• Ces dernières années, il semble que la question européenne ait repris une place de premier plan dans le débat public. Elle fut au cœur des présidentielles de 2017, où près d’un français sur deux a opté pour un candidat (nominalement) eurosceptique. Le viol du non au referendum de 2005, la dégradation des conditions de vie suivant la crise de 2008 et l’asservissement du peuple grec par la Troïka ont permis à nombre de nos concitoyens, en particulier aux travailleurs, de se rendre compte que les belles paroles fédéralistes et libérales sur la concurrence libre et non faussée, l’UE de la prospérité, l’Europe comme parangon de démocratie, n’étaient que des fariboles. Pour cesser cette dégradation manifeste des conditions de vie qui pousse chaque semaine nos concitoyens sur les ronds-points, pour exercer une véritable souveraineté politique, pour ôter au patronat une arme de destruction massive de nos conquis sociaux, les esprits commencent à s’accorder : il est nécessaire de sortir de l’Union Européenne. La majorité des revendications des gilets jaunes, et a fortiori la mise en œuvre de tout programme communiste, sont tout bonnement inapplicable en son sein.

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  • L’Union Européenne impose l’importation de 35 000 tonnes de bœuf américain ! (IC.fr-18/06/19)

     

    Écologie, bio et santé sont incompatibles avec l’Union Européenne dont le but c’est le profit maximal des multinationales. On l’avait déjà remarqué avec la protection accordée au glyphosate. Un autre exemple le confirme avec un nouvel accord commercial ratifié début juin entre la  et Washington pour augmenter les importations de bœuf américain dans l’Union Européenne.

    Voilà donc pour ce qui est un des premiers résultats des dernières “élections” européennes. Les masques tombent d’autant plus vite que cette élection n’est qu’une farce, la Commission européenne ayant toute autorité pour négocier et ratifier les accords commerciaux de , le Parlement n’étant qu’une chambre d’enregistrement pour donner une apparence démocratique à une institution supranationale, l’Union Européenne, qui ne l’est pas du tout.

    Les agriculteurs premières victimes

    Déjà victimes des importations massives de soja en direction du vieux continent, ce sont les éleveurs et notamment les éleveurs de France qui témoignent régulièrement de leur désespoir devant l’effondrement de leurs revenus, qui sont les premières victimes de l’Union Européenne. La Commission européenne vient en effet de ratifier un accord pour l’importation de 35 000 tonnes de bœuf américain sur le contingent de 45000 tonnes d’importations autorisé, ce qui représente tout de même près de 6% des 6.5 millions de tonnes de viande de bœuf produites dans l’Union Européenne. De quoi accroître la pression sur les prix payés aux producteurs.

    Le but de la manœuvre de l’UE est de faire grimper la part des USA dans les importations de bœuf, au détriment notamment de l’Amérique du sud ou encore de l’Australie. L’UE, c’est l’indépendance face aux USA disent certains qui prétendent que c’est le seul moyen pour les pays européens de faire entendre leurs intérêts. La preuve que non.

    Le marché passé par Bruxelles vise en réalité à sacrifier les éleveurs – et les principaux se trouvent en France et en Irlande pour ce qui concerne le bœuf – dans un accord commercial préservant notamment les exportations automobiles – essentiellement allemandes – menacées par Trump.

    La porte ouverte vers le boeuf aux hormones, un non sens écologique

    Cette décision de la Commission européenne est un non sens écologique : mais pourquoi donc faire venir de la viande de bœuf d’outre- atlantique alors que la production est suffisante en  ?

    C’est également une porte ouverte dangereuse pour la santé des consommateurs : on ne connaît que trop les méthodes de production de l’agro-industrie américaine. Antibiotiques, hormones… tout est bon pour maximiser le profit !

    En matière d’ aussi, le  est une nécessité plus qu’urgente !

    JBC 

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • La Commission Européenne donne ses ordres au régime Macron.(IC.fr-10/06/19)C’est ce 5 juin 2019 que la a donné ses ordres au pour l’année 2019. Dans un document intitulé “recommandation du Conseil concernant le national de réforme de la France pour 2019 et portant avis du Conseil sur le de stabilité de la France pour 2019”, la Commission Européenne fixe ce qui est le du régime . Austérité, baisse des dépenses de la sécu, cadeaux fiscaux aux multinationales, libéralisations, précarisation sont le menu de cette Union Européenne dont l’objet même est de faire la guerre aux salaires et aux droits des travailleurs.

    La France sous tutelle. Combien de temps encore ?

    La Commission Européenne donne ses ordres au régime Macron.(IC.fr-10/06/19)L’UE étant incapable de s’exprimer autrement qu’en anglais, « langue des affaires et de l’entreprise » selon le syndicat patronal Businesseurope, les membres de l’oligarchie « française » vont pouvoir prendre connaissance de la nouvelle feuille de route prescrite à Macron par la Commission de Bruxelles, prête-nom de Berlin et du grand patronat européen.

    Et en avant, une fois la mascarade des européennes passées, vers toujours plus d’austérité salariale, de privatisation des services publics (SNCF, Aéroports, EDF, Education nationale…), de dé-protection des travailleurs (retraites, statuts, code du travail), de destructions du parc industriel national.

    Et dire que certains pseudo-internationalistes pincent le nez quand il s’agit de défendre le produire en France et les acquis sociaux de 1936, 45 et 68… Comme s’il n’était pas évident que la casse nationale ne fait qu’un avec la casse sociale et la régression démocratique généralisée…

    Plus que jamais, méditons cette citation de Jean Jaurès :

    « L'ÉMANCIPATION NATIONALE EST LE SOCLE DE L'ÉMANCIPATION SOCIALE ».

    Et luttons pour le PROGRESSISTE, premier acte de l’affrontement de classes qui rouvrira au peuple français la voie du socialisme !

    Georges Gastaud – secrétaire national du PRCF

    Analyse des ordres de la Commission Européenne

     

    La Commission Européenne est très claire, sous la contrainte de l’, la France est tenue d’exécuter les ordres qu’elle lui donne.

