• Succès important des syndicalistes de classe à Athènes (site du KKE-20/02/20)

    Les élections du 31ème Congrès de la Centrale Ouvrière d’Athènes (EKA), de la plus grande Centrale Ouvrière en Grèce, qui unit des centaines de syndicats de travailleurs au secteur privé, ont été conclues, dimanche le 16/2/2020. Pour l’élection de la nouvelle Administration de l’EKA, 1214 ont voté, qui représentent 104000 travailleurs par 267 syndicats de tous les secteurs d’Athènes.

    La Coopération Militante Démocratique (DAS), la liste à laquelle participent des syndicalistes communistes et autres, qui se rassemblent au PAME, s’est renforcée, augmentant tant ses votes que son taux et occupant la première place.

    La plupart des représentants au Congrès a fait confiance à la DAS, en augmentant les votes des représentants, de 322 à 345 et de 26,9% à 28,7%, depuis le dernier congrès, en 2017.

    Les forces du SYRIZA social-démocrate (nommés EAK), se sont réduites avec 238 votes (19,8%), alors que celles de l’ancienne social-démocratie de PASOK ont obtenu 234 votes (19,4%) et les forces de la ND, le parti gouvernemental, 162 votes (13,5%).

    C’était une réponse forte des travailleurs d’Athènes contre l’offensive sans précédent du gouvernement et du patronat pour la manipulation des syndicats. Une réponse forte, tant à l’effort du patronat à envahir les syndicats, les employeurs étant même sur place, qu’à la « mafia syndicaliste », qui contrôle la direction de la Confédération Générale des syndicats (GSEE), et cherche, avec le soutien du gouvernement de la ND, à organiser un congrès – parodie, le 25 février, avec la participation de dizaines de représentants faux, même des employeurs « élus ».

    source: https://inter.kke.gr/fr/

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  • Avec le , le Royaume-Uni ne fait plus parti de l’. De fait, l’anglais ne compte donc plus parmi les langues officielles pour 25 des 27 pays membres. L’anglais n’est déclaré comme langue officielle que par Malte et l’Irlande, pays dont elle n’est d’ailleurs pas la langue officielle principale puisque Dublin a déclaré le gaelique et Malte le Maltais. Dans ces conditions il apparait tout à fait étrange que l’anglais demeure la langue officielle de l’UE et sa langue quasi exclusive de travail au coté du français et de l’allemand.
    Rappelons que si l’allemand est la première langue au sein de l’UE (95 millions de personnes), le français est la langue la plus parlée et connue au sein de l’union européenne avec 130 millions de locuteurs. Pourtant l’anglais est la désormais la langue unique effective de la plupart des institutions politiques exécutives européennes.

    Si la cour européenne de justice rend ses avis exclusivement en français, la commission européenne elle ne travaille quasi exclusivement qu’en anglais. Il suffit de se rendre sur son site internet pour observer l’absence quasi systématique dans les deux autres langues de travail de l’UE (le français et l’allemand). La banque centrale européenne elle n’a qu’une seule langue : l’anglais !

    Face à ce paradoxe, la très anglophile secrétaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo s’est donc sentie obligée, à raison de poser dans une récente tribune cette question évidente : pourquoi la primauté de l’anglais devrait elle perdurer au sein de l’Union Européenne ?

    Une question qui montre que ce sujet est un enjeux idéologique, politique et démographique, et que l’anglais imposé à tous ne l’est pas pour des raisons soit disant pratiques, mais bien pour véhiculer la pensée des dominants capitalistes – au premier rang desquels la classe dominante de l’impérialisme américain – et imposer ainsi leur domination culturelle et politique sur des peuples vassalisés.

    « Après le Brexit, la primauté de l’anglais peut-elle perdurer alors qu’il ne figure plus parmi les langues officielles de l’Union ? »

    Mushikiwabo souligne que la lange anglaise contrairement à la  ou allemande (ou d’autres, italien, espagnol…) est désormais une langue ultra minoritaire. Quelle affront à la démocratie que ces ordres données en anglais par cette commission européenne qui littéralement ne parle pas la langue des peuples !

    L’Union européenne (UE) va-t-elle continuer à s’exprimer majoritairement en anglais après que le Royaume-Uni l’a quittée ? On le sait, plus de 90 % des documents du Conseil européen et de la Commission, ainsi que la plupart des communications orales des institutions européennes, privilégient la langue anglaise. Cette primauté peut-elle perdurer alors qu’avec le Brexit l’anglais arrive désormais en 17e position des langues maternelles les plus parlées par les citoyens de l’UE ? Cette primauté peut-elle perdurer alors que l’anglais ne figure plus parmi les langues officielles déclarées par les Etats membres – le Royaume-Uni étant le seul des Vingt-Huit à avoir demandé, lors de son adhésion, que celui-ci en fasse partie ?

    Louise Mushikiwabo – 

    Mais une fois la question posée Louise Mushikiwabo immédiatement en appelle à ce que l’anglais demeure la langue principale des “cénacles européens”. Fallait il plus en attendre de cette personnalité phare d’un pays, le Rwanda qui a procédé au remplacement du français par l’anglais.

    Je ne crois pas qu’il soit possible, ni même souhaitable, que l’anglais disparaisse des cénacles européens. Cela entraînerait un immense désordre et des coûts faramineux, priverait l’Europe d’une part de son identité et réduirait gravement l’ouverture au monde de ses citoyens. Cela adresserait un signal de repli et d’antagonisme, dont nous n’avons pas besoin aujourd’hui. (…)Mais je crois nécessaire, en revanche, de procéder à un rééquilibrage entre les langues. Un rééquilibrage qui, sans exclure l’anglais, donnerait toute sa place au français, langue parlée par 130 millions d’Européens et dans laquelle se reconnaissent 19 des 27 Etats de l’UE, ceux qui ont adhéré à l’Organisation internationale de la francophonie.

    Louise Mushikiwabo – OIF

    L’OIF rappelle combien le français n’est pas une langue nationale mais une langue partagée par bien des peuples de part le monde. Le rétrecissement à l’anglais de l’Union Européenne n’est donc qu’une manière d’assurée la domination montiale de l’impérialisame américain, dont l’Union Européenne est une composante essentielle.

    J’y crois parce que la francophonie est un fait mondial, que l’Europe ne peut pas négliger. Les francophones sont aujourd’hui plus de 300 millions dans le monde. Ils devraient être plus de 700 millions au milieu du siècle. L’UE, qui veut être l’un des grands acteurs de la scène mondiale, doit être en mesure de leur parler.

