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  • Si le confinement des premières semaines a été salutaire pour organiser la prise en charge hospitalière de nos malades, il faut désormais mettre fin à cette médecine sanitaire préventive de groupe qui paralyse la France entière. Empêcher un virus de circuler est une illusion, écrit le professeur Alexandre Carpentier. Plus de 60 % de la population sera atteinte, quel que soit le niveau de coercition.

    Une file d'attente devant un centre de dépistage du coronavirus SARS-CoV-2 dans le 18e arrondissement de Paris.

    par le Professeur Alexandre CARPENTIER (chef de service de neurochirurgie à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière)-publié le 23/09/2020 (14h05)

     

    A la mi-mars, le monde s'arrêtait de tourner, grippé par le Covid-19. Six mois plus tard, les bavettes chirurgicales à la pâleur spectrale masquent les visages sur tous les continents. La peur de la contagion immobilise… Mais est-ce bien raisonnable de la laisser asphyxier notre pays ? Est-ce bien sensé de la laisser nous étrangler ?

    Si le confinement des premières semaines a été salutaire pour organiser la prise en charge hospitalière de nos malades, je m'insurge qu'en cette rentrée scolaire, parce que trois enfants sont révélés positifs au Covid-19, des écoles entières ferment à peine ouvertes, renvoyant pléthores de parents et d'enfants dans leurs charentaises. Je m'insurge que ce virus serve d'alibi béni à tous nos désengagements : ceux-là sont bien plus assassins.

    Un enfant qui décroche, un autoentrepreneur qui se suicide, un chef d'entreprise qui licencie ne méritent-ils pas qu'on se libère de nos excès de précaution ?

    Peut-on revenir à la raison et mettre fin à cette médecine sanitaire préventive de groupe qui paralyse la France ? On égrène nos morts dans des litanies Covid à faire pâlir notre quatrième âge, mais pourrait-on mettre en balance toutes les victimes collatérales ô combien nombreuses : suicides, dépression, pauvreté et exclusion, surendettés, licenciés, déscolarisés, patients non-Covid et faillis ? Un enfant qui décroche, un autoentrepreneur qui se suicide, un chef d'entreprise qui licencie faute de commandes, ne méritent-ils pas qu'on se libère de nos excès de précaution ?

    Circuler, c'est la vie d'un virus

    Empêcher un virus de circuler est une illusion. Plus de 60 % de la population sera atteinte, quel que soit le niveau de coercition des règles sanitaires. Ce sera ainsi et ce sera « la faute à personne ». C'est la vie d'un virus.

    Chaque année, des gens meurent de la grippe, bien que vaccinés. La maîtrise d'un virus n'est donc que partielle. Elle le sera tout autant avec le prochain antidote Covid. Et rappelons aussi que 80 % des personnes emportées par les grippes saisonnières ou le Covid-19 ont plus de 75 ans : à quel âge la mort a-t-elle le droit de voler son butin sans qu'on l'impute à un autre ?
    Reprenons donc le cours de nos vies, acceptons de prendre le risque raisonnable d'être contaminé comme nous l'avons toujours fait. A-t-on jamais arrêté le pays pour pic épidémique de grippe ? Le « protéger quoi qu'il en coûte » aura un effet boomerang trop considérable pour que nous poursuivions ainsi plus longtemps.

    Testons, isolons, mais ne fermons pas

    Alors ne parlons plus de confinement à grande échelle. Gardons nos masques et nos gels : ils nous protègent individuellement et collectivement en lissant les contaminations. Ceci évite la saturation des services de santé et, de facto, permet une meilleure prise en charge. Voilà notre responsabilité : un engagement de chacun et une responsabilité partagée.
    Que celui qui est testé positif s'isole pour préserver les autres. Si un élève se révèle positif, ne fermons pas l'établissement ! Si un salarié est Covid+, ne fermons pas l'entreprise ! Que celui qui est médicalement fragile se confine pour se préserver : son médecin traitant saura le guider.

    Que tout prélèvement soit étiqueté du numéro de téléphone du patient. S'il revient positif, les agences régionales de santé pourront immédiatement avertir le porteur, lui rappeler son devoir d'isolement, lui attribuer l'arrêt maladie ad hoc et le surveiller (médicalement parlant, c'est entendu) si besoin.

    Sacrifice d'une génération

    Libérons de toute responsabilité morale les directeurs d'école, les chefs d'entreprise et nos gouvernants pour que la vie ne s'arrête plus, pour que les conséquences sociétales déjà majeures ne s'alourdissent pas. Le ralentissement économique d'un pays peut très vite engendrer une double faillite, sociale et sociétale, impactant non pas seulement une population à un temps T, mais plusieurs générations. Aujourd'hui nous sacrifions l'avenir, nous sacrifions nos jeunes.

    Alors, acceptons le risque d'être vivants et vivons pleinement notre vie de mortels. Là seulement réside notre vraie responsabilité.


    Alexandre Carpentier, Chef de service de neurochirurgie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
     

     

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  • Dans le bas du Cours d’Ajot, les pro loi bioéthique ont réussi à se rapprocher du rassemblement des anti, mais les policiers se sont interposés pour maintenir le calme. PHOTO YVES-MARIE QUEMENER / OUEST-FRANCEDans le bas du Cours d’Ajot, les pro loi bioéthique ont réussi à se rapprocher du rassemblement des anti, mais les policiers se sont interposés pour maintenir le calme. 

    Ce samedi 10 octobre, deux manifestations se sont opposées verbalement, la police s’étant interposée. D’un côté, entre 200 et 300 traditionalistes ; de l’autre, entre 400 et 500 pro PMA et GPA. Un homme a été interpellé pour port d’ rme prohibé.

    « La PMA, ça ne vous concerne pas ! Laissez nous vivre ! » entend-on d’un côté. « La PMA, on n’en veut pas ! » riposte-t-on de l’autre. Entre les deux groupes de manifestants, un cordon d’une vingtaine de policiers en tenue de maintien de l’ordre.

     

     

    Dialogue de sourds ce samedi 10 octobre 2020 après-midi, à Brest. D’un côté, les anti loi bioéthique. Ils ont officiellement déclaré leur manifestation appelée « Marchons enfants ».

    Ils se sont rassemblés en bas du cours d’Ajot plutôt que place de la Liberté, comme annoncé initialement. Ils sont entre 200 et 300 (220 selon la police). Des seniors, des familles, quelques jeunes, et des enfants, munis de drapeaux orange et vert, sur lesquels il est invariablement écrit « Liberté, égalité, paternité ». Une variante tout de même : « Pas touche à mon père ! » est-il écrit sur une banderole.

    Chez «Marchons enfants», on lutte contre la PMA ouverte à toutes les femmes, même homosexuelles et célibataires, et la GPA. 

    «C’est la nature»

    Traditionalistes en matière de modèle familial, ils sont contre l’ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) aux femmes célibataires et lesbiennes, contre Gestation pour autrui (GPA)… Des mesures qui sont dans le projet de loi sur la bioéthique adopté en deuxième lecture par l’assemblée nationale durant l’été, et qui devra repasser au Sénat. « Un enfant doit avoir un père et une mère, c’est la Nature », explique Cécile. « Quand on bouleverse son équilibre, la Nature finit toujours pas se venger… », affirme Véronique.

    « Je fais ce que je veux avec mes ovaires »

    En face, les contre-manifestants sont entre 400 et 500 (320 selon la police). Beaucoup de femmes et de jeunes dans ce cortège plus coloré voire arc-en-ciel, et aux slogans plus variés : « Je fais ce que je veux avec mes ovaires », « Mieux vaut deux mères qu’un père de merde ! », « Il n’y a qu’un modèle familial universel : l’amour ».

    Cette « riposte contre la Manif pour tous » non officielle réunit des associations homosexuelles et LGBT comme les étudiants de West up ; des organismes de défense des droits des femmes comme le Planning Familial qui promeut le droit à l’avortement ; des syndicats comme la CGT, Solidaires, la CNT « contre les fachos » ; des mouvements comme les Gilets jaunes ; etc. Ils sont favorables à la loi bioéthique, à la PMA ouverte à toutes les femmes et à la GPA.

    Riposte contre « La manif pour tous» à Brest. Manifestation à l'appel d’organisation syndicales réunies au sein de Visa 29, quelques organisations de gauche, les organisations féministes Planning familial et Brestoises pour les droits de Femmes. 

    Après s’être réunis sur le parvis de la faculté Segalen, ils ont rejoint le Cours d’Ajot où se trouve l’autre rassemblement. « Je suis là pour défendre les droits des femmes à ceux qui veulent nous les retirer », déclare Sophia, étudiante et membre de West up. « Je ne supporte pas les cathos intégristes et j’ai des amis LGBT. Pour un enfant, le plus important n’est pas la « famille », qu’elle soit traditionnelle ou autre, mais la façon dont on s’en occupe ! » souligne une manifestante, enseignante. Marie, féministe, est venue avec ses trois filles : « Dans les familles intégristes, les femmes en travaillent pas et n’ont pas le droit d’ouvrir leur bouche. Ce n’est pas un bon modèle ! »

    En haut de la balade, près de la sous-préfecture, ils sont bloqués par des policiers qui les empêchent de passer. Une demi-heure plus tard, ils finissent par rejoindre le bas du Cours d’Ajot en passant par la rue du Château.

    Des slogans très variés dans la « riposte à la Manif pour tous ». 

    Durant près de trois-quart d’heures, les deux groupes se sont fait face, campant sur leurs positions. Mais les échanges, parfois vifs et agressifs, sont restés verbaux. Il n’y a pas eu de dérapage. Chacun a montré ses muscles.

    Les deux manifestations sont dispersées un peu avant 17 h. La police a interpellé une personne pour port d’arme prohibé au retour des pro loi bioéthique.

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  • Des associations invitent à l’échange, ce samedi 10 octobre 2020 à Quimper (Finistère), au cours d’une journée pour en finir avec les préjugés sur l’accueil des étrangers.Des associations invitent à l’échange, ce samedi 10 octobre 2020 à Quimper (Finistère), au cours d’une journée pour en finir avec les préjugés sur l’accueil des étrangers. 

    « Qu’est-ce qu’on peut faire ? » La question fuse dans l’assistance, après la prise de parole d’un bénévole de SOS Méditerranée Bretagne sud. À Quimper, ce samedi 10 octobre 2020, une petite trentaine d’associations animent stands et tables rondes pour en finir avec les préjugés sur l’accueil des étrangers.