    En tant qu’État membre dont la monnaie est l’euro, et compte tenu des liens étroits entre les économies de l’Union économique et monétaire, la France devrait veiller à mettre en œuvre intégralement et en temps utile la recommandation concernant la zone euro, telle qu’elle ressort des recommandations figurant aux points 1) à 4)

    Commission Européenne – p 2 des recommandation du Conseil concernant la France pour 2019

    Une manière de tordre le coup à ceux qui prétendrait que ce n’est pas l’Union Européenne et l’Euro qui imposent les politiques d’euro austérité, de casse sociale et de privatisations et libéralisations que les travailleurs de France subissent maintenant depuis plus de 30 ans. Et ce d’autant plus que la France est sous le coup du volet préventif du pacte de stabilité et de croissance, soumettant le budget de la France à l’aval de la Commission Européenne, en vertu du TSCG.

     

    La Commission Européenne donne ses ordres au régime Macron.(IC.fr-10/06/19)La Commission Européenne constate que l’accroissement du déficit et de la dette publique est essentiellement liée à la transformation du CICE (un cadeau de plusieurs milliards d’euros fait aux grandes entreprises) en suppression de cotisations sociales patronales.

    Dans leur jargon, les eurocrates exigent que ” le taux de croissance nominale des dépenses publiques primaires nettes ne dépasse pas 1,4% (…) soit un ajustement structurel annuel de 0,6% du PIB”. En clair, l’Union Européenne impose à la France de supprimer 0,6% de PIB de ses dépenses publiques. Soit 14 milliards d’euros environ, l’équivalent du budget du ministère de l’écologie ! Et Bruxelles d’exiger la même coupe en 2020.

    les ordres détaillés de la Commission Européenne traduits en langage courant

    Santé : “créer les bonnes incitations et promouvoir la collaboration entre acteurs publics et privés”. Traduisons-les. Dérembourser massivement les soins, et privatiser l’Hôpital public en le remplaçant par des cliniques privées.

    Retraites : “La réforme prévue du système de retraite pourrait aider à alléger la dette publique à moyen terme et réduire ainsi les risques pesant sur sa soutenabilité. L’équilibre budgétaire du système de retraite dépend fortement des hypothèses macroéconomiques.”.”Plus de 40 régimes de retraite coexistent en France.” Traduisons-les. Que Macron se dépêche de faire le régime unique qu’on lui a ordonné et de relever l’âge de départ à la retraite et de diminuer les pensions.

    Action Publique 2022 : ” le gouvernement ne s’est pas concentré sur le chiffrage ex ante et général des économies potentielles. Cette démarche peut s’expliquer par la complexité du processus de réforme et par la nécessité de faciliter le débat public sur des questions sensibles”. “Dans l’ensemble, les informations disponibles révèlent une adhésion partielle aux orientations adoptées en 2016 par l’Eurogroupe pour les revues de dépenses.”. Traduisons-les. AP 2022 va permettre des saignées dans les services publics, mais comme c’est absolument inacceptable pour les Français, le régime Macron avance masqué, et c’est pas nous Commission Européenne qui allons l’obliger à dire noir sur blanc ce qui se prépare.

    Collectivité Locale: “le nombre de communes n’a que légèrement diminué et dépasse encore 34 000, chiffre de loin le plus élevé de l’UE”. Traduisons- les. Supprimez donc les communes pour les remplacer par des euro-régions et des euro-métropoles.

    Dette publique : “Il est essentiel que la France réalise un effort budgétaire améliorant de façon décisive son solde primaire structurel”. Traduisons-les. Il est strictement interdit de contrôler l’endettement par la banque centrale. En revanche, le gouvernement doit faire encore plus d’austérité.

    Énergie : “Des investissements supplémentaires dans les interconnexions, en particulier avec la péninsule ibérique, pourraient contribuer à une plus grande intégration du marché intérieur européen de l’énergie, tout en renforçant la concurrence et en facilitant le déploiement des énergies renouvelables”. Traduisons-les. Pour parachever la libéralisation et la privatisation de l’énergie, il est urgent de réaliser les lignes à très haute tension pour permettre à l’Allemagne d’obliger l’Espagne à acheter son surplus de pic de production éolien…

    Fiscalité: “Le système français d’imposition,(…) reste très complexe, ce qui pèse sur l’environnement des entreprises”. ” Cette complexité (..)comporte un risque d’illisibilité, qui accroît les coûts de mise en conformité et l’insécurité juridique, au détriment de l’attractivité de la France, et crée des possibilités d’évasion fiscale.” Traduisons-les. Réduisez donc les impôts sur les entreprises (pas sur les particuliers), pliez-vous donc au dumping fiscal et il n’y aurait pas d’évasion fiscale, via le Luxembourg, la Hollande et cie.

    Artisans, taxis etc… gare à vous : “Malgré les progrès réalisés et l’adoption de réformes ambitieuses, il subsiste des barrières à l’entrée dans les services aux entreprises et dans les professions réglementées, et la concurrence y demeure faible”; ou encore: “Le manque de concurrence dans les services, associé à des coûts de main-d’œuvre élevés, a contribué à maintenir les prix à un niveau élevé, notamment dans les transactions immobilières, le logement, la restauration et les services juridiques et comptables”. Traduisons-les. La loi Macron a déjà permis de libéraliser et précariser un grand nombre de professions. Mais ce n’est pas suffisant. Dans l’UE, la précarité ça doit être pour tout le monde, et les multinationales doivent pouvoir chasser sur tous les terrains. Et baissez donc les salaires ! C’est cela la concurrence libre et non faussée. Auto-écoles, syndics, garagistes, restaurateurs etc… gare à vous.

    Loi Pacte : “Cette réforme ne portera ses fruits que si elle est mise en œuvre intégralement et dans les délais.” Traduisons-les. Macron a fait des promesses au Capital pour faire voler en éclat les droits sociaux en permettant à des milliers d’entreprises d’échapper aux seuils permettant de renforcer les droits des travailleurs lorsqu’un effectif suffisant est atteint. Il a intérêt à se magner de tenir !

    Et l’on pourrait multiplier les exemples. Par exemple sur la réforme de l’assurance chômage, là aussi ordonnée par la Commission Européenne….

    JBC 

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  •  La gauche européenne, du PCF à Tsipras, pour sauver l’UE avec Macron… … au nom évidemment du danger d’extrême droite chanté sur tous les tons.

    En vue des prochaines élections au parlement européen, toutes les formations qui veulent présenter une posture responsable cherchent des alliances européennes pour afficher un front « cohérent », même si parfois les blocs sont faits de bric et de broc… Le « parti de la gauche européenne » est un bon exemple. Dans un projet de manifeste, il se présente comme « la seule alternative » face aux conservateurs et à l’extrême droite. En réalité, la gauche européenne est aujourd’hui préoccupée par les moyens à mettre en oeuvre pour tenter de sauver l’UE que les peuples, à chaque occasion, rejettent massivement.