    Louise Mushikiwabo – OIF

    Bien évidemment, à l’inverse de la visée impérialiste qui demeure celle de Mushikiwabo, directement désignée par Macron, c’est la défense de la , coeur de la diversité culturelle et de la créativité intelectuelle, voie essentielle de la souveraineté populaire qui est en cause lorsque le droit des peuples à décider pour eux même en s’exprimant dans leur langue est mise en cause, de façon totalitaire par l’Union Européenne du Capital.

    On observera au demeurant que la tribune de l’OIF affiche son hypocrisie dès qu’il s’agit de passer à des mesures concrètes. Loin de vraies mesures fortes et efficaces, c’est des mesurettes de pur affichage qui sont proposées.

    Je propose, en conséquence, deux mesures simples (…)

    exiger des fonctionnaires européens, au moment de leur recrutement, qu’ils maîtrisent, outre leur langue maternelle, deux autres langues parmi les plus utilisées de l’UE.

    que l’on se mette d’accord sur un pourcentage de textes officiels qui seront rédigés dans des langues autres que la langue majoritaire, ainsi que sur la date à laquelle cet objectif devra être réalisé.

    Louise Mushikiwabo – OIF

    Il ne peut y avoir de démocratie si les travaux et débats sont menées en langues étrangères aux peuples : pourquoi donc ne pas proposer que 100% des textes officiels qui doivent être traduits dans toutes les langues. De fait, il apparaît ici de façon indéniable le caractère intrinsèquement anti démocratique et totalitaire de cette Union Européenne qui impose des directives volontairement écrites dans des langues qui ne sont pas comprises par les peuples qui doivent les appliquer.

    On notera enfin la condamnation par l’OIF de l’action du régime Macron, jusqu’à Macron lui même, qui sont les premiers destructeurs de la langue française puisque ce sont les premiers à s’exprimer de façon servile et zélé, en anglais, affichant ainsi leur vassalité à l’impérialisme euro atlantique.

    J’appelle enfin les fonctionnaires et les responsables des pays de l’UE qui ont adhéré à l’Organisation internationale de la francophonie à s’exprimer en français dans les enceintes européennes, chaque fois qu’ils ne le font pas dans leur langue nationale.

    Louise Mushikiwabo – OIF

    JBC 

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • #Brexit-Les communistes de Grande Bretagne disent bye bye à l’Union européenne et appellent les communistes d’Europe à l’action contre l’UE du Capital.(IC.fr-

    Le  c’est le résultat d’un vote populaire et ouvrier. D’une campagne dont sont trop souvent effacés les syndicalistes, à l’image des actions No2EU, mais également les communistes. Les camarades britanniques du  ont participé à cette campagne. Et au matin du 1er janvier dans un Royaume-Uni désormais libéré de l’UE, dans un communiqué ils célèbrent le  en appelant à renforcer la lutte internationaliste des travailleurs, en impulsant l’affaiblissement et la disparition des structures supranationales de domination des travailleurs construites par la classe capitaliste. Ce qu’est l’Union Européenne.

    Un appel qui est en parfaite résonance avec l’action résolue pour le Frexit engagée par les communistes avec le PRCF en France. Un frexit pour et par les travailleurs, un frexit progressiste.

     

    Communiqué

    du PC de Grande-Bretagne (CPB)

     

    Brexit-Les communistes de Grande Bretagne disent "bye bye" à l’UE et appellent les communistes d’Europe à l’action contre l’UE du Capital. (IC.fr-

     

    En quittant l’UE, les communistes britanniques envoient leurs vœux de solidarité à tous celles et ceux qui luttent pour la justice sociale et l’émancipation en  et dans le monde.

    Les communistes britanniques voient le départ de la Grande-Bretagne de l’UE comme une opportunité de développer une lutte internationale plus large contre les grandes entreprises et leurs dominations, qu’elles soient exercées par le biais de l’UE ou d’autres organisations internationales.

    Pour nous en Grande-Bretagne, face à un gouvernement populiste de droite, cette lutte ne sera pas facile. Cependant, nous comprenons également les origines de classe de l’opposition massive à l’UE dans notre pays. Elle découle finalement de la profonde colère des travailleurs-travailleuses face à la dégradation économique subie en raison de l’austérité de l’UE et des contrôles des grandes entreprises. C’est cette lutte contre la domination des entreprises que nous cherchons à poursuivre.

    Nous nous battons maintenant pour transformer les conditions du départ de la Grande-Bretagne dans l’intérêt des travailleurs-travailleuses.

    En particulier, nous exigeons que, dans les négociations en cours, les termes de tout règlement respectent les droits démocratiques fondamentaux de nos parlements pour contrôler les conditions économiques. Cela signifie que nos institutions démocratiques doivent avoir la liberté de garantir une propriété publique globale, de fournir des aides d’État pour prévenir le chômage, d’utiliser les marchés publics pour le bien commun et de garantir que les travailleurs-travailleuses soient à l’abri des menaces que leurs droits collectifs font peser sur leurs droits collectifs. «droit d’établissement» de l’entreprise.

    Aujourd’hui, le 1er février 2020, nous saluons donc tous celles et ceux au sein de l’UE qui mènent une bataille similaire.

    – Nous saluons les syndicalistes et communistes français qui luttent pour défendre les droits à pension et empêcher le président Macron de mettre en œuvre le programme de réforme de l’UE.

    – Nous saluons les communistes du Portugal qui ont mobilisé des travailleurs-travailleuses pour mettre fin au programme de privatisation mandaté par l’UE.

    – Nous saluons les communistes grecs qui se sont battus contre les vagues successives de coupes dans les retraites, les services sociaux et les salaires.

    – Nous saluons les communistes du Danemark, de la République tchèque, d’Italie, d’Espagne, de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne qui se sont battus contre l’érosion des droits collectifs du travail, l’imposition de la flexicurité salariale imposée par l’UE et, au Danemark, l’imposition de workfare.

    – Nous saluons les communistes de Pologne, de Hongrie, d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie qui encourent une peine d’emprisonnement pour leur défense du socialisme sans aucune intervention de l’UE pour protéger leurs droits civils et qui, au contraire, ont approuvé et promu un discours historiquement faux et diffamatoire. résolution assimilant le communisme et le fascisme.

    – Nous saluons les communistes de Chypre, dont la patrie est occupée à la fois par la Grande-Bretagne et la Turquie, et qui luttent pour assurer une unité intercommunautaire entre les travailleurs-travailleuses pour une Chypre fédérale bicamérale et bi-zonale et le faire face aux conditions de L’UE a imposé l’austérité et le jeu de pouvoir américain, israélien et turc.

