• Le Venezuela subit une modification de son tableau politique tant à l'intérieur du pays qu'à l'étranger : des dimensions souvent inséparables dans le conflit actuel. Cette reconfiguration n'est pas nouvelle et par moments apparaît de façon évidente comme ces jours-ci avec l'entrée en fonctions de la nouvelle Assemblée Nationale et Juan Guaidó semble être face à ses ultimes réserves.

    L'un des signes de cette situation est la décision de l'Union Européenne de ne plsu le reconnaître comme « président par intérim. » Cette position a été exprimée avec diplomatie et de façon tranchante : Guaidó a été qualifié de “représentant de l’Assemblée sortante”. L’Union, en affirmant que l’Assemblée présidée par Guaidó n'est plus en vigueur comme l'affirme un secteur de l'opposition, écarte la poursuite de la « présidence par intérim. »

    Cette modification avait déjà été anticipée. Des positions dures contre le Gouvernement de Nicolás Maduro, comme celles de l'Allemagne, de al Hollande ou de la France ont changé face à la nouvelle situation. Une question se pose : s'agit-il d'un retournement de veste individuel ou une position alignée sur celle du nouveau Gouvernement des Etats-Unis ? La modification du tableau politique se situe à plusieurs niveaux à la fois. Les Etats-Unis  continueront sans doute à reconnaître Guaidó comme « président par intérim » dans ce qui fut un accord bipartite dès le début mais en même temps, la tactique employée pour aborder le dossier du Venezuela est modifiée car de toute évidence, elle n'a pas donné les résultats espérés par Washington.

    D'autres Gouvernements, comme ceux qui sont le plus à droite en Amérique Latine : la Colombie, le Brésil et le Chili, et les alliés des Etats-Unis dans leur politique étrangère comme le Canada, le Royaume Uni et le Japon continueront avec les Etats-Unis de reconnaître la « présidence par intérim.» Mais ce seront exclusivement les Etats-Unis qui décideront de la façon d'essayer d'obtenir un changement de Gouvernement au Venezuela et non ces Gouvernements comme ça a été le cas depuis le début.

    Guaidó est hors du jeu politique pour inefficacité. Tous les acteurs le savent, indépendamment de ce qu'ils racontent en public. C'est pourquoi à l'étranger, certains reviennent sur leur position et cela provoque de nombreuses fractures dans l'opposition vénézuélienne où chaque dirigeant, chaque parti ou chaque tendance de parti cherche à se situer dans le scénario ouvert en train de se construire. Il s'agit snas doute de la fin d'une stratégie représentée par Guaidó : la stratégie des institutions parallèles. Le Gouvernement vénézuélien a réussi à en venir à bout en 2 ans au prix du renforcement du blocus, de dommages pour l'économie et pour la population, en particulier les secteurs populaires et moyens et pour la politique qui est devenue unepolitique de tranchées. 

    La nouvelle étape

    Pour le moment, on ne peut voir qu'une silhouette. Le discours de la nouvelle Assemblée à majorité chaviste, met au premier plan aussi bien le dialogue et la réconciliation que la nécessité qu'il ny ait pas d'impunité. Iris Varela, vice-président du Pouvoir Législatif, a affirmé lors de la session de jeudi : « Nous décidons, en tant que direction, de créer uen commission sépicale qui va enquêter sur les actes perpétrés contre la République par les membres de la direction et certains membres de l'Assemblée pendant la période 2016-2021 (…) Il doit y avoir des résultats en 1 mois et il faut l'exhorter à faire justice fermement. »

    Ce message vise directement Guaidó qui, à partir du 5 janvier, a perdu son immunité parlementaire. Celui qui, le 23 janvier 2019, s'est autoproclamé président alors que personne dans le pays en le connaissait , sait à présent que sa fin politique n'est plus qu'une question de temps. En sera-t-il réduit à ne plus exister que sur Twitter à cause de la dissolution de son capital politique ou sera-t-il arrêté par la justice ? De quoi cela dépendra-t-il ? De l'époque politique, des éventuels dialogues et des éventuelles négociations internationales dans lesquels le chavisme est en position de force politiquement mais en position de faiblesse économiquement. 

    Ce que vise le Gouvernement pour la nouvelle étape, c'est l'entrée de capitaux privés vénézuéliens et étrangers dans différents domaines importants de l'économie. Ca a commencé officiellement avec la loi anti-blocus votée en octobre par l'Assemblée Nationale Constituante qui dit, entre autres choses, que ce processus d'entrée de capitaux doit se faire de façon confidentielle pour éviter les répercussions du blocus sur lequel, jusqu'à présent, il n'y a pas eu de rendu de compte.

    On ne peut pas encore mesurer les résultats de cette orientation qui a débuté avant même la loi. Selon son efficacité, c'est à dire selon si elle permet une amélioration des rentrées d'argent dans les coffres de l'Etat, des services publics, dans des entreprises stratégiques comme PDVSA, le Gouvernement devra négocier plus ou moins dans l'urgence un assouplissement du blocus grâce à un éventuel dialogue ou à un éventuel accord avec les Etats-Unis. Ce que vise le Gouvernement, en outre, c'est que dans ce casse-tête, cette loi et les opportunités d'investissement qu'elle offre fonctionnent comme un élément qui amène à des accords. 

    Pour le moment, il s'agit de débats, d'analyses et de portes fermées mais pas d'impacts sur le quotidien qui subit des transformations depuis des années avec des salaires et des retraites qui vont de 2 $ par mois quand ils sont payés par l'Etat à 50 $ ou 100 $ quand ils sont payés par des entreprises privées, des difficultés d'approvisionnement en eau, gaz, électricité et essence et uen monnaie natioanle qui recule par rapport au dollar de la petite économie à la macroéconomie. Ce quotidien est le bon moment pour des am&liorations au Venezuela.

     Marco  TERRUGGI

    Source en espagnol : https://www.resumenlatinoamericano.org/2021/01/08/venezuela-el-final-anunciado-de-juan-guaido/

    Source en français (traduction de Françoise Lopez):http://bolivarinfos.over-blog.com/2021/01/venezuela-que-va-t-il-advenir-de-juan-guaido.html

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  • L’année commence bien mal en  où une loi sera prochainement votée permettant aux régions d’Ukraine d’armer des milices « nationalistes » alors que le pays dispose pourtant d’une armée nationale ! Une armée il est vrai équipée par l’OTAN, largement financée par l’ et entrainée par les USA qui ont ainsi déployé leurs soldats sur le sol ukrainien. Une nouvelle d’autant plus inquiétante lorsque l’on sait ce que sont les activités de ces milices ouvertement nostalgiques du IIIe Reich et de ses collaborateurs ukrainiens, terribles et sinistres exécutants de la shoah et des sanglantes répressions contre les résistants yougoslaves.

    Ce premier janvier dernier c’est au cri de « NOTRE RELIGION EST LE NATIONALISME ! NOTRE PROPHÈTE EST STEPAN  !” qu’une foule s’était réunie au Parc Taras Chevtchenko en l’honneur du 112 e anniversaire de la naissance de Stepan Bandera, leader de l’-, laquais des fascistes hitlériens.

    Les participants portant des torches et des drapeaux à l’effigie des organisations néonazies. Tandis qu’à la tête de ce nauséabond cortège était exhibée une banderole reproduisant un slogan d’extrême droite appelant Bandera à revenir d’entre les morts pour établir l’ordre en Ukraine….