    SOS Méditerranée est représentée en Bretagne sud. Ses bénévoles tiennent un stand, place Saint-Corentin à Quimper (Finistère), ce samedi 10 octobre 2020.

    La réponse du militant, sous le chapiteau installé place Saint-Corentin, est claire : « Signer la pétition pour débloquer l’Ocean Vicking, faire des dons et pourquoi pas, devenir bénévole au sein de l’association dont les missions sont de sauver, de protéger, d’informer. » Il développe : « Une journée de mer coûte 14 000 €. Or, SOS Méditerranée ne fonctionne qu’avec des dons, dont 97 % issus de particuliers. » Problème aujourd’hui, « il n’y a plus un seul bateau de sauvetage en Méditerranée : c’est pour cela qu’il faut se battre. »

    Des tentes au pied de la cathédrale

    La chorale Cœur Moi Zen a chanté, en fin de matinée ce samedi 10 octobre 2020, des chansons relatives à l’accueil et à la solidarité.

    Qu’est-ce que le règlement Dublin ? Qui sont les mineurs étrangers isolés ? Comment agir ? Jusqu’à 16 h, les représentants d’associations locales, engagés dans l’accueil et le soutien des femmes, des hommes et des mineurs qui ont dû fuir leur pays, répondent aux questions, informent. Interpellent, aussi, à l’image de ces tentes, disposées au pied de la cathédrale. Deux messages les accompagnent : « Ceci n’est pas une colonie de vacances » et « Protégeons les humains, pas les frontières ».

    Nelly CLOAREC

     

    Source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Cette année, les effectifs sont en baisse dans les trois principaux réseaux brestois : public, privé catholique et Diwan.Cette année, les effectifs sont en baisse dans les trois principaux réseaux brestois : public, privé catholique et Diwan.

    11 120 élèves sont accueillis cette année dans les écoles privées et publiques, une centaine de moins par rapport à l’an passé (-0,90 %). La Ville envisage des crèches dans des écoles devenues trop grandes.

    Les écoles brestoises continuent de perdre des élèves. Dans le public, voilà plusieurs années que les effectifs baissent. Après plusieurs années de hausse, le privé catholique est touché pour la seconde année. En cette rentrée, même le réseau associatif Diwan est concerné. Brest a perdu plus de 550 élèves  en quatre ans !

     

    Cette année, les effectifs sont en baisse dans les trois principaux réseaux brestois: public, privé catholique et Diwan. | OUEST-FRANCE

    Au total, selon les chiffres consolidés de cette rentrée 2020, 11 120 élèves sont accueillis. Soit une centaine de moins par rapport à l’an passé (-0,90 %). Dans le détail, ils sont 7 104 dans les 68 écoles publiques (-0.75 %) ; 3 748 dans les 18 établissements privés catholiques (-0.80 %) ; et 267 dans les deux écoles bretonnantes (-7 %).

    Davantage de domicile

    Parmi les facteurs explicatifs, il y a la baisse démographique en Finistère. « Depuis quelques années, il y a moins de naissances dans le département », relève Émilie Kuchel, adjointe à la politique éducative locale. 

    Mais, fait nouveau, il y a aussi « davantage d’enfants à suivre leur instruction à domicile » : 59 cette année, contre 42 l’an passé (+40 %), et 28 en 2018. Des chiffres connus avec la loi pour une école de la confiance qui a rendu l’instruction obligatoire dès l’âge de 3 ans. En revanche, on ne connaît pas l’âge des enfants (jusqu’à 16 ans).

    Le nombre d’enfants scolarisés dans une école hors contrat est aussi en hausse : 130 l’an passé contre 154 cette année (+18,5 %). L’an passé, une école Montessori avait ouvert avec quatre enfants mais, cette année, aucun élève n’est signalé.

    Baisse des deux ans

    Autre nouveauté : la baisse du nombre d’enfants de deux ans scolarisés, une particularité brestoise. C’est sans doute lié au Covid-19. « On a perdu 34 élèves en élémentaire public mais 150 en maternelle ! On imagine que les parents préfèrent conserver leur assistante maternelle, craignant d’éventuelles fermetures d’école. »

    Émilie Kuchel relève aussi que les écoles catholiques brestoises accueillent davantage d’enfants domiciliés en dehors de la ville. « 10 % des élèves du privé ne sont pas brestois, 13 % à Diwan et 2 % dans le public ! Cet apport de non Brestois permet aux écoles catholiques d’atténuer la baisse démographique. »

    La baisse d’effectifs à Brest s’explique aussi, et toujours, par le fait que les familles choisissent aussi de s’installer en première, deuxième, voire troisième couronne, où le coût des terrains est moins élevé.

    Une stabilisation de la démographie scolaire est espérée à partir de l’année prochaine. En attendant, quelles conséquences pour les écoles publiques ? Pour certains établissements, comme Kerichen, la situation devient critique « avec cinq à six classes restantes alors qu’elle est prévue pour quinze » !

    Nouveaux périmètres scolaires

    Afin de stabiliser les effectifs tout en tenant compte de l’espace vacant grandissant dans les établissements, la municipalité va modifier la sectorisation des écoles. « Mais nous garderons une politique des écoles de quartier. Un élève continuera d’être au maximum à 700 mètres de son école publique. » À Brest, les écoles sont de petite taille, « avec en moyenne de 100 à 150 élèves ». 

    « Plutôt que de fermer des écoles », la mairie projette d’installer des crèches dans certaines écoles devenues trop grandes. « On a un projet de ce type à l’école Vauban. » Une autre piste pourrait être aussi le regroupement d’écoles.

    Laurence GUILMO
     
     
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  • Une soixantaine d’éducateurs et de cadres du centre départemental de l’enfance et de la famille était de retour dans la rue, ce jeudi 8 octobre 2020, après une première manifestation en septembre.Une soixantaine d’éducateurs et de cadres du centre départemental de l’enfance et de la famille était de retour dans la rue, ce jeudi 8 octobre 2020, après une première manifestation en septembre.

    Une soixantaine d’éducateurs et de cadres du Centre départemental de l’enfance et de la famille était dans la rue, ce jeudi 8 octobre 2020, après une première manifestation en septembre. Qu’est-ce qui cloche ?

    Qui sont les agents qui ont manifesté ce jeudi ?

    Ils travaillent au CDEF, le Centre départemental de l’enfance et de la famille, un service du Département. Il emploie 274 agents qui accueillent 245 mineurs et femmes enceintes ou avec enfants de moins de trois ans dans des lieux d’hébergements, répartis dans le Finistère.

    Le CDEF se charge aussi des enfants  placés . Dans le département, ils sont plus de 2 000. Le Centre départemental de l’enfance et de la famille a pour mission  d’accueillir ces enfants, d’évaluer leur situation et de les orienter, soit vers d’autres services d’internats du secteur associatif, soit au domicile d’assistants familiaux quand un retour au domicile parental ne peut s’envisager , détaille Youen Henaff, de la CGT.

    Qu’est-ce qui cloche ?

    Certains de ces enfants  placés  souffrent de troubles psychiatriques et sont parfois refusés par les services de pédopsychiatrie, par la Protection Judiciaire de la Jeunesse, ou par des établissements médico-sociaux.  Par défaut, ces enfants sont dirigés vers le CDEF , expose Loïc Rannou, secrétaire général de la CGT. Au 1er octobre, dix mineurs souffrant de troubles psychiatriques étaient au CDEF et placés au sein de  chambres d’hôtel ,  d’appartements ou un gîte .

    Autre problème, les conditions de travail difficiles liées à l’agressivité de certains de ces jeunes.  Au 15 septembre, seize déclarations d’agressions ont été faites au CHSCT , indiquent les syndicats CGT, CFDT et CFE-CGC.

    Que veulent les syndicats ?

    Après une première manifestation, mi-septembre, CGT, CFE-CGC et CFDT étaient de retour dans la rue, jeudi 8 octobre 2020.  Les syndicats CGT et CFE-CGC demandent que des conditions d’accueils dignes soient mises en œuvre dans les plus brefs délais afin de protéger les mineurs confiés et les professionnels les entourant  , précise l’intersyndicale, dans un communiqué.

    Jeudi 8 octobre, une soixantaine de grévistes s’est rassemblée devant le conseil départemental. Une délégation a été reçue par le directeur de cabinet de la présidente du Département et par le directeur général des services. Une nouvelle rencontre doit se tenir, le vendredi 16 octobre, entre représentants du personnel et Marc Labbey, le vice-président du conseil départemental.  Le mouvement ne s’arrêtera pas tant que nous n’aurons pas de réponses , avertit Youen Henaff.

    Que dit le Département ?

    Le 14 septembre, une délégation de manifestants avait déjà été reçue au conseil départemental. Marc Labbey, vice-président chargé des solidarités, de l’enfance et de la famille, leur avait promis  la création d’un service mobile de douze professionnels et dix postes supplémentaires .

    Ce jeudi 8 octobre, le Département annonce la création de quatre postes supplémentaires au CDEF.  On agit avec nos moyens, répond-on, au sein du conseil départemental. Avec le personnel du CDEF, on se rejoint sur beaucoup de points. Ce qu’on veut, c’est avancer avec eux. 

    Basile CAILLAUD

    source: https://www.ouest-france.fr/ 

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  • La friche industrielle, cinq ans après la fermeture de Marine Harvest, à Poullaouen.La friche industrielle, cinq ans après la fermeture de Marine Harvest, à Poullaouen. 

    Depuis 2015, une grande partie du site de Marine Harvest à Poullaouen (Finistère) n’est plus occupée. Si certaines entreprises ont un temps montré leur intérêt pour ces bâtiments, aucune n’a concrétisé de projet. La faute à plusieurs facteurs.

    Le dernier colis a été livré le 24 décembre 2015. Depuis, il ne se passe plus grand-chose sur le site de l’usine Marine Harvest, situé à la sortie de la route départementale 764, à Poullaouen (Finistère). L’entreprise Entrepôts frigorifiques Centre Bretagne a racheté une partie des bâtiments : la zone P3. Mais le reste des locaux n’accueille plus d’entreprise.

    Depuis 2015, il y a eu plusieurs projets. Dont un de création de pisciculture en circuit fermé, le projet le plus sérieux, explique Didier Goubil, le maire de Poullaouen. Ça a été abandonné il y a un peu plus d’un an. Ils ne pouvaient pas prendre d’eau dans l’Aulne car cela aurait diminué son débit et ça pouvait mettre en péril certaines espèces. Ils ont prévu de faire des forages, mais ces derniers ne permettaient pas d’avoir assez d’eau pour faire fonctionner la pisciculture. Il s’agissait de la coopérative des aquaculteurs bretons qui projetait de produire des truites. Un autre projet avait émergé pour en faire un site de stockage, sans plus de résultat.