    – Nous saluons les travailleurs-travailleuses de la Méditerranée et de l’Afrique dont les économies ont été sapées par les traités de libre-échange de l’UE et dont les jeunes qui cherchent une nouvelle vie en Europe meurent quotidiennement face à la police des frontières «Europe forteresse».

    – Et nous saluons enfin les communistes d’Ukraine qui risquent l’emprisonnement et la violence d’État dans un État membre associé de l’UE dont le gouvernement légitime a été renversé par un coup d’État sanctionné par l’UE.

    Nous sommes déterminés à ce que notre bataille contre la domination des grandes entreprises en Grande-Bretagne, si limitée soit-elle jusqu’à présent, contribuera néanmoins à la lutte contre le monopole du capitalisme et de l’impérialisme en Grande-Bretagne, dans l’UE et dans le monde.

    Traduction depuis l’anglais par N Maury sur son blog editoweb

     

    source: https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/

     

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  • Ces dernières années, il semble que la question européenne ait repris une place de premier plan dans le débat public. Elle fut au cœur des présidentielles de 2017, où près d’un français sur deux a opté pour un candidat (nominalement) eurosceptique. Le viol du non au referendum de 2005, la dégradation des conditions de vie suivant la crise de 2008 et l’asservissement du peuple grec par la Troïka ont permis à nombre de nos concitoyens, en particulier aux travailleurs, de se rendre compte que les belles paroles fédéralistes et libérales sur la concurrence libre et non faussée, l’UE de la prospérité, l’Europe comme parangon de démocratie, n’étaient que des fariboles. Pour cesser cette dégradation manifeste des conditions de vie qui pousse chaque semaine nos concitoyens sur les ronds-points, pour exercer une véritable souveraineté politique, pour ôter au patronat une arme de destruction massive de nos conquis sociaux, les esprits commencent à s’accorder : il est nécessaire de sortir de l’Union Européenne. La majorité des revendications des gilets jaunes, et a fortiori la mise en œuvre de tout programme communiste, sont tout bonnement inapplicable en son sein.

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  • L’Union Européenne impose l’importation de 35 000 tonnes de bœuf américain ! (IC.fr-18/06/19)

     

    Écologie, bio et santé sont incompatibles avec l’Union Européenne dont le but c’est le profit maximal des multinationales. On l’avait déjà remarqué avec la protection accordée au glyphosate. Un autre exemple le confirme avec un nouvel accord commercial ratifié début juin entre la  et Washington pour augmenter les importations de bœuf américain dans l’Union Européenne.

    Voilà donc pour ce qui est un des premiers résultats des dernières “élections” européennes. Les masques tombent d’autant plus vite que cette élection n’est qu’une farce, la Commission européenne ayant toute autorité pour négocier et ratifier les accords commerciaux de , le Parlement n’étant qu’une chambre d’enregistrement pour donner une apparence démocratique à une institution supranationale, l’Union Européenne, qui ne l’est pas du tout.

    Les agriculteurs premières victimes

    Déjà victimes des importations massives de soja en direction du vieux continent, ce sont les éleveurs et notamment les éleveurs de France qui témoignent régulièrement de leur désespoir devant l’effondrement de leurs revenus, qui sont les premières victimes de l’Union Européenne. La Commission européenne vient en effet de ratifier un accord pour l’importation de 35 000 tonnes de bœuf américain sur le contingent de 45000 tonnes d’importations autorisé, ce qui représente tout de même près de 6% des 6.5 millions de tonnes de viande de bœuf produites dans l’Union Européenne. De quoi accroître la pression sur les prix payés aux producteurs.

    Le but de la manœuvre de l’UE est de faire grimper la part des USA dans les importations de bœuf, au détriment notamment de l’Amérique du sud ou encore de l’Australie. L’UE, c’est l’indépendance face aux USA disent certains qui prétendent que c’est le seul moyen pour les pays européens de faire entendre leurs intérêts. La preuve que non.

    Le marché passé par Bruxelles vise en réalité à sacrifier les éleveurs – et les principaux se trouvent en France et en Irlande pour ce qui concerne le bœuf – dans un accord commercial préservant notamment les exportations automobiles – essentiellement allemandes – menacées par Trump.

    La porte ouverte vers le boeuf aux hormones, un non sens écologique

    Cette décision de la Commission européenne est un non sens écologique : mais pourquoi donc faire venir de la viande de bœuf d’outre- atlantique alors que la production est suffisante en  ?

    C’est également une porte ouverte dangereuse pour la santé des consommateurs : on ne connaît que trop les méthodes de production de l’agro-industrie américaine. Antibiotiques, hormones… tout est bon pour maximiser le profit !

    En matière d’ aussi, le  est une nécessité plus qu’urgente !

    JBC 

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • La Commission Européenne donne ses ordres au régime Macron.(IC.fr-10/06/19)C’est ce 5 juin 2019 que la a donné ses ordres au pour l’année 2019. Dans un document intitulé “recommandation du Conseil concernant le national de réforme de la France pour 2019 et portant avis du Conseil sur le de stabilité de la France pour 2019”, la Commission Européenne fixe ce qui est le du régime . Austérité, baisse des dépenses de la sécu, cadeaux fiscaux aux multinationales, libéralisations, précarisation sont le menu de cette Union Européenne dont l’objet même est de faire la guerre aux salaires et aux droits des travailleurs.

    La France sous tutelle. Combien de temps encore ?

    La Commission Européenne donne ses ordres au régime Macron.(IC.fr-10/06/19)L’UE étant incapable de s’exprimer autrement qu’en anglais, « langue des affaires et de l’entreprise » selon le syndicat patronal Businesseurope, les membres de l’oligarchie « française » vont pouvoir prendre connaissance de la nouvelle feuille de route prescrite à Macron par la Commission de Bruxelles, prête-nom de Berlin et du grand patronat européen.

    Et en avant, une fois la mascarade des européennes passées, vers toujours plus d’austérité salariale, de privatisation des services publics (SNCF, Aéroports, EDF, Education nationale…), de dé-protection des travailleurs (retraites, statuts, code du travail), de destructions du parc industriel national.

    Et dire que certains pseudo-internationalistes pincent le nez quand il s’agit de défendre le produire en France et les acquis sociaux de 1936, 45 et 68… Comme s’il n’était pas évident que la casse nationale ne fait qu’un avec la casse sociale et la régression démocratique généralisée…

    Plus que jamais, méditons cette citation de Jean Jaurès :

    « L'ÉMANCIPATION NATIONALE EST LE SOCLE DE L'ÉMANCIPATION SOCIALE ».

    Et luttons pour le PROGRESSISTE, premier acte de l’affrontement de classes qui rouvrira au peuple français la voie du socialisme !

