• Appel du Front Syndical de Classe

    Pour gagner,   "Tous ensemble" le 9 mars et après (FSC 1er/03/2016)

     

    Pour gagner,

    "tous ensemble"

    le 9 mars et après !

     

    Nous sommes en guerre » affirmait il y a quelques semaines le premier ministre entre deux coups de menton… Il avait raison. Ce gouvernement, directement aux ordres du Medef et de l'UE, livre une guerre sans limite contre tous les acquis que le peuple avait su arracher lors de luttes mémorables et de rapports de force solidement installés, mettant sur la défensive le pouvoir patronal en 1936, en 1944-45 ou encore en 1968.

    Tandis que les grosses entreprises et les gros actionnaires sont gavés de subventions publiques et autres exonérations, l'agriculture familiale comme l'artisanat sont laminés et les classes populaires condamnées à la dégradation continue de leurs conditions de vie : emploi, salaires, santé, logement, éducation, transports, culture, associatif, tout est passé à la moulinette euro-patronale pour construire une société du profit et de l'opulence d'un côté et pour le plus grand nombre de la précarité, de l'insécurité, de l'isolement, de la misère. Et les travailleurs comme ceux d'Air France ou de Goodyear qui entendent faire respecter leurs droits sont pourchassés, arrêtés et condamnés !

    Il y a quelques mois, le ministre grec des finances avait vendu la mèche, révélant que derrière la Grèce, c'était directement la France, ses conquêtes sociales et son peuple frondeur qui étaient dans le collimateur de l'UE et des forces capitalistes dominantes, apparaissant comme le dernier verrou au totalitarisme du capital qu'entendent imposer les maîtres de l’Europe. Ce n'était d'ailleurs pas vraiment une révélation...

     

    Aujourd'hui, une nouvelle étape est franchie avec la loi El Khomri précédée des lois Macron et du rapport Badinter (le mari de la milliardaire du même nom, celle qui préside le conseil de surveillance de Publicis). C'est tout bonnement le code du travail que le gouvernement entend brûler et avec lui les acquis de décennies de lutte, permettant au patronat d'exploiter ses salariés comme il le faisait au 19ème siècle et comme il continue à le faire en délocalisant. C'est la loi du capitalisme, la loi du marché, de l'Euro et de la « concurrence (soi-disant) libre et non faussée ».

    Le pouvoir comptait sur le « syndicalisme rassemblé » et la complicité de certaines directions syndicales habituées à la compromission, CFDT en tête, et le très consensuel communiqué intersyndical des confédérations, le 23 février dernier semblait lui donner raison.

    Mais il risque de tomber sur un os.

    Cet os, c'est la colère populaire qui depuis quelques mois prend peu à peu la place du découragement. Le ras-le-bol de cette société de plus en plus inhumaine, des mensonges et contre-vérités proférés sans aucune pudeur par des médias complètement contrôlés par les forces de l'argent, de cette justice de classe qui condamne les syndicalistes mais qui annule les procédures contre les puissants, de cette France d'en-haut, des palais dorés et des beaux quartiers qui suinte de son mépris et de sa peur du peuple,... ce ras-le-bol est sensible dans tout le pays.

    Il est prêt à se cristalliser à partir de l'attaque en règle que constitue la destruction du code du travail.

    D'ores et déjà : de nombreuses organisations syndicales de base (jusqu'à des fédérations CGT) réclament la construction sans attendre du « tous ensemble » ; les organisations de jeunesse et d'étudiants semblent vouloir reprendre le chemin gagnant de la lutte contre le CPE en 2006 ; une pétition contre la loi El Khomri a été signée par des centaines de milliers de personnes ; un appel à la grève générale le 9 mars lancé sur internet et ayant lui aussi recueilli des dizaines de milliers de signatures en quelques jours a été repris à son compte par de larges secteurs de la CGT….