    De nombreux freins pour les entreprises

    Le maire donne plusieurs pistes pour expliquer l’absence de reprise des bâtiments P1 et P2, qui appartiennent toujours à Marine Harvest :  Ils avaient grandi au fur et à mesure que l’activité se développait. C’est un endroit très enclavé et grand. Pour une entreprise qui voudrait s’agrandir, c’est quasiment impossible.  À l’heure actuelle, aucun projet n’est en cours. Mais cette friche entraîne un  un manque de recettes de l’ordre de 60 000 € par an puisque l’administration fiscale a réduit très fortement la taxe foncière des bâtiments », détaille Didier Goubil. 

    Pour la sous-préfète Léa Poplin, la non-réhabilitation du site est le bémol de la convention de revitalisation du Centre Bretagne.  Les projets ont connu des freins liés au site, situé en zone risque d’inondation, un site dont la taille ne répond pas forcément aux besoins et qui commençait à devenir un peu vétuste »,explique-t-elle.  Aujourd’hui, nous sommes dans une logique de reprendre le dossier au titre de friche industrielle et de voir ce qu’on peut en faire, avec la communauté de communes .

    Les regards se tournent vers Poher communauté, qui  pourrait éventuellement envisager son achat pour un porteur de projet qui serait intéressé, et que ce dernier est bien ficelé. Si l’investissement est un problème pour lui, ça pourrait être étudié,selon Didier Goubil, vice-président de l’intercommunalité.Mais aujourd’hui, racheter le site pour un éventuel porteur de projet qu’on ne connaît pas, sûrement pas. Ce sont des bâtiments à froid positif, qui peuvent fonctionner pour l’agroalimentaire. Il y a aussi du froid négatif sur place. 

    A.R.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Le 23 mai 2014, dernier jour de production sur le site de Poullaouen et dernier rassemblement pour les salariés.Le 23 mai 2014, dernier jour de production sur le site de Poullaouen et dernier rassemblement pour les salariés. 

    L’appel de Marine Harvest Kritsen a été rejeté par la cour d’appel de Rennes, ce jeudi 8 octobre 2020. L’entreprise, dont le site de production de Poullaouen (Finistère) a fermé en 2015, est condamnée à verser des dommages et intérêts à 111 ex-salariés qui avaient saisi la justice. Ils contestaient le motif économique de ces licenciements.

    Nouvelle victoire pour 111 ex-salariés de Marine Harvest Kritsen (MHK) à Poullaouen (Finistère), ce jeudi 8 octobre 2020. La cour d’appel de Rennes a rejeté l’appel de l’entreprise de production de saumon fumé, qui avait été condamnée par le conseil de prud’hommes en septembre 2017 pour licenciement « sans cause réelle et sérieuse ».

    La cour d’appel a donc suivi le jugement des prud’hommes et donné raison aux anciens salariés. Ils contestaient le motif économique invoqué par Marine Harvest pour justifier la fermeture du site de production de Poullaouen.

    Motif économique écarté par la cour d’appel

    Le motif économique a été écarté par la cour. Il n’y avait pas de nécessité de fermer l’entreprise pour sauvegarder la compétitivité du secteur d’activité transformation auquel appartenait la société MHK de Poullaouen », explique Me potin, qui défend l’intérêt des ex-salariés. C’est une satisfaction. On ne peut pas fermer une usine seulement pour préserver des intérêts capitalistiques.

    En 2013, année de l’annonce des suppressions de postes, Marine Harvest avait repris Morpol, un de ses plus gros concurrents. Pour autant, la société estimait, à cette époque, qu’une réorganisation était nécessaire pour rester compétitif dans le secteur transformation.

    MHK devra verser des indemnités à chacun des anciens salariés, au cas par cas. Un montant de près de trois millions d’euros au total, toutes clauses confondues », estime Me Potin. Un pourvoi en cassation est possible.

    Le site de Poullaouen a fermé ses portes en décembre 2015. Près de 180 personnes en CDI avaient perdu leur emploi. Une vingtaine d’autres anciens salariés vont contester leur licenciement devant le conseil de prud’hommes de Brest, au mois de novembre.

    Anthony RIO

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • La ministre des Armées, Florence Parly, a confirmé samedi qu’il n’est plus question du plan hôpital 2020 ni de suppressions de postes pour l’hôpital d’instruction des armées Clermont-Tonnerre de Brest La ministre des Armées, Florence Parly, a confirmé samedi qu’il n’est plus question du plan hôpital 2020 ni de suppressions de postes pour l’hôpital d’instruction des armées Clermont-Tonnerre de Brest. 

    La ministre des Armées, Florence Parly, a confirmé samedi que l’hôpital d’instruction des armées de Brest allait être conforté. Ses effectifs médicaux, paramédicaux et médicaux techniques vont augmenter au cours des cinq prochaines années.

    La ministre des Armées, Florence Parly, avait déjà annoncé en novembre 2019 un renforcement de l’hôpital d’instruction des armées (HIA) Clermont-Tonnerre de Brest pour le soutien de la Force océanique stratégique (Fost) de l’île Longue. Elle l’a répété lors d’un discours, samedi 3 octobre, à l’occasion du baptême de la promotion des élèves médecins et pharmaciens de l’école de santé des armées. Il n’est plus question du plan hôpital 2020, ni de suppressions de postes.

    Fin des transferts de la réa et des laboratoires vers le CHRU

    Le médecin général directeur de l’HIA a annoncé aux syndicats, ce mardi 6 octobre, « un changement de cap à 180° concernant l’avenir », écrit la CFDT de la Défense dans un communiqué. « L’arrêt des transferts d’activités en masse vers le CHRU (centre hospitalier régional) a été annoncé. Changement de cap qui s’accompagnera par une remontée en puissance des effectifs en adéquation avec une activité médicale croissante et une coopération renforcée avec le Centre médical des armées de la base de défense de Brest ».

    « Dans cette nouvelle perspective, le transfert au CHRU de Brest des lits de réanimation et des activités du laboratoire à l’échéance de 2023 est annulé », ajoute le syndicat. La nouvelle directrice du CHRU avait annoncé ce mardi le report en 2025 du regroupement des réanimations.

    « Maintien de la chirurgie lourde sur le site de l’HIA »

    La CFDT ajoute : « Le maintien de la chirurgie lourde sur le site de l’HIA est également acté. Dans cette nouvelle perspective, la ministre a réaffirmé que le service de santé des armées n’a pas vocation à se substituer à la santé publique. Dans un premier temps, les effectifs médicaux, paramédicaux et médicaux techniques vont augmenter au cours des cinq prochaines années ».

    La CFDT « prend acte de cette nouvelle feuille de route qui va dans le sens de ses revendications et actions depuis plus de cinq ans » et souligne que « cette montée en puissance de l’activité et des effectifs soignants doit s’accompagner d’un réajustement significatif des effectifs administratifs, techniques et logistiques ».

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Une centaine de salariés de l’Acimad, une structure d’aide à domicile, a manifesté ce mercredi 7 octobre devant le conseil départemental du Finistère, à Quimper. Une centaine de salariés de l’Acimad, une structure d’aide à domicile, a manifesté ce mercredi 7 octobre devant le conseil départemental du Finistère, à Quimper. 

    Pour protester contre un plan de restructuration et réclamer plus de reconnaissance, une centaine d’aides à domicile de l’association cornouaillaise Acimad ont manifesté, ce mercredi, devant le conseil départemental du Finistère, à Quimper.

    « Aides à domicile en colère », pouvait-on lire sur certaines pancartes, ce mercredi après-midi, devant le conseil départemental du Finistère, à Quimper, où manifestaient une centaine d’aides à domicile de l’Acimad. Il y a quelques semaines, les salariés de cette association cornouaillaise, née de la fusion de l’Adapa (Douarnenez), de l’Adima (Quimper) et de l’Adadom (Plogonnec), ont appris la mise en œuvre prochaine d’un plan de restructuration en raison de difficultés financières. Le Département, le principal financeur de la structure, évoquait dernièrement des « déficits cumulés à hauteur de 304 000 € ».

    « Le Département nous a imposé plus ou moins un audit cet été. Et ils nous donnent une échéance très courte pour faire des économies et revenir à l’équilibre (2022, NDLR). Ce n’est pas tenable », raconte Nathalie Le Gouil, secrétaire et membre du Comité social et économique (CSE) de la structure dont le budget représente 4,60 M€ par an. Le plan de restructuration prévoit notamment le licenciement de 3,8 équivalents temps plein du côté du personnel administratif de l’association qui emploie 180 salariés. Mais pas seulement. « Ce plan va donner lieu à la suppression d’usages comme le remboursement des frais kilométriques des trajets entre le domicile et le lieu de travail », souligne Stéphanie Mauviel, également membre du CSE. Cette dernière évoque aussi « la suppression de deux jours de congé pour les temps pleins modulés ».

    Près d'une centaine de salariés de l'Acimad, une structure d'aide à domicile, ont manifesté ce mercredi 7 octobre devant le Conseil départemental du Finistère, à Quimper.Près d'une centaine de salariés de l'Acimad, une structure d'aide à domicile, a manifesté ce mercredi 7 octobre devant le conseil départemental du Finistère, à Quimper. 

    Revalorisation salariale et plus de reconnaissance

    Les aides à domicile de l’Acimad, qui interviennent auprès d’un millier d’usagers en Cornouaille, réclament également « que le Département reconnaisse le secteur de l’aide à domicile à sa juste valeur humaine et financière ». « On a déjà des salaires pas très élevés avec d’importantes amplitudes horaires. Il y a un manque de personnel, un manque de financement. Maintenant, on veut nous enlever le peu de droit que l’on a car la direction a vu trop gros avec cette fusion », déplore Christelle Carvahlo, une aide à domicile de Douarnenez. « Et ils veulent diminuer notre taux horaire alors que le coût de la vie augmente », complète Nathalie Le Gouil, réclamant ainsi une revalorisation salariale. Et d’ajouter : « On nous a promis une prime Covid. On ne l’a toujours pas reçu ».