    Georges Gastaud – secrétaire national du PRCF

    Analyse des ordres de la Commission Européenne

     

    La Commission Européenne est très claire, sous la contrainte de l’, la France est tenue d’exécuter les ordres qu’elle lui donne.

    En tant qu’État membre dont la monnaie est l’euro, et compte tenu des liens étroits entre les économies de l’Union économique et monétaire, la France devrait veiller à mettre en œuvre intégralement et en temps utile la recommandation concernant la zone euro, telle qu’elle ressort des recommandations figurant aux points 1) à 4)

    Commission Européenne – p 2 des recommandation du Conseil concernant la France pour 2019

    Une manière de tordre le coup à ceux qui prétendrait que ce n’est pas l’Union Européenne et l’Euro qui imposent les politiques d’euro austérité, de casse sociale et de privatisations et libéralisations que les travailleurs de France subissent maintenant depuis plus de 30 ans. Et ce d’autant plus que la France est sous le coup du volet préventif du pacte de stabilité et de croissance, soumettant le budget de la France à l’aval de la Commission Européenne, en vertu du TSCG.

     

    La Commission Européenne donne ses ordres au régime Macron.(IC.fr-10/06/19)La Commission Européenne constate que l’accroissement du déficit et de la dette publique est essentiellement liée à la transformation du CICE (un cadeau de plusieurs milliards d’euros fait aux grandes entreprises) en suppression de cotisations sociales patronales.

    Dans leur jargon, les eurocrates exigent que ” le taux de croissance nominale des dépenses publiques primaires nettes ne dépasse pas 1,4% (…) soit un ajustement structurel annuel de 0,6% du PIB”. En clair, l’Union Européenne impose à la France de supprimer 0,6% de PIB de ses dépenses publiques. Soit 14 milliards d’euros environ, l’équivalent du budget du ministère de l’écologie ! Et Bruxelles d’exiger la même coupe en 2020.

    les ordres détaillés de la Commission Européenne traduits en langage courant

    Santé : “créer les bonnes incitations et promouvoir la collaboration entre acteurs publics et privés”. Traduisons-les. Dérembourser massivement les soins, et privatiser l’Hôpital public en le remplaçant par des cliniques privées.

    Retraites : “La réforme prévue du système de retraite pourrait aider à alléger la dette publique à moyen terme et réduire ainsi les risques pesant sur sa soutenabilité. L’équilibre budgétaire du système de retraite dépend fortement des hypothèses macroéconomiques.”.”Plus de 40 régimes de retraite coexistent en France.” Traduisons-les. Que Macron se dépêche de faire le régime unique qu’on lui a ordonné et de relever l’âge de départ à la retraite et de diminuer les pensions.

    Action Publique 2022 : ” le gouvernement ne s’est pas concentré sur le chiffrage ex ante et général des économies potentielles. Cette démarche peut s’expliquer par la complexité du processus de réforme et par la nécessité de faciliter le débat public sur des questions sensibles”. “Dans l’ensemble, les informations disponibles révèlent une adhésion partielle aux orientations adoptées en 2016 par l’Eurogroupe pour les revues de dépenses.”. Traduisons-les. AP 2022 va permettre des saignées dans les services publics, mais comme c’est absolument inacceptable pour les Français, le régime Macron avance masqué, et c’est pas nous Commission Européenne qui allons l’obliger à dire noir sur blanc ce qui se prépare.

    Collectivité Locale: “le nombre de communes n’a que légèrement diminué et dépasse encore 34 000, chiffre de loin le plus élevé de l’UE”. Traduisons- les. Supprimez donc les communes pour les remplacer par des euro-régions et des euro-métropoles.

    Dette publique : “Il est essentiel que la France réalise un effort budgétaire améliorant de façon décisive son solde primaire structurel”. Traduisons-les. Il est strictement interdit de contrôler l’endettement par la banque centrale. En revanche, le gouvernement doit faire encore plus d’austérité.

    Énergie : “Des investissements supplémentaires dans les interconnexions, en particulier avec la péninsule ibérique, pourraient contribuer à une plus grande intégration du marché intérieur européen de l’énergie, tout en renforçant la concurrence et en facilitant le déploiement des énergies renouvelables”. Traduisons-les. Pour parachever la libéralisation et la privatisation de l’énergie, il est urgent de réaliser les lignes à très haute tension pour permettre à l’Allemagne d’obliger l’Espagne à acheter son surplus de pic de production éolien…

    Fiscalité: “Le système français d’imposition,(…) reste très complexe, ce qui pèse sur l’environnement des entreprises”. ” Cette complexité (..)comporte un risque d’illisibilité, qui accroît les coûts de mise en conformité et l’insécurité juridique, au détriment de l’attractivité de la France, et crée des possibilités d’évasion fiscale.” Traduisons-les. Réduisez donc les impôts sur les entreprises (pas sur les particuliers), pliez-vous donc au dumping fiscal et il n’y aurait pas d’évasion fiscale, via le Luxembourg, la Hollande et cie.

    Artisans, taxis etc… gare à vous : “Malgré les progrès réalisés et l’adoption de réformes ambitieuses, il subsiste des barrières à l’entrée dans les services aux entreprises et dans les professions réglementées, et la concurrence y demeure faible”; ou encore: “Le manque de concurrence dans les services, associé à des coûts de main-d’œuvre élevés, a contribué à maintenir les prix à un niveau élevé, notamment dans les transactions immobilières, le logement, la restauration et les services juridiques et comptables”. Traduisons-les. La loi Macron a déjà permis de libéraliser et précariser un grand nombre de professions. Mais ce n’est pas suffisant. Dans l’UE, la précarité ça doit être pour tout le monde, et les multinationales doivent pouvoir chasser sur tous les terrains. Et baissez donc les salaires ! C’est cela la concurrence libre et non faussée. Auto-écoles, syndics, garagistes, restaurateurs etc… gare à vous.

    Loi Pacte : “Cette réforme ne portera ses fruits que si elle est mise en œuvre intégralement et dans les délais.” Traduisons-les. Macron a fait des promesses au Capital pour faire voler en éclat les droits sociaux en permettant à des milliers d’entreprises d’échapper aux seuils permettant de renforcer les droits des travailleurs lorsqu’un effectif suffisant est atteint. Il a intérêt à se magner de tenir !

    Et l’on pourrait multiplier les exemples. Par exemple sur la réforme de l’assurance chômage, là aussi ordonnée par la Commission Européenne….

    JBC 

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  •  La gauche européenne, du PCF à Tsipras, pour sauver l’UE avec Macron… … au nom évidemment du danger d’extrême droite chanté sur tous les tons.

