• ______________________________________________________________________

    Nos amis Argan et Serge Grossvak ont accepté qu’ »Initiative Communiste » publie l’article ci-dessous. Ils montrent comment la soif de profit s’attaque désormais aux dispositifs idéologiques de la bourgeoisie, ici, le sport spectacle… Les communistes du P..C.F aimeraient partager leur optimisme quant à « la fin d’une époque ». Nous estimons pour notre part qu’elle nécessite d’arracher le pouvoir économique à ses propriétaires, le pouvoir politique à leurs mandataires et qu’il faut s’en donner les moyens organisationnels. Mais ce sera en troisième mi-temps…

    ______________________________________________________________________________

    Fric, Foot et Révolution.

    par  Argan et Serge Grossvak

     

    L’événement a été oublié aussi vite que possible, banalisé, rangé aux anecdotes. Et pourtant ! La défaite de la “superleague” représente un véritable tremblement de terre, pour le foot, pour le monde de la finance, pour le monde politique. 

    Commençons par résumer les faits au plus simple : une “super league de foot” est lancée par les plus gros clubs de foot européen. Ce projet est uniquement financier. Les supporters se révoltent, et les joueurs, et les clubs plus modestes qui ont été exclus. Et incroyable, la vient à bout des puissants en 4 jours. Pire, les initiateurs doivent demander pardon. Le peuple du foot est un redoutable gilet jaune ! Bravo à eux !

    Déjà l’histoire n’est pas mal. Arrêter le bras des financiers n’est pas si fréquent ! Mais demeurent d’autres facettes croustillantes de cet événement qui promettent d’étonnants rebonds du ballon rond. Le fric et le foot, le moins que l’on puisse dire c’est que ça n’est pas nouveau, mais quelque chose a commencé à changer : les propriétaires. Avant, c’étaient des milliardaires qui s’offraient un club, pour briller, pour se donner de l’importance. Tout en cherchant le moyen de rentrer plus de fric, ils y laissaient un paquet de pognon et finissaient par passer la main. Petit à petit les sommes brassées ont monté et sont devenues gigantesques. Les “grands” clubs sont devenus de beaux projets de spéculation, ils sont rentrés en bourse. Et là arrivent de nouveaux propriétaires : les fonds de pension. Le foot est un produit à cash. Le ballon n’a plus à tourner rond mais à rouler pognon. Là dessus arrive le Covid. 

    Avec le Covid le foot ne peut plus mettre le feu dans ses stades, mais à ses finances ça flambe sérieux. En , Lille et Bordeaux, brillants clubs historiques, sont sur les bancs de la banqueroute. Et puis alors en Espagne et en Italie il y a un gigantesque trou dans la pelouse ! Banqueroute ? Banqueroute ! On en reparle plus tard. 

    Les banquiers, les fonds de pension n’aiment pas perdre des sous, du flouz. Ils ne sont pas là pour jouer, eux. Alors faut que ça rentre, et vite. La “superleague” c’était génial pour eux : le fric est gardé pour leurs clubs et plus question de prendre le risque de résultats sportifs. Bénèf assuré. La Banque JP Morgan est à l’appui. Le sondage (comme pour les élections) est truqué pour faire avaler la manoeuvre (66% de pour). Que dalle les supporters sont en rage. On en reparle plus tard.

    Le sport est fait d’incertitude et avant tout de passion. Penser pouvoir en faire une ressource financière, c’est méconnaitre le football. Que pouvaient ils en savoir ? Là, l’histoire a basculé. Les premiers libéraux d’Europe ont dit stop. Les réseaux sociaux ont joué un énorme rôle, mais ce sont les Anglais qui ont sonné la révolte. On ne touche pas à leur football. Et pourtant, ils ont les clubs les plus riches, la ligue la plus riche, pourtant ce pas supplémentaire en était trop pour eux. En 48h ils ont forcé leurs clubs à se retirer. Les clubs espagnols et italiens, demeurés seuls, ont rendus les . L’affaire était pliée. Demeure le trou, demeurent les risques de banqueroutes. Et dans le foot aujourd’hui les sommes sont gigantesques. Derrière les malheurs de clubs, et du foot, réside une “bulle financière” qui pourrait impacter jusqu’à la Bourse, jusqu’à constituer l’étincelle de la prochaine méga crise financière. Il n’y a pas de doute, le foot c’est trépidant, plein d’émotions et de surprises. Mieux vaut avoir le coeur bien accroché. Ca aurait pu être la conclusion, mais non, attendez la suite.

