• otan - 2

     À l’initiative du président Hollande, un projet de loi prépare le retour de l’ avec le stationnement sur notre sol de forces militaires étrangères membres, 50 ans après en avoir été exclues par le général .

    Le président de la République, bafouant les principes établis au nom de la France, de 1958 à 1966 pour sa sortie de du commandement intégré de l’OTAN, a soumis au conseil des ministres du 4 janvier 2016 un projet de loi qui autoriserait le retour sur notre sol de forces militaires étrangères sur décision des Etats-Unis, véritable maître de l’OTAN.

    Le général de Gaulle dès son accession à la présidence de la République en janvier 1959 a multiplié les démarches et pris les décisions afin que la France rétablisse sa souveraineté et son indépendance, ce qui fut réalisé en mars 1966.

    Le texte prévoit, s’il est adopté par le parlement, l’adhésion de la France à un protocole datant de 1952 qui définissait « le cadre juridique du stationnement des quartiers généraux de l’OTAN et de leurs personnels au sein des pays de l’alliance ».

    Ce protocole de 1952 induisait la présence de 28000 militaires américains qui paradaient sur notre sol 21 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Ils occupaient principalement des bases aériennes, comme à Déols près de Châteauroux, tout en narguant les autorités et la population.

    Dans cette période où l’impérialisme américain avait déjà fait de l’OTAN son arme de guerre, le président de Gaulle développa sa politique étrangère selon les principes de souveraineté et d’indépendance qu’il avait mis en œuvre.

    Nous avons évoqué en commémorant en 2013 le 70ème anniversaire de la victoire de l’ soviétique à Stalingrad, qui fut le tournant décisif de la Seconde Guerre Mondiale, la visite du général de Gaulle à Moscou du 20 au 30 juin 1966. Ce dernier, se souvenant de 1944 où il avait vu la grande Russie«… tendue dans l’esprit guerrier qui allait assurer sa victoire et, pour une très large part, celle de la France et de ses alliés », clôtura sa visite par la signature d’une déclaration bilatérale qui donna une impulsion considérable à une coopération multiforme, le domaine spatial en témoigne encore.

    Le 1er septembre 1966, le président de Gaulle prononça un discours à Phnom Penh au Cambodge en présence de 100 000 personnes. L’impérialisme américain installé au Vietnam du sud se distinguait par l’utilisation massive du napalm et les bombardements aériens, c’est ce que mettait en cause le président français en ces termes : l’escalade américaine « de plus en plus étendue en Asie, de plus en plus proche de la Chine, de plus en plus provocante à l’égard de l’Union Soviétique, de plus en plus réprouvée par nombre de peuples d’Europe, d’Afrique, d’Amérique latine, et, en fin de compte menaçante pour la paix du monde ».

    La réintégration en décembre 1995 de la France au comité militaire et au conseil des ministres de l’OTAN fut qualifiée par l’historien Paul-Marie de la Gorce de « retour honteux de la France dans l’OTAN ». La réintégration fut complétée en 2009 sous la présidence de Sarkozy, ramenant la France à la situation antérieure à 1966.

    La décision de Hollande de démolir l’œuvre de De Gaulle en ce domaine, tout comme la mission impérative qu’il a donnée à son gouvernement Valls-Macron de déclencher une guerre totale contre ce qu’il reste des conquêtes sociales et démocratiques émanant du Front populaire et des fondamentaux du programme du Conseil National de la Résistance, illustre le caractère ultra réactionnaire d’une politique sociale-impérialiste.

    La 4ème conférence nationale du des 14 et 15 mars 2015 a constaté avec raison que le parti socialiste est bien « irréversiblement enchaîné à la « construction » européenne, à l’OTAN et à la gouvernance capitaliste mondiale (FMI, UE, OMC) ».

    Ce projet de loi Hollande, honteux et antinational, nouvelle soumission aux Etats-Unis, mérite la poubelle de l’histoire, il doit être rejeté par les députés et les sénateurs qui en seront bientôt saisis.

    Il éclaire l’urgence pour la sécurité de notre pays de sortir de l’OTAN qui réalisa avec le concours de la CIA le coup d’Etat des néo-nazis-fascistes de la place Maïdan à Kiev dont un des leaders fut reçu à l’Elysée. La soi-disant  « Europe de la paix » a été transformée par l’OTAN en « Union Européenne militariste » pouvant conduire à une troisième guerre mondiale.

    La sortie de l’OTAN devra s’accompagner du retrait de la France de l’Euro, de l’Union Européenne et des organismes déjà cités, FMI et OMC, qui assurent la dictature internationale des marchés financiers et menacent la paix et la démocratie.

    Michel DEBRAY
    Vice-amiral
    Ancien commandant de l’Aviation embarquée et du groupe des porte-avions
    Ancien président de l’Institut Charles de Gaulle

    Pierre PRANCHERE
    Ancien Résistant
    Ancien député à l’Assemblée Nationale
    Député honoraire au Parlement Européen
    Président de la commission Internationale du Pôle de Renaissance en France (PRCF)

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  • Déclaration des Syndicats CGT de Vinci

    Déclaration des syndicats CGT de Vinci réclamant l’abandon du projet de l’aéroport à Notre Dame de Landes et l’arrêt de la criminalisation du mouvement social

    Nous ne sommes pas des mercenaires ! Abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et des opérations de criminalisation du mouvement social .

    Déclaration des syndicats CGT de Vinci réclamant l’abandon du projet de l’aéroport à Notre Dame de Landes et l’arrêt de la criminalisation du mouvement social

    Après débats et consultations sur la question, les syndicats CGT du Groupe VINCI se déclarent opposés au projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes, et demandent son abandon. Ce projet, comme tout « partenariat » public-privé (PPP), relève de la politique de privatisation des services publics menée par les gouvernements depuis des années, et que la CGT a toujours dénoncée, car elle revient à alimenter des profits privés par de l’argent public.