    En vue des prochaines élections au parlement européen, toutes les formations qui veulent présenter une posture responsable cherchent des alliances européennes pour afficher un front « cohérent », même si parfois les blocs sont faits de bric et de broc… Le « parti de la gauche européenne » est un bon exemple. Dans un projet de manifeste, il se présente comme « la seule alternative » face aux conservateurs et à l’extrême droite. En réalité, la gauche européenne est aujourd’hui préoccupée par les moyens à mettre en oeuvre pour tenter de sauver l’UE que les peuples, à chaque occasion, rejettent massivement.

    De la crise à son traitement

    La langue de bois dont les effets dévastateurs ne sont pourtant pas à démontrer a toujours libre cours. Le projet de manifeste de la gauche européenne dénonce « les politiques d’austérité, trop liées au dogme néolibéral qui impose des mesures criminelles […] au cœur des problèmes que nous rencontrons ». La Gauche européenne estime que l’UE « est encore empêtrée dans une crise économique, sociale et politique profonde », qui a généré une hausse de popularité de l’extrême droite et une crise de la social-démocratie partout en Europe.

    Comment ne pas mieux dédouaner l’UE et ses supporters en faisant porter la responsabilité sur « la crise » qui viendrait d’on ne sait où, alors que l’union européenne en est la cause première, génératrice, coupable par les services rendus au capital financier au détriment du travail et des travailleurs, jeunes, retraités ou salariés dans chaque pays. Assez logiquement donc, le manifeste de la gauche indique que « la gauche doit devenir un équivalent fort et une alternative politique au nationalisme et au racisme de l’extrême droite, ainsi qu’aux politiques néolibérales », ce qui en d’autres termes est la politique suivie depuis des années par la gauche française qui sur tous les tons a voulu promouvoir la transformation de l’UE pour une « Europe sociale », une « Europe plus juste » , une « Europe plus solidaire », autant de formules n’ayant d’autre objectif et d’autre effet que de maintenir l’UE ébranlée par la volonté et le mouvement des peuples.

    Les socialistes en modèle?

    La politique menée par le PS a été sanctionnée par les électeurs. Après l’effondrement de Hollande, après la déroute de Hamon, la politique du PS a permis l’élection de Macron dés le premier tour puisque la partie était jouée avec Marine Le Pen au second.

    En Italie, Mateo Renzi le pro européen a été défait par la coalition Liga-5 étoiles, baptisée « populiste », « nationaliste », voire « fasciste », alors que sur le fond social elle s’affirme mille fois plus à gauche que la gauche officielle. Les dernières mesures du gouvernement actuel en témoignent. Alors qu’il laisse courir les déficits pour satisfaire les intérêts du peuple italien, c’est la social démocratie, Renzi en tête, qui condamne cette politique pour « défaut de rigueur »… La gauche s’affirme ainsi partisane de l’austérité lorsque le gouvernement italien -sous l’impulsion principale du M5S- défie Bruxelles sur son budget…

    « L’absence d’une réponse humanitaire et solidaire à la crise des réfugiés a favorisé l’émergence d’une UE plus raciste et xénophobe », soulignent les auteurs du manifeste qui emboitent le pas d’Emmanuel Macron en instrumentalisant les migrants pour définir d’une part les « progressistes » , d’autre part les « populistes », cela indépendamment des politiques mises en oeuvre. La question des migrants, la substitution d’apparents « bons sentiments » à toute politique permettant de comprendre et de répondre au phénomène migratoire, dans l’intérêt des migrants eux-mêmes, des peuples d’Europe et des différentes nations, sert de maitre étalon de la politique dite « de gauche ».

    Gauche européenne et Macron

    Emmanuel Macron et la gauche européenne sont engagés sur la même ligne. D’un côté les « progressistes », les « démocrates »… De l’autre les « populistes », « l’extrême droite », les « fascistes ».

    Ainsi, Dimitris Papadimoulis, eurodéputé Syriza, estime nécessaire d’établir une alliance très large, « de Macron à Tsipras », afin de contrer l’émergence de l’extrémisme de droite. Quelle évolution! Et quelle leçon! Syriza qui a représenté un temps la résistance à la politique de l’UE, qui ensuite a capitulé devant la troïka et mis en musique la partition dictée par la BCE, le FMI et la Commission Européenne, prend l’initiative de l’union la plus large, jusqu’à Macron, non pour s’opposer à la prétendue menace d’extrême droite, mais pour tenter tout simplement de sauver l’union européenne mise à mal par les peuples qui à chaque occasion, dans tous les pays, la rejettent massivement.

    Si les élus de gauche et socialistes ne sont pas contre cette idée en ce qui concerne la protection des valeurs européennes, ils se disent « sceptiques » quant aux projets sociaux du président français. Ainsi surfent-ils sur la perpétuelle escroquerie qui voudrait séparer les politiques nationales des directives et décisions prises au niveau européen. Pour l’essentiel, les unes procèdent des autres. La politique européenne de Macron et de ses partenaires détermine celle qui est mise en pratique au niveau national. N’est-ce pas une fausse pudeur que de vouloir l’une et de s’inquiéter de l’autre?

    Tsipras en fer de lance et Mélenchon en coeur de cible

    Tsipras, en chef de la gauche européenne -ce qui en soi est déjà tout un programme- affirme que le scrutin des européennes « ne sera pas seulement une élection de plus, ça sera un combat de principes et de valeurs ». Comble de l’ironie, c’est celui qui dans un premier temps avait proposé à son peuple de voter pour rompre avec l’UE, qui ensuite avait bafoué la décision du peuple grec, qui aujourd’hui appelle toutes les forces progressistes, démocratiques et pro-européennes à s’unir et à combattre « le néolibéralisme extrême et le populisme d’extrême droite » pour ne « pas laisser l’Europe glisser vers le passé. »

    La gauche européenne veut resserrer ses rangs pour que l’alliance des « progressistes » contre les « populistes », donc l’alliance avec Macron et compagnie pour sauver l’UE, soit sans faille. Du coup, pour « la gauche européenne » et donc pour ses représentants en France, Jean Luc Mélenchon et la FI deviennent « l’ennemi » à atteindre. Alors qu’ils viennent d’être la cible des attaques politico-judiciaires de la part du gouvernement, les Hamon, Laurent, Faure, Brossat et compagnie ont assuré le service minimum dans la solidarité lorsqu’ils n’ont pas donné le baiser qui tue ou encore simplement gardé le silence. L’attitude de Mélenchon le jour des perquisitions, quoi qu’on pense de son aspect opportun, a été plus proche de la colère réelle du peuple contre la politique macronienne que des préoccupations d’une « gauche » qu’il ne sert à rien de vouloir rallier, puisque par définition elle se range sur le fond dans le camps présidentiel des « progressistes » contre les « populistes », c’est à dire contre le peuple.

