• Confinement : une mise à la diète salutaire riche d’enseignements

     

    À Toulouse, des avocats ont contesté la légalité du confinement qu’ils qualifient de mesure disciplinaire plutôt que sanitaire. En réalité, c’est la façon mesquine, à coups d’amendes à 135 euros et d’interdictions punitives (le plages, les sentiers côtiers par chez moi) dont cette mesure est appliquée qui est disciplinaire. Le confinement lui-même aurait plutôt du bon, je trouve, riche d’enseignements.

    La révélation du délabrement politique et social de notre pays

    D’abord, il aura mis cruellement à nu, sans nul besoin de tests de dépistage sophistiqués, les  tares qui rongent notre société prétendument développée et démocratique :

    • la totale incurie de notre personnel politique – et partant de là, celle de notre pseudo démocratie puisque c’est bien nous qui avons porté ces ganaches au pouvoir ;
    • la suffisance de nos autorités sanitaires multipliant des tests « scientifiques » – la méthode ! la méthode ! – aussi pompeux et interminable qu’inutiles en période de pandémie galopante ;
    • le délabrement de nos services publics, en particulier sanitaires dépourvus de personnel, de matériel et de moyens par des années d’“optimisation” financière ;
    • les défaillances mesquines d’au moins une partie d’entre nous : ah, cette campagne hystérique de dénigrement contre le professeur Raoult, seul médecin tentant quelque chose de pragmatique ! ah, ces appels au pistage systématique, ce retour à la délation anonyme bien sordide, cette ostracisation sinistre de nos infirmier.e.s désignés comme pestiférées par leurs voisins de palier !

    Des points de comparaison cruels pour les pays dits “développés”

    En nous imposant du temps d’oisiveté contrainte, le confinement nous donne aussi le loisir d’aller voir un peu ce qui se passe ailleurs que chez nous. Là encore, verdict douloureux. Lorsque le soir tombent les nouveaux chiffres statistiques quotidiens des ravages commis par le Covid-19, quelle douloureuse surprise de voir que non seulement nos pays dits “développés” sont les plus touchés par le virus, mais qu’ils en sont aussi les champions incontestés, et de très loin, en terme de victimes.

    Quel étonnement de constater que les pays dits “émergents” (Chine, Russie, Corée du sud…) ont réussi à enrayer la progression du mal et que les pays “en voie de développement” (Afrique) en sortent relativement épargnés et indemnes (il est vrai que là-bas, on ne s’embarrasse pas de méthodologie pontifiante en matière sanitaire et allez hop, dépaquine pour tout le monde).

    Quel ébahissement, en occupant notre temps à consulter la presse étrangère sur le net, de découvrir que des pays comme Cuba, le Venezuela ou encore le Maroc disposent de masques et/ou de tests de dépistages en nombre quand nous autres, les pays “riches”, en sommes si dépourvus. Quel ébahissement de constater que ce que nous considérions comme d’insupportables privations totalitaires de liberté  dans ces pays pestiférés relevait finalement d’une discipline collective assumée. Pauvres de nous dont la liberté de « dire ce qu’on pense » s’apparente surtout à dire TOUT LE MAL que l’on pense des autres !

    Distribution de masques au Venenezuela

    Le besoin d’une réorganisation plus paisible de nos modes de vie

    Le confinement général auquel nous sommes astreints n’est évidemment pas inutile, juste un médiocre pis-aller par défaut d’être foutus d’appliquer les mesures préconisées par l’OMS aux Nations pour lutter véritablement contre une épidémie : dépistage systématique et isolation des malades, soins gratuits pour tous, port du part par tous, renforcement des mesures d’hygiène pour l’ensemble de la population…

    Mais à toute chose, malheur peut être bon. En détruisant notre modèle de fonctionnement capitaliste absurde – voyez la dépression fatale qui vient – en rompant avec le rythme vie frénétique que ce modèle nous imposait, le confinement prolongé va nous obliger à quelques salutaires prises de conscience , à une réorganisation obligé de nos modes de vie :

    11 avril : la rue de Vaugirard à Paris

    • nos villes désertées par les voitures, nos zones périphériques d’activité à l’arrêt… et soudain beaucoup plus respirables ;

    • la consommation frénétique soudain passée au ralenti sans que nous n’en éprouvions guère de manque ;
    • cette espèce de sérénité qu’on voit apparaître dans nos petites villes, cette civilité retrouvée qui nous fait faire des queues interminables sans que nous récriminions devant les boutiques, les supermarchés, les marchés…
    • on note même l’apparition d’une certaine solidarité, d’un réflexe d’entraide, d’une certaine forme de gentillesse entre citoyens.

