• Olivier Cuzon est contre les minutes de silence dans les établissements scolaires.Olivier Cuzon est contre les minutes de silence dans les établissements scolaires

    S’ils sont victimes de violences dans leur classe, ils voudraient bénéficier de la « protection fonctionnelle » de leur ministère… Entretien avec Olivier Cuzon, enseignant et militant syndical, qui participera ce mercredi 21 octobre 2020, à 18 h, place de la Liberté à Brest (Finistère), au rassemblement d’hommage à Samuel Paty, professeur assassiné par un islamiste.

    Entretien avec Olivier Cuzon, responsable à Sud Éducation et membre de la Ligue des droits de l’Homme

    En tant que professeur de physique, avez-vous repéré des « signes » de radicalisation islamiste chez des lycéens ?

    Il faut faire très attention à ne pas stigmatiser les élèves musulmans. Nos élèves sont d’abord des jeunes, et à ce titre, ils sont parfois contestataires. Il ne faudrait pas confondre une simple provocation avec une radicalisation islamiste ! Mais, il est vrai que depuis quelques années, nous voyons des remises en cause. Ça concerne la laïcité, l’égalité entre les filles et les garçons, la sexualité, etc.

    Une minute de silence sera observée le 2 novembre dans les établissements scolaires, en hommage à Samuel Paty. Qu’en pensez-vous ?

    Je suis contre les minutes de silence dans les établissements scolaires ! Ce n’est pas le lieu. Cette communion dans la tristesse doit se dérouler dans un lieu public où chacun est libre de venir ou pas. On ne peut pas imposer d’être triste en classe à des jeunes ! Au contraire, ça peut les pousser à chercher à se distinguer, être dans la provocation et à contester.

    Êtes-vous toujours libre d’enseigner dans vos classes ?

    Les enseignants sont souvent seuls. Notre ministère ne nous soutient pas beaucoup. Nous réclamons la « protection fonctionnelle » pour les enseignants agressés dans l’exercice de leur fonction, comme c’est souvent le cas pour le ministère de l’Intérieur avec les policiers. Notre ministère devrait porter plainte systématiquement. Qu’on se sente soutenus !

    On vous sent un peu déprimé…

    On a un coup au moral ! Je crains que les enseignants ne s’autocensurent. L’école doit rester un lieu de partage de savoirs, d’échanges et de réflexion. Elle reste un des meilleurs outils de la lutte contre le fanatisme.

    Propos recueillis par Laurence GUILMO

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Le CGT demande « une augmentation des effectifs » et « une adaptation de l’activité ».La CGT demande « une augmentation des effectifs » et « une adaptation de l’activité ».

    Selon le syndicat CGT du CHRU de Brest, de « nombreux services se retrouvent en grande difficulté pour accueillir des patients Covid ou en suspicion Covid à moyens constants, tout en devant assurer leur propre activité ».

    Le syndicat CGT Brest-Carhaix se dit « très inquiet » concernant l’organisation du CHRU Brest-Carhaix face au rebond du Covid-19. « Malgré une progression inquiétante de l’épidémie, y compris dans la région brestoise, le CHRU a pris le parti de maintenir l’ensemble de l’activité hospitalière et de ne pas renouveler le dispositif mis en place en mars. De nombreux services se retrouvent en grande difficulté pour accueillir des patients Covid ou en suspicion Covid à moyens constants, tout en devant assurer leur propre activité. » Tous les sites seraient concernés : psychiatrie, Cavale-Blanche, Guilers, Morvan.

    Selon le syndicat, d’autres services, comme au bâtiment 5 de l’hôpital Morvan, « doivent modifier leur organisation et changer de locaux toujours sans effectifs supplémentaires et à activité constante ». Le manque de lits d’hospitalisation majorerait les problèmes. 

    Grève à partir de ce mardi 20 octobre

    Une grève est annoncée à partir de ce mardi 20 octobre 2020, en chirurgie ambulatoire de Morvan, à l’hôpital de jour organes des sens, l’hôpital de jour pédiatrique, l’unité médico-chirurgicale pédiatrique et pour les agents de service du bâtiment 5 à Morvan, pour dénoncer un changement d’organisation. 

    La CGT a alerté la direction. Elle demande « une augmentation des effectifs » et « une adaptation de l’activité ».

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Le courageux peuple bolivien vient de donner une gifle monumentale à coup de bulletin de vote à l’impérialisme américain et ses vassaux de l’Union Européenne : chassant dès le premier tour la dictature militaro fasciste mise en place à l’automne 2019 par un coup de force qui avait contraint Evo Morales à l’exil. Déjà, Evo Morales avait gagné dans les urnes sa rélection.

    Si les résultats officiels ne sont pas encore publié, les sondages sortis des urnes sont sans appel, le candidat du MAS a obtenu le soutien de 53% des votants dès le premier tour, très loin devant le candidat de la droite putchiste laissé à plus de 20 points de distance

    Au soir de l’élection, le nouveau président bolivien, candidat du Mouvement pour le socialisme (MAS) le parti d’Evo Morales, Luis Arce, a annoncé les résultats des urnes selon lesquelles le MAS avait remporté les élections générale avec 52,4% des voix.
    “Nous connaissons les résultats etnous voulons remercier le peuple bolivien (…) nous remercions tous nos militants, nous avons franchis une étape importante, nous avons retrouvé la démocratie et l’espoir » a déclaré Luis Arce.

    “notre compromis est de travailler, de faire avancer notre programme. Nous gouvernerons tous les Boliviens. Nous construirons l’union de notre pays”, a t il souligné
    «Nous sauverons l’économie du pays. Nous avons l’obligation de recréer notre processus de changement, d’apprendre et de corriger nos erreurs», précise Luis Arce.

     

    Le nouveau président a remercié également la partie de la communauté internationale qui a soutenu soutenir le processus électoral qui s’est développé avec beaucoup de polarisation et de tension, “Remercions les observateurs qui ont eu la gentillesse de venir chez nous et d’écouter nos précocupatios pour garantir le système électoral », a- t’il ajouté. Rappelons que l’Argentine a joué un rôle important pour soutenir le processus électoral de rétablissement de la démocratie. Alors que les USA et l’Union Européenne commanditaire et soutien des putschistes ont au contraire tourner le dos aux urnes dont ils avaient refusé le verdict en 2019.

    “Les résultats montrent que notre peuple est sage et nous répondrons avec toutes ses attentes”, a conclu le président.

    Comme une bonne nouvelle en appelle parfois d’autre, l’alliance formée par R Correa, l’Union pour l’Espérance, vient d’imposer son droit à participer aux élections de 2021 en Equateur.

    JBC 

    source: https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/53-luis-arce-et-le-mas-devo-morales-gagnent-la-presidentielle-en-bolivie-pour-retablir-la-democratie/

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  • « Nous devons construire des ponts de compréhension mutuelle et de coopération entre les pays et ne pas ériger de murs de sanctions » (Igor Fissenko)

    Son excellence Igor Fissenko reçoit une délégation du PRCF emmenée par Aymeric Monville et Fadi Kassem.

    Entre la France et le Bélarus, « nous devons construire des ponts de compréhension mutuelle et de coopération entre les pays et ne pas ériger de murs de sanctions ».

    Entretien avec son excellence l’ambassadeur du Bélarus, Igor Fissenko, par Aymeric Monville, secrétaire de la commission internationale du Pôle de Reconnaissance Communiste en France

    À l’occasion d’une rencontre entre les représentants de l’ambassade biélorusse à Paris et une délégation du PRCF et de son organisation de jeunesse, son excellence l’ambassadeur Igor Fissenko a bien voulu répondre à nos questions sur la tentative, l’été dernier de « révolution orange » (ou plutôt de « contre-révolution » tant cet événement tend à détruire ce qui demeure de soviétique dans ce pays). L’occasion de comprendre les caractéristiques sociales du pays et d’en appeler à l’amitié entre nos deux peuples, unis naguère dans la lutte contre le fascisme.


     : Ultra violence dans une tentative de putsch
    au soir des élections présidentielles de 2020

    Aymeric Monville pour Initiative Communiste :  Il semble que depuis août dernier, le Belarus a vécu sous la menace d’une « révolution orange », comme pour le Maïdan en Ukraine en 2014. Quelles sont néanmoins les différences entre les contextes bélarusse et ukrainien ? Est-ce que tout va revenir à la normale ou est-ce que la situation risque d’empirer, comme en Ukraine ?

    Igor Fissenko : Toute révolution provoque inévitablement une crise profonde du pays, la dégradation des instituts sociaux, la dépression économique et le désordre. La révolution colorée est a priori l’ingérence extérieure aux affaires d’un pays souverain. Et bien sûr qu’avec toute tentative d’ingérence c’est l’épreuve de la stabilité du pays qui y résiste.

    Je n’ai pas analysé minutieusement les contextes bélarusse et ukrainien mais ce qui est évident – la différence de la situation économique et des standards de vie des gens en Ukraine en 2014 et au Bélarus en 2020. Au cours des dernières années la situation au Bélarus était stable. Il y a eu une croissance constante de l’économie et du bien-être des citoyens. Aleksandre Loukachenko a remporté les élections avec 80 pour cent des suffrages. Tous ceux qui ont voté pour lui ont soutenu la stabilité et le développement durable de notre pays.

    Les manifestations ne mobilisent plus à Minsk

    Il est naturel que les tentatives des forces extérieures d’ébranler la situation dans le pays n’ont pas réussi. À l’heure actuelle, les prétendues «manifestations» ont perdu leur caractère de masse et prennent la forme d’un carnaval, comme la «marche des femmes aux parapluies blanc et rouge».

    Néanmoins les pouvoirs entendent et prennent certainement en compte les voix et les opinions des Bélarusses qui prônent des changements et une transformation du système politique dans notre pays. Une partie importante de la société a formulé une demande stable de changements, de changements dans le système politique. Cependant, ce dialogue n’est possible qu’en stricte conformité avec la législation nationale. Il est à souligner qu’il ne doit pas être établi pour plaire à qui que ce soit, sous la pression de la rue ou avec une médiation extérieure. Il devrait viser exclusivement un développement évolutif de la société et du système politique bélarusse.

    Aymeric Monville pour Initiative Communiste: On parle beaucoup d’ingérence polonaise et lituanienne, y compris de milices fascistes, qui viennent d’Ukraine pour déstabiliser le gouvernement biélorusse. Pouvez-vous nous donner plus d’informations à ce sujet ?

    Igor Fissenko : Le Bélarus se trouve à la croisée des intérêts géopolitiques de l’Est et de l’Ouest. Notre pays est enserré entre deux pôles de puissance – la Russie d’une part et l’ de l’autre.

    Quant aux événements qui ont suivi la campagne électorale, je parle des protestations et du désordre, on ne peut les qualifier que des tentatives de jeux géopolitiques et d’ingérence dans les affaires du Bélarus. Malheureusement le fait que notre pays se soit confirmé comme un État indépendant n’était pas acceptable pour tout le monde. Notre président a évoqué à plusieurs reprises les faits d’ingérence de certains pays de l’Ouest au Bélarus. Et bien sûr qu’il devait réagir de façon tout à fait adéquate à ces menaces.

    Les autorités bélarusses ont des faits avérés qui disent que les manifestations au Bélarus ont été minutieusement planifiées et préparées, coordonnées, notamment par le biais de réseaux sociaux étrangers. Par exemple, la chaîne Telegram «NEXTA», dont les activités, selon certains rapports des médias, sont coordonnées par le «Groupe central d’actions psychologiques» des forces armées polonaises (Centralna Grupa Dzialan Psychologicznych). Le créateur de la chaîne, un citoyen bélarusse, a obtenu l’asile politique en Pologne. Il y a eu également d’autres tentatives d’ingérence étrangère dans les affaires intérieures du Bélarus, y compris avec le soutien de certains candidats alternatifs. Il s’agit d’une pression médiatique et psychologique sans précédent sur les autorités, du dénigrement des pouvoirs, de la persécution de fonctionnaires, d’incitations aux désordres.

    À l’heure actuelle, l’idée de créer un «État parallèle» est en train d’être imposé au Bélarus depuis l’étranger. Tous les instruments possibles sont utilisés moyennant des technologies politiques sophistiquées afin d’affaiblir l’État, de diviser la société, de déclencher des conflits et des heurts religieux, ce qui contredit la nature pacifique du peuple bélarusse.

