• Dans les circonstances tragiques de la pandémie de coronavirus covid-19 et de la nouvelle crise financière du , il est urgent de se poser les bonnes questions. C’est ce que fait  en identifiant les 10 leçons que nous enseigne le coronavirus.

    • 1 Non, les fonctionnaires et services publics ne sont pas des parasites 2:40
    • 2 Non, le travail ne disparaît pas, oui, c’est la classe ouvrière qui fait marcher le pays 3:49
    • 3 L’élite de la Nation ce ne sont pas les classes supérieurs faillies comme Macron, c’est la classe des travailleurs 5:28
    • 4 Les privatisations ça suffit ! Vite nationalisons ! 6:57
    • 5 L’avenir ce n’est pas l’UE, c’est l’État ! 8:34
    • 6 Le problème ce n’est pas l’État Jacobin, c’est l’euro décentralisation qui fracture la République 9:30
    • 7 L’Union Européenne et l’Euro ne protègent pas, ils détruisent ! Pour s’en sortir, sortons-en ! 10:54
    • 8 Non, il n’y a pas de mondialisation heureuse ! 12:48
    • 9 Non, les flux tendus et l’ultralibéralisme ne sont pas l’avenir, c’est la planification 15:05
    • 10 L’anticommunisme ça suffit ! Saluons les efforts de Cuba Socialiste, du Venezuela, de la Chine populaire contre la pandémie. 17:06
    • Conclusion 20:45

     

     

    LES DIX FORGERIES NÉOLIBÉRALES QUE DÉGONFLE LA CRISE DE LA MONDIALISATION VIRALE

    Par Georges Gastaud, philosophe* – 28 mars 2020

     

    1èr MENSONGE NÉOLIBÉRAL : « les fonctionnaires ruinent et parasitent le pays ».

    Pendant que l’odieux Franz-Olivier Giesbert et la rédaction néo-versaillaise du POINT pantouflent et télé-déblatèrent bien au chaud, les infirmières d’État sous-payées, les aides-soignantes méprisées, les institutrices volontaires pour garder les enfants des soignants, les conducteurs de trains et de métros, les agents d’EDF SONT SUR LE TERRAIN. Sans masque et en risquant leur santé, si ce n’est plus. Bref, les maudits agents publics ASSURENT LES FONCTIONS VITALES DE LA FRANCE plongée dans l’anxiété ; NE TOLÉRONS PLUS DÉSORMAIS SANS RÉAGIR LES DIFFAMATIONS VISANT LES AGENTS PUBLICS : ils sont la colonne vertébrale de la Nation : qui casse la fonction publique est l’ennemi de la République !

    2ème MENSONGE NÉOLIBÉRAL : « Le travail manuel disparaît, tout se règle sur l’internet et devient virtuel, la classe ouvrière disparaît ».

    Les intellos éthérés qui répandent cette idée destinée à dévaluer le monde ouvrier, à invalider le marxisme et à répandre l’idéologie néo-magique de l’ « extinction du travail », sont piteusement confrontés au fait patent suivant : par bonheur pour ces escamoteurs conceptuels, et par malheur pour les ouvriers de l’industrie, de l’énergie, des transports et de l’agroalimentaire, pour les paysans, pour les éleveurs, pour les marins-pêcheurs et bien entendu pour les soignants, le « télétravail » ne suffit pas ; il faut toujours des « bras », mus par des cerveaux, pour vider les poubelles, récolter les fruits mûrs, conditionner les conserves et les surgelés, alimenter les étals, porter les paniers à domicile, accoucher les parturientes et pour laver les personnes dépendantes. Rien n’est magique. Tout est produit, en dernière analyse, par la CLASSE OUVRIÈRE dans toute sa diversité, techniciens et ingénieurs de production compris, et par la PAYSANNERIE. Ces couches ordinairement invisibles s’arrêtent quelques dizaines de jours et le pays meurt de faim, de froid, de saleté…

    Il est donc temps qu’en France et ailleurs, les « payeurs », c’est-à-dire la classe ouvrière et le monde du travail dans son ensemble, deviennent les principaux « conseilleurs », c’est-à-dire que la grande bourgeoisie s’en aille et que les travailleurs dirigent la nation !

    3ème MENSONGE NÉOLIBÉRAL : « les CSP+ (= les Couches socioprofessionnelles supérieures) sont l’élite du pays ».

    On peut en douter quand on voit Macron, ce concentré de CSP++, se pavaner au théâtre le 6 mars dernier en recommandant à la France, en réalité, à ses électeurs bobos et friqués parisiens, de « vivre, d’aimer et de sortir comme avant ». On voit ensuite que les cœurs de métropole, ignorant les consignes sanitaires, s’allongent côte à côte sur les pelouses et que, dès le confinement annoncé, quittent en masse Paris pour aller infecter la province où se trouvent leurs résidences secondaires… Ne parlons pas de Mme Buzyn qui, tout à la fois, s’est dite consciente « depuis janvier » du « tsunami » viral annoncé, qui n’a pas démissionné pour si peu quand Macron a ignoré l’avertissement, mais… qui a déserté le ministère de la Santé en pleine tourmente sanitaire pour briguer la mairie de Paris à la demande du parti LAREM. Décidément, l’élite de la nation, ce ne sont pas les crocodiles de l’oligarchie, ni les ludions incapables d’abnégation qui « se font de la thune » dans toutes sortes de secteurs parasitaires liés à la « mondialisation heureuse », pub, com, finance, start-upers inventant une 77ème appli pour le portable, etc.

    En réalité, l’avant-garde du pays, que l’on nommait jadis les forces vives, ce sont ceux qui retroussent les manches et sortent de la tranchée pour construire le pays et pour le relever quand ça va mal : c’est, en un mot, la « la France des travailleurs », ouvriers, employés, techniciens, soignants, enseignants, ingénieurs et chercheurs, paysans et artisans, tous ceux que Jean Ferrat célèbre dans sa belle chanson intitulée « Ma France ».

    4ème MENSONGE NÉOLIBÉRAL : « les nationalisations ne marchent pas, le marché et les privatisations sont l’avenir ».

    Bizarre tout de même car lorsqu’arrive un gros coup dur, les Bourses dévissent et MM. les actionnaires vendent leurs actions à la criée, tels des rats prenant d’assaut les chaloupes du Titanic. Et pour sauver ce qui reste des industries françaises saccagées par 40 ans de politique maastrichtienne, qu’est donc contraint de faire le ministre néolibéral Bruno Le Maire ? Il propose de… « nationaliser provisoirement » certaines industries pour les mettre à l’abri… du Covid 19 ? Nullement, le but est de préserver les « bijoux de famille » du capital hexagonal des gentils capitalistes d’ailleurs toujours prêts à se jeter comme des chiens de courre sur la biche aux abois !

    Certes « nos » nationalisations, à nous communistes, n’auraient rien de commun avec celles de Le Maire : ce dernier ne veut nationaliser « temporairement » que pour socialiser les pertes prévisibles des actionnaires afin de les refiler au contribuable en attendant de pouvoir tout re-privatiser à bas coût une fois la crise passée. C’est ce que les marxistes appellent le capitalisme monopoliste d’Etat. À l’inverse, nous, communistes, nous nationaliserions, à la manière de Marcel Paul quand il créa EDF en 1946, pour mettre les grands moyens de production au service de la nation et pour les placer sous le vigilant contrôle démocratique des travailleurs. N’empêche, il est réjouissant de voir nos « libéraux », quand la panique les gagne, manger leur chapeau et avouer que le tout-puissant marché, par ses propres forces, ne mène qu’à la FAILLITE.

    5ème MENSONGE NÉOLIBÉRAL : « L’État-nation est dépassé, il faut passer à l’Europe fédérale et au gouvernement mondial ».

    Ah bon ? Alors que l’UE et la BCE n’ont rien fait d’autre durant la crise mortelle qui ravage l’Italie et la France que de sortir le carnet de chèques pour les banques privéesQUI donc a – sous la pression angoissée des peuples ! – pris les mesures de sauvegarde importantes, y compris, hélas, avec un retard criminel étant donné la nature de classe des gouvernants en place, les mesures justes, mais tardives et socialement ségrégatives, de confinement ? Qui donc a engagé l’armée de salut public des fonctionnaires nationaux et locaux ? Qui donc a dû sur le champ, et NATIONALEMENT, mobiliser les profs, les soignants, les policiers, les ingénieurs d’État, l’armée, les cheminots, pour PRÉSERVER LA NATION MENACÉE ? La réponse est nette : ces bons vieux ÉTATS-NATIONS que l’on disait dépassés et que les néolibéraux n’ont cessé de déglinguer et de diffamer depuis quatre décennies !

    Certes, ces États ont d’abord pataugé et « merdé », et pour cause ! Depuis 40 ans, les « élites » néolibérales ont dévasté les services publics et torpillé tout instrument institutionnel de planification, ministère de l’Équipement, aménagement du territoire, commissariat au Plan ! N’empêche, l’heure de vérité a sonné. À l’heure du danger, la mondialisation a apporté le virus et ce sont bien les États-Nations, si abîmés soient-ils par Maastricht, qui ont apporté des débuts de réponse. Ils eussent été cent fois plus efficaces s’ils avaient été dirigés par des représentants authentiques des travailleurs et s’ils avaient pu coopérer internationalement dans un cadre mondial multilatéral assurant leur souveraineté, leur égalité et leur solidarité technico-scientifique : ce cadre que N’EST PAS l’Union européenne. Mais pour parvenir à ce but salvateur, les États-nations ne se sont pas appuyés une seconde sur les traités néolibéraux et supranationaux ; au contraire, à l’heure du danger, ces traités ont dû être une nouvelle fois mis entre parenthèses et envoyés sur les roses, par ex. les indéfendables 3% de déficit maxi imposés par Berlin comme condition sine qua non de l’euro fort, cette projection continentale du Deutsche Mark (quel humain doté d’un cerveau et d’un peu de bonne foi peut encore nier que le prix à payer pour disposer de l’euro est, tout bonnement, la démolition des protections sociales, des souverainetés nationales et des services publics !)

    6ème MENSONGE NÉOLIBÉRAL : « L’État jacobin est périmé, il faut un nouveau « pacte girondin » permettant le « droit à la différenciation des territoires ».

    Ah bon ? MM. les séparatistes corses, MM. les autonomistes alsaciens d’Unser Land, dont les concitoyens souffrent horriblement en ce moment, n’êtes-vous pas bien aise que le « maudit État jacobin national » fasse le nécessaire pour envoyer le trop-plein de malades ajacciens ou mulhousiens vers les hôpitaux de Nantes, Toulouse ou Marseille ? Si insuffisante que soit la politique sanitaire aux mains des incapables que furent Mattéi, Bachelot, Bertrand, Touraine ou Buzyn, n’est-ce pas une bonne chose que la riposte sanitaire soit pensée et coordonnée nationalement ? Alors qu’en Allemagne fédérale, qu’en Italie fédérale, qu’aux États-Unis fédéraux, les politiques locales (par ex. de confinement ou de non-confinement) sont décidées cacophoniquement par les pouvoirs locaux et que l’incurie médicale des uns annule chaque jour le volontarisme sanitaire des États américains ou des Länder allemands enfin décidés à bouger ? Y compris pour terrasser les virus mondialisés, nous avons plus que jamais besoin d’une République française une et indivisible, de services publics d’État performants, d’un statut national unique des fonctionnaires, de concours nationaux garantissant le niveau des recrutement, donc l’égalité de traitement des citoyens en général et des malades en particulier. Encore une fois, nous avons grand besoin de fonctionnaires œuvrant pour l’intérêt général plutôt que d’officines privées remplissant leur tiroir-caisse ! Et prière de ne pas confondre l’État jacobin, démocratiquement organisé et laissant leur champ propre aux communes (tel était le projet réel de Robespierre), avec sa caricature, l’État néo-napoléonien militarisé, bureaucratique et dominé par des mandarins égotiques, dont le ministère de la Santé offre une triste caricature en ce moment…

    7ème MENSONGE NÉOLIBÉRAL « l’UE et l’euro nous protègent ».

    affiche du PRCF de 2005 pour le non à toute constitution européenne

    Ils nous protègent tellement qu’en Italie, le pays d’Europe qui fut longtemps le plus euro-béat, certaines villes affalent le drapeau de l’UE pour hisser le drapeau rouge de la Chine tant l’UE s’est montrée indifférente au sort des pays infectés, tant les « pays-modèles » de la sacro-sainte « Europe du Nord », Suède, Hollande, mais aussi Allemagne, ont cyniquement misé sur la barbare théorie pseudo-médicale de l’ « immunisation de groupe » (tant pis pour les centaines de milliers de vieux et de malades qui allaient y passer, l’essentiel est que la masse de la population s’immunise en attrapant le virus… et qu’elle continue à travailler pour le plus grand profit du patronat !). Quant à Ursula von der Leyen, l’actuelle présidente de la Commission européenne, son premier grand discours en français aura été, non pas pour annoncer le don solidaire de milliards en faveur de l’Italie, mais pour refuser la fermeture des frontières internes de l’UE et défendre le sacro-saint « marché unique européen »…

    N’oublions pas non plus que, depuis la mise en place du Traité de Maastricht,  c’est l’UE qui a planifié la casse des services publics et la baisse drastique des « dépenses de santé », pardon, « l’ajustement structurel de la dépense publique ». Derrière la morgue des Mattei, Bachelot, Bertrand, Touraine, Buzyn, derrière la calculette des directeurs d’hôpital ignorant du Serment d’Hippocrate, il faut remonter jusqu’à la belle UE austéritaire, jusqu’au merveilleux euro, ce cadeau empoisonné fait par Berlin, Bruxelles et par le CAC-40 à la France assoupie : ce sont eux qui, année après année, avec la complicité de nos gouvernements collabos successifs, a provoqué la fermeture en masse des lits d’hôpital au nom des critères de Maastricht indissociables de l’euro-austérité nécessaire au remboursement de la dette « due par la France» aux intouchables « marchés financiers »… L’usurier Shylock se payait en livres de chair prélevées sur ses débiteurs. Les financiers chers à l’UE se remboursent, plus proprement, en soustrayant des lits d’hôpitaux, des réserves de masques sanitaires et des salles de réa…

    Enfin, n’oublions pas que l’UE se définit comme une « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée ». Faut-il s’étonner sur de telles bases STRUCTURELLEMENT DE-PROTECTRICES, QUE L’EUROPE SOIT DEVENUE ÉPICENTRE MONDIAL DE CETTE NOUVELLE PESTE ? Qui sème le vent récolte la tempête et qui détruit les digues de toutes natures prend les déferlantes en pleine figure !

    Alors, plus que jamais, amis lecteurs, rompez avec l’euro-politiquement correct ; écoutez le PRCF qui, depuis sa fondation, ne cesse de répéter parce que c’est VRAI, que « l’Union européenne, si on veut s’en sortir, il faut en sortir » ; ou encore que « l’UE, si nous n’en sortons pas (par la porte à gauche), nous « y resterons » ! ».

    8ème MENSONGE NÉOLIBÉRAL : « la mondialisation c’est la prospérité partagée et le rapprochement entre les peuples ».

    1997 Georges Gastaud dénonce la mondialisation capitaliste et formule un projet communiste pour le XXIe siècle

    Outre le fait connu et chiffré que la mondialisation CAPITALISTE (qui procède de la destruction contre-révolutionnaire du camp socialiste et de la restauration mondiale du capitalisme qui a suivi) a aggravé les inégalités entre les continents, à l’intérieur de chaque continent et à l’intérieur de chaque pays, la propagation planétaire à vitesse V du virus montre à l’évidence que la mondialisation néolibérale actuelle (portée par l’UE, l’OMC, le FMI, la BCE, etc., est avant tout une dé-segmentation brutale et sauvage du monde ; celle-ci favorise comme jamais la circulation prédatrice du capital spéculatif, elle fait faire trois fois le tour du monde à un produit avant qu’il n’atterrisse dans votre armoire, mais du même coup, elle « planétise » à la sauvage les catastrophes en rompant toutes les digues naturelles, toute la diversité culturelle et linguistique mondiale et toute les protections sociales mises en place par les humains. MM. les capitalistes peuvent alors se goberger comme jamais des délocalisations, des privatisations, du moins-disant social et environnemental qui exacerbe la concurrence et le moins-disant social entre tous les ouvriers, tous les chercheurs et tous les paysans du monde ; mais le prix à payer pour les êtres humains, outre la fin des protections sociales, environnementales et médicales (vive le bœuf aux hormones, le poisson au mercure et les OGM végétales pour tous !), outre l’emballement du transport aérien et maritime qui carbonisent l’atmosphère et les mers, c’est la fête mondiale aux moustiques, aux virus, voire aux sectes millénaristes qui les propagent irresponsablement ! « Ebola » il y a quelques années, le « SRAS » l’an dernier, le corona cette année, et par la suite quelle autre merveille circulant à la vitesse de l’avion?

    Ce n’est évidemment pas de CETTE mondialisation-là que peuvent rêver des humains sains d’esprit qui refusent de considérer la diversité géographique, biologique, historique (les nations constituées), linguistique (assez du tout-globish qui uniformise la communication et la recherche mondiales !), les protections sociales (statuts, code du travail, SMIC…), les services publics d’État pour autant de « freins à la croissance » alors qu’il s’agit de digues salutaires à la maximisation du profit capitaliste. Sans être le moins du monde marxistes, les plus anciennes civilisations, mésopotamienne, égyptienne, khmère, chinoise, les Hollandais avec leurs polders, ou nos plus grands ingénieurs, comme Pierre-Paul Riquet en France, ont CANALISÉ les fleuves, aménagé des écluses, dessiné des frontières perméables segmentant l’espace et scandant rationnellement le temps des voyages pour que les fleuves de la circulation humaine n’entrent pas dans des crues brutales, pour que les sécheresses soient maîtrisées (retenues d’eau), pour que les déserts soient irrigués et que drainées soient à l’inverse les zones inondées. Bref, ils n’ont pas sottement, suicidairement, nié (imaginairement !) les différences mais ils ont patiemment égalisé et étalé les flux commerciaux en tenant compte des dénivelés quantitatifs et qualitatifs réellement existants.

    En réalité, nous communistes, nous qui sommes à la fois patriotes (il n’y a rien de « nationaliste » à aimer son peuple !) et internationalistes (nous aimons le peuple italien martyrisé comme nous avons souffert des tortures infligées aux Grecs par Merkel), ne voulons ni de la dé-segmentation sauvage de Maastricht et du « travail détaché », ni de la stagnation autarcique de pays croupissant dans l’eau stagnante d’un protectionnisme agressif et purulent, tel que celui que mit en place Hitler. Nous ne voulons ni de la violence des crues (crises économiques, migrations de masses placées sous la menace de mort des guerres impérialistes, délocalisation brutale des productions, assassinat des langues et des cultures nationales au profit du globish et de l’American Way of Life), ni l’eau sale et non moins vérolée des marigots nationalistes : l’Humanité a au contraire besoin dialectiquement à la fois une dé-segmentation forte (par ex. il faudrait que la France commerçât librement avec la Russie, avec la Chine, avec l’ALBA, sans souci des veto de l’Oncle Sam), et d’une re-segmentation ciblée et planifiée. Cela permettrait à chacun de sortir de la guerre de tous contre tous (dont la « concurrence libre et non faussée » est l’euphémisation) pour échanger à égalité et d’ÉTAT à ÉTAT, les faibles ayant le droit de se protéger provisoirement des forts et les forts ayant le devoir d’aider les faibles à se mettre à niveau. En agissant de la sorte, qui ne voit que les nations se rapprocheraient mille fois plus vite et plus profitablement qu’aujourd’hui (la dé-segmentation sauvage les rend ennemies !), que la diversité ne serait plus refoulée, mais dite et partagée, que viendrait plus tôt ce moment, chanté par Eugène Pottier, où enfin, « L’Internationale sera le genre humain » ?

    Ce qui supposerait de briser tous les traités supranationaux et néolibéraux, type Maastricht, ALENA, Mercosur, OMC, et de mettre en place la coopération multilatérale planifiée d’États souverains, égaux et solidaires respectant consciemment les données géographiques incontournables, les contraintes climatiques, relocalisant un maximum les productions, privilégiant la souveraineté alimentaire et médicale, partageant le savoir scientifique disponible et bannissant le marché des « brevets », c’est-à-dire le droit des riches à accaparer la science financée par tous. Ce que par ailleurs nous avons appelé les « lumières communes », cet autre nom du communisme de nouvelle génération dont le monde est gros à son insu.