    Sur ces projets, VINCI intervient à la fois comme constructeur et comme exploitant concessionnaire, sur la base de contrats abusifs dont les conditions ne varient guère : un financement opaque, des coûts immédiats sous-estimés, des gains futurs surestimés… et des profits permanents garantis.

     

    La surestimation des gains escomptés (en l’occurrence : des prévisions de trafic aérien) permet au Groupe de justifier un niveau exagéré de revenus garantis, qui deviennent rapidement une surcharge pour les usagers et la collectivité. Accessoirement, elle permet aussi de rendre dissuasifs les coûts d’une rupture de contrat. A Notre-Dame-des-Landes, les collectivités sont appelées à financer une bonne partie du projet, sans autre espoir de rentrer dans leur frais qu’une clause de « retour à meilleure fortune » parfaitement illusoire. Au final, la partie Concessions du Groupe encaisserait la totalité des bénéfices. La conception même de ce projet – où seules les surfaces lucratives (parkings et commerces) dépassent celles de Nantes-Atlantique – montre à quel point il s’agit avant tout d’une machine à profit.


    On sait que le projet ne tient pas compte, dans son chiffrage, du coût énorme des infrastructures et aménagements de desserte (connexions ferroviaires, liaison tram/train), qui resteront à la charge de l’agglomération. Mais les travaux de construction eux-mêmes ont été sous-estimés, sans qu’aucune provision n’ait été prévue pour les dépassements de coût éventuels – qui peuvent s’avérer importants sur un terrain aussi peu favorable à l’édification d’un aéroport. Or il est exclu, dans ce type de contrats, que la partie Concessions du Groupe couvre les pertes de sa partie Construction. Comme on a pu le constater sur d’autres projets en PPP, ces conditions contraires aux marchés publics ordinaires exercent alors une pression très forte sur les entreprises chargées des travaux ; cette contrainte économique peut les mettre en péril et impose, de fait, le recours à toutes les formes « modernes » de dumping social. Sur tous les chantiers importants dont VINCI est le maître d’œuvre, la majorité des ouvriers sont employés par des entreprises de sous-traitance qui les surexploitent : contrats précaires, intérimaires, salariés détachés avec des salaires de misère, salariés sans papiers, etc.

     
    C’est pourquoi, alors même que nos métiers sont durement touchés par une chute d’activité, ellemême due à la baisse des commandes publiques et aux exigences élevées de rentabilité de nos actionnaires, nous voulons souligner avec force que la multiplication de ces contrats, loin d’être une solution, fait peser une grave menace sur nos emplois, nos salaires et nos conditions de travail. Cette menace pèse aussi bien sur les entreprises de VINCI que sur les entreprises locales, dont la participation aux travaux n’est pas garantie. Nous nous associons également aux craintes exprimées relatives au transfert des emplois liés à l’activité de l’aéroport de Nantes-Atlantique (dont nos collègues d’AGO), et à la disparition de ceux qui sont liés aux activités agricoles sur le site de Notre-Dame-des-Landes.

     
    Ce projet est né, il y a 50 ans, de rêves mégalomaniaques périmés : recevoir le Concorde, faire de Nantes le « Rotterdam aérien » de l’Europe… Il ne répond plus aujourd’hui qu’aux intérêts particuliers de VINCI et des promoteurs qui convoitent les terrains ainsi libérés au sud de Nantes – avec l’appui des pouvoirs publics et sur le dos des citoyens contribuables. Nous dénonçons le simulacre de démocratie qui vise, depuis le début, à imposer ce projet inutile et destructeur, sans jamais permettre un débat de fond sur l’avenir de la région et ses choix de développement. Cet entêtement de plus en plus irrationnel est voué à l’échec, ce qui accroît encore les tensions et les conflits à l’approche d’échéances décisives. C’est pourquoi nous réitérons notre demande qu’il ne soit procédé à aucune expulsion ni expropriation sur le site, que rien ne soit entrepris tant que tous les recours n’auront pas été jugés, et qu’il soit mis un terme à toutes les opérations d’intimidation et de criminalisation du mouvement social.

     
    Pendant que la direction générale de VINCI refuse de répondre à nos questions et qu’AGO multiplie ses attaques, des dirigeants du Groupe nous exhortent à soutenir le projet et des responsables de filiales nous distribuent des brochures de l’association pro-patronale « Des ailes pour l’ouest »… Nous ne sommes ni des mercenaires, ni des esclaves : nous ne voulons pas travailler dans un climat de guerre civile, mais dans les meilleures conditions, avec des droits et des garanties collectives. Nous voulons travailler sur des projets dont nous puissions être fiers pour leur utilité sociale et sociétale ; dans cette région, ce ne sont pas les besoins qui manquent, qu’il s’agisse d’infrastructures ou de logements – comme la rénovation de l’aéroport de Nantes-Atlantique, qui annihilerait les velléités gouvernementales de construire un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes.


    Par cette déclaration, les syndicats CGT du Groupe VINCI se veulent fidèles à la tradition du syndicalisme CGT de contrôle et de réflexion sur la production dans nos industries de la construction et du transport. Notre boussole reste ainsi l’utilité sociale de la production, l’aménagement de nos territoires, le bien-être des salariés qui les font vivre et la stabilité de nos emplois : le véritable sens du mot progrès.
     

    Montreuil, le 21 mars 2016

    source: construction.cgt.fr

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  • Les grèves en cours

    Grève à l’AP-HP (Hôpitaux de Paris)

    Grève chez bus à Saint-Quentin-en-Yvelines

    Grève à la Polyclinique d’Amiens

    Grève dans les cantines scolaires de Villeurbanne

    Grève au lycée de Combourg

    Grève nationale à La Poste

    Grève à l’hôpital Miséricorde à Ajaccio

    Grève des facteurs de La Rochefoucauld

    Grève chez Kohler à Passel

    Toulon : Le réseau Mistral en grève jeudi

    Var Matin, 29 mars 2016 :

    Des perturbations sont à prévoir ce jeudi 31 sur les lignes du réseau Mistral. Un préavis de grève a été déposé, suite au mot d’ordre national.