    Le Bélarus a reçu plusieurs offres d’aide extérieure pour résoudre la situation politique intérieure. De point de vue des pouvoirs, le problème de toutes ces propositions est qu’elles impliquent un dialogue «sans alternative» sur le transfert de pouvoir. Il faut évaluer de manière réaliste la situation actuelle. Le pouvoir au Bélarus reste stable, même si cela déplait à quelqu’un d’autre.

    Mobilisations dans toute la Biélorussie au gouvernement et contre la tentative de putsch

    Aymeric Monville pour Initiative Communiste: Quelles sont les caractéristiques du régime actuel au Belarus du point de vue social ? Quelles sont les différences majeures par rapport à ses voisins?

    Igor Fissenko : Au Bélarus le soutien du peuple reste prioritaire de la politique sociale. Ce facteur contribue pleinement à la stabilité et la prévisibilité, si vous voulez, dans la société du pays depuis bien longtemps.

    Malgré les tendances mondiales, le Bélarus a gardé le système social fiable, notre éducation et la médecine sont gratuits. Chaque citoyen est aussi assuré du point de vue des retraites, chaque mère bénéficie d’un soutien financier pour la naissance des enfants, chaque enfant reçoit une éducation gratuite. Les hommes et les femmes sont égaux en droits dans tous les domaines d’activité.

    Minsk

    Parfois on pense que le Bélarus a pris pas mal d’expérience de l’Union Soviétique. Beaucoup de gens se souviennent de l’ et de ses fortes garanties sociales. Surtout quand on parle des personnes âgées. Je peux dire que le Bélarus a su assumer l’expérience positive de l’URSS en matière sociale et bénéficie des avantages de soutien du peuple qui existaient à l’époque et qui étaient vraiment efficaces. Ce fait nous rend différents de certaines anciennes républiques de l’Union Soviétique, dont le capitalisme est devenu la principale valeur de l’État.

    Aymeric Monville pour Initiative CommunistePourquoi ce pays a-t-il opté pour Loukachenko en 1994 alors que tous les anciens pays socialistes avaient basculé dans le capitalisme néolibéral ? Le livre de Stewart Parker (publié en français en 2019 aux éditions Delga) présente votre pays comme “La Dernière République soviétique” ; en quoi cette qualification vous semble-t-elle pertinente?

    Igor Fissenko : La construction de l’économie indépendante du Bélarus était basée sur la poursuite du développement, abandonnant les réformes de choc. En tant que modèle prometteur pour le développement de l’Etat, une économie de marché avec une orientation sociale a été adoptée. Alexandre Loukachenko, qui est arrivé au pouvoir lors des élections de 1994 et qui reste toujours le Président du Bélarus, en effet a créé le pays. Tous les aspects fondamentaux du développement économique du pays ont été posés avec sa participation directe. En effet pendant la période de sa présidence notre pays est devenu d’un atelier d’assemblage, qu’elle était à l’époque soviétique, un État souverain et indépendant européen.

    Au fil des années, le Bélarus a prouvé en pratique sa viabilité économique. Le pays s’est progressivement tourné vers les principes du marché. Dans le même temps, il a évité les bouleversements profonds subis par de nombreux États post-soviétiques.

    À mon avis, le peuple bélarusse a élu Loukachenko au poste du Président pour sa décision sage: construire un modèle d’État pour le peuple, en s’appuyant sur l’expérience des pays prospères et développés, y compris en prenant le meilleur de l’URSS. C’est probablement pour cette raison que le livre de Stewart Parker présente le Belarus comme la «Dernière République soviétique».

    Aymeric Monville pour Initiative Communiste: Le Bélarus est, de toutes les Républiques soviétiques, celle qui a payé le plus lourd tribut dans la lutte décisive contre le fascisme. Beaucoup de Français n’ont pas oublié le rôle majeur de l’URSS et donc particulièrement de votre pays dans leur Libération et éprouvent un sentiment de gratitude toujours intact. Que pouvons-nous faire ici en France pour que cessent ces menaces contre la souveraineté de votre pays?

    Igor Fissenko : Oui, en effet, il y a 75 ans les Bélarusses et les Français se battaient côte à côte pour la liberté de toute l’humanité. Et ce ne sont pas seulement de beaux mots. Au moins 54 soldats français ont combattu dans les rangs des unités de résistance sur le territoire du Bélarus.

    En outre, environ 300 Bélarusses ont combattu dans les rangs de la Résistance française, y compris la seule guérilla féminine «Rodina» [cliquer ici pour en savoir plus NDLR], composée de 37 jeunes femmes. L’amitié de nos peuples est liée par le sang de nos héros. Je suis convaincu que sur la base de cette amitié aussi, nous devons construire des ponts de compréhension mutuelle et de coopération entre les pays et ne pas ériger de murs de sanctions.

    Nous connaissons l’attitude amicale des Français à l’égard de notre pays et espérons que les citoyens français ordinaires pourront transmettre à leurs dirigeants l’appel au développement de relations égales et mutuellement bénéfiques entre la France et le Bélarus au lieu d’une politique de sanctions et d’accusations injustifiées.

    Aymeric Monville pour Initiative CommunistePendant le dernier temps votre Ambassade a été attaquée plusieurs fois: nous avons vu les traces des actes du vandalisme dans les murs du bâtiment. Vous vous sentez en sécurité en France ?

    Igor Fissenko : Il faut voir d’abord la situation générale en matière sécuritaire en France et à Paris notamment. On constate des cas d’agressions, y compris contre les ambassades, qui ont été fixés beaucoup plus tôt. Je sais de mes collègues du corps diplomatique des cas de voitures brûlées et de vandalisme pendant ces quelques dernières années.

    Depuis le mois d’août l’Ambassade du Bélarus a subi quatre actes d’agression. Les actes les plus graves et les plus dangereux ont été commis par des partisans présumés du mouvement anarchiste. Dans la nuit, des inconnus ont jeté des bouteilles de peinture rouge, verte et bleue dans le bâtiment de l’Ambassade. La façade du bâtiment, les fenêtres, le véhicule de la mission ont été gravement endommagés. Le 11 septembre dernier des partisans du mouvement radical «Femen» ont attaqué le bâtiment de l’Ambassade du Bélarus, ont pénétré sur son territoire et ont placé divers objets.

    Tous ces actes d’agression ont été filmés par de nombreuses personnes, des représentants des médias, des blogueurs, etc., venus avec des provocateurs et diffusés en direct sur Internet. Cela ne peut que causer des sentiments d’anxiété et de confusion lorsque l’on voit comment de telles choses peuvent se produire dans un État civilisé. Si cela se produisait au Bélarus, ce fait aurait reçu la plus grande attention de la part des autorités, afin d’éviter que des incidents ne se reproduisent.

    Bien sûr que les locaux de la mission diplomatique sont inviolables et l’État accréditaire a l’obligation spéciale de prendre toutes mesures appropriées afin d’empêcher que les locaux de la mission ne soient envahis ou endommagés. C’est la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques qui le stipule. Et je suis certain que les autorités françaises veuillent à ce que la sécurité des missions diplomatiques en France soit assurée.

    Macron affichant son soutien ouvert à la tentative
    de renversement des autorités biélorusses.

    Aymeric Monville pour Initiative Communiste:  Le Président Macron dans une interview au Journal du dimanche le 27 septembre avait déclaré que le Président bélarusse «doit partir». Alexandre Loukachenko a rétorqué que son homologue français devrait «moins regarder autour» et «s’occuper, enfin, des affaires intérieures de la France». À votre avis, qu’est-ce qu’il faut faire pour rétablir le dialogue entre les deux pays?

    Igor Fissenko : Le Bélarus et la France sont des pays appartenant à des alliances politiques et économiques différentes, mais historiquement étroitement liés et territorialement inscrits dans le même continent européen. Il faut l’apprécier et renforcer nos liens. Je suis convaincu que le langage de la force est une voie erronée. Chacun sait que si quelqu’un a recours à des propos inadmissibles il se heurtera une riposte adéquate.

    Je voudrais rappeler que l’histoire de nos relations remonte à des siècles, qui ne sont pas basées seulement sur la politique.

    Comme dans les autres États européens, nous avons aussi admiré les philosophes français, la littérature et le théâtre. La culture française a eu une influence significative sur le développement de la culture bélarusse. Par exemple, dans le palais Niasvizh, la grande cour d’honneur est faite dans les traditions de la Renaissance française. Il y a même une expression «Niasvizh est un petit Paris».

    Le nom du Jean-Emmanuel Gilibert, natif de Lyon, qui a créé à Grodno le jardin botanique, l’Académie de médecine, l’hôpital, l’école d’obstétrique et l’école vétérinaire, est inscrit en lettres d’or dans l’histoire de Grodno.

    Au XVIIIe siècle, les pièces de Molière et de Voltaire ont été mises en scène à Niasvizh. L’éminent chorégraphe français Louis Dupré est en fait le créateur de notre ballet. Il a mis en scène des spectacles à Slonim et Niasvizh.

    La célèbre École de Paris a été largement formée par des artistes nés sur le sol bélarusse. Il n’y a pas si longtemps, nous avons également reçu des confirmations que Charles de Gaulle, pendant la Première Guerre mondiale, était en captivité à Szczuczyn bélarusse. Il existe de nombreux exemples qui unissent l’histoire de nos peuples. Le patrimoine historique sert maintenant de base aux relations entre les deux pays.

    En ce qui concerne aujourd’hui, je suis persuadé que la tâche principale est de préserver la sécurité dans la région européenne. C’est l’essentiel pour le Bélarus, la France et d’autres pays de l’UE. C’est là-dessus qu’il faut se baser pour construire nos relations. Malheureusement, en peu de temps de nombreux exemples négatifs se sont accumulés, qui ont rapidement chauffé la situation dans le monde (Ukraine, Haut-Karabagh, Kirghizistan, etc.). Par conséquent, je pense, que comme les années précédentes, nos pays devraient adhérer au principe du pragmatisme dans les domaines politique et économique.

    Nous avons créé une base solide de coopération dans tous les domaines. Ici il s’agit de l’économie, des technologies informatiques, de l’éducation, de l’environnement, des transports, du tourisme et de beaucoup d’autres domaines. Nous avons intensifié les contacts avec les régions. Des consulats honoraires sont ouverts à Lyon, Bordeaux, Marseille et Biarritz. Actuellement à mon avis, la coopération décentralisée est également l’une des plus prometteuses.

    La coopération bilatérale doit se poursuivre sur la base d’intérêts mutuels.

    Je voudrais souligner que la partie bélarusse reste ouverte au dialogue et au développement de la coopération constructive avec la France. Et je suis d’avis que c’est réciproque.

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  • Le rassemblement était organisé par les syndicats CGT, SUD et les collectifs Inter-urgences et Inter-hôpitaux.Le rassemblement était organisé par les syndicats CGT, SUD et les collectifs Inter-urgences et Inter-hôpitaux. 

     Ils sont urgentistes, médecins, aides médico-psychologiques (AMP) ou ambulanciers : 350 travailleurs de la santé ont manifesté ce jeudi 15 octobre 2020 dans la matinée à Brest (Finistère). Face aux mesures prises dans le cadre du Ségur de la santé, ils s’estiment lésés ou oubliés.

    « Pas de retour à l’anormal » ; « Sauvez l’hôpital, un jour il vous sauvera » ; « SOS d’un ambulancier en détresse »… Ce jeudi 15 octobre 2020, les professionnels de la santé avaient rassemblé leurs pancartes à Brest (Finistère) pour exprimer leur usure face à leurs conditions de travail. Les 350 manifestants, selon l’estimation de la police, se sont réunis à 10 h devant la place de la Liberté à l’appel des syndicats CGT, SUD et des collectifs Inter-urgences et Inter-hôpitaux.

    Dans les rangs, beaucoup n’ont pas bénéficié des revalorisations de salaires faisant suite au Ségur de la santé. C’est pour s’opposer à « ce protocole d’accord signé par des syndicats minoritaires », selon les organisateurs, qu’était organisé le rassemblement.

    Le Ségur, un « jeu de dupes »

    Michel Nonent, chef du service radiologie à l’hôpital de la Cavale-Blanche et membre du collectif Inter-hôpitaux

    S’il reconnaît des « avancées », Michel Nonent, chef du service radiologie à l’hôpital de la Cavale-Blanche et membre du collectif Inter-hôpitaux, ne voit en ce Ségur de la Santé qu’un « jeu de dupes. Nous avons besoin de rémunérations plus significatives, notamment pour les non-médicaux, de lits supplémentaires… Les beaux bâtiments et les innovations, c’est bien, mais la priorité doit être donnée à l’humain. »

    S’il tenait à être présent aujourd’hui, c’est aussi car « les médecins n’ont pas l’habitude d’aller manifester. On a le soutien de nos collègues, même s’ils ne peuvent parfois pas s’exprimer », regrette-t-il.