    Bref à la mondialisation sauvage qui conduit paradoxalement à son contraire, la quarantaine sans fin, le confinement pour chacun et les frontières sectionnant à nouveau l’échange mondial comme des herses médiévales, bref, à une dé-segmentation sauvage qui dissémine à son insu la segmentation à l’échelle de chaque foyer, nous opposons un projet d’humanité communiste où les nations seront respectées, où elles échangeront entre elles en contournant les transnationales, où le but de tous les peuples et de tous les individus sera de partager les diversités en réduisant les inégalités ; bref, un projet, non pas « libéral-mondialiste » dominé par le capital, mais un projet populaire-INTERNATIONALISTE qui rendrait vie au mot de Jaurès : « si un peu d’internationalisme éloigne du patriotisme, beaucoup d’internationalisme y ramène » (et la réciproque vaut !).

    Alors, balayons le mot d’ordre corrupteur enseigné dans les écoles, ou plutôt de management : « il ne faut pas s’attacher aux pays, aux produits et aux hommes » (sic). Au contraire, une planification nationale et internationale intelligente part du fait que « l’homme est le capital le plus précieux », que les écosystèmes ne sont pas téléportables, qu’il faut un juste équilibre entre nomadisme et sédentarité des personnes (le droit pour chacun de « voir du pays » est régulé par le devoir de chaque État de permettre à sa jeunesse de « vivre, d’étudier, de se loger et de travailler au pays »).

    Mais cette société dans laquelle l’homme cesse d’être un loup pour l’homme, où au contraire les peuples d’une part, les individus d’autre part, deviennent frères, c’est le monde des « producteurs associés » dont parlait Marx, c’est la « société des coopérateurs civilisés » dont parlait Lénine, et qui n’est pas sans faire écho à la Fédération mondiale des États travaillant à la « paix perpétuelle » chère à Kant, et dont le principe inaliénable est le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sans ingérence des empires. Cette juste mondialisation-là, la classe capitaliste est hors d’état de l’enfanter et c’est pourquoi le capitalisme moderne est exterministe en ce sens que son maintien devient de plus en plus incompatible avec la survie de l’humanité : plus que jamais, comme l’avait signalé Marx, « le capitalisme ne crée la richesse qu’en épuisant ses deux sources, la Terre et le travailleur ». Cette révolution, politique mais aussi, anthropologique, ne peut s’effectuer que sous l’égide des travailleurs nouant une coopération raisonnée dans chaque pays et entre tous les pays, non pas en rabotant les différences mais en les mettant en synergie pour que le « développement de chacun (peuple ou individu) devienne la clé du développement de tous ». Alors il fera bon vivre pour l’être humain et le temps se gâtera pour les virus… et pour les parasites qui vivent en exploitant autrui !

    9ème MENSONGE NÉOLIBÉRAL : « l’économie moderne, c’est le flux tendu, le « just in time », le principe « stock zéro ».

    Pendant des décennies les écoles de management ont enseigné qu’il fallait bannir les stocks, le différé, etc. Foin de la planification, nécessairement « bureaucratique » et vive la « souplesse » et l’ « adaptabilité » de la « fluide » circulation capitaliste. Notons que cet éloge de la fluidité universelle cache mal l’accumulation parallèle d’un énorme stock invisible: la montée d’une énorme « armée industrielle de réserve » formée de centaine de millions de chômeurs, de précaires et d’« inemployables » rejetés comme noyaux de cerise du banquet des privatisations, des dé-protections, des délocalisations et des migrations sous contrainte. Il suffit pour renverser ce château de cartes idéologique d’évoquer le scandale des masques de protection français stockés à raison d’un milliard et demi d’exemplaires jusqu’en 2012, et que M. Xavier Bertrand aurait fait détruire SANS LES REMPLACER ; car voyez-vous, stocker, ça coûte cher et ce n’est pas productif à court terme. Eh bien oui, MM. les capitalistes, depuis que l’humanité a émergé de l’animalité, depuis qu’elle dispose de l’outil, du langage et de la conscience, elle PRÉVOIT ; comme dit Marx, « elle construit la maison dans sa tête avant de la construire dans les faits ». Bref, elle anticipe, par ex., elle donne le lundi plus d’avoine au mulet qui devra travailler dur le mardi, elle engrange, elle imagine, elle se souvient, elle planifie, elle élève, elle cultive. Cela s’appelle tout bonnement LA RAISON qui met en pratique la remarque dialectique de Francis Bacon : « on ne commande à la nature qu’en lui obéissant, et ce qui est cause dans la science devient moyen dans la pratique ». Alors, assez de votre nouveau monde pseudo-« ludique » et de fait, totalement « déglingo » : nous voulons une véritable société des nations libres, égales et fraternelles visant un même but : le bonheur commun des hommes et le développement maximal de chacun(e). Et pour cela, il faut prévoir, planifier, stocker, répartir comme l’éclusier contrôlant le canal répartit et régule les flux et la circulation des péniches pour qu’à tout moment, au risque de ralentissements apparents mais indispensables (statuts, code du travail, protections douanières provisoires, etc. sont de tels « ralentisseurs »/relanceurs sociaux !), le trafic soit le plus continu et régulier possible. Et comment planifier et coordonner sérieusement ces flux si les grands moyens de production, usines, infrastructures de transport, réseaux satellitaires, circuits de distribution, etc. restent l’apanage d’actionnaires privés visant le profit à court terme, obsédés par la réduction des coûts salariaux et environnementaux, et en concurrence sauvage permanente les uns contre les autres ? Il faut donc, plus que jamais, socialiser les grands moyens d’échange et de production et qui d’autre peut le faire que le monde du travail qui deviendrait alors, non sans retour inévitable d’épisodes révolutionnaires, le cœur de chaque nation et le vrai sujet collectif de l’histoire universelle ?

    Une autre question, que nous ne traiterons pas ici, serait de savoir comment planifier le plus démocratiquement, le plus scientifiquement et le plus écologiquement possible, de manière à ne plus gaspiller des masses de travail humain et de ressources naturelles comme le fait le fort peu économe mode de production capitaliste…

    10ème MENSONGE NÉOLIBÉRAL : « l’économie de marché ouverte sur le monde, c’est l’humanisme réalisé ».

    Car chez nous, voyez-vous, on n’emploierait sûrement pas des drones pour engueuler dans la rue des gens sortant sans masque protecteur : ça, c’est bon pour la « Chine totalitaire ». Sauf que l’on procède désormais ainsi en Espagne pour surveiller le confinement et que les médias occidentaux qui, hier, condamnaient la Chine pour ce « dévoiement de la technologie », voient dans ce procédé espagnol un magnifique exemple de « modernité »… Mais laissons ce détail et regardons plutôt les faits massifs. Quel pays – socialiste ou issu d’une trajectoire socialiste – je laisse ici ce débat de côté, a d’emblée décidé du confinement massif de la population, du portage à domicile de la nourriture, du testage de chaque Chinois potentiellement contaminé, de la mobilisation de toutes les ressources industrielles pour produire l’appareillage médical, médicamenteux et paramédical nécessaire ? Quel pays a immédiatement stoppé – tant pis pour les profits ! – l’ensemble des productions non directement indispensables à la survie du pays dans une province de 57 millions d’habitants ? Quel pays, inlassablement traité en ennemi par la presse occidentale, a immédiatement et sans contrepartie politique envoyé ses meilleurs médecins à l’Italie suffocante et un million de masques à la France frappée de carence absolue en la matière ?

    La réponse est claire : c’est la Chine populaire, dans laquelle les militants communistes encadrés médicalement et dotés des protections adéquates ont formé des commandos pacifiques pour secourir et nourrir les personnes confinées de Wuhan. À noter que Cuba socialiste et le Venezuela bolivarien, bien que frappés par le blocus et par les sanctions atlantiques, ont réagi avec le même désintéressement internationaliste en envoyant des médecins en Italie alors même que la sombre brute qui dirige les USA renforçait les sanctions contre Cuba et le Venezuela, y compris dans le domaine médical…

    Et quels pays au contraire, USA et Grande-Bretagne néolibérale en tête, ont minimisé durant des mois la pandémie ou ont, à l’égal de la Suède tant vantée, longtemps refusé le confinement, le testage et le traitement massif de leur population au nom de la théorie médicale – non attestée concernant ce virus – de l’ « immunité de groupe » ? Une théorie qui signifie à demi-mots : « laissez-faire, laissez-crever ! », que meurent des centaines de milliers de vieux, de malades, et dans le tas, quelques milliers de jeunes et d’enfants, le temps que les défenses immunitaires collectives se fortifient et que la fameuse « immunité de groupe » se mette en place ? Théorie qu’il serait insultant pour le grand Darwin de qualifier de « darwinienne », et qui fait furieusement penser aux concepts fascistes de l’entre-deux-guerres ou aux pires élucubrations antihumanistes d’un Nietzsche. Théorie qui dément totalement, en pratique, le baratin humaniste des « démocraties occidentales » qui ont passé leur temps à diminuer les dépenses sociales, à dé-rembourser les médicaments, à fermer les hôpitaux, les maternités et les lits d’hôpital, à réduire le nombre de médecins de ville (le numerus clausus conçu pour limiter les dépenses de santé en abaissant l’offre de soins…) ? La réponse est univoque : ces grands humanistes de la calculette et de la cotation boursière, ce sont les grands pays de l’Occident euro-atlantique avec en tête les irresponsables Trump et Johnson, avec en seconde ligne, la « vertueuse » Europe protestante du nord (ah! la Suède, ah! la Hollande…) qui, à l’heure où j’écris ceci n’ont toujours pas confiné sérieusement leur population ; et, vibrionnant sur toutes les ligne, le chevau-léger Macron toujours en retard d’une guerre sanitaire et toujours en avance d’une contre-réforme sociale. « TOUCHE PAS AU GRISBI ! », la voilà la vraie morale des « tontons-flingueurs » de la société néolibérale décomplexée. Et si petit à petit, tous ces pays en viennent eux aussi à confiner leur population, c’est pour trois raisons faciles à deviner :

    • L’exterminisme capitaliste s’imagine toujours que les dominants seront épargnés par leurs politiques mortifères. Eh bien non, et nous le regrettons pour eux car nous sommes de vrais humanistes, nous, le virus frappe AUSSI Albert de Monaco et le clown politique Johnson qui se vantait de serrer toutes les mains dans les hôpitaux, est lui-même fiévreux et toussant. Ça pourrait donner à réfléchir même à une sotte de pointe comme Mme Carla Bruni-Sarkozy qui, il y a peu, tournait l’épidémie en dérision et poussait des quintes de toux factices devant les caméras…
    • Les dirigeants capitalistes commencent à comprendre l’énorme colère des peuples qui, à l’occasion de cette épidémie et de ce confinement de masse, constatent l’incurie, la bêtise, l’indifférence de leurs chefs en costard-cravate. Et qui voient à l’inverse que la Chine « communiste » s’est sortie seule du pétrin alors que la riche Italie et que le « nouveau monde » macronien – c’en est à pleurer car des concitoyens suffoquent à cette heure blême sans pouvoir être intubés, faute d’appareillage – s’enfoncent dans les sables mouvants de la pandémie non prévue, non combattue.
    • Une fois de plus, on voit l’énorme apport qu’est, pour l’humanité, l’existence, fût-elle totalement dominée sur le plan géopolitique, de pays socialistes, comme Cuba, ou de pays insérés dans la mondialisation mais héritiers d’outils et de fortes traditions socialistes : de même que la RDA socialiste soumettait la RFA capitaliste à une forte pression sur le terrain des acquis sociaux (a contrario, quand la RDA eut été phagocytée par son puissant voisin, la social-démocratie allemande elle-même s’est empressée de liquider les lois sociales qui protégeaient les salariés de l’Ouest : ce furent les lois Hartz liquidant les indemnités chômage), de même il est capital pour le monde que subsiste, fût-ce pour le moment à titre de bouée-vigie, un pays comme Cuba socialiste, ou même que d’autres pays qui tanguent très fort entre leur héritage socialiste et leur insertion dans la mondialisation, apportent leur contre-note rouge forçant les Shylocks capitalistes de l’Ouest à freiner provisoirement, le temps que passe le pic pandémique, leur avidité d’usuriers (ensuite, n’en doutez pas, ils mettront les bouchées doubles en matière de compression des revenus salariaux).

    Conclusion :

    La colère et l’angoisse des peuples sont telles que, provisoirement, les maîtres capitalistes du monde font profil bas et modèrent provisoirement leur tapage ordinaire en faveur du néolibéralisme euro-mondialisé : on voit même Macron faire l’éloge de la Sécu, promettre de relocaliser des productions, voire envisager des nationalisations provisoires ! Sarkozy nous avait déjà fait le coup en 2008 où il avait sur-joué son rôle de Coq socialiste gaulois défiant l’Aigle étasunien: deux ans plus tard, cet histrion travesti en homme d’État reculait de deux ans l’âge du départ en retraite pour les salariés français… Il n’empêche : quand ces gens-là reculent, même provisoirement, même hypocritement, nous devons occuper le terrain de la bataille d’idées. Et ainsi préparer la contre-attaque qui devra suivre la crise actuelle, non seulement pour reconquérir nos acquis sociaux et notre souveraineté, non seulement pour réclamer des comptes aux criminels qui ont mis en péril la santé des Français, mais pour porter fièrement le projet communiste d’un monde de nations libres, égales, solidaires, remplaçant la « concurrence libre et non faussée » de Maëstricht par une vraie coopération rationnelle, co-planifiée, en un mot, internationaliste.


    *derniers ouvrages parus : LE NOUVEAU DÉFI LÉNINISTE, Delga, 2017 ; LUMIÈRES COMMUNES, traité de philosophie générale en cinq tomes, à la lumière du matérialisme dialectique, Delga, 2020 (nouvelle édition)

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  • Déclaration du Secrétariat National du PRCF

    (mercredi 25 mars 2020)

    Macron appelle à la guerre et à l’union de la Nation… et livre la France et ses travailleurs à l’euro-destruction (PRCF 25/03/20)

     

    « Je vois dans notre pays les facteurs de division, les doutes, toutes celles et ceux qui voudraient fracturer le pays » : ainsi s’est exprimé Emmanuel Macron ce mercredi 25 mars 2020, pour appeler à se battre contre le coronavirus, qui ne doit être que la « seule obsession ». D’un ton (faussement) martial, le Tartuffe de la République s’est vanté de son « organisation » mise en place pour lutter contre l’effroyable coronavirus qui a déjà causé la mort d’au moins 1330 morts, sans compter le nombre de victimes inconnu dans les EHPAD et les habitations des personnes isolées.

    Dans la continuité de son attitude depuis son arrivée au pouvoir en mai 2017, Macron continue sa mise en scène théâtrale, ne pouvant sans cesse s’empêcher de provoquer et en même temps jouant (sans talent) sur la fibre émotionnelle pour essayer d’attirer à lui les citoyen(ne)s. Mais il ne peut s’opposer à la montée (légitime et méritée) d’une colère assourdissante contre celui qui, avec le gouvernement Philippe, les députés-godillots LREM, le MEDEF qui appelle à « travailler coûte que coûte » et la prétendue « Union européenne » appliquant de manière dogmatique ses « recommandations » et directives euro-austéritaires imbéciles et assassines, détruit l’ensemble des conquêtes sociales et démocratiques et démantèle tous les services publics, fruit de l’application du programme « Les Jours heureux » adopté par le Conseil national de la Résistance (CNR) le 15 mars 1944.

    Totalement dépassé par les évènements, Macron, qui voulait que « la vie continue » le 6 mars 2020, avant de s’exclamer fier-à-bras le 11 mars qu’il faut « renoncer à rien, surtout pas à rire, à chanter, à penser, à aimer, surtout pas aux terrasses, aux salles de concert, aux fêtes de soir d’été, surtout pas à la liberté » et d’exhorter les citoyens à se rendre aux urnes le 15 mars 2020 au nom du « devoir civique », annonce de belles promesses… non chiffrées. Après la massive manifestation des personnels hospitaliers le 14 novembre 2019, le gouvernement Philippe avait proposé un « plan massif d’investissement », pour le résultat que l’on connaît… 
     
     En réalité, les responsables de la fracturation du pays, ceux qui ne cessent de diviser en stigmatisant en permanence les fonctionnaires, les enseignants qui ne travaillent pas (à l’image de Sibeth Ndiaye, qui assumait fièrement mentir pour protéger Macron), les cheminots, les syndicalistes de combat, les « extrêmes » (surtout de gauche), les « cyniques », les « gens qui ne sont rien », les travailleurs qui ne comprennent pas qu’il suffit de « traverser la rue pour trouver un emploi », les gilets jaunes, ce sont Macron, le gouvernement Philippe et leurs godillots de députés. Fanatiques zélés de l’eurocapitalisme néolibéral, ceux-ci détruisent le code du travail, le statut de la fonction publique, l’Education nationale, les structures hospitalières, la SNCF, les retraites par répartition, les Aéroports de Paris… et tout simplement la République une et indivisible, fracturée par le « droit à la différenciation » adopté par les godillots députés de LREM le 12 juillet 2018.

    Les responsables des fractures, de la fascisation croissante déroulant un véritable tapis brun au prétendu « Rassemblement national », ce sont les macronistes, incapables d’avoir une once d’humanité en faveur des parents endeuillés par la mort d’un enfant – avant de rétropédaler pitoyablement. C’est cette macronie qui, en pleine crise du coronavirus, offre les pleins pouvoirs au patronat désormais libre de rogner sur le repos hebdomadaire, le repos dominical, les congés payés, et de faire « travailler » (comprenez : exploiter) jusqu’à 60 heures par semaine : extraordinaire retour au XIXe siècle !

    Les responsables, ce sont aussi le MEDEF, exclusivement guidé par le sauvetage de ses profits mirobolants et pouvant compter sur l’appui des criminels Bruno Lemaire et Muriel Pénicaut appelant à braver le confinement pour… « travailler coûte que coûte », et l’UE, dont l’impuissance et l’inanité face à cette crise démontrent une fois de plus son caractère hautement néfaste pour la santé et la vie des citoyens français, espagnols, italiens, etc.
     
    Oui, le PRCF et son mouvement de jeunesse les JRCF appellent à mener la guerre et à l’ contre le coronavirus, mais sans Macron/Philippe et LREM, le MEDEF, l’UE, le jaune Berger et son « syndicalisme d’accompagnement », les bruns du prétendu « Rassemblement national » ainsi que leurs affidés et tous les euro-gouvernements successifs, responsables des fractures croissantes dans le pays. Le PRCF renouvelle donc son appel à appliquer scrupuleusement et strictement les gestes barrière, faire preuve d’une discipline collective rigoureuse pour soulager tous les personnels hospitaliers saturés, contaminés et endeuillés, mais aussi témoigner de la solidarité envers toutes les personnes exposées (caissiers, pompiers, ambulanciers, policiers, etc.).

    Oui, le PRCF appelle à une solidarité internationale, à la fois avec les pays frappés et en remerciant les pays qui contribuent à lutter contre le coronavirus en France, la Chine populaire, Cuba socialiste et le Venezuela bolivarien, moqués, insultés et caricaturés en affreux « régimes totalitaires » qui, contrairement aux merveilleuses « démocraties libérales », montrent leur efficacité dans la lutte pour éradiquer la pandémie.

    Et oui, le PRCF appelle à la LUTTE CONTRE MACRON/PHILIPPE, LE MEDEF ET L’UE, tous ces facteurs de division passant leur temps à démanteler les services publics, détruire les conquêtes sociales et démocratiques, araser les libertés publiques, criminaliser le communisme considéré comme équivalent au nazisme, favoriser la fascisation du continent et satisfaire les seuls profits des forces capitalistes. Ces chantres de la « mondialisation heureuse » portent sur leur dos les morts victimes de l’insuffisance de matériel médical, de lits d’hôpitaux, de gel hydroalcoolique et de masques, de personnels hospitaliers.

    Plus que jamais, pour s’en sortir, il est VITAL de sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme exterministe, qui détruit l’environnement, les conquêtes sociales et démocratiques, la santé, et tout simplement la vie sur terre. Quant aux responsables de ce désastre sanitaire, qu’ils sachent quequand la Reconstruction viendra, l’heure des comptes sonnera.

     

    Le Secrétariat National du PRCF, le 25/03/20

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Le PRCF salue la mémoire du grand Lucien Sève -par Georges GastaudLundi 23 mars 2020, , grand philosophe français est mort emporté par le Coronavirus. Il avait 93 ans. , philosophe, lui rend hommage

    Au nom du PRCF, de sa commission philosophie et en mon nom personnel, c’est avec beaucoup d’émotion que j’apprends la mort de Lucien Sève, éminent philosophe marxiste, communiste sincère, homme spirituel et attachant frappé, semble-t-il, à 93 ans par la terrible pandémie du coronavirus. Que sera, décidément, un monde sans Sève ?