    Près d'une centaine de salariés de l'Acimad, une structure d'aide à domicile, ont manifesté ce mercredi 7 octobre devant le Conseil départemental du Finistère, à Quimper.Près d'une centaine de salariés de l'Acimad, une structure d'aide à domicile, a manifesté ce mercredi 7 octobre devant le conseil départemental du Finistère, à Quimper. 
     

    Dans leur combat, les aides à domicile ont été soutenus, ce mercredi, par des élus de Douarnenez. « Elles ont un rôle très important sur notre territoire où vivent de nombreuses personnes âgées et en situation de handicap. On a vu que le travail de ces salariés, qui touchent des salaires de misère, était essentiel pendant la crise. Il faut les soutenir », affirme Françoise Laouenan-Le Lec, adjointe déléguée au maire de Douarnenez en charge de l’action sociale et des solidarités.

    Benjamin Pontis

    source: https://www.letelegramme.fr/

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    Quimperlé. Débrayage des salariés de Bigard
     

    Les pointeuses installées dans l’usine Bigard de Quimperlé  depuis mars ne prennent pas en compte le temps de déplacement et d’équipement selon la CGT.  Plus de 100 salariés ont débrayé ce mercredi pour réclamer un autre décompte. 

    La mise en service des pointeuses le 16 mars dans le cadre « de la gestion des temps et activités » souhaitée par la direction du site avait fait tousser les représentants de la CGT et de nombreux salariés de Bigard. Mais ils avaient mis un mouchoir sur leurs critiques en raison du confinement imposé par l’épidémie du coronavirus puis le prolongement de la crise sanitaire. Malgré le port du masque désormais obligatoire, l’incompréhension et la grogne a gagné les rangs des salariés la semaine dernière à la lecture des bulletins de salaire de septembre.

    « Plusieurs collègues ont vu leur nombre d’heures à récupérer amputés de plus de quarante minutes et dans certains cas plus d’une heure », explique Michel Le Goff, le délégué syndical CGT qui a invité les ouvriers à exprimer leur colère ce mercredi matin devant les grilles de l’usine. Plus d’une centaine d’entre-eux ont répondu à l’appel en débrayant durant plus d’une heure. Jusqu’en mars dernier, le site de Quimperlé était le dernier à organiser le temps de travail sans pointeuse. « Quand on n’est pas à l’heure ça se voit tout de suite sur une ligne de production à la chaîne », confie un ouvrier. Mais l’exception quimperloise a vécu avec l’installation de vingt pointeuses. Et la CGT pointe déjà des abus.

    Accès refusé à l’huissier 

    Si le syndicat ne s’oppose pas au badgeage, il dénonce un déclenchement en défaveur du salarié. « Le déplacement du vestiaire au poste de production n’est pas pris en compte comme temps de travail. Or durant cette période, il faut s’équiper, mettre les protections individuelles, tels le gant et le tablier en maille, ajouter les gants en latex, les manchettes, laver et sécher les mains puis se rendre à son poste. Autant d’obligations imposées par l’employeur au nom de l’hygiène et la sécurité alimentaire et considérées comme du travail effectif, c’est-à-dire rémunéré, selon la loi… sauf chez Bigard », dénonce Michel Le Goff. 

    Après le conflit de 1995 les pause-pipi imposées à heures fixes, l’abattoir sera-t-il à nouveau le théâtre d’une longue bataille sur le temps de travail ? « La direction revient à la charge sur la chasse au temps mort », déplore le délégué syndical tout en rappelant la direction à ses obligations : « les relevés de pointage en début et fin de journée doivent être accessibles aux salariés. Or ce n’est toujours pas le cas. Une fois encore la loi Bigard ne saurait s’imposer au Code du travail ! » Pour constater ces carences et chronométrer les temps de déplacement entre le vestiaire et la salle de production, qualifiés de « temps de travail dissimulé » par la CGT, le syndicat a décidé de mandater  un huissier. « Nous avons dû faire appel à un professionnel de Quimper comme tous ceux de Quimperlé ont décliné la mission », précise le délégué syndical. Mais la visite prévue le 29 septembre a été annulée. « La direction lui a refusé l’accès au site », affirme la CGT qui a saisi le conseil des prud’hommes de Quimper pour trancher ce dossier.

    La direction n’a pas donné suite aux sollicitations de la rédaction sur ce sujet. 

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  • La rentrée des étudiants en première année se fait dans un contexte bien particulier, à l’UBO. La rentrée des étudiants en première année se fait dans un contexte bien particulier, à l’UBO. 

    Qu’importe le contexte, qu’importent les circonstances, l’entrée à l’université reste un moment à part dans une vie étudiante. Nous nous sommes glissés dans les pas d’étudiants en première année au campus brestois de l’UBO, à la découverte des études supérieures.

    En griffonnant des notes au coin d’un texte de Schopenhauer, en se torturant la tête pour résoudre des équations à x degrés ou en révisant les grandes dates de la Première Guerre mondiale, s’attendaient-ils à dire au revoir au lycée un après-midi de mars ? On leur avait promis que ça durerait quinze jours, tout au plus. Finalement, six mois plus tard, c’est dans la peau d’étudiants qu’ils ont poussé de nouveau la porte d’une classe. Avec le si précieux bac en poche et l’indépendance en bandoulière, ces jeunes gens d’à peine 17 ou 18 ans ont repris le fil de leur scolarité depuis un peu plus de deux semaines. « Déjà, quand tu as deux mois de vacances, c’est dur de s’y remettre. Mais alors six mois sans cours, ça fait carrément bizarre, avoue Alysson Mittaine, originaire de Cléder et étudiante en première année de droit. Même avec des cours par Internet, ce n’est pas pareil. Tu n’as pas le rythme, tu n’as plus les mêmes horaires… ».

    Suivez les flèches !

    Sur le carrelage flanqué de flèches directionnelles, sur les murs tapissés de messages de prévention et sur les visages masqués de leurs camarades, tout est fait pour leur rappeler que cette rentrée universitaire ne ressemble à aucune autre. « Il y avait forcément un peu d’appréhension avant de reprendre, mais au final ça va, glisse Alysson. Je suis juste un peu dégoûtée de ne pas avoir pu passer le bac comme tout le monde les années d’avant, de ne pas avoir eu de soirée d’intégration en arrivant. Pour moi ça va, je suis dans la promo de ma cousine, mais je me dis que ça ne doit pas être facile pour ceux qui arrivent seuls à la fac ».

    En appart ou chez les parents ?

    Accompagnés par des tuteurs d’accueil, bombardés d’informations, ces nouveaux étudiants ont eu quelques jours pour prendre leurs marques. « J’avais super hâte d’arriver à la fac, raconte, très enthousiaste, Ambre Scavinner, également étudiante en L1 droit. J’étais un peu désorientée la première semaine, c’est sûr que ça change pas mal du lycée, il faut se débrouiller beaucoup plus par soi-même ». Originaire de Brest, la jeune femme a fait le choix de rester vivre chez ses parents, pour cette rentrée à l’université. « C’est sûr que, d’un côté, ça sécurise beaucoup d’être toujours chez les parents, tout est plus facile. Mais ça rajoute aussi un peu de pression, parce qu’ils sont plus regardants sur les cours que si je vivais seule en appartement ».

    Une situation que ne connaîtra sûrement pas Axel, inscrit en première année de Licence SVT - physique-chimie à la faculté de sciences. Installé en colocation avec un ami dans le centre-ville de Brest, le jeune homme de 19 ans arrive tout droit de Paris. Par choix, il a préféré la pointe de la Bretagne pour poursuivre ses études. Peut-être aussi dans un souci de liberté ? « Je ne trouve pas qu’on soit tant que ça livrés à nous-mêmes, à l’université. On a les bourses, le Crous, les associations, les profs… Même si on n’a pas les parents derrière nous comme au lycée, la fac a, pour moi, un côté assez sécurisé ». Et la covid-19 dans tout ça ? Quelle place lui donner dans cette rentrée ? « Franchement ça se passe bien. On n’a eu que des cours en présentiel pour l’instant donc on ne le sent pas trop, à part les masques ».

    Mangez, mais pas masqués

    L’obligation du port du masque en intérieur pousse aussi de nombreux étudiants à prendre leur pause en extérieur. Pour l’instant, ça tient, mais qu’en sera-t-il après la chute des températures ? « On a eu le cas mercredi midi, où il pleuvait. Étant donné qu’on n’a pas le droit d’enlever le masque à l’intérieur, tous les gens qui apportent quelque chose à manger déjeunent dehors depuis la rentrée. Mais là, avec la météo, la cafétéria était pleine, il n’y avait plus de table de libre. Et on s’est rendu compte que, si c’était comme ça tous les jours, ça allait être compliqué… ».

    Saut de puce du côté des salles omnisports. Le campus accueillant les étudiants de la faculté des sciences du sport et de l’éducation, habituellement bondé, paraît bien calme. Depuis quelques années, il s’agit de l’une des composantes les plus surchargées en première année, tant la demande est forte. Mais avec les mesures prises pour lutter contre la covid-19, la présence des étudiants se fait moindre. « Pour les cours en amphi, c’est une semaine sur deux à la fac et l’autre semaine en visio, explique Nathaël Le Coz, qui découvre l’université après une année de prépa intégrée à l’Isen. Les emplois du temps sont vachement allégés. Pour le sport, ça dépend des disciplines : en course d’orientation, ça va, mais, par exemple, les cours de gym ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre ».

    Le cadre est sans doute différent, la manière d’enseigner aussi. Mais après ce bac tronqué et cet été bien particulier, tous avouent leur soulagement de reprendre une vie « presque normale ». Et dans quelques années, ils n’auront aucun mal à se souvenir de leur début à l’université. Ah, sacrée année 2020 !

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Les élus de Quimperlé Décidons Ensemble soutiennent les commerçants de la basse ville. Les élus de Quimperlé Décidons Ensemble soutiennent les commerçants de la basse ville. 

    Les commerçants de basse ville souhaitent un report à mi-janvier 2021 des travaux prévus en novembre rue de la Paix. Une demande que soutiennent les élus de Quimperlé Décidons Ensemble.

    Dans un communiqué, les élus de Quimperlé Décidons Ensemble « réaffirment (leur) soutien à la demande des commerçants de la basse ville de reporter les travaux de voiries à la mi-janvier 2021 ». Ils saluent l’initiative d’Anne Daniel de les rencontrer et expliquent qu’ils seront « présents à leurs côtés lors de la réunion prévue avec la mairie », ce lundi 12 octobre.