    Ces « problèmes de fonctionnement », lui, les constate au quotidien. « Nous avons trois jeunes radiologues qui s’en vont, les gens n’ont plus envie de rester à l’hôpital public. Entre les heures supplémentaires et les horaires décalés, les conditions de travail sont très mauvaises actuellement », dénonce-t-il.

    Les « oubliés » du secteur médico-social

    Charlotte, 39 ans, aide médico-psychologique (AMP) au foyer de vie de Ploujean, à Morlaix (Finistère). 

    Sur les marches de l’hôtel de ville, une grande banderole en carton relayait un message clair, inscrit en lettres majuscules rouges et noires : « Augmentez nos salaires ». Elle avait été installée par le personnel de l’association Les Genêts d’or, prenant en charge les personnes en situation de handicap, qui voulait ainsi donner de la visibilité à leur « secteur trop oublié ». Pour Charlotte, 39 ans, en ne les intégrant pas au dispositif, ce Ségur est venu « appuyer là où ça faisait mal ».

    Aide médico-psychologique (AMP) au foyer de vie de Ploujean, à Morlaix, elle raconte son désarroi face à « des responsabilités qui s’accroissent » sans que les salaires ne suivent. « En début de carrière, on est à 1 250 €. Je travaille depuis dix-huit ans et, aujourd’hui, je ne suis payée que 1 600 €, en faisant deux dimanches par mois. On reste par amour de notre métier, mais ça ne suffit pas », déplore-t-elle.

    Reçus à la sous-préfecture 

    Julien, 35 ans, ambulancier dans le privé à Brest (Finistère).

    Partis à 7 h de la Cavale-Blanche pour une opération escargot à l’entrée de Brest, les ambulanciers et leurs bruyantes sirènes sont également venus gonfler les rangs du rassemblement. Un hasard de calendrier a voulu que ces deux actions se déroulent le même jour, mais cela leur a permis de se retrouver sur des revendications communes, estime Julien, ambulancier dans le privé âgé de 35 ans. « Nous n’avons pas eu la prime Covid, alors qu’on a transporté des personnes malades. Nos salaires doivent être revalorisés, nous ne sommes payés qu’à 80 % de nos horaires le week-end », dénonce-t-il.

    Après avoir défilé dans le centre-ville de Brest, les manifestants ont rejoint la sous-préfecture à 11 h 30, où ils ont été reçus pendant une demi-heure. « On a pu s’exprimer, et nos revendications seront remontées », salue Franck Monfort, secrétaire général à la CGT santé et action sociale. Et de mettre en garde : « La deuxième vague arrive, et elle va malheureusement mettre en évidence ce qu’on a répété jusque-là : que l’hôpital n’a pas été renforcé. »

    Laura DANIEL

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Les manifestants ont demandé une réouverture des négociations du Ségur de la Santé, « Le compte n’y est pas ». Les manifestants ont demandé une réouverture des négociations du Ségur de la Santé, « Le compte n’y est pas ».

    Trop de métiers exclus des accords du Ségur de la Santé, et trop peu de revendications satisfaites, ont martelé 300 manifestants, ce jeudi à Brest, pour obtenir une renégociation.

    Appelés à se réunir à partir de 10 h place de la Liberté, à l’appel de la CGT, de Sud, du collectif interhôpitaux et du collectif interurgences, les manifestants sont venus de toute la région brestoise.

    Trois cents manifestants ont rejoint la sous-préfecture où une délégation a été reçue.Trois cents manifestants ont rejoint la sous-préfecture où une délégation a été reçue. 

    « 300 € pour tous »

    Parmi les 250 manifestants qui ont quitté la place de la Liberté pour rejoindre la sous-préfecture, il y avait des agents du CHRU, mais aussi des hôpitaux de Lesneven ou Saint-Renan, de l’Ehpad de Plabennec, ainsi que des salariés de la Fondation Ildys, des Papillons Blancs ou de l’association des Genêts d’Or…

    « Nous n’avons pas signé le protocole du Ségur de la Santé parce que les mesures sont insuffisantes : 183 € pour les seuls agents des établissements de santé et des Ehpad alors que nous demandions 300 € pour tous, y compris les salariés du social et du médico-social », a déclaré Thomas Bourhis, de la CGT du CHRU de Brest. Tandis que Sud, par la voix de Sylvain Madec, ajoutait : « Les ouvertures de lits annoncées ne couvrent même pas les dernières fermetures de lits. Il n’y a jamais eu autant de personnels à vouloir quitter l’hôpital. Et le gouvernement veut introduire la possibilité de licencier dans la fonction publique hospitalière ».

    Les praticiens hospitaliers du collectif interhôpitaux et du syndicat Action praticien hospitalier ont souligné le nombre de postes de médecins vacants dans les hôpitaux et ils ont écrit leurs revendications à tous les députés de France. « Sur le plan national, 30 % des postes de praticiens hospitaliers sont vacants. Il faut une augmentation du budget des hôpitaux, et le faire évoluer en fonction des besoins de santé et pas en fonction des prévisions de recettes ou des objectifs d’économies », a souligné le Pr Michel Nonent.

    Une cinquantaine d'ambulanciers ont rejoint la manifestation, ils étaient partis à pied de l'hôpital de la Cavale Blanche.

    Une cinquantaine d’ambulanciers ont rejoint la manifestation, ils étaient partis à pied de l’hôpital de la Cavale Blanche. (Le Télégramme/Catherine Le Guen)

    Les ambulanciers à pied depuis la Cavale Blanche

    Après les prises de parole, la manifestation a quitté la place de la Liberté pour emprunter la rue de Glasgow puis la rue de Kerabecam et ils ont rejoint une cinquantaine d’ambulanciers du secteur privé. Appelés à se retrouver dès 7 h du matin à l’hôpital de la Cavale Blanche, les ambulanciers venaient de rallier à pied l’hôpital Morvan. « Lors de la crise sanitaire, 80 % des prises en charge de patients covid ont été faites par les ambulances privées. Mais notre profession est mal considérée et mal reconnue », explique un ambulancier. La profession dénonce les conditions de travail et de salaires, les mises en pause d’office par l’employeur, le travail la nuit et les week-ends sans majoration, la course à la rentabilité et les démissions…

    Après la jonction des deux manifestations, le défilé est reparti en direction de la sous-préfecture où une délégation a été reçue.

    Une délégation a été reçue à la sous-préfecture.Une délégation a été reçue à la sous-préfecture. 
     

    Catherine Le Guen

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  • Des agents des services de médecine polyvalente de l’hôpital Quimper-Concarneau, ce jeudi 15 octobre 2020, réclament, entre autres, le paiement des heures supplémentaires effectuées.Des agents des services de médecine polyvalente de l’hôpital Quimper-Concarneau, ce jeudi 15 octobre 2020, réclament, entre autres, le paiement des heures supplémentaires effectuées.

    La nouvelle mobilisation contre le Ségur de la Santé à Quimper (Finistère) a rassemblé 200 manifestants, ce jeudi 15 octobre 2020. Parmi les griefs, nombreux, figurent des heures supplémentaires non payées.

    Sur le parvis d’entrée du centre hospitalier – Quimper et Concarneau -, dans le Finistère, cette infirmière a troqué la seringue contre un marqueur rouge. Elle s’applique à écrire sur un tee-shirt blanc « ce qu’elle a sur le cœur ». Pour elle, ce sera : « SOS infirmières en détresse ». En ce jour de manifestation contre le Ségur de la santé à laquelle participent 200 manifestants, ce jeudi 15 octobre 2020, d’autres collègues enfilent leur vêtement à message.

     

    Après le rassemblement devant l’hôpital et les prises de parole, le cortège s’est rendu jusqu’à l’hôtel de Ville de Quimper (Finistère), ce jeudi 15 octobre 2020. 

    Ces soignants des services de médecine polyvalente – infirmiers et aides-soignants – en ont gros sur le cœur. Ils soignent des patients atteints du Covid-19 et ceux ayant une suspicion de Covid. « Il n’y a aucune séparation, aucun sas entre ces patients et nos patients classiques, souvent âgés, porteurs de pathologie multiples, parfois atteints de démence, s’insurge l’un d’eux. Ça peut créer un cluster à l’hôpital. »

    Des alertes restées lettres mortes

    Plus loin, au pied de la rampe d’accès aux urgences, ils sont serrés sous une pancarte « Heures sup pas payées, agents démotivés ». Un autre sujet de ras-le-bol. Plus de trente heures, effectuées au mois d’août, n’ont pas été prises en compte par la direction. Cette dernière n’a pas jugé recevable les justifications de charge de travail et de temps de transmission. 

    « Trente heures de bénévolat ? Nous ne sommes pas des bénévoles, lance une infirmière. Nous sommes des professionnels de santé ! » Les alertes envoyées à la direction sont jusqu’à présent restées lettres mortes. Elle vient de proposer une rencontre avec les représentants de la CGT et Sud dans une dizaine de jours.

     Nelly CLOAREC.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Quelque 200 agents hospitaliers se sont rassemblés ce jeudi devant l’hôpital avant de former un cortège jusqu’à la mairie. Quelque 200 agents hospitaliers se sont rassemblés ce jeudi devant l’hôpital avant de former un cortège jusqu’à la mairie. 

    Alors que le déficit du centre hospitalier devrait atteindre 12 M€ en 2020, les personnels soignants désabusés ont manifesté ce jeudi à Quimper pour dénoncer un manque de moyens chronique dans l’hôpital public.

    Environ 200 soignants du centre hospitalier mais aussi des usagers se sont réunis ce jeudi après-midi devant l’établissement à l’appel de la CGT et Sud pour réclamer des moyens : salaires, recrutements, conditions de travail.

    Un groupe d’infirmières en médecine polyvalente illustre le malaise. « Nous faisons des heures supplémentaires tous les jours, explique une infirmière. Nous les justifions sur un cahier. Cet été, un nouveau système de traçabilité de ces heures a été mis en place sans que nous soyons informées. Résultat, trente heures supplémentaires n’ont pas été validées. La direction estime que la charge de travail qui augmente et le temps de transmission entre équipes ne rentrent pas dans ces heures supplémentaires. Seule une urgence ou un fait grave les justifient. Or nous remédions quotidiennement aux dysfonctionnements de l’hôpital. Nous avons dû prendre en compte les cas de Covid mais aussi les suspicions avec des mesures qui impactent lourdement le temps de travail. Nous ne sommes pas des bénévoles mais des professionnels ».

    « Tout est en rapport avec l’argent… »

    « On oublie la détresse psychologique d’un patient atteint du Covid, sans visite de ses proches depuis plusieurs jours, les familles qui nous sollicitent pour des nouvelles, les patients âgés qui ont besoin de plus de temps pour manger, avaler leurs médicaments, et ceux qui ont besoin d’être nourris d’une main patiente. On oublie cette dame qui arrache sa perfusion, sort sans cesse de sa chambre, confuse, ou ce patient qui s’agite et a besoin de plusieurs soignants pour être immobilisé ».

    « On peut imaginer que ces restrictions rentrent dans le plan de retour à l’équilibre », se demande un aide-soignant. « Aujourd’hui tout est en rapport avec l’argent et les économies ». « Nous voulons que notre travail soit reconnu. Nous ne restons pas après l’heure par plaisir mais par conscience professionnelle ». « Nous avons beau avertir la direction, nous n’avons jamais de réponse, jamais de soutien », abonde une aide-soignante.

    Les syndicats ont obtenu une rencontre avec la direction le 21 octobre.

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Le Dr Karine Bideau (au premier plan à gauche) a lancé le collectif Inter Hôpitaux Quimper (Finistère) au printemps. En ce mois d’octobre 2020, il réunit 245 membres dont une trentaine de médecins hospitaliers.Le Dr Karine Bideau (au premier plan à gauche) a lancé le collectif Inter Hôpitaux Quimper (Finistère) au printemps. En ce mois d’octobre 2020, il réunit 245 membres dont une trentaine de médecins hospitaliers.

    Des médecins du centre hospitalier de Cornouaille sortent du bois. Ils ont créé en juin 2020 le collectif inter hôpitaux Quimper (Finistère) qui rassemble des soignants de tous les services, des agents, des usagers. Le but : peser dans les discussions sur l’avenir des hôpitaux publics. 