    Une nouvelle journée de mobilisation contre la loi Travail est prévue ce jeudi 31 mars. La journée s’annonce noire dans les transports, avec un préavis de grève déposé par la SNCF, Air France ou encore la RATP.

    Le réseau de bus Mistral, qui couvre douze communes du Var (Carqueiranne, Hyères-les-Palmiers, La Crau, La Garde, La Seyne-sur-Mer, La Valette-du-Var, Le Pradet, Le Revest-les-Eaux, Ollioules, Six-Fours-les-Plages, St Mandrier-sur-Mer et Toulon) a également déposé un préavis de grève, sans que l’on connaisse, pour l’heure, l’ampleur des perturbations à prévoir.

    Groupama Loire-Bretagne

    Ouest France, 25 mars 2016 :

    ,. La convention annuelle des salariés Groupama Loire-Bretagne se tenait vendredi, au parc des expositions de Lanester.A l’appel de la CFDT 250 personnes ont manifestés devant les portes de l’établissement, pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail (nouvel outil informatique qui serait peu approprié, embauche d’effectifs supplémentaires et arrêt des procédures en cours) et une revalorisation de leurs salaires.

    Toulouse : cinquante salariés de Téléperformance en grève contre la pause-pipi demandée par courriel

    France 3 Midi-Pyrénées, 25 mars 2016 :

    Malgré le retour en arrière de la direction concernant ce logiciel qui obligeait les salariés à demander par courriel l’autorisation d’aller aux toilettes, la Cgt a maintenu son appel à la grève ce vendredi. Sur les 200 salariés de Téléperformance, une cinquantaine a débrayé vendredi de 14 à 17h pour protester contre « le logiciel de flicage » en cours de déploiement.

    Les salariés de McDonald’s se mobilisent contre la précarité

    AFP, 23 mars 2016 :

    Des salariés de McDonald’s ont manifesté mercredi à Paris à l’appel de la CGT pour réclamer au géant de la restauration rapide un salaire horaire de 13 euros. Aux cris de « McDo escroc, il faut partager le magot », les salariés dénoncent l’évasion fiscale massive de l’entreprise.

    Les manifestants se sont réunis devant un restaurant de l’enseigne Gare du Nord à l’appel de la CGT, avant un autre point de vente près de la Gare de l’Est. Les salariés sont payés au Smic (9,67 euros de l’heure) et « comme une majorité des effectifs travaillent à temps partiel imposé, 24h par semaine, ça fait 770 euros par mois », a déclaré Gilles Bombard, secrétaire général CGT McDonald’s Paris et Ile-de-France. Et 80% des salariés sont à temps partiel. La précarité est grande…

    C’est pourquoi la CGT et les salariés réclament une hausse des salaires à 13 euros de l’heure. D’autant que McDonald’s a les moyens. La CGT explique bien comment l’entreprise organise « le déficit systématique de ses restaurants » pour ne pas faire de bénéfices en France et envoyer directement au Luxembourg jusque 20 % du chiffre d’affaires.

    Les élus du comité d’entreprise de McDonald’s Ouest Parisien ont déposé plainte en décembre pour blanchiment de fraude fiscale et abus de biens sociaux, mettant en cause des pratiques fiscales rendant « impossible » tout bénéfice, avec des redevances versées à une société au Luxembourg. Le parquet n’a pas donné suite et « comme le délai de trois mois est passé », le CE est désormais « en capacité de demander la saisie d’un juge d’instruction ».


    A l’hôtel Villa-Massalia, les femmes de chambre sont dans la rue

    France 3 Provence-Alpes, 28 mars 2016 :

    Leur grève dure depuis près d’une semaine. Employées d’une société sous-traitante, les femmes de chambre d’un hôtel de luxe du 8e arrondissement de Marseille réclament le paiement de leurs heures complémentaires et de meilleures conditions de travail. Le conflit est dans l’impasse.

    Elles sont une quinzaine à avoir cessé le travail !

    Devant l’hôtel Villa-Massalia, ces femmes de l’ombre à qui les clients doivent habituellement une chambre propre et agréable, se retrouvent aujourd’hui dans la lumière de l’actualité sociale.

    Employées d’une société sous-traitante de nettoyage basée à Vitrolles, elles demandaient depuis des mois une amélioration de leurs conditions de travail. Face à une fin de non-recevoir, ces femmes de chambre ont donc décidé de se mettre en grève.

    Entré dimanche dans son 6e jour, le mouvement n’a débouché pour l’instant que sur une ou deux avancées. Rien en revanche sur les principales revendications portées par la CNT à l’origine de la mobilisation.

    La direction semble ne pas vouloir répondre aux doléances relatives notamment au paiement des heures complémentaires. Si le conflit est pour l’heure dans l’impasse, de nouvelles négociations devraient avoir lieu dans la journée de mardi.

     

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  • LoiTravail Après le 31 mars à nous de construire la suite et d’en sortir victorieux ! – communiqué des JRCF

    Cette journée du 2016 fût, sans conteste, une journée de forte mobilisation, rassemblant plus d’un million de salariés, de jeunes, de chômeurs et de retraités dans les rues de France !

    Il est important de souligner la réussite de cette mobilisation, d’autant plus que cette réussite n’est due qu’à la farouche conviction des salariés, des syndicalistes de bases faisant poids sur leurs directions nationales, et sur la forte présence des jeunes, étudiants, lycéens et travailleurs, qui étaient plusieurs centaines de milliers aux différents rassemblements !