    Dans leur communiqué, les élus rappellent être « fermement attachés au commerce de proximité, tant pour son importance sociale que pour l’attractivité de la ville ». Ils estiment que « les travaux prévus au mois de novembre, rue de la Paix, vont fortement dissuader les clients de venir dans les commerces de ces rues, même si les circulations piétonnes sont préservées ».

    Et de détailler : « Après un printemps catastrophique (confinement) et malgré une fréquentation touristique « honorable », nous reconnaissons que la situation socio-économique des commerçants est difficile. Tout doit être mis en œuvre pour ne pas les pénaliser davantage. Le report du début des travaux de voiries, à la mi-janvier 2021, nous semble être une mesure raisonnable et nécessaire pour ne pas nuire à l’accessibilité dans ces rues et plus largement à la basse ville ».

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  • Il fallait en effet être bien protégé, et pas que de la Covid 19, en cette fin de semaine très pluvieuse à Brest. Il fallait en effet être bien protégé, et pas que de la Covid 19, en cette fin de semaine très pluvieuse à Brest.

    Les tests covid se poursuivent au drive de Saint-Marc, à Brest, dans les mêmes conditions. C’est-à-dire dans le vent et sous la pluie. Les plus de vingt infirmiers et d’infirmières mobilisés se sentent laissés pour compte.

    La fin de semaine a été très éprouvante sur le grand parking en contrebas de la Salle-Guéguéniat. Battue par la pluie et les bourrasques, l’aire de test n’a pas épargné les professionnels de santé et les centaines de personnes se présentant chaque jour pour faire le test, en voiture ou à pied. Un garage de poche permet au moins de mettre à l’abri les tables et le matériel nécessaire aux tests. « Pourquoi les restaurateurs et les bars disposent de chapiteaux et pas ce drive test qui profite à tous », se demandent les infirmières lassées de ne rien voir avancer. « Nous sommes toujours sous la pluie. Les choses ne se passent pas comme ça dans les communes voisines (Gouesnou, Plabennec…) », observent-elles.

    À lire sur le sujetLe drive test prend l’eau

    Personnels de santé et de la Protection civile en ont assez d’être les victimes ignorées de ce qui s’apparente à un bras de fer entre un laboratoire et une collectivité.

    « Pourquoi aucun espace couvert n’a été trouvé par la ville de Brest ? », se demande une autre d’entre elles, également infirmière libérale. Le laboratoire Cerballiance, qui affirme avoir tenté de trouver des solutions, regrette le manque de réactivité de la collectivité. « Nous sommes dans l’attente d’un bâtiment en dur pour les prochains jours, les délais pour louer un chapiteau ou des préfabriqués oscillant entre deux et trois semaines », précise Yann Prigent pour Cerballiance.

    Vers la fin des tests en extérieur

    La Ville de Brest confirme avoir rencontré le laboratoire Cerballiance, la semaine dernière, pour évoquer l’avenir du drive de Saint-Marc. Selon la municipalité, « Cerballiance se dirige désormais vers un abandon de la méthode du drive pour privilégier un accueil dans des bâtiments en dur et chauffé. Cerballiance étudie aussi, à l’image de ce que d’autres sites ont fait en France, l’implantation de préfabriqués dédiés ».

    « Pour rappel, concernant le site actuel, des locaux du gymnase (garage) ont été mis à disposition de Cerballiance. Mais impossible d’ouvrir les salles omnisports du gymnase Jean-Guéguéniat qui sont réservées à l’usage sportif, notamment pour les créneaux des scolaires », résume le service de communication de la ville.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • La gestion des trois aires d’accueil des gens du voyage sur le pays de Quimperlé sera assurée par un prestataire privé. La gestion des trois aires d’accueil des gens du voyage sur le pays de Quimperlé sera assurée par un prestataire privé.

    Quimperlé Communauté a choisi de déléguer la gestion des aires d’accueil des gens du voyage à une société privée.

    Éric Saintilan s’est étonné, jeudi lors du conseil de rentrée, de la décision de Quimperlé communauté de confier au privé la gestion des trois aires d’accueil des gens du voyage, situées à Scaër, Moëlan-sur-Mer et Quimperlé. Un sujet dévoilé par le Télégramme dans son édition du 22 septembre. « Il ne s’agit pas d’une privatisation de ce service public, mais d’une délégation. Ce service nécessite deux agents polyvalents à temps plein. Nous avions des difficultés à trouver des volontaires », affirme Gérard Jambou, vice-président en charge de ce dossier. La gestion des aires d’accueil, obligatoires dans les communes de plus 5 000 habitants, a été transférée aux communautés de communes en janvier 2017.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Quimperlé Communauté a décidé d’entrer dans le capital de la Coop des masques. Quimperlé Communauté a décidé d’entrer dans le capital de la Coop des masques.

     

    Quimperlé Communauté a décidé d’entrer dans le capital de la Coop des masques.

    Quimperlé Communauté a décidé d’investir 5 000 € dans la Coop des masques de Grâces, à proximité de Guingamp. La société coopérative d’intérêt collectif, soutenue par la Région et le département des Côtes d’Armor, doit produire, à partir de janvier prochain, des masques chirurgicaux et des masques de protection FFP2. L’objectif est de produire 45 millions de masques par an pour satisfaire la demande en Bretagne. La société devrait créer une trentaine d’emplois sur ce projet de relocalisation. « Nous souhaitons soutenir ce projet porté par une société coopérative », précise Sébastien Miossec.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Le tout premier projet de plan local d’urbanisme élaboré par Quimperlé Communauté a été refusé par le préfet du Finistère. Le tout premier projet de plan local d’urbanisme élaboré par Quimperlé Communauté a été refusé par le préfet du Finistère.

    Arrêté en décembre 2019 par les élus de Quimperlé Communauté, puis validé par les conseils municipaux des seize communes, le PLUi a été retoqué par la préfecture.

    Le premier Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) élaboré par Quimperlé Communauté en 2019 a été retoqué par le préfet du Finistère. Le représentant de l’État a demandé à Quimperlé Communauté de revoir sa copie afin de proposer « un projet encore plus sobre dans ses projections d’urbanisation, en démontrant sa cohérence avec les capacités en matière d’assainissement des eaux usées ». Le PLUi a pour but de fixer les règles en matière d’aménagement du territoire pour les douze prochaines années.

    Le document avait été validé en décembre dernier par le conseil communautaire, puis par les conseils municipaux des seize communes du territoire qui avaient émis un avis favorable. « Le PLUi prévoit pourtant une consommation d’espace divisée par deux par rapport à la précédente décennie », se défend Quimperlé Communauté dans un communiqué. Cet avis défavorable oblige les élus à modifier le Plan local d’urbanisme. Le futur document devrait être soumis aux votes des conseillers communautaires au début de l’été 2021. Ce contretemps reporte également l’enquête publique initialement prévue cette année avant son adoption définitive.

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Environ 70 agents, cadres et éducateurs du CDEF avaient manifesté le 15 septembre devant le conseil départemental. Environ 70 agents, cadres et éducateurs du CDEF avaient manifesté le 15 septembre devant le conseil départemental. 

    Des agents, cadres et éducateurs du Centre départemental de l’enfance et de la famille appellent de nouveau à une manifestation, jeudi prochain, pour une meilleure prise en charge des mineurs dits « à besoins multiples ».

    L’intersyndicale CGT, CFDT et CFE-CGC du Centre départemental de l’enfance et de la famille (CDEF) du Finistère avait prévenu que les réponses apportées par le conseil départemental, lors de la grève du 15 septembre ne la satisfaisaient pas. Les syndicats affirmaient rester mobilisés. Ils annoncent une nouvelle manifestation, jeudi 8 octobre, à Quimper.

    Ils réclament une meilleure prise en charge des mineurs dits « à besoins multiples ». Ceux-ci sont réorientés vers le CEDF lorsqu’aucune autre structure ne les accepte. Les agents de la protection de l’enfance souhaitent « arrêter cet accueil imposé sans qu’il y ait un projet adapté à leur prise en charge ».

    Une marche aura lieu entre l’unité enfance de Roz Maria et le conseil départemental.

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Le tribunal de commerce de Quimper (photo d’illustration).Le tribunal de commerce de Quimper (photo d’illustration). 

    Le tribunal de commerce de Quimper (Finistère) a prononcé douze liquidations judiciaires ce vendredi 2 octobre 2020. La moitié d’entre elles concernent des bars et des restaurants du Sud-Finistère.

    Lors de son audience du vendredi 2 octobre 2020, le tribunal de commerce de Quimper (Finistère) a prononcé douze liquidations judiciaires.

    À Collorec

    La SARL Ker Le Gouyen (2, rue Sainte-Barbe ; restaurant).

    À Combrit

    La SAS Nataplanter.com (route des Châteaux, Levizit).

    À Plonévez-Porzay

    La SARL Ty Merc’h Krampouz (4, place de l’Église ; restaurant).

    À Châteaulin

    La SAS La Paillote (5, quai Cosmao ; bar-restaurant).

    À Quimper

    La SAS Britt Kerné web marketing (2, rue de Douarnenez) ; la SARL Ocean diffusion (7, rue du Président-Sadate).

    À Pleuven

    Nicolas Ferron (8, Goarem-Kergrimen).

    Sur l’île de Sein

    La SARL Le QG (14, quai des Paimpolais ; bar-restaurant).

    À Douarnenez

    La SARL Le Bar Le Neptune (19, quai du Grand-Port).

    À Quimperlé

    La SAR SSPB (2, rue de la Passerelle).

    À Châteauneuf-du-Faou

    La SARL Leolisalou (Kerneac’h, restaurant).

    À Plogonnec

    La SARL Artiflammes (route de Bonnescat).

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

     

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  • Plus travaillées que les menhirs d’Obélix, les stèles de l’époque gauloise sont nombreuses dans l’ouest du Finistère,comme ici à Locmaria-Plouzané. Les croix ont été ajoutées plus tard.Plus travaillées que les menhirs d’Obélix, les stèles de l’époque gauloise sont nombreuses dans l’ouest du Finistère,comme ici à Locmaria-Plouzané. Les croix ont été ajoutées plus tard. 

     

    Patrick Galliou est professeur émérite à l’Université de Bretagne occidentale et auteur d’un livre sur les Osismes, peuple de l’occident gaulois.

    Qui sont les Osismes ?

