• Pont-l'Abbé-La rue Youenn Drezen conservera-t-elle son nom ? (OF.fr -4/01/2016)

    Daniel Quillivic devant la plaque du nom de rue de Pont-l'Abbé,qu'il souhaite voir disparaître après s'en être expliqué sereinement avec les riverains. | 

    Baptisée en grande pompe en 1979, à Pont-l'Abbé, la rue Youenn Drezen, voit son nom contesté en référence au passé collaborationniste de son parrain.

    Daniel Quillivic, enseignant à la retraite à Pont-l'Abbé, le proclame. « La rue Youenn Drezen, une voie à renommer » !, soutient-il. Une revendication qu'il exprimait à l'occasion des élections municipales 2014, en adressant un document exhaustif, reprenant son argumentation, aux 4 listes, alors en lice à Pont-l'Abbé.

    « Le patronyme de cette rue constitue un outrage permanent à notre vivre ensemble », y résumait-il. « Né Français, Youenn Drezen ne se reconnaissait pas comme tel et qualifiait notre Fête nationale du 14 juillet, de journée de deuil. Ceci, dans une France occupée par des nazis qui prônaient ouvertement l'antisémitisme entre-autres discriminations racistes, soutenait le collaborateur en octobre 1942, lorsqu'il glorifiait l'occupant dans l'hebdomadaire Je suis partout », rappelle Daniel Quillivic.

    Renommer la rue Youenn Drezen constituerait un acte militant, estime encore Daniel Quillivic. En novembre 2014, le maire Thierry Mavic se disait, selon lui, « totalement en phase » avec l'étude qu'il avait mené s'agissant du comportement de Youenn Drezen, pendant la Seconde guerre mondiale. Une opinion, à concilier avec celle des riverains qui souhaiteraient ne rien changer et conserver le nom de la rue pour des raisons de commodité.

    « En 1979, lors de l'inauguration, Per Jakez Helias faisait le discours, qu'il convenait alors à l'événement, en présence des élus et de représentants syndicaux communistes de la CGT et personne ne trouvait rien à redire », se souvient un habitant de la rue. « Il s'agit pourtant d'un outrage permanent imposé à la mémoire de l'écrivain Auguste Dupouy, père de 2 fils Résistants qui périrent dans des camps de concentration et dont la rue se situe à la perpendiculaire de celle de Youenn Drezen », souligne Daniel Quillivic. Des antagonismes difficiles à concorder sur la forme.

    Elles ne rebuteraient cependant pas Thierry Mavic, le maire de la ville. « Le 12 décembre dernier, Il m'a promis une prochaine réunion administrative, avec les riverains de la rue, à laquelle je serais invité, afin de les convaincre du patriotisme de ma démarche qui valent bien quelques petits désagréments temporaires pour l'honneur du territoire et des Bigoudens », conclut Daniel Quillivic.

    source: ouest-france.fr

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    ●A propos de la déchéance de nationalité ! lettre ouverte de Léon Landini au président de la RépubliqueAout 2010, Léon Landini – résistant FTP MOI, président de l’amicale des bataillons Carmagnole Liberté, président du PRCF – écrivait une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy après son discours de Grenoble, sur la question de la nationalité.

    Cette lettre est aujourd’hui plus que jamais d’actualité.

     

     

    Lettre ouverte de Léon Landini à Monsieur le Président de la République 

     

     

    Le 10 août 2010

    Léon Landini

    A                           

     

    Monsieur le Président de la République

    Palais de l’Elysée

    55, rue du Faubourg Saint-Honoré

    75008 Paris

     

     

    Monsieur le Président, 

     

     

    C’est choqué ! que j’ai pris connaissance du discours que vous avez prononcé le 30 juillet dernier à Grenoble. 

     

    En effet, ce jour là, vous avez déclaré : « Que la nationalité française puisse être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un policier, d’un gendarme ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique ». 

     

    Retirer la nationalité française à toute personne d’origine étrangère ? 

     

    De quelles personnes s’agit-il exactement ? Comment allez-vous déterminer « l’origine étrangère » d’une personne ? Allez-vous, comme l’ont fait les gouvernements fascistes de Pétain et Laval  à l’encontre des juifs, remonter jusqu’à la troisième génération ? 

     

    Et dire que je pensais, je croyais, j’étais convaincu qu’en devenant Français, (que ce soit par naturalisation ou de toute autre façon), on avait acquis les mêmes droits, les mêmes devoirs et les mêmes obligations que tous les autres Français. 

     

    Voici qu’avec votre discours, je découvre avec stupeur, que vous considérez qu’il y a deux sortes de Français. Les uns Français-Français et les autres demi-Français et susceptibles à tout moment, selon le bon vouloir d’un président de la République, de garder ou de perdre cette nationalité.

     

    Il s’agit là d’une véritable offense faite à l’égard de ceux qui, étrangers ou d’origine étrangère, ont dans les années 40 combattu l’occupant les armes à la main et acquis, souvent grâce à leur héroïsme, la nationalité française.

     

    Après votre déclaration, Il apparaît indispensable de rappeler les immenses sacrifices consentis au cours des deux dernières guerres par ceux que l’on appelait alors « Les coloniaux » et dont les enfants ou les petits-enfants, aujourd’hui Français, sont les premiers visés par cette nouvelle loi, que vous voulez nous imposer.

     

    Les immenses nécropoles se trouvant sur le front de l’Est, aussi bien que celles se trouvant devant Rome ou Monte-Cassino, prouvent que des dizaines et des dizaines de milliers de « coloniaux morts pour la France» reposent loin de leur terre natale. 

     

    Le souvenir de leur sacrifice devrait vous permettre d’avoir un peu plus de retenue et de traiter avec un peu plus d’égards la progéniture de ces soldats très souvent « malgré eux », qui ont perdu leur vie, afin que notre pays puisse reconquérir son indépendance et sa liberté.