    Gabriele Zimmer qui dirige le groupe du parti de la gauche européenne, cible Jean Luc Mélenchon directement, après la création du mouvement « Maintenant le peuple » en vue des élections de 2019. « Il doit comprendre que ses choix nuisent aux autres acteurs de gauche et que c’est problématique » dit Zimmer avant de poursuivre « J’attends de lui qu’il en fasse plus avec les autres dirigeants de gauche et qu’il n’attaque pas les autres simplement parce qu’il n’est pas d’accord. »

    Outre le « simplement » qui a quelque chose de succulent, du point de vue de « la gauche » dont le programme est conditionné par la défense de l’UE, la position de Zimmer est cohérente.
    Mais du point de vue des peuples, de la désobéissance aux traités, de la rupture avec l’UE avant qu’elle ne se disloque dans les pires conditions, prise dans ses contradictions internes, il en est tout autrement. Que valent les références à la « Gauche », dont le programme impose la soumission au capital financier, qui redouble d’efforts pour tenter de sauver l’UE? Que valent les appels à faire barrage à l’extrême droite lorsque celle-ci n’est que le produit de la politique de l’UE, lorsqu’en Italie le gouvernement décide de désobéir dans les faits aux diktats de l’UE en matière budgétaire, décide d’engager une épreuve de force avec Bruxelles au nom des intérêts du peuple italien? Là encore, « gauche » et « gauche de la gauche » font de Mélenchon une cible pour sa position sur l’Italie, conforme au combat déclaré contre l’UE et sa politique austéritaire et aux intérêts du peuple italien…


    Jacques Cotta
    Le 3 novembre 2018

    source: http://la-sociale.viabloga.com/

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  • Grèce : levée de la tutelle de l’ UE ? (PRCF 22/08/2018)

     

    Déclaration de la Commission internationale du PRCF  22 août 2018

    Grèce : levée de la tutelle de l’ UE ? (PRCF 22/08/2018)

    Grèce : levée de la tutelle de l’ UE ?

     

    Des blagues, des “fake news”, des médias-mensonges, du bourrage de crâne…, appelons cela comme on voudra, toujours est-il que la campagne propagandiste menée sur tout les médias-chiens de garde atteint des sommets d’indécence et d’obscénité. Macron en est le chef d’orchestre: ” La fin aujourd’hui du plan de soutien signe pour le peuple grec la sortie de la crise qu’il a affrontée avec un courage et une dignité qui forcent le respect. La France demeure à ses côtés pour que nous construisions ensemble, avec nos partenaires, l’avenir de l’.”

    La  “sort de la tutelle budgétaire imposée par l’UE et le FMI ” il y a huit ans en échange de trois plans d’austérité. De qui parle-t-on ? D’un enfant, d’un malade, d’un aliéné ? Non on parle d’une nation et d’un peuple. D”un peuple qui outre son histoire et son legs à l’humanité toute entière a su montrer au monde durant la Deuxième guerre mondiale ce que Résister veut dire. La BBC proclamait : “Désormais on ne dira plus : les Grecs se battent comme des héros mais les héros se battent comme des Grecs”. 574.000 Grecs sont morts durant le conflit pour une population de 7 millions. A comparer avec la France 541.000 morts pour 41 millions, les Etats-Unis, 418.000 morts pour 130 millions… Ces chiffres donnent une idée de la Résistance de masse qui fut celle des Grecs. C’est ce peuple-là que l’UE et l’Allemagne revancharde ont mis “sous tutelle”.

    Tsipras, le traître, et sa clique vendue au grand capital grec et européen, a violé la décision souveraine du peuple grec lors du référendum du 5 juillet 2015 qui avait voté OXI (NON) à 61,31% au diktat de l’ UE.

    Il a imposé à ses citoyens sur les ordres des bouchers de l’UE, de la BCE et du FMI la baisse drastique des salaires (entre 25 et 50%), des pensions de retraite (de 50%), il a privatisé tout le pays, les capitalistes allemands, français, chinois ont fait main basse sur les richesses de la Grèce. La santé publique et la Sécurité sociale ne sont qu’un souvenir. L’espérance de vie a chuté. En effet d’après l’Insee, le premier signe des conséquences de l’austérité est sans doute à trouver dans l’espérance de vie en bonne santé, calculé par Eurostat. Un indicateur qui baisse en Grèce entre 2007 et 2013 : de 67.6 ans à 65.1 ans pour les femmes et de 66 ans à 64,7 ans pour les hommes. La moitié des Grecs vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté. Le nombre de suicides a augmenté de 35,7%. Le chômage est à 22% (premier trimestre 2018), le taux le plus élevé en . Des centaines de milliers de Grecs, dont une majorité de jeunes, ont quitté le pays pour gagner leur vie tant bien que mal. Et les choses ne font que s’aggraver.

    Sur la dette, il n’est pas question d’un allégement. Bref rien ne changera en Grèce et la loi d’airain de l’ UE capitaliste, le talon de fer du capitalisme, continueront à peser sur le peuple grec. Comme l’ a dit le “salopard” Moscovici – comme l’avait qualifié Jean-Luc Mélenchon -, il faut « garantir aux créanciers et aux investisseurs que la Grèce continuera à respecter ses objectifs budgétaires convenus ».

    C’est l’ Union Européenne qui impose cette politique, tutelle formelle ou pas. Et qu’il faut briser.

    C’est de l’ Union Européenne que les peuples d’Europe doivent sortir.

    Plus que jamais, l’UE, pour s’en sortir, il faut en sortir : et tôt ou tard, ne pas en sortir, c’est prendre le risque majeur d’ « y rester »

    Il n’y a pas d’autre moyen, pas d’autre plan, pour se libérer de la tutelle mortelle de l’UE du grand capital.

