• Anthropologue et économiste, célèbre pour avoir notamment anticipé la crise des subprimes en 2007, l’universitaire belge publie Le dernier qui s’en va éteint la lumière, essai sur l’extinction de l’humanité.

    Paul Jorion

    Le dernier qui s'en va éteint la lumière

    Editeur Fayard-288 pages-parution 16/03/2016-prix : 19 €         

     

    Paul Jorion : “Ce monde passe en mode cataclysmique”-entretien avec Patrick Cohen et les auditeurs de la station (France Inter 25/03/2016)

    Le genre humain se découvre, à sa très grande surprise, au bord de l’extinction. À cette menace, il ne réagit que mollement, en tentant de manière dérisoire de dégager un bénéfice commercial de toute tentative de réponse.

    Sommes-nous outillés pour empêcher notre propre extinction ? Notre constitution psychique et notre histoire jusqu’ici suggèrent malheureusement que notre espèce n’est pas à la hauteur de la tâche : la découverte que chacun d’entre nous est mortel l’a plongée dans une stupeur profonde dont plusieurs milliers d’années de rumination ne sont pas parvenues à la faire émerger.

    Le dernier qui s’en va éteint la lumière propose une description réaliste et véridique de notre espèce, de ses grandes forces et de ses immenses faiblesses. Nous comprendre nous-mêmes est la condition pour renverser la tendance qui nous conduit, si nous ne réagissons pas immédiatement avec la plus extrême vigueur, droit vers l’extinction.

    Anthropologue et sociologue de formation, Paul Jorion est connu du public pour avoir annoncé la crise des subprimes. Depuis, il a révolutionné le regard porté sur l’économie et la finance. Commentant l’actualité sur « Le blog de Paul Jorion », il est également chroniqueurier au journal Le Monde et dans divers périodiques.

     


    Paul Jorion répond aux questions des auditeurs... par franceinter

     

     

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  • Park Kun-woong ("Je suis Communiste") : « Nous ne sommes pas libérés de la guerre des idéologies »Invité de Livre Paris, Park Kun-woong n’a pas (encore) la notoriété d’un Spiegelman ou d’un Tardi. Il est cependant de ces auteurs dont les œuvres enrichissent la mémoire universelle par le roman graphique. Après « Fleur » (Casterman) et « Massacre au pont de No Gun Ri » (Vertige graphique), il poursuit l’exploration de l’histoire de la Corée avec les deux volumes de « Je suis communiste » (Cambourakis). Nous l’avions rencontré l’été dernier à l’occasion du Festival de Bucheon dont il était le Président. Nous le retrouvons à Paris.

    Après avoir été honoré par ses aînés qui l’ont nommé président de la plus importante manifestation de BD coréenne, Park Kun-woong s’était retrouvé en haut de l’affiche de la 18e édition du Festival de Bucheon.

    Né en 1972, cet auteur semble agir comme un relais entre les pionniers de la bande dessinée sociale coréenne, témoins directs des drames du passé, et la nouvelle génération, tournée vers le numérique. Ainsi, les œuvres de Park Kun-woong rappellent les ravages de l’occupation japonaise, de la guerre entre le Nord et le Sud et de la dictature militaire qui s’en est suivie.

    Du fait de l’actualité éditoriale française, l’entretien qui suit évoque en priorité Je suis communiste dont les deux volumes viennent d’être adaptés en français aux éditions Cambourakis. Cette épaisse biographie, présente Hur Young-chul, coréen du Sud, pétri d’idéaux marxistes qui a combattu du côté du Nord avant d’être emprisonné durant trente-six années dans les geôles du Sud.

    Cependant, il sera également question du Temps des bêtes, son dernier roman graphique en date qui n’a pas encore été traduit en France. Cette nouvelle somme retrace le calvaire de Kim Geun-Tae, figure de l’opposition à la dictature sud-coréenne, emprisonné et torturé en 1985. Lors du festival de Bucheon, ce livre a fait l’objet d’une exposition impressionnante, réalisée par Park Kun-woong lui-même.