    Alors oui, la transition du monde frénétique d’avant vers un monde plus, oui, apaisé, ne va pas se faire sans grosses secousses. Il y a le cas des grandes villes dont le confinement fait apparaître aujourd’hui le côté inhumain, insupportable. L’agonie du monde pourri n’ira pas sans charrier son lot de chômage, de précarité pénible, de souffrances. Mais c’est comme ça, le prix à payer pour nos égarements. Regardez comme beaucoup d’entre nous, grâce au confinement et à la vie imposée de retraités, se sont déjà désintoxiqués des rythmes d’avant. Même les efforts d’engourdissement médiatiques n’ont plus prise sur nous. Et si, grâce au confinement, nous redevenions un peuple génial ?

    Pierrick TILLET

    source: https://yetiblog.org/

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  • Je dois te l’avouer maman, j’ai parfois imaginé ces moments : ta fin de vie, tes obsèques. Mais jamais je n’avais envisagé un tel scénario, de telles conditions, cette hécatombe dans ton dernier lieu de vie, que nous désignons par cet acronyme disgracieux : EHPAD. Notre société doit, devra affronter ton regard ainsi que celui de tous tes compagnons d’établissements, qui ont, qui vont succomber.

    Ta fin de vie fut difficilement supportable, car il m’a été interdit de venir te voir durant les cinq semaines qui ont précédé ton décès. Comment psychiquement tu auras vécu cette longue période, seule ? Quelle compréhension as-tu eue de ce qui se passait dans le pays, autour de toi ? Et ces derniers jours, infectée par le virus, quelles ont été tes difficultés respiratoires ? Je n’aurai jamais ces éléments de réponses que j’allais chercher dans tes yeux, si bleus.

    Nos rites funéraires empêchés, permettant à notre famille et à tes amis de se rendre au funérarium, de te voir une dernière fois, de prendre conscience de la réalité de ton corps désormais libéré. J’aurais tellement aimé glisser par moi-même dans ton cercueil 2, 3 goodies de Jojo, une photo de Cuba avec le grand barbu, un mini-roulement à billes de la SKF d’Ivry ou les Principes élémentaires de philosophie de Georges Politzer.

    Et maintenant cette inhumation, à guichets fermés avec 20 personnes. Avec Annie, nous avons dû sélectionner les présents, c’est surréaliste comme exercice. Au cimetière, gestes barrières obligent, il nous sera interdit de nous étreindre, de pleurer dans les bras l’un de l’autre. Ensuite, nous serons assis et espacés de 2 mètres, craignant le moindre postillon du voisin. Car, après tout, même si nous partageons une même douleur, nous représentons potentiellement une menace.

    Si je t’écris, c’est que le Covid-19 a eu raison de ta combativité. Tu n’es pas la seule, c’est une véritable hécatombe, dans ta résidence comme dans tout le pays.

    Sur Favier-Bry, nous comptabiliserions, au 14 avril 2020, environ 40 décès dus au Covid sur 226 résidents. Tous les secteurs sont touchés, la quasi-totalité des résidents présenterait au moins un signe d’infection.

    Comme me l’a écrit la fille d’une résidente, le 11 avril, en apprenant ton décès : « Dans ce contexte si angoissant où le coronavirus rôde sans pitié, ne pouvant rendre visite à maman, je m’inquiète chaque jour, malgré l’omerta ambiante, de son état de santé. »

    À l’échelle du pays : 5 379 décès en Ehpad pour 15 206 décès sur l’ensemble du territoire, soit 35 % ! Plus de 1 décès sur 3 survient en établissement où résident seulement 700 000 personnes. Lorsque le virus entre sur un site, les taux de mortalité sont estimés au-delà de 20 % à 30 % (1).

    Les personnels sont à bout, épuisés. Beaucoup sont touchés et l’absentéisme des aides-soignants le 3 avril s’élevait à 50 %. Tous semblent dépassés, tout semble s’écrouler.

