• Le néonazi breton Boris Le Lay « fixé » au Japon (LT.fr-28/09/21-6h)

    Même s’il n’est plus sur Twitter, Facebook ou YouTube, l’ultranationaliste Boris Le Lay, l’un des plus influents membres de la « fachosphère » française, est toujours accessible, aisément, sur interne Même s’il n’est plus sur Twitter, Facebook ou YouTube, l’ultranationaliste Boris Le Lay, l’un des plus influents membres de la « fachosphère » française, est toujours accessible, aisément, sur internet. 

    Condamné à de nombreuses peines de prison ferme, le néonazi breton Boris Le Lay a su jusqu’à présent échapper à toute sanction. Réfugié au Japon, sa liberté de mouvement semble cependant désormais entravée.

    Il n’est plus sur Twitter, ni sur Facebook. On ne le trouve plus sur YouTube depuis près d’un an. Il a même été éjecté du très complaisant réseau social russe VK, où se réfugiaient tous les extrémistes occidentaux refoulés des réseaux sociaux traditionnels. Mais l’ultranationaliste Boris Le Lay, l’un des plus influents membres de la « fachosphère » française, est toujours accessible, aisément, sur internet.

     

    Déjà condamné quinze fois

    Ce Breton originaire du Sud-Finistère, aujourd’hui âgé de 40 ans, cumule d’après notre décompte, au moins quinze condamnations représentant plus de 11 années de prison ferme (2 ans et 8 mois pour la peine la plus lourde) depuis 2013, pour incitation à la discrimination, à la haine et à la violence raciales, contestation et apologie de crimes contre l’Humanité, menace de mort, diffamation…

    Boris Le Lay fait l’objet de mandats de recherche français et internationaux (notice rouge d’Interpol). Le 3 juin dernier, le tribunal correctionnel de Quimper devait le juger pour de nouveaux faits de même nature. Mais l’audience a été renvoyée. Depuis 2014, par ailleurs, il ne répond plus aux convocations judiciaires. Il s’est réfugié au Japon, où il vit avec une citoyenne japonaise. Il réside toujours, selon de récentes informations, à Kashiwa, une ville de plus de 400 000 habitants, située à une trentaine de kilomètres au nord-est de la capitale nipponne. Aucun accord d’extradition n’existe entre Tokyo et Paris. Boris Le Lay, qui héberge ses sites web aux États-Unis, protégés par le premier amendement garantissant une totale liberté d’expression, jouit donc d’une impunité de fait.

    Renouvellement du passeport français refusé

    Selon les derniers éléments que nous avons pu collecter, le Breton disposerait actuellement d’un titre de séjour japonais valide jusqu’en 2026. Mais son passeport français, arrivé à expiration il y a déjà plusieurs années, lui, ne l’est plus. Parce qu’il est inscrit au fichier des personnes recherchées (FPR), au titre des « personnes susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l’État (fiche S) et à la sécurité publique », l’ultranationaliste et multirécidiviste s’est vu refuser le renouvellement de sa pièce internationale d’identité par les autorités françaises. Il ne peut donc plus, en théorie, sauf à risquer de se faire refouler et éventuellement arrêter, quitter le Japon et voyager à l’international de manière légale. Et, de fait, selon nos sources, aucun signe de sa présence n’a été détecté en France depuis plusieurs années.

    Il est, en revanche, très présent sur le web. C’est lui qui est soupçonné d’administrer l’un des sites les plus radicaux en Europe : Démocratie Participative. Un site dont la violence surpasse celle déjà observée sur ses précédents blogs, où il appelait pourtant déjà à « identifier, repérer et détruire » des militants bretons (avec photos et biographies) défendant la cause des sans papiers, injuriait des élus, ou réclamait le « champagne et la croix de fer » pour le conducteur d’un train ayant accidentellement et mortellement fauché un dirigeant local du Mrap de confession juive…

    Site déjà bloqué plus de 20 fois en trente mois

    Malgré la décision de justice de novembre 2018 ordonnant aux fournisseurs français d’accès à internet de bloquer l’adresse de Démocratie Participative, le site renaît régulièrement depuis, via d’autres adresses. « Nous les transmettons au fur et à mesure, systématiquement, aux opérateurs qui la bloquent dans la foulée, sans avoir besoin de relancer la machine judiciaire. Et cela, grâce au jugement historique de novembre 2018 », précise la délégation interministérielle contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH).

    Depuis fin 2018, « plus d’une vingtaine de blocages ont ainsi été opérés, à la demande du parquet de Paris », précise au Télégramme Me Ilana Soskin, avocate de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). « C’est un combat contre une hydre. À peine a-t-on coupé une tête qu’une autre repousse, convient une source travaillant sur ce dossier. Mais cela complique beaucoup les choses pour les administrateurs du site et ceux qui veulent y accéder. »

    Il n’est pourtant guère compliqué d’en retrouver la trace. D’autant plus que des sites miroirs, avec le même nom ou pas, reprennent son contenu, expliquent comment continuer à y accéder, allant jusqu’à livrer des « conseils informatiques » pour préserver son anonymat.

     

    Hervé Chambonnière

    source: https://www.letelegramme.fr/

    « Les organisations syndicales et associations de retraités de Brest préparent la journée d’action du 1er octobre. ( LT.fr - 28/09/21 - 10h07 )Russie : vagues d’arrestations et de répressions contre les élus communistes du KPRF (IC.fr-28/09/21) »
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