    Park Kun-woong ("Je suis Communiste") : « Nous ne sommes pas libérés de la guerre des idéologies »

    « Je suis communiste », en Corée avez-vous publié ce livre avec le même titre ?

    Oui. « Je suis communiste » était le titre du livre pour sa première publication en deux volumes. Mais lors de sa réédition de 2014 en intégrale, le titre est devenu « Mémoires d’un révolutionnaire ». Des groupes conservateurs qui défendent les idées du gouvernement actuel [Mme Park Geun-hye -Présidente de la République du pays depuis 2013- est la fille de l’ancien dictateur militaire, Park Chung-hee, NDLR] ont attaqué mon livre parce qu’ils l’estiment partisan de la Corée du Nord. Ainsi il a été retiré de certaines bibliothèques. Cela montre que le terme « communiste » est toujours interdit, comme à l’époque de la dictature. Aujourd’hui la chasse aux sorcières ne fonctionne plus, mais les manipulations sont toujours à l’œuvre.

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    Extrait de "Je suis communiste, Tome 1"
    © Park Kun-woong, Hur Young-chul - Cambourakis

    Pour quelles raisons pensez-vous que votre livre été la cible des conservateurs ?

    Il l’a été à la fois pour son titre et pour son contenu. Hur Young-chul, dont j’expose le parcours, a refusé de se fondre dans le capitalisme pendant plus trente ans. Il témoigne aujourd’hui que le système de l’ennemi des années 1950 lui semblait plus abouti d’un point de vue social. C’est ce qui a valu au livre d’être retiré de quelques bibliothèques sous la pression des conservateurs. Je le ressens comme une atteinte au droit à la culture et à l’expression.
    Il s’agit de l’histoire d’une personne emprisonnée pendant trente-six ans pour avoir déclaré déclaré : « Je suis communiste ». Je crois que la démocratie signifie la diversité d’opinion. Le fait de ne pas reconnaître le communisme dans la Corée du Sud actuelle m’amène à douter de cette démocratie. Nous ne sommes pas encore libérés de la guerre des idéologies.

    Pourquoi avoir choisi de raconter cette histoire ?

    Je raconte l’histoire d’une personne qui a pris le parti du Nord. Pendant ses trente-six années de détention, ses photos et ses écrits ont été brûlés par sa propre famille pour ne pas subir plus de répression. À sa sortie de prison le seul support sur lequel il pouvait s’appuyer pour raconter son parcours était sa mémoire. Il en a tiré un livre, c’est ce qui constitue ma bande dessinée.
    Son témoignage permet d’équilibrer notre regard sur l’affrontement entre le Nord et le Sud. On voit par exemple que l’armée chinoise qui est perçue aujourd’hui comme invasive, a été reçue par une partie de la population dans un esprit de solidarité et que les soldats chinois faisaient preuve de comportements positifs…

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    Extrait de "Je suis communiste, Tome 2"
    © Park Kun-woong, Hur Young-chul - Cambourakis

    Pourquoi aborder autant de sujets douloureux de l’histoire de votre pays ?

    Après la guerre, la dictature a empêché de bien connaître notre passé. La vérité historique a été enterrée. J’ai pris la bande dessinée en tant qu’outil pour la révéler. Depuis peu, j’utilise un second outil, la caricature, pour aborder la satire politique. Le passé est important, l’histoire actuelle aussi.

    Au festival de Bucheon, vous semblez plus proche de l’ancienne génération d’auteurs ?

    C’est vrai. D’ailleurs des lecteurs qui me découvrent ici me pensaient plus âgé. J’aborde des sujets lourds pour un « jeune » auteur. Cependant l’histoire contemporaine intéresse de plus en plus ma génération parce que le pouvoir actuel rappelle l’époque de la dictature. Les groupes qui dirigeaient le pays reviennent aux affaires. Il reste beaucoup de sujets à traiter. La bande dessinée a de plus l’avantage d’être facilement abordée par les jeunes.