    Malgré de fortes divergences politiques avec Lucien, j’avais gardé des contacts amicaux avec lui ; j’étais totalement sincère quand je lui disais, à l’occasion du stage MAFPEN que j’avais organisé à Lille pour la formation des profs de philo autour de son intervention, de celle de Jacques Milhau et de celle de Solange Mercier-Josa, que je lui devais beaucoup, « y compris nos divergences » – lesquelles ne nous ont jamais empêché de dialoguer fraternellement. Alors qu’il était déjà très âgé, cet homme, l’un des plus intelligents qu’il m’eût été donné d’approcher, avait illuminé quelques années plus tard le stage philo du SNES organisé sur ma proposition et sur celle de notre ami commun Jean-François Dejours autour notamment de l’héritage de ce penseur puissant et totalement méconnu par l’Etablissement philosophique français.

    Lucien Sève philosophe marxiste

    Sur le plan des positions philosophiques et théoriques, Sève fut un grand penseur de la personnalité, de la subjectivité et de l’éducation. Héritier de la psychologie matérialiste des Leontiev, Vygotski, Politzer, Wallon et autres penseurs marxistes, Sève a forgé des concepts majeurs pour une psychologie pleinement scientifique ( et théorie de la personnalité, 1968) tout en renvoyant dos à dos les conceptions spiritualistes et le biologisme plat (on se souvient de l’article choc paru dans L’école et la nation, revue du , sous le titre provoquant et bien venu Les dons n’existent pas). Pour autant, le matérialisme de Sève n’avait rien de réductionniste et faisait pleinement droit à l’espace propre de la subjectivité et du projet en intégrant, avec l’aide d’Yves Clot, l’apport freudien, voire – toujours sur des bases matérialistes – celui d’une forme d’existentialisme (voir le livre Je, trajectoires marxistes sur l’individualité). Ainsi émergeait fortement une approche marxiste objective de la subjectivité.

    A l’occasion de ce travail philosophique de portée directement scientifique (je pense au travail de Sève sur la dimension psychologiquement structurante de l’ « emploi du temps » et de son ancrage sociétal), Sève a puissamment développé la réflexion générale sur l’apport catégoriel, logique si l’on préfère, de  et de Lénine, spécialement sur la  des contradictions antagoniques et non antagoniques. Il a ainsi subtilement éclairé le rapport véritable de la dialectique matérialiste avec la logique hégélienne, et a montré, à la fois contre Garaudy et contre Althusser, un temps ses camarades de parti, qu’il est possible de penser l’aliénation humaine (donc aussi la désaliénation et le communisme) d’une manière scientifique ; alors que l’ « antihumanisme théorique » d’Althusser rejetait sommairement cette notion d’aliénation, et celle non moins capitale de négation de la négation, et qu’à l’inverse Garaudy croyait pouvoir reconstruire tout le marxisme sur la base d’une conception idéaliste et fidéo-compatible de l’aliénation. L’enjeu de cette discussion est la fondation d’un humanisme scientifiquement fondé qui forme le fil rouge de l’œuvre de Sève.

    Plus fondamentalement encore, Sève a montré sur la base d’une lecture fine de Marx, notamment du Capital et des textes de méthodologie économique, que la dialectique de l’universel et du particulier prend chez Marx une subtilité telle qu’elle permet de concevoir la germination empirique, dans des conditions historiquement données, de l’universel, ce qui permet au passage de résoudre la vieille aporie sceptique qui interdit au concept universel de refléter adéquatement le mouvement du réel empirique et de débouter sans retour l’ontologie et la gnoséologie plate du néopositivisme. J’aurai néanmoins à ce sujet une controverse, reproduite dans la Pensée, à propos de la portée ontologique de la philosophie marxiste, Sève tendant à confiner la philosophie de Marx dans une fonction gnoséologique, relative à la connaissance, donc à relativiser la pensée philosophique au reflet par l’esprit des données matérielles : mais ce reflet mental n’est-il pas lui-même une fonction de la matière en mouvement, le rapport entre esprit et matière étant nécessairement inscrit dans la matière alors que la matière n’est nullement circonscrite dans le rapport mental, cognitif qu’elle entretient avec l’esprit (puisque la matière peut exister sans être portée par un reflet mental, alors que la proposition symétrique est nécessairement négative). C’est parce que le reflet est un moment de la matière en devenir, parce que le rapport entre matière et esprit est proprement matériel, qu’à l’inverse, le reflet peut s’accorder – serait-de de façon tendancielle – aux données objectives dont il est le reflet, c’est-à-dire en devenir le reflet scientifique. Bref, l’ontologie matérialiste et la dialectique de la nature sont les bases d’une approche critique de la théorie de la connaissance, procéder à l’inverse c’est dériver vers une forme marxisante d’idéalisme kantien.

    Lucien Sève et le tournant eurocommuniste et de la mutation

    Cependant les divergences les plus importantes entre Sève et le marxisme-léninisme surgiront surtout sur le terrain proprement politique. Durant les années 1960/1970, Sève avait vaillamment combattu les déviations droitières successives qui avaient dérouté les philosophes organiques du PCF, lesquels sortaient presque tous par la droite de la période stalinienne : il avait ainsi combattu les dérives d’Henri Lefèbvre, puis de Roger Garaudy et enfin de son vieux compagnon d’ENS, Louis Althusser. Bien que son argumentation contre les trois personnes citées fussent de très haute tenue, cette défense philosophique du matérialisme dialectique et du marxisme-léninisme a alors valu à Sève – jugé trop proche du PCF et de l’Union soviétique – le mépris de fer de l’Université : il y était brocardé dans les années 1970, alors qu’Althusser surfait sur la vague structuraliste et que, tout en restant au PCF, il bénéficiait de son demi-flirt très « tendance » avec les étudiants maoïstes.  

    Hélas de notre point de vue, Sève a mal pris le tournant eurocommuniste et « rénovateur » du PCF à l’époque où ce parti, débordé sur sa droite par le PS mitterrandiste aidé par l’aile droite du PCF (les Fizsbin, Elleinstein, Juquin, Fiterman, Martelli…), croyait habile de larger sa référence au marxisme-léninisme, sa solidarité historique avec le PCUS et sa référence à la dictature du prolétariat. C’est en effet la direction du PCF qui, pressé sur sa droite par un PS en pleine progression, ne cessait de présenter ses abandons théoriques comme autant d’« innovations » : il s’agissait en réalité de faire sauter les digues idéologiques séparant le parti communiste du parti socialiste : car les bases révisionnistes de la « mutation » huiste ont été jetées hélas bien longtemps avant l’avènement du veule Robert Hue, et le délestage « mutant » des concepts marxistes a finalement, comme l’auteur de ces lignes l’avait dit et redit, largement bénéficié à Mitterrand en vertu du fait que les gens préfèrent toujours l’original (un parti social-démocrate classique) à la copie (un PC décommunisé)…

    Comme il arrive souvent aux philosophes, qui sont professionnellement rompus à systématiser les positions, Sève s’est alors, pour la première fois de sa vie, tourné contre la direction du PCF en radicalisant la vision de plus en plus anti-léniniste et antisoviétique qui était celle des « refondateurs », emmené par Roger Martelli. Quand on tire sur le fil des pseudo-novations théoriques, et qu’on se veut logique et conséquent, on va très vite aux conséquences : Marchais croyait abandonner « seulement » la dictature du prolétariat, et c’est seulement au congrès suivant qu’il abandonnait le marxisme-léninisme, puis le centralisme démocratique et pour finir, 15 ans après le 22ème congrès, la référence capitale au socialisme. Ayant initialement fait le choix malheureux de défendre, contre Althusser, l’abandon de la dictature du prolétariat décidé par la direction Marchais, Sève ne tarda pas à déborder le PCF sur sa droite : il théorisa très vite, avec l’esprit de conséquence qui caractérise les philosophes et autres logiciens, le nécessaire abandon de la « forme-parti » du communisme. En pratique, cela revenait à prôner pour un mouvement des mouvements la liquidation du Parti que la mutation en cours allait totalement affadir et priver de tout tranchant révolutionnaire.

    Mettre au centre de la réflexion le communisme

    Toutefois, ce révisionniste intelligent qu’était devenu Sève sur le terrain politique n’a jamais suscité une forme de révisionnisme plat : Sève eut le mérite de remettre au centre de la réflexion le communisme, que le PCF de Marchais ne mentionnait presque plus alors que pour Lénine – et l’expérience historique a montré a contrario la justesse de cette perspective – le socialisme doit nécessairement se dépasser à tout moment en visant la perspective dés-aliénante d’une société communiste sans classes et sans Etat politique. L’erreur antidialectique de Sève était alors de notre point de vue, sous l’offre alléchante et apparemment gauchisante de la « visée communiste » ici et maintenant, de dénier la nécessité, – justement pour engager la construction du communisme et le dépérissement de l’Etat de classe – de la révolution socialiste en tant que conquête du pouvoir par la classe ouvrière, de socialisation des moyens de production, de dictature du prolétariat et de planification de la production sociale en fonction des besoins sociaux. Bref, ce communisme ici et maintenant et son florilège d’ « autogestion » creuse car sans révolution prolétarienne, venait à point nommé, bien malgré Sève (qui n’aura jamais rompu avec l’idéal communiste de sa jeunesse), pour donner une apparence conceptuelle au plat réformisme du PCF se vantant de pratiquer on ne sait quelle « avancée vers le socialisme » lors de sa participation au gouvernement pré-maastrichtien de Mitterrand, puis à celui du social-privatiseur en chef Lionel Jospin. On se souvient alors de la polémique proprement logico-dialectique de Sève contre l’idée d’un saut qualitatif révolutionnaire séparant nécessairement les phases qualitatives successives des processus naturels et historiques. C’est pourquoi nous militants franchement marxistes, coupons court à cette opposition métaphysique entre socialisme et communisme en parlant de socialisme-communisme et en articulant, à la manière de Marx et de Lénine, révolution socialiste, dictature du prolétariat et dépérissement communiste de l’Etat, y compris de l’Etat socialiste.

    L’œuvre de Sève : un point d’appui majeur pour une approche matérialiste du communisme

    Cette dérive philosophique et surtout politique n’a pas pour autant conduit l’œuvre géante de Sève à perdre tout intérêt pour la pensée marxiste de l’avenir : peu ancré dans les luttes du présent et désormais détaché du PCF et de toute reconstruction du parti, ce grand penseur passionné de bioéthique et informé de toutes les sciences reste l’un des plus grands penseurs de ce que Jacquard appelait l’ « humanitude » ; tant il est vrai que l’on ne peut plus guère penser dynamiquement la construction de l’humanité de l’homme sans la rapporter à un projet communiste où « le développement de chacun devient la clé du développement de tous ».

    Si bien que, non pour encenser les déviations politiques du dernier Sève, ni pour durcir les quelques aspects faibles et anti-ontologiques de son approche générale de la dialectique et de la théorie de la connaissance, l’œuvre de Sève reste un point d’appui majeur pour la relance à notre époque d’une approche matérialiste du communisme.

    S’il est exact que Sève, certes très âgé, a été emporté par la première pandémie mondiale liée à la mortifère mondialisation capitaliste, cette circonstance tragique n’en montre que mieux combien notre époque est tenue de prendre parti pour le communisme, en théorie et en pratique, ou bien de s’abandonner à un capitalisme dont Sève m’accordait volontiers, dans nos discussions à bâtons rompus, le caractère foncièrement exterministe.

    Je termine en signalant que pour moi, Sève est aussi un écrivain, voire un styliste de la langue philosophique. Je fus très honoré lorsque, exaspéré comme moi par le lâche abandon de la France d’en haut au tout-anglais, Sève a fait l’honneur à l’association Courriel que je préside de condamner avec nous le linguicide en cours de notre langue, et à travers elle, l’éradication programmée de tout l’héritage théorique francophone.

    J’encourage en tout cas vivement les jeunes intellectuels franchement communistes et léninistes du PRCF à lire avec esprit critique, mais aussi avec respect et grande attention, l’une des plus grandes œuvres marxistes de notre temps et à saluer la mémoire attachante d’un homme accessible et amical.

    Georges Gastaud 23 mars 2020

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • La  en cours montre que la  a tout d’un fleuve en crue rompant ses digues et arasant tout sur son passage. L’alternative à la désegmentation sauvage et néolibérale du monde n’est pas dans la juxtaposition nationaliste d’étangs d’eau croupie (=l’emmurement du “on est chez nous !” lepéniste), mais dans un internationalisme re-segmentant rationnellement le monde à la manière d’écluses canalisant un fleuve. Le but est de permettre l’échange durable par la mise à niveau égalitaire des dénivelés territoriaux existants : la coopération égalitaire d’Etats souverains et solidaires planifiant leur sortie du capitalisme et s’orientant vers un communisme de nouvelle génération.

    La pandémie du  dénude et aiguise les contradictions déjà explosives de la  capitaliste et de sa déclinaison régionale, l’Union européenne conçue comme une « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée ». Le vernis rosâtre, « moderne », « ludique », « festif », « djeun’ », dont les médias et les couches privilégiées des métropoles capitalistes recouvrent ordinairement l’horreur de cette mondialisation, est en passe de craquer. Bien entendu, tout citoyen conscient fera le nécessaire pour respecter et propager le confinement provisoirement indispensable pour ralentir la pandémie. Il n’empêche que, dès aujourd’hui, et bien plus encore demain, quand la crise mondiale de la très chancelante et injuste économie capitaliste aura produit son raz-de-marée antisocial, il faut se préparer aux affrontements de classes qui ne manqueront pas de surgir mondialement et nationalement. Sachant que le souci premier des classes dominantes ne sera pas alors de sauver l’humanité, encore moins de renforcer les services publics qui sont à pied-d’œuvre pour sauver le pays, mais de préserver leur ploutocratie planétaire. Quitte pour le coup à tomber le masque pseudo « antitotalitaire » de leurs prétendues « valeurs démocratiques et humanistes ». Pour cela nous invitons à méditer sur plusieurs points majeurs.

    Georges Gastaud dénoncé déjà en 1997 le danger exterministe du système capitaliste mondialisé. Une alerte dont les terribles dangers se vérifient tragiquement aujourd’hui

    1°) Le  ne serait rien sans le terrain planétairement miné de la mondialisation néolibérale

    Si le virus a « pris » si vite et si fort, c’est que, dans le cadre de la mondialisation néolibérale qui a succédé au monde bipolaire de l’après-guerre, la Chine et l’Asie du Sud-Est sont devenues les « ateliers du monde » ; ce monde que les traités néolibéraux européens, transatlantiques (CETA…), sud-américains (ALENA, Mercosur), asiatiques, ont « désegmenté » à la sauvage et dont, à coup de délocalisations, de privatisations et d’absence de protection, l’oligarchie a fait sauter toutes les digues existantes : barrières nationales, diversité culturelle (un seul marché, donc un seul mode de consommation, l’ « American Way of Life » et, de plus en plus, une seule langue, le Globish !), digues sociales et environnementales. L’orgie spéculative et commerciale ininterrompue du capital imposant à la sauvage ses quatre « libertés de circulation » (des capitaux, des marchandises, de la main-d’œuvre, des services) n’a pas seulement démoli le cadre de vie, empoisonné l’air, l’eau et la Terre, dérégulé le « feu » (privatisation de l’énergie), aggravé le moins-disant social et environnemental sur toute la planète ; elle permet aussi, quand un virus émergeant commence ses ravages au cœur de l’Asie, que soient presque aussitôt infectés l’Italie du Nord, l’Europe ou le Canada. Joli « sans-frontiérisme » en vérité qui nous apporte le confinement et la mise en quarantaine de millions de gens enfermés chez eux ! C’est un comble, car de manière orwellienne, la mondialisation conduit ainsi nécessairement, avec un coût maximal, à son contraire apparent : l’enfermement à domicile et le cadenassage derrière les postes-frontières !

    Qui ne voit que face à cela, l’alternative n’est ni l’accentuation de ce sans-frontiérisme capitaliste effrayant (la rengaine du « toujours plus d’Europe ! » et du « toujours plus de mondialisation ! », que chantent à longueur d’année les euro-libéraux fanatiques), ni le repli protectionniste borné des nationalistes bourgeois, mais la coopération d’États égaux souverains planifiant en commun leur riposte d’essence socialiste-communiste aux phénomènes ravageurs qui menacent de mort l’humanité ? Les hydrauliciens savent ainsi qu’il existe un moyen terme raisonnable entre l’eau stagnante des étangs et les crues dévastatrices de fleuves géants rompant toutes les digues : la segmentation intelligente de canaux scandant et rythmant la fluidité du trafic fluvial en l’entrecoupant d’écluses pour mettre à niveau le dénivelé fluvial et garantir la navigabilité continue de la batellerie. Déjà, dans son discours hallucinant du 11 mars, Macron lui-même a qualifié de « folie » la délocalisation de nos capacités nationales de fabrication des médicaments. Mais qui d’autre que les Raffarin/Mattéi, Sarkozy/Bachelot, Hollande/Valls, Macron/Buzyn et Cie, ont méthodiquement asphyxié l’hôpital en lui infligeant à la fois des cures drastiques d’austérité budgétaire (les suppressions de lits sont criminelles et les ministres maastrichtiens successifs de la Santé devront un jour en rendre compte !) et un mode de gestion cyniquement entrepreneurial qui aboutit aujourd’hui à une retentissante thrombose (comble de libéralisme “anti-étatique”, c’est l’armée française qui installe des hôpitaux de campagne et qui doit transporter les malades en surnombre d’une région à l’autre !). Sans parler de la manière dont ont été traités dans le même temps, euro-critères d’austérité obligent, les services publics essentiels (sapeurs-pompiers, SAMU, urgences hospitalières, mais aussi SNCF, école publique et Recherche scientifique ! Quand clouera-t-on enfin au pilori médiatique les naufrageurs du Point qui, ces dernières années, ont multiplié les “unes” assassines contre ces maudits fonctionnaires “budgétivores” qui sauvent aujourd’hui notre pays après avoir été inlassablement agonis d’injures par les folliculaires de la l’ultra-droite patronale ?

    2°) L’Union Européenne ne nous « protège » pas. Au contraire, l’euro-austérité et la « concurrence libre et non faussée » nous tuent !

    Appel du PRCF à soutenir un appel à la grève pour l’hôpital public, dénonçant l’euro austérité

     

    Non seulement à l’heure actuelle l’UE n’aide en rien les États frappés par le virus (il n’est que d’entendre le très europhile président italien Matarella fustiger l’inertie de Bruxelles !), non seulement l’ « économie de marché ouverte sur le monde » gravée dès l’origine dans les traités européens et dans la “constitution” de l’euro a conduit à délocaliser un maximum de capacités industrielles – y compris celle de fabriquer en France des médicaments et des matériels d’urgence !, non seulement elle a détruit les banques nationalisées, dépecé et privatisé partout le secteur industriel d’État (donc désarmé les capacités de riposte industrielle collective en cas d’urgence), mais sa maudite austérité fixée par Maastricht (les 3% annuels de PIB sans lesquels il n’y aurait pas d’euro !) a miné le système de santé en France, en Italie, en Grèce, en Espagne et ailleurs. Macron est là encore obligé à un rétropédalage piteux quand il fait l’éloge des personnels de santé « héroïques » alors qu’il a lui-même passé son temps à sabrer l’hôpital, à diminuer les remboursements Sécu, à privatiser les biens communs de la nation. S’il s’est trompé sur toute la ligne, que ce monsieur s’en aille tête basse ! Sinon, c’est qu’il ment aujourd’hui de manière cynique pour échapper au jugement du peuple violenté, qui tôt ou tard le rattrapera, comme le lui promettent les « Gilets jaunes » !

    3°) La propriété des grands moyens de production et d’échanges est devenue un luxe mortel pour l’Humanité

    Qu’est-ce en effet que ces marchés financiers mondialisés que l’on nous présente comme le régulateur central du système néolibéral et qui, dès qu’il y a un souci sérieux pour les humains, s’emballent comme des chevaux fous, spéculent contre l’économie réelle, coulent même certains fonds de pension (les retraites par capitalisation tellement vantées par les sots !), et font montre d’ un « chacun pour soi » et d’un « sauve qui peut » navrants qui sont le contraire de ce que l’on exige à juste titre des citoyens de base ?