     

    Votre volonté de « dénaturaliser » « toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un policier, d’un gendarme ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique » va-t-elle s’arrêter là ? Quelle garantie avons-nous que, par la suite, la même sanction ne frappera pas ces mêmes personnes parce qu’elles auront fait grève et occupé leur usine ? Ou bien encore parce qu’elles auront simplement participé à une manifestation que vous n’auriez pas appréciée ?

     

    Le ministre de l’Intérieur, le sieur Brice Hortefeux, qui a déjà été condamné le 4 juin dernier à 750 € d’amende par un tribunal pour injure raciale, nous montre le chemin que votre gouvernement désire prendre.

     

    Il demande d’étendre la déchéance de la nationalité française aux cas d’excision, de traite d’être humains ou d’actes de délinquances graves.

     

    Qu’appelle-t-il actes de délinquances graves ? Ne serait-ce pas précisément ce que je viens d’évoquer quelques lignes plus haut ?

     

    Je constate avec amertume et colère que certains membres de votre gouvernement utilisent à l’égard des immigrés, à peu près le même langage et les mêmes méthodes que j’ai connus avant et pendant l’occupation.

     

    Votre gouvernement qui se prétend le défenseur de « L’identité nationale » détruit chaque jour d’avantage la « spécificité » française, jusqu’à notre langue qu’il malmène afin de la faire disparaître.

     

    En tant qu’ancien combattant volontaire de la Résistance, comment ne serais-je point révolté, lorsque j’apprends qu’un de vos proches, Denis KESSLER, ait pu écrire : « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire le programme du Conseil National de la Résistance … Il est grand temps de le réformer et le gouvernement s’y emploie », sans que personne dans votre entourage ne le contredise.

     

    En ce qui me concerne, fils d’Italiens, 

    Quelles que soient les raisons que vous puissiez invoquer, je trouve scandaleux que l’on puisse menacer de retirer la nationalité française à des d’hommes et à des femmes qui, bien qu’étrangers, ont dans un passé récent représenté l’honneur de notre pays.

    mes parents sont venus en France en 1922. 

    Je suis né en 1926 dans le Var et j’ai obtenu la nationalité française par option à l’âge de dix ans.

     

    Durant toute mon adolescence j’ai connu les agressions et les insultes racistes. C’est régulièrement que l’on me criait au visage : « Sale macaroni ! Va dans ton pays ! La France aux Français ! ».

     

    Pourtant en 1942, lorsque la Côte d’Azur fut envahie, les premières bombes lancées contre les troupes d’occupation italiennes entre Marseille et Vintimille, c’est à Fréjus-Saint-Raphaël qu’elles ont explosé. Celles-ci avaient été préparées par mon frère Roger, de douze ans mon aîné et déposées par moi et mes compagnons tous étrangers ou d’origine étrangère.

     

    En mai 1943, mon père et mon frère furent tous deux arrêtés et effroyablement torturés par les carabiniers italiens. Je fus arrêté à mon tour à Lyon en mai 1944, et « interrogé » par Barbie lui-même. Je suis Grand Mutilé de Guerre. (Fracture du crâne, vertèbres cervicales abimées, testicules écrasés etc. ….)

     

    Mes états de services, mentionnent une quarantaine d’ennemis abattus parmi lesquels, je le souligne, des représentants du maintien de l’ordre de Pétain. 

     

    A la Libération, mon père, mon frère, mes deux sœurs et moi-même, avons tous obtenu la carte de Combattant Volontaire de la Résistance. 

     

    Mon frère arrivé en France à l’âge de 10 ans, marié à une Française et ayant deux enfants français, ne fut naturalisé qu’en 1947, il avait 33 ans. Bien qu’étranger, il fut pendant la Résistance capitaine FTP-MOI, il a été homologué comme Lieutenant de l’armée française avec parution au « Journal Officiel ». Il est Mutilé de Guerre et Médaillé de la Résistance – Depuis son décès, une rue de Saint-Raphaël porte son nom.

     

    Ma sœur Mimi est Chevalier de la Légion d’Honneur et Chevalier dans l’Ordre National du Mérite.

     

    Quant à moi : je suis Grand Mutilé de Guerre – Ancien officier FTP-MOI – Officier de la Légion d’Honneur – Médaillé de la Résistance – Décoré par l’Union Soviétique – Président de l’Amicale des Anciens Francs-Tireurs et Partisans de la Main d’œuvre Immigrée (FTP-MOI) des Bataillons Carmagnole-Liberté et président de diverses associations d’Anciens Combattants.

     

    Je tiens à vous rappeler que les FTP-MOI, composés quasi exclusivement de combattants étrangers ou d’origine étrangère, sont aujourd’hui reconnus par de nombreux spécialistes de l’histoire contemporaine « Comme le fer de lance de la Résistance armée française ».

     

    En revanche, une part importante « des bons Français » qui avant guerre insultaient les étrangers, se retrouvaient en prison pour collaboration avec l’ennemi ou dénonciation de résistants. Qui était le plus Français ? 

    Non, Monsieur le Président, il est intolérable qu’une telle mesure, mettant en cause les gens d’origine étrangère, puisse devenir une loi. 

     

    En espérant que vous vous ressaisirez et que désormais en France, pays de la liberté, chaque homme et chaque femme sera traité avec le respect et la dignité qui lui sont dus, sans que le fait d’être d’origine étrangère ne devienne pour chacun d’eux une épée de Damoclès. 

     

    Salutations d’un Résistant d’origine étrangère. 

     

    Léon LANDINI. 

     

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  • Ce film est à la fois le portrait d’un homme, l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien. Un film qui nous parle de tous les possibles de la sécurité sociale. 

     

    Ambroise Croizat, le bâtisseur de la sécu © Dr

    Ambroise Croizat, le bâtisseur de la sécu

    Il y a 70 ans, les ordonnances promulguant les champs d’application de la sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République. Un vieux rêve séculaire émanant des peuples à vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain voyait enfin le jour.

    Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humaniste qui soit se nommait Ambroise Croizat. Qui le connaît aujourd’hui?
    Il est temps de raconter cette belle histoire de «la sécu». D’où vient-elle, comment a-elle pu devenir possible, quels sont ses principes, qui sont ses fondateurs, et qu’est-elle devenue au fil des décennies ?

     

    Coproduction : Rouge Productions-France 3 Rhône-Alpes - Réalisation : Gilles Perret


    Doc 24 Rhône-Alpes

     

    sources: france3-regions.francetvinfo.fr/rhone-alpes/

    youtube.com

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  • Cérémonie commémorative du 9 septembre 1943 par TerreCorse

     

    Sixte Ugolini Président de l’Anacr de Haute-Corse (Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance): « la Corse, premier département français libéré, a un comportement d’avant-garde et montre le chemin, fidèle à ses valeurs dont le rattachement à la France depuis 1789, se battant contre irrédentistes et fascistes. L’exemple de la Résistance corse ? Une insurrection qui précède le mouvement des pays participant à leur propre libération, contribuant à offrir à de Gaulle, chef de la France Libre, la légitimité pour s’asseoir à la table des vainqueurs. »
     
    Video publiée par Terre Corse le 10/09/2014
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  • 25 Décembre 1920 / 25 Décembre 2015 : 95ème anniversaire du Congrès de Tours (fondation du PCF-SFIC)

    Déclaration du secrétariat politique national du

    POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE 

    25 Décembre 1920 / 25 Décembre 2015 : 95ème anniversaire du Congrès de Tours (fondation du PCF-SFIC)

    C’est à la toute fin du mois de décembre 1920 que, sous l’impulsion de Marcel Cachin et de Paul Vaillant-Couturier et du Comité pour l’adhésion à la IIIème Internationale, la majorité des délégués du Parti socialiste SFIO fonda de fait le PCF en décidant d’affilier le parti à l’Internationale Communiste (représentée à Tours par Clara Zetkin).

     

    S’affranchir de la tutelle social-démocrate 

    Rompant avec les pratiques délétères de la SFIO – qui avaient trahi ses mandats internationalistes en appelant à l’union sacrée en 1914 – les ouvriers français les plus avancés décidaient de se doter d’un vrai parti de classe et d’avant-garde, d’un parti discipliné régi par le centralisme démocratique, d’un parti où les élus seraient subordonnés à l’organisation de classe et non l’inverse, d’un parti anti-impérialiste et anticolonialiste, d’un parti engagé dans les luttes ouvrières, présent dans les entreprises et faisant le lien entre les revendications quotidiennes et le but final des communistes : la révolution socialiste, la dictature du prolétariat et la marche au communisme, cette société sans classes dans laquelle « le développement de chacun est la clé du développement de tous » selon la forte expression de Marx et d’Engels.

    25 Décembre 1920 / 25 Décembre 2015 : 95ème anniversaire du Congrès de Tours (fondation du PCF-SFIC)

     

    Unir la classe ouvrière, rassembler le peuple français contre les monopoles capitalistes

    Violemment combattue par la réaction, par le patronat et par la SFIO-maintenue regroupée autour de ses « grands élus », la jeune Section Française de l’Internationale Communiste (SFIC) dut rapidement affronter la répression. Elle fut également tentée initialement par ces « maladies infantiles du communisme » que sont, selon Lénine, le sectarisme et le dogmatisme. Pourtant, sous l’impulsion de Marcel Cachin et de Pierre Sémard, avec le renfort de syndicalistes de classe comme Lucien Midol et Gaston Monmousseau, le jeune parti communiste français « fit ses classes », c’est le cas de le dire. L’arrivée à la tête du Parti d’un courant réellement ouvrier et populaire représenté par Maurice Thorez, Jacques Duclos et Benoît Frachon, l’éviction du courant sectaire incarné par le groupe Barbé-Celor, permirent au très dynamique PCF de prendre la tête des luttes pour « le pain, la paix et la liberté » tout en se portant aux avant-postes de la lutte antifasciste. Malgré l’opposition des sectaires et des trotskistes qui, hier comme aujourd’hui, ont toujours sottement opposé la nation à classe ouvrière, c’est sous les plis mêlés du drapeau rouge et du drapeau tricolore (discours historique de Duclos en 1935 lors du premier meeting du Front populaire au stade Buffalo), c’est aux accents conjoints de la Marseillaise et de l’Internationale que les militants communistes et les syndicalistes de classe de la CGTU – dont les militants prirent bientôt la tête de la CGT réunifiée – conduisirent la grande offensive ouvrière, antifasciste et patriotique de 1934-36 qui stoppa net les amis français de Hitler, Franco et Mussolini dont les émules, soutenus par les élites patronales, étaient au pouvoir ou à ses portes dans presque toute l’Europe. En 1935, le secrétaire général de l’Internationale communiste, ce Georges Dimitrov qui venait de ridiculiser Göring au Procès dit « des incendiaires du Reichstag », félicita Maurice Thorez et le PCF pour leur contribution centrale à l’élaboration de la stratégie de classe et de masse du Front populaire, antifasciste, et patriotique, ce prolongement créateur de la ligne léniniste de Front unique ouvrier. Dimitrov appela même à cette occasion les communistes français à ne pas abandonner Jeanne d’Arc et l’histoire de France aux fascistes.

     

    C’est sur les bases de principe de cette ligne de classe et de masse que, pendant la Seconde Guerre mondiale et par la suite, l’URSS, victorieuse de Stalingrad à Berlin, sut fédérer la grande coalition mondiale qui isola et terrassa le Reich. C’est sur ces bases de principe que l’I.C. et le PCF jouèrent un rôle moteur dans la formation des Brigades internationales d’Espagne et qu’en France, en prenant appui sur l’engagement des FTPF et des FTP-MOI, le PCF forgea le Front National de Lutte pour la Liberté et pour l’Indépendance de la France sans lequel la formation du Conseil National de la Résistance et l’adoption de son programme Les Jours Heureux eût été impensable. C’est sur ces bases ouvrières et patriotiques que les ministres franchement communistes de 1945-47, les Maurice Thorez, Ambroise Croizat, François Billoux, Marcel Paul, Laurent Casanova, Henri Wallon, etc. mirent en place les plus grandes avancées sociales et démocratiques de toute notre histoire en appliquant le programme du CNR intitulé Les Jours heureux : Sécurité sociale, retraites par répartition, conventions collectives, statut du mineur, statut du fonctionnaire, comités d’entreprise, nationalisations démocratiques (Renault, EDF, etc.), remise sur pied de la Recherche publique et de l’Education nationale, justice des mineurs, etc. 

     

    C’est encore en application de cette ligne de large rassemblement du peuple français autour de la classe ouvrière et CONTRE les monopoles capitalistes que le PCF d’après-guerre, malgré le pilonnage anticommuniste et antisoviétique qui allait accompagner la guerre froide, les guerres coloniales et la répression anti-« rouges » en France, sut longtemps rester le premier parti de France : ce parti qui, de loin, était le premier dans les usines, les champs et les chantiers, n’attirait pas moins alors les plus grands intellectuels de l’époque : les Joliot-Curie, Langevin, Aragon, Elsa Triolet, Eluard, Léger, Lurçat, Picasso, Vilar, etc. Non sans erreurs parfois – mais seuls les donneurs de leçons du gauchisme et du « marxisme-léninisme » de salon n’en font jamais puisqu’ils ne font jamais RIEN – le PCF sut prendre appui sur le matérialisme dialectique en philosophie, sur le marxisme-léninisme en politique, pour défendre du même pas l’indépendance nationale française (menacée par la construction de l’Europe atlantique, de l’OTAN et de la « Communauté européenne de défense »), le droit des peuples « coloniaux » à l’émancipation nationale (« un peuple qui en opprime d’autres ne saurait être libre », Engels), la paix mondiale soumise au chantage exterminateur de l’impérialisme américain exterminateur d’Hiroshima et de la Corée. Avec la CGT de classe et de masse qui tenait alors tête au grand patronat, avec les mairies communistes et ouvrières qui multipliaient les actes émancipateurs et innovants, le PCF et la Jeunesse communiste, tous deux alliés au camp socialiste élargi après 1945, constituèrent très longtemps un point d’appui solide pour le camp du travail, du progrès social et de la souveraineté des peuples. Même après que les abandons révisionnistes officialisés dans les années 70 eurent gravement affaibli la résistance idéologique du PCF, le parti dirigé par G. Marchais était encore capable en 1992 de mener une campagne de masse contre le Traité de Maastricht, lequel ne s’imposa que d’un cheveu, au prix de la coalition antinationale de Mitterrand et de Chirac et grâce à l’opportun renfort abstentionniste de certains groupes « révolutionnaires » qui trouvent dégradant de défendre l’indépendance de la nation…

      

    La « mutation »-dénaturation , ou la preuve a contrario de la nécessité d’un vrai parti communiste en France 

    On mesure a contrario ce qu’apportait à la nation laborieuse l’ancien PCF marxiste, prolétarien et patriote quand on voit ce que la mutation social-démocrate de ce parti, qui fit suite aux dérives eurocommunistes des années 70, a détruit et qui n’est plus aujourd’hui que la section hexagonale du Parti de la Gauche Européenne, cet appendice de la social-eurocratie. Privés d’un vrai parti communiste tourné vers la classe ouvrière et analysant la société sur la base scientifique du marxisme, le mouvement ouvrier traverse aujourd’hui l’une des périodes les plus dépressives de son histoire ; il devient la proie facile du paralysant européisme social-démocrate qui empêche toute riposte d’ensemble aux contre-réformes maastrichtiennes mises en œuvre par les gouvernements successifs. Alors que des millions d’ouvriers du privé sont, ont été ou risquent d’être socialement déclassés et relégués par les délocalisations, alors que les travailleurs des services publics sont quotidiennement humiliés et mis hors d’état d’accomplir leur mission républicaine par les gouvernements maastrichtiens, alors que les paysans travailleurs vivent dans l’angoisse du lendemain, comme nombre d’artisans et d’ « auto-entrepreneurs » - ces nouveaux prolétaires dépourvus de droit sociaux – comment la masse des travailleurs peut-elle recevoir le babillage de Pierre Laurent, le Tsipras français, qui « dialogue » avec le MEDEF, qui appelle à « réorientier l’euro dans un sens progressiste » (et bientôt, l’OTAN dans un sens pacifique, comme osait en rêver feu Enrico Berlinguer !), qui rejoint systématiquement les listes du PS « hollandien » au second tour et qui masque la nature de classe impérialiste de l’UE/OTAN en berçant le peuple d’illusions sur la future « Europe sociale, démocratique et pacifique » ? Quand le PCF parachève sa dérive social-démocrate (« mutation », « métamorphose », etc. n’ont aucune autre signification de classe !), comment s’étonner que le PS – qui n’a jamais demandé que ça ! – dérive à son tour vers la droite libérale (et pire, vers certaines formes de social-fascisation, comme on le voit avec la constitutionnalisation en vue de l’état d’urgence) et que l’ex-UMP aiguillonnée par Sarkozy tende à fusionner idéologiquement avec le FN, principal bénéficiaire, avec les extrêmes droites communautaristes et régional-séparatistes de la dérive générale à droite de l’arc politique français ?

     

    Dialectique de la renaissance communiste et de la contre-offensive populaire

    A nouveau, face à l’euro-dissolution « bleu mariale » de la France dans l’UE, face à la vague brun-bleu marine qui gronde, face à une UE de plus en plus dictatoriale, face à un impérialisme « transatlantique » de plus en plus prédateur et irresponsable, face aux créatures échappées de cet impérialisme que sont les assassins néonazis d’Ukraine et les barbares absolus de Daesh,  il faut à nouveau JETER L’ANCRE ROUGE dans le monde comme en France. Avec le PRCF, qui s’honore d’être ou d’avoir été soutenu par les plus grands noms de la Résistance antifasciste, de l’anticolonialisme et du syndicalisme de classe, et qui perce de plus en plus dans la jeunesse, donnons un coup d’arrêt à ces dérives mortelles.

    Unissons dans l’action, et non dans des parlotes néo-mutantes, les militants franchement communistes où qu’ils soient organisés.  

    Aidons le syndicalisme de lutte à se fédérer « en bas » pour faire le poids face aux états-majors euro-complaisants.  

    Construisons l’Alliance Rouge-Marianne de tous les progressistes qui refusent à la fois l’U.M.’ Pen en gestation et l’euro-désintégration de notre pays.

    Appelons notre peuple à sortir la France, par la voie progressiste, de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme sur la base d’un Front Antifasciste, Patriotique et Populaire. 

    Soutenons tous les peuples en lutte pour la paix, l’indépendance nationale et la coopération internationale, pour le socialisme, y compris et surtout contre « notre » propre impérialisme particulièrement agressif, revanchard, prédateur… et destructeur du peuple français lui-même !

    Construisons au présent, dans les actes et pas dans les auto-proclamations dérisoires, les conditions d’un futur Congrès de Tours ralliant tous les communistes, membres ou pas du PCF, les séparant des réformistes et les agrégeant à la classe ouvrière militante pour que notre peuple puisse reprendre sa marche historique interrompue vers le progrès social, vers l’indépendance nationale, la démocratie, la paix et le socialisme.  

     

    Le secrétariat politique national du PRCF : Léon Landini, Pierre Pranchère, Jean-Pierre Hemmen, Georges Gastaud, Vincent Flament, Benoît Foucambert, Jo Hernandez, Antoine Manessis, Annette Mateu-Casado, Bernard Parquet, Jany Sanfelieu.  

     

     

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  • Nous ne laisserons pas salir l’histoire de Renault-Billancourt (IC.fr- 24/12/2015)

    On le sait Renault-Billancourt n’a pas été fermé en 1992 pour des raisons économiques.

    C’est sous Mitterrand, Rocard que les 10 de Renault sont licenciés, prélude à la fermeture totale.

    Il fallait que la « forteresse ouvrière » soit réduite au silence pour que puisse se déployer le règne de l’argent, des Tapie les contre-réformes et la remise en cause de tous les conquis de la Libération et du Conseil National de la Résistance.

    A présent c’est la mémoire même de cette histoire et des combats qui la jalonne qui est attaquée travestie sous couvert de témoignages.

    C’est pourquoi la vérité devait être rétablie, ce à quoi le texte de l’ Association des Travailleurs Renault Ile Seguin, « Nous ne laisserons pas salir l’histoire de Renault-Billancourt » procède.

    Une réplique qui doit être largement connue et diffusée.

    Et le texte signé le plus largement.

    Par ailleurs, l’ouvrage de Youcef Haji, « De Renault-Billancourt à l’Olympia, IDBIHI, parcours d’un marocain 1968-1987 » préfacé par Roger Silvain constitue une toute autre approche qui au travers d’un parcours personnel retrace bien l’ambiance et les combats de cette époque.

     

    source: initiative-communiste.fr

     

     

    ASSOCIATION DES TRAVAILLEURS RENAULT ILE SEGUIN (ATRIS)

    Nous ne laisserons pas salir l’histoire de Renault-Billancourt

    Samedi 21 novembre 2015 s’est tenu à la Sorbonne un « séminaire Marx 21e siècle », devant un public d’universitaires et d’étudiants. L’invitée en était Laurence Bagot, l’auteure d’un livre paru aux Éditions de l’Atelier sous le titre «  Ceux de Billancourt ».

    Plusieurs membres d’ATRIS ont assisté à cette réunion et sont intervenus dans le débat.

    Nous remercions les organisateurs du séminaire de nous avoir permis de nous exprimer. Le contenu de cet ouvrage, sous couvert de témoignages réécrits, choisis à la seule convenance de l’auteure, défigure gravement l’histoire de Renault-Billancourt et la mémoire des dizaines de milliers de salariés qui y ont travaillé de la Libération à la fermeture de l’Île Seguin en 1992.

    Sans apporter de preuves, ce livre salit le rôle d’Henri Krasucki, accusé d’avoir voulu « échanger » la fermeture de Renault-Billancourt contre le maintien des chantiers navals de la Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, en 1986. C’est infâme, tout comme affirmer, sans davantage de justifications, que la CGT a abandonné
    les travailleurs immigrés dans la bataille pour le maintien de l’usine et de l’emploi.

    La CGT a toujours été un trait d’union et de solidarité entre les salariés qui défendaient leurs salaires et leurs conditions de travail.

    Nous appelons toutes les personnes et les organisations concernées par le mouvement social à dénoncer ces mensonges, alliant l’ignorance et la manipulation, qui entachent ce qui fut un des grands chapitres de l’histoire sociale en France.

    Nous demandons aux médias de nous aider à rétablir, de manière argumentée et contradictoire, la réalité de l’histoire de Renault-Billancourt. Nous sommes à la disposition des historiens, de la presse, des supports audiovisuels et internet pour fournir des éléments, preuves à l’appui, sur ce qu’ont été la vie et les luttes
    des travailleurs de Renault-Billancourt.

    Vous pouvez soutenir cette action d’ATRIS et des premiers signataires en signant ce texte sur l’adresse suivante :

    21atris21@gmail.com

     

    LES PREMIERS SIGNATAIRES

     

    ·  Arezki AMAZOUZ, président d’ATRIS, ancien secrétaire CGT Renault-Billancourt, ancien membre de la CE confédérale ;

    ·   Pierre BERNARDINI, défenseur des victimes de l’amiante Renault-Billancourt ;

    ·   Joëlle CHASTRUSSE, déléguée CGT 1975-82 et 2003-2012 ;

    ·    Robert CRÉANGE, ancien directeur CGT des activités sociales du C.E. Renault-Billancourt ;

    ·    Mustapha DHAOUADI, ancien secrétaire CFDT à Renault-Billancourt ;

    ·    Pierre FABRE, ancien secrétaire général général CGT du groupe Renault ;

    ·    Mohand HADJAZ, secrétaire CGT Renault- Billancourt 1970-73 ;

    ·    Youssef HAJI, écrivain ;

    ·     Aimé HALBEHER, secrétaire général CGT Renault-Billancourt en 1968 ;

    ·     Georges HUBSCHMIDTT, ingénieur CGT tôlerie Renault ;

    ·     Mostefa IDBIHI, ancien ouvrier, auteur du livre « De Billancourt à l’Olympia » ;

    ·     Ibrahima LY, délégué CGT à Renault-Billancourt jusqu’en 1992 ;

    ·      Alain MAS, ancien élu UGICT-CGT, DSC adjoint Renault TCR ;

    ·      Michel MONDIOT, ancien technicien Renault-Billancourt ;

    ·      G é r a r d  MUTEAU, ancien administrateur CGT salarié du groupe Renault ;

    ·       Philippe MUTEAU, militant CGT ;

    ·       Yves PERRIN, membre des « Dix de Billancourt » ;

    ·       Claude POPEREN, secrétaire général de la CGT Renault-Billancourt 1958;

    .       Jean-Pierre ROSSI, monteur, Délégué du Personnel CGT ;

    ·       Daniel SANCHEZ, secrétaire général de la Fédération de la Métallurgie CGT ;

    ·       Roger SILVAIN, secrétaire CGT Renault- Billancourt 1971-76 ;

    ·        Serge TONNEAU, ex-tourneur outilleur, militant CGT. ;

    ·        Anne-Marie VIERGE, ancienne déléguée CGT à Renault-Billancourt ;

    ·         Pierre VIERGE, ancien délégué CGT à Renault-Billancourt

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  • C' est hier, au siège de la CGT Porte de Montreuil, dans la salle de réunion de sa direction nationale (le CCN) qu'a eu lieu la projection du film documentaire de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia :

    "Une jeunesse parisienne en résistance"

    En présence notamment de Pierre Krasucki, fils d'Henri, des réalisateurs et de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

    L'exil de parents polonais militants communistes fuyant la Pologne de Piłsudski, la petite enfance à Belleville, l'imprégnation de valeurs de fraternité et de partage dans les organisations de jeunesse de l'époque.

    C'est donc naturellement que toute une jeunesse politisée entre dès le début de l'occupation en résistance.

    Placés dès 1939 dans l'illégalité par un gouvernement munichois qui menait la guerre d'abord contre les communistes, Henri dira : "Nous étions prêts"

    La lutte contre l'occupant auprès du groupe Manouchian, l'arrestation, la torture, les camps ... et toujours la résistance dans les horribles conditions de la dictature nazi.

    Les témoignages poignants d'acteurs encore en vie de cette période, compagnons de lutte d'Henri ponctuent la trame de ce documentaire  et c'est ainsi que l'on peut longuement entendre : Robert Endewelt (FTP-MOI), Raymond Kojitsky (FTP-MOI), Françoise Krasucki, Pierre Krasucki, Christian Langeois (biographe de H. Krasucki), Julien Lauprêtre (résistant), Henri Malberg, Paulette Sarcey (FTP-MOI), André Schmer (FTP-MOI), Serge Garde.

    A une question de la salle sur ce qui avait motivé la réalisation de ce film, Laurence a pu répondre :

    notre réaction au discours de Grenoble de Sarkosy sur l'immigration et la déclaration de Denis Kessler du MEDEF affirmant qu'il était temps de détricoter le programme du Conseil national de la Résistance.

    Mourad ajoutant de son côté que ce programme qui vit encore dans les conquis de cette époque est fait non seulement de papier et d'encre, mais aussi du sang de nos camarades.

    Et à nous de nous montrer digne d'eux au moment où plus que jamais le pouvoir socialiste avec ses lois Macron, son assouplissement du marché du travail, ses contre-réformes de la santé, du code du travail ... continue et aggrave le détricotage de toutes ces conquêtes.

    Pour nous l'esprit de résistance c'est donc le combat contre les idées de renoncement et le fatalisme, l'organisation de la lutte vers le TOUS ENSEMBLE, le refus du "syndicalisme rassemblé" sous l'emprise du jaune Laurent Berger et d'en finir avec l'illusion d'une "Europe sociale" promise depuis 30 an par la CES, tandis que sur injonction de l'Union européenne l'état social doit impérativement céder la place à l'état des banquiers et à celui des marchés financiers!