     

    La Commission internationale du PRCF-22 août 2018

    Source: https://www.initiative-communiste.fr/

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    Il est un certain nombre de groupes politiques, dont certain se réclament même du communisme comme le PCF, qui refusent encore malgré l’expérience historique des ravages de l’, de se mobiliser pour la sortie de l’. Certains appelent ainsi à la réforme de la Banque Centrale Européenne ou à des réformes de la monnaie unique. Si le PRCF explique depuis sa création en 2004, et dans la continuité du combat de toujours des communistes, que sortir de l’ est un impératif pour permettre de développer des politiques de progrès social, de plus en plus de voix s’élèvent pour faire ce constat. Et pour démontrer qu’une réforme de la BCE ou de l’ est de la poudre aux yeux. En effet, sur le plan opérationnel, il faudrait l’unanimité des états membres de la zone  pour réformer la BCE et l’ et les traités instituant l’ interdisent tout contrôle populaire sur l’outil monétaire. Au delà des communistes Henri Sterdyniak économiste reconnu, membre du collectif des économistes atterrés, livre une analyse détaillée faisant pièce aux dangereuses opérations de communication visant à faire croire qu’il est serait possible de mener des réformes sociales en France, sans sortir de la zone . (Initiative communiste, le 8.08.18)


     

    Aucun domaine en économie ne donne lieu à des théories farfelues plus que celui de la monnaie. Nous en avons une nouvelle preuve avec le projet de monnaie fiscal complémentaire. Huit économistes auraient découvert le Graal : un moyen magique de concilier la relance économique et l’euro, une innovation monétaire qui rendrait inutile le combat politique pour changer les traités européens.

    Aucun domaine en économie ne donne lieu à des théories farfelues plus que celui de la monnaie. Nous en avons une nouvelle preuve avec le projet de monnaie fiscale complémentaire. On en trouve une présentation dans l’article de Thomas Coutrot et Bruno Théret : « Monnaie fiscale complémentaire: sortir des impasses européiste et souverainiste » paru sur Médiapart le 26 juin 2018 et dans une tribune parue le 8 mars 2017 dans Libération  intitulée :  « Sortir de l’austérité sans sortir de l’euro… grâce à la monnaie fiscale complémentaire » signée par  Gaël Giraud, Benjamin LemoineDominique PlihonMarie FareJérôme BlancJean-Michel ServetVincent GayonThomas CoutrotWojtek Kalinowski et Bruno Théret[1].  Ces huit économistes éminents auraient découvert le Graal : un moyen magique de concilier la relance économique et l’euro, une innovation monétaire qui rendrait inutile le combat politique pour changer les traités européens : la monnaie fiscale permettrait « d’imaginer d’autres politiques sans remettre en cause la monnaie commune ».

    Selon ces huit économistes, un pays européen qui souffre d’un déficit de demande, mais qui ne peut pratiquer une politique budgétaire expansionniste en raison des contraintes européennes, pourrait émettre une monnaie fiscale complémentaire. Celle-ci serait constituée de bons du Trésor de faible dénomination (de 5 à 50 euros), de durée limitée mais renouvelable, libellés, selon le pays émetteur, en euro-franc, euro-lire, euro-drachme….Cette monnaie serait créée en réglant sous cette forme une partie des salaires des fonctionnaires, des prestations sociales et des achats publics. La monnaie fiscale ne serait pas convertible, mais, sa parité avec l’euro serait assurée par le fait qu’elle serait acceptée à sa valeur faciale pour le paiement des impôts. Les huit économistes écrivent que ce ne serait pas une « monnaie ayant cours légal », toutefois elle circulerait en tant que « moyen de paiement au niveau national ». Ils ne précisent pas si elle aurait un pouvoir libératoire, si un commerçant ou une banque serait tenu de l’accepter à sa valeur faciale.  On apprend cependant que « la circulation géographiquement limitée de l’euro-franc inciterait à relocaliser la production ». Ce dispositif serait « un outil durable de stabilisation de la zone euro ». Il aurait été expérimenté dans certaines provinces de l’Argentine entre 1984 et 2003.  Selon ces huit économistes, cet instrument permettrait «  de réduire la dette publique et de financer les services publics ». Cette mesure pourrait être mise en œuvre unilatéralement par un pays sans aller à l’encontre des traités européens.

    Soyons clair. Ce projet est farfelu. Cela pour plusieurs raisons. Commençons par a moindre. Il est totalement contraire aux traités européens. Certes, un État a le droit d’émettre des bons du trésor à sa guise, mais ces bons augmentent obligatoirement la dette publique. De même, l’émission de ces bons augmente obligatoirement le déficit public. De sorte que la proposition ne se différencie guère de celle de ne plus respecter le Pacte de Stabilité et le Traité budgétaire. Pourquoi pas ? Un gouvernement peut légitimement décider d’ouvrir ainsi une crise en Europe, mais est-il utile de passer par l’artifice de bons du Trésor qui ne seraient pas comptés dans le déficit ou la dette publiques, contre les principes de la Comptabilité Nationale ? Par ailleurs, l’article 128 du TFUE stipule : « La Banque centrale européenne est seule habilitée à autoriser l'émission de billets de banque en euros dans l'Union. Les billets de banque émis par la Banque centrale européenne et les banques centrales nationales sont les seuls à avoir cours légal dans l'Union ». Là encore, un pays qui émettrait des billets ayant vocation servir de moyens de paiement, dont la valeur serait garantie en euros, se placerait en dehors des traités.

    Plus fondamentalement, dans un pays moderne, la Banque centrale assure l’homogénéité des moyens des paiements dont le pouvoir libératoire est garanti. Il n’y a pas plusieurs monnaies en circulation, de pouvoirs libératoires différents et non garantis, que les commerçants pourraient refuser ou n’accepter que pour certains produits ou avec une décote. Aussi, une monnaie fiscale qui circulerait à côté de la monnaie légale, garantie par la Banque Centrale, serait un retour en arrière.

    Proposer de s’inspirer des procédés utilisés jadis par des provinces argentines en détresse pour réformer le système monétaire de pays développés est assez surprenant. Pourquoi ne pas demander aux restaurants de reprendre les recettes de bouillon à la rate de bœuf du siège de 1870 ? et à la médecine moderne de s’inspirer des médecins de Molière  ?

    Sur le plan pratique, les auteurs multiplient les contradictions. Sous quelle forme cette monnaie fiscale existerait-elle ? Coutrot et Théret affirment, à la fin de leur texte : « pencher pour l’émission de billets », mais ils écrivent peu avant qu’il s’agira de « bons du trésor au porteur et de petites dénominations ». On voit mal comment ces billets (ou pire ces bons au porteur) pourront être utilisés pour les paiements courants d’autant que les auteurs nous disent : « la non-convertibilité limite le report de ce pouvoir d’achat supplémentaire sur les importations » : les personnes qui recevraient ces euro-francs ne pourraient-il pas acheter de l’essence, du fuel, des fruits espagnols, des chemises chinoises ? Ils devront négocier avec les commerçants pour que ceux-ci acceptent cette monnaie pour tel ou tel produit. Les commerçants devront avoir deux caisses. Quel progrès !