    Qu’est-ce que ces grandes entreprises du CAC-40, ces labos pharmaceutiques privés et ces « services » de pointe qui sont capables de livrer sans cesse à la partie privilégiée et la plus insouciante de la population d’incessantes « innovations » abracadabrantes, mais qui ne savent plus produire en nombre des appareils respirateurs, des masques de protection, des médicaments vitaux, parce que la seule chose qui intéresse les actionnaires prédateurs, c’est la recherche à court terme du profit privé maximal ?

    On peut discuter des heures pour savoir si la Chine est ou non encore un pays socialiste : toujours est-il que c’est en prenant appui sur ce qui, chez elle, est encore socialiste ou qui, du moins, est issu des traditions socialistes (banque et secteur industriel d’État, médecine publique et recherche nationalisée de haut niveau), qu’en peu de temps – après un bref cafouillage initial dû à la nouveauté radicale du phénomène néo-viral, le choix politique du PC chinois a d’emblée été fait : sacrifier pour un temps la production manufacturière et les profits, mobiliser les volontaires du PC chinois, créer ex nihilo des hôpitaux, confiner d’emblée des gens et des provinces entières, bref, limiter à tout prix la contagion pour stopper l’expansion du virus. Alors que chez nous, les belles âmes « humanistes » qui reprochent au “régime chinois” son « totalitarisme », ont toujours réagi avec retard et avec le triple souci frivole de « préserver l’économie » (en réalité, le profit privé), de ne pas trop heurter les bobos (qui ne supportent pas de s’ennuyer trois semaines…)… et d’attendre sans doute (le Premier ministre anglais Boris Johnson l’a cyniquement avoué !), que la majorité de la population soit contaminée de manière à créer une hypothétique immunité de masse contre le virus (tant pis pour les milliers de gens qui y seront passés entretemps : pour eux, on créera, non pas des poumons artificiels, mais des « comités d’éthique » triant les heureux bénéficiaires des soins intensifs sur des critères néo-darwiniens !). De Trump niant sottement la pandémie ou de Xi Jinping prenant des mesures implacables pour la stopper, lequel est le moins en capacité de donner des leçons d’humanisme ?
    Vérification a contrario du fait que la propriété privée des entreprises stratégiques est un danger mortel pour la France, le gouvernement ô combien privatiseur de Macron et de Lemaire est forcé “en catastrophe” d’envisager la « nationalisation provisoire » de certains fleurons du CAC-40 pour empêcher les O.P.A. hostiles ou pour conjurer l’effondrement pur et simple !

    4°) Les irresponsables ne sont pas ceux qu’on croit !

    Concernant le pouvoir français, et même s’il ne faut absolument pas prétexter de cette critique pour affaiblir l’obéissance absolue aux « mesures-barrières » édictées, toujours trop tard (Buzyn elle-même l’a avoué !), par le gouvernement Philippe, il a moins d’excuses que les Chinois, qui ont « essuyé les plâtres » de l’épidémie et qui se sont magnifiquement repris. Macron a moins d’excuses que les autorités italiennes, qui ont « réceptionné » le virus en Europe et sur lesquelles le “temps d’avance” dont nous disposions n’a pas été mis à profit. D’autant plus que notre bon vieux service public centralisé (le “jacobinisme” a du bon !) efface les graves disparités régionales qui accablent la péninsule italienne archi-« décentralisée » et sanitairement très inégalitaire. Car Buzyn a commencé par minimiser la possibilité d’une épidémie en France, puis Macron s’est affiché au théâtre pour encourager les gens à consommer (« croissance » d’abord !). Il a même utilisé un conseil des ministres convoqué sur le thème du coronavirus pour décider de l’usage du 49/3 afin d’imposer la contre-réforme des retraites ! Et même quand Macron eut décidé – enfin, et à juste raison, bien que trop tardivement ! – de « fermer les crèches, écoles, collèges, lycées et universités », le très psychorigide Blanquer a passé un weekend, avec une palanquée de recteurs et de proviseurs sans cœur ni raison – à vouloir à toute force convoquer des centaines de professeurs dans les établissements scolaires (vidés de leurs élèves) au risque de violer les consignes de Philippe, de mettre gratuitement en danger la santé de ces fonctionnaires et de relancer la contagion !

    Quant aux usines, celles qui le pourraient ne sont toujours pas réquisitionnées pour produire, par ex., des masques à profusion, et les autres devront continuer à mettre leurs ouvriers en danger (encore combien de temps au moment où j’écris ceci* ?) pour fabriquer des marchandises sans nécessité première alors que le coronavirus tue déjà des centaines de compatriotes dans des suffocations insupportables ?

    Si notre pays était un pays socialiste, au sens non social-démocrate du mot, le même mot d’ordre y retentirait que celui qui souleva jadis l’URSS contre l’invasion allemande : « tout pour le front, tout pour la victoire ! » (sur le virus !) et la production serait sur le champ repensée de A à Z pour satisfaire le besoin humain le plus fondamental, celui de vivre, quitte à laisser tomber tout ce qui relève du « capitalisme de la séduction » et de son consumérisme obtusément prédateur. Mais cela serait possible parce que les moyens de production seraient la propriété de la nation, parce que la classe travailleuse serait au pouvoir, parce qu’il existerait des outils de planification industrielle. Et parce que, loin de se faire la guerre les unes aux autres pour le profit maximal, les entreprises auraient l’habitude de converger et de coopérer pour satisfaire les besoins de la population.

    5°) La classe travailleuse à l’offensive maintenant !

    Décidément, cette classe capitaliste avide et ses mandants, les Macron, Buzyn, Valls et autres Mattéi (le ministre de la santé de Chirac qui avait mis quinze jours à comprendre que des milliers de gens étaient en train de mourir pendant la canicule de 2003 !), ne peuvent plus, ne savent plus diriger le pays. De plus en plus, la classe capitaliste – qui croit sans doute, comme les “survivalistes” yanquis, qu’elle pourrait s’en tirer si l’humanité laborieuse toute entière s’écroulait ! – est le support social d’un système proprement exterministe, l’obsolète capitalisme-impérialisme. Sa maintenance de plus en plus coûteuse peut désormais – qui ne le voit ? – conduire l’humanité à sa perte rapide, que ce soit sous l’impact des pandémies, sous celui des prédations environnementales, ou sous les chocs répétés des guerres impérialistes qui incendient déjà la planète en vingt endroits différents ?

    A l’échelle mondiale, face à une euro-mondialisation capitaliste que les peuples rejetteront de plus en plus avec colère – il faut donc imposer un tournant révolutionnaire qui tout à la fois dynamisera un internationalisme prolétarien de nouvelle génération, réveillera le droit inaliénable de chaque pays à se développer (sans « critères de Maastricht » et autre loups-garous budgétaires désormais indéfendables !), et la coopération planifiée entre Etats libres, égaux et solidaires.
    Car ce ne sont pas l’Europe supranationale et la mondialisation néolibérale qui s’opposent dans leur principe au « repli national » moisi des Le Pen et Cie, c’est au contraire ces deux visages du Janus capitaliste, sa face euro-libérale incarnée par Macron et sa face pseudo-nationale personnifiée par la dynastie Le Pen, qui s’opposent ensemble à la perspective révolutionnaire de peuples libres, égaux et fraternels co-construisant le socialisme-communisme du troisième millénaire.
    Au niveau national, l’heure n’est donc pas à l’union sacrée derrière ce régime en faillite sanitaire et sociale, mais à l’affirmation du rôle d’avant-garde des travailleurs, et parmi eux, des militants communistes, des citoyens franchement progressistes et des syndicalistes de terrain pour :

    • Défendre et propager dans le peuple les mesures de protection conseillées par le corps médical, organiser la solidarité populaire avec les démunis, personnes âgées, malades, mal-logés, pauvres, soutenir les services publics, etc.

    • Exiger des milliards tout de suite pour les hôpitaux, la recherche et le système de soins

    • Exiger la suspension sine die des contre-réformes qui divisent notre peuple (retraites, E3C, Parcourus, privatisations, indemnisation du chômage, euro-fusion de PSA, etc.)** dans la perspective maintenue et renforcée d’une lutte pour leur retrait pur et simple

    • Exiger la réquisition des usines capables de produire les équipements nécessaires à la survie des personnes infectées

    • Exiger le paiement complet des journées chômées, l’application du principe de précaution dans toutes les entreprises et services,

    • Réquisitionner les immeubles vides pour qu’aucun sans-abri, aucun migrant ne suffoque dans la rue durant l’épidémie

    Exiger que les milliards dépensés à cette occasion soient prélevés sur les grandes fortunes et sur le grand capital. Les pollueurs de santé mondiale du grand capital devront payer la crise et il faudra appliquer strictement le principe proprement communiste qui présida à la création de la Sécurité sociale par le ministre du Travail de 1945, le métallurgiste communiste Ambroise Croizat : « de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ».

    Conclusion

    La crise du coronavirus ouvre un nouveau cycle historique de lutte entre les partisans d’un système obsolète, le capitalisme-impérialisme-exterminisme, et les porteurs d’un mode de production tourné vers l’homme, le socialisme-communisme. Après une période d’abattement prévisible, où il faudra surmonter la tentation du chacun pour soi et résister à la tentation de fascisation du système capitaliste en faillite, des millions de gens se mettront inévitablement en mouvement contre la mondialisation capitaliste, contre la « construction » européenne et contre l’oligarchie capitaliste ; tous les révolutionnaires, tous les progressistes doivent s’y préparer par la réflexion et l’organisation sans se leurrer sur l’extrême dureté des temps qui viennent. Pour que la vie humaine soit placée au-dessus des profits, plus que jamais doit retentir le double mot d’ordre de Fidel et du Che « la (les) patrie(es) ou la mort, le socialisme ou mourir, nous vaincrons ! ».

    Georges GASTAUD, le 18/03/2020


    *les firmes automobiles annoncent l’arrêt des chaînes. Il est vrai qu’elles vont cesser d’être approvisionnées…

    **alors que la gauche établie ne savait que faire pour s’afficher partie prenante de l’union sacrée “en marche”, le PRCF a d’emblée demandé la suspension immédiate des contre-réformes, dont les députés-godillots de LAREM venaient d’adopter le passage à coup de 49/3…

     

    source: https://www.legrandsoir.info/virer-la-mondialisation-virale.html

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  • La pandémie de COVID-19 nous appelle à la solidarité et à la révolution contre la mondialisation capitaliste qui menace l'Humanité Georges Gastaud - secrétaire national du PRCF appelle à la solidarité face à la pandémie de coronavirus cov-sars2. Il montre aussi pourquoi le système capitaliste et sa mondialisation est exterministe, c'est à dire qu'il menace l'Humanité. Et donc pourquoi la révolution est nécessaire

    sources: https://www.initiative-communiste.fr/ & https://www.youtube.com/

     

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  • Ce jeudi 19 mars 2020, un collectif de soignants a décidé de porter plainte contre Agnès , l’ex-ministre de la Santé, et Edouard Philippe à la suite des révélations de la première concernant l’incapacité du gouvernement (et de fait, de  également…) à anticiper les dramatiques conséquences de l’actuelle pandémie de . L’heure des comptes et de l’indispensable établissement des responsabilités (y compris devant la justice) viendra… mais ce gouvernement doit assumer TOUTES ses responsabilités face à l’actuelle pandémie et prendre les mesures de salut public pour protéger la santé ET la vie des des citoyens et des travailleurs.

     

     

    Vouloir juger Buzyn et Philippe est le minimum syndical, tant les responsabilités sont immenses et appellent à élargir la liste des accusés : au-delà de la macronie (Pénicaud et Le Maire qui poussent à aller travailler, Blanquer qui voulait assurer la “continuité pédagogique” dans les établissements scolaires qu’il n’envisageait même pas de fermer, etc.), c’est l’ensemble des gouvernements maastrichtiens ayant appliqué dogmatiquement les “critères de stabilité et de convergence” promus par l’UE, de Chirac-Raffarin-Mattéi à Macron-Philippe-Buzyn/Véran en passant par Sarkozy-Fillon-Bachelot ou encore Hollande-Valls-Touraine-Macron (alors ministre de l’économie…) qui doivent être mis en accusation. Au même titre que l’ensemble des états-majors des partis euro-compatibles, des prétendus “Républicains” aux soi-disant “écologistes” d’EUROPE-Ecologie les Verts et “socialistes” du PS, qui assimilent le communisme au nazisme… au même titre que le mensonger “Rassemblement national”, qui ne veut sortir ni de l’UE ni de l’euro, et encore moins du capitalisme !

    Et comment oublier les responsabilité d’un , dont le patron Geoffroy Roux de Bézieux appelle à aller travailler “impérativement”, “coûte que coûte” (le patronat n’a jamais eu que faire de la santé et de la vie des travailleurs), et bien entendu de la mortifère “Union européenne”, dont les principes sacrés de “concurrence libre et non faussée”, d'”ouverture à la concurrence” (la Poste et la SNCF peuvent en témoigner) et de “totale liberté de circulation” (surtout des capitaux… et des capitalistes) débouche sur l’euro-démantèlement des services publics, l’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques (comme le prévoit l’article 17 de l’actuel projet de loi dit d'”état d’urgence sanitaire”), l’euro-fascisation arasant les libertés publiques et l’euro-dissolution de la France et de la République. Un UE qui, par ses principes dogmatiques au seul services intérêts des forces du capital, a ouvert la voie à la déstructuration des services publics, structures hospitalières en tête (l’Italie peut également en témoigner !).

     
    Le PRCF n’a eu de cesse d’alerter contre l’euro destruction de l’hôpital public

    Tous ces responsables auront des comptes à rendre devant la justice une fois la crise passée : en attendant, pratiquons l’union nationale ET internationale entre citoyens et travailleurs, mais certainement pas avec un gouvernement d’incapables, d’irresponsables et, désormais, de justiciables mettant en danger la santé ET la vie des populations. Et plus que jamais, face au camp de la mort que représentent l’UE, le MEDEF ainsi que Macron/Philippe et leurs laquais, il est VITAL de sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN ET du capitalisme exterministe qui détruit l’environnement, la santé, les conquêtes sociales et démocratiques… et tout simplement la vie humaine.


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  • "Union nationale" ; "solidarité" ; "responsabilité" ; "discipline" : autant d'appels inlassablement répétés et lancés par Macron, Philippe et leurs laquais face au coronavirus. Plus que jamais, la solidarité avec les travailleurs exposés à la pandémie, l'application disciplinée et rigoureuse des gestes barrières, tout ceci est indispensable. Mais si nous sommes combattons le coronavirus, nous combattons également Macron et Philippe, qui somment les travailleurs de se rendre sur leur lieu de travail : et qu'importe si nombre d'entreprises ne respectent ni n'appliquent nullement les consignes de sécurité ! Et qu'importe qu'il y ait eu 89 morts en 24 heures ce mercredi 18 mars 2020 : seuls doivent primer les profits capitalistes !

    Ces profits doivent tellement primer que le projet de loi sur "l'état d'urgence sanitaire" se révèle surtout un état d'urgence... pour les forces du capital. Pêle-mêle : remise en cause des congés payés, du repos hebdomadaire, du repos dominical, des 35 heures, etc., et ceci conformément aux normes dictées par l'UE : bientôt 4 semaines de congés payés (pour lesquels nous ne déciderons pas) et la semaine de travail de 48 heures (horaire maximal autorisé par l'UE).

    C'est ce à quoi nous mènent Macron et Philippe, qui n'ont rien vu venir, dont la principale préoccupation est d'assurer la rentabilité du patronat et des actionnaires, et certainement la santé sacrifiée des travailleurs et qui voient de plus en plus les conquêtes sociales et démocratiques lorgnées par ce pouvoir aux abois, capable de refuser l'allongement du temps de deuil à des parents dont les enfants décéderaient.

    Macron/Philippe et leurs laquais serviles, le MEDEF et l'UE : ils symbolisent la putréfaction du capitalisme et de l'européisme, dont les mesures autoritaires et antisociales sapent méthodiquement et progressivement tous les acquis arrachés de haute lutte. Plus que jamais, combattons le coronavirus, et combattons les responsables de cet immense fiasco, qui sera probablement un jour un scandale d'Etat.

    La pandémie du coronavirus, symbole de l’échec pitoyable de la « mondialisation (capitaliste) heureuse », révèle chaque jour davantage la réalité du pouvoir capitaliste, européiste et atlantiste. Face au camp de la mort que représentent Macron/Philippe et leurs laquais, le MEDEF et l’UE, pour en finir avec l’euro-fascisation assimilant le communisme au nazisme, l’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques, l’euro-dissolution de la France et de la République, il est VITAL de sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN ET du capitalisme exterministe qui détruit l’environnement, la santé, les conquêtes sociales et démocratiques… et tout simplement la vie humaine.

    Fadi KASSEM

    secrétaire national adjoint du PRCF

    sources: https://www.initiative-communiste.fr/  &  https://www.youtube.com/

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  • Buzyn avoue tout : Macron, Philippe et LREM sacrifient les vies humaines pour les municipales !

    Ce mardi 17 mars 2020 constituera peut-être le début de l’effondrement pour le pouvoir macroniste. Dans un entretien explosif réalisé par Le Monde, Agnès Buzyn, l’ancienne ministre de la Santé et candidate déchue aux élections municipales à Paris, a lâché une véritable bombe au sujet du comportement inconséquent, irresponsable et dangereux pour la vie des citoyen(ne)s et des travailleurs étrangers. En effet, l’ancienne ministre explique : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu ». Et d'ajouter sur le déroulé de sa campagne municipale : « Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. J’ai vécu cette campagne de manière dissociée. » Mais au-delà, Agnès Buzyn met directement en cause Emmanuel Macron – qui, rappelons-le, insistait pour que « la vie continue » le 6 mars 2020 et qui certifiait que les élections municipales pouvaient se dérouler sans problème le jour même du vote le 15 mars... – et Edouard Philippe : « Le 11 janvier, j’ai envoyé un message au président sur la situation » – « président » qui, le 6 mars 2020, s’encanaillait au théâtre et affirmait fier-à-bras et avec une infantile inconséquence : « Il ne faut pas, sauf pour les populations fragiles, modifier les habitudes de sortie » ; puis d’assurer auprès du Premier ministre le 30 janvier dernier que « les élections ne pourraient sans doute pas se tenir ». Règlement de comptes ? Si seulement cela pouvait être le cas... Mais voilà : l’ancienne ministre reconnaît elle-même sa part de responsabilité lorsqu’elle a dû choisir entre sa mission pour lutter contre le coronavirus et la candidature à la mairie de Paris : « Je recevais des milliers de textos me disant : ‘Il n’y a que toi…’ Je me suis dit que je n’allais pas laisser La République en marche dans la difficulté… Paris est un beau mandat. J’ai appelé moi-même le président pour lui dire que j’y allais ». Et de prédire qu’il y aura des « milliers de morts ». De deux choses l’une : ou bien Le Monde, relayé par le Huffington Post, Ouest-France, etc., en ce mardi 17 mars dans l’après-midi, sont des journaux « conspirationnistes », « complotistes », « désinformateurs », etc., et dans ce cas l’ancienne ministre devra rapidement se justifier, tout en ayant conscience qu’elle se serait discréditée personnellement. Ou bien tout ceci est vrai, et dans ce cas Madame Buzyn confirme tout ce que ne cesse de marteler le PRCF depuis le soir du premier tour de l’élection présidentielle le 23 avril 2017, à savoir que Macron est non seulement illégitime, mais aussi vecteur de la fascisation et, plus que jamais, dangereux pour la vie des citoyen(ne)s et travailleurs étrangers. Ne doutons pas que la majorité LREM, VRP caricaturale et fanatique du « Nouveau Monde », porte une immense responsabilité dans la crise sanitaire que connaît la France du fait de son incapacité à prévoir quoi que ce soit ; or gouverner, c’est prévoir. Obnubilé par la seule volonté d’appliquer les critères de Maastricht et la « concurrence libre et non faussée » à l’ensemble des services publics – à commencer par les structures hospitalières –, au point de privilégier l’adoption de la contre-réforme des retraites (qui était encore le sujet central pour le gouvernement il y a moins de 10 jours !) par le biais de l’article 49-3, européiste zélé promouvant le « pacte girondin » et le « saut fédéral européen » afin de mettre en place une utopique – et même pathétique dans le cadre de la crise sanitaire actuelle – « souveraineté européenne », défenseur acharné de la « libre entreprise » et de la « start-up nation », chantre béat de la « mondialisation heureuse », Macron n’est que le digne successeur de tous ces technocrates, industriels et banquiers de l’entre-deux-guerres qui assassinèrent la Troisième République, portèrent Pétain au pouvoir et s’engagèrent massivement dans la Collaboration, la « loi du profit » prévalant sur toute considération "non rentable". Avec ces aveux édifiants, Buzyn met à nu, une nouvelle fois, la réalité du pouvoir capitaliste, européiste et atlantiste. Face au camp de la mort que représentent Macron/Philippe et leurs laquais, le MEDEF et l’UE, pour en finir avec l’euro-fascisation assimilant le communisme au nazisme, l’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques, l’euro-destruction de la France et de la République, il est VITAL de sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN ET du capitalisme exterministe qui détruit l’environnement, la santé, les conquêtes sociales et démocratiques… et tout simplement la vie humaine.