    Dernière à prendre le micro des interventions, en cette journée de mobilisation de l’hôpital, ce jeudi 15 octobre 2020 : Karine Bideau. Médecin au centre hospitalier de Cornouaille, à Quimper (Finistère), elle intervient au nom du collectif Inter hôpitaux Quimper qu’elle a contribué à lancer mi-juin 2020 pour défendre l’hôpital public.

    « Malaise »

    Elle et ses confrères et consœurs, dont Catherine Thomas, Laurence Haslé et Amélie Le Fourn, ont suivi avec intérêt les mouvements lancés par les médecins hospitaliers, à Paris d’abord, à l’automne 2019 puis dans les métropoles dont Rennes, Brest… « Il y a un malaise depuis longtemps. Encore en début d’année, 1 200 médecins hospitaliers en France ont remis leur démission. »

    En Cornouaille, les aides-soignants, les infirmières et les infirmiers ont toujours formé le gros des cortèges. Les médecins restant discrets, en retrait. « Or, on a tous besoin les uns des autres », relève le Dr Catherine Thomas.

    « Changer la gouvernance »

    Le jeune collectif réunit d’ores et déjà 245 personnes : « Une trentaine de médecins, des aides-soignants, infirmières, diététiciennes, informaticiens, secrétaires, usagers… » Ils se donnent plusieurs missions : « changer la gouvernance » en intégrant davantage de médecins dans les organismes décisionnaires, « créer des ratios effectifs de soignants/patients pour des soins de qualité ». Ils réclament aussi « l’arrêt de la suppression de lits ».

    « Halte à la rentabilité »

    Tous vont se mettre au travail parce que le Ségur de la santé les a « déçus ». Parce ce que leurs « conditions de travail ne changent pas, que la direction ne parle que d’efforts, de suppressions de lits. » Alors, ils vont éplucher les textes : le Ségur, le rapport de la Fédération hospitalière de France… Avant de proposer un autre mode de financement de l’hôpital public, qui ne soit pas celui de « la rentabilité ». Et le Dr Karine Bideau l’assure : « Il y a des pistes ».

    Courriel : cih.quimper@gmail.com

    Nelly CLOAREC.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Santé : la CGT appelle au rassemblement à Quimper, ce jeudi (LT.fr-14/10/20-19h30)

    L’union locale CGT de Quimper appelle les salariés et la population à se rassembler, ce jeudi 15 octobre, à 14 h 30, devant le centre hospitalier intercommunal de Cornouaille, à l’occasion d’une manifestation intersyndicale.

    Dans un communiqué, le syndicat réclame « un système de santé qui réponde aux besoins de la population » et « l’embauche massive et urgente de personnels ». Dans le même temps, il pointe aussi du doigt le Ségur de la santé et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, dont les principales mesures viennent d’être dévoilées. « Jugé, il y a quelques mois à peine, trop coûteux et inefficace, le modèle social français, au cœur duquel se situe la Sécurité sociale, s’est avéré être, une nouvelle fois, un amortisseur social alors que l’économie française a été l’une des plus touchées par l’épidémie, écrit notamment la CGT. Mais si la Sécu a été très sollicitée ces derniers mois, il y a fort à parier que la parenthèse sanitaire refermée, ces détracteurs reviendront à la charge pour poursuivre son démantèlement ».

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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    Le trou financier du centre hospitalier de Quimper continue à se creuser, année après année. L’avenir de l’établissement sera encadré par l’Agence régionale de santé. Le temps que le plan de retour à l’équilibre financier porte ses fruits ?

    31 millions d’euros de déficit cumulé ! « Pourquoi a-t-on laissé le déficit de l’hôpital exploser ? », demandait, ce mardi après-midi, la CGT du centre hospitalier de Cornouaille. L’incompréhension demeure et il n’y a aucune réponse précise à la question dans l’immédiat. À l’issue de la réunion où elle a été élue présidente du conseil de surveillance, ce mardi après-midi, la nouvelle maire de Quimper, Isabelle Assih, elle-même, reconnaissait que les explications avaient manqué.

    La dégradation de la situation financière du grand centre hospitalier de Cornouaille n’est pourtant pas nouvelle.

    Dans un rapport daté de 2016, la Cour régionale des comptes notait que la situation s’était dégradée dès 2012. Même si une réduction du déficit et une amélioration de la capacité d’autofinancement avaient été enregistrées en 2015, le CHIC n’a jamais pu vraiment sortir d’une spirale infernale : 2,90 M€ en 2017, 4,50 M€ en 2018, 7 M€ en 2019. Le trou se creusera encore de 11 M€ cette année, portant le déficit cumulé à 31 M€.

    Un plan de développement de l’ambulatoire « trop ambitieux »

    Une des pistes pour expliquer cette dérive semble être un plan « trop ambitieux » de développement de l’ambulatoire, c’est-à-dire de l’accueil à la journée des patients et donc de diminution des lits d’hospitalisation. Des lits ont bien été supprimés mais l’ambulatoire n’a pas équilibré l’activité dont le bilan financier s’est dégradé. Ce constat est partagé par la direction et les syndicats. « En 2018, l’hôpital a supprimé trente lits pour renforcer les prises en charge alternatives, commentait le directeur Jean-Pierre Heurtel (arrivé en 2018), lors de la cérémonie des vœux, en début d’année. Moins de lits, c’est moins de recettes. Et pour l’instant, les activités ambulatoires n’ont pas compensé ce manque. Nous avons été trop ambitieux ». Pour autant son plan de retour à l’équilibre financier signé en juillet 2019 et qui prévoyait, entre autres, la suppression de deux jours de RTT pour le personnel, n’aura pas suffi à freiner la descente. Il pourrait aussi y avoir un décalage dans le temps. Car l’hôpital a continué à investir dans du matériel coûteux et à embaucher (28 médecins) pour répondre à des besoins. Aurait-il fallu différer certains investissements pour une transition dans la durée vers l’équilibre ?

    L’Agence régionale de santé vient donc en aide à l’hôpital de Quimper. Il n’est a priori pas mis directement sous tutelle, le directeur restant en place, mais tout investissement futur devra être soumis à l’accord de l’ARS. Il faudra du temps pour redresser des comptes. Les investissements sont sans doute compromis pour un certain temps mais cela suffira-t-il ?

    Ronan Larvor

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  • Petit Navire — Wikipédia

    Sept postes du service comptabilité de l’usine Petit Navire sont menacés à Douarnenez (29). La maison mère Thaï Union Group souhaite externaliser une partie de l’activité comptabilité en Inde afin de réduire les coûts. Ce projet a été confirmé au cours d’une réunion, indiquent les syndicats. Une décision définitive sera annoncée le 13 novembre prochain lors d’un nouveau CSE. Le site Petit Navire à Douarnenez compte 179 salariés.

     

    source: https://www.letelegramme.fr

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  • Des étudiants de l’UBO ont manifesté leurs inquiétudes sur la place de la Liberté, mardi midi. Des étudiants de l’UBO ont manifesté leurs inquiétudes sur la place de la Liberté, mardi midi.

    Depuis le 1er octobre 2020, l’antenne brestoise des archives départementales n’est ouverte au public qu’un jour par semaine, le mercredi. Une situation qui inquiète des étudiants en master de recherche à l’UBO, pour qui cette ressource documentaire est importante.

    Il s’agit du cœur de leur formation. Le nez dans des documents parfois très anciens, les étudiants en master de recherche à l’Université de Bretagne occidentale (UBO) ont fait, depuis longtemps, des archives départementales un réservoir primordial d’informations. À raison de plusieurs heures par semaine, ils sont des dizaines à fréquenter la salle de lecture de l’antenne brestoise des archives départementales, installée en plein cœur de l’UBO, en face de la présidence. « La réalisation du mémoire, c’est le but même de notre master de recherche. C’est le coefficient le plus important, c’est là-dessus qu’on met le plus d’énergie », témoigne Ewen Danielou, étudiant en master 1.

    Mobilisation et pétition

    Jusqu’alors ouverte trois jours par semaine à Brest, la salle de lecture des archives départementales n’est plus ouverte qu’un jour par semaine au public (le mercredi, de 9 h à 17 h) depuis le 1er octobre. Une situation qui a fait bondir les étudiants de ce master, qui comptent énormément sur la ressource documentaire des archives. Une pétition a circulé ces derniers jours dans les amphithéâtres de la faculté, mais aussi dans les mains de personnes extérieures, souvent âgées, qui fréquentent les archives. Ce mardi midi, quelques dizaines d’étudiants, accompagnés de plusieurs professeurs, ont manifesté leur mécontentement sur la place de la Liberté. « Avant, on allait aux archives départementales les trois jours, ou tout du moins au maximum en dehors de nos cours, explique Morgane Pernot-Goarvot, étudiante en master 1. On trouve des documents qui ne sont pas numérisés. Et même s’ils sont accessibles en numérique, ce sont souvent des écrits anciens, qui sont difficiles à lire sur un écran. Nous en avons besoin pour nos études ».

    Morgane Pernot-Goarvot et Ewen Danielou sont étudiants en Master 1 Recherche, option histoire, à l'UBO.Morgane Pernot-Goarvot et Ewen Danielou sont étudiants en master 1 Recherche, option histoire, à l'UBO.

    « Pas question de fermer les archives départementales »

    Leur crainte, à la vue de la réduction horaire, est de voir leur formation dévaluée. « Avec un seul jour d’ouverture, ce n’est plus du travail documentaire qu’on fait, mais de la collecte. On prend le plus de photos possible de documents qui pourraient nous servir, explique Ewen Danielou. L’autre problème qui se pose, c’est que le mercredi, jour d’ouverture des archives, est aussi celui où l’on a tous nos cours. Nous sommes inquiets, même à plus long terme, de voir disparaître carrément l’antenne de Brest des archives départementales ».

    De son côté, le conseil départemental se veut rassurant. « Il n’est pas question de fermer les archives départementales à Brest, explique le Département. La raison de ramener à un seul jour d’ouverture par semaine est une question de disponibilité des agents. Pour ce qui est du jour d’ouverture, il est possible de trouver un terrain d’entente avec l’UBO. Il faut en discuter autour d’une table. Il n’est aucunement question d’empêcher les étudiants de mener à bien leurs recherches ».

    Rémy Quéméner

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  • Le bateau Petit Navire à Douarnenez prend-il l’eau ? Les syndicats sont en tout cas inquiets. La direction a annoncé vouloir licencier sept personnes du service comptabilité pour raisons économiques.

    L’annonce a été une surprise sur le site Petit Navire de Douarnenez, vendredi dernier. Les comptes de Thai Union, le groupe thaïlandais propriétaires de Petit Navire, sont positifs, et il n’y a pas eu de plan de départs volontaires depuis plus de 10 ans sur le site. La direction a annoncé vouloir licencier 7 personnes sur les 11 du service comptabilité. À l’issue de cette annonce, les responsables du CSE craignent un démantèlement progressif de l’entreprise spécialisée dans le thon en boîte. Le site de Douarnenez crée en 1932 emploie pour l’instant 179 personnes.

    Les syndicats doivent rencontrer la direction ce mercredi matin. David Gueguen, secrétaire du CSE Petit Navire a répondu aux questions de Julie Sicot pour Tébéo-Tébésud.

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  •      Entretien d'Initiative Communiste avec Georges Gastaud,        co-secrétaire national du PRCF

     

    Alors que les armes ne se taisent toujours pas dans les montagnes du , co-secrétaire national du PRCF a accepté de répondre aux question d‘Initiative Communiste.

     

    INITIATIVE COMMUNISTE : – Que pensez-vous du conflit entre l’Arménie et l’, deux ex-Républiques fédérées de l’, à propos de l’enclave du Haut-Karabakh?

    GEORGES GASTAUD :  De nombreux Français d’origine arménienne vivent dans l’angoisse à ce sujet, et la manière dont le gouvernement de Bakou, surarmé et surexcité par Erdogan, frappe sans répit la population civile de Stepanakert est à la fois illégale et inhumaine. On ne peut que s’inquiéter du rôle de fauteur de  international que joue le régime fascisant d’Erdogan, oppresseur de la classe ouvrière et des minorités de Turquie, destructeur de la république laïque turque construite par Atatürk, exportateur et financeur de djihadistes sanguinaires de la Syrie au Sahel en passant par la Libye, occupant illégal de Chypre depuis des dizaines d’années, provocateur de conflits navals à répétition dans tout l’Est méditerranéen. Incapable et irresponsable est la grande presse française qui a longtemps présenté Erdogan, ce nostalgique du sultanat ottoman, comme un “musulman modéré”. Rappelons en outre qu’aucun gouvernement turc n’a jamais consenti depuis 1915 à prononcer la moindre autocritique à propos du génocide anti-arménien perpétré en 1915. On comprend donc l’angoisse de la population arménienne et franco-arménienne qui a l’impression d’être brutalement reportée 105 ans en arrière!