    Et pourtant nous devons les soutenir, reconnaître le dévouement des personnels, des aides-soignants, médecins, cadres. C’est bien évidemment un échec pour eux qui côtoient au quotidien les résidents, les familles, et qui se trouvent empêchés, démunis. Si tu savais comment « les premiers de corvée » ont remplacé « les premiers de cordée » ces dernières semaines, tu serais pleine d’espérance !

    Mais si le Covid-19 est le 1 er responsable de la crise sanitaire actuelle, il ne peut être considéré comme le coupable du nombre si élevé de décès dans nos résidences. Car, depuis de nombreuses années, l’indifférence de nos politiques publiques, de nos gouvernements successifs est criminelle, indigne d’une grande économie.

    Locaux inadaptés (absence de pièces de vie, d’équipements moteurs), manque de personnels soignants (kinésithérapeutes, ergothérapeutes, infirmières, médecins), manque d’aides-soignants formés (estimé à 60 000 personnes début 2019), manque de moyens matériels, etc.

    Il y a quatorze mois, le 29 janvier 2018, Romain Gizolme, directeur de l’AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées) parlait en ces termes sur Europe 1 (2)  : « Les Ehpad sont à la limite du point de rupture. C’est l’ensemble du secteur qui dit aujourd’hui que la situation n’est plus tenable. »

    Le plan Grand Âge 2008-2012, conçu il y a quatorze ans, préconisait 10 agents pour 10 résidents (taux = 1), tous métiers confondus. En 2020, nous sommes toujours à 6 agents pour 10 résidents. En Allemagne et en Belgique, ils sont 8 pour 10 résidents, en Suède et au Danemark, 12 pour 10 résidents, sans pour autant avoir des tarifs supérieurs aux nôtres. La prise en charge de la dépendance aux Pays-Bas représente 3,7 % du PIB ; 2,5 % au Danemark. En France, nous sommes à 1,7 % du PIB (3).

    Et, dans le même temps, l’âge d’entrée en institution augmente avec une dépendance accrue. Les trois quarts des résidents en Ehpad sont des femmes ayant entre 85 et 86 ans et majoritairement en GIR (groupe iso-ressources) 1 et 2, c’est-à-dire avec les niveaux de dépendance les plus élevés (4). GIR 1, GIR 2 : avec toi, j’ai appris à connaître ces acronymes, qui résument en quatre signes un enfermement, un confinement permanent.

    Alors, dans un contexte où les professionnels du secteur dénoncent depuis des années l’absence de volonté politique, de moyens financiers et humains, avec des résidents vulnérables, auxquels s’ajoutent une pénurie de masques, de surblouses, une absence de dépistages, une sélection des admissions en soins intensifs dans les hôpitaux, comment penser éviter une telle hécatombe ?

    Je crains que la mortalité en Ehpad dépasse la canicule de 2003, qui avait déjà fait 19 000 morts. Quelles leçons en avons-nous tirées ? Regardons la réalité en face : notre prise en charge du grand âge, de la dépendance, n’est pas digne d’un pays développé, de la 6 e puissance économique mondiale.

    En t’écrivant, je voulais témoigner. Avant tout pour toi, pour moi, mais également pour tous « tes camarades d’Ehpad », comme nous disions. Témoigner pour tous ces morts, tous ces résidents en danger, avec l’espoir que, demain, notre société réagisse enfin, et qu’elle se donne les moyens d’affronter vos regards.

    Olivier.

     
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  • Bulletin d’information scientifique de l’IHU Méditerranée du 14 avril 2020

    Ci-dessous le bulletin d’information scientifique de l’IHU Méditerranée Infection du 14 avril [à la portée d’un lecteur profane, ndlr], ainsi que la vidéo de présentation par le professeur Didier Raoult.

    => Avertissement du Yéti : le yetiblog relaie ce bulletin avec pour seul souci d’informer ses lecteurs ; aucun a priori de notre part sur le travail médical du professeur Raoult, ni sur la personnalité de son auteur ; d’une part, parce que nous n’avons pas les connaissances médicales qui nous permettent de juger d’une expérience de médecine ; d’autre part parce que nous nous refusons de hurler avec ou contre les loups dans une campagne de dénigrement personnel assez désagréable.