    Un très beau film aux archives inédites, donc à diffuser de manière militante, (un DVD étant disponible) en prenant contact avec les réalisateurs aux coordonnées suivantes :

    lkarsznia@images-contemporaines

    mlaffitte@images-contemporaines

    06 76 48 61 35 OU 07 86 34 36 47

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  • 120 personnes pour réhabiliter les fusillés de 14-18  (OF 12/11/2015)Rassemblement devant le Monument aux morts de Primelin qui représente un enfant repoussant la guerre

    Répondant à l’appel de l’association Libre Pensée 29, 120 personnes ont pris part à un rassemblement au Monument aux morts de Primelin pour le 11 novembre. Ce monument est l’un des rares qui ne représente pas de symboles guerriers, mais un enfant repoussant les guerres. L’appel de la Libre Pensée était lancé pour rendre hommage aux soldats fusillés pour l’exemple lors de la Grande Guerre. Depuis plusieurs années, l’association réclame la réhabilitation de ces soldats, tant en France, où l’on en dénombre 639, que dans toute l’Europe. Sept Finistériens figuraient parmi les fusillés.

    A lire également: 11 Novembre-Un Rassemblement pacifiste (Le Telegramme du 14/11/2015 - page Cap Sizun)

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  • 1915 – 2015 …. il y a 100 ans, Henri Barbusse dans les tranchées commence à écrire « Le Feu » récit publié en 1916 qui recevra le prix Goncourt et battra en brèche la propagande guerrière impérialiste. Fondateur de l’ARAC, dans son combat pour la il rejoindra le parti communiste.

    C’est aussi en 1915 sur le front de l’Artois, à Lorette qu’apparaît la Chanson de Lorette, connue également par la suite sous le nom de « Chanson de Craonne ».

    www.initiative-communiste.fr site web du en ce vous propose de relire cette tribune de Georges Gastaud et Antoine Manessis, écrite le 2014, alors que se retrouvaient justement à Lorette les dirigeants français, anglais, allemands…..

    Quand au bout d’huit jours le r’pos terminé
    On va reprendre les tranchées,
    Notre place est si utile
    Que sans nous on prend la pile
    Mais c’est bien fini, on en a assez
    Personne ne veut plus marcher
    Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot
    On dit adieu aux civ’lots
    Même sans tambours, même sans trompettes
    On s’en va là-haut en baissant la tête

    Refrain :
    Adieu la vie, adieu l’amour,
    Adieu toutes les femmes
    C’est bien fini, c’est pour toujours
    De cette infâme
    C’est à Craonne sur le plateau
    Qu’on doit laisser sa peau
    Car nous sommes tous condamnés
    Nous sommes les sacrifiés

    Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance
    Pourtant on a l’espérance
    Que ce soir viendra la r’lève
    Que nous attendons sans trêve
    Soudain dans la nuit et dans le silence
    On voit quelqu’un qui s’avance
    C’est un officier de chasseurs à pied
    Qui vient pour nous remplacer
    Doucement dans l’ombre sous la pluie qui tombe
    Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

    Refrain

    C’est malheureux d’voir sur les grands boulevards
    Tous ces gros qui font la foire
    Si pour eux la vie est rose
    Pour nous c’est pas la même chose
    Au lieu d’se cacher tous ces embusqués
    F’raient mieux d’monter aux tranchées
    Pour défendre leur bien, car nous n’avons rien
    Nous autres les pauv’ purotins
    Tous les camarades sont enterrés là
    Pour défendr’ les biens de ces messieurs là

    Refrain :
    Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront
    Car c’est pour eux qu’on crève
    Mais c’est fini, car les trouffions
    Vont tous se mettre en grève
    Ce s’ra votre tour, messieurs les gros
    De monter sur le plateau
    Car si vous voulez faire la guerre
    Payez-la de votre peau

    https://youtu.be/6iGEiY6wvDo

    maudite soit la guerre

    C’est au cimetière de Lorette, où gisent des centaines de milliers de jeunes victimes de la première impérialiste mondiale, que vont se retrouver les dirigeants français, allemands, américains et britanniques pour y verser des larmes de crocodiles.

    Disons-le tout net : leur « réconciliation » est aussi répugnante que l’a été l’affrontement sanglant de leurs prédécesseurs respectifs lors de la « Grande Guerre ».

    En 1914, les Nicolas II, Bethmann-Hollweg, Poincaré et autres bellicistes des deux camps se sont servis des aspirations nationales de certains peuples (notamment les Serbes) pour déclencher une guerre de rapine dont le véritable enjeu – révélé par Lénine en 1917, quand la République des soviets victorieuse à publié les Traités internationaux secrets – était le repartage du monde et l’extension des Empires coloniaux. Tout cela a abouti au Traité de Versailles, au revanchisme hitlérien puis à la Seconde Guerre mondiale encore plus meurtrière.

    Cette analyse du caractère de classe de la guerre de 14/18 ne retire rien au courage des jeunes hommes qui, de bonne foi, « croyaient mourir pour la patrie » alors qu’ils tombaient « pour les industriels » selon le mot fameux de l’écrivain Anatole France, l’un des premiers adhérents au jeune Parti SFIC (Section française de l’Internationale ).

    Cela ne retire rien non plus à la nécessité de réhabiliter les « Fusillés pour l’exemple » que Pétain et Cie ont fait abattre comme des chiens parce qu’en 1917, il fallait absolument couper court aux mutineries et aux fraternisations entre les ouvriers sous l’uniforme des deux camps.

    Mais la « réconciliation » actuelle n’en est que plus odieuse et hypocrite.

    D’abord, parce que les Etats qui s’embrassent ont toujours les mêmes buts impériaux dissimulés sous des phrases « humanistes », comme c’était le cas à l’époque. Il n’est que de lire le Manifeste du MEDEF intitulé « Besoin d’aire », ce qu’en allemand, on traduirait par l’expression de triste mémoire « Lebensraum », espace vital.