    On vous l’a dit, “les supporters sont en rage” et pas uniquement eux. Les Anglais ne se sont pas arrêtés à leur triomphe contre le projet financier. Les voici qui exigent le départ des responsables qui ont voulu de cette Super League. Pour protester et demander ces  départs, les fans de Manchester United ont pénétré dans leur stade avant un des chocs de leur championnat. Même révolte sur les réseaux sociaux où les dialogues les plus passionnés ont porté sur ce fric qui pourri le foot. 

    Et puis il y a les journalistes français qui tout soudain libèrent leur parole. Les voila qui évoquent leur désaccord avec cet ultra-libéralisme. La Révolution est en marche comme dit un ami !

     « Si on en avait parlé avant, on existerait plus aujourd’hui ». Liberté j’écrit ton nom. 

    Ah, le voici le mot de la fin. Juste pour remarquer qu’en peu de temps, peu de mois, les auront appris à ne pas faire confiance aveuglément en leurs institutions politiques, en leurs institutions policières, en leurs institutions scientifiques, en leurs institutions médiatiques, et maintenant en leurs institutions sportives. Ca sent très fort la fin d’une époque !

    Argan et Serge Grossvak

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Cette semaine, nouveau point de l’actualité revendicative avec le secrétaire général du Syndicat CGT du CHRU Brest . Comme d’habitude le petit point info Coronavirus avec cette décision de la direction qui nous scandalise : le maintien du jour de carence pour les agents ayant des effets secondaires à la vaccination. Ensuite ce sera le tour des luttes de l’établissement : les sages femmes, les infirmiers anesthésiste, les personnels du centre René Fortin, le 1er mai et les suites des violences contre la CGT pendant le cortège parisien... Puis cette revue d’actualité se terminera par les modalités pratiques pour se rendre à la manifestation festive prévue pour protester contre les mesures du Ségur de la santé.

    Pour l'inscription aux cars de la manifestation du 21 mai à Carhaix : https://forms.gle/RrYQxpDobakBQE7R8
     
    Pour acheter l'affiche proposée par les Sages-femmes en lutte, c'est ici : https://bit.ly/3f8Ec1G

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Face au plan de relance jugé insuffisant, la CGT veut mettre en place un plan de rupture.Face au plan de relance jugé insuffisant, la CGT veut mettre en place un plan de rupture. 

    PTT, Arsenal, SNCF, CHRU, enseignement privé et public… tous secteurs confondus, la CGT dénonce le manque de moyens humains et la précarisation des emplois.

    En dépit des aides du plan de relance, les conséquences sociales, économiques et sanitaires de la crise actuelle se traduisent par une aggravation des inégalités. À Brest (Finistère), la CGT annonce souhaiter construire un plan de rupture dans de nombreux secteurs fragilisés.

    « D’une part, nous dénonçons le manque de moyens humains dans de nombreux secteurs comme les services sociaux, la santé ou l’Éducation nationale, explique Fabienne Bodin, membre du bureau de l’IUD CGT 29. D’autre part, nous questionnons la formation des jeunes, la relocalisation sur le territoire de nombreux secteurs de l’économie, les problèmes de mobilité qui empêchent l’accès à l’emploi, la dégradation du service public. »

    Manque de moyens humains

    « La Poste recourt à plein de CDD et de travailleurs intérimaires qui sont autant de contrats précaires ! Alors qu’il y a plein de travail », souligne David Di Benedetto, secrétaire du syndicat CGT Fapt Nord 29. Même écho du côté de l’Arsenal. L’inadéquation de la formation des jeunes est un autre élément du plan de rupture préconisé par la CGT.

    La SNCF, le Centre hospitalier universitaire (CHRU) de Brest, l’enseignement public et privé déplorent, eux aussi, le manque de moyens humains, le nombre de postes supprimés, le statut précaire des contractuels de l’hôpital, les classes surchargées, etc.

    Remise en route du fret ferroviaire

    Face à ces constats, la CGT du Finistère souhaite proposer des projets de rupture axés sur la relocalisation d’activités sur le territoire, comme la remise en route du fret ferroviaire au port ou l’embauche de salariés en CDI, avec l’ouverture d’un centre de production de vaccins à Plouzané.