    Actualité du traitement – rapport du 14 avril 2020 (cliquer sur l’image pour lire le rapport)

    Pierrick TILLET

    source: https://yetiblog.org/

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  • Plus jamais ces mensonges, cette violence, ce mépris, plus jamais ça !!!

    « Vous avez du sang sur les mains, mesdames messieurs les ministres. Alors taisez-vous, on ne veut plus vous entendre ! »

     

     

    sources:  https://yetiblog.org/  &  https://www.youtube.com/

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  • Bilan : les insuffisances du confinement, les bons résultats du Pr Raoult

    Après un mois de confinement, un premier bilan peut-être tiré de ses effets. Mais aussi du traitement du Covid-19 par le protocole Raoult.

    Comme chacun le pressentait et comme les spécialistes le reconnaissaient, un confinement n’est pas en mesure de réduire la maladie, tout juste d’en retarder la vitesse de propagation (le temps de trouver la parade médicale), surtout lorsque le virus combattu n’a pas la décence de mourir rapidement de lui-même.

    Confinement : une maladie stabilisée à un sommet, mais sans régression significative

    Pour l’heure, il semble – conditionnel de rigueur, mes connaissances en matière médicale n’étant pas vraiment “scientifiquement” validées – qu’on ne sache toujours pas précisément la durée d’activité du virus, ni même s’il ne réapparaît pas chez les malades pourtant guéris. On n’est toujours pas non plus fixé (semble-t-il toujours) sur son mode de propagation : salive ? propagation par les particules fines dues à la pollution atmosphérique ?…

    Toujours est-il qu’après un mois d’application, les résultats de cette mesure draconienne de confinement ne sont guère brillants. Tout juste cette mesure est-elle parvenue à stabiliser la propagation de la maladie à un sommet, mais sans la faire régresser de façon significative. Observation valable tant dans l’évolution du nombre de nouveaux cas d’infection constatés chaque jour que dans l’évolution du nombre de morts quotidiens.

    Évolution nombre de nouveaux cas par jour.Évolution nombre de nouveaux cas par jour (cliquer sur l’image pour l’agrandir).

    Évolution nombre de morts par jourÉvolution nombre de morts par jour (cliquer sur l’image pour l’agrandir).

    Protocole Raoult : des résultats probants sur la durée

    L’examen des deux graphiques ci-dessus amènent à s’interroger sur deux autres points :

    • pourquoi une (légère) régression du nombre de morts dans certains pays (Espagne, Italie) et pas en France ?
    • pourquoi un nombre de morts infiniment moins élevés en Allemagne que partout ailleurs malgré un nombre de cas positifs similaires ?

    Cela tient sans doute à des mesures préventives plus efficaces ici que là : tests de dépistage systématiques (permettant de mieux ciblés les confinements et d’anticiper le traitement), port intensif des masques de protection (dont la France attend toujours la livraison).

    Mais on ne peut écarter non plus le choix des traitements administrés aux personnes hospitalisées. Et là, il faut bien reconnaître qu’après presque deux mois de tests, les résultats obtenus dans les Bouches-du-Rhône (département de l’IHU Méditerranée dirigé par le professeur Didier Raoult) sont infiniment plus satisfaisants que dans les autres départements statistiquement significatifs (cad, là où le nombre de malades hospitalisés est suffisamment conséquents pour prêter à une comparaison).

    Comme on le voit sur le graphique ci-dessous, le taux de décès par rapport au nombre de personnes hospitalisées est de 7% dans les Bouches-du-Rhône pour une moyenne nationale de 13,5% et plus encore dans un grand nombre de départements touchés (représentés par les points bleus non nommés par l’auteur du graphique).

    Taux de décès par rapport au nombre de personnes hospitaliséesTaux de décès par rapport au nombre de personnes hospitalisées (cliquer sur l’image pour l’agrandir).

    On remarquera enfin que :

    • le département des Bouches-du-Rhône est le seul à pratiquer un dépistage systématique de la maladie (on n’ose imaginer à quel point les résultats statistiques de la France en nombre de cas positifs peuvent être faussés du fait d’un dépistage pour le moins nonchalant).
    • la très légère régression de la maladie constatée en Europe pourrait bien être due également à l’application de plus en plus généralisée du protocole Raoult chez nos voisins, mais aussi en France par ceux-là mêmes, un brin faux-culs sur les bords, qui font toujours officiellement mine d’en contester la validité “scientifique”.

