• Le chanteur algérien Idir en concert en Suisse en 2007.

    Le chanteur algérien Idir, l’un des principaux ambassadeurs de la chanson kabyle à travers le monde et l’interprète du célèbre « A Vava Inouva », est mort samedi soir à Paris à l’âge de 70 ans, a annoncé sa famille.

    De son vrai nom Hamid Cheriet, Idir était né le 25 octobre 1949 à Aït Lahcène, près de Tizi-Ouzou, capitale de la Grande-Kabylie. Alors qu’il se destinait à être géologue, un passage en 1973 sur Radio Alger change le cours de sa vie : il remplace au pied levé la chanteuse Nouara, et sa chanson en langue berbère « A Vava Inouva », qui évoque les veillées dans les villages kabyles, fait le tour du monde à son insu pendant qu’il fait son service militaire.

    Mélange des cultures 

    « Je suis arrivé au moment où il fallait, avec les chansons qu’il fallait », racontait en 2013 Idir, imprégné dès son enfance par les chants qui rythmaient tous les moments de la vie quotidienne. Il rejoint Paris en 1975 pour produire son premier album, également intitulé « A Vava Inouva ».

     

    Il disparaît de la scène pendant dix ans, de 1981 à 1991, mais sa carrière est ensuite relancée. À l’automne 1999, profitant de l’élan donné par ses compatriotes Cheb Mami et Khaled, il signe son retour discographique avec l’album « Identités », où il propose un mélange de « Chââbi », la musique algéroise, et de rythmes empruntés aux genres occidentaux.

    À l’image de son désir du mélange des cultures, il y chante avec des musiciens de différents horizons culturels, musicaux ou géographiques, comme Manu Chao, Dan Ar Braz, Zebda, Maxime Le Forestier ou Gnawa Diffusion, Gilles Servat, Geoffrey Oryema et l’Orchestre national de Barbès.

     

    Reconnaissance de l’identité culturelle de la Kabylie

    En 2007, il avait publié l’album « La France des couleurs », en pleine campagne pour l’élection présidentielle française marquée par des débats sur l’immigration et l’identité.

    En janvier 2018, le chanteur – qui militait pour la reconnaissance de l’identité culturelle de la Kabylie – était revenu chanter à Alger pour le nouvel an berbère « Yennayer » après une absence de 38 ans.

    source: https://www.jeuneafrique.com/

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  • Stan Neumann, entretien avec Olivier De Bruyn : "Le monde ouvrier m’a toujours passionné" (marianne.net-28/04/20-11h03)Une fillette qui travaille dans une usine de Caroline du Sud en 1908. - Photo Lewis Hine

     
    Du début du 18ème siècle à nos jours, le documentariste Stan Neumann examine les évolutions du monde ouvrier et la lutte des prolétaires contre l’injustice. Cette série passionnante, en quatre épisodes d’une heure, s’impose comme une somme indispensable. Entretien avec le réalisateur.

    Les premières révoltes des ouvriers anglais au 18ème siècle, la Commune, le travail à la chaine, le Front Populaire, l’autogestion espagnole en 1936, le combat des mineurs contre Margaret Thatcher dans les années 80, on en passe. Comment évoquer l’histoire du monde ouvrier durant les trois derniers siècles en… quatre heures ? C’est un projet hors normes auquel s’attaque le documentariste Stan Neumann dans Le temps des ouvriers, une série documentaire passionnante diffusée sur Arte le mardi 28 avril.

    Pour mener à bien son entreprise, le documentariste a choisi de diviser son film foisonnant en quatre chapitres. Il examine d’abord dans Le temps de l’usine (1700-1820), l’essor de la nouvelle économie industrielle en Grande-Bretagne. Dans Le temps des barricades (1820-1890), il autopsie entre autres l’essor des mouvements révolutionnaires en France. Dans Le temps à la chaine (1880-1935), il radiographie les bouleversements dans la production. Enfin, dans Le temps de la destruction (de 1936 à nos jours), il interroge les conséquences de la seconde guerre mondiale sur le monde ouvrier, puis la désindustrialisation destructrice des dernières décennies. Avec son utilisation constamment inventive des images d’archives, le documentaire ne se contente pas, loin de là, de relater les événements de plusieurs siècles, mais s’efforce de mettre en parallèle certaines caractéristiques du passé avec celles de notre temps en donnant à la fois la parole à des travailleurs d’aujourd’hui et à des historiens et philosophes. Entretien avec Stan Neumann sur cette série unique.

    Marianne : Comment est né ce projet titanesque ?

    Stan Neumann : Le monde ouvrier m’a toujours passionné pour des raisons à la fois personnelles, historiques et idéologiques. L’idée initiale est venue des producteurs des Films d’ici, avec lesquels je collabore sur la plupart de mes films. Quand l’idée a émergé de concevoir cette série pour Arte, j’ai immédiatement répondu favorablement. J’étais agréablement surpris que le service public ose encore se lancer dans ce genre d’aventures…

    Sur le papier ce projet a tout du défi impossible. Combien de temps avez-vous travaillé sur la série et quel était votre angle d’attaque ?

    Les premières ébauches remontent à fin 2016 et j’ai plongé dans la conception de la série au milieu de l’année 2017. J’ai toujours le même type d’approche par rapport au matériau historique : je n’aime ni les projets généralisateurs, ni les grandes synthèses. J’ai choisi de fragmenter mon récit en bouts d’histoires et de lieux, en me disant que la juxtaposition de ces fragments produirait une énergie différente de celle qui prévaut dans les récits linéaires traditionnels.

    Vous respectez la chronologie, mais vous mettez également en parallèle, sans raccourcis, les événements du passé avec notre époque, notamment avec les témoignages d’ouvriers d’aujourd’hui.

    J’avais ce désir dès le début du projet, mais j’ignorais ce que le résultat pourrait donner. Et pour cause : je ne savais pas ce que ces témoins contemporains allaient me raconter ! A cet égard, dans ce désir de me laisser surprendre, il y a un aspect quasi expérimental dans mon travail. Néanmoins, la clarté est une obsession pour moi : les choses n’ont un sens que si elles peuvent être vues et comprises par le plus grand nombre.

    D’un point de vue historique, ma conviction est que l’on ne peut pas aplatir les époques les unes sur les autres : ce serait un non-sens. En même temps, j’ai été frappé en écoutant les témoignages des ouvriers d’aujourd’hui par la constance dans les mécanismes d’exploitation du 18ème à nos jours. Si j’avais anticipé cela en l’écrivant dans un scénario de fiction, je l’aurais probablement retiré, par souci de réalisme. Or, c’est la vérité…

    Par exemple, dès le premier épisode, on s’aperçoit qu’une des préoccupations des patrons anglais du 18ème est de « voler » le temps des ouvriers en les contraignant à travailler le plus possible, en trafiquant les horloges des ateliers, en leur interdisant de porter des montres…

    Et il en est souvent de même aujourd’hui, même si les outils de contrôle sont plus sophistiqués. Comment vole-t-on le temps des ouvriers ? Cette question cruciale, les grandes entreprises ne veulent surtout pas en parler. Il faut d’ailleurs souligner qu’aucune d’entre-elles n’a accepté que je filme en leur sein. Ni Renault, ni Amazon… Nous n’avons essuyé que des refus. Au nom, probablement, du contrôle de l’image et de la parole.

    Aujourd’hui, dans la nouvelle économie, chacun pressent que l’exploitation est plus intense que jamais et, du coup, la moindre image qui en témoignerait est intrinsèquement considérée comme subversive. Néanmoins, même si je n’ai pas pu tourner à l’intérieur des usines, certains de mes témoins, eux, ont enregistré des images avec leurs téléphones portables.

    Cela fait des décennies que l’on évoque la disparition de la classe ouvrière. Mais le néolibéralisme en a fabriqué une autre avec ces employés précaires qui subissent par exemple l’ubérisation.

    Existe-t-elle encore aujourd’hui, la classe ouvrière ? Si le film ne répond pas à la question de façon dogmatique, il montre que l’exploitation, elle, existe assurément toujours. Chez Amazon, j’aurais ainsi aimé filmer l’interaction, si j’ose dire, entre l’humain et la robotisation extrême.

    Quelle a été votre ligne pour choisir les images d’archives ?

    J’ai utilisé plusieurs outils. Le premier est mon regard de cinéaste : il faut que l’image me raconte quelque chose et je me méfie de toute démarche uniquement utilitaire et illustrative dans leur utilisation. Ensuite, j’aime les images qui paraissent improbables. Par exemple, sur le taylorisme, il me semblait plus intéressant d’utiliser celles d’un film soviétique méconnu des années 30 que celles des Temps modernes, de Chaplin. Il est important que les gens découvrent d’autres images que celles qu’ils connaissent par cœur. Enfin, j’ai énormément travaillé avec des images fixes et photographiques. Elles sont souvent plus fortes dans leur précision et leur simplicité que celles des films, y compris pour les événements les plus contemporains où les images d’archives du travail et des ouvriers sont souvent orientées idéologiquement.

    Qu’avez-vous appris en réalisant cette série ?

    Beaucoup de choses d’un point de vue historique. Par exemple, je ne connaissais que superficiellement l’histoire du luddisme (les premiers mouvements ouvriers violents dans l’Angleterre des années 1810, NDLR). Ensuite, deux phénomènes m’ont particulièrement marqué. D’abord, l’importance de la question du temps que nous avons déjà évoqué. Ensuite, je me suis aperçu à quel point, au fil des siècles, les revendications ouvrières n’étaient pas seulement sociales, mais révélaient aussi un profond désir de reconnaissance. Quel électeur d’aujourd’hui se souvient que la première revendication des ouvriers anglais à la fin du 18ème siècle a été le suffrage universel ? Et, comme le rappelle Jacques Rancière dans le film, quand, en 1830, les ouvriers se joignent à la bourgeoisie pour renverser la monarchie, ils réclament la liberté de la presse, alors que la plupart d’entre eux sont analphabètes. En 1989, encore, en Tchécoslovaquie, alors que les ouvriers jouent un rôle majeur dans la chute du régime, ils sont traités comme des « enfants irresponsables », par les dirigeants et patrons d’usine. Ce désir de reconnaissance et ce refus de l’infantilisation étaient essentiels hier et ils le sont toujours aujourd’hui.

    Propos recueillis par Olivier De Bruyn

    Le temps des ouvriers, série de Stan Neumann. Diffusion sur Arte le 28 avril à 20 h 50. Disponible sur arte.tv du 21 avril au 26 juin.

    source: https://www.marianne.net/

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  • Sur l'air de "Utile" par Julien Clerc avec Aurélien et Valentin au chant, Clémence au piano. Retrouvez-nous pas en tournée dans toute la France, jusqu'à on sait pas quand ! www.lesgoguettes.fr

    source: https://www.youtube.com/

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  • Jacques Pellen en concert au Novomax de Quimper, en novembre 2018.Jacques Pellen en concert au Novomax de Quimper, en novembre 2018. 

    Musicien-chercheur passionné, adepte d’une « esthétique jazz sous influence bretonne », Jacques Pellen, le guitariste brestois, est mort, à 63 ans, des suites du coronavirus, à l’hôpital de Brest.

    Jacques Pellen est parti ce mardi 21 avril 2020 au petit matin. Il venait d’avoir 63 ans. Admis il y a trois semaines à l’hôpital Morvan de Brest, le grand guitariste a lutté contre le coronavirus.

    « Il part presque tout seul, sans cérémonie, sans rituel. Au fond, je crois que c’est ce qu’il aurait voulu, mourir tranquille, en solitaire, écrit Ronan Pellen, son neveu. Mes pensées vont à sa compagne Armel et à Pat, si présents ces dernières semaines ».

    Multiples expériences

    Incroyablement éclectique, Jacques Pellen aimait « croiser le fer de l’improvisation ».Musicien-chercheur passionné, adepte d’une « esthétique jazz sous influence bretonne », Jacques Pellen reste à l’origine de nombreuses expériences, dans lesquelles il pratiquait le mélange des genres, la subtile fusion de ses influences, comme la célèbre Celtic Procession.

    De ses multiples expériences jazz, folk, celtique ou classique, de ses nombreuses collaborations, Dan ar Braz, Kristen Noguès, les frères Molard, Soïg Sibéril, Riccardo Del Fra ou encore Henri Texier, Jacques Pellen avait gardé un style particulier, dans lequel fusionnent toutes ces influences.

    A-hed an aber, « sur les rives de l’estuaire », c’est le titre du dernier album de Jacques Pellen. C’est, surtout, une traversée musicale, sur six ou douze cordes, pour la première fois en solitaire… « Autrement dit, une sorte de bilan très personnel », nous confiait alors le virtuose taiseux. Il préférait – et de loin – laisser les auditeurs libres de se faire leurs propres impressions, plutôt que d’expliquer sa démarche artistique.

    Les variations Pellen

    Au zénith de son talent sur cet album, Jacques Pellen avait choisi de le refermer sur January Man, une composition de Dave Goulder, chanteur, guitariste et compositeur anglais, surtout connu pour cette chanson qui raconte l’inexorable écoulement du temps.

    Jacques Pellen en interprète une version plus nostalgique. Plus celtique. Veloutées, cristallines, métalliques, celtisantes, les guitares s’épanouissent dans tous les registres. La synthèse d’un riche parcours artistique qu’on pourrait appeler les « Variations Pellen »…

    «C’est vraiment trop con mon ami Jacques, écrit, profondément touché, en larmes, Dan Ar Braz, le guitariste quimpérois avec lequel il avait noué une formidable amitié. Ensemble, ils ont créé une musique bretonne plus perméable aux richesses d’ailleurs et plus moderne que jamais.

    « Tu étais pour moi un mystère émouvant, un habitant de ma jeunesse, un questionneur pertinent et enrichissant, un magistral artisan musicien, criblé de ces doutes qui nous font grandir, appliqué, d’une façon tellement particulière qu’il m’est difficile de la décrire, continue Dan Ar Braz. Une belle personne pour qui j’avais un immense respect et que j’aimais profondément, un incroyable musicien. »

    Jacques Pellen, formidable guitariste, inspiré et inspirant. 

    Elle aussi « infiniment triste »,l’artiste Yuna Le Braz, salue, bouleversée, cet « immense artiste » : « De tous les amis musiciens de mon père, Jacques était celui dont je me sentais le plus proche, confie la fille de Dan Ar Braz. D’une profonde humanité, Jacques m’a soutenue, guidée, aussi bien dans la vie que dans ma carrière, il m’a montré la voie, rassurée dans les moments de doute. Sa disparition, si brutale, représente une énorme perte. »

    Comme de nombreux musiciens proches de Jacques Pellen, Yuna Le Braz regrette « de ne pas pouvoir vraiment lui dire au revoir » : « C’est déjà très dur. Et savoir qu’en plus, on ne pourra pas se réunir, qu’on ne pourra pas lui rendre un dernier hommage, rajoute à la peine. »

    Le producteur Yann Pelliet, du label Parker Prod, est très triste de l’annonce du décès du musicien : « Jacques était un musicien hors-normes. Talentueux, ingénieux, précis et juste… les qualificatifs ne manquent pas pour décrire l’artiste et son œuvre. Il a inspiré, et continuera d’influencer, des générations de musiciens de Bretagne et d’ailleurs. Nous travaillions ces derniers jours encore en studio sur de futurs projets… malheureusement il nous quitte prématurément avec une partition inachevée. »

    La carrière musicale de Jacques Pellen (1957-2020)

    Le producteur Yann Pelliet a rappelé quelle a été la carrière de Jacques Pellen dans un texte que voici.

    Jacques Pellen devient musicien professionnel au milieu des années 70 en accompagnant les artistes bretons Melaine Favennec, Annkrist ou Kristen Noguès. En 1979, il crée avec Bruno Nevez un duo de guitares qui, dès l'année suivante, se transformera en quartet avec l'arrivée du bassiste François Daniel et du batteur hongrois Peter Gritz. Accompagné de musiciens de Jazz d’envergures tels que l’ancien contrebassiste de Chet Baker, Riccardo Del Fra ou le célèbre trompettiste Kenny Wheeler, Jacques Pellen participera à de nombreuses créations durant les années 80.

    En 1994, il participe à l’aventure L’Héritage des Celtes, menée sur scène comme sur le disque par le guitariste Dan ar Braz. En 1997, il forme un nouveau groupe avec le chanteur breton Erik marchand et le trompettiste sarde Paolo Fresu, élu meilleur jazzman européen en 1996, ainsi que le contrebassiste Henri Texier (album Condaghes). Il collaborera également avec les frères Boclé, Kristen Noguès et John Surman et rejoint le casting de l’album Lights in the dark de l’iconoclaste Hector Zazou !

    Pour son disque Ephéméra (2003), il invite la chanteuse Annie Ebrel et les musiciens Erik Marchand, Riccardo Del Fra, Paolo Fresu, Peter Gritz. Son album Lament for the Children (2007) est réalisé en trio avec Marcello Pelliteri et Gildas Boclé. Actuellement il se produit avec Offshore, Dan Ar Braz, Eric Barret et travaille sur la création Ar Rannoù / Les Séries avec Annie Ebrel et le quartet rock One Shot.

    Jacques Pellen est également a l'origine de la Celtic Procession un big-band qui a révolutionné la musique bretonne dans les années 90 et a influencé toute une génération de musiciens. En 2018, paraît son dernier album A-hed an aber dans lequel le guitariste porte un regard sur son parcours musical…. et c’est une première : en solitaire ! Une balade au pays des abers (référence aussi à John Abercrombie) où l’on voit se côtoyer Gerschwin et Kristen Noguès, des airs irlandais, bretons et des compositions plus personnelles… 

    Discographie :

    2018 : A-hed an aber en solo (Paker Prod)

    2017 : Shorewards avec le quatuor Offshore (Paker Prod)

    2013 : Quiet Place avec Eric Barret (L'autre Distribution)

    2007 : Lament for the Children (Naïve Records)

    2003 : Ephemera (Naïve Records)

    1999 : Celtic Procession live aux Tombées de la nuit (Naïve Records)

    1998 : Condaghes (Silex)

    1996 : Sorserez (Gwerz Pladenn)

    1993 : Triptyque (Gwerz Pladenn)

    1993 : Celtic Procession (Silex)

    1990 : Pellen 4 avec Riccardo Del Fra, Peter Gritz, Kenny Wheeler (Caravan)

    Frédérique GUIZIOU

     source: https://www.ouest-france.fr/

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  •  16  avril 2020
     
    En ce temps d’arrêt des spectacles à l’Opéra national de Paris, des membres issus des trois corps artistiques de l’institution, l’Orchestre, les Chœurs et le Ballet ont tenu à remercier à leur manière tous ceux qui sont aujourd’hui en première ligne dans la lutte contre la pandémie. Ces initiatives spontanées sont le fruit de leur volonté d’exprimer leur profonde gratitude et leur soutien à tous ceux qui travaillent avec dévouement et courage pour nous protéger.
     
    Vidéo réalisée par Cédric Klapisch.
     
    C’est après avoir reçu un lien Twitter sur la vidéo réalisée par le Ballet de Rome, qu’est venue l’idée de réaliser une vidéo avec mes collègues du Ballet de l’Opéra de Paris. L’image était simple: les danseuses et danseurs dans leur quotidien de confinés continuant à s'entraîner malgré les espaces exigus, la vie familiale, le manque des proches. Non seulement, cette vidéo était la preuve quel que soit le métier, nous devions rester chez nous, mais aussi un formidable message de remerciement et de soutien envoyé à l’ensemble des personnes qui oeuvrent pour que nous puissions bientôt retrouver nos studios, nos salles de spectacle et surtout notre public. Il m’a paru évident de proposer l’idée de réaliser cette vidéo à mes collègues du ballet. Leur enthousiasme et leur volonté de délivrer ces messages étaient présents dès le début. Quelques jours après, nous avons été contactés par le réalisateur Cédric Klapisch qui souhaitait nous proposer la même idée. Nous avons évidemment décidé d’unir nos forces. Le projet devenait concret, et plutôt que de le réaliser “dans notre coin”, nous avons informé la Direction de l’Opéra de Paris. Leur réaction, leur soutien, leur aide, ont grandement contribué à la mise en place de ce projet. Le Directeur musical Mr. Philippe Jordan et l’Orchestre de l’Opéra national de Paris ont accepté de soutenir ce projet en donnant leur accord pour l’utilisation de la Danse des Chevaliers (n°13)​ ​extrait de la partition de Roméo et Juliette. La musique puissante et lyrique de Sergueï Prokofiev magnifiquement composée et dirigée, illustre bien trois sentiments que chacun où qu’il soit a ressenti face cet ennemi invisible: la peur, l’espoir, puis enfin une volonté de relever la tête et de venir à bout de cette situation dystopique. C’est grâce à cette mobilisation nationale et à ces Français qui par leur dévouement ont permis à tout un pays de vivre, certes au ralenti, mais de continuer à vivre et à nous fournir l’essentiel vital tel que ravitailler les magasins, faire circuler le courrier, maintenir le réseau internet pour garder le lien avec nos proches, continuer d’instruire nos enfants, être aidé, être soigné, être sauvé. L'adaptation en un temps record des entreprises et de leur chaînes de productions sont venues appuyer cet élan de solidarité. Plusieurs initiatives artistiques ont déjà participé à ce soutien. Il nous a semblé essentiel que l’Opéra national de Paris en sa qualité d’institution publique devait par la voix de ses artistes contribuer à cette solidarité collective et rendre le confinement des français un peu moins douloureux.
     

     

     
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  • le 26 mars 2020  
     
    2ème version de la chansonnette des balcons. On est là ! Paroles et accords de la chansonnette ici : https://cie-joliemome.org/?p=7565 
    À l'heure où nous postons ce clip, nous venons d'apprendre la disparition d'Aïcha caissière dans un grand supermarché de St Denis, notre ville. Notre colère lui est dédiée ainsi qu'à ses proches camarades et collègues. SALOPERIE DE VIRUS ! N’hésitez surtout pas inventer vous-même de nouveaux couplets, c’est tout le principe de cette chanson de manif des Gilets Jaunes !
     
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  • Interprète d’« Aline » et des « Mots Bleus », le chanteur Christophe est mort, ce jeudi, à Brest, des suites d’une maladie pulmonaire. Daniel Bevilacqua, de son vrai nom, avait 74 ans.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Grand Corps Malade Officiel

    L’intégralité des revenus de ce morceau sera reversée à l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis (93) et l’hôpital François Quesnay de Mantes la Jolie (78) via la Fondation Hôpitaux Paris - Hôpitaux de France. "Effets secondaires " Auteur : Grand Corps Malade - Compositeur : Mosimann (Merci à Tiery-F et Slo-Slo Creative Agency pour le coup de main)

     

    source: https://www.youtube.com/

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