    Télécharger « 200317-LM.fr-Les regrets d-Agnès Buzyn -On aurait dû tout arrêter-c-était une mascarade.pdf »

    source: https://www.youtube.com/

     

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  • Déclaration du Secrétaire National, de la commission Luttes et de la sous-commission  du PRCF (15/03/2020- Paris )

    Jeudi 12 mars 2020, contredisant de manière cinglante le pathétique ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel  (qui assurait encore l’après-midi même qu’il n’y aurait pas de fermeture générale des écoles…), Emmanuel Macron a annoncé la fermeture des crèches et de tous les établissements scolaires de la maternelle à l’université, affirmant que « la priorité absolue de notre nation sera notre  » et que « la  n’a pas de prix », appelant ainsi à privilégier le télétravail dès que c’est possible

    Visiblement, cette demande n’a pas été entendue par un certain nombre de chefs d’établissements et de recteurs d’académie, ce dont témoigne ce courriel envoyé par la rectrice de l’académie de Versailles, Charline Avenel – qui doit sa nomination à son ami Macron et à la modification de la loi de nomination des recteurs d’académie en octobre 2018… –, à l’ensemble des personnels de l’Académie le 13 mars 2020 au soir :

     

    « Madame, monsieur,

    Je tiens tout particulièrement, ce soir, à vous remercier pour votre action dans les écoles et établissements scolaires. Je sais le rôle essentiel que vous avez auprès des élèves et leurs familles.

    Comme vous le savez, afin de protéger au mieux l’ensemble de la population et de tenir compte de l’évolution de l’épidémie de , les élèves ne seront plus accueillis dans les écoles et établissements scolaires à compter du lundi 16 mars jusqu’à nouvel ordre à l’exception dans les écoles et  des enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire

    Nous nous sommes préparés, avec vous, à cette situation inédite et je sais que dans chaque école et chaque établissement, le travail des équipes est en cours pour répondre à l’objectif de continuité pédagogique et administrative afin d’accompagner chaque élève. 

    Les établissements et écoles restent ouverts. Les personnels rejoignent leur lieu de travail autant que possible. Les personnels qui ne pourront se déplacer (personnels fragiles, parents devant garder leur enfant à domicile, situations particulières) seront recensés par les responsables.

    Un plan de continuité pédagogique est mis en œuvre pour lequel des instructions ont été transmises aux établissements. Un plan de continuité d’activité identifie les fonctions les plus critiques pour lesquelles des solutions d’organisation doivent être trouvées. Le dispositif sera ajusté au fur et à mesure de l’évolution de la situation et des besoins.

    Votre engagement au quotidien permet de mettre en œuvre la continuité pédagogique et administrative dans la crise que nous connaissons, dans un climat de sérénité. 

    Je sais pouvoir compter sur l’engagement de chacun. Je vous assure de tout mon soutien dans cette période où vous êtes particulièrement sollicités.

    Charline Avenel

    Rectrice de l’académie de Versailles »

               

    N’ayant visiblement pas digéré la ridiculisation dont il a été la victime collatérale, Jean-Michel Blanquer a annoncé ce samedi 14 mars que les établissements scolaires restaient ouverts pour les « équipes éducatives » chargées d’assurer une « permanence pédagogique » dans les établissements dès lundi … contredisant ainsi la priorité accordée au télétravail et aux « cours en ligne » pouvant être assurés depuis les domiciles. Le soir même, sautant sur l’occasion, la rectrice, copine de Macron, écrit de nouveau à l’ensemble des personnels de l’académie de Versailles, sommant les personnels de rejoindre « les écoles et les établissements scolaires autant que possible en fonction de la modalité fixée » par « les chefs d’établissement, les inspecteurs du premier degré et les directeurs d’école » : autrement dit, en conférant les pleins pouvoir à des logiques locales déjà à l’œuvre dans la politique de mise à mort de l’Éducation nationale.

    Pourtant, samedi soir, le Premier ministre a encore contredit Jean-Michel Blanquer, réaffirmant que la « meilleure façon de freiner la progression de l’épidémie est la distanciation sociale » et annonçant la fermeture de « tous les lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays » : les établissements scolaires au sein desquels ne doivent pas se rendre les élèves constituent-ils des lieux si indispensables au point que Blanquer et ses laquais de recteurs – celle de Reims ayant adopté des positions similaires à celle de Versailles – pour obliger les enseignants à être le plus présents possible dans des lieux vides et, de surcroît, rarement bien équipés pour assurer le travail à distance ?!

    Les déclarations de Blanquer – acculé et qui se contredit à longueur de temps, comme ce dimanche matin – et les injonctions de ses valets de recteurs et autres chefs d’établissement zélés sont proprement inacceptables et irresponsables. Elles témoignent du mépris constant et croissant de la part de recteurs souvent plus attachés au montant de leur prime d’activité de fin d’année qu’à assurer la protection d’un personnel enseignant dévoué, réussissant des prouesses au quotidien et dans le cadre de cette crise sanitaire pour s’adapter et planifier un travail sans contact avec les enfants.

    Elles témoignent également du manque de considération flagrant de technocrates démagogues – Blanquer en tête –, dont de telles injonctions reviennent à laisser entendre que les professeurs ne travailleraient pas à leur domicile : comme si les préparations de cours, les corrections de copie, le travail à distance (correspondance avec les parents d’élèves, remplissage du cahier de texte électronique, des notes et des bulletins…), etc., ne constituaient pas déjà du travail (au demeurant, fort mal rémunéré) !

    Elles témoignent enfin du zèle fanatique d’une partie croissante de la hiérarchie administrative qui, telle Charline Avenel, multiplie les injonctions et intimidations envers les enseignants au quotidien, menace les syndicalistes et les personnels en lutte contre la destruction du lycée et du baccalauréat, l’arasement des retraites par répartition, le recrutement contractuel croissant, la mise au pas des contenus disciplinaires, etc.

    Les enseignants de tous les degrés scolaires méritent autant le respect et l’attention sanitaire adéquats dans le cadre de cette pandémie qui menace également leur vie et qui, pour nombre d’entre eux, sont également parents ! Il est inacceptable que Blanquer, dont les propos sont en contradiction flagrante avec ceux de Macron et Philippe, et que des chefaillons locaux ou académiques voulant satisfaire les desiderata de leurs maîtres, obligent les personnels à travailler dans les établissements scolaires, alors même que l’OMS prône la « distanciation sociale » et que le président de la République lui-même, dans un très rare élan de lucidité, affirme accorder la priorité au télétravail et à la santé de l’ensemble des populations.

    Le PRCF condamne ces intimidations, injonctions et pressions relevant de la démagogie néolibérale et de l’autoritarisme local, témoignant du degré d’irresponsabilité et de nuisance extrême d’une partie (de plus en plus importante) de la hiérarchie administrative de l’Éducation nationale, qui passe pourtant son temps à prôner hypocritement la bienveillance envers les élèves (mais certainement pas envers les enseignants !), mais aussi de l’impréparation de nombre d’établissements pour faire face à une telle crise – et ce malgré les propos mensongers, une nouvelle fois, d’un ministre aux abois et totalement dépassé par les événements.

    Le PRCF exige une uniformité des règles à l’échelle nationale pour l’ensemble des professeurs de la maternelle à l’université, en privilégiant au maximum, et à titre provisoire, le travail à distance au nom du principe de protection sanitaire, et apporte son soutien à tous les personnels enseignants, mais aussi aux personnels administratifs, techniques et médicaux responsables qui font preuve de discernement face à cette pandémie mondiale. Il appelle l’ensemble des personnels à faire usage de leur droit de retrait sans hésitation en cas de pressions et d’intimidations.

    Le PRCF met également en garde contre la tentation d’instrumentalisation de cette crise sanitaire sans précédent pour promouvoir de manière structurelle une « école en ligne » qui viserait, à terme, à détruire le statut de la fonction publique enseignante, à privilégier le recrutement de personnels contractuels, à renforcer l’autonomie des établissements (en réalité, des chefs d’établissement), à assouvir la pression des groupes privés vendeurs de services marchands pour l’éducation. En somme, à accélérer l’ensemble des contre-réformes réclamées par le MEDEF et l’UE, et appliquées avec zèle par les Chirac-Raffarin-Ferry, Sarkozy-Fillon-Chatel, Hollande-Valls et autres Macron-Philippe-Blanquer, ayant déjà fortement déstructuré l’Éducation de moins en moins « nationale » et de plus en plus européiste, socialement ségrégative et « territorialisée ».

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • ..... A LA SANTE PUBLIQUE; MAIS « EN MEME TEMPS », UNION ET ACTION POUR UNE COOPERATION INTERNATIONALE AFFRANCHIE DES HORREURS DE L’EURO-MONDIALISATION CAPITALISTE !

    par Georges Gastaud, secrétaire national, Fadi Kassem, secrétaire national adjoint, Gabriel Casadesus et Jean-Claude Houseaux, responsables de la commission du Pôle de Renaissance Communiste en France.

    Coronavirus : LES COMMUNISTES A L’AVANT-GARDE POUR L’APPLICATION DES MESURES-BARRIERES INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES INDISPENSABLES A LA SANTE PUBLIQUE; .....

    Les mesures annoncées ce 12 mars par Emmanuel Macron pour freiner le coronavirus sont, pour certaines, nécessaires (« mesures-barrières » individuelles et collectives), même si elles interviennent trop tardivement et davantage dans la réaction que dans la planification (par ex. l’indispensable fermeture des établissements scolaires).

     Par ailleurs, à supposer qu’il faille absolument maintenir le calendrier des municipales, quelles mesures contraignantes seront-elles prises par les autorités nationales et locales, dans les bureaux de vote, pour protéger les électeurs et ne pas surexposer à la contagion les présidents de bureau et autres assesseurs, tous partis confondus ?

     A plusieurs reprises, Macron a souligné qu’il fallait privilégier la santé publique et n’avoir cure des coûts immédiats pour terrasser l’épidémie. Nous l’avons toujours dit, mais cette exigence humaniste est en contradiction avec ce que Macron a fait, plus encore que ses prédécesseurs maastrichtiens, les Raffarin, Sarkozy, Hollande, pour stranguler les services publics, notamment l’hôpital, et pour réduire les acquis sociaux dans notre pays (retraites, remboursements maladie, indemnités chômage, niveau des salaires, investissement sur l’école, la recherche et l’université, etc.) au nom des INDEFENDABLES « critères de Maastricht » associés à la monnaie unique européenne.

     Par ailleurs, les propos de Macron condamnant implicitement la mondialisation néolibérale et réclamant plus de « souveraineté » (« française et européenne », alors que la seconde phagocyte notoirement la première !) ne sont pas loin de rappeler le discours mensonger de Sarkozy en 2008 : ce destructeur des acquis syndicaux français osait alors se présenter en héraut de la résistance antilibérale dans le monde ! Quant au « nouveau Monde » cher à Macron, il n’est rien d’autre qu’une dérégulation sauvage détruisant l’indépendance de la France et les conquêtes du CNR sur l’autel de la « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée ».

     Quel aveu néanmoins, s’agissant d’un chantre du néolibéralisme tel que lui, que de voir Macron renier – dans les mots ! – la mondialisation capitaliste et faire l’éloge de la « solidarité », du « faire nation », voire de la Sécu à la française créée par Ambroise Croizat ! Ces déclarations sont liés au fait que des millions de Français comprennent mieux désormais, à la lumière de la pandémie, que la mondialisation néolibérale, et son antenne européenne qu’est l’UE, ne « protègent » pas les peuples : au contraire, elles les livrent aux pandémies à répétition, à la surchauffe climatique, à la guerre économique permanente et à la spéculation la plus éhontée ! Car au moment où le président des hyper-riches en appelle à l’union sacrée des Français de base contre le virus, ses bons amis actionnaires – et tout particulièrement ceux de la place financière « française » – jouent contre l’économie réelle et contre ce qui reste du produire en France en organisant une spéculation baissière sans précédent, même en 2008 !   

    Dans ces conditions, le PRCF appelle les citoyens

    1.à respecter avec la plus grande discipline les mesures-barrières et à LES FAIRE RESPECTER AUSSI PAR LE PATRONAT et par l’ETAT y compris par la suspension des activités de travail partout où elles sont dangereuses pour les travailleurs et les usagers : ce n’est pas au contribuable de payer les indemnités pour chômage partiel des grandes entreprises du CAC 40, les patrons des firmes monopolistes qui ont reçu des milliards de l’Etat doivent assumer leurs responsabilités et non ruiner un peu plus les finances publiques. Solidarité de classe sur chaque lieu de travail, il y va de la vie humaine qui doit passer avant n’importe quelle considération de profitabilité !

    2.à exiger de l’Etat des milliards pour l’hôpital public et ses personnels : AU DIABLE LES CRITERES DE MAASTRICHT !

    3.à sortir “de la loi du marché” et “quel qu’en soit le coût” – on cite le discours d’hier soir de Macron – l’alimentation, les médicaments, etc.

    4.à exiger la réquisition des moyens industriels nécessaires pour produire en urgence les ressources médicales indispensables (masques, etc.)

    5.à exiger une vraie coopération internationale d’Etat à Etat (européens et non européens – je crois que le “et” va mieux que le “ou”) qui est le contraire de l’anarchie de la production que signifie le capitalisme, ce système proprement exterministe qu’aggravent encore l’UE, l’OMC, le FMI et toutes les autres institutions mortifères du grand capital.

    6.Solidarité « en bas » (travailleurs, voisins, etc.) pour s’entraider sans considération d’argent ! solidarité entre les peuples ! Réapprenons à « faire nation » en bas, non pas AVEC MM. les capitalistes et leurs commis politiques, mais avec tous ceux qui préfèrent l’intérêt général à leur avantage privé !

    7.Nationalisation des labos pharmaceutiques sans indemnités pour les actionnaires incapables d’approvisionner correctement le pays en médicaments

    8.Suspension sine die de toutes les contre-réformes tournées contre ceux que Macron appelle « les plus fragiles » : retraites, indemnités chômage, services publics, etc.

    Faisons face au coude-à-coude à l’horreur du coronavirus. Mais n’oublions pas qu’il ne pourrait pas frapper ainsi toute l’humanité s’il n’avait pour vecteur planétaire un système capitaliste de plus en plus débridé qui fait passer le profit avant la vie. Plus que jamais, comme disait Fidel Castro, la question posée est : « le socialisme ou la mort !» ; car soit l’humanité se débarrassera à temps du capitalisme, soit le capitalisme finira par détruire l’humanité, et il ne s’agit pas d’échéances à très long terme !  

     Le PRCF termine en remerciant tous les travailleurs qui continuent à faire tourner le pays, et spécialement à soigner les gens quitte à se mettre eux-mêmes en danger ; alors que, honteusement, les capitalistes s’efforcent de maximiser leurs gains en appelant l’Etat à la rescousse et en spéculant sans vergogne contre l’économie réelle.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/ (le 13/03/2020)

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    Face à l’adoption sans vote parlementaire de la contre-réforme des  (49/3), face aux attaques liberticides débridées du régime LAREM, une  unitaire des forces de progrès s’impose pour relancer et renationaliser les résistances !

     

    Motion du secrétariat national du PRCF-5/03/2020

     

    Sans pudeur, le gouvernement présidé par Macron a détourné une session prétendument consacrée à la lutte contre le  pour décider d’imposer la contre- à coup de 49/3. Une fois de plus, pour exécuter à marche forcée la « recommandation » européenne qui somme la France d’instaurer un régime unique « pour faire des milliards d’économie », le gouvernement piétine nos libertés.

    Car l’utilisation du 49/3 pour museler l’opposition est une étape de plus dans l’empilement de mesures et de comportements fascisants qui, à coups de violences policières, de légalisation ad vitam aeternam de l’état d’urgence, de flicage d’internet, de limitation du droit de grève, de mesures illégales contre les lycéens en lutte, de répression syndicale, tend à habituer les Français à un régime de force cyniquement dévoué au grand capital.

    Dans ces conditions, le PRCF :

    Appelle les militants franchement progressistes à participer à toutes les mobilisations unitaires pour le retrait de la (des) contre-réforme(s) et à y condamner toutes les mesures liberticides du gouvernement ; à cette occasion, associons le drapeau rouge des travailleurs au drapeau de la Révolution française, un drapeau qu’il ne faut, à aucun prix, abandonner aux euro-casseurs de la France, ni a fortiori, à l’extrême droite raciste

    Dénonce la prétendue « conférence de financement » qui n’a d’autre objet que de permettre au super-jaune Berger, secrétaire général de la CFDT et président de l’ainsi-dite « confédération européenne des syndicats », de donner l’apparence du « dialogue social » à un diktat européen destructif des conquêtes du CNR

    Invite les militants communistes à faire tomber les masques en interpellant le parti « socialiste » et ses candidats, qui feignent de s’opposer à la contre-réforme alors qu’ils sont favorables à la retraite par points et à tous les desiderata de l’UE. – En particulier, les élections municipales ne doivent pas servir à faire diversion aux luttes sociales, mais doivent permettre à chacun de voir clairement qui est POUR et qui est CONTRE la et les contre-réformes, sans permettre le double jeu politicien et les alliances contre-nature.

    Appelle les secteurs en lutte à débattre d’une MANIFESTATION NATIONALE UNITAIRE DE COMBAT COORGANISEE PACIFIQUEMENT A PARIS, A PROXIMITE DES LIEUX DE POUVOIR, en intégrant les syndicalistes de lutte, les Gilets jaunes et les organisations politiques progressistes favorables au RETRAIT de la contre-réforme. Il est temps d’appeler d’une seule voix au « tous ensemble en même temps » indispensable pour relancer nationalement le bras de fer et le gagner.

    ILS CASSENT NOTRE PAYS ET NOS CONQUIS, BLOQUONS LEURS PROFITS !

    Invite les Français, non pas à l’ derrière ce gouvernement de guerre sociale contre le monde du travail, mais à l’union civique derrière les personnels hospitaliers en lutte : tant pour accomplir leurs missions ordinaires que pour vaincre le coronavirus, l’ public n’a pas besoin du respect pointilleux de la « règle d’or » budgétaire imposée par le Traité de Lisbonne mais des milliards d’euros que ce gouvernement détourne vers le financement public du CAC-40 et vers la course au surarmement imposée par l’OTAN.

     
     
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  • Face au 49-3 de la honte du régime Macron UE MEDEF,  secrétaire national explique les propositions du PRCF pour un tous ensemble et en même temps gagnant pour la classe des travailleurs.

    Avec notamment d’organiser une  à Paris pour relancer une semaine de blocage du profits partout en France.

     

    source: https://www.youtube.com/

     
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  • Déclaration commune PC de Belgique et PRCF

    “solidarité avec les travailleurs de nos pays dans leur combat pour la sauvegarde des conquis sociaux et des retraites, contre la criminalisation des mouvements sociaux et syndicaux”.

    Rencontre du Parti Communiste de Belgique et du PRCF : Déclaration commune (IC.fr-2/03/20)

    1er mars 2020 – Paris – Les représentants des départements internationaux de nos deux organisations se sont rencontrés ce dimanche 1er mars à Paris.

    Nous avons échangé sur l’actualité internationale et le développement de nos partis et organisations respectives. Nous condamnons l’agression du régime turc contre la Syrie. Nous exprimons la nécessité de poursuivre et amplifier notre combat commun contre le retour du fascisme et contre le révisionnisme historique de l’Union européenne.

    Nos deux organisations réitèrent leur pleine et entière solidarité avec le Parti communiste de Pologne, victime d’une chasse aux sorcières vieille de plusieurs années, et qui s’est amplifiée depuis la résolution du Parlement européen du 19 septembre dernier, qui assimile, honteusement et mensongèrement, le communisme au nazisme. Nous affirmons notre solidarité avec les travailleurs de nos pays dans leur combat pour la sauvegarde des conquis sociaux et des retraites. Nous condamnons la répression et la criminalisation des mouvements syndicaux. Nous souhaitons poursuivre nos relations bilatérales et notamment organiser des événements internationaux en commun, comme nous le faisons actuellement pour défendre nos camarades polonais.