    « Nous souhaitons également mettre en place des bureaux d’embauche devant des lieux de formation ou des lycées professionnels pour recueillir des CV et faire le lien avec des employeurs », indique Anne-Véronique Roudaut, secrétaire générale de l’Union départementale CGT 29.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Au départ de la place Saint-Corentin, les vélos ont pris la tête d’un cortège de 500 personnes.Au départ de la place Saint-Corentin, les vélos ont pris la tête d’un cortège de 500 personnes.

    À l’appel de nombreuses associations et partis politiques, 500 manifestants ont défilé dans les rues de Quimper, ce dimanche 9 mai 2021. Ils dénoncent, notamment, les faibles moyens de la loi climat.

    Malgré la pluie, qui n’a pas cessé de tomber, près de 500 personnes ont défilé lors d’une marche pour le climat dans les rues du centre-ville de Quimper (Finistère), dimanche 9 mai 2021. Un collectif de 12 associations et partis politiques avait appelé au rassemblement, dans le cadre d’une mobilisation nationale.

    Partis de la place Saint-Corentin, les (nombreux) vélos se sont élancés en tête de cortège, accompagnés de près par une fanfare.

    500 personnes ont participé à une « marche d’après » pour le climat, à Quimper, le 9 mai 2021. 


    Les manifestants ont convergé vers le théâtre de Cornouaille, où ils ont assisté à plusieurs prises de paroles : soutien aux ouvriers de la fonderie de Caudan, remise en cause de la méthanisation et de l’implantation d’un entrepôt Amazon à Briec…

    500 personnes ont participé à une « marche d’après » pour le climat, à Quimper, le 9 mai 2021. 

    Une loi climat « réduite à peau de chagrin »

    C’est l’écologiste et ancienne candidate à la mairie de Quimper, Martine Petit, qui a pris la parole en premier : la loi climat, tel qu’adoptée par l’Assemblée nationale « n’est vraiment pas à la hauteur des enjeux », dénonce-t-elle. « C’est à nous de faire bouger les forces politiques pour ne pas subir en 2022 des politiques réactionnaires, tant au niveau social qu’écologique ». Elle a également appelé à faire « bouger les territoires. C’est aussi au niveau local que la transition doit être au rendez-vous. »

    Yolande Bouin, qui a travaillé au sein de la convention citoyenne sur le climat, a témoigné lors de ce rassemblement : « Nous devons montrer que nous ne sommes pas d’accord avec la loi climat adoptée par l’Assemblée nationale. Elle ne correspond pas du tout à ce que nous, les citoyens, avons réalisé. Elle a été détricotée par les ministères et réduite à peau de chagrin ! ».

     

    Anaëlle BERRE

    source: https://www.ouest-france.fr/

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Lorient : rassemblement des fondeurs devant la sous-préfecture
     
    Le sous-préfet de Lorient, Pierre Clavreuil, a annoncé l’annulation du CSE de la Fonderie de Bretagne qui devait se tenir lundi 10 mai à 14 h 30. Les conditions n’étant pas réunies.
     
    Le sous-préfet de Lorient, Pierre Clavreuil, a notifié aux salariés de la Fonderie de Bretagne que les conditions ne sont pas réunies pour la réunion du CSE qui devait se tenir ce lundi 10 mai à 14 h 30. Le comité social et économique est donc annulé. À 15 h, le sous-préfet avait demandé à parler à une délégation de la Fonderie de Bretagne ainsi qu’au médiateur. Une nouvelle convocation pourrait arriver dans les prochains jours. La CGT en appelle à l’État « qui doit prendre ses responsabilités », avec un appel du pied, à peine déguisé, envers Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères : « Certaines personnes, très discrètes, originaires de la Région doivent prendre position », a déclaré Maël Le Goff, délégué du personnel, à la sortie de la sous-préfecture.
     

    Pour rappel

    120 salariés de la Fonderie de Bretagne se sont installés devant la sous-préfecture de Lorient ce matin. Les salariés de la Fonderie ont été reçus par le sous-préfet, Pierre Clavreuil, à 11 h. Durant 45 minutes, ils ont, une nouvelle fois, présenté leurs revendications et ont prévenu : « Nous empêcherons la direction d’entrer dans la sous-préfecture si elle vient pour le CSE ». Ce comité social et économique doit permettre d’enclencher le processus de recherche active d’un repreneur. Un feu a été allumé avec des pneus. La circulation quai de Rohan a été coupée.