    Dans le même temps, une grève est prévue le 9 mars à la SNCF et à la RATP, une autre est en préparation dans la FP pour le 22 mars, tandis que les organisations syndicales nationales semblent vouloir opter de manière très floue pour une « journée d'action » le 31 mars. Sans oublier bien sûr les nombreuses initiatives des comités Goodyear un peu partout dans le pays et qui appellent à lier la défense des libertés démocratiques et syndicales à la construction d'un « tous ensemble » si nécessaire.

    Dans ce contexte de montée des luttes, oui la France des travailleurs, celle qui de la Révolution Française à 1968 ou 1995 en passant par la Commune ou la Résistance fait peur aux puissants, peut mettre un coup d'arrêt à l’offensive de « l'aristocratie des riches » comme l'appelait déjà Robespierre.

    L'expérience des 20 années de défaites successives doit être un guide pour l'action. Pas question que se répètent les précédents de 2003 ou 2010 où le syndicalisme de sommet avait dès le départ annoncé qu'il ne voulait pas bloquer les profits, où les journées d'actions avaient été espacées et les secteurs en pointe laissés isolés et sans soutien. Les manœuvres de la CFDT ont déjà commencé et le report annoncé du texte doit être l'occasion d'approfondir la mobilisation, pas de laisser le temps au gouvernement et au syndicalisme d'accompagnement de faire diversion.

     

    Pour gagner contre les régressions en cours, contre ce pouvoir qui s’assoit sur ses promesses de campagne et la souveraineté populaire et qui envoie nos camarades de la CGT Goodyear en prison, c'est un mouvement tous ensemble en même temps, comme en 1936, que nous devons préparer en faisant converger la colère et les revendications, en associant toute les forces syndicales, associatives, politiques prêtes à se jeter dans la bataille, en s'assurant que la volonté de ceux d'en bas soit suivie par ceux qu'ils ont chargés de les représenter.

    Face aux immenses périls qui menacent les travailleurs, l'heure des grandes mobilisations a sonné.

    Pour le 9 mars et ce printemps 2016, faisons monter ces mots d'ordre : « Tous ensemble » contre la casse du code du travail qui soumettrait totalement les travailleurs au patronat, contre la politique euro-formatée du gouvernement et du Medef, pour les libertés syndicales, pour commencer à avancer à nouveau sur la voie d'une société fraternelle, basée sur les besoins et les aspirations du peuple.

    A partir du potentiel de résistance encore bien vivace dans le pays comme en 2003, en 2010 ou en 2005 avec le Non populaire à la Constitution européenne, construisons le « tous ensemble » pour gagner et ouvrir enfin des perspectives progressistes !

    Front Syndical de Classe, 1er Mars 2016

    Source:

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  • Communiqué confédéral CGT du 29/02/2016

    Report de la présentation de loi « El Khomri » Un premier recul du gouvernement (communiqué CGT 29/02/2016)

     

    Report de la présentation de loi « El Khomri »

    Un premier recul du gouvernement

     

    L’annonce par Manuel Valls du report de la présentation du projet de loi « El Khomri » en conseil des ministres, est un 1er recul à mettre à l’actif de la mobilisation montante.

    Le gouvernement doit prendre en considération les revendications qui s’expriment dans les entreprises, les services sur les questions de salaires, d’emploi, de conditions de travail ainsi que le rejet massif du projet de loi code du travail.

    Il doit maintenant annoncer son retrait et ouvrir une phase de négociations réelles avec les représentants syndicaux et les organisations de jeunesse pour élaborer un code du travail protecteur. La CGT a des propositions concrètes en ce sens, et poursuit ses échanges intersyndicaux pour la construction de nouveaux droits.

    La CGT propose aux salariés, la semaine du 7 au 11 mars des initiatives multiples dans les entreprises et le 9 mars de participer aux rassemblements et manifestations unitaires en construction.

    Fin mars, elle appelle avec d’autres organisations syndicales et organisations de jeunesse, les salariés à une journée de mobilisation convergente, nationale sur les revendications, pour le retrait du projet El Khomri, pour un code du travail du 21ème siècle !