    Bandera était le chef de l’OUN, une organisation d’extrême droite et de sa branche armée (l’UPA) qui ont activement collaboré avec les nazis et combattu l’Armée Krajowa de la Pologne, les partisans résistant en Yougoslavie avec Tito et l’armée rouge aussi bien en Ukraine, en Biélorussie qu’en Pologne. L’UPA est responsable de la mort de dizaines de milliers de personnes, principalement des femmes et des enfants de Pologne, de Galicie et de Volhynie à l’occasion d’une atroce campagne de nettoyage ethnique. Et elle a également pris part au génocide des juifs. Protégé par l’Occident, Bandera s’est réfugié à Munich, où il a été assassiné en 1959. La Russie, la Pologne, Israël, et bien d’autres pays considèrent Bandera comme un criminel de guerre.

    Alors que les pays de l’Union Européenne ont refusé de voter la résolution de l’ONU condamnant le nazisme, en Ukraine – comme dans les pays baltes – l’Union Européenne continue de soutenir la réhabilitation des nazis… et de criminaliser par un anticommunisme virulent les libérateurs de l’ du fascisme, l’armée rouge. Car il n’y a pas qu’à Kiev que les néonazis paradent dans les rues dans le silence complice de l’Union Européenne qui arrose de milliards de subvention le régime qu’elle a mis en place à la faveur du coup d’État d’Euromaïdan. C’est également le cas dans les pays baltes. Tandis qu’en Pologne, ce sont les monuments aux morts de l’armée rouge qui sont démolis ! Et si les pays de l’UE, dont la France, refusent de voter la résolution de l’ONU condamnant le nazisme, le parlement européen a lui adopté en 2019 une résolution criminalisant… le communisme.

     


    L’ONU adopte une résolution condamnant le nazisme, les pays de l’Union Européenne et les USA votent… contre.

     

    D’après Manilo Dinucci – il manifesto, traduction française par MAP. La Troisième Commission des Nations Unies -chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles- a approuvé le 18 novembre la Résolution “Lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée”. 

      La Résolution rappelant que “ c’est notamment la victoire remportée alors sur le nazisme qui a amené la création de l’Organisation des Nations Unies, appelée à empêcher de nouvelles guerres et à préserver de ce fléau les générations futures”, lance une alarme contre la diffusion de mouvements néonazis, racistes et xénophobes dans de nombreuses régions du monde. Elle se déclare “profondément préoccupée par la glorification, quelle qu’en soit la forme, du mouvement nazi, du néonazisme et des anciens membres de l’organisation Waffen-SS”. Elle souligne ensuite que “le néonazisme n’est pas que la glorification d’un mouvement historique, mais qu’il s’agit d’un phénomène contemporain”. Les mouvements néonazis et d’autres analogues “alimentent les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, d’antisémitisme, d’islamophobie, de christianophobie, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée”

    Avec cette résolution, l’ONU appelle donc les États des Nations Unies à entreprendre une série de mesures pour contrecarrer ce phénomène. La Résolution, déjà adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 18 décembre 2019, a été approuvée par la Troisième Commission avec 122 voix pour, parmi lesquelles celles de deux membres permanents du Conseil de Sécurité, la Russie et la Chine. Deux membres seulement des Nations Unies ont voté contre : les États-Unis (membre permanent du Conseil de Sécurité) et l’Ukraine. Selon certainement une directive interne, les autres 29 membres de l’OTAN, dont l’Italie, se sont abstenus. Même chose pour les 27 membres de l’Union Européenne, dont 21 appartiennent à l’OTAN. Parmi les 53 abstentions se trouvent aussi l’Australie, le Japon et d’autres partenaires de l’OTAN.
     

      La signification politique de ce vote est claire : les membres et partenaires de l’OTAN ont boycotté la Résolution qui, tout en ne la nommant pas, met directement en cause avant tout l’Ukraine, dont les mouvements néonazis ont été et sont utilisés par l’OTAN à des fins stratégiques. On a d’amples preuves que des brigades néonazies ont été entraînées et utilisées, sous gestion USA/OTAN, dans le putsch de la place Maïdan en 2014 et dans l’attaque contre les Russes d’Ukraine pour provoquer, avec le détachement de la Crimée et son retour à la Russie, une nouvelle confrontation en Europe analogue à celle de la guerre froide. 

       Emblématique est le rôle du bataillon Azov, fondé en 2014 par Andriy Biletsky, le “Führer blanc” partisan de la “pureté raciale de la nation ukrainienne, qui ne doit pas se mélanger à des races inférieures”.

       Après s’être distingué par sa férocité, l’Azov a été transformé en régiment de la Garde nationale ukrainienne, doté de blindés et d’artillerie. Ce qu’il a conservé c’est son emblème, calqué sur celui des SS Das Reich, et sa formation idéologique des recrues modelée sur celle des nazis. Le régiment Azov est entraîné par des instructeurs étasuniens, transférés de Vicenza en Ukraine, et d’autres de l’OTAN. L’Azov n’est pas seulement une unité militaire, mais un mouvement idéologique et politique. Biletsky reste le chef charismatique particulièrement pour l’organisation de jeunesse, éduquée à la haine contre les Russes et entraînée militairement. En même temps, sont recrutés à Kiev des néonazis de toute l’Europe, Italie comprise. 

      L’Ukraine est ainsi devenue le “vivier” du nazisme renaissant au cœur de l’Europe. Dans ce cadre s’insère l’abstention de l’Italie, y compris dans la votation de la Résolution à l’Assemblée Générale. Le Parlement accepte, comme quand en 2017 il a signé un mémorandum d’entente avec le président du parlement ukrainien Andriy Parubiy, fondateur du Parti national-social ukrainien, sur le modèle national-socialiste hitlérien, chef des brigades néonazies responsables d’assassinats et de féroces passages à tabac d’opposants politiques. C’est lui qui se congratulera avec le gouvernement italien sur le non-vote de la Résolution ONU sur le nazisme, dans la ligne de ce qu’il a déclaré à la télévision : “Le plus grand homme qui a pratiqué la démocratie directe a été Adolf Hitler”. 

     

    Notes pour la version française :

    – Texte intégral de la Résolution “Lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie

    et de l’intolérance qui y est associée” (L49)

    https://documents-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/LTD/N20/300/02/PDF/N2030002.pdf?OpenElement

    – Résultats des votes de la Résolution, 18 novembre  :

    https://www.un.org/en/ga/third/75/docs/voting_sheets/L.49.pdf

    – “Couverture de la réunion” :

    https://www.un.org/press/fr/2020/agshc4312.doc.htm

    dont, extrait, sur l’abstention de l’Union Européenne :

    “Suite à l’adoption du texte, l’Union européenne, par la voix de l’Allemagne qui s’est abstenue, a indiqué s’être engagée de manière constructive à renforcer les aspects du texte relatifs aux droits de l’homme.  Toutefois, un nombre important de préoccupations importantes et fondamentales subsistent et plusieurs propositions essentielles de l’UE, y compris des formulations de compromis n’ont pas été incluses dans le texte final.  Dans certains cas, le langage problématique et politisé a été renforcé de manière négative, a-t-elle déploré”.

    Langage clair, non politisé et constructif de l’Union européenne. 

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Forte de ses plus de 100 millions de syndicalistes dans le monde entier, la Fédération Syndicale Mondiale est engagée pour la paix. En 2021 elle appelle à rejoindre sa campagne pour la libération des enfants palestiniens prisonniers des geôles israéliennes.