    INITIATIVE COMMUNISTE : Durant des décennies Arméniens et Azéris ont vécu en bonne entente au sein du même pays, l’URSS. Cette Union soviétique qui d’ailleurs garantissait l’autonomie aux Arméniens de l’Artsak au sein de la RSSA. Vous qui avez pu voyager dans la région au début des années 1980, quelle est votre analyse sur ceux qui voudraient imputer à l’URSS les causes du conflit actuel ?

    GEORGES GASTAUD : – 
    Effectivement je connais un peu cette région de l’Union Soviétique où j’ai eu l’occasion de voyager au début des années 1980. ….

     
    On ne peut pas à la fois dire que l’URSS était une “prison des peuples” et ajouter que c’est encore par sa faute, a posteriori et trente ans après son démantèlement par Eltsine, si deux Républiques caucasiennes qui ont rejeté l’U.R.S.S. en faisant alors l’une et l’autre assaut d’anti-communisme et de russophobie, s’entretuent présentement. Sauf à croire aux revenants, il est illogique que ceux qui ont contribué à tuer quelqu’un accusent ensuite le défunt de les persécuter ici et maintenant ! En clair, on ne peut pas dire à la fois, quand on refuse de payer ses dettes: “je ne te rendrai pas ce que tu m’as prêté” et “tu ne m’as jamais rien prêté du tout”!

    À 75% les Azerbaïdjanais s’étaient prononcés
    pour le maintient de l’URSS, le référendum n’avait pas été organisé en Arménie

    En réalité, si ce n’est à l’époque, déjà plus qu’indolente sinon déjà décadente, de Brejnev (lequel a  laissé les fractures nationales entre peuples soviétiques s’aggraver à la fin des années 1980 tout en abandonnant l’Azerbaïdjan à ce que les Soviétiques appelaient déjà la “mafia d’Aliev”), et plus encore à l’époque de cette décomposition organisée de l’URSS qui s’est auto-proclamée “perestroïka”, les Soviétiques des quinze Républiques vivaient en paix dans le cadre de la Fédération multinationale qu’était l’URSS et un haut niveau d’emploi, d’études, de sécurité, de paix civile et de protection sanitaire leur était garanti. L’implosion contre-révolutionnaire de l’URSS a ravivé les haines nationales recuites que le socialisme avait circonscrites, sinon éteintes tout-à-fait; car fort mauvais lecteur de Marx et de Lénine, voire de Staline, serait l’individu qui s’imaginerait que la question nationale n’est qu’une illusion et que la révolution socialiste peut en faire table rase en un tournemain!

    En tout cas, il suffit de regarder un planisphère pour constater que la situation géopolitique de l’Arménie ne lui permet pas, sans risques suicidaires, d’entretenir des sentiments violemment anti-russes. Ceux-ci étaient pourtant largement partagés dans les profondeurs du peuple arménien (j’en en ai été personnellement témoin à Erevan lors d’un match de football entre Ararat Erevan et Dynamo de Moscou en 1982), et le nationalisme droitier de la diaspora arménienne ne cessait de souffler sur la braise par passion anticommuniste. La réalité est qu’aujourd’hui encore, le pouvoir d’Erevan, sur lequel plane l’atroce souvenir du génocide turc de 1915, ne peut se payer le luxe de se fâcher avec la , héritière juridique, sinon politique, de l’URSS. Vladimir Poutine, – qui n’en est pas moins un contre-révolutionnaire et un anticommuniste impénitent -, avait raison de dire au début des années 1990 que, du point de vue des intérêts généraux de la paix et de l’humanité, la destruction de l’URSS était, tous défauts pris en compte, une catastrophe historique pour l’humanité et a fortiori, pour les peuples de l’ex-fédération soviétique ! 

    Initiative Communiste : On ne cesse de rebattre en France la propagande selon laquelle l’Union Européenne et l’OTAN ce serait la garantie de la paix. Pourtant il n’y a jamais eu autant de guerre depuis que l’URSS a disparu et que l’OTAN et l’UE se sont renforcées. UE qui est un partenaire privilégié du régime Erdogan, qui, membre de l’OTAN est le principal soutien militaire de Aliev. Quel est le rôle de l’OTAN ? A contrario que faudrait-il faire pour ramener la paix ?

    Georges Gastaud : Démonstration est faite derechef que l’OTAN ne sert à rien d’autre qu’à défendre les intérêts impérialistes de l’Oncle Sam dans le monde en général et aux confins de l’Europe en particulier. Alors que la Turquie est membre de l’OTAN, elle ne cesse d’agresser d’autres États membres de la même alliance, notamment la Grèce, de semer le chaos et la mort en Syrie et de rêver d’une restauration de l’Empire ottoman démembré en 1918. 
    Ajoutons qu’Erdogan est un usurpateur de la cause arabo-musulmane: en réalité, le régime d’Ankara est “cul et chemise” avec le régime colonialiste anti-arabe de Tel-Aviv, lui aussi pourvoyeur d’armes de l’Azerbaïdjan.

    En réalité, l’OTAN ne sert qu’à préparer une guerre de revanche de l’Occident, sous la conduite des USA et de l’impérialisme germain résurgent, contre le peuple russe et c’est à cet objectif, potentiellement pandestructeur de l’humanité, que les maîtres de l’Alliance atlantique soumettent tout le reste de leur politique. Or, s’agissant de ce qu’il appelait “la Russie soviétique”, le général De Gaulle lui-même reconnaissait en 1944, lors d’une visite d’État à Moscou, que les Français lui devaient rien moins que “le rôle principal” dans la défaite de Hitler! 
    Alors, sortons de cet asservissement à l’OTAN qui, d’ailleurs, ne fait qu’un avec l’Union européenne, son “partenaire stratégique” (les forces semi-insoumises qui prétendent qu’on doit sortir de l’OTAN mais pas de l’UE, ou seulement au terme de nébuleuses et imprécises négociations, manifestent en l’espèce une inconséquence coupable: nul n’ignore notamment qu’un pays souhaitant entrer dans l’UE doit d’abord s’affilier à l’OTAN! Donc on ne sort pas de l’OTAN sans sortir de l’UE, et qui pense le contraire trompe son monde ou ne connaît pas le sujet: C.Q.F.D.!

    En attendant, il faut soutenir toutes les manifestations exigeant la paix au Haut-Karabakh. Aucune confiance à l’égard, ni de l’OTAN, ni de Macron, qui reproche surtout à Erdogan de piétiner les plates-bandes de l’empire néo-colonial français en capilotade et qui n’était pas si regardant quand Erdogan finançait les “révolutionnaires syriens” (le futur Daesh) en leur achetant le pétrole volé au peuple d’Irak!

    Il faut au contraire exiger une intervention pacificatrice forte de la seule puissance ayant mandat pour s’interposer entre belligérants, l’Organisation des Nations-Unies, cette O.N.U. qu’essaie précisément de torpiller Donald Trump (en ne cessant de lui infliger des coupes budgétaires énormes!). 

    Sur cette base, le PRCF travaillera à établir des liens avec le Parti communiste d’Arménie, à intensifier la lutte pour que la France sorte de l’UE-OTAN, et à tendre la main aux organisations communistes, ouvrières, laïques et progressistes qui sont l’honneur du peuple turc.

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  • Si le confinement des premières semaines a été salutaire pour organiser la prise en charge hospitalière de nos malades, il faut désormais mettre fin à cette médecine sanitaire préventive de groupe qui paralyse la France entière. Empêcher un virus de circuler est une illusion, écrit le professeur Alexandre Carpentier. Plus de 60 % de la population sera atteinte, quel que soit le niveau de coercition.

    Une file d'attente devant un centre de dépistage du coronavirus SARS-CoV-2 dans le 18e arrondissement de Paris.

    par le Professeur Alexandre CARPENTIER (chef de service de neurochirurgie à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière)-publié le 23/09/2020 (14h05)

     

    A la mi-mars, le monde s'arrêtait de tourner, grippé par le Covid-19. Six mois plus tard, les bavettes chirurgicales à la pâleur spectrale masquent les visages sur tous les continents. La peur de la contagion immobilise… Mais est-ce bien raisonnable de la laisser asphyxier notre pays ? Est-ce bien sensé de la laisser nous étrangler ?

    Si le confinement des premières semaines a été salutaire pour organiser la prise en charge hospitalière de nos malades, je m'insurge qu'en cette rentrée scolaire, parce que trois enfants sont révélés positifs au Covid-19, des écoles entières ferment à peine ouvertes, renvoyant pléthores de parents et d'enfants dans leurs charentaises. Je m'insurge que ce virus serve d'alibi béni à tous nos désengagements : ceux-là sont bien plus assassins.

    Un enfant qui décroche, un autoentrepreneur qui se suicide, un chef d'entreprise qui licencie ne méritent-ils pas qu'on se libère de nos excès de précaution ?

    Peut-on revenir à la raison et mettre fin à cette médecine sanitaire préventive de groupe qui paralyse la France ? On égrène nos morts dans des litanies Covid à faire pâlir notre quatrième âge, mais pourrait-on mettre en balance toutes les victimes collatérales ô combien nombreuses : suicides, dépression, pauvreté et exclusion, surendettés, licenciés, déscolarisés, patients non-Covid et faillis ? Un enfant qui décroche, un autoentrepreneur qui se suicide, un chef d'entreprise qui licencie faute de commandes, ne méritent-ils pas qu'on se libère de nos excès de précaution ?

    Circuler, c'est la vie d'un virus

    Empêcher un virus de circuler est une illusion. Plus de 60 % de la population sera atteinte, quel que soit le niveau de coercition des règles sanitaires. Ce sera ainsi et ce sera « la faute à personne ». C'est la vie d'un virus.

    Chaque année, des gens meurent de la grippe, bien que vaccinés. La maîtrise d'un virus n'est donc que partielle. Elle le sera tout autant avec le prochain antidote Covid. Et rappelons aussi que 80 % des personnes emportées par les grippes saisonnières ou le Covid-19 ont plus de 75 ans : à quel âge la mort a-t-elle le droit de voler son butin sans qu'on l'impute à un autre ?
    Reprenons donc le cours de nos vies, acceptons de prendre le risque raisonnable d'être contaminé comme nous l'avons toujours fait. A-t-on jamais arrêté le pays pour pic épidémique de grippe ? Le « protéger quoi qu'il en coûte » aura un effet boomerang trop considérable pour que nous poursuivions ainsi plus longtemps.

    Testons, isolons, mais ne fermons pas

    Alors ne parlons plus de confinement à grande échelle. Gardons nos masques et nos gels : ils nous protègent individuellement et collectivement en lissant les contaminations. Ceci évite la saturation des services de santé et, de facto, permet une meilleure prise en charge. Voilà notre responsabilité : un engagement de chacun et une responsabilité partagée.
    Que celui qui est testé positif s'isole pour préserver les autres. Si un élève se révèle positif, ne fermons pas l'établissement ! Si un salarié est Covid+, ne fermons pas l'entreprise ! Que celui qui est médicalement fragile se confine pour se préserver : son médecin traitant saura le guider.

    Que tout prélèvement soit étiqueté du numéro de téléphone du patient. S'il revient positif, les agences régionales de santé pourront immédiatement avertir le porteur, lui rappeler son devoir d'isolement, lui attribuer l'arrêt maladie ad hoc et le surveiller (médicalement parlant, c'est entendu) si besoin.

    Sacrifice d'une génération

    Libérons de toute responsabilité morale les directeurs d'école, les chefs d'entreprise et nos gouvernants pour que la vie ne s'arrête plus, pour que les conséquences sociétales déjà majeures ne s'alourdissent pas. Le ralentissement économique d'un pays peut très vite engendrer une double faillite, sociale et sociétale, impactant non pas seulement une population à un temps T, mais plusieurs générations. Aujourd'hui nous sacrifions l'avenir, nous sacrifions nos jeunes.

    Alors, acceptons le risque d'être vivants et vivons pleinement notre vie de mortels. Là seulement réside notre vraie responsabilité.