    PS : à ceux qui contesteraient que 7% de morts parmi les personnes hospitalisées soient un “bon résultat”, on répliquera que le protocole Raoult ne vise pas à guérir la maladie, mais juste à faire reculer la charge virale du Covid-19, donc à en atténuer les résultats négatifs. Sur ce point, les différentes comparaisons effectuées ci-dessus montrent que le protocole Raoult est infiniment plus efficace (et moins pénalisant) que des mesures draconiennes de confinement généralisé.

    => Photo : queue du public pour un dépistage du Covid-19 devant l’IHU Méditerranée de Marseille (photo : AFP, Gérard Julien)

    Pierrick TILLET

    source: https://yetiblog.org/

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  • Covid-19 : les pays européens se sont mis à la chloroquine (mais chut)

    Un point sur l’utilisation de la chloroquine – ou plus précisément l’hydroxychloroquine (appelons-la HC pour faire court) – pour le traitement du Covid-19 dans différents pays européens.

    • France

    Même s’il juge l’étude du professeur Raoult « pas fiable », le professeur Jean-François Timsit (hôpital Bichat, Paris) reconnaît dans une interview à France Culture l’utilisation de l’HC parmi divers autres molécules (remdesivir, favipiravir…). Il est fort probable que tous les hôpitaux recourent eux aussi, sans trop le dire à l’HC. Reste à savoir à quel moment et comment : en début de dépistage ou en fin de développement de la maladie (cad trop tard, selon le Pr Raoult) ? Avec ou sans antibiotique de complément (l’azythromycine) ?

    • Italie

    Toujours dans la même enquête de France Culture, le Dr Francesco Alberti (hôpital de Sanremo) n’y va pas par quatre chemins pour reconnaître l’application du protocole Raoult à ses patients avant même d’attendre le stade finale de la maladie :

    “S’il n’y a que de la fièvre et qu’elle ne dure pas plus de 4 ou 5 jours, nous prescrivons du paracétamol. Au-delà, nous utilisons des antiviraux pour limiter la progression de la maladie : les médicaments les plus utilisés sont l’hydroxychloroquine (marque Plaquenil) associée à un antibiotique (l’azithromycine). »

    • Espagne

    Miquel Barcelò, chef du service des urgences de l’hôpital franco-espagnol de Puigcerda (Catalogne), utilise lui aussi l’HC, en désespoir d’autres solutions :

    « Il y a un comportement plus ou moins téméraire par rapport à ce médicament-là [l’hydroxychloroquine]. Et donc, dans les hôpitaux barcelonais, la mise en place de ce médicament est plus importante, parce que je pense, face à cette dérive de la maladie, on se dit : il faut faire quelque chose. »

    • Allemagne

    Tous les professeurs et docteurs d’outre-Rhin interrogés par France Culture attribuent le « miracle allemand » en matière de lutte contre le Covid-19 à une anticipation méthodique des conséquences de l’épidémie (tests de dépistage massifs, confinements ciblés…) ainsi qu’ « aux capacités de notre système de santé plus élevées qu’ailleurs ». Néanmoins, le virologue Steffen Weber-Carstens (hôpital de la Charité,Berlin) reconnaît lui aussi, implicitement et avec infiniment de prudence, l’usage de l’HC :

    « Aucune étude ne permettant de démontrer l’efficacité des médicaments, il est impossible de formuler une recommandation fondée sur des données probantes, toutes les substances (hydroxychloroquine, Kaltetra, Remesivir, Favipiravir, azithromycine…) doivent prouver leur efficacité dans des études scientifiques. »

    Pas encore de résultats positifs “scientifiquement” concluants pour l’hydroxychloroquine… mais aucune contre-indication non plus !

    On remarquera que si tous ces éminents patriciens européens se refusent prudemment à tirer à l’heure qu’il est des conclusions positives de l’utilisation de l’HC dans le traitement du Covid-19, aucun ne va non plus jusqu’à proclamer le contraire en niant l’efficacité du protocole Raoult ou en en dénonçant les dangers. Ne reste donc pour juger que les études menées par le professeur Raoult lui-même dans son IHU Épidémie de Marseille. Mais attention, Big Pharma veille.