    Plus de 200 enfants palestiniens sont actuellement emprisonnés par le régime de Tel Aviv. Depuis 2000 c’est 12 000 enfants palestiniens qui ont ainsi été emprisonnés. L’association France Palestine dans son rapport annuel sur les prisonniers politiques palestiniens en Israël rappelle :

    ” Le nombre de mineurs palestiniens arrêtés par les militaires israéliens, les mauvais traitements qu’ils subissaient entre leurs mains et les peines excessives auxquelles ils étaient condamnés – pour des jets de pierre le plus souvent – ont justifié la rédaction par l’ d’un rapport sous le titre « Enfants palestiniens détenus : observations et recommandations », qu’elle a rendu public le 3 mars 2013 avec une solennité inhabituelle. Ce rapport relève que les mauvais traitements auxquels les militaires israéliens soumettent les enfants palestiniens qu’ils arrêtent – à raison de 700 par an – s’inscrivent dans un système de détention « systématique et institutionnalisé » qui « n’existe dans aucun autre pays »

    Observons que les soit disant chantre des droits de l’homme mais vrais propagandiste des guerres impérialistes et commerciales, qui actuellement ne cessent de mener une campagne guerrière contre la Chine, sont totalement silencieux sur la question.

    JBC 

     

    CAMPAGNE INTERNATIONALE DE LA FSM: Libérez tous les enfants Palestiniens prisonniers des prisons israéliennes! Appel à des actions de solidarité partout dans le monde

    La campagne internationale de la  pour la libération des prisonniers Palestiniens, en particulier les enfants, des prisons israéliennes, qui a débuté le 1er janvier 2021, est une importante campagne internationaliste pour la libération de plus de 155 enfants qui sont actuellement détenus dans les prisons d’occupation. Nous demandons également la libération de 4.500 prisonniers politiques Palestiniens, parmi lesquels des femmes, des personnes âgées, des malades et des handicapés. Leurs droits sont violés par l’état Israélien, il n’y a pas de protection de leur santé avec des soins de santé adéquats et aucune mesure de protection ou de vaccination contre le Coronavirus pendant la Pandémie de COVID-19.

    Le 6 janvier, la FSM a adressé un mémorandum au Comité  de la Croix-Rouge en , pour les prisonniers Palestiniens, en particulier les enfants, demandant leur libération immédiate et la protection de leurs droits, et des manifestations de solidarité ont eu lieu dans trois villes de Palestine et au Liban devant les bureaux de la Croix-Rouge. Nous appelons tous les syndicats militants, membres et amis de la FSM dans le monde entier, à organiser des manifestations au mois de janvier 2021, devant les bureaux de la Croix-Rouge de votre pays, adresser des mémorandums à la Croix-Rouge soutenant la campagne, prendre des photos de vos manifestations et après envoyer ces photos aux Bureaux Centraux de la FSM.

    Joignons nos efforts et nos voix, pour défendre la liberté et les droits des enfants Palestiniens, pour défendre les intérêts du peuple Palestinien, des travailleurs de tous les pays, contre toute injustice et action criminelle à l’encontre des travailleurs et de leurs familles.

    Que personne ne soit seul dans les luttes!

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • A la suite des événements du 6 janvier et de l’attaque des manifestants pro- contre le Parlement fédéral à Washington, entrant avec le drapeau des confédérés au , Initiative Communiste est heureux de pouvoir publier cette interview exclusive de John Catalinotto, journaliste du Workers World,  journal du World Workers Party (USA) réalisée pour IC par la commission internationale du PRCF le 7 janvier 2020. L’occasion d’entendre une analyse selon le point de vue des travailleurs – un point de vu totalement censuré par les médias du Capital – sur l’évolution actuelle de la situation aux Etats-Unis

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    Initiative Communiste : Selon vous, M. Trump était-il fondé à remettre en question le résultat de l’élection ? La légitimité de Biden est-elle contestée par l’opinion publique ?

    JC : Plus encore que dans d’autres “démocraties” impérialistes, les élections aux États-Unis sont biaisées en faveur du grand Capital et dominées par l’idéologie de la classe dirigeante et le racisme. Lors d’une élection ici, la classe ouvrière choisit l’agent de la bourgeoisie qui la représentera et la réprimera, sans même une alternative réformiste. Cependant, il n’y a absolument aucune preuve qu’il y ait eu manipulation du vote au profit des candidats . Au contraire, il y a eu une tentative des  d’éliminer le droit de vote pour les secteurs principalement afro-américains, latino-américains et indigènes, qui sont plus susceptibles de voter démocrate. Pour faire une réponse courte à la première question donc : non.

    Une grande partie des personnes qui ont voté pour Trump croient à son Gros Mensonge, qu’il n’a cessé de répéter, à savoir qu’il y a eu une certaine manipulation électorale. À la base de cette fausse croyance, il y a le racisme systématique et la tentative de priver de leurs droits les personnes de couleur, les immigrants, les anciens prisonniers.

    Derrière la volonté d’accepter les mensonges de Trump et les explications les plus farfelues se cachent la perte de la domination relative de l’impérialisme américain dans le monde, l’aggravation de la crise de la société capitaliste, l’appauvrissement de nombreux travailleurs et la ruine de larges secteurs de la classe moyenne, ce qui conduit à une inégalité extrême et croissante. Cette année, tout est exacerbé par la pandémie.

    IC : Y a-t-il un risque de guerre civile latente ou ouverte aux États-Unis ? Quelles sont les véritables forces socio-politiques que représentent les camps “démocrate” et “trumpiste” ?

    Il est difficile de répondre à la première question : je dirais simplement que les organisations fascistes qui étaient à l’avant-garde des “Trumpites” hier utiliseront la publicité sur leurs actions audacieuses pour recruter. Cette journée soulève également la question de la loyauté des différents éléments de l’appareil d’État envers le Congrès. Les événements ont montré qu’un coup d’État (pensez à la Bolivie, novembre 2019) est envisageable. Pour une guerre civile, il faut deux armées. Ou une scission de l’appareil d’État.

    Trump et les démocrates représentent tous deux la classe dirigeante impérialiste américaine, par analogie avec Marine Le Pen et Macron qui représentent la classe dirigeante impérialiste française. En ce qui concerne les relations étrangères, Trump promeut la politique des États-Unis d’abord, mène des guerres commerciales avec la Chine, préconise de réduire la part de coût du pillage impérialiste qu’il partage avec ses alliés impérialistes de la Guerre froide (Allemagne, France, UE, Japon). Biden représente la poursuite de la stratégie de la guerre froide suivie par toutes les administrations républicaines et démocrates après la Seconde Guerre mondiale.

    En interne, Trump promeut des attitudes ouvertement racistes et misogynes, promet des solutions “populistes” aux travailleurs mais a remis des milliers de milliards de dollars à la grande bourgeoisie. Les démocrates ont une composition diversifiée de militants et offrent plus de concessions à la classe ouvrière, mais bien moins que les partis sociaux-démocrates européens.

    IC : Une force alternative progressiste peut-elle se développer aux États-Unis et les espoirs placés par certains dans Sanders sont-ils de pures illusions ?

    Nous espérons certainement qu’une force alternative pourra se développer ici. Le mouvement “Black Lives Matter”, qui a également reçu un grand soutien d’autres secteurs, notamment des jeunes travailleurs et étudiants blancs, en est un exemple. C’est aussi le début de l’organisation du travail dans certaines industries non syndiquées comme Amazon, Google, qui emploient de nombreux travailleurs. On pourrait s’attendre à la croissance d’un mouvement antifasciste ou antiraciste en réaction à ce qui s’est passé à Washington hier (6 janvier). Nous appelons à un tel mouvement.