    C’est plus de 250 lycées et des universités à travers tout le pays qui ont répondus à l’appel et qui se mobilisent, encore convaincus de la nécessité de ne rien lâcher.

    En effet, il est important aujourd’hui de comprendre que la seule mobilisation dans la rue, bruyante ou non, ne sera pas suffisante. Il faut une nationale de combat tous ensemble et en même temps à Paris pour appeler à le grève générale interprofessionnelle avec blocage des profits capitalistes…

    Il faut aujourd’hui construire, à la base, en A.G, les conditions de notre victoire sur ce projet de loi, afin d’amorcer, par la suite, un front uni du monde du travail contre les politiques de privatisations à tout va, de délocalisations, de licenciements, de mise en concurrence des travailleurs les uns contre les autres… Bref, contre le libre-échangisme du gouvernement Valls, du MEDEF et de l’Union-Européenne.

    Le gouvernement a aujourd’hui choisi, sans surprise, de ne pas entendre la voix de la contestation. C’est pourquoi la appelle a continuer la mobilisation, notamment les 5 et 9 Avril prochain, les occupations de facs et les assemblées générales.

    Nous appelons également tous les jeunes chômeurs à rejoindre le mouvement, ainsi que les jeunes travailleurs, malheureusement trop souvent en intérim, a participer du mieux qu’ils le peuvent à la défense des droits des salariés !

    manifestation

    Non, nous ne serons pas de la chair à patron ! C’est tous ensemble et dans la rue que nous allons défendre notre avenir !

    Unissons nous dans la lutte. Brisons nos chaînes.

    Faisons renaître l’espoir !

    Jeunes pour la Renaissance Communiste en France – le 31/03/2016

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  • POUR QU’ADVIENNENT DE NOUVEAUX « JOURS DEBOUT ». Réflexions sur un article de Frédéric Lordon.  Par Georges Gastaud*.Dans une analyse récente et intitulée « Nous ne revendiquons rien », Frédéric Lordon cloue au pilori, comme ils l’ont bien mérité, ces nouveaux chiens de Berger de l’oligarchie capitaliste que sont les pseudo-syndicalistes de la « proposition » rosâtre et de la « négo » jaune orangé.

    Il faut en effet s’interroger sur le cadre précontraint de la revendication : il est aujourd’hui fourni par la « construction » euro-atlantique qui sert de référentiel commun à la droite et à la « gauche » néolibérale en place, bref à ce Parti Maastrichtien Unique qu’a déjà rallié sans le dire un FN de moins à moins enclin à faire de la sortie de l’euro un préalable à la gestion bleue Marine du capitalisme « français ». C’est en effet cette supranationale des guerres atlantiques (que l’article de F. Lordon ne nomme pas comme telle mais que son auteur a suffisamment fustigée par ailleurs) et de la social-fascisation en cours qui présélectionne, au moins depuis 1992, les maigres « revendications » euro-compatibles que la Confédération européenne des syndicats est chargée d’estampiller: à l’instar de la loi Macron ou du Job Act de Matteo Renzi, la prétendue Loi El Khomri se contente de transposer en droit national les sommations de Bruxelles en matière de dérégulation des marchés nationaux du travail.

    Revendications révolutionnaires

    Toutefois il convient selon nous d’aller plus loin que ne le fait la brillante analyse de Lordon si l’on ne veut pas seulement nourrir une version radicalisée, et finalement impuissante, des Indignés refusant « le système » mais épargnant ce saint des saints de la domination qu’est le pouvoir politique d’Etat. Pour relativiser, ébranler et abattre l’ancien cadre oppressif, il faut ne serait-ce qu’esquisser le nouveau cadre que l’on veut promouvoir : et cela s’appelle toujours révolution ! Arrimée à ce nouveau cadre révolutionnaire, que nous persistons à appeler socialisme*, la véritable revendication syndicale – qui doit partir des besoins sociaux démocratiquement définis par les salariés et qui n’a cure de ménager les profits patronaux – ne saurait s’opposer à l’insurrection citoyenne. Contre le « réformisme » d’un Bernstein acceptant en principe la propriété capitaliste, mais aussi contre le gaucho-anarchisme infra-politique, le dialecticien matérialiste qu’était Lénine refusait à la fois le réformisme sans réformes et le révolutionnisme abstrait quand il remarquait déjà que « les réformes sont la retombée des luttes révolutionnaires »…

    Affirmation et négation.

    Tel est l’espace latent mais toujours ouvert d’un syndicalisme de classe et de masse qui ré-articulerait dialectiquement le refus catégorique des régressions – dont le retrait serait toujours posé en préalable absolu –, à des revendications de rupture porteuses en filigranes du nouveau cadre révolutionnaire et appelant par cela même à briser l’ancien. Car dialectiquement, l’affirmation et la négation ne s’excluent pas, l’affirmation radicale nourrit la négation déterminée et celle-ci appelle comme sa négation propre l’affirmation d’une proposition dépassant le cadre de l’affirmation première. De sorte que si un peu de spinozisme « affirmatif » nous éloigne de la dialectique matérialiste, davantage de spinozisme nous en rapprocherait : « toute détermination est négation », disait déjà le grand rationaliste néerlandais…

    Prendre politiquement « parti »

    Mais cela ne suffit pas. Comment porter politiquement une alternative qui soit authentiquement définie par et pour les travailleurs salariés ? Comment éviter que cette alternative ne soit émoussée et absorbée par le sous-cadre non moins pré-contraignant d’une petite-bourgeoisie intellectuelle fort noble et fort bien intentionnée, mais structurellement inapte à dépasser le vieux cadre tribunitien de la « révolte » et de l’ « indignation », fussent-elles « nocturnes » ? Autrement dit, comment porter, y compris dans le cadre de vaste mouvements revendicatifs de classe et de masse partis du terrain principal : l’entreprise capitaliste (privée ou d’Etat), une alternative réellement construite par le monde du travail prenant politiquement parti pour et par lui-même ? Comment faire en sorte que, parce qu’il aurait préalablement affirmé son hégémonie organisatrice en dépassant le « réseautage » petit-bourgeois et son fétichisme de l’inorganique, le mouvement ouvrier et populaire de notre temps porte un nouveau projet politique plaçant à nouveau « le monde du travail au centre de la vie nationale » : c’est ce que prescrivait déjà en 1943 le programme du CNR intitulé Les jours heureux qu’avait fortement influencé le PCF clandestin, dont les bataillons FTPF et FTP-MOI étaient la force de choc de la Résistance armée ?