    De la crise à son traitement

    La langue de bois dont les effets dévastateurs ne sont pourtant pas à démontrer a toujours libre cours. Le projet de manifeste de la gauche européenne dénonce « les politiques d’austérité, trop liées au dogme néolibéral qui impose des mesures criminelles […] au cœur des problèmes que nous rencontrons ». La Gauche européenne estime que l’UE « est encore empêtrée dans une crise économique, sociale et politique profonde », qui a généré une hausse de popularité de l’extrême droite et une crise de la social-démocratie partout en Europe.

    Comment ne pas mieux dédouaner l’UE et ses supporters en faisant porter la responsabilité sur « la crise » qui viendrait d’on ne sait où, alors que l’union européenne en est la cause première, génératrice, coupable par les services rendus au capital financier au détriment du travail et des travailleurs, jeunes, retraités ou salariés dans chaque pays. Assez logiquement donc, le manifeste de la gauche indique que « la gauche doit devenir un équivalent fort et une alternative politique au nationalisme et au racisme de l’extrême droite, ainsi qu’aux politiques néolibérales », ce qui en d’autres termes est la politique suivie depuis des années par la gauche française qui sur tous les tons a voulu promouvoir la transformation de l’UE pour une « Europe sociale », une « Europe plus juste » , une « Europe plus solidaire », autant de formules n’ayant d’autre objectif et d’autre effet que de maintenir l’UE ébranlée par la volonté et le mouvement des peuples.

    Les socialistes en modèle?

    La politique menée par le PS a été sanctionnée par les électeurs. Après l’effondrement de Hollande, après la déroute de Hamon, la politique du PS a permis l’élection de Macron dés le premier tour puisque la partie était jouée avec Marine Le Pen au second.

    En Italie, Mateo Renzi le pro européen a été défait par la coalition Liga-5 étoiles, baptisée « populiste », « nationaliste », voire « fasciste », alors que sur le fond social elle s’affirme mille fois plus à gauche que la gauche officielle. Les dernières mesures du gouvernement actuel en témoignent. Alors qu’il laisse courir les déficits pour satisfaire les intérêts du peuple italien, c’est la social démocratie, Renzi en tête, qui condamne cette politique pour « défaut de rigueur »… La gauche s’affirme ainsi partisane de l’austérité lorsque le gouvernement italien -sous l’impulsion principale du M5S- défie Bruxelles sur son budget…

    « L’absence d’une réponse humanitaire et solidaire à la crise des réfugiés a favorisé l’émergence d’une UE plus raciste et xénophobe », soulignent les auteurs du manifeste qui emboitent le pas d’Emmanuel Macron en instrumentalisant les migrants pour définir d’une part les « progressistes » , d’autre part les « populistes », cela indépendamment des politiques mises en oeuvre. La question des migrants, la substitution d’apparents « bons sentiments » à toute politique permettant de comprendre et de répondre au phénomène migratoire, dans l’intérêt des migrants eux-mêmes, des peuples d’Europe et des différentes nations, sert de maitre étalon de la politique dite « de gauche ».

    Gauche européenne et Macron

    Emmanuel Macron et la gauche européenne sont engagés sur la même ligne. D’un côté les « progressistes », les « démocrates »… De l’autre les « populistes », « l’extrême droite », les « fascistes ».

    Ainsi, Dimitris Papadimoulis, eurodéputé Syriza, estime nécessaire d’établir une alliance très large, « de Macron à Tsipras », afin de contrer l’émergence de l’extrémisme de droite. Quelle évolution! Et quelle leçon! Syriza qui a représenté un temps la résistance à la politique de l’UE, qui ensuite a capitulé devant la troïka et mis en musique la partition dictée par la BCE, le FMI et la Commission Européenne, prend l’initiative de l’union la plus large, jusqu’à Macron, non pour s’opposer à la prétendue menace d’extrême droite, mais pour tenter tout simplement de sauver l’union européenne mise à mal par les peuples qui à chaque occasion, dans tous les pays, la rejettent massivement.

    Si les élus de gauche et socialistes ne sont pas contre cette idée en ce qui concerne la protection des valeurs européennes, ils se disent « sceptiques » quant aux projets sociaux du président français. Ainsi surfent-ils sur la perpétuelle escroquerie qui voudrait séparer les politiques nationales des directives et décisions prises au niveau européen. Pour l’essentiel, les unes procèdent des autres. La politique européenne de Macron et de ses partenaires détermine celle qui est mise en pratique au niveau national. N’est-ce pas une fausse pudeur que de vouloir l’une et de s’inquiéter de l’autre?

    Tsipras en fer de lance et Mélenchon en coeur de cible

    Tsipras, en chef de la gauche européenne -ce qui en soi est déjà tout un programme- affirme que le scrutin des européennes « ne sera pas seulement une élection de plus, ça sera un combat de principes et de valeurs ». Comble de l’ironie, c’est celui qui dans un premier temps avait proposé à son peuple de voter pour rompre avec l’UE, qui ensuite avait bafoué la décision du peuple grec, qui aujourd’hui appelle toutes les forces progressistes, démocratiques et pro-européennes à s’unir et à combattre « le néolibéralisme extrême et le populisme d’extrême droite » pour ne « pas laisser l’Europe glisser vers le passé. »

    La gauche européenne veut resserrer ses rangs pour que l’alliance des « progressistes » contre les « populistes », donc l’alliance avec Macron et compagnie pour sauver l’UE, soit sans faille. Du coup, pour « la gauche européenne » et donc pour ses représentants en France, Jean Luc Mélenchon et la FI deviennent « l’ennemi » à atteindre. Alors qu’ils viennent d’être la cible des attaques politico-judiciaires de la part du gouvernement, les Hamon, Laurent, Faure, Brossat et compagnie ont assuré le service minimum dans la solidarité lorsqu’ils n’ont pas donné le baiser qui tue ou encore simplement gardé le silence. L’attitude de Mélenchon le jour des perquisitions, quoi qu’on pense de son aspect opportun, a été plus proche de la colère réelle du peuple contre la politique macronienne que des préoccupations d’une « gauche » qu’il ne sert à rien de vouloir rallier, puisque par définition elle se range sur le fond dans le camps présidentiel des « progressistes » contre les « populistes », c’est à dire contre le peuple.