    Sanders est l’homme politique américain le plus proche d’un social-démocrate. Il a été un candidat crédible à la présidence. C’est ce qui lui a donné de l’attrait. S’il avait été nommé, presque toutes les forces progressistes des États-Unis l’auraient soutenu contre Trump. Une fois que la direction démocrate a forcé les autres candidats à s’unir derrière Biden, Sanders a abandonné. Il a fait de même en 2016 avec Hillary Clinton. En dehors de la lutte électorale, il n’est pas le leader d’un mouvement.

    IC : Avec Biden au pouvoir, pourrait-il y avoir des changements positifs sur des questions internationales ?

    Il n’y a absolument aucune raison d’espérer des changements positifs. Il pourrait y avoir une tentative de rétablir les relations avec les alliés impérialistes des États-Unis en Europe et de cesser au moins d’insulter des continents entiers. Il pourrait y avoir des stratégies plus cohérentes. Son administration pourrait essayer de subvertir la Révolution cubaine en ouvrant des relations plutôt qu’en les fermant. Ses objectifs sont les mêmes. Biden vise lui aussi à maintenir l’hégémonie américaine, et il n’y a aucune raison de croire que sa politique sera plus efficace que celle de Trump. Biden a soutenu toutes les guerres américaines, et il a même été plus hostile que Trump envers la Russie, tout aussi hostile envers la Chine. Mais nous pensons que l’on ne peut compter ni sur le parti républicain ni sur le parti démocrate pour mener une politique étrangère pacifique.

    traduction depuis l’anglais JBC 

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Xi Jinping et Jacl Ma – 2015

    Avec cette belle unanimité qui la caractérise, la presse pluraliste du monde civilisé nous invite désormais à pleurer sur le sort de , célèbre mystérieusement disparu. Le malheureux homme d’affaires va-t-il reparaître un jour, ou sombrer dans les oubliettes d’un régime totalitaire prêt à tout pour asseoir sa domination ? Va-t-il finir dans un camp de concentration, triste compagnon d’infortune des pauvres qui n’ont pas encore été mangés tout cru ? Est-il en train de sarcler les pommes de terre dans une exploitation agricole, de manier la pelle à charbon dans une centrale thermique, ou bien, peut-être, de se préparer une infusion de chrysanthème dans une obscure maison de retraite pour capitalistes récalcitrants ?

    En fait, rien de tout cela. Sa famille a déjà annoncé qu’il était chez lui, bien portant, et qu’il préférait faire profil bas un certain temps vu les circonstances. Voilà, inutile de pleurer devant le poste de télé, Jack s’est simplement fait remonter les bretelles. Pourquoi ? Parce qu’il est trop gourmand. La firme qu’il a créée est en train de conquérir une position monopolistique et elle a tendance à assujettir ses partenaires à des règles exorbitantes. Révélés à l’automne dernier, les démêlés du groupe avec l’autorité régulatrice des marchés financiers sont la conséquence de cette attitude conquérante, confrontée à une politique antitrust dont le gouvernement chinois ne se prive pas de réaffirmer à cette occasion la pertinence.

    Nous sommes tellement accoutumés, en Occident, à voir les multinationales faire la pluie et le beau temps, que l’intervention de l’État est présentée comme une violation des droits de l’homme. Mais l’économie chinoise est une économie mixte où, depuis les réformes, un puissant secteur privé coexiste avec le secteur public. Outre un appétit démesuré, Jack Ma a alors commis une deuxième erreur : il a ouvertement critiqué la politique des banques chinoises. Or le secteur bancaire, en , appartient majoritairement au secteur public. Il n’est pas le tiroir-caisse de ses actionnaires privés, mais l’instrument privilégié des politiques publiques.

    Faire le procès des banques, c’est donc porter le fer contre la politique économique du gouvernement. Lorsqu’on s’appelle Jack Ma, et qu’on détient la deuxième fortune du pays, on doit savoir rester à sa place : celle d’un puissant opérateur privé, certes, mais qui n’a aucune légitimité pour intervenir dans la détermination de la politique économique. La seule autorité détentrice de cette légitimité, c’est le parti communiste, auréolé de sa victoire historique, fort de ses 90 millions d’adhérents et comptable des résultats qu’il a obtenus dans le développement du pays.

    La Chine contemporaine dérange nos habitudes de pensée, et tenter d’en élucider la complexité en appliquant des catégories inadéquates est le plus sûr moyen de s’abuser sur le sens des événements. Les réformes lancées par Deng Xiaoping ont injecté dans l’économie chinoise une dose massive de capitalisme, et les inégalités sociales, de revenu et de patrimoine, se sont envolées. En Chine, les odes au communisme côtoient la saga des nouveaux milliardaires, et l’exaltation des valeurs socialistes la consécration de l’enrichissement privé.

    Réalité complexe, contradictoire, mais il s’avère que cette contradiction permanente est le moteur d’un développement qui vaut aujourd’hui à la Chine le titre de première puissance économique en parité de pouvoir d’achat, de première puissance exportatrice mondiale, de premier investisseur dans les énergies renouvelables, sans compter un système éducatif qui occupe le premier rang dans les dernières évaluations internationales et une espérance de vie moyenne désormais supérieure à celle des États-Unis. Ces performances ne font pas de la Chine un eldorado, les contradictions sociales y sont palpables, et la montée de l’individualisme y menace la cohésion de la société. En attendant, l’amélioration continue des conditions d’existence de la population, parce qu’elle est une priorité politique, assoit la légitimité du pouvoir exercé par le parti communiste.

    Indéchiffrables tant qu’on applique les catégories occidentales, les paradoxes de la Chine actuelle nécessitent aussi une mise en perspective historique. Sur le drapeau de la République populaire de Chine, la grosse étoile représente le parti communiste, investi d’un rôle dirigeant qui n’est pas négociable. Les quatre petites étoiles figurent les classes sociales qui participent au développement du pays : la classe ouvrière, la paysannerie, la petite bourgeoisie et la bourgeoisie nationale. Ce pacte fondateur a connu bien des vicissitudes depuis 1949 : la Chine maoïste était beaucoup plus pauvre et nettement plus égalitaire. Ce qui n’a pas varié, c’est le pilotage de l’économie chinoise, qui a toujours été confié à la main de fer de l’État, et non à la main invisible du marché. La modeste affaire Jack Ma rappelle que la Chine post-maoïste a des milliardaires, mais que ces derniers n’y exercent pas le pouvoir.

    Bruno GUIGUE

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Communist Party of Britain

    Le secrétaire général du Parti communiste britannique, Robert Griffiths, et son secrétaire international John Foster, ont publié le 26 décembre la déclaration suivante sur l'accord Royaume-Uni-UE sur le commerce et la coopération :

     

    L'accord commercial Royaume-Uni-UE est un compromis entre les intérêts du capitalisme monopoliste d'État britannique d'une part et ceux du capital monopoliste allemand et français - représenté par leurs États et l'UE - de l'autre.

    Le Parti communiste a constamment souligné que les grands capitalistes monopolistes de la Grande-Bretagne et de l'UE ont suffisamment d'intérêts en commun pour parvenir à un accord, aussi improbable soit-il à un moment donné. Mais un tel accord n'a jamais été prévu par aucune des parties pour être en faveur des classes ouvrières et des peuples d'Angleterre, d'Écosse, du Pays de Galles ou des autres pays d'Europe.