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    Extrait du "Temps des bêtes", encore inédit en français
    © Park Kun-woong

    La bande dessinée numérique -le webtoon- semble connaître un impact profond en Corée. Songez-vous à œuvrer dans ce secteur ?

    Oui bien sûr. Avec Le Temps de la bête, j’achève un cycle de trois témoignages qui avait commencé avec Massacre au Pont de No Gun Ri, puis par Je suis communiste. Je travaille actuellement sur un projet de science-fiction où il sera question de pouvoir politique. Cette bande dessinée sera à la fois diffusée en webtoon et imprimée sur papier.

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    L’Affiche du Festival de Bucheon
    © Park Kun-woong - KOMAKON

    La science-fiction est aussi le thème de votre affiche pour le festival de Bucheon. Pouvez-vous nous l’expliquer ?

    En sortant de mon style habituel, j’ai voulu apporter un visuel ludique et divertissant pour le grand public. J’ai pensé à une bouteille d’encre comparable à un corps humain. Sa tête s’envole vers un espace mystérieux en emportant les lecteurs. Que la bande dessinée conquière de nouveaux territoires, est dans l’esprit des auteurs. Sur quelle étoile et quelle histoire la tête va-t-elle atterrir ? C’est à l’imaginaire des auteurs de le déterminer.

    Pour le festival, vous avez conçu une exposition autour du « Temps des bêtes » à propos des tortures subies dans les années 1980 par le militant des droits de l’homme, Kim Geun-tae. Vous y avez notamment reconstitué la cellule où eurent lieu les sévices. On a été surpris de vous y voir pris en photo avec la veuve, les enfants et petits-enfants de Kim Geun-tae. Ils semblaient sourire, ce qui pour nous, Occidentaux, paraît étrange dans une telle circonstance. Que signifiait ce sourire ?

    Je ne pense qu’ils souriaient, ils étaient sereins. J’ai longuement discuté avec Mme Chae Keun, sa veuve, pour préparer ce livre. Je pense que ce sourire est une satisfaction du fait que l’histoire de son mari devienne le sujet d’une exposition et que lui-même serait heureux de savoir que son histoire est aujourd’hui connue. Comme une revanche contre l’oubli.

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    "Une revanche contre l’oubli". Au coeur de l’exposition consacrée au "Temps des bêtes", Park Kun-woung entouré par ses ainés Park Jae-dong et Lee Hee-jae avec la veuve, les enfants et petits-enfants de Kim Geun-Tae dont il a raconté le calvaire dans son livre et son exposition.

    Les éditions étrangères de vos livres étaient présentes dans l’exposition. Cela représente-t-il une grande importance pour vous ?

    Je traite de l’histoire contemporaine coréenne, sous l’angle de thématiques universelles, les droits de l’homme, le refus de la guerre. Je remercie le public français de me lire, car ces thématiques méritent des réflexions communes. On publie aussi des bandes dessinées françaises en coréen. J’espère que l’échange va se poursuivre. C’est à l’humanité entière de résoudre ces problèmes.

    Propos recueillis par Laurent Melikian.

    source: histoireetsociete.wordpress.com

     

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  • Lumières Communes : cours de philosophie -par Georges Gastaud [pré-commande]Les éditions viennent d’annoncer la sortie d’un nouveau cours de , par le philosophe marxiste , bien connu des lecteurs d’Initiative Communiste, sous le titre de « Lumières Communes« .

    Au-delà des combats quotidiens qu’il mène avec acharnement au coté des militants franchement communistes du PRCF, des syndicalistes, avec son dernier ouvrage, le philosophe Georges Gastaud rappelle à chacun d’entre nous qu’il faut faire vivre, défendre, actualiser la théorie marxiste qui, avec le travail de terrain en direction de la classe ouvrière, avec l’effort de réorganisation franchement communiste qui est celui du PRCF, est le socle de la résistance intellectuelle et de la future reconquête communiste en France et ailleurs. Défendons (-nous avec) le  !