    C’est un des peuples gaulois. Les Osismes sont les plus Occidentaux. Ils ont vécu de la protohistoire (âge du Bronze, âge du Fer qui débute vers moins 600) et à l’époque romaine. Après la conquête romaine en moins 50, comme les autres peuples gaulois, les Osismes se sont romanisés. Une civilisation mixte gallo-romaine s’est développée. 

    Que signifie leur nom ?

    Leur nom signifie les plus lointains, les plus occidentaux. C’est un nom qui a été conservé jusqu’à aujourd’hui dans le terme Finistère ! Les Osismes étaient des Finistériens avant la lettre. C’est le navigateur Pytheas, venant de la colonie grecque de Marseille, qui les mentionne le premier, au IVe siècle avant JC.

    Comment vivaient-ils ?

    Ce sont des peuples d’agriculteurs, comme les autres Gaulois. Le blé et les céréales constituaient la base de leur alimentation. Une minorité exploitait les ressources minérales comme le fer ou l’étain. Et une partie de la population côtière pratiquait la pêche et l’extraction du sel marin. C’était quasi une industrie, pour l’alimentation du bétail et surtout pour conserver les aliments : le kig sal existait déjà !

    Et après la conquête romaine ?

    À l’époque romaine, les choses changent, enfin dans les classes privilégiées. Les villas sont de grands établissements agricoles avec une partie résidentielle, des bains, des fresques aux murs. Ça ne veut pas dire qu’auparavant les Gaulois habitaient dans des taudis, mais il n’en reste pratiquement rien. Dans les campagnes, il existait de grandes résidences aristocratiques. À Paule (dans les Côtes-d’Armor, à une quinzaine de kilomètres de Carhaix), on a mis au jour des restes d’une telle résidence, pratiquement un château, mais toujours construit en terre et en bois.

    Et les menhirs, ils n’ont pas été plantés par les Gaulois ?

    Pas du tout ! C’est bien avant. Les Gaulois dressaient encore des monuments : les stèles de l’Âge de fer. Ces stèles de pierre sont beaucoup plus travaillées que des menhirs, elles sont taillées de façon régulière. On en voit beaucoup dans l’ouest du Finistère. Elles ont souvent été utilisées comme fûts de croix.

    À part ces stèles, peut-on voir d’autres vestiges gaulois dans le Finistère ?

    Ce qu’on peut voir ce sont des fortifications de terre. Des remparts comme au camp dit d’Artus à Huelgoat, qui date de la fin de l’Âge du fer. Ou bien des promontoires barrés sur la côte : ils sont fortifiés avec un talus côté terre. Il y en a un à la pointe de Lostmarc’h à Crozon, ou dans le Cap Sizun à Castel-Meur. On n’est pas certain du rôle de ces fortifications. Un refuge peut-être ? Mais ce n’étaient pas des endroits très hospitaliers, surtout en hiver.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Pour sauver sa peau au-delà de la rentrée 2021, la classe prépa va devoir faire la preuve qu’elle peut retrouver une attractivité auprès des lycéens. Pour sauver sa peau au-delà de la rentrée 2021, la classe prépa va devoir faire la preuve qu’elle peut retrouver une attractivité auprès des lycéens. 

    La classe prépa littéraire du lycée de Kerichen va bénéficier d’un délai d’un an pour redresser ses effectifs. C’est ce que vient d’annoncer le recteur d’Académie après une rencontre avec les enseignants et le proviseur du lycée.

    Rebondissement au lycée de Kerichen. Ce vendredi, les enseignants de la classe préparatoire littéraire ainsi que le proviseur de l’établissement ont été destinataires d’un courrier signé du recteur d’académie, Emmanuel Ethis. Ce dernier leur indique avoir décidé « de surseoir d’une année à la proposition de réduction des capacités d’accueil de la première année de Classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) littéraire du lycée Kerichen, afin de vous laisser le temps, sous l’autorité et l’impulsion de Monsieur le proviseur, de renforcer l’attractivité de cette première année dans le département du Finistère ».

    Une forte érosion des effectifs

    Cette classe d’excellence ne fermera donc pas à la rentrée 2021 à la pointe bretonne, comme cela était envisagé initialement. Une bonne nouvelle pour les professeurs qui s’étaient mobilisés depuis la mi-septembre pour contrecarrer le scénario initial imaginé par le rectorat. Depuis cette annonce, une pétition en ligne avait été lancée. Toujours ouverte, elle a recueilli près de 3 700 signatures à ce jour. De nombreux politiques brestois avaient également fait part de leur incompréhension.

    À l’appui de son projet, l’autorité académique pointait le nombre de places vacantes « très élevé » pour les deux premières années de CGPE du Finistère : 68 places à la rentrée 2020 (contre 54 en 2019), dont 39 à Kerichen (27 en 2019). Une érosion des effectifs jugée « non soutenable dans un cadre de bonne gestion des moyens d’enseignement public », selon le rectorat.

    Une feuille de route avec trois objectifs

    Si les professeurs brestois savourent une première victoire, il ne s’agit que d’un sursis. Dans son courrier, le rectorat fixe déjà trois objectifs à l’ensemble de la filière comme autant d’éléments d’évaluation auxquels il aura recours pour apprécier la soutenabilité du nombre de places actuel.

    Premier impératif : la remontée des effectifs « par une démarche d’information des lycéens sur les perspectives universitaires et professionnelles qu’offre la filière littéraire. C’est un travail qu’il faut engager d’ores et déjà auprès de l’ensemble des lycéens du Finistère, les portes ouvertes de l’établissement ne pouvant constituer le seul vecteur de promotion, surtout dans le contexte sanitaire actuel », prévient-il.

    « La mixité des publics accueillis doit aussi être au cœur de vos préoccupations pour ouvrir plus largement cette filière aux élèves issus de milieux défavorisés », ajoute Emmanuel Ethis, en demandant qu’une attention particulière soit portée aux lycéens méritants issus de familles modestes. Enfin, il appelle les deux CPGE littéraires du Finistère (Brest et Quimper) à devenir « complémentaires dans leur fonctionnement, ne serait-ce que pour favoriser l’accueil d’élèves issus du lycée Cornouaille en deuxième année au lycée Kerichen ». Une demande a déjà été formulée aux corps d’inspection académiques afin d’accompagner les deux équipes dans cette démarche.

    Jean-Luc PADELLEC

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Le diamètre des pièces qui rentreront dans le sédiment donne une idée de la taille (75 m) des structures en construction sur le polder brestois.Le diamètre des pièces qui rentreront dans le sédiment donne une idée de la taille (75 m) des structures en construction sur le polder brestois. 

    La construction des supports d’éoliennes, destinées au projet de Saint-Brieuc (Ailes marines), a démarré il y a une dizaine de jours, à Brest. Une première très attendue sur l’extension du polder brestois, dédié aux énergies marines renouvelables (EMR).

    Dix ans pour voir une première entreprise se lancer en production sur le nouveau polder brestois ! La Région Bretagne, qui a financé une bonne partie des plus de 200 M€ d’aménagement, peut souffler et attendre plus sereinement la suite. Même si le port EMR de Brest n’est pas opérationnel avec la reprise nécessaire du quai de chargement qui demande d’importants travaux de consolidation.

    Les opérations de soudage des larges tubes en acier ont démarré il y a dix jours à Brest.Les opérations de soudage des larges tubes en acier ont démarré il y a dix jours à Brest. 

    35 000 t d’acier à assembler

    À Brest, on a malgré tout commencé à construire les éléments inférieurs des éoliennes posées en mer, les parties métalliques qui seront enfoncées dans le sédiment, et qui supporteront les jambes de ces impressionnantes structures de 75 m de haut pour 1 150 t chacune. Le consortium a commencé par investir 10 M€ sur le site ne sollicitant pas moins de 17 entreprises locales, des contacts et des négociations étant engagés avec 20 autres sociétés implantées dans le secteur.

     

    Au total, plus de 35 000 t d’acier vont être assemblées dans les ateliers de Navantia-Windar et dans les locaux des sous-traitants bretons. Le consortium confirme la mobilisation de 250 emplois équivalent temps plein durant les deux ans de fabrication de ces « jackets ». Les sociétés Sobec et Navtis font partie des premières sociétés bretonnes à être associées à la réalisation de 34 des 62 fondations prévues dans le projet d’Ailes marines.

    L’extrémité soudée aux tubes métalliques doit permettre un meilleur enfouissement dans le sédiment.L’extrémité soudée aux tubes métalliques doit permettre un meilleur enfouissement dans le sédiment. 

    Quinze personnes pour commencer

    À Brest, une quinzaine de personnes est actuellement employée à la soudure des tubes métalliques qui rentreront dans le sédiment. Le responsable de chantier pour Navantia n’est autre que Tanguy Cariou, l’ancien directeur de Navaleo, la filiale des Recycleurs bretons. Le reste du montage de la partie basse s’effectuera à l’air libre pour la connexion avec les jambes métalliques également fabriquées à Brest. Les parties plus technologiques, les pièces pour l’interface avec l’éolienne et l’éolienne elle-même viendront d’ailleurs et principalement d’Espagne. Et même si on n’y réalisera pas, pour le moment, des éléments à haute valeur ajoutée, ce début de production dans cette grande tente blanche de 6 000 m2 ouvre véritablement l’ère des EMR à Brest.

    Une tente de 6 000 m² accueille les premières opérations de soudure des pieds qui seront enfoncés dans le sédiment.Une tente de 6 000 m² accueille les premières opérations de soudure des pieds qui seront enfoncés dans le sédiment. 

    Montage des premiers éléments en extérieur début 2021, pour une mise en service du parc, devant Saint-Brieuc, toujours programmée courant 2023.

    Stéphane JEZEQUEL

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Éricka Gloanec, Alice Pennarun, Julien Tanneau et Cyril Le Floc’h sont des soignants du médico-social. Ils n’ont pas droit aux 183 € net par mois de revalorisation salariale accordés aux soignants du secteur sanitaire. « On ne lâchera pas », disent-ils, ce jeudi 1er octobre 2020, lors du débrayage à l’EPSM Gourmelen.Éricka Gloanec, Alice Pennarun, Julien Tanneau et Cyril Le Floc’h sont des soignants du médico-social. Ils n’ont pas droit aux 183 € net par mois de revalorisation salariale accordés aux soignants du secteur sanitaire. « On ne lâchera pas », disent-ils, ce jeudi 1er octobre 2020, lors du débrayage à l’EPSM Gourmelen. 