    Gabriele Zimmer qui dirige le groupe du parti de la gauche européenne, cible Jean Luc Mélenchon directement, après la création du mouvement « Maintenant le peuple » en vue des élections de 2019. « Il doit comprendre que ses choix nuisent aux autres acteurs de gauche et que c’est problématique » dit Zimmer avant de poursuivre « J’attends de lui qu’il en fasse plus avec les autres dirigeants de gauche et qu’il n’attaque pas les autres simplement parce qu’il n’est pas d’accord. »

    Outre le « simplement » qui a quelque chose de succulent, du point de vue de « la gauche » dont le programme est conditionné par la défense de l’UE, la position de Zimmer est cohérente.
    Mais du point de vue des peuples, de la désobéissance aux traités, de la rupture avec l’UE avant qu’elle ne se disloque dans les pires conditions, prise dans ses contradictions internes, il en est tout autrement. Que valent les références à la « Gauche », dont le programme impose la soumission au capital financier, qui redouble d’efforts pour tenter de sauver l’UE? Que valent les appels à faire barrage à l’extrême droite lorsque celle-ci n’est que le produit de la politique de l’UE, lorsqu’en Italie le gouvernement décide de désobéir dans les faits aux diktats de l’UE en matière budgétaire, décide d’engager une épreuve de force avec Bruxelles au nom des intérêts du peuple italien? Là encore, « gauche » et « gauche de la gauche » font de Mélenchon une cible pour sa position sur l’Italie, conforme au combat déclaré contre l’UE et sa politique austéritaire et aux intérêts du peuple italien…


    Jacques Cotta
    Le 3 novembre 2018

    source: http://la-sociale.viabloga.com/

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  • Grèce : levée de la tutelle de l’ UE ? (PRCF 22/08/2018)

     

    Déclaration de la Commission internationale du PRCF  22 août 2018

    Grèce : levée de la tutelle de l’ UE ? (PRCF 22/08/2018)

    Grèce : levée de la tutelle de l’ UE ?

     

    Des blagues, des “fake news”, des médias-mensonges, du bourrage de crâne…, appelons cela comme on voudra, toujours est-il que la campagne propagandiste menée sur tout les médias-chiens de garde atteint des sommets d’indécence et d’obscénité. Macron en est le chef d’orchestre: ” La fin aujourd’hui du plan de soutien signe pour le peuple grec la sortie de la crise qu’il a affrontée avec un courage et une dignité qui forcent le respect. La France demeure à ses côtés pour que nous construisions ensemble, avec nos partenaires, l’avenir de l’.”

    La  “sort de la tutelle budgétaire imposée par l’UE et le FMI ” il y a huit ans en échange de trois plans d’austérité. De qui parle-t-on ? D’un enfant, d’un malade, d’un aliéné ? Non on parle d’une nation et d’un peuple. D”un peuple qui outre son histoire et son legs à l’humanité toute entière a su montrer au monde durant la Deuxième guerre mondiale ce que Résister veut dire. La BBC proclamait : “Désormais on ne dira plus : les Grecs se battent comme des héros mais les héros se battent comme des Grecs”. 574.000 Grecs sont morts durant le conflit pour une population de 7 millions. A comparer avec la France 541.000 morts pour 41 millions, les Etats-Unis, 418.000 morts pour 130 millions… Ces chiffres donnent une idée de la Résistance de masse qui fut celle des Grecs. C’est ce peuple-là que l’UE et l’Allemagne revancharde ont mis “sous tutelle”.

    Tsipras, le traître, et sa clique vendue au grand capital grec et européen, a violé la décision souveraine du peuple grec lors du référendum du 5 juillet 2015 qui avait voté OXI (NON) à 61,31% au diktat de l’ UE.

    Il a imposé à ses citoyens sur les ordres des bouchers de l’UE, de la BCE et du FMI la baisse drastique des salaires (entre 25 et 50%), des pensions de retraite (de 50%), il a privatisé tout le pays, les capitalistes allemands, français, chinois ont fait main basse sur les richesses de la Grèce. La santé publique et la Sécurité sociale ne sont qu’un souvenir. L’espérance de vie a chuté. En effet d’après l’Insee, le premier signe des conséquences de l’austérité est sans doute à trouver dans l’espérance de vie en bonne santé, calculé par Eurostat. Un indicateur qui baisse en Grèce entre 2007 et 2013 : de 67.6 ans à 65.1 ans pour les femmes et de 66 ans à 64,7 ans pour les hommes. La moitié des Grecs vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté. Le nombre de suicides a augmenté de 35,7%. Le chômage est à 22% (premier trimestre 2018), le taux le plus élevé en . Des centaines de milliers de Grecs, dont une majorité de jeunes, ont quitté le pays pour gagner leur vie tant bien que mal. Et les choses ne font que s’aggraver.

    Sur la dette, il n’est pas question d’un allégement. Bref rien ne changera en Grèce et la loi d’airain de l’ UE capitaliste, le talon de fer du capitalisme, continueront à peser sur le peuple grec. Comme l’ a dit le “salopard” Moscovici – comme l’avait qualifié Jean-Luc Mélenchon -, il faut « garantir aux créanciers et aux investisseurs que la Grèce continuera à respecter ses objectifs budgétaires convenus ».

    C’est l’ Union Européenne qui impose cette politique, tutelle formelle ou pas. Et qu’il faut briser.

    C’est de l’ Union Européenne que les peuples d’Europe doivent sortir.

    Plus que jamais, l’UE, pour s’en sortir, il faut en sortir : et tôt ou tard, ne pas en sortir, c’est prendre le risque majeur d’ « y rester »

    Il n’y a pas d’autre moyen, pas d’autre plan, pour se libérer de la tutelle mortelle de l’UE du grand capital.