    Ce nouvel accord libère la Grande-Bretagne de la souveraineté de l'UE mais pas de la souveraineté des grandes entreprises, qu'elles soient britanniques, européennes ou américaines. Il cherche à maintenir la domination des règles et politiques capitalistes du libre marché au sein du marché unique européen, appliquées par le droit britannique, les règles de l'Organisation mondiale du commerce et les nouveaux mécanismes d'arbitrage Royaume-Uni-UE.

    En vertu du nouvel accord (titre IV), les capitaux resteront libres de cesser leurs activités et d'investir partout en Grande-Bretagne et en Europe, indépendamment des pertes d'emplois, des inégalités régionales et des exigences d'un développement économique et social équilibré. Cependant, les droits d'accès de la ville de Londres à l'Eurobond et aux autres marchés financiers de l'UE doivent encore être négociés en détail (titre II).

    Surtout, dans le cas des marchés publics et de la mise en concurrence obligatoire, l’accord (titre VI) ratifie le plein fonctionnement de l’accord de l’OMC sur les marchés publics pour les services publics. Cela signifie les ouvrir à la pleine concurrence, l’UE et le Royaume-Uni acceptant d’étendre mutuellement ces réglementations à la distribution de gaz et de chaleur, aux services publics aux personnes, aux télécommunications, à l’éducation et aux «autres secteurs commerciaux» en Grande-Bretagne et en Europe.

    Concernant les «règles du jeu équitables» du libre marché capitaliste et du droit de la concurrence, l'accord (Titre XI) engage les deux parties à maintenir «les normes élevées actuelles», y compris l'application de la loi sous leur propre souveraineté et par le biais de leurs propres tribunaux respectifs - avec les recours auprès OMC et procédures de règlement mutuellement convenues entre la Grande-Bretagne et l'UE.

    Dans le même temps, le nouvel accord améliore les conditions énoncées par le gouvernement conservateur de Theresa May, qui aurait lié la Grande-Bretagne - bloquée par les accords d'Irlande du Nord - à l'union douanière, aux règles du marché unique sous la juridiction anti-syndicats de la Cour européenne de justice et à d'importantes contributions générales aux fonds de l'UE. Les craintes anti-Brexit concernant les avions qui ne volent pas, l'arrêt des importations de nourriture et de médicaments vitaux, la fin de la coopération contre le terrorisme et l'imposition d'une frontière physique à travers l'Irlande se sont tous avérés sans fondement, comme le Parti communiste l'avait prévu.

    La souveraineté a été garantie pour le capitalisme britannique monopoliste – ce qui est fondamentalement différent de la souveraineté démocratique et populaire des travailleurs. Le nouvel accord, par exemple, ne permet pas légalement à un futur gouvernement de gauche en Grande-Bretagne, en Écosse ou au Pays de Galles de planifier le développement économique et de diriger les politiques des grandes entreprises capitalistes.

    Quitter pleinement l'UE et son union douanière le 1er janvier 2021 peut faciliter à long terme la réalisation de ces objectifs. De toute évidence, ce n'est pas ce que le gouvernement conservateur a en tête. Au lieu de cela, la loi britannique sur le marché unique de Johnson (2020) saisit les pouvoirs économiques et industriels des parlements déconcentrés d'Écosse et du Pays de Galles, remettant ainsi en cause la démocratie économique régionale et nationale limitée gagnée par leurs peuples au cours des trois dernières décennies.

    Le mouvement ouvrier et ses syndicats doivent maintenant entamer une lutte unitaire pour la souveraineté populaire à tous les niveaux face à une crise économique et sociale aggravée qui atteint déjà des proportions sans précédent - une crise que la Grande-Bretagne, actuellement soumise à la souveraineté des grandes entreprises du « marché libre », s'est révélée terriblement incapable de maîtriser.

    De grandes batailles nous attendent dans la lutte pour l'emploi, les revenus et les services publics. Il faut résister aux accords de libre-échange entre la Grande-Bretagne et les autres pays qui incluent des dispositions pour une plus grande privatisation des services publics, ou pour que les investisseurs entrants renversent les politiques démocratiques des parlements centraux et décentralisés.

    Dans le cadre de l'accord Royaume-Uni-UE, nous devons également veiller à ce que les dépenses publiques consacrées au soutien régional, social, scientifique et agricole soient maintenues ; que les normes pour les travailleurs, les consommateurs et l'environnement soient défendues et étendues; et que de nombreux pouvoirs d'élaboration des politiques rapatriés de Bruxelles soient dévolus comme promis aux parlements écossais et gallois.

     

    source en anglais: https://www.communistparty.org.uk/

    source en français (traduction de Antonio Bermudez): http://jrcf.over-blog.org/

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  • La lutte historique des agriculteurs en Inde entre dans son deuxième mois de mobilisation

    La mobilisation paysanne entre dans sa 38ème journée de lutte.

    La pression sur le gouvernement central indien continue de se renforcer et ce dernier a déjà céder sur 2 des 4 revendications principales. Face à son refus de supprimer pleinement les lois anti-agriculteurs, la mobilisation autour de Delhi, comme dans le pays, se renforce.

    Traduction Nico Maury

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    Après plus de 35 jours de lutte acharnée de centaines de milliers d'agriculteurs-agricultrices autour de Delhi et à travers le pays, le gouvernement central du BJP a finalement été contraint d'ouvrir les yeux, mais insuffisamment. Le 30 décembre, le gouvernement a repris les pourparlers avec le Samyukta Kisan Morcha (SKM) après une longue interruption de 25 jours, la première série de pourparlers ayant eu lieu le 5 décembre.

    Ce retard dans les discussions est criminel de la part du régime impitoyable de Modi, laissant des centaines de milliers de fermiers camper aux frontières de Delhi, dans le froid glacial de décembre, pendant plus d'un mois. Plus de 40 fermiers ont été violentés aux frontières de Delhi et deux se sont suicidés pour tenter de faire «se faire entendre auprès des aveugles et les sourds».

    Le gouvernement du BJP pensait que la lutte s'éteindrait progressivement et que les agriculteurs-agricultrices commenceraient à rentrer chez eux face à l'hiver pénible. Mais c'est exactement le contraire qui s'est produit. Des dizaines de milliers d'agriculteurs-agricultrices continuent de rejoindre les cinq point de blocages.

    Le bluff du gouvernement n'a pas pris. La sympathie du public pour la lutte a augmenté de façon exponentielle. L'opinion publique a commencé à aller contre le gouvernement. C'est ce qui a finalement amené le gouvernement à la table des négociations après 25 jours de mobilisation. Le 30 décembre, sur les quatre revendications majeures de la lutte, il a accepté deux revendications.

    LE GOUVERNEMENT ENTREOUVRE LES YEUX, MAIS PARTIELLEMENT

    Premièrement, le gouvernement a accepté d'abandonner des dispositions du projet de loi d'amendement sur l'électricité, 2020, qui visent à changer le mode actuel de paiement des subventions aux consommateurs. Ainsi, les subventions d'électricité existantes seront sauvegardées.

    Deuxièmement, le gouvernement a accepté d'exclure les agriculteurs-agricultrices du champ d'application de la "Commission pour la gestion de la qualité de l'air dans la RCN et l'ordonnance sur les zones adjacentes". Cette ordonnance draconienne contient des dispositions pour imposer une amende de 10 millions de roupies ou cinq ans d'emprisonnement ou les deux. Ainsi, le brûlage du chaume sera «décriminalisé».