    Aides-soignants, infirmiers, éducateurs spécialisés, ils assurent les mêmes tâches que leurs collègues des bâtiments voisins. Mais Alice, Julien, Cyril et les autres ne toucheront pas la revalorisation de 183 € net par mois. Ces agents du secteur médico-social ont débrayé, ce jeudi 1er octobre 2020, à Quimper (Finistère).

    183 € net qui tombent en plus à la fin de chaque mois, c’est toujours bon à prendre. Cette augmentation du point d’indice est l’une des conséquences du Ségur de la Santé. Là où ça coince, c’est que les agents qui travaillent dans le secteur médico-social n’y ont pas droit. À Gourmelen, établissement public de santé mentale de Quimper (Finistère), ils sont ainsi 65 (sur un effectif total d’environ 1 000 agents) à ne pas bénéficier de cette revalorisation salariale. Personne ne comprend cette différence de traitement. Tous la dénoncent. Ce jeudi 1er octobre, 150 agents, militants syndicaux, proches de patients ont débrayé devant Les Océanides, une résidence de l’établissement Gourmelen.

     

    « Des soignants à part entière »

    Alice Pennarun et Éricka Gloanec sont aides-soignantes. À la maison d’accueil spécialisée (Mas), elles veillent au bien-être des trente résidents de ce lieu de vie. Les résidents, âgés entre 30 à plus de 70 ans, souffrent de troubles autistiques, psychiatriques. À mesure qu’ils vieillissent, ils développent d’autres maladies et deviennent de plus en plus dépendants.

    « Pourquoi ne sommes-nous pas considérés comme des soignants à part entière ? », dénoncent les deux professionnelles. « On a des populations compliquées à prendre en charge, relève Alice Pennarun. Quand vous avez trente patients souffrant de troubles autistiques confinés pendant des semaines… »

     
    Un système à deux vitesses : c’est ce que dénoncent les soignants du secteur médico-social. Ce jeudi 1er octobre 2020, ils ont débrayé à Gourmelen à Quimper, soutenus par des collègues du secteur sanitaire, des familles de patients et même par la direction. 

    « On veut le même salaire que les autres »

    Julien Tanneau est éducateur spécialisé. Il accompagne, jours fériés et week-end compris, les quinze résidents de l’établissement d’accueil médicalisé, atteints de troubles autistiques, de psychose… « On est employés par l’EPSM, on est agents de la fonction publique hospitalière et on toucherait près de 200 € de moins que les autres ? Non. On veut le même salaire », lance le professionnel de 38 ans.

    Lui et ses collègues refusent d’ailleurs d’assurer des remplacements au sein des unités relevant du « sanitaire » (dont les agents ont obtenu la revalorisation) : « Imaginez, on effectue un remplacement de deux mois. On travaille avec des collègues qui touchent plus que nous. Nous, nous n’avons rien en plus ! »

    La prise de parole de Yann Dubois, directeur de l’EPSM Gourmelen à Quimper (Finistère) a été applaudie, ce jeudi 1er octobre 2020. 

    « Système à deux vitesses »

    Les représentants syndicaux et les agents mobilisés ont eu la surprise de voir le directeur de l’établissement prendre la parole. Yann Dubois a dit son espoir de voir la situation évoluer. Il a dit ne « pas pouvoir se satisfaire d’un système à deux vitesses. »

    Les différents syndicats hospitaliers étaient représentés ce jeudi 1er octobre. 

    « Le risque ? Qu’on ne puisse plus recruter »

    Alice et Éricka n’ont pas choisi leur affectation à la maison d’accueil spécialisée (Mas). Leur ancien service a fermé. Aujourd’hui, elles se questionnent : « Déjà, nos services ont du mal à recruter… » Chaque été, elles tirent le même constat : « Des contractuels qui ne sont pas formés arrivent. Or, nos résidents ont des rituels qu’il faut respecter… » Le risque à l’avenir ? « Qu’il y ait un turn-over de contractuels », note Daniel Cognard, secrétaire CFDT de Gourmelen. « Et ceux qui vont en pâtir en premier lieu, ce sont les patients », complètent les soignants. Le frère d’un patient, présent à la mobilisation, appuie : « On peut compter sur eux, 24 heures sur 24. Ces soignants font un travail essentiel qui mérite d’être reconnu. »

    Nelly CLOAREC

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Seul le site de Caudan, où se trouve le siège, sera préservé.Seul le site de Caudan, où se trouve le siège, sera préservé. 

     

    Placés en redressement judiciaire cet été, les établissements François-Meunier, entreprise de rénovation navale, étaient dans l’attente de potentiels repreneurs pour leurs sites de Brest, Quimper, Vannes et Caudan, leur siège. Seul ce dernier sera préservé.

    Coup dur pour les salariés des établissements François-Meunier, entreprise de rénovation navale : à la suite de son placement en redressement judiciaire cet été, les potentiels repreneurs avaient jusqu’à ce mercredi 30 septembre pour se signaler. Ce qu’ils n’ont pas fait, selon les informations de la CGT. L’avenir des sites de Brest, Vannes et Quimper serait donc scellé. Le siège à Caudan, près de Lorient, serait en revanche repris par l’actuel propriétaire, le groupe Meunier Industries.

    Une trentaine de personnes au chômage

    « Tout le monde est sous le choc », confie Philippe Letty, délégué syndical CGT à Brest, pourtant relativement optimiste lors de la précédente audience, début septembre. « C’est une trentaine de personnes qui se retrouvent sur le carreau et au chômage », se désole-t-il. Des actions de mobilisations pourraient être organisées dans les jours à venir.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Stéphane Le Labourier, Denis Cordier et Michèle Daloz, membres de la Ligue des droits de l’Homme.Stéphane Le Labourier, Denis Cordier et Michèle Daloz, membres de la Ligue des droits de l’Homme. 

    La Ligue des droits de l’homme répond à Alain Kerhervé. Le conseiller d’opposition de Quimperlé (Finistère) avait fait part de ses réticences au sujet de la présence de la LDH dans une commission extra-municipale.

    Alain Kerhervé s’inquiète de la présence de la Ligue des droits de l’homme au sein de la commission du temps long qui vient de se mettre en place et dont l’objectif principal sera de veiller à la tenue des engagements pris par la municipalité (voir Ouest-France du samedi 26 septembre). La ligue des droits de l’homme fait partie des 60 associations qui ont rédigé ce pacte pour la transition.

    L’élu indique que la présence de la LDH serait un risque plus qu’un atout. Il craint que cela laisse entrevoir une non-application du droit. Or, ajoute-t-il, la qualité d’élu républicain oblige au respect du droit.

    Les craintes de l’élu semblent porter sur le point 26 du pacte, qui vise à assurer un accueil digne aux personnes étrangères quel que soit leur statut.

    « Les immigrés, un souci constant »

    La LDH ne comprend pas ces craintes. La LDH est une association généraliste qui a pour objet de défendre les droits, tous les droits. Elle est républicaine, libre, laïque et indépendante de tout parti politique.

    La LDH ne peut pas être confondue avec un lobby, parce qu’elle ne mène pas une lutte d’influence au nom d’intérêts particuliers. C’est bien une association politique, qui s’est engagée, depuis sa création tous les grands combats républicains.

    Et le responsable, Stéphane Le Labourier de citer : la création de la LDH, au lendemain de la Première guerre mondiale, pour maintenir le dialogue pour préserver la paix ; la lutte contre le fascisme dans les années 30 ; mais aussi, la décolonisation, la défense des libertés dans l’armée, le droit à l’avortement, l’abolition de la peine de mort constituent les principaux engagements des années 70, etc.

    La situation des immigrés devient un souci constant pour la LDH, au même titre que le droit au logement et l’émergence de nouvelles formes de pauvreté.

    L’urgence des préoccupations environnementales a conduit la LDH, lors d’une récente université d’automne à évoquer l’écologie, la justice et les droits fondamentaux.

    Plus récemment, nous avons dénoncé avec d’autres les violences policières ou l’arrêté préfectoral interdisant les distributions alimentaires associatives auprès des exilés présents à Calais.

    Plus localement, la section LDH avec d’autres associations (Emmaüs Rédéné, la Cimade, le CEAS, etc.) est à l’origine de la création du collectif Cent pour un toit, dont un des objectifs principaux est d’accompagner les personnes accueillies vers un accès au droit commun.

    Conclusion : Nous n’agissons pas en coulisses, mais au grand jour, publiquement et au nom des principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme.source

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Un employé d’Amazon dans une base logistique située aux États-Unis.Un employé d’Amazon dans une base logistique située aux États-Unis.

    Jusqu’ici bien discrète sur son implantation à Briec, près de Quimper (Finistère), l’entreprise Amazon tente de lever les a priori qui l’entourent. Ce mardi 29 septembre 2020, la multinationale mettait en avant ses réussites près d’Amiens (Somme).

    Autour de Quimper (Finistère), on a longtemps tu son nom. Depuis février 2020, il n’était question que d’une « base logistique » d’environ 9 000 m² construite à Briec, en bordure de la voie express. Aucun nom derrière cette « grande entreprise ».

     Les porteurs de projet préféraient que cela reste confidentiel , indiquait dans nos colonnes Ludovic Jolivet, ancien président de Quimper Bretagne occidentale. Ce n’est que le 17 septembre 2020 que sa successeure, Isabelle Assih, a fini par lâcher le nom  Amazon . Le projet du géant de l’e-commerce était déjà validé par les élus de l’agglomération quimpéroise.

    80 CDI prévus

    Le terrain de 6 ha est vendu ; la demande de permis de construire est parvenue à la mairie de Briec. Sauf retournement de situation, une plateforme logistique dite  du dernier kilomètre  verra bien le jour au cœur de la zone de Lumunoch. La multinationale s’engage à employer 80 CDI. À cela, s’ajouteraient 250 postes de chauffeurs-livreurs créés par des entreprises partenaires locales et 20 postes d’agents de sécurité et de maintenance.

    Maryse Vandepitte, maire de Boves ; Ronan Bolé, président d’Amazon logistique en France ; Alain Gest, président d’Amiens Métropole ; Brigitte Fouré, maire d’Amiens. 

    Amazon sort de sa cachette

    Jusqu’ici bien discret, Amazon commence à se montrer. En fin de semaine dernière, son service communication nous indiquait une probable date d’ouverture de la base logistique. Première parole officielle du géant de l’e-commerce. Ce mardi 29 septembre 2020, ces mêmes communicants invitaient la presse à une conférence filmée et diffusée en direct sur Internet. Des dirigeants de la multinationale et des élus de la région d’Amiens (Somme) se réunissaient pour évoquer  le 3e anniversaire du site d’Amiens-Boves .