    Se laisser enfermer dans la nasse de l’idéologie dominante, celle de la classe capitaliste dominante, c’est condamner le mouvement populaire à la spirale de la défaite, c’est condamner l’humanité à la spirale de la regression dans tous les domaines. www.initiative-communiste.fr invite chacun de ses lecteurs à acheter, à faire acheter, à lire et faire lire, en un mot à utiliser au maximum ce qui bien plus qu’un livre est un événement éditorial pour transmettre absolument aux jeunes générations de militants et d’intellectuels le flambeau du dialectique qui, comme le reste, court le risque d’une rupture de transmission dans l’aire francophone. Et ce d’autant plus que ce livre de Georges Gastaud que les Editions Delga ont le courage de publier permet d’aller au-delà d’une « défense et illustration » du pour confronter l’outil marxiste aux réalités d’aujourd’hui dans les champs , scientifique, esthétique, éthique, etc.

    En cette période des fêtes de fin d’années, pourquoi ne pas faire cadeau utile avec ce livre ?

    Et pourquoi pas proposer à vos bibliothèques universitaires, municipales, scolaires etc. de répondre à leur mission en achetant cet ouvrage et en le mettant à disposition des étudiants et de l’ensemble des citoyens.

    Participez à la campagne de précommande participative en répondant à l’appel à souscription organisée par les éditions Delga pour permettre la plus large diffusion de cet ouvrage.

    Lumières Communes : cours de philosophie -par Georges Gastaud [pré-commande]Le prochain livre de Georges Gastaud, en 4 tomes grand format, « . Cours de philosophie à la lumière du matérialisme dialectique », s’annonce comme un événement éditorial.

    Afin d’accompagner cette publication ambitieuse, preuve de la vitalité de la pensée marxiste et progressiste aujourd’hui, nous lançons une grande souscription. Ne tardez donc pas à envoyer votre bon de commande ci-dessous.

    • Pour commander les 4 tomes et les recevoir à votre domicile, envoyer un chèque de 70 euros (frais de port inclus) à :

    Editions Delga / 38 rue Dunois / 75 013 Paris

    N’oubliez pas d’indiquer votre adresse ainsi que le titre souhaité.

    NB : Les Editions Delga s’engagent à n’encaisser aucun chèque avant la livraison des exemplaires à tout demandeur.

     

    source: initiative-communiste.fr

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  • Dictionnaire. L'hommage aux résistants  (LT-27/05/2015)Le chercheur Serge Tilly et l'historien Alain Prigent tiennent dans leurs mains l'ouvrage « Les fusillés », publié ce mois-ci.

     
    Historien et chercheur trégorrois, Alain Prigent et Serge Tilly ont participé, durant huit ans, à l'écriture d'un ouvrage unique, « Les fusillés ». Écrit par plus d'une centaine d'auteurs, dont ces deux fils de résistants, ce dictionnaire hors norme recense 4.235 biographies de personnes exécutées par les nazis en France, entre 1940 et 1944.
     
    Depuis les années 70, ils sortent de l'ombre des centaines de résistants, oubliés de la Seconde Guerre mondiale. De leur travail de bénédictin accouchent ainsi divers ouvrages, des « Cahiers de la Résistance », publiés dans les Côtes-d'Armor, au dernier né : « Les fusillés ». Un dictionnaire hors du commun qui recense 4.235 biographies de victimes du nazisme, entre 1940 et 1944, en France. Des personnages célèbres ou anonymes, des héros dont nos rues portent le nom aux martyrs qui ne figurent pas tous sur les plaques commémoratives.
     
    Un livre inédit et pharamineux
     
    Ce dernier projet a requis huit années de travail et 111 auteurs. Un groupe national a été piloté par l'historien Jean-Pierre Besse, décédé en 2012, Claude Pennetier, directeur du Maitron et chercheur au CNRS, Delphine Leneveu et Thomas Pouty, historiens. Des noms qui font autorité dans le récit de la Résistance. Réunis deux à trois fois par an au siège de l'association pour les études de la Résistance, à Paris, Serge Tilly et Alain Prigent ont pris part aux échanges pour constituer le dictionnaire. « La première difficulté a été de définir le terme fusillé », explique le binôme costarmoricain. « Après de longs débats, nous avons décidé de concentrer nos recherches sur les personnes fusillées en France, entre 40 et 44, après avoir été jugées par les autorités allemandes ». Un inventaire jusqu'alors inédit, publié 70 ans après la capitulation nazie du 8 mai 1945.
     
    « Des kilomètres d'archives »
     
    Retraités de l'enseignement, Serge Tilly, 73 ans, et Alain Prigent, 66 ans, fréquentent régulièrement les archives départementales, en Bretagne. « Chaque fois, on collecte des centaines de dossiers pour remonter des mines d'or, des kilomètres d'archives. Il peut s'agir de jugements, de fiches de disparition établies en gendarmerie à l'époque ou de listes de fusillés constituées à la Libération ». Autant de traces écrites pour recouper les informations, à la manière de véritables enquêteurs. « Après toutes ces années d'investigation, nous pouvons nous reposer sur des témoignages d'anciens et de familles pour croiser nos sources et raconter les faits réels ». Le binôme trégorrois a ainsi rédigé 250 biographies de Bretons, Costarmoricains en majorité, sur les 4.235 que compte le dictionnaire des fusillés. « Pour chacune, nous avons détaillé les notices, les références, pour que notre travail puisse être complété par ceux qui le désirent ».
     
    Un pari éditorial
     
    Publié par les Éditions de l'Atelier, « Les fusillés » représente un pari éditorial. Plus de 2.000 pages de papier bible, des biographies classées par ordre alphabétique, en partie illustrées par des photographies de résistants. « C'est un travail d'histoire et de mémoire pour mieux comprendre l'Occupation », précise la maison d'édition. « Il s'agit aussi de rendre toute leur place à celles et ceux qui, d'une manière ou d'une autre, se sont opposés aux forces nazies, à la Milice, au régime de Vichy ou aux chemises noires mussoliniennes et qui en ont été victimes ». Les coauteurs de l'ouvrage le concèdent : « On ne rentre pas dans ce livre par hasard. On cherche une notice, un nom... ». Ce n'est pas un roman, bien que les définitions de ces héros se lisent comme des récits épiques et tragiques. Ils racontent l'Histoire d'une façon singulière, plus intime. Les grands noms de la Résistance se mêlent aux acteurs locaux. Communistes, gaullistes, socialistes, syndicalistes ou simples patriotes. Juifs, chrétiens ou libres penseurs... Tous trouvent aujourd'hui leur place dans ce dictionnaire, pour la plus grande satisfaction de Serge Tilly et Alain Prigent. Qui se penchent désormais sur d'autres oubliés... « Nous travaillons sur les massacrés, ces personnes qui ont été tuées sans procès durant la Seconde Guerre mondiale par les Allemands. Il s'agira là aussi de leur rendre l'hommage qu'ils méritent ». Le dernier combat de ces deux fils de résistants...
     
    « Les Fusillés (1940-1944) » Aux éditions de l'Atelier, 1.952 pages, 200 photos, 30 €. Rencontre avec Alain Prigent et présentation de l'ouvrage, samedi, de 15 h à 18 h, à la librairie Gwalarn, rue des Chapeliers, à Lannion (22). Le vendredi 24 juillet, présentation, à Saint-Cyr Coëtquidan (56), au Salon du livre militaire.
     
     
    Romain Daniel
     

    Les fusillés (1940-1944)

     

     

    COMMANDER

    1952 PAGES • Relié
    Date de parution : 4 Mai 2015
    ISBN 978-2-7082-4318-7
    EAN-ISBN 9782708243187
    Prix Unitaire: 30,00 €

     

    Les fusillés (1940-1944)


     COLLECTIF


    Ils étaient communistes, gaullistes, socialistes, syndicalistes, ou bien tout simplement patriotes ; juifs, chrétiens, ou libres-penseurs. Certains étaient des résistants actifs, d’autres furent arrêtés en raison de leurs origines, de leur engagement militant ou de leur refus de l’Occupation. Tous subirent jusqu’à en perdre la vie l’appareil répressif mis en place par les occupants nazis, les fascistes italiens et les autorités vichystes. Leurs parcours, d’une extrême diversité, convergent le plus souvent vers un but commun : lutter contre la barbarie.