    Cependant, sur les deux premières demandes clés de la lutte historique - l'abrogation des trois lois agricoles anti-agriculteurs, et la promulgation d'une loi garantissant l'approvisionnement en produits agricoles, le gouvernement central a catégoriquement refusé de céder.

    Le secrétaire général de l'AIKS, Hannan Mollah et le vice-président de l'AIKS du Punjab, Dharampal Singh Seal, ainsi que d'autres dirigeants du SKM, ont participé aux pourparlers avec le gouvernement le 30 décembre. La prochaine série de pourparlers est prévue pour le 4 janvier.

    LE SIÈGE DE DELHI S'INTENSIFIE

    Après l'achèvement d'un mois de lutte paysanne le 26 décembre, elle s'est encore intensifiée. Des milliers d'agriculteurs-agricultrices du Pendjab, de l'Haryana, de l'Uttar Pradesh, de l'Uttarakhand, du Madhya Pradesh et du Rajasthan ont récemment rejoint le siège de Delhi aux frontières de Singhu, Tikri, Ghazipur, Palwal et Shahjahanpur, bloquant toutes les routes nationales là-bas. La mobilisation de l'AIKS et d'autres organisations aux cinq frontières augmente rapidement.

    L'un des aspects les plus encourageants de la mobilisation aux cinq frontières de Delhi est la très forte proportion de femmes et de jeunes. Leur enthousiasme pour la lutte, leur colère contre le régime du BJP et aussi contre les entreprises qui lui sont alliées est évident. Les premiers mots d'ordres disaient : "Nous sommes des agriculteurs, pas des terroristes'', désormais ils disent : "farmer lives matter'', "Les agriculteurs contre les entreprises'', "A bas Modi-Shah-Ambani-Adani'', "Arrêtez le pillage de l'Inde"," Préparez-vous à la deuxième lutte pour la liberté" et de nombreux autres slogans attrayants et imaginatifs relatifs aux quatre principales revendications de la lutte.

    En dépit de centaines de milliers de combats d'agriculteurs-agricultrices impliqués dans le siège de Delhi, le mouvement est entièrement pacifique et démocratique. Le BJP-RSS a tenté d'envoyer des agents provocateurs pour semer le trouble et la violence sur les points de blocages, mais ils ont été immédiatement identifiés, isolés et remis à la police.

    Les appels de la SKM de la seconde quinzaine de décembre ont été mis en œuvre avec enthousiasme dans tout le pays. Le 20 décembre, des réunions ont eu lieu pour rendre hommage aux 40 martyrs paysans dans cette lutte. Le 23 décembre, des jeûnes ont été observés en solidarité avec la lutte. Le 27 décembre, coïncidant avec le talk-show «mannkibaat» de Narendra Modi, des centaines d'agriculteurs-agricultrices de tout le pays ont frappé les thalis pour condamner l'insensibilité totale du gouvernement. Le 29 décembre, "Nation for Farmers" a lancé une campagne nationale "Save Farmers, Save Nation". Le 30 décembre, la CITU a lancé un appel à des manifestations de travailleurs-travailleuses dans toutes les usines du pays en solidarité avec les agriculteurs-agricultrices et pour l'abrogation des réformes du code du travail.

    Le 1er janvier, le SKM a invité tou.te.s les citoyen.ne.s de Delhi et des environs à venir passer la nouvelle année avec les agriculteurs-agricultrices en lutte à l'une des cinq frontières. Le même jour, l'AIKSCC a lancé un appel pour s'engager à soutenir la lutte des agriculteurs-agricultrices et à défendre la Constitution. Les 6 et 7 janvier, l'AIAWU a lancé un appel de solidarité dans tout le pays et le 8 janvier, la CITU a lancé un autre appel de solidarité dans tout le pays.

    L'AIKS MAHARASHTRA JATHA REJOINT SHAHJAHANPUR

    Le 25 décembre, jour de Noël, qui était également le 93e anniversaire de l'incendie du Manusmriti en 1927, dirigé par le Dr Babasaheb Ambedkar à Mahad dans le district de Raigad au Maharashtra, la manifestation de l'AIKS Maharashtra jatha, suivie de plus de 1000 les paysans-paysannes, a atteint la frontière de Shahjahanpur. L'AIKS a été accueilli avec enthousiasme par des milliers d'agriculteurs-agricultrices du Rajasthan, de l'Haryana et du Pendjab. Auparavant, elle avait été chaleureusement accueilli à Kota et Jaipur au Rajasthan après avoir parcouru trois jours dans le Maharashtra et le Madhya Pradesh.

    Parmi les dirigeants qui ont accueilli l'AIKS Maharashtra jatha se trouvaient Hannan Mollah, vice-président de l'AIKS, Amra Ram, secrétaire adjoint, Vijoo Krishnan, secrétaire aux finances P Krishna Prasad, président de la CITU, K Hemalata, secrétaire général de l'AIAWU, B Venkat, secrétaire adjoint, Vikram Singh , Secrétaire générale de l'AIDWA, Mariam Dhawale, secrétaire conjointe, Asha Sharma, trésorière S Punyavati, président du SFI VP Sanu, leaders de l'AIKS Major Singh, Dharampal Singh Seal, Pema Ram, Chhagan Lal Choudhary, Duli Chand, Sanjay Madhav, dirigeants de la CITU Surender Singh Surekha, Jogendra Sharma, le leader d'AIDWA Archana Prasad, le leader du PSM Dinesh Abrol et d'autres.

    Une immense réunion publique a été organisée et ont pris la parole Hannan Mollah, K Hemalata, B Venkat et Maraiam Dhawale, et au nom de l'AIKS Maharashtra jatha par le président de l'AIKS, Ashok Dhawale, l'ancien président de l'État, JP Gavit, ex-MLA et le secrétaire général de l'État, AjitNawale.

    LA LUTTE SE PROPAGE À TRAVERS LE PAYS

    Plusieurs actions massives d'agriculteurs-agricultrices ont eu lieu à travers le pays au cours des deux dernières semaines sous la bannière de l'AIKSCC.

    Le 16 décembre, un rassemblement massif de 45.000 fermiers du Bengale occidental a eu lieu à Kolkata et il a été dirigé par le secrétaire général de l'AIKS, Hannan Mollah et d'autres dirigeants de l'État. Au Kerala, des dharnas massifs de milliers de paysans-paysannes sont organisés dans la capitale de l'État Thiruvananthapuram et dans tous les centres urbains du district. A Bengaluru au Karnataka, du 16 au 31 décembre, un dharna continu a été organisé entre paysans, ouvriers, étudiants, jeunes et femmes. Des dharnas similaires sont organisés dans plusieurs centres du Telangana et de l'Andhra Pradesh. Les Jathas se tiendront désormais dans de nombreux États pour porter les revendications au peuple.

    Le 29 décembre, deux immenses rassemblements de plus de 10.000 agriculteurs-agricultrices chacun ont eu lieu à Patna dans le Bihar et à Thanjavur dans le Tamil Nadu sous la bannière de l'AIKSCC. Le rassemblement de Patna était dirigé par le secrétaire général de l'AIKM, Rajaram Singh, le président de l'AIKS, Ashok Dhawale, le secrétaire général de l'AIKS (Ajoy Bhawan), Atul Kumar Anjan, les dirigeants de l'AIKS Lalan Choudhary, Vinod Kumar, Prabhuraj Narayan Rao et les dirigeants d'autres organisations paysannes. Le rassemblement de Thanjavur était dirigé par le responsable de l'AIKSCC, K Balakrishnan, le secrétaire général de l'AIKS, P Shanmugham et le co-secrétaire de l'AIKS, Swami Natarajan, entre autres. Le 30 décembre, un rassemblement de milliers de personnes a eu lieu à Hyderabad à Telangana et était dirigé par T. Veerabhadram et d'autres dirigeants. La lutte des agriculteurs-agricultrices se répand donc dans tout le pays.