    Montreuil, le 29 février 2016

    source: cgt.fr

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  • Loi travail – Valls UE MEDEF, ils veulent te réduire en esclavage : ripostons tous ensemble dans la rue le 9 mars ! l’appel des JRCF #loitravailnonmerci

    Les jeunes des lancent un appel à la mobilisation, pour le tous ensemble et en même temps dans la rue pour le retrait de la loi travail, de cette loi El Khomri applaudie par le MEDEF et exigée par la Commission Européenne.

    Valls UE MEDEF, ils veulent te réduire en esclave : ripostons tous ensemble dans la rue le 9 mars ! Tous ensemble pour le retrait de la Loi El Khomri !

    jrcf

    La dernière ligne droite du quinquennat de François Hollande (ou de la droite complexée), engagée par l’annonce de la loi El Kohmri (« loi Travail »-sic !) annonce une attaque sans précédent contre les travailleurs, les apprentis, les stagiaires et les chômeurs, des plus jeunes aux plus anciens.

    Les différentes contre-réformes ultra-libérales du gouvernement PS et de sa loi «Travail» ramèneront, de façon tout à fait légale, le salariat au siècle dernier.

    Non, nous ne serons pas de la chair à patron. C’est tous ensemble et dans la rue que nous allons défendre notre avenir.

    Des actions sont prévues le 9 mars pour exiger le retrait du projet de loi réactionnaire. De nombreuses organisations de jeunes, et désormais la CGT au plan national, ont appelé au rassemblement.
    Nous, qui appelons depuis des mois au « tous ensemble et en même temps » contre l’ensemble de la politique du gouvernement et de l’UE, participeront à cette initiative.

    Nous appelons par ailleurs à une grande manifestation nationale, de refus de la politique MEDEF/UE/Hollande.


    Rebâtissons nos organisations de classe et de combat dont nous avons besoin !

    Faisons émerger l’alternative politique du Front antifasciste, patriotique, populaire et écologique (FRAPPE) !

    Unissons dans la lutte. Brisons nos chaînes. Faisons renaître l’espoir.

    Jeunes pour la Renaissance Communiste en France – le 29/02/2016

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  • REPORT ? NON MERCI. RETRAIT de la Loi El Khomri ! (IC.fr

    La seule annonce de la mobilisation du 9 mars les fait trembler.

    Les travailleurs constatent que malgré le scandaleux attentisme des directions syndicales leur mobilisation sème la panique dans les palais gouvernementaux et du MEDEF.

    L’action déterminée, le « , en même temps » les fera reculer.

    Déjà on apprend que les cheminots choisissent le 9 mars pour leur grève. Les retraités qui avaient choisi le 10 mars pour leur journée d’action doivent rallier le mouvement du 9 qui fédère les actions jusque là dispersées.

    Il faudra aussi construire une issue politique à ce grand affrontement de classe.

    C’est le sens de l’appel du pour une grande manif nationale contre l’ensemble de la politique Hollande/MEDEF/UE, véritable guerre contre le monde du travail.

    Une telle manif. serait l’expression du refus de l’euro-austérité mais aussi le moyen d’unir le peuple de France dans un élan pour la construction d’une alternative politique, d’un Front Antifasciste, Populaire, Patriotique et Écologique balayant le théâtre d’ombre des droites, LR-PS et leurs primaires-bidons et la menace brune du FN.

    Une telle manif. porteuse de la sortie de l’euro et de l’UE, pour affirmer la souveraineté du peuple, la sortie de l’OTAN, pour sauver la paix et, quand notre peuple le décidera, la sortie du capitalisme et la marche vers le socialisme, redonnera espoir au mouvement ouvrier et populaire, lui offrira la perspective d’une alternative de progrès social et d’indépendance nationale, permettra d’unir les citoyens, ouvriers, paysans, étudiants, artisans, couches populaires et moyennes qui subissent la politique de l’oligarchie capitaliste

    TOUS DANS L’ACTION LE 9 MARS !

    Et en avant vers une grande nationale du front du peuple !

