 

    Article 9. – La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l’oppression de ceux qui gouvernent. […] 

    Article 15. – La loi ne doit décerner que des peines strictement et évidemment nécessaires : les peines doivent être proportionnées au délit et utiles à la société. […] 

    Article 30. – Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs. 

    Article 31. – Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens. […] 

    Article 35. – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »[28]

    Face à l’euro-dissolution de la France et de la République, l’euro-démantèlement des services publics (dont celui des forces de police en tant que gardiens de la paix), l’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques par le biais de la répression policière tous azimuts, l’euro-arasement des libertés publiques par une bourgeoisie euro-capitaliste fermant les yeux devant la fascisation galopante au sein de la police, il est plus que jamais nécessaire de soutenir les policiers progressistes au service du bien commun, luttant pour la sécurité de toute la population, tout en la plaçant sous le contrôle populaire et démocratique des travailleurs et des citoyens ; et ce, sans jamais céder à la pression des forces fascisantes militant pour la répression raciste et anti-populaire, et des forces gauchistes appelant « tout le monde à détester la police ». Dès lors, la sécurité et la tranquillité publiques ne seraient plus l’affaire du « monopole de la violence légitime » bourgeoise, mais progressivement d’un pouvoir populaire opérant dans le sens d’un progressif « dépérissement de l’État ».

    4 juillet 2020


    [1] https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/video-gilets-jaunes-macron-juge-inacceptable-dans-un-etat-de-droit-de-parler-de-violences-policieres_3222835.html

    [2] https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/06/08/violences-policieres-emmanuel-macron-saisit-le-gouvernement_6042083_823448.html

    [3] https://www.mediapart.fr/journal/france/020620/il-n-y-pas-de-race-dans-la-police-le-message-de-didier-lallement-ses-troupes

    [4]Sous-titre du court-métrage Paris Mai 68 coréalisé par les cinéastes Hedy Khalifat et Charles Matton.

    [5] https://www.lesinrocks.com/2018/07/26/actualite/politique/affaire-benalla-la-police-est-plus-preoccupee-par-lordre-public-que-par-la-paix-publique/

    [6] https://www.huffingtonpost.fr/entry/gilets-jaunes-didier-lallement-pas-dans-le-meme-camp-indignent_fr_5dd255dbe4b02947481a2d9a

    [7]https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/le-defenseur-des-droits-denonce-un-cas-de-discrimination-systemique-par-la-police-a-paris_3993237.html

    [8]https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/arrestation-violente-a-aulnay-sous-bois/video-bamboula-ca-reste-encore-a-peu-pres-convenable-dit-un-syndicaliste-policier-dans-c-a-vous_2055347.html

    [9]https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/messages-racistes-police-rouen-policiers-mis-cause-passent-conseil-discipline-1837590.html

    [10]https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/12/06/mantes-la-jolie-des-images-choquantes-de-lyceens-interpelles-par-la-police_5393757_1653578.html

    [11]https://www.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-des-communiques-de-presse/2018-Communiques/Resultats-des-elections-professionnelles-2018

    [12]https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/300617/radicalisation-policiere-le-poids-de-l-extreme-droite-dans-les-forces-de-l-ordre

    [13]https://www.liberation.fr/checknews/2020/06/10/est-il-vrai-que-les-policiers-et-gendarmes-votent-a-75-pour-l-extreme-droite-comme-le-dit-melenchon_1790710

    [14]https://www.liberation.fr/checknews/2020/06/30/manifs-de-policiers-les-agents-qui-participent-aux-rassemblements-non-declares-sont-ils-en-service_1792798

    [15]https://www.lejdd.fr/Societe/heures-supplementaires-castaner-repond-a-lune-des-principales-attentes-des-policiers-en-colere-3928346

    [16]https://www.liberation.fr/checknews/2019/10/21/combien-de-policiers-et-de-gendarmes-se-sont-suicides-au-cours-des-dernieres-annees_1757682

    [17]https://cgtpolice75.fr/2019/12/11/reforme-des-retraites-on-est-face-a-un-projet-de-loi-tres-injuste/

    [18]https://cgtpolice75.fr/2019/03/22/militariser-le-maintien-de-lordre-fait-le-socle-dun-gouvernement-totalitaire/

    [19]https://cgtpolice75.fr/2020/06/25/le-ministere-de-linterieur-organise-til-une-forme-dimpunite/

    [20]https://cgtpolice75.fr/2020/06/12/cgt-interieur-bfmtv-policiersencolere/

    [21]https://vigimi.fr/f/actualites-fr/entry/lettre-ouverte-a-monsieur-le-president-de-la-republique-concernant-le-racisme-et-autres-delits-au-sein-de-la-police-nationale

    [22]https://www.lefigaro.fr/flash-actu/racisme-la-revocation-de-trois-policiers-demandee-en-conseil-de-discipline-20200630

    [23]https://www.la-croix.com/France/Securite/Operation-mains-propres-service-police-Seine-Saint-Denis-2020-07-01-1201102798

    [24]https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/affaire-benalla-ceux-qui-ont-vu-la-video-ont-releve-que-l-usage-de-la-force-etait-legitime-car-il-s-agissait-d-une-action-de-police-faite-par-ce-qu-ils-pensaient-etre-des-policiers-dit-la-directrice-de-l-igpn-1091707.html

    [25]https://www.huffingtonpost.fr/entry/patrick-balkany-cnews-pascal-praud_fr_5ef197a3c5b6bceac5c82879

    [26] Lénine, L’Etat et la Révolution, Paris, Éditions sociales, 1972 [1917 pour l’édition originale], p. 44.

    [27] Karl Marx, La guerre civile en France, Paris, Éditions sociales, 1971 [1871 pour l’édition originale], p. 62-63.

    [28]https://www.conseil-constitutionnel.fr/les-constitutions-dans-l-histoire/constitution-du-24-juin-1793

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • L’association pour le collège de Plougasnou s’est réunie devant le conseil départemental à Quimper (Finistère)L’association pour le collège de Plougasnou s’est réunie devant le conseil départemental à Quimper (Finistère)

    Après la menace d’une fermeture du collège de Plougasnou (Finistère), parents et élèves sont main dans la main devant le conseil départemental à Quimper (Finistère) pour sauver leur collège.

    Ils étaient une petite cinquantaine d’élèves et de parents d’élèves de l’association pour le collège de Plougasnou, ce lundi 6 juillet 2020, à manifester devant le conseil départemental à Quimper (Finistère).

    Depuis plusieurs années, il est menacé de fermeture à cause de la baisse du nombre d’élèves. L’association un collège pour Plougasnou se mobilise aujourd’hui pour faire valoir un élargissement du bassin de recrutement des collégiens. Ils seront à peine une centaine d’élèves inscrits pour la rentrée 2020-2021. Or, les parents d’élèves aimeraient que Plougasnou soit le collège de secteur des enfants issus des écoles de Plouezoc’h, afin de faire grimper les effectifs pour les années à venir : l’association demande donc une double sectorisation, afin que les parents d’élèves de Plouezoc’h puissent choisir librement d’envoyer leur enfant à Plougasnou.

    Cette évolution serait un pas de plus pour sauver leur collège. Cela fait maintenant un an qu’on s’active et qu’on fait tout pour que les effectifs soient en hausse. On a permis la réouverture d’une ligne de transport en commun »,insiste Lucie Rey secrétaire de l’association pour le collège de Plougasnou. Motivés, ils misent tout sur un projet d’avenir mettant à profit le potentiel maritime de la commune. 

    Un collège attractif

    Le collège de Plougasnou est un outil d’attractivité pour la villeassure Lucie Rey.

    Nathalie Sarrabezolles, présidente du département et Marc Labbey, conseiller départemental n’ont pas donné de réponse favorable à leur demande. Mais ils se sont engagés à la réexaminer courant octobre. Une délibération du conseil départemental aura lieu en janvier 2021.