    Ces gens qui guerroient tous à divers titres du Proche-Orient à la Libye en passant par l’Afrique occidentale, sont aussi ceux qui, à l’unisson, et sous les auspices de l’OTAN et de l’UE, cherchent noise à la Russie en s’emparant de l’Ukraine par l’entremise d’une clique carrément pronazie. Facile de pleurnicher sur les guerres d’hier, de s’exclamer « plus jamais ça » alors qu’on ne réhabilite même pas les Fusillés pour l’exemple et qu’on envoie les jeunes se faire tuer sur tous les champs de bataille du monde.

    Mais on l’aura compris, le vrai but des cérémonies de Lorette est ailleurs : il s’agit pour le social-impérialiste (social en paroles, impérialiste en pratique) de célébrer la construction d’un Empire transcontinental, euro-américain, qui, sous le nom d’ « Union » européenne et d’ « Union transatlantique » ne vise qu’à écraser les acquis sociaux, à briser les souverainetés nationales, à liquider les libertés démocratiques (on a enterré les référendums négatifs sur l’UE, on ne consultera même pas les peuples sur le Grand Marché Transatlantique !), à menacer les pays du Sud et de l’Est, à maximiser les profits capitalistes de l’oligarchie financière.

    Il est déplorable que certains se réclamant de la gauche continuent de farder cette construction monstrueuse en « vendant » aux peuples les slogans archi-faux d’ «  sociale », d’ « euro au service des peuples » d’ «  de la  » . Alors que le nouveau président de la Commission européenne, Juncker est de A à Z l’homme des blanchisseurs d’argent des transnationales. Laissant au seul FN le bénéfice politique de s’opposer à l’UE.

    En réalité, la dictature européenne pilotée par Berlin et par ses nouveaux collabos, et coiffée par le rapace Oncle Sam, mène en permanence une GUERRE NON DECLAREE aux peuples souveraines, aux acquis sociaux et démocratiques, au camp des travailleurs, au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à coopérer à égalité.

    Honte éternelle à l’impérialisme et au capitalisme qui ont conduit au massacre de dizaines de millions d’innocents. Résistons à la troisième guerre mondiale que nous prépare l’Empire transatlantique en construction. Honte aux Hollande, Sarkozy et Cie qui se servent de l’aspiration à la paix pour couvrir les guerres d’aujourd’hui et pour préparer les affrontements mortels de demain.

    La paix, l’ des peuples, la souveraineté de la nation brisée par Maastricht, tout cela est entre les mains des travailleurs, des peuples, et avant tout, des communistes et des progressistes unis pour sortir la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN, et du capitalisme fauteur d’exterminations.

    Quant à la réconciliation avec l’Allemagne, ce n’est pas pour nous celle des chefs de file capitalistes, les Hollande, Gattaz et autre Merkel occupés à écraser les peuples du Sud et à casser les droits sociaux des travailleurs, c’est l’Europe des luttes, la solidarité avec les cheminots allemands en grève, avec les hospitaliers britanniques en lutte, avec les travailleurs italiens luttant pour leurs droits.

    G. Gastaud, secrétaire national du PRCF, A. Manessis, secrétaire de la commission internationale – 11 novembre 2014

    1940 : à l’appel de l’Union des Etudiants et des Lycéens Communistes de France (interdite depuis 1939), des milliers de jeunes Parisiens ont manifesté illégalement le 1940 à la barbe de l’Occupant nazi, en se rendant en masse à l’Etoile avec le drapeau tricolore. Parmi eux, Guy Môquet. La répression fut féroce. Honneur à ces héros qui lancèrent la résistance de masse dans la capitale et pour lesquels le pouvoir « de gauche » en place n’aura pas eu le moindre geste !

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  • A l'appel de la Libre Pensée  Justice et Réhabilitation collective  pour les 639 Fusillés pour l’exemple de la Grande Guerre - Rassemblement pacifiste à 11 heures 45  au monument aux morts de Primelin

    Justice et Réhabilitation collective

    pour les 639 Fusillés pour l’exemple

    de la Grande Guerre 

    Rassemblement pacifiste à 11 heures 45

    au monument aux morts de Primelin

    (Sud-Finistère-entre Audierne et la Pointe du Raz)

     

    Chaque année, le 11 novembre notre pays se souvient de  la 1ère guerre mondiale, cette gigantesque et terrifiante « boucherie » humaine. 2500 soldats français ont été condamnés par les cours martiales, 639 ont été fusillés pour l’exemple, fusillés simplement pour terroriser les autres soldats.

     

    Le Président de la République, François HOLLANDE, après s’être parjuré, a refusé la réhabilitation collective des 639 soldats exécutés pour l’exemple, à l’occasion de la Grande Guerre. Pire, une stèle aux 639 Fusillés pour l’exemple a été installée au Musée des Invalides. Les Fusillés et l’armée qui les a fusillés, les victimes et les bourreaux sont ainsi confondus par une réécriture falsifiée de l’histoire ! Nous sommes la République, la République réhabilitera collectivement les Fusillés pour l’exemple !

     

    A l'appel de la Libre Pensée  Justice et Réhabilitation collective  pour les 639 Fusillés pour l’exemple de la Grande Guerre - Rassemblement pacifiste à 11 heures 45  au monument aux morts de Primelin

    A l’occasion du 11 novembre 2015, la Libre Pensée-29  avec les organisations partenaires-la Confédération Nationale du Travail (CNT), l’Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC), le Mouvement de la Paix, l’Université Européenne de la Paix, le CRABES, les Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre (4ACG) appelle les associations et les citoyens  libres-penseurs, pacifistes et internationalistes du Finistère à se rassembler devant le monument aux morts de Primelin à 11 heures 45 pour redire « maudite soit la guerre », et exiger que justice soit rendue aux «  Fusillés pour l’exemple ». 

    Libre Pensée 29-Brest  le 5/11/2015  

    Fusillés pour l'exemple

    from Program33 on Vimeo.

                                                                                                  

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