    Soigner son image

    Pourquoi inviter des journalistes finistériens à cet événement, plutôt Picard sur le papier ? L’objectif était clairement indiqué sur l’invitation :  L’événement permettra de répondre à certaines questions sur le réseau d’Amazon en France : pr ocessus d’implantation, engagements en termes d’emploi et de préservation de l’environnement…  En clair, la société entend soigner son image, mise à mal par des citoyens opposés au modèle Amazon. À Quimper ou à Briec, des manifestations ont déjà eu lieu contre son implantation.

    « Nous avions besoin de ces emplois »

    Qu’en est-il de la base d’Amiens-Boves (107 000 m²) alors ? Première question abordée lors de la conférence, celle des emplois.  À l’annonce des travaux du site, nous avions promis 500 emplois en CDI. Trois ans après l’ouverture du site, nous sommes à 626 CDI et plus de 300 intérimaires. Promesse tenue , se félicite Ronan Bolé, président d’Amazon France Logistique.  Nous avions besoin de ces emplois. Notre région a malheureusement connu de multiples défaillances industrielles ces dernières années , précise Alain Gest, président d’Amiens Métropole.

    Par deux fois, en février et en septembre, le conseil communautaire de Quimper a validé le projet d’implantation d’une base logistique d’Amazon, à Briec (Finistère). 

    25 % de plus que le Smic

    L’impact dans la commune de Boves, gros bourg de 3 000 habitants en périphérie d’Amiens ?  L’implantation d’Amazon a eu des conséquences sur les finances de la Ville, affirme la maire, Maryse Vandepitte. En 2019, nous avons baissé le prix de la cantine scolaire. Nous avons également un projet de construction d’une salle polyvalente. La taxe foncière d’Amazon va nous aider à financer ce chantier. 

    Sur le bien-être au travail de ses employés, Ronan Bolé assure qu’Amazon rémunère ses salariés  25 % de plus que le Smic. Chacun se voit offrir chaque année une action en bourse de 3 000 dollars (2 550 €). Sachant qu’ils ont aussi un 13 e mois, c’est comme si on leur donnait un 14 e voire un 15 e mois ».

    « J’avais des a priori au départ »

    En fin de conférence, la question environnementale a été abordée, avec cette fois-ci une vision plus nationale. Ronan Bolé indique que le groupe vise  l’empreinte carbone neutre d’ici 2040, soit dix ans avant ce que préconisent les accords de Paris . Amazon entend également généraliser les livraisons  en voiture électrique, à vélo ou à pied  depuis ses plateformes dites  du dernier kilomètre  (comme à Briec) dans les prochaines années.

     J’avais des a priori au départ. Ils ont tous été levés depuis , conclut la maire, Maryse Vandepitte. À Boves et dans l’agglomération d’Amiens, Amazon semble faire l’unanimité. Du moins, si l’on en croit les différents acteurs invités mardi par le groupe. À Briec, la base logistique doit ouvrir fin 2021. On en reparle en 2024 ?

    Basile CAILLAUD

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Quimper-Appel du Syndicat CGT de L'Hôpital Gourmelen: Pour que tous les agents de l’EPSM soient traités équitablement !

     

    Lundi dernier nous avons rencontré la direction qui a confirmé l’impasse dans laquelle le décret du 19 septembre place l’ensemble du personnel de Gourmelen affecté sur une structure médico-sociale à savoir la MAS, l’EAM (exFAM), le SESSAD et le CSAPA.

    Comme on pouvait le craindre depuis la signature du Ségur en juillet, ce décret est sans ambiguïté et exclut ces agents de la revalorisation salariale attendue par tous !

    La CGT ne peut pas cautionner une telle injustice et appelle le personnel de ces structures à exprimer leur colère et leur dégout d’un tel traitement différencié en nous rejoignant dans un rassemblement

    Jeudi 1er Octobre à 13h30 devant les Océanides

    La CGT appelle aussi l’ensemble du personnel à venir soutenir nos collègues des Océanides, du SESSAD et du CSAPA en montrant notre profond désaccord avec cette première mesure du Ségur.

    Nous demandons :

    • L’abrogation du décret du 19 Septembre et le versement du Complément de Traitement Indiciaire à tous les agents de la FPH sans distinction.

    • L’ouverture urgente des négociations pour le secteur medico-social privé avec un calendrier et une mise en ouevre rapide

    • La réouverture des négociations du Ségur dont on voit qu’il s’est clos précipitamment sans évaluation des mesures adoptées.

    • Une compensation de notre baisse de pouvoir d’achat sur 20 ans : 300€ net sous forme de traitement indiciaire pérenne et non sous la forme du CTI qui reste une prime.

    • Une refonte de l’ensemble des grilles de la FPH intégrant une réelle prise en compte des qualifications : aide-soignants ET AMP en catégorie B avec conservation de la catégorie active, sur la grille type et non sur une pseudo grille B- comme ce fut le cas lors du reclassement des IDE en catégorie A.

    • Une reconnaissance de la catégorie active pour l’ensemble du corps infirmier avec un reclassement sur une grille unique en catégorie A.

    • Et surtout : arrêt des suppression de lits et de personnels dans les hôpitaux publics !

     

    Tous ensemble jeudi 1er Octobre pour montrer qu’on attend beaucoup plus du Ségur !

    Le Syndicat CGT de l'EPSM Gourmelen, le 30/09/20

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  • Le collectif « Stop Amazon » s’est rassemblé à Briec (Finistère) ce samedi 26 septembre.Le collectif « Stop Amazon » s’est rassemblé à Briec (Finistère) ce samedi 26 septembre. 

    Ce samedi 26 septembre 2020, une cinquantaine de personnes ont manifesté à Briec, près de Quimper (Finistère) contre le projet d’implantation d’une plateforme Amazon. Ils dénoncent le « silence des élus autour de ce projet nocif pour l’économie locale ».

    La polémique autour du projet d’Amazon à Briec (Finistère) enfle. Et la réaction au projet Amazon à Briec (Finistère) ne s’est pas fait attendre. Deux jours après que les élus de Quimper Bretagne Occidentale (QBO) ont donné un avis favorable à l’implantation d’une plateforme de la multinationale, une cinquantaine de personnes ont manifesté ce samedi 26 septembre 2020, de 14 h à 16 h, à Briec.

    Une manifestante masquée.

    « La démocratie participative est bafouée »

    Au départ de l’église briécoise, le collectif « Stop Amazon », composé majoritairement de membres de partis politiques et de syndicats, s’est rendu au parc d’activités de Lumunoc’h. Zone où souhaite s’implanter la multinationale sur une parcelle de 5 hectares, face à la déchetterie, non loin de la voie express RN 165. « On veut alerter les citoyens sur la situation, expose d’emblée Stéphane Blondin, membre de la France Insoumise. Ce débat consultatif est en réalité délibératif. Il n’y aura pas de moratoire ni de consultation auprès des commerçants locaux et des habitants. La démocratie participative est bafouée. Amazon est nocif économiquement, fiscalement et socialement. »

    Les manifestants « Stop Amazon » réunis près de l’église de Briec (Finistère). 

    « Un coup de massue »

    Pierre Crampon, membre du collectif, arborant un sticker « Stop Amazon » sur sa veste, poursuit : « C’est un très mauvais projet, note-t-il. Isabelle Assih défendait l’idée d’être une maire écologique avec des convictions. Voilà le résultat. On subit le silence des instances. Elle et l’ensemble des élus se laissent porter par les sirènes du capitalisme. Que ce soit Isabelle Assih ou Ludovic Jolivet, nous avons l’impression qu’ils font semblant de faire de la politique. Ils ne décident de rien, sont impuissants. Nos élus manquent de courage politique. On pensait que Briec allait suivre le chemin de Mondeville (Normandie) (1). C’est un véritable coup de massue. »

    L’une des pancartes visibles lors de la manifestation organisée à Briec par le collectif « Stop Amazon ».  

    « Amazon a tué des milliers d’emplois »

    Si certaines personnalités politiques y voient un projet permettant la création d’emplois, du côté du collectif « Stop Amazon », « c’est tout le contraire qui va se passer, ajoute Gérard Mas, membre du collectif. Les élus ont une vision à court terme avec le recrutement de 80 CDI qui serait un bon vecteur pour notre territoire. Mais à long terme, ce sont des dizaines de libraires et commerces indépendants qui vont baisser le rideau. Amazon a tué des milliers d’emplois. Pour un emploi créé par la multinationale, ce sont deux voire trois qui sont supprimés. Est-ce vraiment de cela que nous voulons ? » 

    En chef de file de la manifestation, Catherine Malbranque, Briécoise, a pris la parole avant la déambulation. Elle ne décolère pas depuis jeudi. « J’ai discuté avec nos commerçants locaux. Ils sont résignés. Pour certains, c’est une catastrophe. Ce simulacre de débat est une marque de fabrique de la part de nos élus. On est responsable de ce que l’on n’a pas su empêcher. On agit avec courage, contrairement à nos élus. »

    Le collectif va se réunir ce lundi 28 septembre pour définir les contours de la mobilisation. Et déjà certaines idées émergent. « On va faire une Zad ! » , clame un manifestant. Ironie ou réelle ambition ?

    Les manifestants ont préparé plusieurs pancartes pour dire non à Amazon.

    (1) Les élus de Mondeville ont refusé l’implantation d’Amazon en novembre 2019.

     

     

    Quentin BURBAN.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Les manifestants se sont retrouvés sur la Grande Place de Briec.Les manifestants se sont retrouvés sur la Grande Place de Briec.

    Des personnes du collectif Stop Amazon se sont rassemblées sur la Grande Place de Briec (Finistère), samedi 26 septembre. Vers 14 h 15, ils étaient environ une cinquantaine, réunissant des partis politiques comme la France Insoumise.

    Stéphane Blondin, de la France Insoumise, a pris la parole.

    Depuis une semaine, l’implantation d’Amazon fait polémique près de Quimper.

     

    Après plusieurs prises de paroles, le collectif s’est rendu sur le site où est prévue l’implantation du géant américain. Le cortège est arrivé sur le site vers 15 h 25.

    Les manifestants en route vers la zone du futur site d'Amazon. 

    Le permis de construire, déposé le 7 août à la mairie de Briec, doit être validé, ou non, dans un délai de trois mois. En cas de réponse positive, les travaux débuteraient d’ici la fin de l’année.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

     

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