     

    La Commission internationale du PRCF-22 août 2018

    Source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  •  

    Il est un certain nombre de groupes politiques, dont certain se réclament même du communisme comme le PCF, qui refusent encore malgré l’expérience historique des ravages de l’, de se mobiliser pour la sortie de l’. Certains appelent ainsi à la réforme de la Banque Centrale Européenne ou à des réformes de la monnaie unique. Si le PRCF explique depuis sa création en 2004, et dans la continuité du combat de toujours des communistes, que sortir de l’ est un impératif pour permettre de développer des politiques de progrès social, de plus en plus de voix s’élèvent pour faire ce constat. Et pour démontrer qu’une réforme de la BCE ou de l’ est de la poudre aux yeux. En effet, sur le plan opérationnel, il faudrait l’unanimité des états membres de la zone  pour réformer la BCE et l’ et les traités instituant l’ interdisent tout contrôle populaire sur l’outil monétaire. Au delà des communistes Henri Sterdyniak économiste reconnu, membre du collectif des économistes atterrés, livre une analyse détaillée faisant pièce aux dangereuses opérations de communication visant à faire croire qu’il est serait possible de mener des réformes sociales en France, sans sortir de la zone . (Initiative communiste, le 8.08.18)


     

    Aucun domaine en économie ne donne lieu à des théories farfelues plus que celui de la monnaie. Nous en avons une nouvelle preuve avec le projet de monnaie fiscal complémentaire. Huit économistes auraient découvert le Graal : un moyen magique de concilier la relance économique et l’euro, une innovation monétaire qui rendrait inutile le combat politique pour changer les traités européens.

    Aucun domaine en économie ne donne lieu à des théories farfelues plus que celui de la monnaie. Nous en avons une nouvelle preuve avec le projet de monnaie fiscale complémentaire. On en trouve une présentation dans l’article de Thomas Coutrot et Bruno Théret : « Monnaie fiscale complémentaire: sortir des impasses européiste et souverainiste » paru sur Médiapart le 26 juin 2018 et dans une tribune parue le 8 mars 2017 dans Libération  intitulée :  « Sortir de l’austérité sans sortir de l’euro… grâce à la monnaie fiscale complémentaire » signée par  Gaël Giraud, Benjamin LemoineDominique PlihonMarie FareJérôme BlancJean-Michel ServetVincent GayonThomas CoutrotWojtek Kalinowski et Bruno Théret[1].  Ces huit économistes éminents auraient découvert le Graal : un moyen magique de concilier la relance économique et l’euro, une innovation monétaire qui rendrait inutile le combat politique pour changer les traités européens : la monnaie fiscale permettrait « d’imaginer d’autres politiques sans remettre en cause la monnaie commune ».

    Selon ces huit économistes, un pays européen qui souffre d’un déficit de demande, mais qui ne peut pratiquer une politique budgétaire expansionniste en raison des contraintes européennes, pourrait émettre une monnaie fiscale complémentaire. Celle-ci serait constituée de bons du Trésor de faible dénomination (de 5 à 50 euros), de durée limitée mais renouvelable, libellés, selon le pays émetteur, en euro-franc, euro-lire, euro-drachme….Cette monnaie serait créée en réglant sous cette forme une partie des salaires des fonctionnaires, des prestations sociales et des achats publics. La monnaie fiscale ne serait pas convertible, mais, sa parité avec l’euro serait assurée par le fait qu’elle serait acceptée à sa valeur faciale pour le paiement des impôts. Les huit économistes écrivent que ce ne serait pas une « monnaie ayant cours légal », toutefois elle circulerait en tant que « moyen de paiement au niveau national ». Ils ne précisent pas si elle aurait un pouvoir libératoire, si un commerçant ou une banque serait tenu de l’accepter à sa valeur faciale.  On apprend cependant que « la circulation géographiquement limitée de l’euro-franc inciterait à relocaliser la production ». Ce dispositif serait « un outil durable de stabilisation de la zone euro ». Il aurait été expérimenté dans certaines provinces de l’Argentine entre 1984 et 2003.  Selon ces huit économistes, cet instrument permettrait «  de réduire la dette publique et de financer les services publics ». Cette mesure pourrait être mise en œuvre unilatéralement par un pays sans aller à l’encontre des traités européens.

    Soyons clair. Ce projet est farfelu. Cela pour plusieurs raisons. Commençons par a moindre. Il est totalement contraire aux traités européens. Certes, un État a le droit d’émettre des bons du trésor à sa guise, mais ces bons augmentent obligatoirement la dette publique. De même, l’émission de ces bons augmente obligatoirement le déficit public. De sorte que la proposition ne se différencie guère de celle de ne plus respecter le Pacte de Stabilité et le Traité budgétaire. Pourquoi pas ? Un gouvernement peut légitimement décider d’ouvrir ainsi une crise en Europe, mais est-il utile de passer par l’artifice de bons du Trésor qui ne seraient pas comptés dans le déficit ou la dette publiques, contre les principes de la Comptabilité Nationale ? Par ailleurs, l’article 128 du TFUE stipule : « La Banque centrale européenne est seule habilitée à autoriser l'émission de billets de banque en euros dans l'Union. Les billets de banque émis par la Banque centrale européenne et les banques centrales nationales sont les seuls à avoir cours légal dans l'Union ». Là encore, un pays qui émettrait des billets ayant vocation servir de moyens de paiement, dont la valeur serait garantie en euros, se placerait en dehors des traités.

    Plus fondamentalement, dans un pays moderne, la Banque centrale assure l’homogénéité des moyens des paiements dont le pouvoir libératoire est garanti. Il n’y a pas plusieurs monnaies en circulation, de pouvoirs libératoires différents et non garantis, que les commerçants pourraient refuser ou n’accepter que pour certains produits ou avec une décote. Aussi, une monnaie fiscale qui circulerait à côté de la monnaie légale, garantie par la Banque Centrale, serait un retour en arrière.

    Proposer de s’inspirer des procédés utilisés jadis par des provinces argentines en détresse pour réformer le système monétaire de pays développés est assez surprenant. Pourquoi ne pas demander aux restaurants de reprendre les recettes de bouillon à la rate de bœuf du siège de 1870 ? et à la médecine moderne de s’inspirer des médecins de Molière  ?

    Sur le plan pratique, les auteurs multiplient les contradictions. Sous quelle forme cette monnaie fiscale existerait-elle ? Coutrot et Théret affirment, à la fin de leur texte : « pencher pour l’émission de billets », mais ils écrivent peu avant qu’il s’agira de « bons du trésor au porteur et de petites dénominations ». On voit mal comment ces billets (ou pire ces bons au porteur) pourront être utilisés pour les paiements courants d’autant que les auteurs nous disent : « la non-convertibilité limite le report de ce pouvoir d’achat supplémentaire sur les importations » : les personnes qui recevraient ces euro-francs ne pourraient-il pas acheter de l’essence, du fuel, des fruits espagnols, des chemises chinoises ? Ils devront négocier avec les commerçants pour que ceux-ci acceptent cette monnaie pour tel ou tel produit. Les commerçants devront avoir deux caisses. Quel progrès !