    Le 28 décembre, une réunion des dirigeants centraux de l'AIKS, de la CITU, de l'AIAWU, de l'AIDWA et de la SFI s'est tenue à Delhi. Il a été décidé d'intensifier la lutte autour de Delhi et également à travers le pays. L'AIKS publiera bientôt une brochure en hindi sur cette lutte historique des agriculteurs-agricultrices à l'échelle nationale et les questions cruciales sur lesquelles la lutte s'organise.

    Peoples Democracy, organe central du CPI(M)
     
     
     
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  • En avril de cette année aura lieu le 8e Congrès du Parti communiste cubain, au cours duquel seront analysés, entre autres questions centrales, le fonctionnement du Parti, ses liens avec les masses, l'activité idéologique et la politique des cadres, dans un scénario considéré comme opportun pour la mise à jour de notre stratégie de résistance et de développement.

    Créer une culture pour le socialismeEn avril de cette année aura lieu le 8e Congrès du Parti communiste cubain, au cours duquel seront analysés, entre autres questions centrales, le fonctionnement du Parti, ses liens avec les masses, l'activité idéologique et la politique des cadres, dans un scénario considéré comme opportun pour la mise à jour de notre stratégie de résistance et de développement.

    En réfléchissant à ce Congrès à la lumière du tissu sociopolitique de la société cubaine actuelle, certaines questions très spécifiques me viennent à l’esprit, que je souhaiterais soumettre à votre considération dans cet article,

    Nous, les Cubains révolutionnaires, devons réaffirmer le pacte collectif pour la continuité du socialisme. Identification, articulation et dialogue entre ceux d’entre nous qui, tout en ayant des critères divers concernant certains aspects particuliers du processus révolutionnaire et un regard critique, sommes capables de nous reconnaître face à un but commun et à des principes fondamentaux : le travail pour une plus grande démocratisation et un approfondissement du socialisme cubain et la défense de la continuité de ce qui est le plus authentique dans la Révolution, qui est également le fait de l'assumer de façon critique avec ce qui a été et continue d'être ses principales contradictions.

    Une production théorique et systématique est nécessaire afin d’aborder les dilemmes fondamentaux de notre société avec un engagement idéologique clair, un discours adapté à notre époque, qui serve à contenir l'avancée de matrices d'opinion visant à discréditer le socialisme et de tendances libérales et conservatrices à travers lesquelles les agendas contre-révolutionnaires s'efforcent de créer les conditions subjectives appropriées pour la restauration du capitalisme. Créer une culture pour le socialisme. Dans le même ordre d'idées, il est nécessaire de revitaliser et de renforcer le caractère socialiste, populaire et révolutionnaire de nos organisations et institutions, qui sont les principaux instruments dont nous disposons pour faire face aux temps nouveaux.

    Ce n'est pas par orgueil que nous continuons à parier sur le Parti communiste pour la défense du projet socialiste et la souveraineté nationale, ni que nous lui donnons volontairement un leadership qu’il n'aurait pas mérité historiquement.

    Il est question d'un Parti qui, depuis 1975, a été un élément structurant clé de la cohésion visant la continuité d'un processus qui a commencé par la nationalisation et la socialisation des moyens de production, en éliminant la matrice fondamentale d'exploitation dans les sociétés contemporaines (l’exploitation de classe, principale limitation à l'exercice effectif de tout droit ou liberté pour les majorités), le fait de placer les humbles au pouvoir, d'où sa force pour générer des droits effectifs, universels et inaliénables durant 60 ans, si bien que les maintenir dans le temps, soumis au blocus le plus dur et à toutes sortes d’agressions, a été et continue d'être un fait remarquable. Qui peut le nier ?

    Nous avons devant nous une voie de transformations nécessaires, dans laquelle le dialogue et le débat seront importants. Mais pour dialoguer, nous n'avons pas besoin d'écarter la forme de structuration de pouvoir que nous avons choisie et qui nous a permis de résister jusqu'à présent, pour en venir à copier le modèle usé des démocraties libérales. Le capitalisme, y compris les social-démocraties néolibérales, les seules qui existent réellement, ne promet au monde rien d'autre que la crise permanente que nous avons sous les yeux.

    Nous ne sommes pas moins démocratiques parce que nous n'avons qu'un seul parti, tout comme ceux qui en ont plusieurs ne sont pas plus démocratiques. Le fait que nous, les révolutionnaires, soyons critiques à l'égard du modèle de démocratie auquel ils veulent nous comparer et que nous ne répétions pas en cœur, tels des automates du système, le discours dans l'abstrait des « libertés » et de la « pluralité », indépendamment de toute considération socio-historique, comme si la complexité du monde pouvait se résumer à ces trois ou quatre fétiches symboliques, ne signifie pas que nous refusions la démocratie. Ce que nous contestons, c'est l'imposition antidémocratique qu'il n’existe qu'un seul modèle de démocratie possible.

    L'un des aspects les plus notoires des événements de San Isidro et de la performance médiatique qui en a résulté a été de révéler le caractère actuel des tendances contre-révolutionnaires, là où elles se distinguent les unes des autres, mais aussi là où elles s'articulent. Peu de choses révèlent une telle articulation comme un document récent, où, comme le souligne le philosophe et militant de gauche argentin Néstor Kohan dans un article clair et significatif, contenant les noms d'agents avérés du gouvernement des États-Unis, apparaît la signature de certains intellectuels cubains qui se définissent depuis longtemps comme des représentants de la pensée de gauche, de libération, progressiste, voire socialiste et révolutionnaire.

    Mais on ne peut pas nier la collaboration de certains d'entre eux avec une presse payée par des organisations qui, comme la NED, ont été créées par le Congrès des États-Unis pour intervenir dans les affaires intérieures d'autres pays sous la fausse bannière de la démocratie. Nous ne pouvons pas non plus nier qu'ils ont participé à des projets dans lesquels, ont-ils reconnu publiquement, ils travaillaient pour un changement de régime et leurs liens avec des organisations qui sont connues pour être responsables de coups d’État en douceur dans le monde entier. Allons-nous dire maintenant que la fondation Open Society a des objectifs altruistes et désintéressés ? Nous ne pouvons pas lancer, avec de telles distorsions un dialogue frontal sur le destin de notre nation.

    Un groupe qui nous rappelle trop la Charte des 77 grâce à laquelle, en Tchécoslovaquie, un groupe d'intellectuels anticommunistes déclencha une situation qui allait mener à la Révolution de velours qui provoqua le changement de régime, se joint à une série d'actions à travers lesquelles ils tentent d'importer des programmes de coup d'État classiques sur la scène cubaine, appliqués avec succès dans d'autres enclaves géopolitiques intéressant les États-Unis. Mais Cuba, ce n'est pas l'Europe de l'Est.