    Un feu a été allumé avec des pneus.Un feu a été allumé avec des pneus.
     
     
    source: https://www.letelegramme.fr/
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Les techniciens du laboratoire du groupement hospitalier du Centre-Bretagne seront en grève mardi 18 mai.Les techniciens du laboratoire du groupement hospitalier du Centre-Bretagne seront en grève mardi 18 mai. 

    Les techniciens du laboratoire du groupement hospitalier du Centre-Bretagne annoncent se mettre en grève le 18 mai 2021. Ils invitent à manifester devant le CHU de Rennes à 11 h, ce jour-là.

    Les techniciens du laboratoire du groupement hospitalier du Centre-Bretagne (GHCB) de Noyal-Pontivy (Morbihan) annoncent une grève pour mardi 18 mai 2021. Ce jour-là, ils n’assureront que le service minimum au laboratoire, les analyses de garde uniquement​, précisent-ils dans un communiqué transmis par le syndicat Sud.

    Demande de revalorisation

    Toujours invisibles, oubliés, relégués au dernier rang nous allons nous faire entendre pour une reconnaissance immédiate de notre profession​, clament-ils. Se décrivant comme des oubliés du Ségur de la Santé, ils revendiquent un passage en catégorie A et une revalorisation salariale. 

    Ils invitent par ailleurs à manifester devant le CHU de Rennes, toujours le 18 mai, à 11 h.

     

    Aurélie DUPUY

    source: https://www.ouest-france.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Une quinzaine de parents d’élèves se sont retrouvés samedi matin devant l’école de Lanveur. Ils appellent au maintien dans son poste l’enseignant remplaçant.Une quinzaine de parents d’élèves se sont retrouvés samedi matin devant l’école de Lanveur. Ils appellent au maintien dans son poste l’enseignant remplaçant. 

    Pourtant ça marchait bien. Depuis octobre 2020, l’enseignant remplaçant s’est très bien intégré dans l’équipe pédagogique de l’école de Lanveur. Vendredi après-midi, il a appris que c’était fini. Le remplaçant sera remplacé.

    À l’école primaire de Lanveur, à Lorient, l’enseignante de CE2, 25 élèves, est brutalement tombée malade. Elle a été remplacée en octobre dernier par un enseignant, qui depuis, une chance, a pu assurer le suivi pédagogique de la classe sans rupture. « Vendredi après-midi, il a reçu un coup de fil de l’inspection académique, racontent les parents d’élèves. On lui a annoncé, pendant la classe, qu’il devait quitter ce poste et qu’il serait remplacé ! »

    De la brutalité

    Une décision ubuesque et une façon de faire brutale que dénoncent les parents réunis samedi devant l’école. « À deux mois de la fin d’une année compliquée par la crise sanitaire, on décide de casser quelque chose qui fonctionne. L’enseignant n’a pas le temps de préparer son départ, on va désorganiser quelque chose qui convenait à tout le monde, aux enfants, aux enseignants. Quand à l’inverse, il y a parfois des situations de crise dans des écoles dont on ne se préoccupe pas ! »

    Des courriers à l’inspection et au ministère

    L’explication de l’inspection académique donnée aux parents est administrative : « L’actuel remplaçant est normalement intégré dans un pool de remplaçants de courte durée. Des moyens viennent d’être alloués pour les remplacements de longue durée par le ministre de l’Éducation. Donc on demande à cet enseignant de quitter ce poste au profit d’un autre remplaçant… On est dans Brazil (film culte de Terry Gilliam, ndlr) ! »

    Deux courriers ont été adressés, l’un à l’inspectrice d’académie, Françoise Kihl, l’autre au ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Ils y expliquent pourquoi ils demandent le maintien de l’enseignant jusqu’à la fin de l’année scolaire estimant que « ce choix purement administratif est préjudiciable pour les enfants ». Une copie a également été adressée au maire de Lorient, Fabrice Loher, et à son adjointe à la vie scolaire, Morgane Christien.

    Delphine LANDAY

    source: https://www.ouest-france.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire