• , l’ «  » du Bassin minier

    Déchéance de la nationalité Olszanski, l’ « affaire Dreyfus » du Bassin minier (IC.fr-20/02/2016)

    La déchéance de nationalité ? Une sanction que la République française applique, depuis le milieu du XIXe siècle, à ses propres citoyens accusés de menacer ses fondements. En 1932, cette mesure affecte Thomas Olszanski, un mineur du Nord. Il est alors âgé de 45 ans. Son tort ? Avoir stigmatisé, comme permanent de la Fédération des mineurs de la CGT Unitaire (CGTU), l’attitude des magnats des Mines qu’il accuse de « bafouer les droits des Polonais », mais aussi l’Etat français « complice de leurs exactions ».

    Fils d’un paysan pauvre de Galicie polonaise sous occupation autrichienne, Thomas Olszanski s’installe dans le Bassin minier du Pas-de-Calais en 1909 pour y exercer comme mineur de charbon. Formé à l’école du syndicalisme révolutionnaire, il intègre en 1921 les rangs du Parti français et entreprend d’organiser, au sein de la CGTU, la main-d’oeuvre polonaise qui contribue largement à la relance de l’activité charbonnière dans une région sinistrée.

    Permanent à la CGTU

    L’obtention de la nationalité française en juin 1922, lui offre de s’affranchir de la menace d’expulsion qui pèse sur les activistes étrangers d’extrême gauche. Mieux, ce sésame lui permet d’accéder à un poste de dirigeant syndical ; ce que la loi du 21 mars 1884 « relative à la création des syndicats professionnels » interdit aux étrangers… libres de se syndiquer mais non d’exercer une fonction d’encadrant ! En 1923, sa connaissance des langues française, allemande et surtout polonaise le propulse à la tête du secteur « main-d’oeuvre étrangère » de la Fédération unitaire des mineurs de France (CGTU) dont il devient un secrétaire. Et aussi un permanent national  D’un piquet de grève à l’autre, il sillonne l’Hexagone. La renommée de cet « agitateur volant » aux indéniables talents d’orateur, assure le succès de ses meetings dans les bassins miniers de charbon, de fer ou de potasse, même si la CGTU, largement bolchévisée, peine toujours, en cette fin des années 1920, à contrebalancer l’influence de la CGT réformiste parmi les Polonais.

    Quand récession rime avec répression tous azimuts

    Sa popularité inquiète davantage encore les autorités françaises quand le pays s’enfonce dans la crise qui ébranle l’économie capitaliste mondiale pour frapper l’industrie houillère régionale dès 1931. La récession est synonyme d’arrêt du recrutement, de chômage partiel puis de vagues de licenciements dont les étrangers sont les victimes principales… Dans les mines du Nord où ils constituent encore près de 40 % des effectifs, la répression s’intensifie. Brimades, amendes, déclassements sont plus que jamais le lot des militants insoumis. Soucieux de satisfaire une opinion publique en partie gagnée par le chauvinisme, l’Etat décide très vite du renvoi en Pologne par trains entiers de milliers de travailleurs considérés en surnombre dans l’économie et en profite pour se débarasser des éléments jugés indésirables. Les expulsions se multiplient. A l’heure de la rationalisation synonyme de course au rendement et de dégradations des conditions de travail, les contradictions de classe s’aiguisent.

    Sur la voie de la déchéance

    Déchéance de la nationalité Olszanski, l’ « affaire Dreyfus » du Bassin minier (IC.fr-20/02/2016)

    Dans ce contexte délétère, Thomas Olszanski reste intouchable. Parce que de nationalité française… La bourgeoise République envisage alors de lui en faire perdre le bénéfice en vertu de la loi « sur la nationalité » du 10 août 1927 d’inspiration pourtant libérale. Son article 9 prévoit en effet que perd la qualité de Français, celui, qui ayant acquis la nationalité française sur sa demande, en est déchu pour « avoir accompli des actes contraires à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat français ». Le 22 juillet 1932, le tribunal civil de Douai prononce sa dénaturalisation, lui reprochant d’avoir, lors d’un meeting, « pris la parole pour exorter les ouvriers français et étrangers à se révolter ». Ses écrits dans la presse communiste « à renverser le régime capitaliste » sont tout autant stigmatisés.

    Une campagne nationale de solidarité

    Son cas fait grand bruit. Des parlementaires, des intellectuels comme André Malraux ou Paul Nizan, exigent sa réintégration d’autant que l’article 6 de cette loi de 1927 reconnaît que « l’étranger naturalisé jouit de tous les droits civils et politiques attachés à la qualité de citoyen français ». Or, Olszanski n’a jamais dérogé à la loi. « Rien dans les paroles reprochées à Olszanski, ne différait des idées énoncées couramment par la presse de gauche », rappellera la presse communiste provencale (1). Un Comité de défense d’Olszanski dénonce une nouvelle « affaire Dreyfus ». Le Secours rouge international s’indigne : « De 1914 à 1918, Olsanski fait la guerre, la bourgeoisie le considère comme un bon Français. De 1922 à 1932 Olszanski milite dans les organisations d’avant-garde, la bourgeoisie le considère comme un indésirable, le dénaturalise et veut l’expulser. » L’organe régional du PCF dans le Nord (2) s’inquiète : « Si Olszanski était expulsé, il serait beaucoup plus difficile demain d’entraîner les mineurs polonais dans la lutte aux côtés de leurs camarades français. » Briser l’unité ouvrière à un moment où les appels au front unique se multiplient ! Telle est l’ambition du gouvernement d’Edouard Herriot à coloration radical-socialiste.

    Fidèle à la Pologne populaire

    Le décret tombe le 19 avril 1934. Olszanski doit quitter le territoire le 22 mai au plus tard. Il plonge alors dans la clandestinité. Sa « cavale » prend fin cinq mois plus tard. Après avoir purgé une peine d’un mois de prison à Béthune pour infraction à un arrêté d’expulsion, Thomas Olszanski, désormais apatride (3), est « abandonné » discrètement en Flandre belge, le 16 octobre 1934 à l’aube. Il gagne alors l’URSS où il sera rejoint par sa femme et trois de ses enfants. A la Libération, il décline l’offre du PCF, d’un retour en France. Celui qui se considère néanmoins toujours comme le « fils du prolétariat français », gagne la Pologne qui tourne le dos à son passé féodal. Thomas Olszanski rejoint les rangs du Parti ouvrier polonais (PPR) des communistes polonais. « C’est ainsi qu’après 40 années, je revins dans ma patrie : la Pologne Populaire. Ce retour, je le devais à l’Armée rouge et à l’Armée polonaise, à leurs victoires sur les ennemis de mes pères et aïeux, les seigneurs terriens et les capitalistes », témoigne-t-il. Ses Mémoires (4) paraissent en 1957, deux ans avant sa disparition à l’âge de 73 ans. Il aura écrit parmi les plus belles pages de l’histoire du communisme polonais en France… « Il n’a pas personnellement vécu l’essor des années du Front populaire… Mais il est parmi les plus notoires de ceux qui l’ont rendu possible », selon Henri Krasucki, le secrétaire général de la CGT de 1982 à 1992.

    Jacques Kmieciak

     

     

    Notes

    (1) Rouge Midi du 26 janvier 1937.

    (2) L’Enchaîné du 13 septembre 1932

    (3) A la fin de la Première Guerre mondiale, il n’a pas effectué les démarches nécessaires en vue d’acquérir la nationalité polonaise à laquelle il pouvait prétendre.

    (4) Un Militant syndicaliste franco-polonais « la vie errante » de Thomas Olszanski (1886 – 1959). Texte traduit par Milène Mihout. Presses universitaires de Lille, 1993. 395 p.

    Source: initiative-communiste.fr

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  • Gorbatchev officiellement suspecté de trahison (IC.fr 20/02/2016)

    Nous publions ci-dessous deux documents atterrants : ils montrent jusqu’à l’écoeurement à quel niveau de vassalité et de félonie rampante – non seulement à l’égard du PCUS et de l’ – auxquels ils avaient juré fidélité – mais à l’égard des citoyens de l’ex-, quels que fussent leurs opinions sur le  : ceux-ci ont été mis au courant de la destruction de l’ APRES le président des USA, les deux super-Judas « Gorby » (si soucieux du bon Noël de son bon Bwana Bush) et B. Eltsine ont fait montre.

    Quant à , outre que ses propos sont d’un ridicule et d’une veulerie achevés, il a en un sens trahi encore plus qu’Eltsine puisque ce dernier était partisan affiché de l’indépendance de la alors que , alors président de l’URSS, garant à ce titre de la Constitution en place et de l’exécution du vote des Soviétiques (qui en 1990 avaient dit OUI à 76% au maintien de l’ !), a violé ENCORE plus grossièrement (certes, la concurrence fut rude en matière de trahison !) que son collègue Boris, ses engagements constitutionnels…

    Nous avons ci-dessus comparé Gorby à Judas : mais à bien y regarder, c’est très injuste pour l’Iscariote qui eut, dit-on, la décence de se pendre après avoir vendu le Nazaréen pour trente deniers…

    En 1991, L’Humanité parlait toute honte bue de « bouleversements démocratiques à l’Est » et ne bougeait pas le petit doigt pour défendre les centaines de milliers de communistes persécutés à l’Est. Les futurs fondateurs de la Coordination communiste du PCF qui participèrent ultérieurement à la fondation du PRCF parlaient au contraire de contre-révolution et de trahison.

    Qui a alors trompé les communistes, non seulement en URSS, mais en France ?

    Et qui, dans notre pays, a su marcher à contre-courant en les éclairant malgré l’énorme vague antisoviétique qui déferlait alors sur le monde ?

    Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF


    Gorbatchev suspecté de trahison (Document)

    Par FortRuss le 22 décembre 2015
    Un député Russe demande une enquête contre Gorbatchev pour trahison, avec des transcriptions de deux des plus importants appels téléphoniques de notre temps

    Un membre de la Chambre Publique de la Fédération de Russie, Georgy Fedorov, a envoyé une requête au procureur général Iouri Tchaïka lui demandant de vérifier le contenu des conversations entre les dirigeants de l’URSS et le président des États-Unis dans le cadre des articles du Code pénal concernant la «trahison» et la «divulgation de secrets d’Etat » et, si nécessaire, d’engager des poursuites.

    Cette requête a été motivée par des transcriptions déclassifiées de conversations téléphoniques dans lesquelles les chefs politiques, à savoir Mikhaïl Gorbatchev et Boris Eltsine, donnent des informations à George HW Bush à propos de la destruction de l’URSS.

    Les transcriptions de conversations téléphoniques tenues les 8 Décembre et 25 Décembre 1991, ont été publiées dans les médias (en particulier, le journal Komsomolskaïa Pravda).

    Selon Konsomolskaya Pravda, Boris Eltsine a appelé le président américain Bush et a eu une conversation avec lui de plus de 28 minutes, immédiatement après la signature de l’accord de Bialowieza (sur la création de la CEI), le 8 Décembre 1991

    Deux semaines plus tard, le 25 Décembre, le premier (et dernier) président de l’Union Soviétique, Mikhaïl Gorbatchev a téléphoné à George W. Bush, et ​​la conversation a duré 22 minutes.

    Les détails de ces conversations pour une longue période peuvent seulement être devinés. Nos services spéciaux ne les ont pas. Les Américains les ont, mais ils ont été classés. Ils avaient été gardés dans l’état du Texas dans la bibliothèque présidentielle. Et c’est seulement en 2008, que le jeune Bush a levé la classification «secret» et des copies des documents sont maintenant dans le Centre Eltsine nouvellement ouvert à Ekaterinbourg.

    « Lors de la planification préliminaire de notre musée, nous avions trouvé ces transcriptions dans le catalogue de la bibliothèque Présidentielle de George Bush. Nous avons envoyé une demande et avons reçu des copies électroniques.

    « On dit souvent que Eltsine et Gorbatchev se sont « précipités » pour annoncer au président des États-Unis l’effondrement de l’Union Soviétique, mais ce n’est pas la façon dont cela s’est passé. En fait, la situation était compliquée. Lors de l’effondrement de l’URSS, il était nécessaire d’informer le Président des États-Unis que l’arsenal nucléaire de l’Union Soviétique était sous contrôle « , a déclaré Dmitri Pushmin, chef du centre d’archives Eltsine.

    Georgy Fedorov estime que le contenu de ces conversations donne une preuve directe qu’Eltsine et Gorbatchev ont consciemment travaillé pour les Etats-Unis et la destruction de l’URSS, et que ces hommes sont des renégats et des traîtres. A cet égard, il a fait appel au Bureau du Procureur général pour enquêter et engager des poursuites pénales en vertu des lois sur la « haute trahison  » et la  » divulgation de secrets d’Etat « .

    » Si il y a des personnages historiques envers lesquels je me sens une haine profonde et sincère, c’est Eltsine et Gorbatchev. J’ai toujours été convaincu que la destruction de l’URSS a été le résultat de la trahison de l’élite, dont des chefs d’Etat, directement.

    « Mais jusqu’à récemment, mon opinion ne reposait simplement que sur des observations générales et des informations informelles. Mais maintenant que les transcriptions de ces conversations ont été présentées au public, tout se met en place. Ces hommes sont des traîtres, et ils devraient être jugés selon la loi « , dit-il dans une interview avec Planète russe.

    Et voici les transcriptions

    « Je tiens à vous informer vous personnellement, Monsieur le Président »

    Conversation téléphonique avec le président de la République de Russie, Eltsine

    Participants: George W. Bush, le président américain, Boris Eltsine, le Président de la République russe

    8 Décembre 1991, 13.08 – Bureau ovale 13h36,

    Président Bush : Bonjour, Boris. Comment allez-vous ?

    Président Eltsine : Bonjour, Monsieur le Président. Je suis très heureux de vous entendre. Monsieur le Président, nous avions convenu que, en cas d’événements d’une extrême importance, nous allions nous en informer l’un et l’autre, moi à vous, et vous à moi. Aujourd’hui, dans notre pays, il y a eu un événement très important, et je tiens à vous informer personnellement, avant que vous ne l’appreniez par la presse.

    Président Bush : Naturellement, je vous remercie.

    Président Eltsine: Nous sommes réunis ici aujourd’hui, Monsieur le Président, les leaders de trois républiques – la Biélorussie, l’Ukraine et la Russie. Nous nous sommes réunis et après de longues discussions qui ont duré presque deux jours, nous sommes arrivés à la conclusion que le système actuel et le Traité de l’Union, qu’ils nous poussaient à signer, ne nous conviennent pas.

    Donc, nous sommes réunis et, il y a seulement quelques minutes, nous avons signé un accord commun. Monsieur le Président, nous, les dirigeants des trois républiques – Biélorussie, Ukraine et Russie, – notant que les négociations sur le nouveau traité [de l’Union] sont dans l’impasse – reconnaissons qu’il existe des raisons objectives pour que la création d’Etats indépendants devienne une réalité.

    En outre, notant que la politique à courte vue de la Direction Centrale nous a conduit à des crises économiques et politiques, qui ont touché toutes les sphères de la production et les diverses catégories de la population, nous, la communauté des Etats indépendants de Biélorussie, Ukraine et Russie avons signé un accord. Cet accord, composé de 16 articles, conduit, en fait, à la création de la Communauté ou groupe d’États indépendants.

    Président Bush : Je comprends.

    Président Eltsine : Les membres de la Communauté visent à renforcer la paix et la sécurité internationales. Ils garantissent également le respect de toutes les obligations découlant des accords et traités internationaux signés par l’ancienne Union Soviétique, y compris la dette extérieure.
    Nous sommes également en faveur d’un contrôle unifié sur les armes nucléaires et de leur non-prolifération. Cet accord a été signé par les chefs de tous les Etats impliqués dans les négociations, – la Biélorussie, l’Ukraine et la Russie.

    Président Bush : Bien

    Président Eltsine : Le président et le chef du Soviet suprême de Biélorussie est avec moi dans la pièce d’où j’appelle. Je viens aussi de terminer une conversation avec le président du Kazakhstan Nazarbayev. Je lui ai lu l’intégralité de l’accord, y compris l’ensemble des 16 articles. Il soutient pleinement toutes nos actions et est prêt à signer l’accord. Il s’envole immédiatement pour l’aéroport de Minsk pour la signature.

    Président Bush : Je comprends.

    Président Bush : Boris, je vous suis reconnaissant pour votre appel et votre ouverture d’esprit. Nous allons immédiatement examiner tous les 16 points. Que pensez-vous que sera la réaction de la Direction Centrale ?

    Président Eltsine : J’avais, tout d’abord, discuté avec le ministre de la Défense Shaposhnikov. Je voudrais vous lire l’article 6 de l’accord. Chapochnikov est effectivement en total accord et soutiendra notre position. Et maintenant, je vous ai lu l’article 6 … […]

    Président Bush : Nous, bien sûr, nous voulons les examiner tous attentivement. Nous comprenons que ces questions devraient être abordées par les participants et non par des tiers comme les États-Unis.

    Président Eltsine : Ça, nous pouvons vous le garantir, Monsieur le Président.

    Président Bush : Eh bien, bonne chance, et nous vous remercions de votre appel. Nous allons attendre la réaction de la Direction Centrale et des autres républiques. Je suppose que le temps nous le dira.

    Président Eltsine : je suis convaincu que le reste des républiques nous comprendront et nous rejoindront très bientôt.

    Président Bush : Je vous remercie encore pour votre appel après un tel événement historique.

    Président Eltsine : Au revoir

    ——————————-

     « En fin de compte, j’ai décidé de le faire aujourd’hui »

    Conversation téléphonique avec Mikhaïl Gorbatchev, Président de l’Union Soviétique

    Participants: George W. Bush, président des États-Unis, Mikhaïl Gorbatchev, Président de l’URSS

    25 Décembre, 1991, 10:03-10h25, Camp David

    Président Bush : Bonjour, Michael

    Président Gorbatchev : George, mon cher ami. Heureux d’entendre votre voix.

    Président Bush : Je suis heureux de vous entendre en ce grand jour, un jour historique. Merci de votre appel.

    Président Gorbatchev : Permettez-moi de commencer par l’agréable: Je voudrais vous souhaiter, ainsi qu’à Barbara et à toute votre famille un Joyeux Noël. J’avais réfléchi à quand je devrais faire ma déclaration – mardi ou aujourd’hui. Et finalement j’ai décidé de la faire aujourd’hui, en fin d’après-midi. Et donc je veux d’abord vous souhaiter un Joyeux Noël et mes meilleurs vœux.

    Et maintenant, je dois dire que, dans environ deux heures, je vais parler à la télévision de Moscou, avec une courte déclaration au sujet de la décision que j’ai prise. Je vous ai envoyé une lettre, George. J’espère que vous allez bientôt la recevoir. Dans la lettre, j’y ai exposé les choses les plus importantes.

    Maintenant, je tiens à réaffirmer combien j’ai apprécié ce que nous avons fait pendant tout le temps que nous avons travaillé ensemble – lorsque vous étiez vice-président, et plus tard, quand vous êtes devenu président des États-Unis.

    J’espère que tous les dirigeants des pays de la Communauté, et ​​en particulier la Russie, comprendront la valeur du partage des leçons apprises par les dirigeants de nos deux pays. Je souhaite qu’ils comprennent leur responsabilité pour la préservation et l’amélioration de cette ressource importante.

    Dans notre Union, les débats sur quel type d’états ​il faut créer, ne sont pas allés dans la bonne direction, celle que je pensais être juste. Mais je tiens à vous assurer que j’utiliserai toute mon influence politique et ma crédibilité pour faire en sorte que la nouvelle Communauté devienne efficace.

    Je suis heureux que les dirigeants de la Communauté aient déjà obtenu des accords à Alma-Ata sur les questions nucléaires et stratégiques importantes. Je souhaite que, à Minsk, d’autres questions seront prises en compte pour fournir un mécanisme de coopération entre les républiques.

    George, laissez-moi vous dire ce que je crois, et qui est extrêmement important.

    Président Bush : Je vous écoute.

    Président Gorbatchev : Bien sûr, vous devez suivre, par la reconnaissance de tous ces pays. Mais je voudrais que vous preniez en compte combien il est important, pour l’avenir de la Communauté, de prévenir toute aggravation de processus de désintégration et de destruction. C’est donc de notre devoir commun – pour aider le processus de coopération entre les républiques. Je voudrais insister sur ce point.

    Maintenant, à propos de la Russie – ce qui est le deuxième sujet le plus important de nos discussions. Il y a, en face de moi sur la table, le décret du Président de l’URSS sur ma démission. J’abandonne également les responsabilités de commandant suprême et je délègue l’autorité pour l’utilisation des armes nucléaires au Président de la Fédération de Russie.

    Voilà, je lance les choses jusqu’à l’achèvement du processus constitutionnel. Je peux vous assurer que tout est sous contrôle strict. Dès que j’annoncerai ma démission, le décret entrera en vigueur.

    Il n’y aura pas de désaccord. Vous pouvez passer une soirée de Noël tranquille. Pour en revenir au sujet de la Russie, je tiens à dire une fois de plus que nous devons faire tout notre possible pour la soutenir. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour soutenir la Russie. Mais nos partenaires doivent également essayer, et jouer leur rôle pour prendre soin et soutenir la Russie.

    Quant à moi, je ne vais pas aller me cacher dans la forêt ou dans les bois. Je vais rester politiquement actif, et maintenir une vie politique. Mon objectif principal est d’aider le processus qui a commencé avec la perestroïka et la nouvelle pensée en politique étrangère.

    Les représentants de votre presse ici m’ont souvent demandé quelles étaient nos relations personnelles. En ce moment historique, je veux que vous sachiez combien j’apprécie notre coopération, notre partenariat et notre amitié. Nos rôles peuvent changer, mais je tiens à vous assurer que ce que nous avons accompli, ne changera pas. Raisa et moi vous souhaitons à vous et Barbara tout le meilleur.

    Président Bush : Michael, tout d’abord je tiens à exprimer ma gratitude pour votre appel. J’ai écouté votre message avec grand intérêt. Nous allons continuer à être impliqués, en particulier en ce qui concerne la République de Russie, et ses énormes difficultés qui pourraient même empirer cet hiver.

    Je suis très heureux que vous n’alliez pas vous cacher dans la forêt, et que vous continuiez l’activité politique. Je suis absolument sûr que ce sera bénéfique pour la nouvelle Communauté.

    Je vous suis reconnaissant pour votre clarification sur les armes nucléaires. Ceci est une question vitale d’une importance internationale, et je vous suis reconnaissant à vous et aux dirigeants des républiques de l’excellent processus d’organisation et de mise en œuvre. J’ai pris note que la responsabilité constitutionnelle sur cette question va à Boris Eltsine. Je vous assure que nous allons continuer à coopérer étroitement sur ​​ce plan … […]

    Président Gorbatchev : Merci, George. Je suis heureux de tout ce que j’entends aujourd’hui. Je vous dis au revoir et vous serre la main. Vous m’avez dit beaucoup de choses importantes, et je vous suis reconnaissant pour cela.

    Président Bush : Meilleures salutations, Michael.

    Président Gorbatchev : Au revoir

    Fin de la conversation

    Article original: http://fortruss.blogspot.be/2015/12/russian-mp-calls-for-treason-inquiry.html

    Traduction Avic

    Source: Réseau International

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  • 8 Février 1962 – 8 Février 2016 : 54e anniversaire de l’assassinat de 9 ouvriers à CHARONNE !

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  • Clémentine Autain: comparaison et déraison -et ce n’est pas un hasard, il ne s’agit pas de la part de Clementine Autain de « déraison » mais bien de sa haine réelle de l’Union soviétique. Il ne s’agit pas de son amour des « migrants » mais bien d’une volonté ‘aller jusqu’au bout de la fin de l’histoire antinazie des communistes pour mieux soutenir ses frères trotskistes néoconservateurs des Etats-Unis… Et c’est ce genre d’inividu qui prétend diriger le PCF avec l’accord des communistes, interdire la solidarité avec les communistes ukrainiens, « plutôt Hitler que Staline »… Je suis d’accord avec le texte de Mark Cohen mais je le crois encore trop limité à la seule question de l’anti-islamisme, ce n’est pas là le vrai sujet, levrai sujet c’est la destruction du PCF comme affaire programmée  (note de Danielle Bleitrach-15/01/2016)

     

    Doit-on salir les libérateurs d'Auschwitz pour blanchir les salafistes-par Marc COHEN

     

    Deux jours après le fameux tweet de Clémentine Autain évoquant les « deux millions de viols » commis par l’Armée Rouge en Allemagne en 1945, pour relativiser les horreurs du Jour de l’An à Cologne, je reste sidéré.

    On a beau s’attendre à tout, venant d’une personnalité politique en lutte pour sa reconnaissance sociale, on n’y croit pas. On a tort.

    Dans le combat de cette soi-disant « gauche de la gauche » contre la prétendue « islamophobie », tous les coups sont permis.

    Au nom de quels objectifs inavouables peut-on comparer des viols commis en temps de paix et des crimes sexuels de guerre?

    Au nom de quel dévoiement du féminisme peut-on reprendre au compte du progressisme la petite musique de nuit des nostalgiques du nazisme ? Car ce genre d’excuse comparative est un exercice de première année d’étudiant en rhétorique négationniste. « Il y a eu Auschwitz, dont les chiffres ont été truqués, mais les viols de l’Armée Rouge, ça c’est du lourd ! »

    C’est de cette rhétorique réviso chimiquement pure que Clémentine Autain nous a resservi là, et dont elle a osé se servir pour faire taire ceux et surtout CELLES qui s’indignaient de la passivité de certaines pseudo-féministes face aux atrocités de Cologne. Recyclant au passage un argumentaire fantasmatique sorti tout droit du cerveau de Goebbels.

    La thématique du « soldat barbare mongolo-juif bolchevik » qu’il faut bloquer à tout prix sur la rive droite de l’Oder pour l’empêcher de violer « nos femmes et nos filles » a été martelée par la propagande nazie dès l’été 1944. Son objectif était double : mobiliser les Allemands face à l’avancée de l’Armée Rouge et bien sûr, entamer le processus de négation des innombrables crimes contre l’humanité commis par les nazis depuis 1933.

    Pour les nazis, le vrai et seul coupable, c’est l’Autre, c’est le youdo-rouge ivre de sang pur germanique. Voilà avec quels arguments la « légitime défense » allemande s’est dispensée de toute considération humaine tant vis-à-vis de six millions de juifs d’Europe assassinés que vis-à-vis des populations civiles soviétiques (des milliers d’Oradour) ou des prisonniers de guerre de l’Armée Rouge qu’on extermina systématiquement par les assassinats ciblés, la faim, l’absence de soins et l’esclavage (un traitement de défaveur qu’eurent aussi à subir les prisonniers noirs français ou américains, souvent abattus dès leur capture). Le tout dans l’indifférence générale de 99,99 % des gentils Allemands.

    Très malheureusement, cette polarisation hitlérienne sur les deux millions de viols commis par l’Armée Rouge  (il serait plus raisonnable de parler de plusieurs centaines de milliers de crimes, mais sans doute est-ce moins vendeur) fut abondamment relayée dans l’immédiat après-guerre par nombre d’historiens fantaisistes anglo-saxons soucieux avant tout de réintégrer une Allemagne très superficiellement dénazifiée dans le Camp du Bien.

    Alors on a écrit de longs chapitres sur les femmes allemandes violées, sur les fameux « Komm Frau ! » lancés par les soldats russes à leurs malheureuses victimes blondes et pulpeuses. Tout comme chez nous, en France, on a droit régulièrement aux lamentos des belles âmes sur les pauvres tondues de la Libération. Ce fut autrefois un exercice très pratiqué par les nostalgiques du nazisme, c’est aujourd’hui un baratin classique du journalisme compassionnel.

    Baratin, oui, baratin. Certes, il y a eu plusieurs centaines de milliers de viols de civiles et de militaires allemandes par des soldats de l’Armée Rouge. C’est absolument incontestable et absolument honteux. Comme le sont tous les viols de guerre. Comme a été, est, et sera toujours infâme chaque viol.

    N’empêche,  je vais vous dire ma vérité. Les femmes allemandes violées, c’est grave. Les femmes françaises tondues, c’est triste. Mais elles ont survécu. Elles ont eu des dizaines d’années pour exposer l’ampleur de leur ressentiment. Des millions d’autres femmes n’ont pas eu cette chance. Des millions d’autres femmes juives notamment. Elles ne furent que quelques dizaines de milliers à survivre à l’enfer inventé pour eux par les nazis, par les Allemands. Nombre de ces survivantes furent libérées, comme à Auschwitz, par l’Armée rouge. Cette Armée rouge que tu oses salir aujourd’hui, Clémentine Autain, dans ton misérable combat pour empêcher qu’on dise leur fait à tes amis salafistes.

    Je ne sais pas, Clémentine Autain, si tu as commis cette horreur par bêtise ou par calcul, par inculture ou par méchanceté. Ce que je sais, c’est que tu n’as plus rien à voir avec le communisme, ni avec l’antifascisme.

    À moins, à moins que… Regarde bien cette photo de combattantes volontaires de l’Armée Rouge, Clémentine. Ces femmes te regardent. Salue-les. Implore leur pardon. C’est ta dernière chance de salut ici-bas. Ou alors va jouer aux billes avec tes potes barbus ou si tu préfères avec leurs amis négationnistes qui chantent le même refrain que toi.

    Doit-on salir les libérateurs d'Auschwitz pour blanchir les salafistes-par Marc COHEN rédacteur en chef de causeur

    source: histoireetsociete.wordpress.com

     

     

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  • Pont-l'Abbé-La rue Youenn Drezen conservera-t-elle son nom ? (OF.fr -4/01/2016)

    Daniel Quillivic devant la plaque du nom de rue de Pont-l'Abbé,qu'il souhaite voir disparaître après s'en être expliqué sereinement avec les riverains. | 

    Baptisée en grande pompe en 1979, à Pont-l'Abbé, la rue Youenn Drezen, voit son nom contesté en référence au passé collaborationniste de son parrain.

    Daniel Quillivic, enseignant à la retraite à Pont-l'Abbé, le proclame. « La rue Youenn Drezen, une voie à renommer » !, soutient-il. Une revendication qu'il exprimait à l'occasion des élections municipales 2014, en adressant un document exhaustif, reprenant son argumentation, aux 4 listes, alors en lice à Pont-l'Abbé.

    « Le patronyme de cette rue constitue un outrage permanent à notre vivre ensemble », y résumait-il. « Né Français, Youenn Drezen ne se reconnaissait pas comme tel et qualifiait notre Fête nationale du 14 juillet, de journée de deuil. Ceci, dans une France occupée par des nazis qui prônaient ouvertement l'antisémitisme entre-autres discriminations racistes, soutenait le collaborateur en octobre 1942, lorsqu'il glorifiait l'occupant dans l'hebdomadaire Je suis partout », rappelle Daniel Quillivic.

    Renommer la rue Youenn Drezen constituerait un acte militant, estime encore Daniel Quillivic. En novembre 2014, le maire Thierry Mavic se disait, selon lui, « totalement en phase » avec l'étude qu'il avait mené s'agissant du comportement de Youenn Drezen, pendant la Seconde guerre mondiale. Une opinion, à concilier avec celle des riverains qui souhaiteraient ne rien changer et conserver le nom de la rue pour des raisons de commodité.

    « En 1979, lors de l'inauguration, Per Jakez Helias faisait le discours, qu'il convenait alors à l'événement, en présence des élus et de représentants syndicaux communistes de la CGT et personne ne trouvait rien à redire », se souvient un habitant de la rue. « Il s'agit pourtant d'un outrage permanent imposé à la mémoire de l'écrivain Auguste Dupouy, père de 2 fils Résistants qui périrent dans des camps de concentration et dont la rue se situe à la perpendiculaire de celle de Youenn Drezen », souligne Daniel Quillivic. Des antagonismes difficiles à concorder sur la forme.

    Elles ne rebuteraient cependant pas Thierry Mavic, le maire de la ville. « Le 12 décembre dernier, Il m'a promis une prochaine réunion administrative, avec les riverains de la rue, à laquelle je serais invité, afin de les convaincre du patriotisme de ma démarche qui valent bien quelques petits désagréments temporaires pour l'honneur du territoire et des Bigoudens », conclut Daniel Quillivic.

    source: ouest-france.fr

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    ●A propos de la déchéance de nationalité ! lettre ouverte de Léon Landini au président de la RépubliqueAout 2010, Léon Landini – résistant FTP MOI, président de l’amicale des bataillons Carmagnole Liberté, président du PRCF – écrivait une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy après son discours de Grenoble, sur la question de la nationalité.

    Cette lettre est aujourd’hui plus que jamais d’actualité.

     

     

    Lettre ouverte de Léon Landini à Monsieur le Président de la République 

     

     

    Le 10 août 2010

    Léon Landini

    A                           

     

    Monsieur le Président de la République

    Palais de l’Elysée

    55, rue du Faubourg Saint-Honoré

    75008 Paris

     

     

    Monsieur le Président, 

     

     

    C’est choqué ! que j’ai pris connaissance du discours que vous avez prononcé le 30 juillet dernier à Grenoble. 

     

    En effet, ce jour là, vous avez déclaré : « Que la nationalité française puisse être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un policier, d’un gendarme ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique ». 

     

    Retirer la nationalité française à toute personne d’origine étrangère ? 

     

    De quelles personnes s’agit-il exactement ? Comment allez-vous déterminer « l’origine étrangère » d’une personne ? Allez-vous, comme l’ont fait les gouvernements fascistes de Pétain et Laval  à l’encontre des juifs, remonter jusqu’à la troisième génération ? 

     

    Et dire que je pensais, je croyais, j’étais convaincu qu’en devenant Français, (que ce soit par naturalisation ou de toute autre façon), on avait acquis les mêmes droits, les mêmes devoirs et les mêmes obligations que tous les autres Français. 

     

    Voici qu’avec votre discours, je découvre avec stupeur, que vous considérez qu’il y a deux sortes de Français. Les uns Français-Français et les autres demi-Français et susceptibles à tout moment, selon le bon vouloir d’un président de la République, de garder ou de perdre cette nationalité.

     

    Il s’agit là d’une véritable offense faite à l’égard de ceux qui, étrangers ou d’origine étrangère, ont dans les années 40 combattu l’occupant les armes à la main et acquis, souvent grâce à leur héroïsme, la nationalité française.

     

    Après votre déclaration, Il apparaît indispensable de rappeler les immenses sacrifices consentis au cours des deux dernières guerres par ceux que l’on appelait alors « Les coloniaux » et dont les enfants ou les petits-enfants, aujourd’hui Français, sont les premiers visés par cette nouvelle loi, que vous voulez nous imposer.

     

    Les immenses nécropoles se trouvant sur le front de l’Est, aussi bien que celles se trouvant devant Rome ou Monte-Cassino, prouvent que des dizaines et des dizaines de milliers de « coloniaux morts pour la France» reposent loin de leur terre natale. 

     

    Le souvenir de leur sacrifice devrait vous permettre d’avoir un peu plus de retenue et de traiter avec un peu plus d’égards la progéniture de ces soldats très souvent « malgré eux », qui ont perdu leur vie, afin que notre pays puisse reconquérir son indépendance et sa liberté.

     

    Votre volonté de « dénaturaliser » « toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un policier, d’un gendarme ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique » va-t-elle s’arrêter là ? Quelle garantie avons-nous que, par la suite, la même sanction ne frappera pas ces mêmes personnes parce qu’elles auront fait grève et occupé leur usine ? Ou bien encore parce qu’elles auront simplement participé à une manifestation que vous n’auriez pas appréciée ?

     

    Le ministre de l’Intérieur, le sieur Brice Hortefeux, qui a déjà été condamné le 4 juin dernier à 750 € d’amende par un tribunal pour injure raciale, nous montre le chemin que votre gouvernement désire prendre.

     

    Il demande d’étendre la déchéance de la nationalité française aux cas d’excision, de traite d’être humains ou d’actes de délinquances graves.

     

    Qu’appelle-t-il actes de délinquances graves ? Ne serait-ce pas précisément ce que je viens d’évoquer quelques lignes plus haut ?

     

    Je constate avec amertume et colère que certains membres de votre gouvernement utilisent à l’égard des immigrés, à peu près le même langage et les mêmes méthodes que j’ai connus avant et pendant l’occupation.

     

    Votre gouvernement qui se prétend le défenseur de « L’identité nationale » détruit chaque jour d’avantage la « spécificité » française, jusqu’à notre langue qu’il malmène afin de la faire disparaître.

     

    En tant qu’ancien combattant volontaire de la Résistance, comment ne serais-je point révolté, lorsque j’apprends qu’un de vos proches, Denis KESSLER, ait pu écrire : « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire le programme du Conseil National de la Résistance … Il est grand temps de le réformer et le gouvernement s’y emploie », sans que personne dans votre entourage ne le contredise.

     

    En ce qui me concerne, fils d’Italiens, 

    Quelles que soient les raisons que vous puissiez invoquer, je trouve scandaleux que l’on puisse menacer de retirer la nationalité française à des d’hommes et à des femmes qui, bien qu’étrangers, ont dans un passé récent représenté l’honneur de notre pays.

    mes parents sont venus en France en 1922. 

    Je suis né en 1926 dans le Var et j’ai obtenu la nationalité française par option à l’âge de dix ans.

     

    Durant toute mon adolescence j’ai connu les agressions et les insultes racistes. C’est régulièrement que l’on me criait au visage : « Sale macaroni ! Va dans ton pays ! La France aux Français ! ».

     

    Pourtant en 1942, lorsque la Côte d’Azur fut envahie, les premières bombes lancées contre les troupes d’occupation italiennes entre Marseille et Vintimille, c’est à Fréjus-Saint-Raphaël qu’elles ont explosé. Celles-ci avaient été préparées par mon frère Roger, de douze ans mon aîné et déposées par moi et mes compagnons tous étrangers ou d’origine étrangère.

     

    En mai 1943, mon père et mon frère furent tous deux arrêtés et effroyablement torturés par les carabiniers italiens. Je fus arrêté à mon tour à Lyon en mai 1944, et « interrogé » par Barbie lui-même. Je suis Grand Mutilé de Guerre. (Fracture du crâne, vertèbres cervicales abimées, testicules écrasés etc. ….)

     

    Mes états de services, mentionnent une quarantaine d’ennemis abattus parmi lesquels, je le souligne, des représentants du maintien de l’ordre de Pétain. 

     

    A la Libération, mon père, mon frère, mes deux sœurs et moi-même, avons tous obtenu la carte de Combattant Volontaire de la Résistance. 

     

    Mon frère arrivé en France à l’âge de 10 ans, marié à une Française et ayant deux enfants français, ne fut naturalisé qu’en 1947, il avait 33 ans. Bien qu’étranger, il fut pendant la Résistance capitaine FTP-MOI, il a été homologué comme Lieutenant de l’armée française avec parution au « Journal Officiel ». Il est Mutilé de Guerre et Médaillé de la Résistance – Depuis son décès, une rue de Saint-Raphaël porte son nom.

     

    Ma sœur Mimi est Chevalier de la Légion d’Honneur et Chevalier dans l’Ordre National du Mérite.

     

    Quant à moi : je suis Grand Mutilé de Guerre – Ancien officier FTP-MOI – Officier de la Légion d’Honneur – Médaillé de la Résistance – Décoré par l’Union Soviétique – Président de l’Amicale des Anciens Francs-Tireurs et Partisans de la Main d’œuvre Immigrée (FTP-MOI) des Bataillons Carmagnole-Liberté et président de diverses associations d’Anciens Combattants.

     

    Je tiens à vous rappeler que les FTP-MOI, composés quasi exclusivement de combattants étrangers ou d’origine étrangère, sont aujourd’hui reconnus par de nombreux spécialistes de l’histoire contemporaine « Comme le fer de lance de la Résistance armée française ».

     

    En revanche, une part importante « des bons Français » qui avant guerre insultaient les étrangers, se retrouvaient en prison pour collaboration avec l’ennemi ou dénonciation de résistants. Qui était le plus Français ? 

    Non, Monsieur le Président, il est intolérable qu’une telle mesure, mettant en cause les gens d’origine étrangère, puisse devenir une loi. 

     

    En espérant que vous vous ressaisirez et que désormais en France, pays de la liberté, chaque homme et chaque femme sera traité avec le respect et la dignité qui lui sont dus, sans que le fait d’être d’origine étrangère ne devienne pour chacun d’eux une épée de Damoclès. 

     

    Salutations d’un Résistant d’origine étrangère. 

     

    Léon LANDINI. 

     

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  • Ce film est à la fois le portrait d’un homme, l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien. Un film qui nous parle de tous les possibles de la sécurité sociale. 

     

    Ambroise Croizat, le bâtisseur de la sécu © Dr

    Ambroise Croizat, le bâtisseur de la sécu

    Il y a 70 ans, les ordonnances promulguant les champs d’application de la sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République. Un vieux rêve séculaire émanant des peuples à vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain voyait enfin le jour.

    Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humaniste qui soit se nommait Ambroise Croizat. Qui le connaît aujourd’hui?
    Il est temps de raconter cette belle histoire de «la sécu». D’où vient-elle, comment a-elle pu devenir possible, quels sont ses principes, qui sont ses fondateurs, et qu’est-elle devenue au fil des décennies ?

     

    Coproduction : Rouge Productions-France 3 Rhône-Alpes - Réalisation : Gilles Perret


    Doc 24 Rhône-Alpes

     

    sources: france3-regions.francetvinfo.fr/rhone-alpes/

    youtube.com

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  • Cérémonie commémorative du 9 septembre 1943 par TerreCorse

     

    Sixte Ugolini Président de l’Anacr de Haute-Corse (Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance): « la Corse, premier département français libéré, a un comportement d’avant-garde et montre le chemin, fidèle à ses valeurs dont le rattachement à la France depuis 1789, se battant contre irrédentistes et fascistes. L’exemple de la Résistance corse ? Une insurrection qui précède le mouvement des pays participant à leur propre libération, contribuant à offrir à de Gaulle, chef de la France Libre, la légitimité pour s’asseoir à la table des vainqueurs. »
     
    Video publiée par Terre Corse le 10/09/2014
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  • 25 Décembre 1920 / 25 Décembre 2015 : 95ème anniversaire du Congrès de Tours (fondation du PCF-SFIC)

    Déclaration du secrétariat politique national du

    POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE 

    25 Décembre 1920 / 25 Décembre 2015 : 95ème anniversaire du Congrès de Tours (fondation du PCF-SFIC)

    C’est à la toute fin du mois de décembre 1920 que, sous l’impulsion de Marcel Cachin et de Paul Vaillant-Couturier et du Comité pour l’adhésion à la IIIème Internationale, la majorité des délégués du Parti socialiste SFIO fonda de fait le PCF en décidant d’affilier le parti à l’Internationale Communiste (représentée à Tours par Clara Zetkin).

     

    S’affranchir de la tutelle social-démocrate 

    Rompant avec les pratiques délétères de la SFIO – qui avaient trahi ses mandats internationalistes en appelant à l’union sacrée en 1914 – les ouvriers français les plus avancés décidaient de se doter d’un vrai parti de classe et d’avant-garde, d’un parti discipliné régi par le centralisme démocratique, d’un parti où les élus seraient subordonnés à l’organisation de classe et non l’inverse, d’un parti anti-impérialiste et anticolonialiste, d’un parti engagé dans les luttes ouvrières, présent dans les entreprises et faisant le lien entre les revendications quotidiennes et le but final des communistes : la révolution socialiste, la dictature du prolétariat et la marche au communisme, cette société sans classes dans laquelle « le développement de chacun est la clé du développement de tous » selon la forte expression de Marx et d’Engels.

    25 Décembre 1920 / 25 Décembre 2015 : 95ème anniversaire du Congrès de Tours (fondation du PCF-SFIC)

     

    Unir la classe ouvrière, rassembler le peuple français contre les monopoles capitalistes

    Violemment combattue par la réaction, par le patronat et par la SFIO-maintenue regroupée autour de ses « grands élus », la jeune Section Française de l’Internationale Communiste (SFIC) dut rapidement affronter la répression. Elle fut également tentée initialement par ces « maladies infantiles du communisme » que sont, selon Lénine, le sectarisme et le dogmatisme. Pourtant, sous l’impulsion de Marcel Cachin et de Pierre Sémard, avec le renfort de syndicalistes de classe comme Lucien Midol et Gaston Monmousseau, le jeune parti communiste français « fit ses classes », c’est le cas de le dire. L’arrivée à la tête du Parti d’un courant réellement ouvrier et populaire représenté par Maurice Thorez, Jacques Duclos et Benoît Frachon, l’éviction du courant sectaire incarné par le groupe Barbé-Celor, permirent au très dynamique PCF de prendre la tête des luttes pour « le pain, la paix et la liberté » tout en se portant aux avant-postes de la lutte antifasciste. Malgré l’opposition des sectaires et des trotskistes qui, hier comme aujourd’hui, ont toujours sottement opposé la nation à classe ouvrière, c’est sous les plis mêlés du drapeau rouge et du drapeau tricolore (discours historique de Duclos en 1935 lors du premier meeting du Front populaire au stade Buffalo), c’est aux accents conjoints de la Marseillaise et de l’Internationale que les militants communistes et les syndicalistes de classe de la CGTU – dont les militants prirent bientôt la tête de la CGT réunifiée – conduisirent la grande offensive ouvrière, antifasciste et patriotique de 1934-36 qui stoppa net les amis français de Hitler, Franco et Mussolini dont les émules, soutenus par les élites patronales, étaient au pouvoir ou à ses portes dans presque toute l’Europe. En 1935, le secrétaire général de l’Internationale communiste, ce Georges Dimitrov qui venait de ridiculiser Göring au Procès dit « des incendiaires du Reichstag », félicita Maurice Thorez et le PCF pour leur contribution centrale à l’élaboration de la stratégie de classe et de masse du Front populaire, antifasciste, et patriotique, ce prolongement créateur de la ligne léniniste de Front unique ouvrier. Dimitrov appela même à cette occasion les communistes français à ne pas abandonner Jeanne d’Arc et l’histoire de France aux fascistes.

     

    C’est sur les bases de principe de cette ligne de classe et de masse que, pendant la Seconde Guerre mondiale et par la suite, l’URSS, victorieuse de Stalingrad à Berlin, sut fédérer la grande coalition mondiale qui isola et terrassa le Reich. C’est sur ces bases de principe que l’I.C. et le PCF jouèrent un rôle moteur dans la formation des Brigades internationales d’Espagne et qu’en France, en prenant appui sur l’engagement des FTPF et des FTP-MOI, le PCF forgea le Front National de Lutte pour la Liberté et pour l’Indépendance de la France sans lequel la formation du Conseil National de la Résistance et l’adoption de son programme Les Jours Heureux eût été impensable. C’est sur ces bases ouvrières et patriotiques que les ministres franchement communistes de 1945-47, les Maurice Thorez, Ambroise Croizat, François Billoux, Marcel Paul, Laurent Casanova, Henri Wallon, etc. mirent en place les plus grandes avancées sociales et démocratiques de toute notre histoire en appliquant le programme du CNR intitulé Les Jours heureux : Sécurité sociale, retraites par répartition, conventions collectives, statut du mineur, statut du fonctionnaire, comités d’entreprise, nationalisations démocratiques (Renault, EDF, etc.), remise sur pied de la Recherche publique et de l’Education nationale, justice des mineurs, etc. 

     

    C’est encore en application de cette ligne de large rassemblement du peuple français autour de la classe ouvrière et CONTRE les monopoles capitalistes que le PCF d’après-guerre, malgré le pilonnage anticommuniste et antisoviétique qui allait accompagner la guerre froide, les guerres coloniales et la répression anti-« rouges » en France, sut longtemps rester le premier parti de France : ce parti qui, de loin, était le premier dans les usines, les champs et les chantiers, n’attirait pas moins alors les plus grands intellectuels de l’époque : les Joliot-Curie, Langevin, Aragon, Elsa Triolet, Eluard, Léger, Lurçat, Picasso, Vilar, etc. Non sans erreurs parfois – mais seuls les donneurs de leçons du gauchisme et du « marxisme-léninisme » de salon n’en font jamais puisqu’ils ne font jamais RIEN – le PCF sut prendre appui sur le matérialisme dialectique en philosophie, sur le marxisme-léninisme en politique, pour défendre du même pas l’indépendance nationale française (menacée par la construction de l’Europe atlantique, de l’OTAN et de la « Communauté européenne de défense »), le droit des peuples « coloniaux » à l’émancipation nationale (« un peuple qui en opprime d’autres ne saurait être libre », Engels), la paix mondiale soumise au chantage exterminateur de l’impérialisme américain exterminateur d’Hiroshima et de la Corée. Avec la CGT de classe et de masse qui tenait alors tête au grand patronat, avec les mairies communistes et ouvrières qui multipliaient les actes émancipateurs et innovants, le PCF et la Jeunesse communiste, tous deux alliés au camp socialiste élargi après 1945, constituèrent très longtemps un point d’appui solide pour le camp du travail, du progrès social et de la souveraineté des peuples. Même après que les abandons révisionnistes officialisés dans les années 70 eurent gravement affaibli la résistance idéologique du PCF, le parti dirigé par G. Marchais était encore capable en 1992 de mener une campagne de masse contre le Traité de Maastricht, lequel ne s’imposa que d’un cheveu, au prix de la coalition antinationale de Mitterrand et de Chirac et grâce à l’opportun renfort abstentionniste de certains groupes « révolutionnaires » qui trouvent dégradant de défendre l’indépendance de la nation…

      

    La « mutation »-dénaturation , ou la preuve a contrario de la nécessité d’un vrai parti communiste en France 

    On mesure a contrario ce qu’apportait à la nation laborieuse l’ancien PCF marxiste, prolétarien et patriote quand on voit ce que la mutation social-démocrate de ce parti, qui fit suite aux dérives eurocommunistes des années 70, a détruit et qui n’est plus aujourd’hui que la section hexagonale du Parti de la Gauche Européenne, cet appendice de la social-eurocratie. Privés d’un vrai parti communiste tourné vers la classe ouvrière et analysant la société sur la base scientifique du marxisme, le mouvement ouvrier traverse aujourd’hui l’une des périodes les plus dépressives de son histoire ; il devient la proie facile du paralysant européisme social-démocrate qui empêche toute riposte d’ensemble aux contre-réformes maastrichtiennes mises en œuvre par les gouvernements successifs. Alors que des millions d’ouvriers du privé sont, ont été ou risquent d’être socialement déclassés et relégués par les délocalisations, alors que les travailleurs des services publics sont quotidiennement humiliés et mis hors d’état d’accomplir leur mission républicaine par les gouvernements maastrichtiens, alors que les paysans travailleurs vivent dans l’angoisse du lendemain, comme nombre d’artisans et d’ « auto-entrepreneurs » - ces nouveaux prolétaires dépourvus de droit sociaux – comment la masse des travailleurs peut-elle recevoir le babillage de Pierre Laurent, le Tsipras français, qui « dialogue » avec le MEDEF, qui appelle à « réorientier l’euro dans un sens progressiste » (et bientôt, l’OTAN dans un sens pacifique, comme osait en rêver feu Enrico Berlinguer !), qui rejoint systématiquement les listes du PS « hollandien » au second tour et qui masque la nature de classe impérialiste de l’UE/OTAN en berçant le peuple d’illusions sur la future « Europe sociale, démocratique et pacifique » ? Quand le PCF parachève sa dérive social-démocrate (« mutation », « métamorphose », etc. n’ont aucune autre signification de classe !), comment s’étonner que le PS – qui n’a jamais demandé que ça ! – dérive à son tour vers la droite libérale (et pire, vers certaines formes de social-fascisation, comme on le voit avec la constitutionnalisation en vue de l’état d’urgence) et que l’ex-UMP aiguillonnée par Sarkozy tende à fusionner idéologiquement avec le FN, principal bénéficiaire, avec les extrêmes droites communautaristes et régional-séparatistes de la dérive générale à droite de l’arc politique français ?

     

    Dialectique de la renaissance communiste et de la contre-offensive populaire

    A nouveau, face à l’euro-dissolution « bleu mariale » de la France dans l’UE, face à la vague brun-bleu marine qui gronde, face à une UE de plus en plus dictatoriale, face à un impérialisme « transatlantique » de plus en plus prédateur et irresponsable, face aux créatures échappées de cet impérialisme que sont les assassins néonazis d’Ukraine et les barbares absolus de Daesh,  il faut à nouveau JETER L’ANCRE ROUGE dans le monde comme en France. Avec le PRCF, qui s’honore d’être ou d’avoir été soutenu par les plus grands noms de la Résistance antifasciste, de l’anticolonialisme et du syndicalisme de classe, et qui perce de plus en plus dans la jeunesse, donnons un coup d’arrêt à ces dérives mortelles.

    Unissons dans l’action, et non dans des parlotes néo-mutantes, les militants franchement communistes où qu’ils soient organisés.  

    Aidons le syndicalisme de lutte à se fédérer « en bas » pour faire le poids face aux états-majors euro-complaisants.  

    Construisons l’Alliance Rouge-Marianne de tous les progressistes qui refusent à la fois l’U.M.’ Pen en gestation et l’euro-désintégration de notre pays.

    Appelons notre peuple à sortir la France, par la voie progressiste, de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme sur la base d’un Front Antifasciste, Patriotique et Populaire. 

    Soutenons tous les peuples en lutte pour la paix, l’indépendance nationale et la coopération internationale, pour le socialisme, y compris et surtout contre « notre » propre impérialisme particulièrement agressif, revanchard, prédateur… et destructeur du peuple français lui-même !

    Construisons au présent, dans les actes et pas dans les auto-proclamations dérisoires, les conditions d’un futur Congrès de Tours ralliant tous les communistes, membres ou pas du PCF, les séparant des réformistes et les agrégeant à la classe ouvrière militante pour que notre peuple puisse reprendre sa marche historique interrompue vers le progrès social, vers l’indépendance nationale, la démocratie, la paix et le socialisme.  

     

    Le secrétariat politique national du PRCF : Léon Landini, Pierre Pranchère, Jean-Pierre Hemmen, Georges Gastaud, Vincent Flament, Benoît Foucambert, Jo Hernandez, Antoine Manessis, Annette Mateu-Casado, Bernard Parquet, Jany Sanfelieu.  

     

     

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  • Nous ne laisserons pas salir l’histoire de Renault-Billancourt (IC.fr- 24/12/2015)

    On le sait Renault-Billancourt n’a pas été fermé en 1992 pour des raisons économiques.

    C’est sous Mitterrand, Rocard que les 10 de Renault sont licenciés, prélude à la fermeture totale.

    Il fallait que la « forteresse ouvrière » soit réduite au silence pour que puisse se déployer le règne de l’argent, des Tapie les contre-réformes et la remise en cause de tous les conquis de la Libération et du Conseil National de la Résistance.

    A présent c’est la mémoire même de cette histoire et des combats qui la jalonne qui est attaquée travestie sous couvert de témoignages.

    C’est pourquoi la vérité devait être rétablie, ce à quoi le texte de l’ Association des Travailleurs Renault Ile Seguin, « Nous ne laisserons pas salir l’histoire de Renault-Billancourt » procède.

    Une réplique qui doit être largement connue et diffusée.

    Et le texte signé le plus largement.

    Par ailleurs, l’ouvrage de Youcef Haji, « De Renault-Billancourt à l’Olympia, IDBIHI, parcours d’un marocain 1968-1987 » préfacé par Roger Silvain constitue une toute autre approche qui au travers d’un parcours personnel retrace bien l’ambiance et les combats de cette époque.

     

    source: initiative-communiste.fr

     

     

    ASSOCIATION DES TRAVAILLEURS RENAULT ILE SEGUIN (ATRIS)

    Nous ne laisserons pas salir l’histoire de Renault-Billancourt

    Samedi 21 novembre 2015 s’est tenu à la Sorbonne un « séminaire Marx 21e siècle », devant un public d’universitaires et d’étudiants. L’invitée en était Laurence Bagot, l’auteure d’un livre paru aux Éditions de l’Atelier sous le titre «  Ceux de Billancourt ».

    Plusieurs membres d’ATRIS ont assisté à cette réunion et sont intervenus dans le débat.

    Nous remercions les organisateurs du séminaire de nous avoir permis de nous exprimer. Le contenu de cet ouvrage, sous couvert de témoignages réécrits, choisis à la seule convenance de l’auteure, défigure gravement l’histoire de Renault-Billancourt et la mémoire des dizaines de milliers de salariés qui y ont travaillé de la Libération à la fermeture de l’Île Seguin en 1992.

    Sans apporter de preuves, ce livre salit le rôle d’Henri Krasucki, accusé d’avoir voulu « échanger » la fermeture de Renault-Billancourt contre le maintien des chantiers navals de la Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, en 1986. C’est infâme, tout comme affirmer, sans davantage de justifications, que la CGT a abandonné
    les travailleurs immigrés dans la bataille pour le maintien de l’usine et de l’emploi.

    La CGT a toujours été un trait d’union et de solidarité entre les salariés qui défendaient leurs salaires et leurs conditions de travail.

    Nous appelons toutes les personnes et les organisations concernées par le mouvement social à dénoncer ces mensonges, alliant l’ignorance et la manipulation, qui entachent ce qui fut un des grands chapitres de l’histoire sociale en France.

    Nous demandons aux médias de nous aider à rétablir, de manière argumentée et contradictoire, la réalité de l’histoire de Renault-Billancourt. Nous sommes à la disposition des historiens, de la presse, des supports audiovisuels et internet pour fournir des éléments, preuves à l’appui, sur ce qu’ont été la vie et les luttes
    des travailleurs de Renault-Billancourt.

    Vous pouvez soutenir cette action d’ATRIS et des premiers signataires en signant ce texte sur l’adresse suivante :

    21atris21@gmail.com

     

    LES PREMIERS SIGNATAIRES

     

    ·  Arezki AMAZOUZ, président d’ATRIS, ancien secrétaire CGT Renault-Billancourt, ancien membre de la CE confédérale ;

    ·   Pierre BERNARDINI, défenseur des victimes de l’amiante Renault-Billancourt ;

    ·   Joëlle CHASTRUSSE, déléguée CGT 1975-82 et 2003-2012 ;

    ·    Robert CRÉANGE, ancien directeur CGT des activités sociales du C.E. Renault-Billancourt ;

    ·    Mustapha DHAOUADI, ancien secrétaire CFDT à Renault-Billancourt ;

    ·    Pierre FABRE, ancien secrétaire général général CGT du groupe Renault ;

    ·    Mohand HADJAZ, secrétaire CGT Renault- Billancourt 1970-73 ;

    ·    Youssef HAJI, écrivain ;

    ·     Aimé HALBEHER, secrétaire général CGT Renault-Billancourt en 1968 ;

    ·     Georges HUBSCHMIDTT, ingénieur CGT tôlerie Renault ;

    ·     Mostefa IDBIHI, ancien ouvrier, auteur du livre « De Billancourt à l’Olympia » ;

    ·     Ibrahima LY, délégué CGT à Renault-Billancourt jusqu’en 1992 ;

    ·      Alain MAS, ancien élu UGICT-CGT, DSC adjoint Renault TCR ;

    ·      Michel MONDIOT, ancien technicien Renault-Billancourt ;

    ·      G é r a r d  MUTEAU, ancien administrateur CGT salarié du groupe Renault ;

    ·       Philippe MUTEAU, militant CGT ;

    ·       Yves PERRIN, membre des « Dix de Billancourt » ;

    ·       Claude POPEREN, secrétaire général de la CGT Renault-Billancourt 1958;

    .       Jean-Pierre ROSSI, monteur, Délégué du Personnel CGT ;

    ·       Daniel SANCHEZ, secrétaire général de la Fédération de la Métallurgie CGT ;

    ·       Roger SILVAIN, secrétaire CGT Renault- Billancourt 1971-76 ;

    ·        Serge TONNEAU, ex-tourneur outilleur, militant CGT. ;

    ·        Anne-Marie VIERGE, ancienne déléguée CGT à Renault-Billancourt ;

    ·         Pierre VIERGE, ancien délégué CGT à Renault-Billancourt

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