    Pour Marc Labbey Pas grand-chose n’empêche cette double sectorisation, mais est ce que ça va être suffisant pour sauver le collège ? C’est un petit collège avec des effectifs qui diminuent chaque année.La véritable question selon lui serait : Où sont les enfants ? Depuis les années 90, la population de la commune est en baisse. Quant à la moyenne d’âge, elle ne cesse de s’élever…

    Daphné HERLEDAN
     
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  • Les salariés bloquent le site Hop ! de Morlaix (Finistère), vendredi 3 juillet 2020.Les salariés bloquent le site Hop ! de Morlaix (Finistère), vendredi 3 juillet 2020

    L’intersyndicale du site Hop ! de Morlaix (Finistère) appelle à la mobilisation devant le site, mercredi 8 juillet 2020 à partir de 9 heures

    La mobilisation se poursuit pour défendre le site Hop ! de Morlaix (Finistère), menacé de fermeture à l’horizon 2023. 276 emplois sont mis en péril par cette potentielle fermeture du site morlaisien.

    L’heure est à la mobilisation générale pour stopper la destruction programmée des outils de développement et de désenclavement industriel de notre chère Bretagne, indique l’intersyndicale du site qui appelle salariés, élus et citoyens au rassemblement devant le site mercredi 8 juillet 2020 à partir de 9 heures.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Depuis mars, aux Urgences de la Cavale-Blanche, en raison de l’épidémie de coronavirus, le sas à ambulances a été transformé en salle d’attente. DRDepuis mars, aux Urgences de la Cavale-Blanche, en raison de l’épidémie de coronavirus, le sas à ambulances a été transformé en salle d’attente.

    Il avait été mis en sommeil. Ce lundi 6 juillet 2020, à Brest, le syndicat Sud annonce la réactivation de son préavis de grève journalier au CHRU de Brest. En cause : une nouvelle salle d’attente, destinée aux patients qui attendent leur hospitalisation. Mais des agents dénoncent un manque de sécurité et de personnels.

    Il avait été mis en sommeil durant la crise sanitaire du covid-19. Ce lundi 6 juillet 2020, le syndicat Sud annonce qu’il a réactivé son préavis de grève journalier (initié depuis le 13 mai 2019) avec possibilité de débrayage pour le service des urgences de la cavale blanche.

    En cause : une nouvelle salle d’attente, destinée aux patients sur des brancards dans l’attente d’une hospitalisation, plutôt que dans un couloir. Mais des agents dénoncent un manque de sécurité et de personnels.

    « Pas de sonnettes d’alarme pour les patients, un seul agent pour sécuriser une zone de 250 m2 et une possibilité d’avoir à gérer jusqu’à 30 patients, sans sanitaires, ni point d’eau à disposition dans la pièce, énumère le syndicat qui conteste jusq’au choix de la zone : « Un garage à ambulances transformé durant la période Covid, qui aujourd’hui ressemble plus à un parking » !

    Le coup de genou d’un patient agressif

    Selon le syndicat : la réponse de la direction du CHRU au manque de personnel a été de proposer un passage en 12 h. Soumise au vote, cette proposition a été rejetée par 53 % des agents.

    Les agents ont été invités à apporter des solutions. « Elles sont sur la table de la direction depuis déjà plusieurs mois », selon Sud.

    Le syndicat ajoute : « Le 29 juin, l’agression d’un agent le 29 juin, qui a été victime d’un coup de genou d’un patient s’est vu signifier 3 jours d’ITT, aura encore une fois démontré que la sécurité au sein des urgences est défaillante. »

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Parents, enfants et élus de Locmélar (Finistère) rassemblés devant l’école vendredi 3 juillet 2020.Parents, enfants et élus de Locmélar (Finistère) rassemblés devant l’école vendredi 3 juillet 2020 

    Les parents, enfants et élus de Locmélar (Finistère) se sont rassemblés vendredi 3 juillet 2020 en fin de journée, devant l’école, pour réclamer un troisième poste d’enseignant à la rentrée prochaine. La demande porte sur l’ouverture d’une classe pour les élèves maternelle-CP, qui seront 32 l’année prochaine, avec huit arrivées d’enfants dans la petite école. Ceci portera les effectifs à 56 élèves pour 2 classes actuellement.

    Le maire inquiet

    Le nouveau maire, Bruno Cadiou, est inquiet sur le déroulement de l’année à venir : « Les conditions d’accueil et d’enseignement vont se dégrader pour les deux institutrices en poste, surtout en maternelle. Nous n’aurons pas les moyens d’accueillir les arrivants sans ce troisième poste. Nous serons obligés de refuser les tout-petits avec le risque qu’ils soient scolarisés dans d’autres communes, entraînant avec eux leurs grands frères et sœurs. Nous avons 16 nouvelles familles dans la commune sur quatre ans, d’autres enfants vont arriver prochainement à l’école. C’est une réalité qui va durer dans le temps. »

    source:  https://www.ouest-france.fr/

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  • Les parents manifestent contre la réduction des effectifs du personnel dans l’école Jacquard.Les parents manifestent contre la réduction des effectifs du personnel dans l’école Jacquard.

    Les parents d’élèves de l’école primaire Jacquard à Brest (Finistère) se sont rassemblés devant le Quartz, ce samedi 4 juillet, pour interpeller les élus. Ils s’indignent des réductions de personnel dans l’école.

    Ce samedi 4 juillet, une trentaine de parents d’élèves de l’école primaire Jacquard à Brest, sont venus attendre les élus à la sortie du premier conseil municipal, à la salle du Quartz. Accompagnés de leurs enfants, pancartes à la main, ces parents sont venus protester contre les réductions d’effectifs dans l’école Jacquard.

    Après la décision par l’inspection académique de supprimer deux postes enseignants, un poste d’Atsem (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles) devrait aussi disparaître à la rentrée 2020, pour une classe de CP. « La ville de Brest a fait le choix de doter les classes de grande section d’Atsem et nous ne comprenons pas pourquoi cette classe ferait exception », s’indigne l’association Div Yezh Brest qui apporte son soutien aux parents d’élèves. « Il y aura des conséquences pour tous les élèves de maternelle. »

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

     
     
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  • Dès l’annonce des licenciements, les syndicats de Hop ! Nantes ‘ Loire-Atlantique) ont bloqué l’accès au site.Dès l’annonce des licenciements, les syndicats de Hop ! Nantes ‘ Loire-Atlantique) ont bloqué l’accès au site.

    La compagnie aérienne, filiale régionale d’Air France prévoit de supprimer 1 020 emplois sur 2 420, de réduire sa flotte d’avions et de ne plus desservir que quelques lignes. 

    Que restera-t-il de Hop ! à l’issue de ce nouveau plan social ? Pas grand-chose, à en croire les organisations syndicales. La compagnie régionale, née de la fusion de Régional, BritAir et Airliner, comptait lors de sa création en 2013, quatre-vingt-dix-huit avions, 3 300 salariés et assurait 136 destinations régionales.

    En 2023, à l’issue du plan ? « Trente-deux avions, environ 1 400 emplois équivalents temps plein et deux seules bases en France, Charles-de-Gaulle et Lyon », énumère Joël Rondel, secrétaire du comité social et économique (CSE). Ce qui fait vingt-neuf destinations. « Air France nous coupe les ailes », s’indigne une salariée de Hop ! à Nantes, élue à la CFDT.

    Ce vendredi 3 juillet, l’ensemble des élus des neuf organisations syndicales ont boycotté la réunion avec la direction et cadenassé l’entrée du siège social à Nantes, où sont employés environ 200 salariés.

    À Morlaix, dans le Finistère, où 276 emplois sont menacés d’ici à 2023, de nombreux salariés ont spontanément bloqué le site. C’est la colère et l’écœurement qui dominent.  7 milliards d’euros pour un nouveau cimetière de 276 emplois ! Merci , affichait une banderole sur la grille. Là aussi, le CSE a été boycotté. Les salariés du site morlaisien bénéficient du soutien des élus bretons.  En nous donnant la date de 2023, ils nous donnent une pelle pour creuser notre tombe », insiste Valérie Scattolin, salariée à Hop ! à Morlaix, syndiquée de l’Unsa. La mobilisation se poursuivra la semaine prochaine.  On va maintenir la pression. Le match n’est pas fini. 

    Hôtesses, mécaniciens, informaticiens, pilotes, tous les métiers sont touchés par cette nouvelle restructuration qui n’est pas la première chez Hop !. « C’est la mort programmée de la compagnie », pronostique Sabrina René, hôtesse de l’air depuis une dizaine d’années, élue CGT. « On déserte Orly. Alors même qu’Easy Jet lance de nouvelles lignes régionales au départ de Paris. »

    Les salariés de la compagnie aérienne dénoncent l’ensemble du plan présenté par Air France, qui va supprimer des lignes intérieures. Hop !, qui accusait un déficit de 55 millions d’euros en 2019 pour un chiffre d’affaires de 670 millions d’euros, ne desservira demain que des lignes au départ de Lyon et Charles de Gaulle. Les autres destinations seront reprises par Air France ou Transavia, la branche low cost d’Air France.

    source: https://www.ouest-france.fr/

     

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  • Nouvelle mobilisation pour la Palestine

    Une soixantaine de militants de plusieurs partis politiques et associations se sont retrouvés ce mercredi en fin de journée place Terre-au-Duc, dans le cadre d’une Journée d’action nationale pour la reconnaissance immédiate de l’État palestinien par la France. Yves Jardin a annoncé que l’avocat franco-israélien Salah Hamouri, qui fut invité à Quimper en décembre 2018 par France Palestine Solidarité (il fut reçu en mairie) avait été une nouvelle fois arrêté mardi en Israël. Les signaux venant de la Palestine sont négatifs alors que ce mercredi, le gouvernement israélien devait activer l’annexion d’une partie de la Cisjordanie occupée.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • L’ensemble du personnel soignant et administratif des cliniques de Keraudren et du Grand Large protestent contre la dégradation de leurs conditions de travail. Trop de pression, des sous-effectifs et des salaires qui ne suivent pas. L’ensemble du personnel soignant et administratif des cliniques de Keraudren et du Grand Large protestent contre la dégradation de leurs conditions de travail. Trop de pression, des sous-effectifs et des salaires qui ne suivent pas

    L’ensemble du personnel soignant et administratif des cliniques de Keraudren et du Grand Large (Groupe Elsan), à Brest (Finistère), étaient en grève mardi 30 juin et mercredi 1er juillet 2020.

    Les salariés vivent de plus en plus mal la dégradation de leurs conditions de travail et tiennent à le faire savoir. À l’origine du mouvement, non pas les syndicats, mais les salariés eux-mêmes qui n’en peuvent plus. Regroupés à l’entrée de Keraudren, ils étaient une centaine à crier leur ras-le-bol pour sensibiliser l’opinion et alerter la direction.

    Le concert de klaxons qu’ils reçoivent en soutien leur met du baume au cœur. Mais rien n’est arrangé pour autant. « Notre travail n’est pas reconnu et nous n’avons aucune revalorisation salariale, soupire Delphine, aide soignante. On croit que le privé est mieux payé que le public, mais c’est faux. Nous gagnons 200 à 300 € de moins que dans le public. Nous sommes en sous-effectif, traités sans considération avec des changements de planning permanents et des heures de travail non respectées. »

    Même écho du côté du personnel des blocs opératoires. « Nos cadences sont infernales, témoigne Sylvie, infirmière depuis treize ans. On nous demande de travailler toujours plus au profit d’une rentabilité financière. Nous ne sommes plus des soignants mais des travailleurs d’usine. On a affaire à des financiers. »

    Au menu des revendications, une augmentation de 300 € nets pour tous pour la CGT et 3 % d’augmentation pour la CFDT, pour l’ensemble du personnel sans distinction. Sans oublier la dotation d’effectifs plus nombreux pour assurer les remplacements.

    La direction et les élus du personnel étaient en réunion ce mercredi matin. « Sans réponse ni issue favorable, nous reconduirons la grève le temps qu’il faudra », souligne Jeff, agent administratif.

    source: https://www.ouest-france.fr/

     
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  • Les masques étaient de rigueur pendant la manifestation, mardi soir.Les masques étaient de rigueur pendant la manifestation, mardi soir.

     

    Voilà une décision préfectorale qui fait tousser ! Deux semaines après un premier rassemblement réussi (au moins 3 000 personnes), les soignants avaient décidé de se réunir à nouveau, mardi soir, sur la place de la Liberté.

    Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu. Deux heures avant la manifestation, le sous-préfet l’a interdite. Pourquoi ? « Compte tenu des mesures générales pour faire face à l’épidémie du Covid-19 et de votre capacité à maîtriser le rassemblement de milliers de personnes sur la voie publique, je vous informe ne pas autoriser le rassemblement », écrivait notamment le sous-préfet aux organisateurs.

    « Scandalisés »

    Un argument qui passe mal. « La crise sanitaire ne peut justifier qu’on interdise la manifestation brestoise, alors qu’une très grande majorité des participants respecte les gestes barrières et le port du masque, et alors qu’à Morlaix, à Quimper et partout en France celles-ci sont autorisées », réagit Olivier Cuzon, pour la Ligue des droits de l’Homme.

    De son côté, la CFDT Santé-Sociaux se dit « scandalisée par cette décision tardive qui ne fait que créer du désordre, au sujet d’une organisation de mobilisation transmise en bonne et due forme le 25 juin ». Le syndicat poursuit : « Agir de la sorte relève de la provocation et est absolument irrespectueux vis-à-vis des professionnels de santé qui sont bien conscients des risques et les premiers à respecter les mesures barrières. »

    Le Parti socialiste aussi a vivement réagi. « Les manifestations brestoises se déroulent toujours dans le calme car organisateurs et forces de l’ordre savent faire preuve de responsabilité », estiment les socialistes.

    Olivier Cuzon a indiqué que la Ligue des droits de l’Homme « demandera des explications sur cette interdiction au ministre de l’Intérieur ».

    Au final, 1 500 personnes se sont rassemblées, mardi soir, sur la place de la Liberté, contre l’avis de la préfecture.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  •  Nous étions présents à Brest aujourd'hui pour le rassemblement organisé par les syndicats en soutient aux revendications du personnel hospitalier. Quelques centaines de personnes étaient présentes sur places, une centaine de tracts distribués.

    SOUTIEN AU PERSONNEL DE SANTÉ EN LUTTE POUR EN FINIR DÉFINITIVEMENT AVEC L'EURO AUSTÉRITÉ !  

     

    Le tract distribué par les militants PRCF

     

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  • La mobilisation de défense de l’hôpital et du système de santé a débuté place de la Liberté.La mobilisation de défense de l’hôpital et du système de santé a débuté place de la Liberté

    Après « la mobilisation historique » du 16 juin à Brest, où plusieurs milliers d’agents et salariés de la santé, rejoints par de nombreux usagers ou simples citoyens, avaient défilé ensemble, sous les applaudissements, dans les rues de la ville, une nouvelle mobilisation s’est tenue ce mardi 30 juin, en fin de journée, sous une pluie fine et continue. L’appel lancé par les syndicats (CGT, CFDT, Sud, APH) et les collectifs inter-urgences et inter-hôpitaux n’a toutefois pas autant mobilisé qu’il y a quinze jours : un gros millier de manifestants ont défilé, de la place de la Liberté jusqu’à l’hôpital Morvan. Souhaitant maintenir la pression sur les négociations nationales du « Ségur de la santé », les manifestants se sont heurtés, à moins de deux heures de la mobilisation, à l’interdiction prononcée par le sous-préfet de Brest, Ivan Bouchier. Une décision jugée « scandaleuse » par les manifestants et qui n’aura, au final, rien changé.

    Mobilisation de défense de l'hôpital et du système de santé actuellement Place de la LibertéSous une pluie fine, la mobilisation a réuni un bon millier de personnes. 

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Au-delà des salaires, les hospitaliers sont descendus dans la rue pour réclamer plus de moyens.Au-delà des salaires, les hospitaliers sont descendus dans la rue pour réclamer plus de moyens.

    Sur fond de « Ségur », la manifestation organisée, ce mardi, à Quimper a réuni près de 500 personnes pour la défense du système de santé. Les six milliards annoncés par le ministre de la santé ne suffisent pas.

    Avec un peu plus de 500 manifestants, la nouvelle journée de mobilisation pour l’hôpital public a rencontré un succès mesuré, ce mardi, à Quimper. Une mobilisation qui ne traduit pas l’inquiétude des personnels, selon les syndicats. Ils appelaient, unanimement, à cette journée d’action. « 40 % de grévistes au Chic, le 16 juin, c’était du jamais vu », rappelle Karine Goanec, représentante du personnel CGT, soulignant l’inquiétude des personnels du centre hospitalier de Cornouaille. Pour les manifestants du jour, la mobilisation se mesure à la tension au sein des services de l’hôpital. « On n’a presque pas le temps de se mobiliser et on hésite à descendre dans la rue par peur d’abandonner les collègues et les patients, » explique Marie, une infirmière arborant les couleurs de la CFDT.

    Le compte n’y est pas

    Des personnels et des usagers mobilisés pour réclamer davantage de moyens pour l’hôpital public. Les 6 milliards d’euros annoncés par le ministre de la Santé sont jugés, de manière unanime, insuffisants. « Il faudrait 5,5 milliards pour revaloriser les salaires de l’hôpital public. Alors 6 milliards pour la Santé, le compte n’y est pas », souligne Marie-Agnès Daniel, représentante du personnel CFDT. « Monsieur le ministre, dites 32 », lance un manifestant ! Le montant, en milliards d’euros, estimé par la CGT pour permettre « une revalorisation à 300 € pour tous ».

    « De toute manière, on est loin de la refonte de l’hôpital public », renchérit Estelle Tanguy, une aide soignante, membre du bureau de Sud santé.

    Outre les hospitaliers, le secteur médico-social et des usagers se sont joints au mouvement.Outre les hospitaliers, le secteur médico-social et des usagers se sont joints au mouvement.

    « C’est la pagaille »

    Ils le répètent pourtant depuis des mois, les personnels de l’hôpital sont épuisés. Une situation qui ne semble pas près de s’améliorer. Dans les services, le non-remplacement des congés maladie fait grincer des dents. Les recrutements pour l’été sont également impossibles, faute de candidats : les jeunes diplômés préfèrent le privé pour de meilleures conditions de travail. S’y ajoute une mobilité accrue d’un service à l’autre pour des renforts, « sans toujours prendre en considération la spécificité des actes de soins », dénoncent les manifestants. « Covid et après Covid c’est la même chose. C’est la pagaille », dénonce Joseph Boniz, pour Sud Santé.

    Dans ces conditions, les primes et les annonces du « Ségur » sont vécues comme des moyens de division des personnels. « Le problème c’est que derrière, l’hôpital public n’est pas financé », souligne Karine Goanec. La situation n’a que trop duré pour les manifestants, attachés à l’hôpital public.

    Le cortège réunissant près de 220 manifestants a quitté l'hôpital pour rejoindre la place de la Résistance.Le cortège réunissant près de 220 manifestants a quitté l’hôpital pour rejoindre la place de la Résistance. 

    Jean Le Borgne

    source: https://www.letelegramme.fr/

     

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  • C’est à l’appel de la CGT que les manifestants se sont rassemblés ce mardi matin devant l’hôpital de Quimperlé avant de rejoindre l’hôpital du Scorff, à Lorient où la mobilisation se poursuivait l’aprC’est à l’appel de la CGT que les manifestants se sont rassemblés ce mardi matin devant l’hôpital de Quimperlé avant de rejoindre l’hôpital du Scorff, à Lorient où la mobilisation se poursuivait l’après-midi

    Ils étaient 150 manifestants, ce mardi matin, devant l’hôpital de Quimperlé, à réclamer plus de moyens humains et matériels pour le service public de santé.

    De 60 personnes au démarrage, les rangs ont grossi peu à peu pour arriver à 150 manifestants, vers 10 h 30, ce mardi 30 juin, devant l’hôpital de Quimperlé. Un rassemblement diminué de moitié, comparé à la mobilisation du 16 juin, mais pas question de relâcher la pression pour le personnel soignant, comme pour les usagers de l’établissement de santé, nombreux dans les rangs ce mardi. À l’image de Michel, 53 ans, habitant de Quimperlé. « Ma mère est en gériatrie, je viens très souvent et le manque de personnel est flagrant, témoigne-t-il. Ils font leur possible mais ça reste compliqué. Lorsque j’y vais pour lui donner des repas, on voit bien que le personnel est débordé et fatigué, ils n’ont que deux bras et deux jambes. J’espère pour eux que ça va bouger ».

    « Nous n’avons pas besoin de médailles, ni de chèques-vacances mais d’une véritable reconnaissance de nos métiers et des risques que nous prenons »

    Attente de reconnaissance concrète

    Au micro, les représentants de la Confédération générale du travail (CGT) ont pris tour à tour la parole pour réclamer une augmentation des effectifs dans les Ehpad et les hôpitaux, mais aussi une augmentation de 300 € nets mensuels pour l’ensemble des personnels et enfin l’arrêt des fermetures de lits et des restructurations.

    « Nous n’avons pas besoin de médailles, ni de chèques-vacances mais d’une véritable reconnaissance de nos métiers et des risques que nous prenons. C’est la fin des remerciements et des belles promesses », a lancé Mathieu Rouzic, trésorier CGT de l’hôpital de Quimperlé, largement applaudi.

    Le mouvement a continué jusqu’à midi, les manifestants se sont ensuite dirigés vers l’hôpital de Lorient où une importante mobilisation se poursuivait mardi après-midi.

    Charles-Henri Raffin

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Lorient. Coup de pression des personnels de santé

    Nouvelle journée de mobilisation des soignants, ce mardi 30 juin. À l’appel des syndicats, 250 personnels hospitaliers de Lorient, Quimperlé et Pontivy se sont rassemblés devant l’hôpital du Scorff à 12 h 30.

    Les sacs, sous la tente customisée aux couleurs de la CGT, sont remplis de baguettes. Les soignants font leurs sandwichs. Une métaphore, peut-être, pour dire que les primes accordées par le gouvernement ne les nourrissent pas. Les syndicats Sud, CGT, CFDT et la Fédération autonome de la fonction publique hospitalière (FAFPH) ont appelé, chacune, au rassemblement devant l’hôpital du Scorff, ce mardi, dès 12 h 30. Environ 250 personnes, de Lorient et de Pontivy, sont venues pique-niquer. 

    « Nous voulons donner suite à la grande mobilisation du 16 juin dernier, qui avait rassemblé 1 500 personnes à Lorient et 300 à Quimperlé », rappelle Ludovic Bénabès, de la CGT du GHBS. « Les négociations du Ségur de la santé arrivent bientôt à leur terme, vendredi prochain ». Philippe Léaustic, de la FSU, est venu en renfort : « Toute la fonction publique est atteinte. Si les soignants ont été les héros nécessaires, on les a très vite oubliés ».

    Prime de la discorde

    « La prime a semé la discorde », constate l’aide-soignant cégétiste. La prime Covid s’étend de de 500 à 1 500 € selon les professions et secteurs. « Nous voulons une prime égalitaire et universelle. La fédération a saisi le Conseil d’État pour dénoncer cette inégalité entre tous les salariés du privé et du public », continue Philippe Le Moing, de la CFDT santé sociaux. Les avis divergent sur le montant : 1 500 € pour la CFDT, 1 000 € pour Sud. « Il aurait été préférable de garder les 3 Mds € que ça a coûté au gouvernement pour les injecter dans les augmentations de salaire », pense Ludovic Bénabès.

    Anne Perennec, secrétaire locale et départementale de la FAFPH, exige « la revalorisation de tous les salaires de tous les personnels hospitaliers, quels qu’ils soient ». Un montant : 300 € net. « Minimum », revendique Gwendal Rault, secrétaire départemental de Sud santé sociaux. « Cela nous amène tout juste à la moyenne des salaires dans les pays de l’OCDE. La France est la sixième puissance mondiale. On ne devrait pas être juste à la moyenne, mais bien plus haut. » La FAFPH rappelle : « Le point d’indice est gelé depuis huit ans ».

    « Selon le résultat du Ségur de la santé, on se positionnera ou non sur d’autres rassemblements », affirme Philippe Le Moing. Quand Ludovic Bénabès annonce une nouvelle action le 14 juillet.

    Environ 250 personnes se sont réunies à l'appel des syndicats devant l'hôpital du Scorff, à Lorient, ce 30 juin.Environ 250 personnes se sont réunies à l'appel des syndicats devant l'hôpital du Scorff, à Lorient, ce mardi 30 juin

    Les syndicats demandent une revalorisation salariale de 300 € pour tous les soignants, entre autres.Les syndicats demandent une revalorisation salariale de 300 € pour tous les soignants, entre autres

    Un groupe de soignants de Pontivy est venu en renfort.Un groupe de soignants de Pontivy est venu en renfort

    Cyril Bottollier-Lemallaz

    source: https://www.letelegramme.fr/

     

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  • Une vingtaine d’aides à domicile - majoritairement des femmes - se sont rassemblées jeudi 25 juin 2020 devant le Conseil départemental à Quimper (Finistère).Une vingtaine d’aides à domicile - majoritairement des femmes - se sont rassemblées jeudi 25 juin 2020 devant le Conseil départemental à Quimper (Finistère). 

    « Aide à domicile ce n’est pas que le ménage. On est aussi importantes qu’une infirmière ou qu’une aide-soignante, et pourtant on ne touche pas la prime [mise en place par le gouvernement pour les soignants, N.D.L.R] ». Annaëlle Coïet, aide à domicile depuis douze ans, ne décolère pas. La jeune femme fait partie de la vingtaine d’aides à domicile qui ont décidé, à l’appel de Force ouvrière et de la CGT, de se rassembler ce jeudi 25 juin 2020 devant le Conseil départemental, à Quimper (Finistère). Un seul mot d’ordre : les aides à domicile ne veulent pas être les « oubliés » de cette crise. 

    « Le seul lien vers l’extérieur »

    Ces salariées (majoritairement des femmes) qui ont continué à travailler pendant le confinement déplorent le fait que leur métier ne soit pas reconnu à sa juste valeur. « Sans elles, les personnes aidées n’auraient pas pu rester à domicile », souligne Éliane Le Gal, déléguée syndicale de la centrale FO d’Archipel-Santé. « La revalorisation est un préalable mais il faut aussi revoir les conditions de travail et surtout les salaires car il y a encore beaucoup de coefficients qui sont encore au-dessous du Smic dans la branche. »

    Pour les aides à domicile s’occupant des personnes dépendantes, la question de la prime est loin d’être tranchée. Le gouvernement a en effet décidé que sa prise en charge revenait aux départements. Or, ils ne sont qu’une poignée à avoir décidé de la verser pour le moment. « On a été au front comme on le pouvait, sans masques, sans gants », déplore Sandrine, aide à domicile depuis dix-sept ans. « Durant le confinement, nous avons été le seul lien des personnes que nous accompagnons vers l’extérieur », ajoute sa collègue, Karine.

    La crise sanitaire a rendu plus précaire encore la situation de ces salariés peu rémunérés et dont les conditions de travail, souvent pénibles, tant sur le plan physique que psychique, s’accompagnent également de nombreux déplacements quotidiens. Les aides à domicile présentes devant le Conseil départemental l’affirment haut et fort, « les applaudissements ne suffisent pas ».

    Léa ESMERY.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • L’aéroport de Brest Bretagne, à Guipavas (Finistère), fait les foins comme chaque année, à la même période.L’aéroport de Brest Bretagne, à Guipavas (Finistère), fait les foins comme chaque année, à la même période. 

    « Pas de trafic connu à vous signaler. Alpha Québec, n°1 pour la zéro-sept gauche. Dès à présent, autorisé pour atterrissage. Vent 020°, 4 nœuds, vous rappellerez. Novembre. »

    Alors qu’à la radio, la voix des contrôleurs aériens orchestre le ballet des avions en approche de l’aéroport de Guipavas, le long des pistes, c’est un autre ballet qui ronronne au son des diesels des engins agricoles. Comme tous les ans à la même période, l’Aéroport Brest Bretagne (ABB), à Guipavas (Finistère), fait les foins.

    « Depuis 2016, nous avons arrêté l’utilisation de produits phytosanitaires sur la plateforme aéroportuaire, déclare Sébastien L’Hourre, responsable des contrats de maintenance et des espaces verts de l’aéroport. Nous désherbons de plusieurs façons : essentiellement mécaniquement avec un “réciprocateur”, après une tentative mitigée à l’eau chaude. »

    « L’effort vert » a aussi été porté sur les équipements de l’aéroport. Le tapis de tri bagages est passé en ecowave (il ne tourne pas s’il n’y a pas de bagages dessus), un véhicule de service électrique a été acheté  pour la maintenance du balisage lumineux des pistes », de la détection de présence pour l’éclairage qui passe progressivement aux LED a été installé. Une démarche écologique raisonnée et mise en place pour gommer l’image de pollueur véhiculée par l’aviation commerciale. « L’aéroport de Brest a le même bilan carbone à l’année qu’une ville de la taille de Plouzané, qui compte 13 000 habitants », tient à modérer Loïc Abjean, directeur de l’aéroport.

     

    Réservoir de bio diversité

    « On travaille depuis deux ans en partenariat avec l’association de protection de la nature, Bretagne vivante, rapporteSébastien L’Hourre. De nombreuses espèces endémiques ont été comptabilisées et des préconisations nous ont été suggérées. »

     

    Les prospections ont permis de collecter et d’identifier 157 espèces animales, dont, chez les oiseaux, des Bouscarle de Cetti, des Linottes mélodieuses ou des Pipit farlouse, mais aussi des batraciens rares comme la grenouille Alyte accoucheuse, sans oublier les nombreux lapins et lièvres.

    « La lande qui est sur l’aéroport n’est pas travaillée, explique le responsable des espaces verts. Elle reste à l’état naturel, et il n’y a pas d’apport d’azote puisque les tontes sont ramassées, pour la conserver. Ce n’est pas une obligation, les autres aéroports bretons, faute de temps, broient systématiquement les herbes fauchées sur place. »

     

    300 tonnes de foin

    Une démarche gagnant-gagnant mise en place avec les agriculteurs du voisinage, qui viennent travailler gratuitement mais qui repartent chacun avec 60 à 70 rounds ballers de fourrage.

     Les voisins agriculteurs de l’aéroport de Brest (Finistère) viennent faucher gratuitement une partie des bords de piste. Une barre d’effarouchage est utilisée sur le premier tracteur qui coupe, afin de faire fuir les animaux cachés dans les hautes herbes.

    « Cela nous permet de nourrir le cheptel, reconnaît Roger Guéguen, exploitant agricole à Guipavas. Cela fait un petit appoint qui va nous faire durer un mois ou deux. »

    Depuis lundi 22 juin 2020, et jusqu’à ce jeudi 25 juin, ils sont treize agriculteurs à se soumettre aux mesures drastiques d’accès aux pistes. Un travail qu’ils connaissent sur le bout des lames de leur matériel de fenaison, qui doit aussi tenir compte du trafic aérien.

    La prochaine étape, interrompue par le confinement, va être l’achat d’une barre d’effarouchement qui permet de faire fuir la faune avant le passage des engins. Une démarche sincère, puisqu’à l’aéroport, on rêve déjà de l’arrivée des avions à propulsion électrique, attendus dans les prochaines décennies.

    Philippe GUÉGAN.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • « Les aides à domicile ont été fortement mobilisées pendant le confinement lié à la pandémie de Covid-19 », selon les syndicats FO et CGT. « Les aides à domicile ont été fortement mobilisées pendant le confinement lié à la pandémie de Covid-19 », selon les syndicats FO et CGT.

     

    Les syndicats FO et CGT appellent à une mobilisation, ce jeudi à 10 h 30 devant le Conseil départemental, à Quimper, pour que les aides à domicile ne soient pas les oubliées de la crise sanitaire.

    « Les aides à domicile ne seront pas les oubliées de la crise sanitaire ». Ce jeudi, une délégation de sept personnes des syndicats FO de l’action sociale et CGT de l’aide à domicile du Finistère est reçue au Conseil départemental pour évoquer les conditions de travail et de rémunération des aides à domicile, fortement mobilisées pendant le confinement lié à la pandémie de Covid-19.

    « Les aides à domicile ont été en « première ligne », selon les mots du gouvernement, elles ont pris des risques pour leur santé et celle de leur famille, pourtant elles sont toujours sous-payées (15 indices de la convention collective sont en dessous du Smic, et une grande partie d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté). Et elles n’auraient même pas droit à une prime », dénoncent les syndicats. Ainsi, elles appellent à se réunir devant le Conseil départemental, ce jeudi à 10 h 30, pour se faire entendre car « nous sommes des salariées indispensables ».

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Arturo Murillo, ministre du Gouvernement de fait de la Bolivie

    Avec la Colombie pour exemple, le ministre du Gouvernement Arturo Murillo et le ministre de la Défense, López, sont en pleine phase de développement des « faux positifs » grâce auxquels ils cherchent à contribuer à faire retarder les élections de septembre, à faire pression pour que le MAS perde sa personnalité juridique et justifier une autre vague de répression de l'opposition politique et sociale dans le pays bien que la présidente de fait se soit vue obligée de promulguer la loi de convocation des élections après sa rencontre avec le président du Tribunal Suprême Electoral, Salvador Romero.

    Les sinistres plans du gouvernement de fait ne s'arrêteront pas. Les « durs » du cabinet veulent rester. Les 2 ministres ne se distinguent pas précisément par leur réflexion et leur intelligence. Tous 2 sont, comme dit le dicton populaire, des singes avec un couteau. Ils sont audacieux, évidemment, mais on note déjà qu'ils gèrent assez mal la méthode par laquelle l'Armée Colombienne a mis en place les faux positifs sous le gouvernement de l'ex-président Álvaro Uribe pour justifier la « chasse » - comme dirait Murillo en Bolivie - des guérilléros pour vendre à l'opinion publique l'idée qu'on était en train de vaincre les « terroristes » et pour justifier la violente répression des dirigeants sociaux colombiens. La méthode consistait à arrêter des drogués ou des alcooliques, à leur mettre des vêtements d'un groupe de guérilléros, à les exécuter et à les présenter comme ayant été abattus au combat.

    Revenons au pays qui se trouve au centre de l'Amérique du Sud. Ce qui va être fait, c'est semer et provoquer la violence – les 2 choses – qui, ajoutées à l'augmentation des cas suspects ou confirmés de de coronavirus, suite à l'irresponsabilité avec laquelle, depuis le début, ce Gouvernement agit, fourniront un prétexte pour mettre en place l'ajournement des élections qu'ils veulent éviter à tout prix.

    Il y a une semaine, une tour d'une entreprise de téléphonie privée est tombée dans la zone sud de Cochabamba. Murillo a immédiatement accusé le MAS d'être derrière ces actes terroristes. Coïncidence ou pas, plusieurs jours avant, un radiotélégramme a été envoyé à tous les responsables du renseignement de l'Armée bolivienne pour identifier la présence de soi-disant guérilléros. C'est à dire que l'homme qui pense que tout se résout grâce à la force soit n'était pas au courant de ce qui allait se passer ou était en train de préparer « l'ensemencement » de l'affaire. Dans le premier cas, il faut se demander pourquoi il n'a pas agi avant ce fait.

    Le 15 juin, 3 autres antennes situées à Santa Cruz (Yapacaní, Ichilo et San Juan) ont explosé sans qu'il y ait eu aucune enquête, le ministre de la Défense, Fernando López, a soutenu, faisant clairement allusion au MAS, que « les Forces Armées sont entraînées et en train de se préparer à défendre la démocratie et la vie des Boliviens. Le terrorisme n'est pas une façon de faire campagne. » Tout indique que ce sont des villageois de ces municipalités qui les ont brûlées sous prétexte que ce sont des antennes de technologie 5G qui diffusent le coronavirus.

    Avec plus de préjugés que d'autres choses ou par des actions délibérées peu sérieuses qui font penser qu'on est face à la méthode de « faux positifs, » Murillo a tourné son regard vers l'étranger, vers Buenos Aires, où est réfugié le président Morales, en affirmant sans avoir l'attitude responsable d'un homme d'Etat : « Qu'il soit bien clair pour ceux qui renversent les antennes, ceux qui les applaudissent et ceux qui l'ordonnent de loin ? Nous n'allons pas permettre la violence ni la chaos dans notre Patrie. »

    Murillo a l'air d'un apprenti face aux Colombiens. Et c'est là que se trouve la différence entre le haut professionnalisme de l'armée colombienne qui n'a jamais présenté ce type d'accusations sans leur donner un semblant de vraisemblance ou sans montrer les preuves qu'ils ont mises en place comme on l'a appris des années plus tard à propos des « faux positifs. » Rendre le MAS responsable de tout, qualifier de terroriste tout citoyen qui ne fait que protester et penser que le langage de la peur est suffisant pour gouverner est une arme à double tranchant qui, en général, coupe celui qui l'utilise.

    Enfin, ce que Murillo devrait expliquer, c'est pourquoi le MAS qui est en tête des intentions de vote serait derrière des actes de terrorisme. Ce n'est vraiment pas logique.

    Ernesto Reyes 

    Source en espagnol : http://www.cubadebate.cu/especiales/2020/06/22/bolivia-los-falsos-positivos-del-gobierno-de-facto/#.XvGrZyFR2-4

    Source en français (traduction de Françoise Lopez):  http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/06/bolivie-les-faux-positifs-du-gouvernement-de-fait.html

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  • La faculté de médecine de Brest, où se retrouveront, en deuxième année, les seuls 20 % environ d’étudiants admis à l’issue des épreuves du concours de Paces.La faculté de médecine de Brest, où se retrouveront, en deuxième année, les seuls 20 % environ d’étudiants admis à l’issue des épreuves du concours de Paces.

    L’épreuve de spécialité médecine pour les étudiants en première année de la faculté de Brest a viré au cauchemar, lundi. En cause, une feuille manquant à tous les sujets. La goutte de trop, surtout, pour des étudiants déjà « complètement rincés » et à qui rien ou presque n’aura été épargné.

    Des étudiants « pris de malaise », d’autres « craquant totalement », « sur le point de vomir », « criant » ou « pleurant », et bientôt rejoints par des parents « hurlant » leur « colère » tandis qu’ils attendaient leur progéniture sur le parking : c’est peu dire que la dernière épreuve de la journée de lundi du concours de Paces (1), organisé au parc des expos de la Penfeld, ne s’est pas passée comme prévu, selon plusieurs témoins.

    Sur le pont depuis le 28 août dernier, les quelque 800 étudiants brestois en première année de médecine auraient dû passer leurs examens la semaine du 27 avril. Une perspective déjà angoissante, seuls 20 % des inscrits ayant une chance d’obtenir leur concours, sans possibilité de redoublement (depuis l’an dernier). Le Covid étant passé par là, un premier report leur a été signifié, à fin mai. Puis un autre, et un autre encore, jusqu’à ce que les dates du 22 et 23 juin soient retenues. Déjà, un véritable « supplice » en soi, selon Catherine (2), mère d’une étudiante concernée.