    Ce livre réunit les biographies de ceux qui furent fusillés en France entre 1940 et 1944. Il rappelle les conditions de leur arrestation et de leur exécution et retrace leur itinéraire, leur vie, leurs engagements. Fruit d’un exceptionnel travail d’historiens, cet ouvrage rend aux fusillés de la Seconde Guerre mondiale un hommage citoyen. Ils sont présents à nos mémoires.

    Ce dictionnaire biographique a été rédigé par un collectif d’une centaine d’auteurs, sous la direction de Claude Pennetier (directeur du Maitron, chercheur CNRS/CHS Paris-I), Jean-Pierre Besse (1949-2012, historien), Thomas Pouty (historien), Delphine Leneveu (CRHQ-UCBN/CNRS). Il s’inscrit dans la collection Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social.

     
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  • Georges Gastaud – Marxisme et Universalisme

    Mardi 9 juin 19h30 ; 63 rue Raymond Losserand 75014 Paris

    Idées de lecture ? philosophie, histoire, politique, enquêtes, reportages [IC.fr-7/06/2015] Faut-il continuer d'opposer, comme y invite l’opinion dominante, l’universalisme des « droits de l’homme » au particularisme des classes sociales, des nations ou des « civilisations » ? À l’inverse, « la » nation et l’« humanité », et en conséquence, le patriotisme et l’humanisme, ne sont-ils pas secrètement divisés par des fractures de classes bien réelles dont doit tenir compte toute stratégie progressiste ? Quant à la lutte des classes, dans laquelle les dominants ont provisoirement conquis l’initiative historique, n’est-elle pas le levier paradoxal par lequel le genre humain peut réellement s’unifier au lieu de s’abandonner au faux universalisme de la « construction européenne » et du « transatlantique », ce particularisme du riche qui voudrait imposer au monde une seule pensée  Lire la suite…

    Domenico Moro Le groupe Bilderberg « l’élite » du pouvoir mondial

    Idées de lecture ? philosophie, histoire, politique, enquêtes, reportages [IC.fr-7/06/2015]Nombreux sont les premiers ministres, ministres et banquiers centraux qui, avant d’accéder à leurs postes, ont siégé ou ont été invités au Groupe Bilderberg ou à la Commission Trilatérale. Parmi eux, Emmanuel Macron, Christine Lagarde, Jean-Claude Trichet, Mario Draghi, Mario Monti, Angela Merkel, Bill Clinton, Tony Blair, David Cameron. On note aussi la présence de dirigeants de multinationales comme Bill Gates (Microsoft), Jeff Bezos (Amazon) ou David Rockefeller, mais aussi de piliers du pouvoir états-unien comme le général David Petraeus (ancien directeur de la CIA) ou Henry Kissinger.

    L’existence de ces organisations pose des questions décisives comme celle du contrôle démocratique sur les processus publics déci- sionnels. Est-il possible de répondre aux défis de notre temps avec des appareils de coordination contrôlés par des « élites » aussi restreintes ? D’autant Lire la suite…

    Michel Clouscard inédit –  Les Chemins de la praxis

    Idées de lecture ? philosophie, histoire, politique, enquêtes, reportages [IC.fr-7/06/2015]Les Chemins de la praxis expriment le dernier état, le dernier moment, de la pensée clouscardienne. Donc, à lire certes, mais, plus impérativement que ce n’est le cas pour aucun de ses ouvrages précédents, à relire, tant y est poussé, à des limites rarement atteintes, l’extrême concentration du propos. La fulguration des ellipses, aussi bien que, en sens inverse, l’explicitation inédite des concepts dialectiques fondamentaux, sous-jacents à l’ensemble de ses publications antérieures, témoignent de cette tension permanente entre une lutte à mort contre le temps (celui des premiers symptômes de la maladie qui devaient finir par l’emporter), et la prodigieuse richesse du matériau interrogé.