    Le PRCF a organisé une manifestation samedi 29 février devant l’ambassade de Pologne à Paris.
    Le  fera de même ce lundi 2 mars à Bruxelles.

    Etaient présents : Julien Hannotte-Morais (secrétaire politique du PCB-CPB), René Andersen (responsable international), Annie Lacroix-Riz (historienne, membre du CC du PRCF) et Aymeric Monville (secrétaire de la commission internationale du PRCF)

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Macron joue l’union sacrée contre le #coronavirus mais en réalité attaque le peuple avec le #49al3 ! (IC.fr-1/03/20)

    Alors qu’il faisait mine de se réunir dans un conseil des ministres extraordinaire, ce samedi 29 février, soit disant pour lutter contre l’épidémie de , le régime Macron vient en fait de profiter de cette couverture pour imposer l’interdiction du débat sur la  en utilisant l’article  de la Constitution. Après avoir interdit le vote en commission des lois par l’Assemblée, c’est le vote par les députés qui est ainsi interdit.

    Par un moyen brutal et autoritaire, et alors qu’il vient de promulguer des mesures limitant les rassemblements de plus de 5000 personnes, le régime Macron s’arroge donc le droit d’imposer par la force un texte l’autorisant à décider seul, sans qu’aucun député n’ait son mot à dire, avec des ordonnances et décrets du recul de l’âge de départ à la retraite et de la baisse massive des pensions. Et ce avec la complicité active de la CFDT…. Dans une déclaration, le PRCF appelle à la mobilisation populaire.

     

    Déclaration  et ,

    secrétaires du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

    Macron joue l’union sacrée contre le #coronavirus mais en réalité attaque le peuple avec le #49al3 ! (IC.fr-1/03/20)

     

    D’août 1914 à nos jours, la grande bourgeoisie française s’y entend à merveille pour appeler à l’ « union sacrée » chaque fois qu’elle doit faire face à une crise aiguë et… qu’elle entend du même coup museler le mécontentement populaire. Et les traditions de servilité propres à la social-démocratie, toutes tendances confondues, sont tellement ancrées que ça marche à chaque coup : car toute une partie de la gauche petite-bourgeoise est alors ravie de montrer obséquieusement combien elle est « responsable », « raisonnable » et « patriote »…

    Il en va de même aujourd’hui face à la menace du coronavirus, ce symbole imprévu de l’ « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (Traité de Maastricht) qui tient lieu de coopération internationale à l’heure de la mondialisation néolibérale.

    Stop à la fausse union sacrée,

    oui au tous ensemble et en même temps !

    Bien entendu, nul être sensé ne refusera d’accomplir avec civisme tout ce qui peut faire barrage au danger bien réel de pandémie. Mais d’abord, refusons la petite musique haineuse qui vise en permanence la République populaire de Chine dans nos médias. Le peuple chinois est frappé par un grand malheur et il fait face avec discipline et esprit de solidarité : il faut l’aider et nous aider en l’aidant, comme le font déjà les médecins cubains et comme nous appellerions de même à secourir, sans arrière-pensée, le peuple allemand ou le peuple américain dans les mêmes circonstances. Et non trouver matière à dénigrement anticommuniste à chacune des décisions fortes prises à Pékin…

    Et surtout, comment exiger l’« union sacrée » contre le virus alors que, dans le même temps, le gouvernement LREM et ses députés-godillots profitent du tapage autour de l’épidémie pour supprimer d’un trait de plume les régimes de retraite solidaires de la SNCF, de la RATP et de l’Opéra (aujourd’hui même !), promouvoir en catimini avec la droite des projets antigrève à Radio-France, adopter un décret scélérat qui permettra de ficher l’opinion des gens, de sanctionner les enseignants grévistes, de forcer les lycéens hostiles au sous-bac Blanquer à composer sous la « protection » de la police de Castaner, ne rien entendre, ne rien voir quand les personnels hospitaliers et soignants sont à bout de souffle dans des hôpitaux et EHPAD au bord de l’asphyxie ?

    Profitant du coronavirus le régime Macron passe en force sa contre réforme des  à coups de 49.3

    En réalité, si ce gouvernement d’euro-démontage des acquis du CNR était sincère quand il appelle à l’union sacrée contre le virus, il commencerait par suspendre sa course aux contre-réformes que, tout au contraire, il ACCELERE à la faveur du trouble créé dans l’opinion par le risque de pandémie. Dans la foulée, Philippe annoncerait qu’il extrait à jamais le budget des hôpitaux de l’infâme « règle d’or » budgétaire qui strangule no services publics au nom de l’euro aligné sur le mark. Mais Philippe n’en fera rien, qui peut en douter ?

    Alors oui, union civique derrière le service public hospitalier qui est en première ligne contre l’épidémie, avec tous les personnels médicaux et paramédicaux. Et, oui, lavons-nous soigneusement les mains, renonçons quelque temps à « faire la bise » tous azimuts, portons des masques sanitaires s’il le faut (y compris s’il le faut dans les manifs à venir ?).

    Mais surtout, revendiquons des MILLIARDS D’EUROS pour l’hôpital publicdéfendons nos retraites solidairescondamnons le diktat du 49/3 que ce gouvernement ose odieusement utiliser contre notre système social et contre notre démocratie ; dénonçons aussi le système patronal odieux des « carences » qui empêche les salariés de couper court à une maladie commençante au risque de contaminer leurs collègues, leurs patients ou leurs élèves.

    En un mot, défendons la santé des Français et des autres habitants de la planète. Non pas AVEC Macron, l’UE et Edouard Philippe, mais contre eux, et contre la mondialisation capitaliste de plus en plus viralement débridée qu’ils incarnent.

    par Georges GASTAUD et Fadi KASSEM, secrétaires du PRCF

    le 29/02/2020

    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/direct-coronavirus-covid-19-emmanuel-macron-preside-un-conseil-de-defense-et-un-conseil-des-ministres-exceptionnels_3846311.html

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • QUELLE PERSPECTIVE SOCIOPOLITIQUE POUR LE MOUVEMENT POPULAIRE ?-par Georges GASTAUD Secrétaire national du PRCF (IC.fr-23/02/20)

     

    Servilement dévoué à ses commanditaires de l’UE et du MEDEF, Macron voudrait passer en force sa contre-réforme des retraites rejetée par l’écrasante majorité des travailleurs. Pour autant, ce gouvernement de tortionnaires sociaux « roule sur les jantes » ; il ne tient plus guère que grâce à une répression barbare, aux médias asservis et à une « conférence de financement » entièrement conçue par Berger pour éteindre l’incendie social.

    Dans une telle situation, le PRCF rappelle sa proposition de lutte, à laquelle aboutissent peu à peu sous des formes diverses d’autres partis et syndicats : celle d’une MANIF UNITAIRE DE COMBAT sur les Champs Elysées, associant les syndicats de lutte, les gilets jaunes et les organisations progressistes 100% hostiles à la retraite par points (pas le PS, donc !), au besoin en campant sur place : le but serait d’appeler tous ensemble et en même temps au blocage du profit capitaliste sur le thème « ils cassent nos acquis et notre pays, bloquons leurs profits ! ». Ce qui n’interdirait nullement de participer aux appels de l’Intersyndicale et d’appuyer les actions décidées par les AG inter-pros (blocages de port, actions contre les E3C en lycée, mouvement universitaire…).

    Cependant, la responsabilité des organisations politiques, dont la nôtre, est avant tout d’aider les travailleurs en lutte à dégager une perspective politique fédératrice sans laquelle les mobilisations ne peuvent pas percuter frontalement l’adversaire de classe (le montrent les exemples historiques du Front populaire, du CNR, voire de mai 68). Cette perspective révolutionnaire est indispensable : car le vide politique créé depuis des décennies par la fausse gauche pro-Maastricht est tel que les observateurs annoncent déjà un second tour présidentiel opposant à nouveau Macron-MEDEF au parti lepéniste en 2022.

    Face à cette tenaille macro-lepéniste qui n’en finit pas de broyer le mouvement ouvrier et la République, certaines « alternatives » ne sont que des diversions. Telle est la resucée d’union des euro-gauches que propose la direction du PCF : poussant des cris d’horreur à l’idée d’un « Frexit progressiste », occultant la résolution fascisante qu’ont votée en chœur les eurodéputés du RN, de LREM, des LR, du PS et des Verts qui veulent proscrire les emblèmes communistes dans toute l’Europe, Fabien Roussel (PCF) entreprend, par électoralisme, de ressusciter le PS discrédité. Comme si la classe ouvrière pouvait oublier les délocalisations et autres privatisations concoctés par l’UE et inlassablement exécutées par le PS !

    D’autres politiciens proposent une « union des patriotes des deux rives » qui élude la lutte anticapitaliste et minimise le danger de l’extrême droite: sauf que les Dupont-Aignan, Le Pen et autre Frédéric Poisson, que courtise M. Asselineau, refusent très officiellement toute idée de sortir la France du carcan de l’UE…  

    C’est pourquoi le PRCF propose la seule alternative susceptible d’être portée par la majorité de travailleurs qui a rejeté la constitution européenne et qui soutient l’actuel mouvement social : il faut sortir la France PAR LA VOIE DE GAUCHE, celle des nationalisations, de la démocratie populaire et du progrès social, de l’euro, cette austérité faite monnaie, de l’UE, cette prison des peuples, de l’OTAN, cette machine belliciste au service de Trump, et du capitalisme, ce système obsolète qui détruit la France et la planète. En soutenant le PRCF, seule force qui unisse le drapeau rouge du combat social au drapeau tricolore de l’émancipation nationale, avançons vers cette seconde Révolution française qui rouvrira la voie du socialisme à notre pays.

    Georges GASTAUD

    Secrétaire National du PRCF

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Déclaration du PRCF

    Le principal séparatisme en France, c’est celui de Macron et de l’oligarchie financière qu’il représente ! -Déclaration du PRCF (IC.fr-21/02/20)

    par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, Fadi Kassem, secrétaire adjoint du PRCF et Rachida El fékaïr, membre du secrétariat national du PRCF

     

    Avec son déplacement lourdement médiatisé à Mulhouse, Macron entend faire coup double : d’une part, faire diversion à la fronde sociale, qui perdure ouvertement sur les retraites comme l’ensemble des questions sociales ; d’autre part chasser une fois de plus – lui, le prétendu « rempart à l’extrême droite » ! – sur les terres xénophobes du RN et des LR. En utilisant – sciemment et à dessein – l’expression de «  islamiste », le prétendu « Président de la  » a décidé que le terme de « séparatisme » devait s’appliquer au seul … et pose ainsi les jalons pour la future campagne présidentielle de 2022 pour se retrouver de nouveau face au prétendu « Rassemblement national » au second tour.

    La  c’est la séparation de l’État de TOUS les cultes

    Une nouvelle fois, derrière le discours de Macron, ce sont les Français de religion ou de tradition musulmane qui ont exclusivement ciblés par le prétendu « président de tous les Français ». De nouveau, celui-ci n’allègue la « laïcité » et la « république indivisible » que pour stigmatiser les uns et flatter les autres. Rappelons que ce même Macron…

    • est allé à Rome se faire introniser « chanoine du Latran » par le Pape ;
    •  ne voit aucune difficulté à financer sur les deniers publics les cultes catholique, juif et protestant en Alsace-Moselle, où s’applique le régime du concordat et non la laïcité ;
    •  assiste à tous les repas annuels du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) ;
    •  a même pris la parole ès qualités, de manière anticonstitutionnelle, devant le Synode des évêques pour annoncer sa volonté de « réparer la relation abîmée entre l’État et l’Église ».

    Or la laïcité, c’est la séparation de l’État et de TOUS les cultes car « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte » (article II de la loi laïque de 1905). Pas d’ingérence d’États étrangers dans nos affaires intérieures sous prétexte de culte, évidemment ! Mais symétriquement, pas d’ingérence de l’État prétendument républicain dans l’organisation interne du culte, qu’il soit musulman, juif ou autre : comme disait Victor Hugo, « l’État chez lui, l’Église chez elle », alors que Macron voudrait ouvertement, comme Sarkozy et Valls avant lui… former des imams, comme si c’était là le travail d’une république « laïque » !

    Combattre tous les identitarismes pour mettre hors d’état de nuire tous les séparatismes

    Pour mettre hors d’état de nuire TOUS les séparatismes, il faut combattre TOUS les identitarismes, ethniques, linguistiques, religieux, régionaux ET oligarchiques, qui menacent l’unité, l’indivisibilité et la laïcité de la République. Ne comptons surtout pas sur Macron qui souhaite « réparer » le « lien abîmé » avec l’Église ! Et faisons bloc face aux forces portant atteinte à ces principes, à savoir :

    • Bien entendu, les fanatismes « religieux » (de fait, également politiques), que ce soient les islamistes, mais aussi les intégristes catholiques (Sens commun, Valeurs actuelles) et juifs (comment ne pas citer la Ligue de défense juive et le Betar !) ;
    • Mais également, l’extrême droite fascisante et la droite conservatrice qui, de Le Pen à Wauquiez, de Dupont-Aignan à Philippot, sous couvert de laïcité, attaquent essentiellement l’ ;
    • Les régionalistes et indépendantistes flirtant allègrement avec les forces d’extrême droite, comme en Alsace – où le drapeau alsacien a été hissé au sommet de la cathédrale de Strasbourg le 11 novembre 2018 ! – ou en Bretagne ;
    • La « gauche » racialiste promouvant le communautarisme, essentiellement au sein du Parti des indigènes de la République (PIR) et qui accepte l’organisation de « camps décoloniaux » interdits aux « Blancs » ;
    • Enfin, les faux « laïques de gauche » comme le « Printemps républicain » qui, sous couvert de « défense de la laïcité », ciblent exclusivement l’islam, sans jamais lier la question de la laïcité aux luttes sociales et aux combats en faveur de l’indépendance et de la souveraineté nationale et populaire.

    En outre, il faut sans faiblesse mettre hors d’état de nuire le terrorisme, qu’il soit islamiste ou autre, et cela sans jamais confondre les desperados fanatiques, qui sont une minorité, et l’immense majorité des travailleurs de confession musulmane qui ne demandent qu’à vivre en paix et qui continuent d’être objectivement victimes de toutes sortes de discriminations racistes. Cette entreprise de lutte contre le terrorisme serait d’autant plus efficace si nos gouvernements atlantistes successifs n’avaient pas inlassablement attaqué et déstabilisé des pays arabes de tradition laïque comme la Syrie, n’avaient pas flirté en permanence avec le criminel d’État Netanyahou – qui a fait adopter la loi affirmant qu’Israël est « l’État-nation du peuple juif », transformant ainsi les non-juifs en citoyens de seconde zone –, ne faisaient pas de juteuses affaires avec les pétromonarchies intégristes de la péninsule arabique, Arabie saoudite wahhabite et Qatar en tête – alors que ces pays diffusent leur vision réactionnaire de l’islam en finançant les lieux de culte musulmans en France… –, et n’avaient pas encensé et financé de vils égorgeurs djihadistes initialement présentés par l’impérialisme comme des « combattants de la liberté », de l’Afghanistan à la Libye en passant par la Syrie…

    Macron le démolisseur de la République Française

    Mais surtout, comment Macron peut-il, sans pâlir de honte, parler de lutte contre le séparatisme et pour la « république indivisible » lui qui…

    Avec son «  », démolit jour après jour l’unité territoriale de la Nation en introduisant le « droit à la différenciation » (voilà ce qu’est le séparatisme, Monsieur Macron !) des territoires dans l’article 1 de la Constitution le 12 juillet 2018 – mettant ainsi fin au principe de la « République une et indivisible héritée de la Révolution française –, en substituant les euro-régions éventuellement transfrontalières (« euro-département » de Moselle, « collectivité européenne d’Alsace » de plus en plus tournée vers la Rhénanie – avec la bénédiction de Paris –, Grand Annecy accroché au « Grand Genève », etc.), en mettant en place une « collectivité unique de Corse » malgré le vote contraire des Corses, en s’affichant dans certaines régions comme la Bretagne avec des groupes régionalistes faisant plus que flirter avec le séparatisme, etc.

    Avec son appui ouvert à la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, détruit le statut du français comme langue commune de la République, en conférant des privilèges administratifs et scolaires particuliers à de prétendus « groupes de locuteurs »

    Avec les réformes Blanquer et Vidal, détruit le bac et les diplômes nationaux, bases des conventions collectives, au profit de Parcoursup, du contrôle continu local et de la concurrence sauvage entre universités et entre lycées publics

    Avec ses contre-réformes du salariat (érosion du statut national des fonctionnaires, fin du statut des cheminots, destruction du Code du travail à coups de loi Macron et El Khomri, casse de la Sécurité sociale et des retraites par répartition), démolit le cadre national protecteur pour les salariés construit par les ministres communistes de 1945

    Avec ses privatisations, ses délocalisations, ses euro-fusions industrielles (PSA, Alsthom, etc.), mais aussi son CETA et bientôt, le grand retour du TAFTA de sinistre mémoire, démolit ce qui subsiste du « produire en France » industriel et  agricole : ce qui transforme des millions de fils et de filles d’ouvriers et de paysans en déclassés dans leur propre pays !

    Avec son tout-anglais envahissant, déclasse et relègue le français, premier service public de France, tout en interdisant les enseignements en langues étrangères des primo-arrivants : il faudrait au contraire enseigner davantage le français ET les langues des immigrations de travail si l’on voulait intégrer tous les citoyens à une véritable République laïque et fraternelle, sociale et démocratique, une et indivisible… et faire aimer notre langue au lieu de l’imposer de manière humiliante et inefficace à des enfants qui n’en comprennent pas un mot !

    Avec sa « souveraineté européenne », son « armée européenne », et tout dernièrement le remplacement de la ci-devant « École NATIONALE d’Administration » par une « École d’Administration Publique » qui annonce très fort le passage à un État européen supranational en gestation, démolit l’ancrage civique des citoyens dans la communauté nationale

    Macron premier ferment du séparatisme

    Non seulement on ne peut se fier à Macron pour combattre le « séparatisme », mais il est lui-même le premier ferment de séparatisme dans ce pays, tant ce président des hyper-riches divise la nation issue de la Révolution jacobine et du CNR, tant il symbolise, par son arrogance de classe, sa politique anti-ouvrière, son acharnement contre la Fonction publique et son allégeance sans limite au CAC-40, la « violence des riches » et le séparatisme social des privilégiés qui « veulent se séparer de la République et ne plus en respecter les lois » (comme le dit si bien Macron). Lesquels se regroupent dans des « gated communities » – ces résidences fermées inspirées du modèle anglo-saxon et qui témoignent d’une véritable sécession avec le reste de la société –, planquent leur fortune à l’étranger et affichent leur mépris de classe et leur auto-phobie nationale à l’encontre de ce peuple français regrettablement frondeur et plein de « gens de rien », syndicalistes, travailleurs et autres gilets jaunes tout juste bons à gazer et à servir de cibles aux LBD de la « police républicaine »…

    Éradiquer tous les séparatismes (ethniques, religieux, linguistiques, régionalistes… ET oligarchiques) et tous les terrorismes pseudo-religieux, mille fois oui ! Mais certainement pas AVEC Macron et ses pareils, les pires ennemis qui soient de l’héritage républicain de notre pays qu’ils détruisent tous les jours un peu plus. Et au contraire, SANS lui, CONTRE lui, et AVEC tous les travailleurs croyants ou non, pratiquants ou non, nés en France ou à l’étranger, qui ont intérêt non à de sanglantes guerres civiles ethnico-religieuses, mais à un véritable « tous ensemble » pour une république d’autant plus une et indivisible qu’elle se sera débarrassée du principal séparatisme destructeur… celui de l’oligarchie capitaliste.

    ♦ Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF,

    ♦ Kassem, secrétaire adjoint du PRCF,

    ♦ Rachida El fékaïr, membre du secrétariat national du PRCF

     

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  • Retraites, hôpitaux, cheminots, avocats, éducation nationale, recherch e, culture, salariés exploités, gilets jaunes… Le PRCF sur tous les fronts de classe !  (IC.fr-19/02/20)

    Une intense résistance face à la contre-

    Depuis plusieurs mois, le Pôle de Renaissance  en France (PRCF) ne cesse de se démultiplier dans toutes les  socialesi pour porter son soutien fraternel et moral, mais aussi matériel et financier comme le démontre l’importante caisse de grève constituée afin de soutenir tous les travailleurs en lutteii.