    « Panique totale »

    Avec des examens concentrés sur deux jours au lieu de cinq en temps normal (pour limiter au maximum les flux entrants et sortants, du fait des mesures sanitaires en vigueur, Ndlr), les étudiants brestois n’avaient pas moins de quatre épreuves à passer, lundi. « Les premiers groupes, dont le mien, sont arrivés dès 11 h 30 au parc des expos », explique Marie (2), étudiante. Sans possibilité de se déplacer (sauf besoin pressant) ni de sortir et contraints de manger à même leur table d’examen, les élèves devaient passer leur dernière unité d’enseignement (la spécialité « médecine ») à 18 h. Déjà « à bout de nerfs » selon Marie, ils n’ont finalement pu commencer leur épreuve qu’à… 19 h 15. « Ça a pris un temps fou à distribuer les sujets, sans qu’on sache pourquoi. Tout le monde se regardait sans comprendre ce qu’il se passait. Quand on a finalement pu retourner le sujet qui avait été déposé sur notre table, le professeur responsable de la surveillance nous a dit qu’il y avait une erreur dans le QCM n° 6. C’est là que des mains ont commencé à se lever, une puis deux, puis toutes, quand on s’est rendu compte qu’il manquait une page… Ça a été la panique totale… ».

    Une « responsabilité collective »

    S’en sont suivies les scènes décrites plus haut, avant que les parents, massés dehors depuis 19 h (l’heure de sortie prévue) ne voient « des élèves arrivant en courant et en larmes », raconte Catherine. S’il ne veut pas « chercher d’excuse », le professeur Berthou, doyen de la faculté de médecine, explique que « la responsabilité est collective » et avant tout liée « au contexte dans lequel nous nous trouvons ». « Nous ne sommes pas dans une situation normale. Nous souhaiterions tous l’être, mais ce n’est pas le cas », déplore-t-il encore. Entre des « directives ministérielles » tardant à venir, des « autorisations préfectorales » à obtenir, des « mesures de télétravail » compliquant l’organisation et autres « normes sanitaires à respecter », l’intéressé concède que « ce concours se déroule dans des conditions très difficiles ». Les étudiants concernés devront, eux, repasser leur épreuve, ce mercredi, à 13 h 45…

    Thierry Dilasser

    1. « Première Année Commune aux Études de Santé » (médecine, pharmacie, sage-femme, dentaire et kiné).2. Prénom d’emprunt.

    source: https://www.letelegramme.fr/

     

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  • Quatre mois de prison ferme pour s’en être pris aux policiers

     

    Le contrôle avait mal tourné, samedi soir à Kermoysan. Reconnu coupable d’outrage, de rébellion, de violences et de menaces de mort envers des policiers, un jeune homme a été condamné, ce mardi, à de la prison ferme.

    « Ce n’est pas vrai ». Jugé en visioconférence depuis la maison d’arrêt de Brest où il est incarcéré depuis lundi, le jeune prévenu réfute catégoriquement les faits de violences et les menaces de mort qui lui sont reprochés par le tribunal. Âgé de 18 ans, le jeune homme, jamais condamné par le passé, avait fait l’objet d’un contrôle d’identité par les policiers de la brigade anticriminalité du commissariat, samedi soir peu avant minuit. En compagnie de son petit frère et d’un ami, il écoutait de la musique au pied des immeubles du quartier de Kermoysan.

    « La question aurait pu être réglée en une heure », souligne l’avocate des policiers. Oui mais voilà, dans l’impossibilité de présenter ses papiers, le jeune homme aurait outragé les policiers. Et refusé de se soumettre à l’interpellation, se débattant avec violence, selon le procès-verbal des forces de l’ordre. Les policiers avaient même dû renoncer à l’interpellation du petit frère, encerclés par une dizaine de jeunes du quartier.

    « Les faits sont intolérables »

    Ce mardi, deux versions se sont pourtant opposées devant le tribunal. « Il reconnaît avoir résisté, mais pas avec violence », soutient l’avocate du jeune homme pour qui les mouvements de jambes ne constituent pas des violences. « Il était agité mais n’a pas donné de coups de pied », insiste-t-elle.

    Les policiers avaient dû faire usage d’un pistolet à impulsion électrique après avoir appelé des renforts. La preuve, pour la procureure Collobert, d’une rébellion. Les violences se seraient poursuivies dans la voiture banalisée et au commissariat, allant jusqu’à des menaces de mort dénoncées par les policiers.

    Pour la magistrate du parquet, l’affaire témoigne d’une montée des violences à l’encontre des forces de l’ordre : 110 agressions quotidiennes. « Elles ont augmenté de 60 % en 20 ans. Les délinquants ne s’arrêtent pas aux outrages. Les faits commis sont intolérables », martèle la procureure avant de requérir huit mois de prison dont quatre mois ferme.

    Interdit de séjour à Kermoysan

    Arrivé en France il y a deux ans comme mineur isolé, le jeune homme a rejoint la Bretagne il y a trois mois, pour y retrouver ses parents. Scolarisé dans un lycée quimpérois et logé à Douarnenez dans le cadre d’un contrat jeune majeur, le prévenu ne semble pas poser de difficultés d’intégration selon l’association à qui il a été confié. Oui mais voilà, la procureure appuie sa démonstration par des informations du tribunal de Bobigny évoquant des antécédents de violences contre les forces de l’ordre. « Il n’y a aucun élément sur ces faits prétendus à Bobigny », rétorque la défense.

    Samedi soir, les policiers avaient pourtant laissé partir l’ami du jeune homme, pas davantage en mesure de présenter sa carte d’identité. Lui, ne s’était pas opposé au contrôle.

    Au terme de son délibéré, le tribunal a suivi les réquisitions. Incarcéré pour quatre mois, le jeune homme sera notamment interdit de séjour à Kermoysan à sa sortie.

    Jean Le BORGNE

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  • Caroline Guyader, Pascal Jacq, Estelle Tanguy, Catherine Ferrant, Joseph Bonis et Yann Bourriche du bureau Sud Santé du centre hospitalier de Cornouaille. Caroline Guyader, Pascal Jacq, Estelle Tanguy, Catherine Ferrant, Joseph Bonis et Yann Bourriche du bureau Sud Santé du centre hospitalier de Cornouaille. 

    Au centre hospitalier de Cornouaille (Quimper-Concarneau), Sud Santé tire la sonnette d’alarme au début d’un été que le syndicat entrevoit « compliqué » pour les personnels.

    « Nous avons vécu cette période du Covid dans un esprit cohérent d’équipe. Aujourd’hui, nous repartons dans nos travers ». Pour les représentants Sud Santé du centre hospitalier de Cornouaille (Quimper-Concarneau), cet été s’annonce encore plus tendu que les précédents « car les équipes sont épuisées et les problèmes d’organisation et de remplacement refont surface ».

    Joseph Boniz, secrétaire du syndicat Sud, qui travaille aux urgences de nuit à Quimper, illustre la situation avec son propre vécu. « Il y a une dizaine de jours, le vendredi soir il n’y avait plus de lit disponible alors que le samedi et le dimanche sont toujours plus chargés. On recommence comme avant. Il y a un manque cruel de lits et des conditions de prise en charge aberrantes ». Et l’aide soignant estime que la zone d’attente pour 12 patients aménagée aux urgences ne peut pas fonctionner sans personnel soignant dédié.

    « Nous repartons sans pause vers un été très lourd »

    Pour Sud, le manque de moyens humains, dénoncée depuis des années, est toujours d’actualité. « Cet été il y aura peut-être moins de touristes dans la région, ce qui limitera le nombre des patients de ce côté, mais il y aura aussi une activité soutenue suite au report de nombreuses interventions pendant la pandémie », souligne Catherine Ferrant qui travaille en ehpad.