    Alexandre Carpentier, Chef de service de neurochirurgie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
     

     

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  • Dans le bas du Cours d’Ajot, les pro loi bioéthique ont réussi à se rapprocher du rassemblement des anti, mais les policiers se sont interposés pour maintenir le calme. PHOTO YVES-MARIE QUEMENER / OUEST-FRANCEDans le bas du Cours d’Ajot, les pro loi bioéthique ont réussi à se rapprocher du rassemblement des anti, mais les policiers se sont interposés pour maintenir le calme. 

    Ce samedi 10 octobre, deux manifestations se sont opposées verbalement, la police s’étant interposée. D’un côté, entre 200 et 300 traditionalistes ; de l’autre, entre 400 et 500 pro PMA et GPA. Un homme a été interpellé pour port d’ rme prohibé.

    « La PMA, ça ne vous concerne pas ! Laissez nous vivre ! » entend-on d’un côté. « La PMA, on n’en veut pas ! » riposte-t-on de l’autre. Entre les deux groupes de manifestants, un cordon d’une vingtaine de policiers en tenue de maintien de l’ordre.

     

     

    Dialogue de sourds ce samedi 10 octobre 2020 après-midi, à Brest. D’un côté, les anti loi bioéthique. Ils ont officiellement déclaré leur manifestation appelée « Marchons enfants ».

    Ils se sont rassemblés en bas du cours d’Ajot plutôt que place de la Liberté, comme annoncé initialement. Ils sont entre 200 et 300 (220 selon la police). Des seniors, des familles, quelques jeunes, et des enfants, munis de drapeaux orange et vert, sur lesquels il est invariablement écrit « Liberté, égalité, paternité ». Une variante tout de même : « Pas touche à mon père ! » est-il écrit sur une banderole.

    Chez «Marchons enfants», on lutte contre la PMA ouverte à toutes les femmes, même homosexuelles et célibataires, et la GPA. 

    «C’est la nature»

    Traditionalistes en matière de modèle familial, ils sont contre l’ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) aux femmes célibataires et lesbiennes, contre Gestation pour autrui (GPA)… Des mesures qui sont dans le projet de loi sur la bioéthique adopté en deuxième lecture par l’assemblée nationale durant l’été, et qui devra repasser au Sénat. « Un enfant doit avoir un père et une mère, c’est la Nature », explique Cécile. « Quand on bouleverse son équilibre, la Nature finit toujours pas se venger… », affirme Véronique.

    « Je fais ce que je veux avec mes ovaires »

    En face, les contre-manifestants sont entre 400 et 500 (320 selon la police). Beaucoup de femmes et de jeunes dans ce cortège plus coloré voire arc-en-ciel, et aux slogans plus variés : « Je fais ce que je veux avec mes ovaires », « Mieux vaut deux mères qu’un père de merde ! », « Il n’y a qu’un modèle familial universel : l’amour ».

    Cette « riposte contre la Manif pour tous » non officielle réunit des associations homosexuelles et LGBT comme les étudiants de West up ; des organismes de défense des droits des femmes comme le Planning Familial qui promeut le droit à l’avortement ; des syndicats comme la CGT, Solidaires, la CNT « contre les fachos » ; des mouvements comme les Gilets jaunes ; etc. Ils sont favorables à la loi bioéthique, à la PMA ouverte à toutes les femmes et à la GPA.

    Riposte contre « La manif pour tous» à Brest. Manifestation à l'appel d’organisation syndicales réunies au sein de Visa 29, quelques organisations de gauche, les organisations féministes Planning familial et Brestoises pour les droits de Femmes. 

    Après s’être réunis sur le parvis de la faculté Segalen, ils ont rejoint le Cours d’Ajot où se trouve l’autre rassemblement. « Je suis là pour défendre les droits des femmes à ceux qui veulent nous les retirer », déclare Sophia, étudiante et membre de West up. « Je ne supporte pas les cathos intégristes et j’ai des amis LGBT. Pour un enfant, le plus important n’est pas la « famille », qu’elle soit traditionnelle ou autre, mais la façon dont on s’en occupe ! » souligne une manifestante, enseignante. Marie, féministe, est venue avec ses trois filles : « Dans les familles intégristes, les femmes en travaillent pas et n’ont pas le droit d’ouvrir leur bouche. Ce n’est pas un bon modèle ! »

    En haut de la balade, près de la sous-préfecture, ils sont bloqués par des policiers qui les empêchent de passer. Une demi-heure plus tard, ils finissent par rejoindre le bas du Cours d’Ajot en passant par la rue du Château.

    Des slogans très variés dans la « riposte à la Manif pour tous ». 

    Durant près de trois-quart d’heures, les deux groupes se sont fait face, campant sur leurs positions. Mais les échanges, parfois vifs et agressifs, sont restés verbaux. Il n’y a pas eu de dérapage. Chacun a montré ses muscles.

    Les deux manifestations sont dispersées un peu avant 17 h. La police a interpellé une personne pour port d’arme prohibé au retour des pro loi bioéthique.

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  • Des associations invitent à l’échange, ce samedi 10 octobre 2020 à Quimper (Finistère), au cours d’une journée pour en finir avec les préjugés sur l’accueil des étrangers.Des associations invitent à l’échange, ce samedi 10 octobre 2020 à Quimper (Finistère), au cours d’une journée pour en finir avec les préjugés sur l’accueil des étrangers. 

    « Qu’est-ce qu’on peut faire ? » La question fuse dans l’assistance, après la prise de parole d’un bénévole de SOS Méditerranée Bretagne sud. À Quimper, ce samedi 10 octobre 2020, une petite trentaine d’associations animent stands et tables rondes pour en finir avec les préjugés sur l’accueil des étrangers.

    SOS Méditerranée est représentée en Bretagne sud. Ses bénévoles tiennent un stand, place Saint-Corentin à Quimper (Finistère), ce samedi 10 octobre 2020.

    La réponse du militant, sous le chapiteau installé place Saint-Corentin, est claire : « Signer la pétition pour débloquer l’Ocean Vicking, faire des dons et pourquoi pas, devenir bénévole au sein de l’association dont les missions sont de sauver, de protéger, d’informer. » Il développe : « Une journée de mer coûte 14 000 €. Or, SOS Méditerranée ne fonctionne qu’avec des dons, dont 97 % issus de particuliers. » Problème aujourd’hui, « il n’y a plus un seul bateau de sauvetage en Méditerranée : c’est pour cela qu’il faut se battre. »

    Des tentes au pied de la cathédrale

    La chorale Cœur Moi Zen a chanté, en fin de matinée ce samedi 10 octobre 2020, des chansons relatives à l’accueil et à la solidarité.

    Qu’est-ce que le règlement Dublin ? Qui sont les mineurs étrangers isolés ? Comment agir ? Jusqu’à 16 h, les représentants d’associations locales, engagés dans l’accueil et le soutien des femmes, des hommes et des mineurs qui ont dû fuir leur pays, répondent aux questions, informent. Interpellent, aussi, à l’image de ces tentes, disposées au pied de la cathédrale. Deux messages les accompagnent : « Ceci n’est pas une colonie de vacances » et « Protégeons les humains, pas les frontières ».

    Nelly CLOAREC

     

    Source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Cette année, les effectifs sont en baisse dans les trois principaux réseaux brestois : public, privé catholique et Diwan.Cette année, les effectifs sont en baisse dans les trois principaux réseaux brestois : public, privé catholique et Diwan.

    11 120 élèves sont accueillis cette année dans les écoles privées et publiques, une centaine de moins par rapport à l’an passé (-0,90 %). La Ville envisage des crèches dans des écoles devenues trop grandes.

    Les écoles brestoises continuent de perdre des élèves. Dans le public, voilà plusieurs années que les effectifs baissent. Après plusieurs années de hausse, le privé catholique est touché pour la seconde année. En cette rentrée, même le réseau associatif Diwan est concerné. Brest a perdu plus de 550 élèves  en quatre ans !

     

    Cette année, les effectifs sont en baisse dans les trois principaux réseaux brestois: public, privé catholique et Diwan. | OUEST-FRANCE

    Au total, selon les chiffres consolidés de cette rentrée 2020, 11 120 élèves sont accueillis. Soit une centaine de moins par rapport à l’an passé (-0,90 %). Dans le détail, ils sont 7 104 dans les 68 écoles publiques (-0.75 %) ; 3 748 dans les 18 établissements privés catholiques (-0.80 %) ; et 267 dans les deux écoles bretonnantes (-7 %).

    Davantage de domicile

    Parmi les facteurs explicatifs, il y a la baisse démographique en Finistère. « Depuis quelques années, il y a moins de naissances dans le département », relève Émilie Kuchel, adjointe à la politique éducative locale. 

    Mais, fait nouveau, il y a aussi « davantage d’enfants à suivre leur instruction à domicile » : 59 cette année, contre 42 l’an passé (+40 %), et 28 en 2018. Des chiffres connus avec la loi pour une école de la confiance qui a rendu l’instruction obligatoire dès l’âge de 3 ans. En revanche, on ne connaît pas l’âge des enfants (jusqu’à 16 ans).

    Le nombre d’enfants scolarisés dans une école hors contrat est aussi en hausse : 130 l’an passé contre 154 cette année (+18,5 %). L’an passé, une école Montessori avait ouvert avec quatre enfants mais, cette année, aucun élève n’est signalé.

    Baisse des deux ans

    Autre nouveauté : la baisse du nombre d’enfants de deux ans scolarisés, une particularité brestoise. C’est sans doute lié au Covid-19. « On a perdu 34 élèves en élémentaire public mais 150 en maternelle ! On imagine que les parents préfèrent conserver leur assistante maternelle, craignant d’éventuelles fermetures d’école. »

    Émilie Kuchel relève aussi que les écoles catholiques brestoises accueillent davantage d’enfants domiciliés en dehors de la ville. « 10 % des élèves du privé ne sont pas brestois, 13 % à Diwan et 2 % dans le public ! Cet apport de non Brestois permet aux écoles catholiques d’atténuer la baisse démographique. »

    La baisse d’effectifs à Brest s’explique aussi, et toujours, par le fait que les familles choisissent aussi de s’installer en première, deuxième, voire troisième couronne, où le coût des terrains est moins élevé.

    Une stabilisation de la démographie scolaire est espérée à partir de l’année prochaine. En attendant, quelles conséquences pour les écoles publiques ? Pour certains établissements, comme Kerichen, la situation devient critique « avec cinq à six classes restantes alors qu’elle est prévue pour quinze » !

    Nouveaux périmètres scolaires

    Afin de stabiliser les effectifs tout en tenant compte de l’espace vacant grandissant dans les établissements, la municipalité va modifier la sectorisation des écoles. « Mais nous garderons une politique des écoles de quartier. Un élève continuera d’être au maximum à 700 mètres de son école publique. » À Brest, les écoles sont de petite taille, « avec en moyenne de 100 à 150 élèves ». 

    « Plutôt que de fermer des écoles », la mairie projette d’installer des crèches dans certaines écoles devenues trop grandes. « On a un projet de ce type à l’école Vauban. » Une autre piste pourrait être aussi le regroupement d’écoles.

    Laurence GUILMO
     
     
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  • Une soixantaine d’éducateurs et de cadres du centre départemental de l’enfance et de la famille était de retour dans la rue, ce jeudi 8 octobre 2020, après une première manifestation en septembre.Une soixantaine d’éducateurs et de cadres du centre départemental de l’enfance et de la famille était de retour dans la rue, ce jeudi 8 octobre 2020, après une première manifestation en septembre.

    Une soixantaine d’éducateurs et de cadres du Centre départemental de l’enfance et de la famille était dans la rue, ce jeudi 8 octobre 2020, après une première manifestation en septembre. Qu’est-ce qui cloche ?

    Qui sont les agents qui ont manifesté ce jeudi ?

    Ils travaillent au CDEF, le Centre départemental de l’enfance et de la famille, un service du Département. Il emploie 274 agents qui accueillent 245 mineurs et femmes enceintes ou avec enfants de moins de trois ans dans des lieux d’hébergements, répartis dans le Finistère.

    Le CDEF se charge aussi des enfants  placés . Dans le département, ils sont plus de 2 000. Le Centre départemental de l’enfance et de la famille a pour mission  d’accueillir ces enfants, d’évaluer leur situation et de les orienter, soit vers d’autres services d’internats du secteur associatif, soit au domicile d’assistants familiaux quand un retour au domicile parental ne peut s’envisager , détaille Youen Henaff, de la CGT.

    Qu’est-ce qui cloche ?

