• Grand Morlaix : les Insoumis veulent un débat et une consultation (OF.fr-22/05/2018-13h35)

    La France insoumise du pays de Morlaix a créé une pétition en ligne, à destination du préfet du Finistère.

    La France insoumise du pays de Morlaix réagit aux récentes prises de position, de la maire de Morlaix et de la députée, en faveur du grand Morlaix. « Il est proposé que les communes qui voudraient fusionner puissent le faire après délibération de leur conseil municipal. Or, ce projet n’était dans aucun programme des élus des communes concernées lors des municipales de 2014. »

    Les Insoumis demandent « que cette fusion de communes ne puisse se faire sans une consultation citoyenne précédée d’un débat ». À cet effet, ils ont lancé une pétition en ligne, invitant le préfet à organiser cette consultation.

    « Cela pourrait redynamiser le territoire »

    Ils demandent aussi « que soient rendues publiques toutes les études menées dans cet objectif par Morlaix communauté ». Lors d’une réunion de travail prévue le 28 mai avec les élus, la communauté d’agglomération présentera les résultats d’une première étude financière établie selon plusieurs scénarios. 

    « Nous pensons que la population est attachée aux services publics de proximité auxquels l’échelle communale a permis de satisfaire jusqu’à présent mais qu’en même temps, le grand Morlaix pourrait sans doute redynamiser et rendre attractif notre territoire. »

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Concernés plus ou moins directement par la demande de second collège public à Landerneau, les maires et adjoints du territoire restent mobilisés derrière cette revendication.Concernés plus ou moins directement par la demande de second collège public à Landerneau, les maires et adjoints du territoire restent mobilisés derrière cette revendication.

     

    Les élus du territoire landernéen affinent leur argumentaire avant le rendez-vous de mercredi au conseil départemental. Il s'agira de marquer des points sur la demande de second collège public. En s'appuyant sur la logique démographique, sociale et économique.

    Calcul différentiel. La réunion de mercredi pourrait s'attarder sur des appréciations différentes des chiffres. « Pour calculer ses prévisions d'effectifs en collège, le conseil départemental se réfère aux chiffres d'inscrits en primaire », note Sabrina Ménager (collectif second collège). « Des chiffres faussés car ils ne tiennent pas compte des élèves qui s'inscrivent à Mescoat en cours d'année scolaire, ni des familles qui s'installent. Le conseil départemental se trompe d'une centaine d'élèves chaque année. Cela représente beaucoup », signale Patrick Leclerc, maire de Landerneau et président de la Communauté de communes du pays de Landerneau-Daoulas (CCPLD). Démographie atypique à valoriser. D'autres chiffres sortiront du cartable des élus locaux qui se présenteront, mercredi, à la réunion (lire ci-dessous). Ceux étayant la dynamique « atypique dans le Finistère » du pays de Landerneau-Daoulas. « 49.384 habitants, aujourd'hui, et une démographie qui n'a cessé d'augmenter depuis 2009 », année d'inscription du second collège public à Landerneau dans la programmation du Département. « C'est une population plus familiale, plus jeune que la moyenne départementale. 960 logements ont été créés entre 2015 et 2017. Cette dynamique va se poursuivre », prévient le président de la CCPLD. Soutien économique.
     
    « Notre collectivité est le second pôle du pays de Brest, rappelle Patrick Leclerc. Des entreprises s'installent. Le développement économique se manifeste particulièrement entre Guipavas et Plouédern, le long de la RN12. Il augure l'arrivée de nouveaux habitants ». Là encore, des stats soigneusement sélectionnées par les élus locaux confortent la nécessité du second collège public à Landerneau. « Au ratio, la CCPLD compte un collège pour 15.000 emplois. Dans le pays de Landivisiau, c'est un collège pour 11.000 emplois ; dans le secteur de Guipavas, Le Relecq, Plabennec, un pour 7.500 ». Le Département au rattrapage. Le nombre de collèges (publics et privés confondus) par habitants d'une collectivité révèle encore plus significativement le déficit landernéen (ou l'excédent ailleurs ?). « Trois collèges dans la CCPLD quand Morlaix communauté (67.000 habitants) en a sept, Quimperlé communauté (55.000 habitants) en a huit, Concarneau agglo a deux collèges publics pour 668 élèves... », énumère Patrick Leclerc. « Et un seul CPE à Mescoat. Une autre anomalie, liée à l'Éducation nationale cette fois », ajoute Sabrina Ménager. « Mercredi prochain, nous irons tous devant le conseil départemental pour montrer que ce second collège public n'est pas une lubie de notre part mais un rattrapage de ce qui aurait dû être créé depuis plusieurs années », martèle Patrick Leclerc. Pas de problème d'addition. La construction d'un second collège public à Landerneau (600 places ?) nécessiterait un budget aux alentours de 18 M€. Le conseil départemental et l'Éducation nationale ont affirmé que la question du budget n'entraînerait pas de blocage. « La cohésion d'un bassin de vie est plus importante qu'un investissement, il est vrai, de plusieurs millions d'euros », approuve Laurence Fortin, maire de La Roche-Maurice. « Il faut s'adapter aux dynamiques. Les communes de notre territoire le font : Pencran et Saint-Divy investissent dans leurs écoles », signale le maire de Landerneau, espérant que le bon exemple vienne aussi d'en haut. Le grand oral de mercredi pèsera dans l'appréciation finale. Le Département prendra sa décision de construire, ou non, le second collège, en octobre.
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    « En Bretagne, les déchets d’anciennes mines d’uranium ont été utilisés en remblais de routes, de chemins ou sous des maisons. Ils polluent l’eau, les sols en radon », souligne Sylviane Poulenard, vice-présidente de la Criirad à Valence (Drôme). « En Bretagne, les déchets d’anciennes mines d’uranium ont été utilisés en remblais de routes, de chemins ou sous des maisons. Ils polluent l’eau, les sols en radon », souligne Sylviane Poulenard, vice-présidente de la Criirad à Valence (Drôme).