    C’est ainsi que le PRCF participe à de nombreuses assemblées générales, notamment dans le Nord et le Pas-de-Calais où les camarades se sont illustrés en participant à toutes les assemblées générales interprofessionnelles, en portant un chèque de 1.000 euros aux cheminots de la CGT d’Avion et en participant aux manifestations importantes de Lille, Lens, Arras, Boulogne, Douai et Valenciennes – malgré la répression fascisante croissante du sinistre Castaner dans les cortèges lillois, comme sur l’ensemble du territoire nationaliii. A Paris, le camarade Alexis s’illustre par son efficace et impressionnant activisme à travers sa présence régulière et continue auprès des conducteurs de la RATP Lagny (à qui a été remise une contribution de 1.400 euros), des cheminots de la Gare de Lyon (qui bénéficient d’un chèque de 1.000 euros), des enseignants (participation au blocage des lycées pour empêcher la tenue des épreuves des « E3C »)iv, etc.

    Cette omniprésence a débouché sur la prise de parole de notre camarade devant l’Assemblée nationale ce lundi 17 février 2020, à la suite de l’appel à la manifestation et au rassemblement contre le projet de contre-réforme réactionnaire (une bonne fois pour toute, ce n’est pas une « réforme », MAIS une contre-réforme, visant à détruite et non améliorer) du système de retraite par répartition. Alexis en a profité pour rappeler, outre la lutte à mener contre Macron et le MEDEF, les responsabilités de l’Union européenne (UE), véritable machine de guerre capitaliste détruisant les conquêtes sociales et démocratiques, dont les recommandations formulées l’été dernier par la Commission européenne à destination de la France sont explicites puisque ladite Commission :

    « RECOMMANDE que la France s’attache, en 2019 et 2020 :

    1. à veiller à ce que le taux de croissance nominale des dépenses primaires nettes ne dépasse pas 1,2 % en 2020, ce qui correspondrait à un ajustement structurel annuel de 0,6 % du PIB ; à utiliser les recettes exceptionnelles pour accélérer la réduction du ratio de la dette publique ;

    à réduire les dépenses et à réaliser des gains d’efficacité dans tous les sous-secteurs des administrations publiques, notamment en précisant pleinement les mesures concrètes nécessaires dans le contexte du programme Action publique 2022 et en surveillant étroitement la mise en œuvre de ces mesures ;

    à réformer le système de retraite pour uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraite, en vue de renforcer l’équité et la soutenabilité de ces régimes »v

    La lutte contre la casse généralisée des services publics

    Mais le front des luttes ne se réduit pas à la seule résistance contre la casse des retraites par répartition, les forces du capital multipliant les attaques contre les services publics et contre le camp des travailleurs.

    Le PRCF soutient depuis des années la lutte des cheminots contre la casse de la SNCFvi, dont « l’ouverture à la concurrence » est imposée par l’UEvii. De même, le PRCF appuie la lutte des avocats menée notamment à l’instigation du syndicat des avocats de France (SAF). A ce sujet, maître Bérenger Tourné, avocat au barreau de Paris et qui avait accordé un entretien à Initiative communiste le mois dernierviii, a également pris la parole devant l’Assemblée nationale ce lundi 17 février, pour dénoncer non seulement la casse des retraites par répartition, mais également la destruction de l’ensemble du système judiciaire par Nicole Belloubet, qui a appelé à la « suspension » (sic) du mouvement de grève des avocatsix

    Le PRCF appuie également les services hospitaliers, victimes du plan « Ma Santé 2022 » et désormais confrontés au nouveau ministre Olivier Véran, laquais et continuateur zélé d’Agnès Buzyn et farouche adversaire de la Sécurité sociale dont il souhaite enlever la mention dans la Constitutionx. C’est pourquoi le PRCF était présent ce vendredi 14 février 2020 à la manifestation des personnels hospitaliers à Paris, partie de l’hôpital Necker à destination de la Salpêtrière, pour distribuer le tract Anticorpsxi qui fut bien accueilli. De plus, les camarades du Gers et des Hautes-Pyrénées se sont mobilisés à Auch et Tarbes, et un médecin urgentiste a même récupéré un lot de tracts Anticorps afin de les distribuer dans son service à Pau ; les camarades bretons ont pris part aux manifestations à Concarneauxii et à Brestxiii – distribuant le tract Anticorps bien accueilli –, puis à la soirée de solidarité avec les grévistes (dont une bonne moitié d’hospitaliers et de personnels de l’EHPAD d’Audierne), au cours de laquelle ont été projeté un court métrage très vivant de la lutte de l’EHPAD d’Audierne puis le film très poignant de notre camarade Mourad Laffitte, « Urgence ! Soigne et tais-toi »xiv. Ainsi, le PRCF reste mobilisé auprès des personnels hospitaliers, dont la grogne ne cesse de monterxv et qui avaient déjà réalisé une démonstration de force le 14 novembre 2019.

    Aucun secteur n’est épargné par la grande casse, en témoigne la destruction latente de l’Education nationale, où le mouvement de résistance au sinistre Blanquer se durcitxvi ; de l’enseignement supérieur et de la recherche comme l’a bien expliqué Gérard Tollet, l’un des responsables du Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP)xvii, qui combat non seulement la contre-réforme des retraites, mais aussi la « loi pluriannuelle de programmation de la recherche » (LPPR)xviii et qui peut compter là encore sur l’appui du PRCFxix ; de la culture même (pour un gouvernement d’incultes, rien de plus normal), dont la résistance des danseuses et danseurs de l’Opéra de Paris constitue l’exemple le plus spectaculairexx ; et jusqu’au démantèlement… des forêts, la privatisation de l’Office national des forêts étant un objectif clairement affiché et appliquéxxi. De fait, c’est bel et bien l’ensemble des services publics du pays qui est arasé par Macron/Philippe, le MEDEF et l’UE, dans la continuité des présidents et gouvernements qui obéissent dogmatiquement et docilement à l’ordre capitaliste euro-atlantique piloté par Bruxelles, Berlin et Washington.

    Le soutien à tous les travailleurs exploités

    Cette contre-révolution capitaliste vise bien entendu tous les salariés, du public comme du privé, qui bénéficient également du soutien du PRCF. Cela toujours le cas des gilets jaunes, que le PRCF soutient depuis la première manifestation du 17 novembre 2018xxii tout en n’ayant cessé d’appuyer la lutte par la suitexxiii, jusqu’à l’étranger comme notre camarade Damien au Danemark en mai 2019xxiv. Les liens avec les gilets jaunes s’affirment, en témoignent le récent entretien réalisé par notre camarade Denise Desaigle à Toulouse avec Reno Shiraxxv et les vidéos réalisées régulièrement avec le groupe des gilets jaunes constituants de l’Essonnexxvi. C’est aussi le cas des dockers et travailleurs des portsxxvii ; cela a également été le cas des luttes victorieuses remportées par les travailleurs du Franprix de République à Parisxxviii et des travailleurs sans-papiers de Chronopost dans le Val-de-Marnexxix ; c’est également le cas des travailleurs sans-papiers exploités, auprès desquels se sont rendus les camarades du Val-de-Marne ce weekend.

    Cela est également le cas des travailleuses de l’IBIS Batignolles, en grève depuis désormais 7 mois et auprès desquelles le PRCF ne cesse de se battre depuis l’été 2019xxxEt ce samedi 15 février 2020, le PRCF participait à l’après-midi de soutien organisé par les camarades de la Compagnie Jolie Môme : une nouvelle fois, le PRCF a apporté son plein soutien aux travailleuses exploitées par un groupe Accor – dont le conseil d’administration comprend parmi ses membres Nicolas Sarkozyxxxi – récemment épinglé pour « discrimination raciale »xxxii en étant le seul groupe politique présent pour l’occasion, et surtout en remettant un nouveau chèque de soutien par l’intermédiaire de la camarade Manon, très impliquée et active dans le combat. Plus que jamais, le PRCF appuiera la lutte des travailleuses de l’IBIS Batignolles jusqu’à la victoire !

    Pour une grande manifestation nationale unitaire contre Macron/Philippe, le MEDEF et l’UE !

    C’est pourquoi le PRCF, face à l’offensive réactionnaire générale et pour balayer la contre-réforme des retraites, appelle à une  géante sur les Champs-Elysées vers laquelle convergeraient, par tous les moyens disponibles, tous les secteurs en lutte, au besoin en campant sur place jusqu’au retrait du projet Macron/Philippe. Car pour élargir la mobilisation, élever le niveau de détermination du mouvement, construire les conditions de la , l’action locale ne suffit plus. Il est indispensable que les syndicalistes de lutte, les militants politiques progressistes, les Gilets jaunes, tous ceux qui sont attachés à la souveraineté du peuple, aux libertés et aux conquêtes sociales, appellent d’une seule voix à agir tous ensemble et en même temps pour le retrait de la contre-réforme et pour la contre-offensive générale du monde du travail, en programmant et planifiant une « semaine noire » au cours de laquelle un maximum de secteurs professionnels, publics comme privés, s’arrêteraient ensemble pour bloquer le fonctionnement du pays. Cette solution, de plus en plus envisagée par les bases militantes, est de plus en plus indispensable face à une majorité possédée et déterminée à appliquer jusqu’au bout la feuille de route de l’UE et du MEDEF, tout en s’appuyant sur l’usurpateur jaune Berger, toujours prompt à ronger le moindre petit os (éventuel retrait de l’âge-pivot – dans les faits, une esbrouffe – ; pénibilité que LREM exclut pourtant de l’actuel projet de « retraite à point »xxxiii) au nom du pseudo « dialogue social » et du mythologique « syndicalisme d’accompagnement », conduisant tout simplement à un véritable asservissement aux intérêts capitalistes.

    Plus que jamais, le PRCF mènera la bataille dans les luttes, tout en œuvrant également pour la renaissance d’un Parti communiste franchement marxiste-léniniste, la reconstruction d’une gauche patriotique et populaire contre le fascisme, l’européisme et l’impérialisme, et le rassemblement dans un large Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste, un Fr.A.P.P.E associant les drapeaux rouge et tricolore, l’Internationale et la Marseillaise, portant l’héritage révolutionnaire de 1789 et 1793, de 1848 et 1871, de 1936, 1945 et 1968 et plaçant le monde du travail au cœur de ce rassemblement ouvert aux communistes, aux militants franchement insoumis, aux progressistes et aux patriotes antifascistes. Face à la destruction de la civilisation et de la dignité humaine par un pouvoir fanatique et inhumaniste s’impose le Frexit progressiste, nécessitant de sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, autant d’outils au service de la destruction de la terre, des travailleurs et tout simplement de l’humanisme pour assouvir les intérêts de l’oligarchie financière et technocratique mondiale.

    Rejoignez le PRCF pour mener les luttes et en finir avec le macronisme européiste et inhumaniste, et ainsi conduire la République sociale, démocratique, laïque, souveraine, une et indivisible, la France et tous les citoyens et travailleurs vers de nouveaux « Jours heureux » !

    De Paris à Nice en manifestation avec le PRCF… infographie IC


    i Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/pourquoi-faut-il-tous-faire-greve-a-partir-du-5-decembre-video-reformedesretraites-greve5decembre/ ; https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/retour-sur-le-succes-de-la-mobilisation-du-9-janvier-les-militants-du-prcf-presents-partout-en-france-reportage-photos/

    ii Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/le-prcf-soutient-les-grevistes-13-000-e-remis-aux-caisses-de-greve-pour-le-retrait-de-la-retraitesparpoints/

    iii Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/retraites-e3c-les-jrcf-appellent-a-ne-pas-baisser-la-tete-malgre-les-violencespolicieres/

    iv Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/e3c-refuser-la-casse-du-bac-bloquer-la-reforme-blanquer/

    v Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/des-propositions-pour-tenir-bon-et-gagner-tract-reformedesretraites-retraitdelareforme-retraiteparpoints-greve24janvier/ Le texte est disponible au lien suivant : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32019H0905(10)&from=EN A noter également la proposition de « simplification du système d’imposition », proposition dont on comprend parfaitement qui en profitera…

    vi Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/le-prcf-et-les-jrcf-apportent-leurs-soutiens-aux-cheminots-en-greve-video/https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/entretien-avec-laurent-brun-secretaire-general-de-la-cgt-cheminot-grevesncf-jesoutienslagrevedescheminots/ ; https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/solidarite-totale-avec-les-grevistes-de-la-sncf-et-de-la-ratp-menaces-par-le-pouvoir-macroniste-declaration-du-prcf/

    vii Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/video-derriere-la-reforme-de-la-sncf-encore-leurope-par-georges-gastaud/ ; https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/depecage-euro-liberal-de-la-sncf-les-plus-beaux-morceaux-pour-le-prive/

    viii Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/les-avocats-nont-quun-seul-mot-dordre-le-retrait-entretien-avec-un-avocat-du-syndicat-des-avocats-de-france-qui-explique-les-raisons-de-la-greve/

    ix https://www.lexpress.fr/actualite/societe/retraites-nicole-belloubet-demande-aux-avocats-de-suspendre-leur-greve_2117712.html

    x https://www.humanite.fr/qui-est-olivier-veran-le-nouveau-ministre-de-la-sante-684792

    xi Disponible au lien suivant : https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/la-prison-de-la-sante-cest-macron-medef-et-lunion-europeenne-anticorps-n6/

    xii http://lherminerouge.eklablog.com/concarneau-ils-ont-manifeste-leur-amour-pour-l-hopital-lt-fr-14-02-20–a182274312 ; http://lherminerouge.eklablog.com/concarneau-pour-l-hopital-distribution-de-tracts-sur-le-marche-of-fr-1-a182317428

    xiii http://lherminerouge.eklablog.com/brest-les-personnels-de-sante-mobilises-pour-demander-plus-de-moyens-l-a182276252

    xiv https://www.facebook.com/UrgenceSoigneEtTaistoi/

    xv https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/plan-sante-halte-au-massacre-de-notre-systeme-de-sante-1000-medecins-chefs-de-services-hospitaliers-demissionnent/

    xvi https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/comme-de-nombreux-etablissements-le-lycee-louis-le-grand-a-paris-bloque-et-en-greve-reconductible-loiblanquer-retraitesparpoints/

    xvii https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/entretien-avec-gerard-tollet-syndicaliste-universitaire-en-lutte/

    xviii https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/lppr-comprendre-et-faire-gagner-les-luttes-a-luniversite-dans-lenseignement-superieur-et-la-recherche/

    xix https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/solidarite-du-p-r-c-f-aux-universitaires-et-aux-autres-chercheurs-en-lutte/

    xx https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/lutte-dans-la-culture-culture-dans-la-lutte-les-artistes-en-greve-de-lopera-rendent-a-la-marseillaise-toute-sa-signification-revolutionnaire/

    xxi https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/non-a-la-privatisation-de-la-foret-publique-pres-de-150-manifestants-devant-la-direction-de-l-onf-a-1581604428 Pour rappel également, écouter la conférence suivante sur la question des forêts : https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/quand-la-folie-capitaliste-extermine-les-forets-video-debat/

    xxii Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/17-novembre-faut-il-oui-ou-non-participer-lappel-a-la-resistance-de-leon-landini-17nov-resistance/ ; https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/17nov-le-17-novembre-et-apres-bloquer-leurs-profits-pour-defendre-notre-pouvoir-dachat-et-nos-acquis-georges-gastaud/

    xxiii Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/seul-le-peuple-est-souverain-tous-a-laction-appel-du-prcf-giletsjaunes/ ; https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/17-novembre-2018-17-fevrier-2019-le-prcf-et-les-jrcf-toujours-presents-au-sein-des-gilets-jaunes/

    xxiv Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/avec-le-prcf-les-gilets-jaunes-a-lhonneur-a-copenhague-pour-la-celebration-de-la-victoire-contre-le-nazisme-avec-le-dkp/

    xxv https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/jaunes-de-toulouse-entretien-avec-reno-shira-giletsjaunes/

    xxvi De nombreuses vidéos sont disponibles au lien suivant : https://www.initiative-communiste.fr/?submit=Search&s=fadi+kassem+gilets+jaunes

    xxvii https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/soutien-resolu-du-prcf-aux-dockers-et-autres-travailleurs-des-ports-commission-nationale-luttes-du-prcf-29-01-20/

    xxviii Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/le-prcf-mobilise-pour-la-regularisation-des-travailleurs-sans-papiers-de-chronopost-alforville-94-video/ ; https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/regularisation-des-chronopost-une-victoire-de-la-dignite-du-travail/

    xxix Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/1er-jour-de-mobilisation-contre-les-dirigeants-du-groupe-casino-le-prcf-au-coeur-de-la-lutte-avec-les-travailleurs/ ; https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/la-victoire-des-travailleurs-en-lutte-a-franprix-republique-en-appelle-dautres/

    xxx Pour rappel : https://www.initiative-communiste.fr/articles/la-parole-aux-grevistes-de-lhotel-ibis-batignolles/ ; https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/un-mois-de-lutte-des-femmes-de-chambre-de-lhotel-ibis-batignolles-les-communistes-du-prcf-avec-elles-jusqua-noel-sil-le-faut/ ; https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/soutien-aux-femmes-de-chambre-de-lhotel-ibis-batignolles-jeboycotteaccor-video/ ; https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/noel-de-luttes-de-lhotel-ibis-batignolles-aux-piquets-de-greve-des-cheminots-reveillonnons-avec-les-grevistes-greve24decembre/

    xxxi https://www.capital.fr/economie-politique/nicolas-sarkozy-prolonge-chez-accor-1336852

    xxxii https://www.lesechos.fr/economie-france/social/discrimination-dorigine-a-lembauche-sept-entreprises-epinglees-1169950

    xxxiii https://www.20minutes.fr/economie/2719619-20200217-reforme-retraites-syndicats-toujours-faches-question-penibilite

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Près de deux mois et demi de  avec des fiches de paye à zéro, pour que le combat continue jusqu’à la victoire, la solidarité doit être dans la rue et dans la gréve générale, le soutien doit être financier.

    Les travailleurs savent qu’ils peuvent compter sur les communistes pour non seulement faire des propositions pour faire gagner la classe des travailleurs, mais également pour soutenir ses luttes. C’est pourquoi les communistes du PRCF ont organisé dès le début de la grève pour le retrait de la réforme des retraites une collecte pour une une caisse de solidarité.

    13 000 € collectés et remis aux caisses de grève par le PRCF, dans toute la France

    Entre la mi-janvier et la mi-février 2020 ce sont près de 13 000 € qui sont remis par le PRCF national, dans toute la France en soutien aux grévistes, à l’avant-garde desquels les .

    Et cela sans compter les initiatives locales menées dès le début de la grève par les organisations départementales et locales du PRCF.

    La solidarité avec la contribution du PRCF aux caisses de grève

    quelques exemples, non exhaustifs, de la contribution du PRCF aux caisses de grève :

    Dans la manifestation du 16 janvier à Paris, le PRCF a remis un chèque de 1500€ à Laurent Brun, secrétaire général de la  cheminots pour la  de la .

    À Paris, 1000 € ont également été remis respectivement aux cheminots des gares de Versailles et de la Gare de Lyon.

    1400 € ont été remis à la caisse de grève de la RATP de Lagny.

    À Marseille, 1000 € ont été remis à la caisse de grève de l’Union Départementale CGT 13.

    Dans le Rhône, 1000 € sont remis à la caisse de grève des cheminots de Lyon.

    Dans le Nord-Pas-de-Calais, 1000 € sont remis à la caisse de grève des cheminots de la gare de Lens

    À Albi, 500 € ont été remis à la caisse de grève des cheminots CGT d’Albi

    Dans l’Yonne, 300 € ont été remis à la caisse de grève des cheminots de Conflans-Jarny.

    Par ailleurs, 800 € ont également été remis à des caisses de grève des enseignants, et 500 € complémentaire à la caisse de grève des femmes de chambre d’Ibis Batignolles.

    source: 

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  • LA JEUNESSE POPULAIRE ET PROGRESSISTE DOIT FAIRE FRONT ! (IC.fr-

    Rarement la France fut à ce point mobilisée, et aussi longtemps, pour défendre son héritage et ses conquêtes sociales contre un gouvernement qui applique, à la lettre et à la virgule près, les directives et recommandations du MEDEF et de l'UE en matière d'austérité, de coupes budgétaires et de contre-réformes destructrices n'ayant comme seul but que « de faire des économies », surtout sur le dos des travailleurs.