     On voit mal comment ces billets seraient distribués : des agents de la CAF, de la CNAV iront-ils, de maison à maison, verser les prestations sociales et les retraites ?  Les fonctionnaires recevront-ils des enveloppes à la fin du mois ? On voit mal comment ces billets seront concrètement utilisés pour payer les impôts. Faudra-il aller dans les services du Trésor avec une sacoche remplie de billets ? Par ailleurs, souvent, les bénéficiaires de prestations sociales (RSA, minimum vieillesse) ne paient pas d’impôt, de sorte que la garantie de pouvoir les utiliser pour régler leurs impôts ne les concernerait pas.

    Sans voir la contradiction, les auteurs nous disent, à la fois « cette monnaie ne sera pas convertible » et « sa parité avec l’euro sera garantie ». En fait, il faut choisir. Soit, effectivement, le commerçant pourra l’utiliser immédiatement pour régler ses impôts (en particulier la TVA et les cotisations sociales) en apportant ses billets au Trésor et dans ce cas, la parité pourra être assurée (mais l‘euro-franc ne sera pas accumulé et ne servira donc pas à financer l’État). Soit, les bons ne seront remboursables qu’avec un certain délai (2 ans, par exemple) ; ils ne rapporteront pas d’intérêt ; les commerçants les refuseront et la parité sera fictive.

    Coutrot et Théret ne voient pas une autre contradiction. D’un côté, ils estiment que l’émission de la monnaie fiscale permettra de relancer la demande, ce qui implique que les bénéficiaires dépensent rapidement les sommes reçues en euro-franc, donc que l’euro-franc soit liquide. L’État augmenterait son déficit de 1% du PIB en versant 22 milliards de prestations supplémentaires. Les bénéficiaires les dépenseraient immédiatement ; les commerçants utiliseraient ces euro-francs pour payer la TVA. De sorte, que ex post, le déficit public et la dette augmenteraient de 22 milliards qu’il faudrait  bien financer par émission d’obligations en euros. L’effet sur le PIB et les finances publiques serait le même qu’un financement direct en euros. De l’autre, ils estiment que cette monnaie fiscale permettrait de financer les dépenses et les services publics, ce qui implique qu’elle soit épargnée. Mais qui voudrait détenir de grandes quantités d’un actif qui ne rapporterait aucun rendement ? On peut certes imaginer qu’il s’agisse de bons au porteur, remboursable dans deux ans, donc une épargne forcée, mais dans ce cas, l’effet sur l’activité serait nul (voire négatif si les versements en euro-francs remplacent des versements en euros). On ne peut guère imposer cette épargne forcée à des bénéficiaires de prestations sociales, familles, retraités ou chômeurs, qui doivent pouvoir les dépenser immédiatement.

    Certes, il serait souhaitable de (re)constituer un secteur bancaire et financier public, qui pourrait financer des investissements publics et des investissements productifs créateurs d’emplois, s’inscrivant dans la transition écologique. Ceci nécessite qu’il ait la capacité de proposer aux épargnants des dépôts garantis, normalement rémunérés, mais aussi des placements de long terme, leur permettant de participer au développement des activités productives, sans courir le risque des fluctuations financières.  Un combat idéologique devra être mené pour convaincre les citoyens de l’utilité économique et sociale de ce secteur relativement aux placements financiers spéculatifs et risqués. Cela est préférable au projet illusoire d’introduire une pseudo-monnaie fiscale, des bons du trésor, non rémunérés, à pouvoir libératoire ambigu.  

    Pour rendre le projet populaire, les huit économistes proposent, eux, qu’une « fraction des euro-francs crées soient distribués aux PME et aux ménages endettés comme moyen de règlement de leurs dettes privées ».  C’est saugrenu : selon quels critères ferait-on ce cadeau à des agents privés ? La dette publique augmenterait d’autant que diminueraient les dettes privées. Surtout, les agents qui recevraient ces euro-francs les porteraient à leurs banques, qui ne les accepteraient que si elles peuvent immédiatement se les faire rembourser par l’État (car, en période normale, les banques n’ont aucune raison de détenir des bons qui ne rapportent pas d’intérêt), de sorte qu’il ne resterait vite aucun des euro-francs ainsi créés en circulation. 

    Comment expliquer que des économistes éminents, spécialistes des questions monétaires s’associent à un projet aussi mal pensé[2] ?  Faut-il évoquer l’amitié[3] ?  Faut-il évoquer un aveuglement politique : le refus de mettre en cause l’euro (et la construction européenne telle qu’elle est) ? D’ailleurs, Coutrot et Théret écrivent : « La sortie sèche de l’euro n’est pas un objectif politique de gauche ». Ils prônent donc une stratégie illusoire, qui ne tient pas sur le plan technique, qui aurait certes le mérite d’ouvrir une crise en Europe, mais qui ne l’assume pas, en prétendant rester dans le cadre des traités.

     L’euro n’est pas seulement une monnaie unique en Europe. C’est un projet politique des classes dirigeantes. Dans l’état présent des forces politiques et sociales, l’euro est indissociable des traités budgétaires, de l’austérité budgétaire (c’est-à-dire de la pression sur les dépenses publiques et sociales), des réformes structurelles, de la liberté de circulation des capitaux, de la concurrence libre et non faussée.  On ne peut en sortir par une innovation monétaire comme la monnaie fiscale. La seule question qui vaille est donc : un pays, où les forces progressistes seraient au gouvernement, peut-il à lui seul ouvrir une crise en Europe pour faire éclater l’euro tel qu’il est ? ou doit-il attendre  une modification du rapport de force à l’échelle de la zone euro ?  

    Henri Sterdyniak-le 23/07/2018

    source: https://blogs.mediapart.fr/henri-sterdyniak

     

    [1] Ce projet a aussi des partisans en Italie : voir : «Free fiscal money: exiting austerity without breaking up the euro » (Une monnaie fiscale gratuite : comment sortir de l’austérité sans casser l’euro)  de Biagio Bossone, Marco Cattaneo, Luciano Gallino, Enrico Grazzini et Stefano Sylos Labini. Le projet figure même dans le programme du nouveau gouvernement italien sous le nom de mini-Bots (pour Bons Ordinaires du Trésor).

    [2] On notera aussi que le texte signé par ces économistes approuve le projet de « retirer aux banques leur privilège de création de monnaie » qui a donné lieu à une votation en Suisse, bien que certains d’entre eux savent bien que le crédit est indispensable pour anticiper le profit et l’épargne. Sur ce point, voir : Henri Sterdyniak : « Monnaie pleine, la votation du 10 juin 2018 », blog de l'OFCE, juin 2018.

    [3] Beaucoup de ces huit économistes sont liés à l’Institut Veblen, soutenu par la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l'Homme. On peut penser que ce projet commun, une économie au service de l’homme,  les a fait oublier leur compétence en matière monétaire.

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