    Le processus révolutionnaire a été intransigeant dans la défense du droit à l'autodétermination des Cubains et, en ce sens, il a sans doute limité ses ennemis à l'intérieur et à l'extérieur, mais il n'a pas été une dictature, malgré leur tentative tente faire une caricature. L'intransigeance n'a pas été conditionnée par nous-mêmes, et n'a pas toujours été un choix facile. J’aurais aimé que l’on nous permette de mettre en œuvre le socialisme sans aucun type de harcèlement.

    Ce n'est pas par hasard s’ils exercent des pressions en faveur du multipartisme et de la fragmentation politique au sein de la structure du gouvernement, de l'administration de l'État et du Parlement. Il s'agit, de toute évidence, d'une exigence inconstitutionnelle. La Constitution ne peut être un document que l’on invoque ou que l’on ignore à notre convenance. Ce n’est pas une attitude très républicaine.

    Le multipartisme constitue une exigence stratégique visant à détruire le cadre juridique qui protège le consensus actuel en faveur de la continuité du socialisme à Cuba. Nous ne sommes pas nécessairement face à une rupture de ce consensus. Il s’agit d’une pression de la part de groupes aux intérêts très particuliers, liés à une stratégie étrangère, et sans base sociale établie, auxquels nous ne pouvons pas attribuer le caractère de massivité avec lequel ils souhaitent se présenter. Le préjudice des intérêts des groupes qui font pression pour la restauration du capitalisme ne peut pas être considéré comme une érosion de l'intérêt national, car ils ne peuvent pas revendiquer arbitrairement le droit de parler au nom de la nation.

    Ils assurent la continuité, consciemment ou non, des mêmes positions qui, depuis janvier 1959, avec la nostalgie de la république bourgeoise radicalement détruite et un grand ressentiment du fait des intérêts des classes touchés, se sont déclarées ouvertement contre la Révolution, en pariant, dès le premier jour, sur la chute du système pour la restauration du capitalisme.

    Le modèle de démocratie qu'ils défendent est discrédité à l'échelle internationale. Le multipartisme ne garantit pas le fait que les intérêts des majorités soient représentés dans l'exercice du pouvoir ; de surcroît, il ne garantit pas la diversité effective du spectre politique. Il ne garantit que l'alternance des pouvoirs entre des élites économiques qui ont le même label idéologique et ils maintiendront le statu quo dans ses aspects fondamentaux. Dans ce cas, les libertés politiques ne sont effectives que pour les élites qui détiennent le pouvoir économique ou pour ceux qui ne s'opposent pas à elles. Demandons aux gilets jaunes en France comment ils sont traités dans la rue ou aux jeunes du Chili qui ont perdu leurs yeux, ou encore aux centaines de journalistes véritablement indépendants qui, comme de nombreux leaders sociaux, ont été assassinés dans notre région ces dernières années.

    Le multipartisme à Cuba ne servirait qu'à permettre à des groupes ayant des intérêts économiques de classe, qui auraient à leur disposition d'importants capitaux provenant du Nord, d'acquérir la puissance politique nécessaire pour démanteler le système et en construire un nouveau, dans lequel ils pourraient adapter l'institutionnalité juridique et politique émergente en fonction de leurs intérêts. Sur cette voie, nous n'arriverons jamais à une société plus démocratique, plus équitable et plus juste pour la majorité de notre peuple ; ce serait plutôt le contraire.

    La perversité des aspirations d'une droite strictement régie par les logiques d'accumulation du capital, et l'inefficacité du centre à la contenir, sont des évidences historiques et dans le scénario international actuel, elles sont scandaleuses. À qui bénéficieraient une droite et un « centre » qui lui serait incontestablement fonctionnel à Cuba ? Si nous avons déjà surmonté ce fardeau politique, que gagnerions-nous à revenir en arrière ? La droite ? Avons-nous une idée de ce à quoi nous faisons référence ? De combien de faim, d'inégalité, de violence, de mort est-il question ? Avons-nous une idée des chiffres ? Aussi belles qu'elles puissent nous paraître, nous devons laisser les abstractions derrière nous : L'Amérique latine, Cuba, à 90 miles d'un pays qui n'a cessé de nous bloquer depuis 60 ans et qui dépense des millions en subversion, au 21e siècle.

    Copier un modèle de social-démocratie bourgeoise à la nordique et à l'asiatique, en ignorant l'histoire de notre région et de notre pays, en ignorant son enclave géopolitique et l'agenda des États-Unis, c'est maintenir à tout prix une posture contraire à toute logique réaliste. Cela exprime plutôt l'aliénation, le cynisme ou du moins l'ignorance. Dire que le blocus sera levé lorsque nous nous nous dirigerons vers un modèle de démocratie bourgeoise, c'est accepter d'emblée l'entrée dans un capitalisme servile.

    Bienvenue à un Congrès de plus de notre Parti, et sous sa conduite, recherchons plus de démocratie, de justice et de dialogue avec une clarté politique sur l'avenir de la nation.

    Karima Oliva Bello (Granma 4/01/2021)

    sources: http://fr.granma.cu/cuba/2021-01-04/creer-une-culture-pour-le-socialisme

    et  :  https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Creer-une-culture-pour-le-socialisme_a15505.html

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  • Luis Arce et David Choquehuanca (Président et Vice-Président de l'Etat multinational de Bolivie)

     

    Que la Pachamama vous accorde

       santé et force pour continuer la lutte

    jusqu’à la victoire, toujours !

     

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  • A 21 ans, Arya Rajendran est issue d’une famille militante.A 21 ans, Arya Rajendran est issue d’une famille militante.

    L’élection d’Arya Rajendran à la tête de la capitale du Kerala suscite l’enthousiasme dans le pays. Cette étudiante a fait campagne sur la santé et l’hygiène, sous les couleurs du Parti Communiste.

    New Delhi. De notre correspondant

    C’est la plus jeune femme jamais élue maire en Inde. Et pas dans une bourgade ! Depuis le 28 décembre, Arya Rajendran, 21 ans et étudiante en mathématiques, dirige Trivandrum et son million d’habitants, la capitale de l’État du Kerala, à la pointe sud-ouest du pays.

    Arya Rajendran n’en est pas arrivée là par hasard. Ses parents sont des membres actifs du Parti Communiste Indien. Lors de ses études, Arya Rajendran s’engage auprès de la branche jeunesse du parti dont elle devient présidente. 

    Elle se fait connaître dans son quartier en militant pour une meilleure gestion des déchets et l’ouverture d’un centre de santé primaire pour les habitants. Même pendant le Covid, les gens avaient peur de se rendre à l’hôpital. Je veux offrir de meilleurs soins pour tous, explique-t-elle à la TV, peu avant sa nomination.

    Les étudiants doivent prendre part à la politique

    Le Parti Communiste a dirigé le Kerala quasi continuellement depuis l’Indépendance de l’Inde. Cet État est aujourd’hui connu pour son taux d’alphabétisation record de 92 % pour les femmes. C’est dans ce bouillon politique et social qu’Arya Rajendran a pu percer.

    Des critiques ont cependant été émises au niveau local, lorsque l’idée d’une femme si jeune comme maire de Trivandrum a commencé à circuler. Mais Arya Rajendran a su les faire taire par une impressionnante assurance et détermination.

    De tous bords, les médias Indiens saluent aujourd’hui le symbole que représente pour le pays l’élection de cette femme jeune et engagée. Les étudiants doivent prendre part à la politique, affirme Arya Rajendran sur Republic TV, une chaîne très à droite. Nous sommes des êtres sociaux, donc nous devons avoir une opinion sur le futur de notre pays.

    Côme BASTIN

    source:  https://www.ouest-france.fr/

     

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