    Et face à cette puissante offensive du Capital contre notre modèle social, contre notre république et notre démocratie, il faut une perspective politique. Il faut UNIR, non sur les bases nocives d'une « union de la gauche » vide de sens et de perspectives politiques autres que mettre le monde du travail à la remorque des euro-électoralistes du PS, d'EELV et autre Raphaël Glucksmann, mais bien sur des bases progressistes et patriotiques, tournées contre Macron, le MEDEF et l'UE et travaillant à mettre le monde du travail « au centre de la vie nationale » comme y invitait le programme du CNR en 1945. Cela est de plus en plus à notre portée.
     

    Jeunes travailleurs salariés, au chômage, étudiants et apprentis, vous ne pouvez passer outre ce qui se passe au prétexte que cela ne vous regarde pas. Concernant la contre-réforme des retraites qui catalyse aujourd'hui la colère du peuple, si notre temps de retraite est encore lointain, son financement et tout ce que cela implique regarde déjà nombre d'entre-nous qui sommes depuis plusieurs années déjà sur le marché du travail. Sans parler de nos parents qui eux se voient chaque décennie devoir travailler plus pour gagner moins.
     

    Mais il serait injuste de blâmer une partie de notre jeunesse pour son défaitisme. Il est temps pour nous et il nous incombe, jeunes Français et Françaises communistes, progressistes, féministes et écologistes conséquents et patriotes antifascistes authentiques, que nous donnions, tous ensemble et en même temps, le souffle nécessaire aux organisations citoyennes et de travailleurs pour construire, avec nos aînés, un rapport de forces politique gagnant centré sur le monde du travail, mettant sans réserve la question de la sortie de l'UE (du FREXIT progressiste) sur la table et affirmant la construction d'une France indépendante, fraternelle et heureuse, afin d'engager un maximum de jeunes et de moins jeunes dans la bataille et afin d'éviter un second tour de malheur Macron-LePen pour les prochaines élections présidentielles !...

    Gilliatt (JRCF)

    source: http://jrcf.over-blog.org/

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  • #Brexit / Frexit : c’est par la porte à gauche que la France doit sortir du carcan européen – par Georges Gastaud (IC.fr-31/01/20).

     

    “La nation, c’est le peuple”

    Georges Politzer

    Brexit : pas de quoi pleurer !

    On s’en doute, les militants franchement communistes et 100% anti-Maastricht du PRCF ne se joignent pas au chœur des médias euro-béats qui pleurent le départ du Royaume-Uni de cette lugubre prison des peuples qu’est l’UE. C’est pourtant la moindre des choses, après les années passées par l’oligarchie britannique à saboter la décision souveraine de ses concitoyens, que d’accéder enfin au vœu majoritaire des Britanniques, classe ouvrière en tête : celui de quitter une Europe supranationale entièrement conçue pour démolir les services publics, comprimer les salaires, doper les délocalisations, accélérer les privatisations, démonter les acquis sociaux, humilier la souveraineté des peuples, guerroyer contre les peuples du Sud, tenir en laisse les pays de l’Est, presser militairement la Russie et forclore toute alternative de progrès au nom de la très totalitaire « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » que consacrent tous les traités européens.

    Intérêt et limites de classe du Brexit pour les travailleurs britanniques

    Cela ne signifie nullement que nous, PRCF, idéaliserions en quoi que ce soit le Brexit tel que va l’organiser le Parti conservateur (les sociaux-démocrates du Labour Party ayant refusé, comme à leur habitude, de porter clairement les aspirations ouvrières à la et au progrès social). Car évidemment, toute une partie des capitalistes britanniques tournés vers l’Atlantique et arrimés à Trump ne quittent une dépendance que pour une autre, avec l’espoir d’aller encore plus loin dans la dérégulation sociale déjà largement engagée par Thatcher et Blair. Du moins les Tories ne pourront-ils plus désormais s’abriter derrière pour refuser de satisfaire les revendications populaires : tant mieux pour le prolétariat britannique, car ce n’est pas un mince atout, dans la lutte des classes, que de n’avoir face à soi institutionnellement, « que » les exploiteurs de son propre pays lorsqu’il s’agit de faire reculer le capital et, le jour venu, d’abattre le capitalisme lui-même [1].

    Alors que nous, travailleurs français, qui combattons la funeste retraite par points, avons à combattre non seulement le gouvernement liberticide de Macron, mais la « recommandation » de Bruxelles faite à la France au printemps 2018 d’instituer au plus tôt un « régime unique » pour « réaliser son ajustement structurel », « faire cinq milliards d’économies » et profiter des « gains de productivité réalisés dans les administrations publiques afin d’améliorer le ratio de la dette ».

    Autrement dit, lorsqu’un peuple refuse un diktat européen (comme l’est en réalité la retraite à points), ce peuple doit vaincre désormais non seulement « sa » grande bourgeoisie, mais aussi les vingt-six autres Etats européens bourgeois coalisés qui peuvent compter en outre, pour bloquer l’internationalisation des luttes, sur le renfort jaunâtre de la Confédération Européenne des Syndicats (présidée par L. Berger, et c’est tout dire !)…

    Frexit PROGRESSISTE !

    Il ne faut donc pas confondre le Brexit dirigé par la bourgeoisie britannique avec le Frexit progressiste centré sur le monde du travail et tourné vers le socialisme que propose le PRCF. En France, rappelons-le, TOUS les P.D.G. du CAC-40 se sont prononcés pour le maintien à tout prix de l’euro en 2008, quand la crise financière mondiale a ébranlé le système monétaire, y compris en appelant servilement au renforcement de l’hégémonie allemande sur l’UE et sur la gestion de la monnaie unique.

    En France, le MEDEF unanime s’est rangé en ordre de bataille derrière le Manifeste « Besoin d’aire » publié en 2012 par Laurence Parisot, alors présidente du syndicat patronal : antinational et antisocial en diable, le grand patronat « français » appelle toute honte bue à dissoudre la nation en construisant les « Etats-Unis d’Europe » et l’« Union transatlantique », à liquider les communes et les départements pour « reconfigurer les territoires » sur le modèle des Euro-Länder, à passer au tout-anglais impérial sur les lieux de travail (l’anglais a été qualifié de « langue des affaires et de l’entreprise » par le Baron Seillière, parlant au nom des patrons européens

    Pendant ce temps, Macron affiche sa détermination à accomplir le « saut fédéral européen » en substituant la « souveraineté européenne » à la souveraineté nationale et l’« armée européenne » à l’idée même de défense nationale, tout cela dans le cadre de l’OTAN et de ses projets de revanche contre le peuple russe. Cette orientation antinationale de « notre » grande bourgeoisie est tellement ancrée dans l’ADN de « nos » milieux monopolistes que désormais, Peugeot – dont le PDG Yves Calvet appelait à voter non à Maastricht en 1992 – abandonne toute posture « patriotique » et protectionniste : décidé à fusionner avec Chrysler-Fiat pour devenir pleinement une transnationale, PSA entend dorénavant poursuivre – sous un nouveau nom anglais ? – sa quête de profit à l’échelle planétaire. C’est bien ce que signifie l’expression patronale « besoin d’aire » (dans le passé on eût dit « Lebensraum », espace vital !), car désormais l’oligarchie « française » étouffe dans l’Hexagone et tente de recentrer ses prédations et ses fusions monopolistiques sur l’échelon transcontinental.

    Dans ces milieux héritiers des Emigrés de Coblence, des Versaillais de Thiers et de la juteuse collaboration économique » des années noires (pas pour le capital en tout cas !), nul ne souhaite plus sortir la France de l’euro, cette austérité continentale calée sur le mark, de l’UE, cette Sainte-Alliance dirigée par Berlin et supervisée par Washington, de l’OTAN, cette machine à combattre la Russie et la puissance chinoise émergente. Si bien que, non seulement les droites LR et LREM, non seulement le PS, mais aussi la dynastie Le Pen (père, fille er nièce…) et jusqu’à Dupont-Aignan s’inscrivent désormais totalement dans les limites de l’euro et de l’UE supranationale que ces messieurs-dames prétendent tous « réformer du dedans ».

    Quant aux sociaux-démocrates et à leurs éternels satellites électoraux « eurocommunistes », ils imposent au mouvement ouvrier le slogan mensonger de la « réorientation progressiste de l’Europe » qui empêche le mouvement populaire de briser les chaînes de la social-eurocratie et de l’appareil euro-dépendant de la C.E.S. présidée par Berger ! C’est aussi ce qui fait toute l’inconsistance objective du « souverainisme » bourgeois dans sa prétention à séparer la question de l’indépendance nationale de son contenu anticapitaliste ; pourtant, seule cette dimension anticapitaliste est susceptible de fusionner le patriotisme populaire au combat social pour faire du peuple travailleur le centre de gravité de l’émancipation indissolublement nationale et sociale de notre pays. C’est déjà ce que dessinait le quand il invitait, dans son programme LES JOURS HEUREUX, à « mettre le monde du travail au centre de la vie nationale ».

    Patriotisme et combat pour le socialisme sont indissociables !

    C’est pourquoi nous, militants communistes fidèles aux luttes du grand PCF contre la Communauté Européenne de Défense (1954) et pour le Non populaire à Maastricht, réaffirmons ceci : le combat pour l’émancipation de la France sera dirigé par le monde du travail ou ne sera pas, tant la reconquête de la souveraineté nationale est inséparable de la nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie, de la reconstitution planifiée du « produire en France » et de la mise en place d’une constitution nouvelle centrée sur la démocratie populaire. Car alors que la bourgeoisie révolutionnaire de 1793 a longtemps tracté le mouvement visant à fonder la nation républicaine, la grande bourgeoisie contre-révolutionnaire d’aujourd’hui dissout la nation dans ce que Bruno Lemaire nomme crûment l’« empire européen ».

    C’est pourquoi, dans les conditions françaises, n’en déplaise au souverainisme bourgeois qui dénie la dimension anticapitaliste, anti-impérialiste et antifasciste du Frexit, le retrait français de l’UE atlantique ne peut être que centré sur le monde du travail unissant les couches populaires et moyennes contre la grande bourgeoisie antinationale. Décidément, si un peu de patriotisme superficiel éloigne du combat de classe pour le socialisme, beaucoup y ramène… et réciproquement !


    Georges GASTAUD

    [1] Observons qu’au moment où la sort de l’Union Européenne, est obligé de concéder une augmentation de 6% du SMIC, il met en œuvre des investissements publics sans précédent depuis longtemps dans la National Health Service (la Sécu britannique) et lance la renationalisation de plusieurs lignes importantes de chemin de fer. Quel contraste avec la situation des travailleurs en France, où l’hôpital public est étranglé par l’euro-austérité, les lignes TER et la SNCF, les aéroports, la Poste privatisés et les salaires bloqués en application des directives européennes et sous la contrainte de l’Euro !

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Le PRCF rencontre le KKE à Bruxelles  (IC.fr-1er/02/20)Le 23 janvier une délégation du PRCF avec à sa tête Georges Gastaud, secrétaire national, accompagné d’ secrétaire international et , a rencontré à Bruxelles une délégation du parti communiste de  conduite par Kostas Papadakis membre du secteur international du  et député européen.

    Cet échange de vue a permis de constater un accord sur des questions essentielles concernant la lutte des travailleurs en Europe et dans le monde ainsi que du rôle des communistes dans le combat anticapitaliste et anti impérialiste.

    Décision a été prise de continuer à renforcer les liens qui unissent depuis de nombreuses années le KKE et le PRCF.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Les partis communistes et ouvriers d’Europe soutiennent la mobilisation des travailleurs en France contre la politique antisociale de Macron et de l’Union Européenne.(IC.fr-22/01/20)Dans une déclaration, le secrétariat de l’Initiative des partis communistes et ouvriers d’Europe () dont fait parti le PRCF appelle à soutenir la mobilisation et les grèves en France :

    Le Secrétariat de l’Initiative communiste européenne exprime sa solidarité internationaliste avec les travailleurs en grève en France, et appelle tous les travailleurs à exprimer leur soutien aux nouvelles grèves organisées les 22 et 24 janvier pour la défense des droits du travail, des acquis sociaux et des retraites, qui sont piétinés par la politique du gouvernement de Macron.

    Les travailleurs, en France, par des grèves et des mobilisations diverses, s’affrontent aux mesures anti-travail du gouvernement Macron, aux monopoles et à l’UE, qui repoussent l’âge de la retraite, convertissent les pensions en allocations et transfèrent les cotisations de sécurité sociale en faveur des fonds de pensions et des groupes d’affaires.
    L’attaque du gouvernement contre les salaires, les pensions et contre le droit à la sécurité sociale ne concerne pas seulement les travailleurs en France, mais dans tous les pays, parce que le capital, cherchant à augmenter ses profits, favorise la loi de la jungle dans les relations de travail, avec des travailleurs flexibles, bon marché et précaires.
    Nous dénonçons la répression brutale et la campagne de calomnies et de diffamation contre la lutte de la classe ouvrière par le gouvernement Macron.

    Les manœuvres et le chantage du gouvernement français, laissant intact l’essentiel des mesures réactionnaires qu’il cherche à mettre en œuvre, doivent échouer.

    Nous renforçons la solidarité avec la lutte des travailleurs de France et de tous les autres pays, pour une retraite et des droits du travail modernes. Nous appelons les travailleurs européens à renforcer leur mobilisation contre les mesures similaires qui ont été ou vont être prises dans leurs pays, avec la volonté de développer l’expérience des travailleurs français. Les travailleurs sont les producteurs des richesses et ils doivent le revendiquer haut et fort !


    Vive la lutte des travailleurs de France !

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Déclaration de l'ARC29/PRCF

    A Brest, comme ailleurs, Marine Le Pen n'est pas la bienvenue ! -déclaration de l'ARC29/PRCF

     

    A BREST COMME AILLEURS

    MARINE LE PEN N’EST PAS LA BIENVENUE !

     

    Ce jeudi 30 janvier, Marine Le Pen sera à Brest pour donner une conférence de presse en soutien à la liste présentée par le Rassemblement National aux élections municipales.

    Comment promouvoir une alternative démocratique et révolutionnaire (localement ou nationalement) face aux partisans de Macron et à ceux de sa concurrente Marine Le Pen. La tâche principale est de briser l’étau politique qui tente de broyer toute possibilité d’alternative populaire entre les deux machoires d’un piège formé d’un côté par la droite néo-thatchérienne de Macron et de l’autre par le Rassemblement National et ses satellites de la galaxie xénophobe.

    Les premiers (les macronistes) ne sont pas moins fascisants que les seconds. Il n’y a qu’à voir comment ils ont justifié la mutilation par la police de dizaines de gilets jaunes ou comment l’Etat macroniste traite les migrants.

    Les seconds (les lepenistes) ne sont pas plus “patriotes” ou “sociaux” que les premiers. Marine Le Pen a renoncé à toute idée de sortie de l’Union européenne, de reconquête de la souveraineté populaire et nationale, de défense des libertés et de l’autonomie des communes; elle ne pipe mot contre l’OTAN, contre l’envahissement du “globish” jusque dans les écoles de la République. Faible envers les capitalistes “français” qui détruisent la nation à coups de délocalisations, Marine Le Pen n’est dure qu’envers les travailleurs immigrés qui peinent sur les chantiers, dans les usines et sur les bateaux à côté des prolétaires français.

    Pour briser cet étau politique le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) appelle les travailleuses et les travailleurs du pays de Brest:

    ►à la reconstruction d’un parti communiste de combat,

    ►à la mise en place d’un Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste centré sur le monde du travail,

    ►au frexit progressiste pour ouvrir la voie au socialisme pour la France.

     

    TOUTES ET TOUS AU PIQUE-NIQUE ANTIFASCISTE

    jeudi 30 janvier 2020 à partir de 12 heures 30

    square La Tour d’Auvergne (devant l’Hôtel Continental)

     

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  • Par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, et Jo Hernandez, responsable national du secteur  du PRCF – 25 janvier 2020

    La CCN de la CGT vient de se prononcer majoritairement pour que la confédération participe le 30 janvier 2020 à la première séance de la «  des retraites » mise en place par le Premier ministre sur demande de son cher Laurent , secrétaire général de la CFDT et président de la Confédération Européenne des Syndicats.

    On peut regretter la décision de la CCN tout en comprenant que des syndicalistes responsables se soient dit que la CGT ne peut pas appliquer la politique de la chaise vide en un lieu où peuvent se décider des mesures gravement attentatoires au monde du travail, à défaut d’apporter du positif à qui que ce soit d’autre que le grand patronat.

    Toutefois, il faut surtout mettre en avant une réalité objective : cette conférence est avant tout un subterfuge proposé par le briseur de  patenté Laurent Berger pour diviser le mouvement social, relâcher la pression des grèves et des blocages sur le gouvernement, porter au centre de l’attention médiatique, non l’affrontement de classes nécessaire pour obtenir le retrait de la retraite à points, mais un « dialogue social » bidon tel que l’affectionnent la CFDT et la C.E.S., c’est-à-dire une « concertation » creuse visant à accompagner et à saupoudrer « socialement » la casse des pensions programmée par les Accords européens de Barcelone (2002) et brutalement accélérées par les « recommandations à la France » édictées par Bruxelles en avril 2018. En effet, le Premier Ministre a indiqué dans sa récente lettre de cadrage adressée aux syndicats le 11 janvier 2020 que la conférence de financement ne devrait pas toucher à « l’âge d’équilibre » (donc au report progressif de l’âge de départ sans décote), qu’elle ne pourrait pas proposer la hausse des cotisations dites patronales et que le financement des retraites françaises ne devrait pas dépasser 14% du PIB (alors qu’on sait que le nombre des pensionnés va mécaniquement augmenter plus vite que le PIB, y compris si celui-ci augmente relativement vite). Bref, le jaune Berger et le premier ministre aux ordres de Bruxelles se réunissent seulement pour savoir comment gérer, voire « autogérer » le recul indéfini de l’âge de départ en retraite des jeunes générations, assorti de la baisse de leurs pensions, du chômage lourd des « seniors », de l’abondement des fonds de pension et d’un maintien massif des jeunes dans le chômage et le précarité de manière à peser lourdement sur les salaires de tous.

    Dans ces conditions, il semble que la position de classe juste soit, à la séance inaugurale de la conférence, que les syndicats véritables, à savoir ceux qui luttent et non pas ceux qui bradent la grève d’autrui à l’instar de la CFDT et de l’UNSA, déclarent ensemble qu’ils ne resteront à la conférence que si elle fait d’emblée sauter tous les préalables : cotisations patronales, âge d’équilibre et plafonnement du ratio « dépenses des retraites/PIB ». Car des syndicalistes véritables n’ont d’autre boussole que les BESOINS des travailleurs, et non les prétendues « contraintes » fixées unilatéralement par le MEDEF, toujours avide de majorer ses profits, et par Bruxelles, obsédée par les sacro-saints 3% de déficit indispensables au maintien de la monnaie unique. Sans ce minimum préalable, la conférence n’aura rien d’une négociation et tout, comme trop souvent, d’une chambre d’enregistrement. Son rôle sera uniquement de compromettre la CGT, d’éteindre l’incendie social, d’offrir une devanture « sociale » à ce pouvoir d’éborgneurs et de valoriser les chefs JAUNES de la CFDT et de l’UNSA.

    Si, comme il est quasi-certain, le gouvernement refuse d’ouvrir le cercle des questions traitées et que la seule problématique précontrainte porte sur les modalités d’exécution réservées aux futurs retraités, il faut selon nous se retirer de cette mascarade honteuse, diffuser un tract de masse sur ce sujet aux entreprises, dire la vérité aux travailleurs sur la CFDT et appeer les salariés et les jeunes encore sur la réserve à entrer dans l’action générale.

    Quant au PRCF et aux syndicalistes qui composent sa commission Luttes, ils proposent en tout état de cause non seulement de continuer les actions fortes à l’encontre de ce pouvoir brutal et discrédité, mais de mettre en débat dans les AG l’idée d’une  nationale unitaire de combat à Paris à l’appel des syndicats de lutte, des gilets jaunes et des organisations politiques progressistes, au besoin en campant sur place jusqu’à satisfaction. Non pour conclure le mouvement, mais pour le relancer de manière unitaire en appelant toute la classe travailleuse au « tous ensemble en même temps », non seulement sur les retraites, mais sur l’ensemble des contentieux sociaux : salaires, emploi industriel, code du travail, services publics (école, santé, justice, équipement, EDF, SNCF, etc.), protection sociale.

    Macron-MEDEF et l’UE cassent nos acquis et notre pays, bloquons leurs profits !


     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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