    Certains de ces enfants  placés  souffrent de troubles psychiatriques et sont parfois refusés par les services de pédopsychiatrie, par la Protection Judiciaire de la Jeunesse, ou par des établissements médico-sociaux.  Par défaut, ces enfants sont dirigés vers le CDEF , expose Loïc Rannou, secrétaire général de la CGT. Au 1er octobre, dix mineurs souffrant de troubles psychiatriques étaient au CDEF et placés au sein de  chambres d’hôtel ,  d’appartements ou un gîte .

    Autre problème, les conditions de travail difficiles liées à l’agressivité de certains de ces jeunes.  Au 15 septembre, seize déclarations d’agressions ont été faites au CHSCT , indiquent les syndicats CGT, CFDT et CFE-CGC.

    Que veulent les syndicats ?

    Après une première manifestation, mi-septembre, CGT, CFE-CGC et CFDT étaient de retour dans la rue, jeudi 8 octobre 2020.  Les syndicats CGT et CFE-CGC demandent que des conditions d’accueils dignes soient mises en œuvre dans les plus brefs délais afin de protéger les mineurs confiés et les professionnels les entourant  , précise l’intersyndicale, dans un communiqué.

    Jeudi 8 octobre, une soixantaine de grévistes s’est rassemblée devant le conseil départemental. Une délégation a été reçue par le directeur de cabinet de la présidente du Département et par le directeur général des services. Une nouvelle rencontre doit se tenir, le vendredi 16 octobre, entre représentants du personnel et Marc Labbey, le vice-président du conseil départemental.  Le mouvement ne s’arrêtera pas tant que nous n’aurons pas de réponses , avertit Youen Henaff.

    Que dit le Département ?

    Le 14 septembre, une délégation de manifestants avait déjà été reçue au conseil départemental. Marc Labbey, vice-président chargé des solidarités, de l’enfance et de la famille, leur avait promis  la création d’un service mobile de douze professionnels et dix postes supplémentaires .

    Ce jeudi 8 octobre, le Département annonce la création de quatre postes supplémentaires au CDEF.  On agit avec nos moyens, répond-on, au sein du conseil départemental. Avec le personnel du CDEF, on se rejoint sur beaucoup de points. Ce qu’on veut, c’est avancer avec eux. 

    Basile CAILLAUD

    source: https://www.ouest-france.fr/ 

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  • La friche industrielle, cinq ans après la fermeture de Marine Harvest, à Poullaouen.La friche industrielle, cinq ans après la fermeture de Marine Harvest, à Poullaouen. 

    Depuis 2015, une grande partie du site de Marine Harvest à Poullaouen (Finistère) n’est plus occupée. Si certaines entreprises ont un temps montré leur intérêt pour ces bâtiments, aucune n’a concrétisé de projet. La faute à plusieurs facteurs.

    Le dernier colis a été livré le 24 décembre 2015. Depuis, il ne se passe plus grand-chose sur le site de l’usine Marine Harvest, situé à la sortie de la route départementale 764, à Poullaouen (Finistère). L’entreprise Entrepôts frigorifiques Centre Bretagne a racheté une partie des bâtiments : la zone P3. Mais le reste des locaux n’accueille plus d’entreprise.

    Depuis 2015, il y a eu plusieurs projets. Dont un de création de pisciculture en circuit fermé, le projet le plus sérieux, explique Didier Goubil, le maire de Poullaouen. Ça a été abandonné il y a un peu plus d’un an. Ils ne pouvaient pas prendre d’eau dans l’Aulne car cela aurait diminué son débit et ça pouvait mettre en péril certaines espèces. Ils ont prévu de faire des forages, mais ces derniers ne permettaient pas d’avoir assez d’eau pour faire fonctionner la pisciculture. Il s’agissait de la coopérative des aquaculteurs bretons qui projetait de produire des truites. Un autre projet avait émergé pour en faire un site de stockage, sans plus de résultat.

    De nombreux freins pour les entreprises

    Le maire donne plusieurs pistes pour expliquer l’absence de reprise des bâtiments P1 et P2, qui appartiennent toujours à Marine Harvest :  Ils avaient grandi au fur et à mesure que l’activité se développait. C’est un endroit très enclavé et grand. Pour une entreprise qui voudrait s’agrandir, c’est quasiment impossible.  À l’heure actuelle, aucun projet n’est en cours. Mais cette friche entraîne un  un manque de recettes de l’ordre de 60 000 € par an puisque l’administration fiscale a réduit très fortement la taxe foncière des bâtiments », détaille Didier Goubil. 

    Pour la sous-préfète Léa Poplin, la non-réhabilitation du site est le bémol de la convention de revitalisation du Centre Bretagne.  Les projets ont connu des freins liés au site, situé en zone risque d’inondation, un site dont la taille ne répond pas forcément aux besoins et qui commençait à devenir un peu vétuste »,explique-t-elle.  Aujourd’hui, nous sommes dans une logique de reprendre le dossier au titre de friche industrielle et de voir ce qu’on peut en faire, avec la communauté de communes .

    Les regards se tournent vers Poher communauté, qui  pourrait éventuellement envisager son achat pour un porteur de projet qui serait intéressé, et que ce dernier est bien ficelé. Si l’investissement est un problème pour lui, ça pourrait être étudié,selon Didier Goubil, vice-président de l’intercommunalité.Mais aujourd’hui, racheter le site pour un éventuel porteur de projet qu’on ne connaît pas, sûrement pas. Ce sont des bâtiments à froid positif, qui peuvent fonctionner pour l’agroalimentaire. Il y a aussi du froid négatif sur place. 

    A.R.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Le 23 mai 2014, dernier jour de production sur le site de Poullaouen et dernier rassemblement pour les salariés.Le 23 mai 2014, dernier jour de production sur le site de Poullaouen et dernier rassemblement pour les salariés. 

    L’appel de Marine Harvest Kritsen a été rejeté par la cour d’appel de Rennes, ce jeudi 8 octobre 2020. L’entreprise, dont le site de production de Poullaouen (Finistère) a fermé en 2015, est condamnée à verser des dommages et intérêts à 111 ex-salariés qui avaient saisi la justice. Ils contestaient le motif économique de ces licenciements.

    Nouvelle victoire pour 111 ex-salariés de Marine Harvest Kritsen (MHK) à Poullaouen (Finistère), ce jeudi 8 octobre 2020. La cour d’appel de Rennes a rejeté l’appel de l’entreprise de production de saumon fumé, qui avait été condamnée par le conseil de prud’hommes en septembre 2017 pour licenciement « sans cause réelle et sérieuse ».

    La cour d’appel a donc suivi le jugement des prud’hommes et donné raison aux anciens salariés. Ils contestaient le motif économique invoqué par Marine Harvest pour justifier la fermeture du site de production de Poullaouen.

    Motif économique écarté par la cour d’appel

    Le motif économique a été écarté par la cour. Il n’y avait pas de nécessité de fermer l’entreprise pour sauvegarder la compétitivité du secteur d’activité transformation auquel appartenait la société MHK de Poullaouen », explique Me potin, qui défend l’intérêt des ex-salariés. C’est une satisfaction. On ne peut pas fermer une usine seulement pour préserver des intérêts capitalistiques.

    En 2013, année de l’annonce des suppressions de postes, Marine Harvest avait repris Morpol, un de ses plus gros concurrents. Pour autant, la société estimait, à cette époque, qu’une réorganisation était nécessaire pour rester compétitif dans le secteur transformation.

    MHK devra verser des indemnités à chacun des anciens salariés, au cas par cas. Un montant de près de trois millions d’euros au total, toutes clauses confondues », estime Me Potin. Un pourvoi en cassation est possible.

    Le site de Poullaouen a fermé ses portes en décembre 2015. Près de 180 personnes en CDI avaient perdu leur emploi. Une vingtaine d’autres anciens salariés vont contester leur licenciement devant le conseil de prud’hommes de Brest, au mois de novembre.

    Anthony RIO

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • La ministre des Armées, Florence Parly, a confirmé samedi qu’il n’est plus question du plan hôpital 2020 ni de suppressions de postes pour l’hôpital d’instruction des armées Clermont-Tonnerre de Brest La ministre des Armées, Florence Parly, a confirmé samedi qu’il n’est plus question du plan hôpital 2020 ni de suppressions de postes pour l’hôpital d’instruction des armées Clermont-Tonnerre de Brest. 

    La ministre des Armées, Florence Parly, a confirmé samedi que l’hôpital d’instruction des armées de Brest allait être conforté. Ses effectifs médicaux, paramédicaux et médicaux techniques vont augmenter au cours des cinq prochaines années.

    La ministre des Armées, Florence Parly, avait déjà annoncé en novembre 2019 un renforcement de l’hôpital d’instruction des armées (HIA) Clermont-Tonnerre de Brest pour le soutien de la Force océanique stratégique (Fost) de l’île Longue. Elle l’a répété lors d’un discours, samedi 3 octobre, à l’occasion du baptême de la promotion des élèves médecins et pharmaciens de l’école de santé des armées. Il n’est plus question du plan hôpital 2020, ni de suppressions de postes.

    Fin des transferts de la réa et des laboratoires vers le CHRU

    Le médecin général directeur de l’HIA a annoncé aux syndicats, ce mardi 6 octobre, « un changement de cap à 180° concernant l’avenir », écrit la CFDT de la Défense dans un communiqué. « L’arrêt des transferts d’activités en masse vers le CHRU (centre hospitalier régional) a été annoncé. Changement de cap qui s’accompagnera par une remontée en puissance des effectifs en adéquation avec une activité médicale croissante et une coopération renforcée avec le Centre médical des armées de la base de défense de Brest ».

    « Dans cette nouvelle perspective, le transfert au CHRU de Brest des lits de réanimation et des activités du laboratoire à l’échéance de 2023 est annulé », ajoute le syndicat. La nouvelle directrice du CHRU avait annoncé ce mardi le report en 2025 du regroupement des réanimations.

    « Maintien de la chirurgie lourde sur le site de l’HIA »

    La CFDT ajoute : « Le maintien de la chirurgie lourde sur le site de l’HIA est également acté. Dans cette nouvelle perspective, la ministre a réaffirmé que le service de santé des armées n’a pas vocation à se substituer à la santé publique. Dans un premier temps, les effectifs médicaux, paramédicaux et médicaux techniques vont augmenter au cours des cinq prochaines années ».

    La CFDT « prend acte de cette nouvelle feuille de route qui va dans le sens de ses revendications et actions depuis plus de cinq ans » et souligne que « cette montée en puissance de l’activité et des effectifs soignants doit s’accompagner d’un réajustement significatif des effectifs administratifs, techniques et logistiques ».

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Une centaine de salariés de l’Acimad, une structure d’aide à domicile, a manifesté ce mercredi 7 octobre devant le conseil départemental du Finistère, à Quimper. Une centaine de salariés de l’Acimad, une structure d’aide à domicile, a manifesté ce mercredi 7 octobre devant le conseil départemental du Finistère, à Quimper. 

    Pour protester contre un plan de restructuration et réclamer plus de reconnaissance, une centaine d’aides à domicile de l’association cornouaillaise Acimad ont manifesté, ce mercredi, devant le conseil départemental du Finistère, à Quimper.

    « Aides à domicile en colère », pouvait-on lire sur certaines pancartes, ce mercredi après-midi, devant le conseil départemental du Finistère, à Quimper, où manifestaient une centaine d’aides à domicile de l’Acimad. Il y a quelques semaines, les salariés de cette association cornouaillaise, née de la fusion de l’Adapa (Douarnenez), de l’Adima (Quimper) et de l’Adadom (Plogonnec), ont appris la mise en œuvre prochaine d’un plan de restructuration en raison de difficultés financières. Le Département, le principal financeur de la structure, évoquait dernièrement des « déficits cumulés à hauteur de 304 000 € ».

    « Le Département nous a imposé plus ou moins un audit cet été. Et ils nous donnent une échéance très courte pour faire des économies et revenir à l’équilibre (2022, NDLR). Ce n’est pas tenable », raconte Nathalie Le Gouil, secrétaire et membre du Comité social et économique (CSE) de la structure dont le budget représente 4,60 M€ par an. Le plan de restructuration prévoit notamment le licenciement de 3,8 équivalents temps plein du côté du personnel administratif de l’association qui emploie 180 salariés. Mais pas seulement. « Ce plan va donner lieu à la suppression d’usages comme le remboursement des frais kilométriques des trajets entre le domicile et le lieu de travail », souligne Stéphanie Mauviel, également membre du CSE. Cette dernière évoque aussi « la suppression de deux jours de congé pour les temps pleins modulés ».