    Ainsi va la vie d’un combat sanitaire contre un virus qui n’a pas eu la décence de prévenir à temps des dégâts qu’il allait commettre. Au grand dam des sommités médicales, intransigeantes en matière de méthodologie et d’éthique scientifiques.

    Pendant ce temps-là, les autorités politiques déboussolés luttent contre l’épidémie à grand renfort fébrile d’amendes à 135 euros et d’arrêtés préfectoraux absurdes. Pendant ce temps-là, les neuneus de service volent, à leur corps défendant et à leur esprit défaillant, au secours de Big Pharma en participant à une curée anti-Pr Raoult (qui n’est pas sans rappeler le bashing anti-Pierre Rabhi d’il y a quelque temps). Que voulez-vous, chacun son os à ronger et son bouc émissaire à stipendier pour calmer des nerfs mis à rude épreuve, même de gauche.

    => Lire : En France, Italie, Espagne, Allemagne, comment les médecins s’attaquent à la maladie, sur France Culture.

     

    Pierrick TILLET

    source: https://yetiblog.org/

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  • Avec cet épisode de pandémie, « la santé doit être considérée comme un bien commun essentiel et devenir une priorité des dépenses publiques. »

    « La santé doit être considérée comme un bien commun essentiel et devenir une priorité des dépenses publiques. »« La santé doit être considérée comme un bien commun essentiel et devenir une priorité des dépenses publiques.

    « Il va y avoir des morts ». L’avertissement était clair. Malgré les appels de l’hôpital public à renforcer ses moyens (plus de lits et de personnels), malgré un mouvement de mobilisation d’ampleur en 2019 (grèves, démissions administratives etc.), l’État a fait la sourde oreille. Aujourd’hui l’épidémie de Covid-19 donne raison aux soignants en révélant les failles de notre système de soins. 

    Les populations précarisées touchées

    Depuis des années, le désengagement de l’État fragilise notre système de santé qui manque de moyens pour assurer des soins de qualité pour tous. Un système dont sont exclues les populations précarisées que Médecins du Monde soutient depuis plus de 30 ans en France. Aujourd’hui, parce que leurs conditions de vie sont indignes et leurs droits niés, elles ne peuvent se protéger correctement du Covid-19. Chaque personne en France devrait pouvoir appliquer les mesures d’hygiène et les gestes barrière, respecter le confinement et pouvoir renforcer ses capacités à se protéger elle et les autres. Lutter contre une épidémie nécessite des moyens de protection efficaces pour les soignants, une information claire des populations, des actions spécifiques pour les personnes éloignées des soins.

    Nous dénonçons l’absence d’anticipation et de moyens de la 6e puissance économique mondiale. Les stocks et commandes insuffisants de moyens de protection individuelle contraignent les acteurs de santé à prendre des risques pour eux-mêmes. Restreindre le nombre de masques pour un soignant ou ne pas en fournir aux patients suspectés d’avoir le Covid-19 et confinés à domicile sont des mesures dictées par la pénurie. En termes de santé publique, elles sont inadaptées voire dangereuses. En l’absence de tests virologiques, il n’a pas été possible de dépister et d’isoler précocement les malades, il faut espérer que la France disposera de suffisamment de tests sérologiques lors du déconfinement.

    Le 25 avril 2019 Emmanuel Macron déclarait : Nos concitoyens ont l’impression que […] tout est cul par-dessus tête, que plus rien ne tient ». En 2020 tout est bien cul par-dessus tête : la démocratie sanitaire est balayée des processus décisionnels, les réanimateurs recyclent des masques Décathlon®, le ministre de l’Action et des Compte publics appelle aux dons. Or, cette pandémie exige une réponse forte de l’État. Les doctrines libérales doivent être abandonnées pour se concentrer sur l’urgence sanitaire et la refondation d’un service public de santé.