     On voit mal comment ces billets seraient distribués : des agents de la CAF, de la CNAV iront-ils, de maison à maison, verser les prestations sociales et les retraites ?  Les fonctionnaires recevront-ils des enveloppes à la fin du mois ? On voit mal comment ces billets seront concrètement utilisés pour payer les impôts. Faudra-il aller dans les services du Trésor avec une sacoche remplie de billets ? Par ailleurs, souvent, les bénéficiaires de prestations sociales (RSA, minimum vieillesse) ne paient pas d’impôt, de sorte que la garantie de pouvoir les utiliser pour régler leurs impôts ne les concernerait pas.

    Sans voir la contradiction, les auteurs nous disent, à la fois « cette monnaie ne sera pas convertible » et « sa parité avec l’euro sera garantie ». En fait, il faut choisir. Soit, effectivement, le commerçant pourra l’utiliser immédiatement pour régler ses impôts (en particulier la TVA et les cotisations sociales) en apportant ses billets au Trésor et dans ce cas, la parité pourra être assurée (mais l‘euro-franc ne sera pas accumulé et ne servira donc pas à financer l’État). Soit, les bons ne seront remboursables qu’avec un certain délai (2 ans, par exemple) ; ils ne rapporteront pas d’intérêt ; les commerçants les refuseront et la parité sera fictive.

    Coutrot et Théret ne voient pas une autre contradiction. D’un côté, ils estiment que l’émission de la monnaie fiscale permettra de relancer la demande, ce qui implique que les bénéficiaires dépensent rapidement les sommes reçues en euro-franc, donc que l’euro-franc soit liquide. L’État augmenterait son déficit de 1% du PIB en versant 22 milliards de prestations supplémentaires. Les bénéficiaires les dépenseraient immédiatement ; les commerçants utiliseraient ces euro-francs pour payer la TVA. De sorte, que ex post, le déficit public et la dette augmenteraient de 22 milliards qu’il faudrait  bien financer par émission d’obligations en euros. L’effet sur le PIB et les finances publiques serait le même qu’un financement direct en euros. De l’autre, ils estiment que cette monnaie fiscale permettrait de financer les dépenses et les services publics, ce qui implique qu’elle soit épargnée. Mais qui voudrait détenir de grandes quantités d’un actif qui ne rapporterait aucun rendement ? On peut certes imaginer qu’il s’agisse de bons au porteur, remboursable dans deux ans, donc une épargne forcée, mais dans ce cas, l’effet sur l’activité serait nul (voire négatif si les versements en euro-francs remplacent des versements en euros). On ne peut guère imposer cette épargne forcée à des bénéficiaires de prestations sociales, familles, retraités ou chômeurs, qui doivent pouvoir les dépenser immédiatement.

    Certes, il serait souhaitable de (re)constituer un secteur bancaire et financier public, qui pourrait financer des investissements publics et des investissements productifs créateurs d’emplois, s’inscrivant dans la transition écologique. Ceci nécessite qu’il ait la capacité de proposer aux épargnants des dépôts garantis, normalement rémunérés, mais aussi des placements de long terme, leur permettant de participer au développement des activités productives, sans courir le risque des fluctuations financières.  Un combat idéologique devra être mené pour convaincre les citoyens de l’utilité économique et sociale de ce secteur relativement aux placements financiers spéculatifs et risqués. Cela est préférable au projet illusoire d’introduire une pseudo-monnaie fiscale, des bons du trésor, non rémunérés, à pouvoir libératoire ambigu.  

    Pour rendre le projet populaire, les huit économistes proposent, eux, qu’une « fraction des euro-francs crées soient distribués aux PME et aux ménages endettés comme moyen de règlement de leurs dettes privées ».  C’est saugrenu : selon quels critères ferait-on ce cadeau à des agents privés ? La dette publique augmenterait d’autant que diminueraient les dettes privées. Surtout, les agents qui recevraient ces euro-francs les porteraient à leurs banques, qui ne les accepteraient que si elles peuvent immédiatement se les faire rembourser par l’État (car, en période normale, les banques n’ont aucune raison de détenir des bons qui ne rapportent pas d’intérêt), de sorte qu’il ne resterait vite aucun des euro-francs ainsi créés en circulation. 

    Comment expliquer que des économistes éminents, spécialistes des questions monétaires s’associent à un projet aussi mal pensé[2] ?  Faut-il évoquer l’amitié[3] ?  Faut-il évoquer un aveuglement politique : le refus de mettre en cause l’euro (et la construction européenne telle qu’elle est) ? D’ailleurs, Coutrot et Théret écrivent : « La sortie sèche de l’euro n’est pas un objectif politique de gauche ». Ils prônent donc une stratégie illusoire, qui ne tient pas sur le plan technique, qui aurait certes le mérite d’ouvrir une crise en Europe, mais qui ne l’assume pas, en prétendant rester dans le cadre des traités.

     L’euro n’est pas seulement une monnaie unique en Europe. C’est un projet politique des classes dirigeantes. Dans l’état présent des forces politiques et sociales, l’euro est indissociable des traités budgétaires, de l’austérité budgétaire (c’est-à-dire de la pression sur les dépenses publiques et sociales), des réformes structurelles, de la liberté de circulation des capitaux, de la concurrence libre et non faussée.  On ne peut en sortir par une innovation monétaire comme la monnaie fiscale. La seule question qui vaille est donc : un pays, où les forces progressistes seraient au gouvernement, peut-il à lui seul ouvrir une crise en Europe pour faire éclater l’euro tel qu’il est ? ou doit-il attendre  une modification du rapport de force à l’échelle de la zone euro ?  

    Henri Sterdyniak-le 23/07/2018

    source: https://blogs.mediapart.fr/henri-sterdyniak

     

    [1] Ce projet a aussi des partisans en Italie : voir : «Free fiscal money: exiting austerity without breaking up the euro » (Une monnaie fiscale gratuite : comment sortir de l’austérité sans casser l’euro)  de Biagio Bossone, Marco Cattaneo, Luciano Gallino, Enrico Grazzini et Stefano Sylos Labini. Le projet figure même dans le programme du nouveau gouvernement italien sous le nom de mini-Bots (pour Bons Ordinaires du Trésor).

    [2] On notera aussi que le texte signé par ces économistes approuve le projet de « retirer aux banques leur privilège de création de monnaie » qui a donné lieu à une votation en Suisse, bien que certains d’entre eux savent bien que le crédit est indispensable pour anticiper le profit et l’épargne. Sur ce point, voir : Henri Sterdyniak : « Monnaie pleine, la votation du 10 juin 2018 », blog de l'OFCE, juin 2018.