     

    source: http://www.initiative-communiste.fr

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  •  Morlaix. Deux hommes chutent de leur échafaudage (LT.fr 29/02/2016)

    Vers 16 h, un couvreur de 28 ans et son collègue de 54 ans sont tombés de leur échafaudage. L'installation, fixée à une dizaine de mètres du sol, sur une maison rue Waldeck Rousseau, à Kernéguès, aurait cédé d’un coup. 

    Blessés grièvement, ils ont été transportés vers l'hôpital de Morlaix avant d'être héliportés vers la Cavale Blanche à Brest. Neuf sapeurs pompiers de Morlaix et le chef de groupe, le lieutenant Leclère, sont intervenus sur les lieux. La police de Morlaix a ouvert une enquête pour déterminer les causes précises de l'accident.

    source: letelegramme.fr
    • Photos Anaïs Mustière78x43
     
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  • BREST

    350 personnes manifestent pour le retrait de la contre-réforme du code du travail

    A l'appel de la CGT, FO et Solidaires, 350 opposants au projet de réforme du droit du travail se sont rassemblés ce matin vers 11 heures place de la Liberté à Brest.
    Les manifestants ont ensuite remonté la rue Jean-Jaurès avant de bifurquer à Coat-ar-Gueven et rejoindre la place. Le tramway a été bloqué un petit quart d'heure. Les images de Jean-Luc Padellec. A l'appel de la CGT, FO et Solidaires, 350 opposants au projet de réforme dAu droit du travail se sont rassemblés ce matin vers 11 heures place de la Liberté à Brest.
    Les manifestants ont ensuite remonté la rue Jean-Jaurès avant de bifurquer à Coat-ar-Gueven et rejoindre la place. Le tramway a été bloqué un petit quart d'heure.

    source:

     CARHAIX

    Réforme du code du travail. Une quarantaine de manifestants à Carhaix

    Ce samedi mobilisation en finistère pour le retrait de la contre-réforme du code du travail A l'appel de la CGT et de plusieurs de gauche, une quarantaine de personnes s'est rassemblée à 10 h 30 devant la Maison des syndicats à Carhaix (29) , contre le projet de loi sur la réforme du code du travail. " Ce texte offre une liberté totale au patronat, mais constituerait s'il était adopté , un recul historique des droits des salariés " dénonce le syndicat. Florence Héré, porte-parole de l'union départementale CGT du Finstère, a appelé les participants à signer la pétition en ligne lancée contre le projet.

     source: letelegramme.fr

     
    Environ 200 personnes se sont rassemblées, ce samedi matin, sur le parvis de la médiathèque des Ursulines, à Quimper, pour signifier leur opposition au projet de réforme du Code du travail. Quimpérois, Bigoudens, Douarnenistes, salariés, militants syndicaux et quelques rares élus ont applaudi les trois syndicalistes de la CGT, FO et Solidaires qui ont revendiqué, au micro, le retrait pur et simple de ce projet qu'ils perçoivent, ont-ils clamé, comme "une véritable déclaration de guerre".
     
    QUIMPERLE
     
    Contre-réforme du Code du travail-60 personnes à Quimperlé
     

     
    Malgré un vent glacial, environ 60 personnes - entre 70 et 80 selon les organisateurs viennent de se rassembler, place des écoles, à Quimperlé, pour dire au projet de réforme du code de Travail, préparée par la ministre Myriam El Komry. Le rassemblement était à l'initiative de la CGT. Parmi les manifestants, il y avait aussi des représentants de chez FO.
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  • Succès incontestable de la mobilisation pour l'abandon du projet d'aéroport (communiqué 27/02/2016)

    Les diverses composantes de la lutte de Notre-Dame-des-Landes (Coordination des opposants, COPAIn, ZAD ...) organisatrices de la mobilisation du samedi 27 février 2016 "pour l'abandon du projet d'aéroport et pour l'avenir de la ZAD", se réjouissent de l'énorme réussite de cette journée, pourtant organisée une nouvelle fois dans un délai très court.
    Nous avons vécu ce jour certainement la plus grosse manifestation pour la sauvegarde du bocage de Notre-Dame-des-Landes et pour le soutien à celles et ceux qui font vivre cette ZAD.

    Les organisateurs saluent les plus de sonnes qui se sont déplacées, parfois de très loin (68 cars venus de toute la France), pour apporter leur soutien infaillible à cette lutte emblématique contre un projet inutile60 000 per - basé sur des mensonges, des secrets et des manipulations - écologiquement et économiquement intenable.

    Le convoi venu de l'est était composé d'une cinquantaine de tracteurs - présence voulue symbolique pour rappeler l'enjeu de préservation de la terre agricole - et d'un millier de personnes à vélo dès le point de départ de l'Erette.
    Il a rejoint, sous les acclamations, l'impressionnante marche venue de l'ouest, festive, musicale et colorée.

    Les nombreux messages de soutien venant de partout (Allemagne, Italie, Turquie, Belgique, Grande-Bretagne, Québec...) prouvent, s'il en était encore besoin, que la lutte au départ locale de Notre-Dame-des-Landes rejoint désormais des préoccupations globales de choix de société. Le constat de l'incohérence entre, organiser la COP21 et, quelques mois après, vouloir construire un aéroport près d'une ville qui en possède déjà un, a été lui aussi renouvelé.

    L'ambiance festive qui a régné toute la journée ne doit pas faire oublier la détermination farouche des opposant-e-s pour obtenir rapidement l'arrêt des procédures d'expulsion et l'abandon du projet. Les prochaines semaines seront déterminantes.

    L'annonce d'un référendum sur le projet d'aéroport - dont l'organisation reste pour le moins floue et sujette à caution - n'a pas affaibli le mouvement d'opposition, bien au contraire.

    On ne lâchera rien ! L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne se fera jamais !

     

    Notre-Dame-des-Landes, le 27 février 2016-Communiqué de presse

    source: acipa-ndl.fr

     

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  • Le projet de est une agression totale, une provocation visant à une régression sociale faisant reculer les droits des travailleurs de plusieurs décennies. Ce projet de loi est bien évidemment inacceptable et il doit être retiré.  Une pétition exigeant son retrait à d’ailleurs déjà recueilli plus d’un demi millions de signatures en l’espace de quelques jours.

    Pourtant, il apparaît déjà que certaines organisations se prétendant « syndicales » refusent d’exiger le retrait de cette loi de la honte. Et ce même si le gouvernement par la voix de sa ministre du travail Myriam El Khomri a déjà indiqué que le gouvernement est prêt à utiliser le coup de force contre le parlement pour faire passer ce texte, comme il l’a déjà fait pour la loi Macron en faisant usage de l’Art 49.3.

    Déjà Laurent Berger, le dirigeant de la – qui est le soutien systématique de toutes les régressions sociales, de l’ANI au protocole PPCR en passant par la casse des retraites – indique qu’il n’entend pas demander le retrait du texte, saluant des points positifs à ses yeux (sic!) mais le négocier . Rien d’étonnant quant on sait que Laurent Berger s’est positionné pour la condamnation des syndicalistes de Goodyear. Illustrant à merveille que la stratégie de la CFDT c’est bien de négocier le poids des chaines des travailleurs ! Alors que la riposte du s’organise les travailleurs doivent se méfier des stratégies syndicales perdantes que certains , faux défenseurs des travailleurs, mais réels soutiens de fait du gouvernement Valls voudraient tenter d’impulser pour empêcher le front uni des travailleurs de faire échec à cette loi. Et des syndicalistes tirent la sonnette d’alarme. Pour refuser le syndicalisme rassemblé dont on se souvient qu’il a débouché sur les défaites de 2010 ou 2003 – la CFDT torpillant à chaque fois la mobilisation populaire pour soutenir les régressions sociales – et ce alors même que les syndicats pouvaient s’appuyer sur un d’une force considérable, mais au contraire s’appuyer sur un , de masse, de combat seul garant du maintien de l’unité dans la lutte, et de la victoire. En 2016, le doit se souvenir de 2006 et de la victoire obtenue avec le retrait du .