    En tant qu’acteurs de santé nous demandons des mesures fortes et préventives accessibles à tous : la levée des barrières financières liées à l’accès aux soins pour tous, la mise à l’abri immédiate des personnes sans domicile et la régularisation des sans-papiers. Nous demandons des efforts budgétaires pour des moyens sanitaires d’ampleur pour protéger les soignants, la promotion du masque pour tous et un accès au dépistage avec des tests nombreux. L’État doit anticiper des pénuries de médicaments et mettre en place des négociations avec les instituts de recherche et l’industrie pharmaceutique, en concertation avec les acteurs de la santé publique, afin que les brevets et prix des vaccins contre le Covid-19 ne constituent pas une barrière à l’accès universel aux médicaments.

    Il est urgent d’adopter des mesures sociales d’ampleur pour les personnes que ce virus et la crise économique qui en découle précarisent. La santé doit être considérée comme un bien commun essentiel et devenir une priorité des dépenses publiques.

     

    Dr Philippe de Botton, président de Médecins du Monde,

    Dr Carine Rolland, membre du conseil d’administration de Médecins du Monde

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Covid-19 : France 10.328 morts, Allemagne 2.016 (cherchez l’erreur !)

    Il est des comparaisons cruelles qui se passent de commentaires…

    (Chiffres arrêtés au 7 avril 2020)

    L’erreur, la voilà !
    • Allemagne
    • France

    Le 7 avril 2020, le président Macron s’est rendu à Pantin (93) pour « remercier » les habitants d’avoir respecter le confinement. Pendant la visite, aucun masque, aucun respect des distances de précaution dans l’escorte, attroupement, bêtise, irresponsabilité…

     

     

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  • Covid-19 : sombres perspectives à venir pour la France

    L’examen des statistiques arrêtées à ce vendredi 10 avril révèle une situation calamiteuse pour le pays et pire, de très sombres perspectives pour les jours et semaines à venir.

     

    Source : Worldometers

    – La France est le pays de l’Union européenne où l’on meurt désormais le plus : + 987 morts encore le 10 avril (new deaths), soit une triste moyenne de 1.021 morts/jour depuis le 2 avril (date à partir de laquelle tous les morts furent enfin comptabilisés, hôpitaux +Ehpad, et non hôpitaux seulement comme auparavant).

    – La France est largement en tête aussi par nombre de nouveaux cas par jour : +5.120 nouveaux cas (new cases) pour la seule journée du 10 avril.

    – Notons que le nombre de nouveaux cas testés positifs est sans doute largement en-dessous de la réalité puisque les tests de dépistage sont loin d’être systématiques dans notre pays, réservés aux seuls cas déjà cliniques : la France a pratiqué seulement 5.114 tests de dépistage/1 million d’habitants (tests/1 M pop) contre 15.730 en Allemagne.

    – Plus inquiétant pour l’avenir, la France comptait encore au 10 avril 86.740 cas actifs (active cases) dont 7.004 cas considérés comme sérieux et critiques (serious, critical).

    Atteindre un sommet est une chose, le plus incertain est désormais d’en redescendre

    On le voit, la situation sanitaire de notre pays est non seulement peu reluisante, mais également bien peu encourageante pour les jours et les semaines à venir, sauf régression miraculeuse du virus.

    En l’absence de dépistages systématiques, de masques de protection pour tous, devant l’absence de réponses médicales sérieuses à l’épidémie, voire même face au refus incompréhensible d’appliquer les traitements pragmatiques proposés (le protocole Raoult) à la population malade, il y a fort peu de chance que l’on assiste de sitôt à une véritable inversion de tendance de la situation.

    Peu de chance en effet que les 86.740 cas actifs, et surtout les 7.004 cas considérés comme sérieux ou critiques – sans compter les nouveaux cas à apparaître dans les jours à venir – aient le loisir d’attendre les résultats et la mise en application des tests Discovery pour être tirés d’affaires.

    La France a atteint un pic, nous explique-t-on doctement du côté du pouvoir et des autorités de santé à grand renfort de graphiques [cf. graphique d’en-tête]. Sans doute, mais une question demeure : atteindre un sommet est une chose, mais combien de temps allons-nous encore continuer à surfer sur cette crête douloureuse avant d’en redescendre ?

    Pierrick TILLET

    source: https://yetiblog.org/

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  • Frédéric Taddeï (Interdit d'interdire sur RT France) reçoit Franck Lepage, militant de l'éducation populaire .

    source: https://www.youtube.com/

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