    Dialectique du mouvement populaire et de son avant-garde en reconstruction

    Cette question est d’abord celle du , que posèrent Marx et Engels en 1848 alors que la classe ouvrière française alors désorganisée ne cessait de verser son sang (1830, 1848…) pour porter au pouvoir de nouvelles fractions bourgeoises, et elle est encore plus incontournable aujourd’hui, alors que les appareils d’Etat se sont continentalisés. Ce n’est pas l’effondrement, dans des conditions historiquement données où la trahison avouée des chefs gorbatchéviens ne fut pas un élément subalterne (même s’il est loin d’être le seul, nul n’en disconvient !), de ce que M. Lordon nomme ici l’ « alternative communiste » qui neutralise désormais les luttes et qui leur interdit de viser, donc de menacer le pouvoir et de le placer socialement sur la défensive : c’est au contraire l’absence persistante d’un vrai parti communiste, dont l’espace est aujourd’hui stérilisé par le PCF euro-constructif et socialo-dépendant. Dès lors, le pouvoir capitaliste n’a plus « rien à lâcher » ; au contraire, il se voit en position de tout reprendre comme l’avouait crûment le grand patron Denis Kessler dans un édito fameux de « Challenges » (novembre 2007). Rappelons à ce sujet le mot d’Yvon Chotard, prédécesseur des deux Gattaz à la tête du MEDEF et conseille très écouté de Giscard d’Estaing. Chotard ayant déclaré qu’ « on en fait pas la même politique avec un PCF à 20% qu’avec un PCF à 10% », Giscard, puis Mitterrand mirent au cœur de leurs septennats successifs l’objectif – depuis lors pulvérisé ! – de réduire le PCF à 15% des voix : et les dirigeants « mutants » et « refondateurs » du PCF y aidèrent puissamment en engageant, sous le nom de « mutation », la social-démocratisation intégrale de leur parti ; laquelle, comme de juste, favorisa le glissement néolibéral du PS, lequel accéléra à son tour la dérive actuelle de la droite vers le lepénisme. Et si le glissement à droit de l’arc politique français avait commencé… à l’extrême gauche, par l’abandon du marxisme- inlassablement censuré et diabolisé ?

    Encore le PCF était-il encore alors, malgré l’effeuillage idéologique croissant auquel il commença à se livrer dès 1975, un vrai parti communiste ancré dans la classe ouvrière (cellules d’entreprise et de quartier), imprégné de l’esprit d’Octobre 17 et du Front populaire, associant l’Internationale à la Marseillaise, refusant frontalement l’ capitaliste, défendant les noms maudits de Robespierre et de Lénine… et faisant de Marx tout autre chose qu’une icone décorative…

    Et si, à la veille du centième anniversaire d’Octobre 1917, la question communiste et même, osons le mot, un nouveau défi léniniste retravaillant l’idée d’avant-garde populaire à la lumière d’une lecture critique mais constructive du passé, redevenait l’actualité alors que le PCF officiel veut piteusement s’insérer dans la primaire socialiste et que sa direction s’interroge gravement sur sa propre appellation par la bouche de M. Dartigolle ? Nulle opposition, bien au contraire, entre cette idée d’une avant-garde fortement organisée DE la classe ouvrière, au sens le plus large et le plus « moderne » possible du mot (car tous les prolétaires ne sont pas en col bleu !) et l’idée d’une organisation des masses en « communes », qu’on les appelle ainsi ou soviets ouvriers et paysans, comme ce fut le cas en Russie en 1905 puis en 17. C’est lorsque cette dialectique de l’avant-garde et de la démocratie populaire de masse se grippe faute d’un parti communiste de combat (c’est un fait d’expérience que toute insurrection populaire dénuée d’état-major court à la récup ou à l’écrasement sanglant), ou faute d’auto-organisation des masses(quand l’avant-garde se bureaucratise et que la démocratie socialiste devient purement formelle) que le capital, un moment étourdi par l’élan révolutionnaire, reprend l’offensive et reconquiert les citadelles ouvrières « à partir de leur donjon »…

    FR.A.P.P.E. !

    Mais la question du parti de classe ne saurait se concevoir en dehors de celle de la stratégie : certes, F. Lordon a le mérite de mettre en avant la gauche de gauche qui, de fait, commence où s’arrêtent les gesticulations clownesques d’un Montebourg pour le produire en France, pardon, pour le made in France*. Cependant, cette proposition d’apparence radicale ne suffit pas selon nous.

    Pas seulement parce que cette gauche de gauche, qu’ont édentée des décennies d’anticommunisme et d’antisoviétisme de confort, est aujourd’hui hors d’état de représenter le large mouvement syndical et estudiantin motivé par le refus de la loi El Khomri**.

    Pas seulement parce que, dans les manifs, nombre de jeunes et de salariés se déclarent « apolitiques » et qu’il ne faut pas conforter ce qui n’est pas une force, mais bien une faiblesse liée aux félonies répétées des états-majors du mouvement populaire.

    Pas seulement parce qu’il ne faut pas seulement unir les salariés, mais qu’au-delà d’eux, il faut fédérer ce qu’on nommait naguère les « couches non monopolistes » en voie de précarisation radicale : artisans écrasés par l’ubérisation néolibérale, paysans désespérés par les prémisses du Grand Marché Transatlantique, couches intellectuelles smigardisées qui devraient apprendre du mouvement ouvrier qu’elles prétendent si souvent « éclairer » et piloter.