    Malgré le communiqué décevant publié par l’intersyndicale, si décevant que FO a refusé de le signer, il est encourageant de constater que des syndicats au sein de la relèvent la tête et refuse l’alignement sur le pire soutenu par la CFDT. A l’image pour ne donner qu’un exemple du communiqué de la Fédération du Commerce et des Services  proclamant lucidement « nous refusons de négocier le poids de nos chaînes »

     La Fédération CGT Commerce, Services et Distribution est atterrée par le communiqué commun publié le 23 février 2016 après la réunion de dix organisations syndicales à l’‛initiative de la CGT.

    Nous nous prononçons pour le retrait immédiat et sans conditions du projet de Loi dit El Khomri, car il ne s’‛agit pas de « risques » pour les salarié-e-s et les jeunes, mais de jeter les travailleurs en pâture au patronat, en abrogeant des conquêtes sociales.

    Nous nous questionnons sur le passage : « Elles conviennent de travailler ensemble sur la construction de droits nouveaux, et sur les autres articles du projet, notamment, sur les licenciements économiques, le forfait jours, l’‛organisation du travail et la santé au travail, l’‛apprentissage, … »

    Pour notre Fédération, il est hors de propos d’‛engager la négociation sur ce projet de Loi rétrograde alors que nos camarades sont jetés en prison, convoqués par les forces de l’‛ordre ou licenciés à cause de leur engagement aux côtés des salarié-e -s.

    Dans nos secteurs d’‛activité, déjà frappés violemment par les Lois Macron et Rebsamen, et contre lesquelles la Fédération n’‛a cessé d’‛alerter et de mobiliser, nombreuses sont les luttes dans les entreprises.

    Nous considérons qu’‛il est de la responsabilité de la Confédération de faire converger toutes les luttes professionnelles pour permettre la conquête de « droits nouveaux ».

    Il n’est plus l’‛heure de tergiverser, il faut relever la tête et s’‛engager tous ensemble dans l’‛action.

    La Fédération CGT Commerce et Services

    NOUS REFUSONS LA NÉGOCIATION DE NOS CHAINES

    Montreuil le 24 Février 2016 »

    Par ailleurs avec ou sans les syndicats une initiative qui prend de l’ampleur est prise pour une grève générale le 9 mars, vue comme le début d’un mouvement pour le retrait de ce projet de loi de mise en esclavage du salariat. Seules les grèves et la rue auront raison d’un gouvernement qui n’a de gauche que le nom…

    A la veille du 51e congrès de la CGT et alors que se prépare également le congrès de la FSU, les militants syndicaux du dénoncent également cette stratégie perdante du « syndicalisme rassemblé » qui ne sert dans les faits qu’à briser l’unité syndicale de combat au profit d’un « syndicalisme d’accompagnement » dont le résultat est l’accélération de la destruction des droits des travailleurs, la régression sociale tout azimut. Et ils appellent à mener la bataille pour le retrait de la loi El Khomri.

    Sous la pression de la base syndicale, et alors que sur les réseaux sociaux tourne déjà largement un appel à la grève le 9 mars, la CGT vient d’annoncer dans une note interne à ses militants qu’une journée d’action aura lieu le 31 mars.
    Dans le même temps, la ministre du travail Myriam El Khomri a déjà reçu Laurent Berger, le dirigeant de la CFDT, CFDT qui s’oppose déjà à toute idée d’une mobilisation autour du retrait de la loi et qui a fait savoir à propos de la manifestation du 31 mars que «C’est peut-être acté chez eux, mais pas par l’intersyndicale. FO ira sûrement, mais nous non» et qu’elle ne se rendra pas à la réunion intersyndicale du 3 mars à l’initiative de la CGT.

    www.initiative-communiste.fr site web du PRCF

    Le « syndicalisme rassemblé » contre l ‘unité

    La loi El Khomri est une attaque globale et en profondeur contre le .

    Elle s’attaque à toutes les garanties des salariés et de la jeunesse: indemnité prud’homale plafonnée, les 11 heures de repos obligatoire, salaires et temps de travail, temps d’astreinte, apprentis mineurs pouvant travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine, accords d’entreprise et referendum contre l’avis majoritaire, plans sociaux …

    Le communiqué commun de 9 syndicats issu de la réunion de mardi ne répond pas à la gravité de la situation, à l’attente des travailleurs et à leur volonté d’agir !

    • Il limite l’exigence syndicale à une demande de retrait de la barèmisation des indemnités prud’homales.
    • Il édulcore la profonde cohérence pro-MEDEF de la politique économique et sociale gouvernementale.
    • Il laisse la porte ouverte à des marchandages qui modifieraient à la marge une loi intrinsèquement réactionnaire sous-couvert de concessions par exemple sur le plafonnement des indemnités prud’homales, préparant ainsi la capitulation face à la détermination affichée par Valls !

    Dans le fond c’est l’orientation des dirigeants de la CFDT qui a inspiré le contenu de cette déclaration : ne pas s’opposer frontalement aux contre-réformes, refuser de les caractériser comme inacceptables globalement en pointant des risques éventuels pour les travailleurs et enfin en appeler au dialogue avec le pouvoir.

    Cela rappelle de sombres souvenirs où par exemple en 2010 en pleine bataille contre la réforme des retraites les dirigeants de la CFDT se sont évertués à faire capoter le mouvement sur le point de bloquer l’ensemble de l’économie.

    Entraînant l’ensemble de l’intersyndicale, dirigeants de la CGT compris sur la voie de l’échec.

    Affaiblissant de ce fait la confiance à l’égard des organisations et de l’action collective !

    Et on ne voit pas en quoi est rassurant l’annonce que « Les organisations signataires se retrouveront le 3 mars prochain afin d’approfondir leurs analyses ».

    NON !

    Plus que jamais il convient que les militants et les structures de base syndicale engagés dans la bataille d’explication sur la nocivité intrinsèque de la loi El Khomri se prononcent et exigent une action puissante, massive pour le retrait de cette loi !

    En faisant connaître publiquement leur détermination.

    Que les dirigeants de la CFDT en soient d’accord ou non !

    Parce que l’unité et l’efficacité du mouvement social ce n’est pas des accords de sommet vides de contenu, mais la recherche de l’unité des salariés, des précaires, des sans emploi et de la jeunesse sur une base de lutte sans compromissions et sans illusions sur ceux qui les ont trahi depuis bien longtemps !

    Le Front Syndical de Classe

    24 février 2016

    Communiqué commun CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, UNION SYNDICALE SOLIDAIRES, UNSA, UNEF, UNL, FIDL

    Le droit collectif n’est pas l’ennemi de l’emploi

    Les organisations syndicales de salariés et de jeunesse signataires se sont réunies ce jour pour faire le point sur la situation sociale et économique notamment après la publication du projet de loi dit El Khomri, concernant la modification du Code du travail. Ensemble et à des degrés divers, elles constatent que ce projet, élaboré sans réelle concertation, va profondément changer la législation du travail et comporte des risques pour les salarié-e-s et les jeunes qui aspirent à accéder à un emploi.

    Les organisations signataires ne sont pas satisfaites de ce projet et demandent le retrait de la barèmisation des indemnités prudhommales dues en cas de licenciement abusif et deLes organisations signataires se retrouveront le 3 mars prochain afin d’approfondir leurs anals mesures qui accroissent le pouvoir unilatéral des employeurs.

    Elles conviennent de travailler ensemble sur la construction de droits nouveaux, et sur les autres articles du projet, notamment, sur les licenciements économiques, le forfait jours, l’organisation du travail et la santé au travail, l’apprentissage, …

    Les organisations signataires, conscientes des enjeux et des responsabilités du mouvement syndical sont porteuses de propositions et sont disponibles pour engager le dialogue permettant le développement de l’emploi, la lutte contre la précarité et la sécurisation des droits des salarié-e-s.

    Les organisations signataires se retrouveront le 3 mars prochain afin d’approfondir leurs analyses.


    Le projet de loi El Khomri

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