    [3] Beaucoup de ces huit économistes sont liés à l’Institut Veblen, soutenu par la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l'Homme. On peut penser que ce projet commun, une économie au service de l’homme,  les a fait oublier leur compétence en matière monétaire.

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  • Pas d’adhésion «automatique» de la Serbie à l’UE en 2025 ...17 juillet 2018-Conférence de presse conjointe des présidents serbe et français

    A l’occasion de la visite en France du président serbe M , Macron a déclaré être ouvert à l’entrée de la  dans l’Union européenne en 2025, à condition que le pays ait rempli les conditions exigées et que l’Union se soit réformée. En réalité, il s’agit de faire pression sur la  pour qu’y soit sous la pression de l’Union Européenne mis en œuvre une nouvelle série de mesures anti-populaire.

     

    Déclaration commune NKPJ-PRCF

    MACRON VUCIC , OPPRESSEURS DES PEUPLES

     

     

    Le nouveau Parti communiste de  (NKPJ) et le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) estiment que la visite du président serbe Aleksandar Vucic en France à l’invitation du président Emmanuel Macron représente une nouvelle pression de l’impérialisme occidental, y compris de l’impérialisme français , sur la Serbie pour qu’elle mette en œuvre de manière cohérente le cours dévastateur des “réformes” infligées aux travailleurs de Serbie et dans l’intérêt du capital étranger et national sous l’impulsion de l’ Union Européenne du grand capital supranational mené par l’impérialisme allemand.

    Le régime bourgeois pro-impérialiste d’Aleksandar Vucic le fait, il met constamment en œuvre le service la politique répondant aux intérêts de l’impérialisme occidental, y compris de l’impérialisme français, sans se préoccuper des intérêts des travailleurs serbes ou de celui des travailleurs français. L’une des raisons principales de la visite de Vucic en France à l’appel de Macron est la volonté de l’impérialisme occidental à amener la Serbie à reconnaître «l’indépendance» de l’État fantoche appelé  Kosovo-et-Métochie occupée par l’OTAN pour les intérêts des grands capitaux. Le but de cette manœuvre est, en forçant la Serbie à ratifier la dislocation de la République Socialiste Fédérative de Yougoslavie, de l’amener à entrer de plain-pied dans l’Union européenne, cette prison des peuples associée à l’OTAN, que les communistes serbes et français doivent rejeter et combattre ensemble.

    Le PRCF et le NKPJ soulignent que le Kosovo-et-Métochie est une partie inaliénable de la Serbie, occupée par l’impérialisme occidental, et exigent que les troupes de l’OTAN quittent immédiatement le territoire de la province serbe du sud.

    NKPJ et PRCF soulignent que Macron et Vucic sont des politiciens bourgeois dont la politique est contraire aux intérêts des travailleurs de la France et de la Serbie et entièrement soumis à la politique impérialiste de l’UE dominée par l’impérialisme allemand revanchard.

    Le PRCF et le NKPJ condamnent les mesures anti-populaires que le régime bourgeois d’Emmanuel Macron applique contre les intérêts des travailleurs de la France, tout en condamnant les mesures anti-populaires que le régime bourgeois d’Alexander Vucic applique contre les intérêts de la population les travailleurs de Serbie, pour satisfaire aux injonctions de l’UE néolibérale et pour abonder la course aux armements de l’OTAN et ses projets de guerre antirusse.

    NKPJ et PRCF saluent la lutte des travailleurs de Serbie et de France contre l’exploitation et l’asservissement national !

    A bas la politique anti-populaire de Macron et Vucic! L’OTAN hors du Kosovo – le Kosovo c’est la Serbie! – Vive l’amitié entre les peuples travailleurs de France et de Serbie forgée dans la lutte convergente des Résistants antifascistes à l’oppresseur hitlérien !

        

    Secrétariat du nouveau parti communiste de Yougoslavie NKPJ

    Commission internationale  du Pôle de Renaissance Communiste en France PRCF

    Belgrade, Paris 23 juillet 2018 

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  • Au dernier jour de leur congrès, les délégués du (PG) ont acté leur sortie du Parti de la gauche européenne () dans une déclaration approuvée dimanche par 208 voix contre 2 et 3 abstentions.

    Saluons cette décision qui est l’aboutissement logique de la prise de conscience que le PGE est un cheval de Troie du grand capital européiste au sein de la gauche en .
    Comme la CES au niveau syndical, le PGE est l’expression partisane de la collaboration de classes et du réformisme. En enfermant la gauche dans le carcan par nature réactionnaire de l’ Union Européenne, le PGE est devenu une courroie de transmission entre l’UE visant à déconsidérer la gauche et à faire apparaître l’extrême-droite fascisante comme la seule force anti-UE ce que d’ailleurs elle n’est pas. Comme on le voit partout où droite et extrême-droite gouvernent ensemble (Autriche, Hongrie…), comme on le voit dans les acrobaties verbales du FN (RN).

    De plus il est vrai que la présence dans le PGE de Syriza qui mène une politique de casse sociale et de casse nationale d’une ampleur effrayante et inouïe, discrédite totalement ceux qui, comme le PCF, refusent d’appeler un traître par son nom.

    Rien ne doit légitimer ce monstre institutionnel impérialiste, réactionnaire et belliciste qu’est l’UE. Rien : ni le PGE, ni la CES, ni la future mascarade électorale européiste délégitimée déjà et chaque fois davantage par tous les peuples d’ Europe et par les classes populaires de façon massive.

    Antoine Manessis, commission action unitaire du PRCF – 8 juillet 2018

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  • LE PRCF SALUE LE KKE (PARTI COMMUNISTE DE GRECE) A L’OCCASION DE SON CENTENAIRE.(IC.fr-9/02/2018)Un siècle au service de la classe ouvrière, du peuple et de la nation hellénique.

    Un siècle de combats héroïques des communistes, des travailleurs des villes et des campagnes, du peuple grec.

    Un siècle de lutte contre la dictature du capital grec et étranger. Contre les dictatures fascistes de Metaxas (1936 à 1940), des monarchos-fascistes et de la droite dure (de 1944 à 1963), des Colonels (1967 à 1974), un siècle de répression, d’exécutions, de prisons, de camps de concentration, de tortures, d’exil.