    Mais parce que la classe des travailleurs salariés ne pourra s’unir (public et privé, industrie et « services », ouvriers et employés, « manuels » et « intellectuels », actifs, retraités, étudiants et chômeurs, Français et étrangers) tout en fédérant les autres couches non oligarchiques, qu’en édifiant un large FRont antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique (FR.A.P.P.E. !) « frappant » à la fois sur l’UE néolibérale et sur le Rassemblement bleu marine, cette aile marchante de la libéral-fascisation de moins en moins rampante de notre pays. Très au-delà de la « gauche de la gauche », dont une bonne partie, hélas, vomit la nation, abandonne le drapeau tricolore aux Le Pen et cultive le mythe désarmant d’une « autre UE sociale, pacifique et démocratique », il faut rassembler majoritairement notre peuple sur l’idée des « quatre sorties » : de l’euro, de l’UE, de l’OTAN, et en perspective, du capitalisme lui-même.

    Vers un nouveau défi léniniste ?

    Car quoi qu’en pensent ceux qui confondent la fascisante criminalisation du communisme historique avec l’indispensable critique constructive de la première expérience socialiste de l’histoire, le léninisme ne consiste pas à isoler la classe laborieuse dans le solo funèbre d’une « révolution permanente » mal comprise, mais à reconstruire avec elle les outils de son auto-émancipation : parti communiste ancré dans les entreprises, syndicalisme de classe, lutte des idées menée sur la base d’une recherche marxiste affrontant l’actuel, large front des républicains progressistes, internationalisme prolétarien de nouvelle génération. Sans cela, impossible de pousser jusqu’au bout la lutte anticapitaliste, de résister à l’euro-fascisation et aux matraques de l’Etat policier, impossible de fédérer les couches populaires et moyennes précarisées par le capital et abandonnées au sarko-lepénisme. Sans cela, et même s’il n’est nullement question pour les syndicalistes de lutte et pour les militants franchement communistes de bouder quelque nouvelle forme de lutte, diurne ou nocturne, que ce soit, impossible de révolutionner la société et d’avancer vers un socialisme ancré dans notre histoire progressiste nationale, porteur d’une coopération internationale entre nations souveraines et réactivant en permanence la perspective d’une société communiste où « le développement de chacun serait la clé du développement de tous » (Marx-Engels) ou, pour le dire autrement, d’une Cité réconciliée où l’homme, « régi par la raison » et mû par la « recherche de l’utile commun », deviendrait enfin pour du bon « un dieu pour l’homme » (Spinoza).

    Georges Gastaud est  notamment l’Auteur de Marxisme et universalisme (Delga), syndicaliste, secrétaire national du Pôle de renaissance communiste en France (PRCF).

    POUR QU’ADVIENNENT DE NOUVEAUX « JOURS DEBOUT ». Réflexions sur un article de Frédéric Lordon.  Par Georges Gastaud*.

     

     

    **En effet, qu’a-t-on de mieux à proposer que le pouvoir des travailleurs assorti de la socialisation des moyens de production, de quelque façon qu’on les conçoive et qu’on les actualise ?

    ***car ce type de clown politique ne saurait parler qu’anglais, histoire de cligner de l’œil en direction des bobos et des « décideurs » capitalistes.

    **** Du nom de la dirigeante du PS qui a accepté de prostituer son nom pour couvrir d’un pudique voile national les sommations de la Commission européenne sur la dérégulation du marché du travail en France

     

    source: initiative-communiste.fr

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  • 3 avril, la place de la République toujours occupée !

    Plus d’un millier de personnes ont participé à l’AG de ce dimanche soir et l’occupation continue !Prochaine assemblée lundi 4 avril à 18h sur la place de la République. 

    source: paris-luttes.info

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  • A propos de "l'affaire Barbarin": communiqué de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée A l’occasion du banquet anticlérical de la Saint-Cochon, (dit «vendredi saint »)

    L’affaire dite « Barbarin » a causé ces dernières semaines une profonde émotion à Lyon, dans les communes rattachées au diocèse et bien au-delà. Nous n’en avons sans doute pas terminé avec les révélations scandaleuses qui éclaboussent, l’une après l’autre, l’Eglise de Lyon.

    Lors de la messe chrismale du mercredi 23 mars, cérémonie de bénédiction des huiles  « qui manifeste l’unité de toute la communauté diocésaine autour de son évêque », M. Philippe Barbarin alias « Monseigneur »  s’est déclaré « dans l’obligation d’assumer tout le mal commis par quelques prêtres et de demander personnellement pardon pour tout le mal qu’ils ont causés en abusant sexuellement des enfants » mettant en avant le fait qu’il n’était pas évêque au moment des faits.

    Responsable mais pas coupable, M. Barbarin reconnaît tout au plus une pieuse dissimulation de faits délictueux à la justice civile, au motif que l’Eglise serait plus à juger de ses propres crimes que les magistrats ordinaires. C’est un comportement sectaire, ce n’est pas celui d’un citoyen.

    La loi républicaine, pas le Droit Canon !

    Pour la Libre Pensée du Rhône, si la responsabilité pénale de M. Barbarin est engagée, cela relève de la seule autorité judiciaire.

    L’enquête diligentée par le parquet de Lyon doit aller à son terme sans qu’interfèrent les autorités ecclésiastiques, quelle qu’en soit l’issue (une peine qui peut aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende). Pas plus, mais pas moins. L’Association Internationale de la Libre Pensée a parfaitement raison d’exiger « que les responsables et les complices des crimes de l’Eglise catholique répondent de leurs actes » et de demander, par la voix d’un de ses porte-parole, un jugement exemplaire (que nous entendons au sens premier du mot : qui puisse servir d’exemple par la simple application de la loi). Keith Porteous Wood indique très bien « qu’il faut poursuivre en justice à la fois l’agresseur présumé et ceux qui pensent qu’ils peuvent bafouer la loi en toute impunité ».