    « Le réel comme corollaire de la praxis est la proposition la plus radicale du concept de praxis. Celle-ci ne saurait être réduite à un quelconque réalisme du temps et de l’espace. Lire la suite…

    Danielle Bleitrach et Marianne Dunlop  –  « URSS vingt ans après. Retour de l’Ukraine en guerre »

    Idées de lecture ? philosophie, histoire, politique, enquêtes, reportages [IC.fr-7/06/2015]Qu’est-il advenu de l’Union soviétique, vingt ans après ? Loin de tout discours officiel, de la gloriole des « élites », c’est la parole des petites gens que nous avons recueillie dans toute une série de reportages en Crimée, au moment de son rattachement à la Russie en mai et juin 2014. Puis l’aventure s’est poursuivie à Odessa en octobre et novembre, peu de temps après le massacre dans la Maison des syndicats, puis en Moldavie, en Transnistrie et en Gagaouzie. Nous voulions connaître l’opinion de ceux dont les seules victoires, provisoi- rement acquises, se nomment « pain » et « abri pour dormir », étant entendu que tout est remis en cause le matin de chaque jour qui naît, quand la guerre est là, la pire des guerres la guerre civile… Ils ont dit ce que représentait l’Union soviétique pour eux, comment ils avaient vécu le Maïdan, la rébellion dans le Donbass et Lire la suite….

    Rémy Herrera – L’internationalisme cubain La révolution au-delà d’elle-même

    Idées de lecture ? philosophie, histoire, politique, enquêtes, reportages [IC.fr-7/06/2015]Aux Cordeliers, amphi Roussy ; 15 rue de l’école de médecine 75006 Paris ; jeudi 4 juin 17h-19h30

    A cette occasion, Rémy Herrera présentera le livre de Piero Gleijeses « Missions en conflit. La Havane, Washington et l’Afrique 1959-1976″, seul livre sur la période ayant bénéficié de l’accès aux archives cubaines. Ouvrage à paraître le jour de la conférence.

    Grover Furr – Khrouchtchev a menti et autres recherches sur l’Union soviétique

    Idées de lecture ? philosophie, histoire, politique, enquêtes, reportages [IC.fr-7/06/2015]Vendredi 5 juin 19h30 ; librairie Tropiques ; 63 rue Raymond Losserand 75014 Paris

    Dans son « rapport secret » de février 1956, Nikita Khrouchtchev a accusé Joseph Staline de crimes immenses. Le rapport a porté un coup terrible au mouvement communiste international, il a changé le cours de l’histoire. Grover Furr a passé une décennie à étudier le flot de documents provenant des anciennes archives soviétiques et publiés depuis la fin de l’URSS. Dans cette étude approfondie du rapport Khrouchtchev, il révèle les résultats étonnants de son enquête : pas une seule des « révélations » de Khrouchtchev n’est exacte ! Le discours le plus influent du axe siècle – sinon de tous les temps – s’avère une escroquerie. Les implications pour notre compréhension de l’histoire de la gauche  Lire la suite…

    Jean Salem Dans l’émission La marche de l’histoire

    Idées de lecture ? philosophie, histoire, politique, enquêtes, reportages [IC.fr-7/06/2015]Sur France Inter La marche de l’histoire, une émission de Jean Lebrun

    Pour écouter le podcast, cliquer sur « Jean Salem : comment être le fils d’Henri Alleg »

    http://radio-podcast.fr/podcast/france-inter/104/la-marche-de-l-histoire/Jean-Lebrun 

    source : http://editionsdelga.fr/

     

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    URSS vingt ans après. Retour de l'Ukraine en guerre, par Danielle Bleitrach et Marianne Dunlop.

    Editions DELGA

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