    Depuis sa naissance il ya a cent ans le PCG du subir la répression et l’illégalité. Mais malgré cela il su devenir le parti de la classe ouvrière grecque et jouer à tous les moments importants de l’histoire du pays son rôle d’avant-garde.
    Lors de l’attaque de l’Italie fasciste contre la Grèce en octobre 1940, le KKE, hors la loi, violemment réprimé, demande, par la voix de son secrétaire général emprisonné,aux Grecs de combattre l’agresseur fasciste. Il unit le drapeau de la nation et celui de la révolution. Ce faisant il transforme la nature de la guerre qui prend un caractère populaire qui permet aux Grecs de repousser l’attaque mussolinienne, de réaliser l’exploit de faire subir à l’ Axe sa première défaite de la Seconde guerre mondiale et à retarder l’attaque contre l’URSS. Les Allemands ayant été contrains d’aller au secours de leur allié italien et se heurtant à une résistance qui a forcé l’admiration d’Hitler lui-même, et l’a obligé à repousser l’opération Babarossa .

    Un siècle marqué par la Résistance nationale, une des plus puissante d’ occupée.

    C’est le KKE qui est à l’initiative de la création de l’EAM ( Front de Libération Nationale) et de son armée l’ ELAS.
    Dès l’été 1943, l’ ELAS a libéré un tiers du territoire de la Grèce et cela malgré un climat de terreur indescriptible. Le Grèce entière est libérée par l’ EAM-ELAS en 1944, l’ armée hitlérienne étant prise en étau par la Résistance grecque et l’ avancée fulgurante de l’ Armée rouge.

    Sauvagement attaquée par l’ armée britannique de Churchill s’appuyant sur les Kollabos grecs, les Résistants et le KKE tentent de sauver la paix mais la terreur blanche oblige le KKE à reprendre les armes. La guerre civile commence. Les Britanniques sont vaincus mais remplacés par l’impérialisme américain. Truman lance ses dollars, ses avions, son napalm et ses officiers dans la bataille. Le KKE après quatre années de lutte avec l’ AD (Armée Démocratique) est contraint de cesser la lutte armée.

    Viennent des années de combat clandestin, d’une repression sauvage (Beloyannis et ses trois camarades sont fusillés en 1952). Le Parti Communiste de Grèce est traqué ainsi jusqu’à la fin de la dictature des Colonels en 1974 à la chute de laquelle il joue un rôle central avec insurrection de Polytechnique en novembre 1973. Le régime tombe en 1974 et le KKE est légalisé.
    La Résistance nationale (EAM) n’est reconnue officiellement 
en Grèce qu’en 1982 !…

    Depuis le PCG est au premier rang du combat pour une Grèce brisant le carcan de l’ UE, de l’euro, de l’ OTAN et du capitalisme. Pour l’instauration du socialisme.

    Le KKE a su défendre le marxisme-léninisme aux heures difficiles de la victoire de la contre-révolution en URSS comme le “une” de Rizospastis du 26 décembre 1991 le proclame en brandissant fièrement le drapeau rouge frappé des outils “L’espoir est la lutte des peuples”.

    Le PRCF transmet ses fraternels salutations internationalistes à tous les militants du KKE.

     

    VIVE LE CENTENAIRE DU KKE !

     

    La Commission internationale du PRCF, le 9/2/2018

     

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    « Le capitalisme - l'impérialisme sont le passé, le KKE lutte pour le nouveau monde »

    « Un siècle de lutte et de sacrifice, le KKE à l'avant-garde ... ». Ce slogan a retenti dans la ville des ouvriers du Pirée le 22 janvier lors du grand événement organisé par le Comité central du KKE pour le 100e anniversaire de la fondation du Parti.

    Là, au Théâtre municipal, à quelques mètres du bâtiment historique où en novembre 1918 a eu lieu le premier Congrès fondateur du Parti ouvrier socialiste de Grèce (SEKE), qui bientôt a été renommé KKE, le SG du CC KKE, Dimitris Koutsoumpas a présenté la Déclaration du CC publié samedi dernier.

    D. Koutsoumpas a commencé son discours en notant: « Nous vous souhaitons à tous la bienvenue au Pirée, la ville où le KKE est né en 1918, car c’est ici que a eu lieu le premier Congrès fondateur du Parti ouvrier socialiste de Grèce (SEKE), devenu par la suite Parti communiste de Grèce.

    Nous comptons 100 ans de luttes et de sacrifices, restant le seul parti de la société grecque qui est véritablement nouveau. Parce que le KKE est le seul parti luttant pour l'abolition définitive de l'exploitation de l’homme par l'homme.

    En l'honneur du centenaire de la fondation du KKE, nous faisons de notre mieux pour que notre Parti établisse des liens encore plus larges, plus profonds et plus forts avec la classe ouvrière, le peuple grec. Nous donnerons toute notre force pour que, avec de fortes Organisations du Parti, la lutte pour le renversement de la barbarie du pouvoir capitaliste, pour le socialisme, soit renforcée ».

    100 Years KKE, Peiraeus

     

     

    Le programme culturel suivant a présenté une chronique émouvant du voyage héroïque de 100 ans du Parti avec des chansons représentatives, des textes et du matériel audiovisuel.

    Des centaines de travailleurs, de chômeurs, de travailleurs indépendants, de retraités, de cadres du mouvement syndicaliste, de membres du monde de l’Art, de la Culture et du Sport ont assisté à l'événement.

    C'était une grande rencontre : de la nouvelle génération inspirée par les grands idéaux de la lutte pour le renversement du système capitaliste d'exploitation et de la génération héroïque qui a écrit l'Histoire du Mouvement ouvrier et du pays avec ses luttes, de la génération qui a mené la bataille pour que le Parti se tienne debout, pour préserver sa continuité historique.

    Les balcons, la galerie du théâtre municipal étaient bondés, ainsi que la place devant le théâtre, où l'événement a été diffusé en direct sur des écrans TV.

    Tous ensembles, des membres, des amis et des supporteurs du Parti et de la KNE, par leur présence militante, se sont engagés à intensifier les efforts pour renforcer le Parti, tout d'abord dans les lieux de travail, changer les corrélations des forces, regrouper le mouvement, construire l'Alliance sociale, pour que le mouvement ouvrier puisse commencer sa contre-attaque.

    100 years KKE, Piraeus (2)

     

    sources: https://inter.kke.gr/fr &  https://www.initiative-communiste.fr

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