    Les prières pour les victimes, les messes,  les déclarations de repentance ne suffiront pas.

    Le Droit Canon peut bien prévaloir en la cité du Vatican, pas plus que la Charia il ne saurait avoir sa place sur le territoire de la République.

    Quant à savoir si M. Barbarin doit démissionner de sa fonction d’archevêque, c’est la seule affaire des catholiques ! Du reste s’il fallait que démissionnent tous ceux qui ont couvert des actes de pédophilie, il n’y aurait même plus assez de cardinaux pour seulement élire un pape. Depuis qu’existe le célibat des prêtres, à part en Antarctique cela s’est vérifié sur tous les continents : l’Eglise catholique est devenue une usine à produire des pervers sexuels. Pas tous, certes, mais bien trop nombreux. Tous couverts par l’autorité.

    La laïcité, pas le cléricalisme !

    Le 15 dernier, le premier ministre Manuel Valls a déclaré que c’était « à Monseigneur Barbarin à prendre ses responsabilités ».

    Monsieur Valls, prenez les vôtres !

    Rétablissez la laïcité constitutionnelle que vous avez mise à mal depuis que vous avez été ministre de l’Intérieur chargé des Cultes, ainsi que votre ami Gérard Collomb. On a observé régulièrement à Lyon, certains 8 septembre à l’occasion du Vœu des Echevins, les amitiés bien particulières de MM. Barbarin et Collomb, main dans la main pour célébrer la grandeur de Marie. Ou le 8 décembre dernier la distribution organisée de lumignons dans les écoles élémentaires du Grand Lyon. Ou les cadeaux fiscaux et autres détournements de fonds publics à destination des fondations Fourvière et Irénée. On en passe.
    Depuis M. Barbarin a eu l’occasion d’apprécier les ors de la République : le 4 janvier il était présent à la cérémonie des Vœux aux Corps Constitués, à l’Hôtel de Ville. Le 3 février, il  rencontrait M. le préfet de région. Le 6 février c’était le tour des élus du Rhône et du Roannais, autour de l’encyclique du pape François Laudato Si (Lecture « à trois voix » de l’encyclique sur l’écologie avec le député de l’Ain, Xavier Breton, et le maire de Grenoble, Eric Piolle). Les édiles locaux sont bien complaisants.

    Que « l’affaire Barbarin » soit l’occasion d’une prise de conscience : les relations contre nature n’ont pas lieu seulement dans le secret des sacristies, elles peuvent avoir pour cadre les salons dorés de la République.

    Justice pour les victimes !
    Dans ce domaine comme en tout autre, application stricte de la laïcité et de la neutralité républicaines !

    25/03/2012

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  • Anthropologue et économiste, célèbre pour avoir notamment anticipé la crise des subprimes en 2007, l’universitaire belge publie Le dernier qui s’en va éteint la lumière, essai sur l’extinction de l’humanité.

    Paul Jorion

    Le dernier qui s'en va éteint la lumière

    Editeur Fayard-288 pages-parution 16/03/2016-prix : 19 €         

     

    Paul Jorion : “Ce monde passe en mode cataclysmique”-entretien avec Patrick Cohen et les auditeurs de la station (France Inter 25/03/2016)

    Le genre humain se découvre, à sa très grande surprise, au bord de l’extinction. À cette menace, il ne réagit que mollement, en tentant de manière dérisoire de dégager un bénéfice commercial de toute tentative de réponse.

    Sommes-nous outillés pour empêcher notre propre extinction ? Notre constitution psychique et notre histoire jusqu’ici suggèrent malheureusement que notre espèce n’est pas à la hauteur de la tâche : la découverte que chacun d’entre nous est mortel l’a plongée dans une stupeur profonde dont plusieurs milliers d’années de rumination ne sont pas parvenues à la faire émerger.

    Le dernier qui s’en va éteint la lumière propose une description réaliste et véridique de notre espèce, de ses grandes forces et de ses immenses faiblesses. Nous comprendre nous-mêmes est la condition pour renverser la tendance qui nous conduit, si nous ne réagissons pas immédiatement avec la plus extrême vigueur, droit vers l’extinction.

    Anthropologue et sociologue de formation, Paul Jorion est connu du public pour avoir annoncé la crise des subprimes. Depuis, il a révolutionné le regard porté sur l’économie et la finance. Commentant l’actualité sur « Le blog de Paul Jorion », il est également chroniqueurier au journal Le Monde et dans divers périodiques.

     


    Paul Jorion répond aux questions des auditeurs... par franceinter

     

     

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  • A 14h au Café Le Falstaff place de la Bastille, un symbole, à l’appel du , du et du Réseau FVR-PCF les progressistes qui se prononcent pour la sortie de l’euro et de l’UE réunissent une pour débattre des perspectives politiques à l’heure où le mouvement social résiste  aux trahisons et aux agressions du grand capital, de l’UE et de ses « fondés de pouvoir ».

    Venez écouter et débattre avec :

    •  JL Pujo ( Clubs )
    •  A Bellon ( Association )
    •  Un(e) représentant(e) du réseau (FVR PCF)
    •  L Chaigneau (Site L’Affranchi)
    •  A Bernier (Essayiste)
    •  Un représentant du Front Syndical de Classe
    •   (MS21)
    •  G Gastaud ( PRCF)

    LE FALSTAFF Place de la Bastille 2 AVRIL 14H TABLE RONDE


    APPEL du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), du Mouvement pour le Socialisme du 21é siècle et du réseau Faire Vivre et Renforcer le PCF (FVR-PCF)

     

    POUR UNE TABLE RONDE DE LA GAUCHE POPULAIRE ET DES PATRIOTES ANTIFASCISTES POUR LA SORTIE DE L’EURO ET DE L’UE et de l’OTAN 

     

    Paris 2 avril : TABLE RONDE DES FORCES PROGRESSISTES ET REPUBLICAINES POUR LA SORTIE DE L’EURO DE L’UE ET DE L’OTAN!