    Près d'une centaine de salariés de l'Acimad, une structure d'aide à domicile, ont manifesté ce mercredi 7 octobre devant le Conseil départemental du Finistère, à Quimper.Près d'une centaine de salariés de l'Acimad, une structure d'aide à domicile, a manifesté ce mercredi 7 octobre devant le conseil départemental du Finistère, à Quimper. 

    Revalorisation salariale et plus de reconnaissance

    Les aides à domicile de l’Acimad, qui interviennent auprès d’un millier d’usagers en Cornouaille, réclament également « que le Département reconnaisse le secteur de l’aide à domicile à sa juste valeur humaine et financière ». « On a déjà des salaires pas très élevés avec d’importantes amplitudes horaires. Il y a un manque de personnel, un manque de financement. Maintenant, on veut nous enlever le peu de droit que l’on a car la direction a vu trop gros avec cette fusion », déplore Christelle Carvahlo, une aide à domicile de Douarnenez. « Et ils veulent diminuer notre taux horaire alors que le coût de la vie augmente », complète Nathalie Le Gouil, réclamant ainsi une revalorisation salariale. Et d’ajouter : « On nous a promis une prime Covid. On ne l’a toujours pas reçu ».

    Près d'une centaine de salariés de l'Acimad, une structure d'aide à domicile, ont manifesté ce mercredi 7 octobre devant le Conseil départemental du Finistère, à Quimper.Près d'une centaine de salariés de l'Acimad, une structure d'aide à domicile, a manifesté ce mercredi 7 octobre devant le conseil départemental du Finistère, à Quimper. 
     

    Dans leur combat, les aides à domicile ont été soutenus, ce mercredi, par des élus de Douarnenez. « Elles ont un rôle très important sur notre territoire où vivent de nombreuses personnes âgées et en situation de handicap. On a vu que le travail de ces salariés, qui touchent des salaires de misère, était essentiel pendant la crise. Il faut les soutenir », affirme Françoise Laouenan-Le Lec, adjointe déléguée au maire de Douarnenez en charge de l’action sociale et des solidarités.

    Benjamin Pontis

    source: https://www.letelegramme.fr/

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    Quimperlé. Débrayage des salariés de Bigard
     

    Les pointeuses installées dans l’usine Bigard de Quimperlé  depuis mars ne prennent pas en compte le temps de déplacement et d’équipement selon la CGT.  Plus de 100 salariés ont débrayé ce mercredi pour réclamer un autre décompte. 

    La mise en service des pointeuses le 16 mars dans le cadre « de la gestion des temps et activités » souhaitée par la direction du site avait fait tousser les représentants de la CGT et de nombreux salariés de Bigard. Mais ils avaient mis un mouchoir sur leurs critiques en raison du confinement imposé par l’épidémie du coronavirus puis le prolongement de la crise sanitaire. Malgré le port du masque désormais obligatoire, l’incompréhension et la grogne a gagné les rangs des salariés la semaine dernière à la lecture des bulletins de salaire de septembre.

    « Plusieurs collègues ont vu leur nombre d’heures à récupérer amputés de plus de quarante minutes et dans certains cas plus d’une heure », explique Michel Le Goff, le délégué syndical CGT qui a invité les ouvriers à exprimer leur colère ce mercredi matin devant les grilles de l’usine. Plus d’une centaine d’entre-eux ont répondu à l’appel en débrayant durant plus d’une heure. Jusqu’en mars dernier, le site de Quimperlé était le dernier à organiser le temps de travail sans pointeuse. « Quand on n’est pas à l’heure ça se voit tout de suite sur une ligne de production à la chaîne », confie un ouvrier. Mais l’exception quimperloise a vécu avec l’installation de vingt pointeuses. Et la CGT pointe déjà des abus.

    Accès refusé à l’huissier 

    Si le syndicat ne s’oppose pas au badgeage, il dénonce un déclenchement en défaveur du salarié. « Le déplacement du vestiaire au poste de production n’est pas pris en compte comme temps de travail. Or durant cette période, il faut s’équiper, mettre les protections individuelles, tels le gant et le tablier en maille, ajouter les gants en latex, les manchettes, laver et sécher les mains puis se rendre à son poste. Autant d’obligations imposées par l’employeur au nom de l’hygiène et la sécurité alimentaire et considérées comme du travail effectif, c’est-à-dire rémunéré, selon la loi… sauf chez Bigard », dénonce Michel Le Goff. 

    Après le conflit de 1995 les pause-pipi imposées à heures fixes, l’abattoir sera-t-il à nouveau le théâtre d’une longue bataille sur le temps de travail ? « La direction revient à la charge sur la chasse au temps mort », déplore le délégué syndical tout en rappelant la direction à ses obligations : « les relevés de pointage en début et fin de journée doivent être accessibles aux salariés. Or ce n’est toujours pas le cas. Une fois encore la loi Bigard ne saurait s’imposer au Code du travail ! » Pour constater ces carences et chronométrer les temps de déplacement entre le vestiaire et la salle de production, qualifiés de « temps de travail dissimulé » par la CGT, le syndicat a décidé de mandater  un huissier. « Nous avons dû faire appel à un professionnel de Quimper comme tous ceux de Quimperlé ont décliné la mission », précise le délégué syndical. Mais la visite prévue le 29 septembre a été annulée. « La direction lui a refusé l’accès au site », affirme la CGT qui a saisi le conseil des prud’hommes de Quimper pour trancher ce dossier.

    La direction n’a pas donné suite aux sollicitations de la rédaction sur ce sujet. 

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  • La rentrée des étudiants en première année se fait dans un contexte bien particulier, à l’UBO. La rentrée des étudiants en première année se fait dans un contexte bien particulier, à l’UBO. 

    Qu’importe le contexte, qu’importent les circonstances, l’entrée à l’université reste un moment à part dans une vie étudiante. Nous nous sommes glissés dans les pas d’étudiants en première année au campus brestois de l’UBO, à la découverte des études supérieures.

    En griffonnant des notes au coin d’un texte de Schopenhauer, en se torturant la tête pour résoudre des équations à x degrés ou en révisant les grandes dates de la Première Guerre mondiale, s’attendaient-ils à dire au revoir au lycée un après-midi de mars ? On leur avait promis que ça durerait quinze jours, tout au plus. Finalement, six mois plus tard, c’est dans la peau d’étudiants qu’ils ont poussé de nouveau la porte d’une classe. Avec le si précieux bac en poche et l’indépendance en bandoulière, ces jeunes gens d’à peine 17 ou 18 ans ont repris le fil de leur scolarité depuis un peu plus de deux semaines. « Déjà, quand tu as deux mois de vacances, c’est dur de s’y remettre. Mais alors six mois sans cours, ça fait carrément bizarre, avoue Alysson Mittaine, originaire de Cléder et étudiante en première année de droit. Même avec des cours par Internet, ce n’est pas pareil. Tu n’as pas le rythme, tu n’as plus les mêmes horaires… ».

    Suivez les flèches !

    Sur le carrelage flanqué de flèches directionnelles, sur les murs tapissés de messages de prévention et sur les visages masqués de leurs camarades, tout est fait pour leur rappeler que cette rentrée universitaire ne ressemble à aucune autre. « Il y avait forcément un peu d’appréhension avant de reprendre, mais au final ça va, glisse Alysson. Je suis juste un peu dégoûtée de ne pas avoir pu passer le bac comme tout le monde les années d’avant, de ne pas avoir eu de soirée d’intégration en arrivant. Pour moi ça va, je suis dans la promo de ma cousine, mais je me dis que ça ne doit pas être facile pour ceux qui arrivent seuls à la fac ».

    En appart ou chez les parents ?

    Accompagnés par des tuteurs d’accueil, bombardés d’informations, ces nouveaux étudiants ont eu quelques jours pour prendre leurs marques. « J’avais super hâte d’arriver à la fac, raconte, très enthousiaste, Ambre Scavinner, également étudiante en L1 droit. J’étais un peu désorientée la première semaine, c’est sûr que ça change pas mal du lycée, il faut se débrouiller beaucoup plus par soi-même ». Originaire de Brest, la jeune femme a fait le choix de rester vivre chez ses parents, pour cette rentrée à l’université. « C’est sûr que, d’un côté, ça sécurise beaucoup d’être toujours chez les parents, tout est plus facile. Mais ça rajoute aussi un peu de pression, parce qu’ils sont plus regardants sur les cours que si je vivais seule en appartement ».

    Une situation que ne connaîtra sûrement pas Axel, inscrit en première année de Licence SVT - physique-chimie à la faculté de sciences. Installé en colocation avec un ami dans le centre-ville de Brest, le jeune homme de 19 ans arrive tout droit de Paris. Par choix, il a préféré la pointe de la Bretagne pour poursuivre ses études. Peut-être aussi dans un souci de liberté ? « Je ne trouve pas qu’on soit tant que ça livrés à nous-mêmes, à l’université. On a les bourses, le Crous, les associations, les profs… Même si on n’a pas les parents derrière nous comme au lycée, la fac a, pour moi, un côté assez sécurisé ». Et la covid-19 dans tout ça ? Quelle place lui donner dans cette rentrée ? « Franchement ça se passe bien. On n’a eu que des cours en présentiel pour l’instant donc on ne le sent pas trop, à part les masques ».

    Mangez, mais pas masqués

    L’obligation du port du masque en intérieur pousse aussi de nombreux étudiants à prendre leur pause en extérieur. Pour l’instant, ça tient, mais qu’en sera-t-il après la chute des températures ? « On a eu le cas mercredi midi, où il pleuvait. Étant donné qu’on n’a pas le droit d’enlever le masque à l’intérieur, tous les gens qui apportent quelque chose à manger déjeunent dehors depuis la rentrée. Mais là, avec la météo, la cafétéria était pleine, il n’y avait plus de table de libre. Et on s’est rendu compte que, si c’était comme ça tous les jours, ça allait être compliqué… ».

    Saut de puce du côté des salles omnisports. Le campus accueillant les étudiants de la faculté des sciences du sport et de l’éducation, habituellement bondé, paraît bien calme. Depuis quelques années, il s’agit de l’une des composantes les plus surchargées en première année, tant la demande est forte. Mais avec les mesures prises pour lutter contre la covid-19, la présence des étudiants se fait moindre. « Pour les cours en amphi, c’est une semaine sur deux à la fac et l’autre semaine en visio, explique Nathaël Le Coz, qui découvre l’université après une année de prépa intégrée à l’Isen. Les emplois du temps sont vachement allégés. Pour le sport, ça dépend des disciplines : en course d’orientation, ça va, mais, par exemple, les cours de gym ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre ».

    Le cadre est sans doute différent, la manière d’enseigner aussi. Mais après ce bac tronqué et cet été bien particulier, tous avouent leur soulagement de reprendre une vie « presque normale ». Et dans quelques années, ils n’auront aucun mal à se souvenir de leur début à l’université. Ah, sacrée année 2020 !

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Les élus de Quimperlé Décidons Ensemble soutiennent les commerçants de la basse ville. Les élus de Quimperlé Décidons Ensemble soutiennent les commerçants de la basse ville. 

    Les commerçants de basse ville souhaitent un report à mi-janvier 2021 des travaux prévus en novembre rue de la Paix. Une demande que soutiennent les élus de Quimperlé Décidons Ensemble.

    Dans un communiqué, les élus de Quimperlé Décidons Ensemble « réaffirment (leur) soutien à la demande des commerçants de la basse ville de reporter les travaux de voiries à la mi-janvier 2021 ». Ils saluent l’initiative d’Anne Daniel de les rencontrer et expliquent qu’ils seront « présents à leurs côtés lors de la réunion prévue avec la mairie », ce lundi 12 octobre.

    Dans leur communiqué, les élus rappellent être « fermement attachés au commerce de proximité, tant pour son importance sociale que pour l’attractivité de la ville ». Ils estiment que « les travaux prévus au mois de novembre, rue de la Paix, vont fortement dissuader les clients de venir dans les commerces de ces rues, même si les circulations piétonnes sont préservées ».

    Et de détailler : « Après un printemps catastrophique (confinement) et malgré une fréquentation touristique « honorable », nous reconnaissons que la situation socio-économique des commerçants est difficile. Tout doit être mis en œuvre pour ne pas les pénaliser davantage. Le report du début des travaux de voiries, à la mi-janvier 2021, nous semble être une mesure raisonnable et nécessaire pour ne pas nuire à l’accessibilité dans ces rues et plus largement à la basse ville ».

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