    « Le personnel est épuisé après cette période, continue Pascale Jacq. Il doit aussi faire face à des tensions, plus d’agressivité chez les patients, les familles. Dans les ehpad, la charge de travail est plus élevée avec des résidents qui ont un parfois un syndrome de glissement alors que l’on est revenu à des effectifs normaux. Or la direction ne raisonne qu’en termes mathématiques. Nous avons supporté le stress de la pandémie, et nous repartons sans pause vers un été très lourd. Et nous savons que, comme chaque été, il sera difficile au personnel de prendre plus de 15 jours de congé consécutifs ».

    Les syndicalistes rappellent que la direction avait évoqué une légère augmentation du déficit en début d’année. Ils craignent que la situation, dégradée par la perte d’activité due à la crise, aboutisse à une augmentation des non-remplacements des absences et une dégradation des conditions de travail.

    Ronan LARVOR

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  • Au sein du pôle n°1, où une trentaine de soignants ont été atteints du Covid-19, des infirmières vivent comme « une injustice » les différents niveaux de prime attribués. Au sein du pôle n°1, où une trentaine de soignants ont été atteints du Covid-19, des infirmières vivent comme « une injustice » les différents niveaux de prime attribués. 

    De 500 € à 1 500 €, tous les soignants de l’hôpital de Brest ne toucheront pas à la même hauteur la prime Covid, promise par le gouvernement. Un échelonnement qui crée des tensions et un sentiment d’injustice entre les personnels.

    « De 500 € à 1 500 €, la différence est énorme. C’est quasiment un mois de salaire, vous imaginez ? Comment peut-on décider que des gens méritent une plus grosse prime que d’autres ? On a tous été au front, on a tous été exposés. C’est totalement injuste ». Ce cri du cœur émane d’une infirmière du CHU de Brest, qui, soucieuse des conséquences que sa parole pourrait avoir sur la suite de sa carrière, préfère garder l’anonymat. Avec une dizaine de ses collègues, elle souhaite mettre des mots sur un « ras-le-bol », une « incompréhension générale » devant l’attribution des primes exceptionnelles promises par le gouvernement pour les soignants engagés dans la lutte contre le Covid-19.

    En France, il a été décidé d’attribuer une prime de 1 500 € aux soignants des départements les plus touchés par l’épidémie et 500 € aux personnels des autres départements (dont le Finistère). Une dérogation a été accordée à 79 établissements de santé en France, dont le CHU de Brest fait partie. Ceux-ci sont autorisés à porter cette somme à 1 500 € à une condition : que cela ne concerne que 40 % des effectifs de l’hôpital brestois. En clair : 60 % des professionnels du secteur sanitaire toucheront 500 € de prime et 40 %, 1 500 €. La prime pour les professionnels du médico-social s’élève, elle, à 1 000 €.

    « La frustration est énorme »

    C’est bien là tout le nœud du problème, qui pourrait être source de tensions entre les services. « C’est malsain et cela nourrit un profond sentiment d’injustice », râle une infirmière du pôle n° 1 de la Cavale-Blanche. « Si on cherchait à monter les gens les uns contre les autres, on ne s’y prendrait pas autrement ». Ce qui fait dire à l’une de ses collègues en blouse blanche : « Vous savez comment on a appris qu’un autre service avait la prime à 1 500 €, et pas nous ? On les a entendus applaudir un jour. Et quand on est allés aux renseignements, ils venaient d’avoir un e-mail les informant de la nouvelle. La frustration est énorme ».

    La Direction des ressources humaines du CHRU dit comprendre « ce sentiment d’injustice pour certains professionnels. Mais nous avions la possibilité de permettre à 40 % des agents de toucher une meilleure prime, financée par des fonds spécifiques. Il ne s’agit pas des fonds propres de l’hôpital. Refuser cette prime, ça voulait aussi dire priver des agents d’une aide non négligeable ».

    Quels critères pour attribuer les primes ?

    Les critères choisis, eux, ne sont pas dévoilés. On évoque le degré d’exposition à la maladie et le niveau de réorganisation nécessaire dans les services. « Ça ne peut pas être un argument », insiste une infirmière. « Chacun d’entre nous, à son niveau, a été exposé. On est revenus sur nos week-ends et nos jours de repos. On a mis entre parenthèses notre vie de famille. Certains, atteints par le Covid car ils n’étaient pas assez protégés au début de la crise, ont même contaminé leurs proches ».

    Fortement touché par le Covid-19, où une trentaine de soignants ont contracté la maladie, le pôle n° 1 en est l’illustration. Au sein de ce bâtiment de trois niveaux, comprenant, notamment, la médecine interne, la cardiologie, la chirurgie cardiaque, thoracique et vasculaire, ou encore la pneumologie, tous ne bénéficieront pas de la même prime. « Le pôle n° 1 était un cluster, on a tous été en contact avec des malades à un moment ou à un autre. On a eu une surcharge de travail, on a fait front. Pour, au final, être divisés de la sorte. C’est un manque terrible de reconnaissance ».

     

    Rémy Quéméner

    source: https://www.letelegramme.fr

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  • La CGT appelle à un débrayage ce mardi au conseil départemental

    La CGT appelle les agents du conseil départemental du Finistère à un débrayage, ce mardi 23 juin, de 10 h à 12 h. Un rassemblement sera organisé à 10 h 30 sur le parvis de la maison du Département, à Quimper, et le syndicat appelle à d’autres rassemblements devant tous les locaux de travail du conseil départemental hors Quimper.

    Le syndicat entend protester contre « la dégradation des conditions de travail et le manque d’effectifs dans de nombreuses directions ». Évoquant un « ras-le-bol au conseil départemental du Finistère », le syndicat déplore, dans un tract, « un mépris pour les premiers de corvée ». Il évoque aussi des cas « de maltraitance, de harcèlement, de souffrance au travail, de discrimination syndicale ».

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Des salariés de La Halle manifestent devant La Halle aux chaussures de Brest. 

     

    À Brest, ce samedi après-midi, les salariés de différents points de vente de La Halle affichaient leur crainte de reprises au rabais de l’entreprise

    Une quinzaine de salariés ont manifesté, ce samedi après-midi 20 juin 2020, à Brest. En jeu : leur avenir, dans le cadre du redressement judiciaire. Les différents magasins de la marque, propriété de Vivarte, pourraient être repris par différentes entreprises : Beaumanoir, Lidl, Aldi, etc.

    Dès le matin, ces salariés s’étaient mis en grève, pour la journée. Un geste presque symbolique. « On le fait pour dire qu’on se bat, mais les choses sont actées », lance ainsi une salariée.

    L’une des personnes présentes s’indigne des conditions de reprise. « Beaumanoir n’a pas de cadre dans ces magasins, affirme-t-il. Notre salaire sera maintenu pendant quinze mois, mais ensuite ça sera revu à la baisse. »

    « On ne sait pas qui va rester »

    Les conditions financières font un peu grincer des dents aussi, comme le fait que des repreneurs pourraient récupérer du stock pour un euro symbolique, voire se faire payer d’autres fournitures pour la rentrée.

    Ce qui inquiète aussi les travailleurs présents ce samedi, c’est l’avenir personnel de chaque salarié. « Même le directeur régional est dans le même bateau. On ne sait pas qui va rester. » Ils ont accepté l’idée que des licenciements aient lieu, mais préféreraient être fixés, et bénéficier d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) solide, pour pouvoir rebondir.

    « Vendus comme meubles »

    « On va être vendus comme meubles, mais on ne sait pas dans quelles conditions, déplorent-ils. On ne sait pas à quelle sauce on va être mangés. » Or, certaines offres pourraient réduire les ressources disponibles pour le PSE. Ainsi, nos confrères du Monde ont évoqué la possibilité que Beaumanoir reçoive l’équivalent de 75 millions d’euros de stocks, ainsi que 50 millions d’euros pour la collection à venir.

    Une hypothèse évoquée également par une des personnes présentes au rassemblement, qui préférait être licenciée en bonne et due et forme, plutôt que de se voir imposer les conditions d’une reprise.

    Cyrille CRESPY

    source: https://www.ouest-france.fr/

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