    L’oligarchie capitaliste plonge le monde et la société française dans  des crises multiples, aggrave les inégalités et l’injustice   sociales, détruit inexorablement l’environnement, alimente les terrorismes et menace gravement  la paix du monde par des interventions militaires aventureuses, casse  les conquêtes sociales et le socle de la République Française, sa souveraineté, sa langue et ses structures administratives (communes, départements).


    ♦Cet ordre capitaliste néolibéral ne sert plus que les intérêts du grand capital (1% des plus riches possèdent 50% des richesses et 80% des plus pauvres se contentent de 5,5% des richesses*). Il  a, dans ce but,  établi un ordre institutionnel  dont les piliers sont l’UE, l’euro et l’OTAN et qui n’a pour objet  que de perpétuer cette domination de classe dans les domaines économique, politique, militaire et idéologique. Ces institutions méprisent les Nations, les Etats et les Parlements nationaux, renforcent la domination de l’oligarchie internationale au sein de l’UE.

    ♦Toute perspective de progrès social, d’indépendance nationale, de paix durable est  incompatible avec ces institutions qui ne sont que des armes de  destruction du mouvement social des classes populaires  et, comme le sort de la Grèce le démontre clairement, ne sont  pas amendables.

    ♦En  France, l’UMP (LR) et ses satellites, le PS et les siens, sont structurellement inféodés au MEDEF et à l’UE. Leurs programmes et leurs décisions ne portent aucune perspective  crédible d’amélioration du sort des classes populaires et moyennes.

     

    En conséquence le PRCF, le MS 21, le Réseau FVR-PCF appellent :

    ♦à la sortie unilatérale  de l’UE, de l’euro et de l’OTAN, en  intégrant le combat contre l’UE à celui contre le Grand Marché Transatlantique, qui n’est qu’une expression nouvelle de  l’impérialisme étasunien,

    ♦à la création des conditions  pour reconquérir la souveraineté  nationale et populaire de la France en s’appuyant sur les forces productives du pays, classe ouvrière, petits et moyens paysans, artisans, petits commerçants, petites entreprises….

    ♦l’union de l’ensemble des  forces  républicaines et démocratiques  qui partagent ces analyses,  – dans la ligne de Robespierre, de Jaurès, du Front Populaire et du Conseil National de la Résistance –  dans un  vaste Front Antifasciste, Populaire et Patriotique.

    PRCF, MS21 et FVR-PCF appellent donc à nous réunir, organisations et personnalités de la gauche anti-UE, autour d’une Table Ronde.
    Sans que quiconque se rallie à quiconque, organisons cette Table Ronde des progressistes anti-UE nationalement et à tous les niveaux  

    Nous nous adressons à des organisations et à des personnalités très diverses dont nous espérons que comme nous, elles rejettent à la fois l’UE néolibérale et atlantique, et toute forme de compromission avec le FN et ceux qui lui trouvent d’éventuelles vertus. Séparément, nous ne parvenons pas à rendre visible l’idée d’une sortie progressiste de l’UE, ensemble nous briserions le blocus médiatique conjoint de l’UMPS maastrichtien et du « rassemblement bleu marine ». être censurés séparément ou percer ensemble la censure pour rouvrir une perspective à notre peuple en souffrance, il n’y a pas de troisième possibilité.

     

    C’est pourquoi nous vous proposons d’organiser ensemble un premier tour de table le samedi 2 avril 2016 à Paris à 14h au café Le Falstaff place de la Bastille, afin de débattre des perspectives que nous pouvons proposer en commun et d’inviter les citoyens à prolonger le débat ainsi ouvert dans les départements et les localités de France.

     

    A chacun de prendre ses responsabilités et de saisir à temps les mains tendues comme nous les saisirions nous-mêmes si nous étions invités à des initiatives anti-UE de même nature. 

     

    Il y a état d’urgence pour le monde du travail, la nation, la République, le progrès social et les libertés !

     

    * rapport Oxfam 

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  • MOBILISATION - Dans la continuité des manifestations contre la loi du Travail, des milliers de personnes se sont réunies dans différentes villes de France, dans la nuit du 31 mars au 1er avril. Objectif principal : montrer leur détermination à lutter contre le projet El Khomri.

    Loi Travail : des manifestants ont passé la "#NuitDebout" dans 22 villes

     Un slogan, une phrase : "Le 31 mars après la manifestation, on ne rentre pas chez nous, on occupe une place." A l'appel du collectif Convergence des luttes, entre plusieurs centaines (police) et quelques milliers de personnes (organisation) se sont retrouvés place de la République à Paris, mais également dans une vingtaine d'autres villes (Nantes, Toulouse, Lyon, etc.) pour faire part de leur opposition à la loi Travail. Le tout avec un leitmotiv : "Nuit debout".

    Après la manif, l'occupation

    Il faut dire que la manifestation du 31 mars avait de quoi motiver les troupes : près de 400.000 personnes selon la police, plus d'un million selon les organisateurs, avaient martelé les rues pluvieuses de France. 

    Jusqu'au petit matin, le mouvement, qui avait assuré disposer d'une autorisation de la préfecture, a fait chanter la foule sous la statue de la République. Les sempiternels "Motivés" et "Bella Ciao" ont résonné autour des braseros, autour des tentes et devant un écran géant, où était diffusé le film documentaire "Merci patron !", contant le combat d'un couple de chômeurs au bord de la faillite contre leur ancien patron Bernard Arnault. 

    Discours de Frédéric Lordon à la Nuit Debout, 31/03/2016

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