    Samedi, à Vannes, la fédération antinucléaire Bretagne tenait son premier colloque régional. Cette journée a permis aux militants de différentes associations d’échanger leurs expériences. Notamment les associations du collectif Mines d’Uranium qui ont rappelé que ni la dépollution ni la signalisation des anciennes mines (25 dans le Morbihan) n’étaient encore réalisées. Ils ont aussi profité du point de vue de spécialistes, comme Sylviane Poulenard, vice-présidente de la Criirad, laboratoire associatif indépendant de mesure de la radioactivité, venue parler du Radon.

    Il est connu que la Bretagne est une région riche en radon. Le nécessaire n’est-il pas fait pour en protéger les populations ?

    En France, la Bretagne est, avec le Massif central et la Corse, la région à plus fort « potentiel » de radon, ce gaz invisible et radioactif. Actuellement, il y a des mesures dans les établissements recevant du public et les lieux de travail de 31 départements. Le seuil ne doit pas dépasser 400 becquerels par m³ d’air. L’Organisation mondiale de la santé préconise 100 becquerels Il y a un vrai enjeu de santé publique. Le risque est clairement identifié : 1 200 à 3 000 décès par an du cancer du poumon sont directement imputables au radon. À fortes doses, le radon est mortel en quelques jours, mais dans un État qui a développé le nucléaire il y a un problème de non-reconnaissance du risque lié aux faibles doses.

    La réglementation va-t-elle évoluer ?

    En 2013, une directive européenne a été votée qui va dans le bon sens, mais n’est toujours pas arrivée en France. Nous espérons qu’elle ne mettra pas huit ans comme le texte de 1996 à être transposée en droit français Le seuil devrait être abaissé à 300 m³, une nouvelle cartographie plus fine réalisée. Notre crainte est que les habitations ne soient toujours pas concernées par les mesures et qu’aucune norme ne s’impose dans les constructions neuves. Pour éviter un quart des décès, il faudrait abaisser la norme à 200.

    Quels moyens pour se protéger ?

    Il y a des choses faciles à mettre en place à la construction, d’autant que nos bâtiments sont de plus en plus confinés : vide sanitaire ou lit de gravier drainant ou ventilation double flux. Dans certains pays comme les États-Unis, la Suède ou la Suisse, il y a des métiers autour de la protection contre le radon. En France pour la première fois, nous avons pu, cette année, proposer une formation aux professionnels du bâtiment en Auvergne Rhône-Alpes.

    source: http://www.letelegramme.fr/

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  • L’opération d’évacuation de la Zad (zone à défendre) à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) a été lancée ce lundi 9 avril. Ce même jour, 150 personnes se sont rassemblées à Quimper (Finistère).

    L’opération d’évacuation de la Zad (zone à défendre) à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) a été lancée ce lundi 9 avril. Ce même jour, 150 personnes se sont rassemblées à Quimper (29)

    L’opération d’évacuation de la Zad (zone à défendre) à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) a été lancée ce lundi 9 avril. Ce même jour, 150 personnes se sont rassemblées à Quimper (Finistère).

    Des premières expulsions de la Zad (zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ont eu lieu, ce lundi 9 avril.

    Les comités de soutien de Quimper, Douarnenez et du Pays bigouden ont décidé de se réunir, ce même jour, place Terre-au-Duc, à Quimper. Objectif : envisager une « riposte » à ces évacuations. 150 personnes étaient présentes, au plus fort du rassemblement.

    Notre-Dame-des-Landes ou Pont-de-Buis-lès-Quimerch

    Certaines ont proposé de se rendre à Notre-Dame-des-Landes, « en soutien aux habitants de la Zad ». D’autres envisagent de se rendre à l’usine Nobel Sport, qui fabrique de la poudre et des explosifs (classé Seveso) à Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère). « Il y a beaucoup de gendarmes présents. En nous y rendant, on va les mobiliser et ils délaisseront un petit peu Notre-Dame-des-Landes », explique une manifestante au micro.

     Après ces prises de paroles, place Terre-au-Duc, les manifestants ont défilé dans les rues de Quimper. Ils ont, notamment, emprunter les quais de l’Odet, où la circulation n’avait pas été coupée.

    Les manifestants ont, notamment, emprunter les quais de l'Odet, où la circulation n'avaient pas été coupée. 
     
                     La circulation a été perturbée de longues minutes sur les quais de l'Odet. 
     
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  • Le cortège a bloqué le tram quelques minutes.Le cortège a bloqué le tram quelques minutes

    Plus de 150 personnes ont manifesté ce lundi soir afin de protester contre les expulsions de la Zad (zone à défendre) de Notre-Dames-des-Landes (Loire-Atlantique).

    Ils étaient plus de 150, réunis place de la Liberté, lundi soir, pour protester contre les expulsions de Zad de Notre-Dames-des-Landes, expliquant que « ces expulsions confirment la prétention du gouvernement à rétablir le droit tout en s’asseyant grossièrement dessus. »

    Du bruit devant le commissariat

    Après le rassemblement, les manifestants se sont dirigés vers la rue de Siam, bloquant le passage du tram quelques minutes. Le cortège a ensuite emprunté la rue Colbert, s’arrêtant devant le commissariat pour donner « un peu de son », avant de passer par la sous-préfecture et la gare.

    Une assemblée était ensuite prévue dans la soirée, afin de décider de la suite du mouvement. Un convoi pour une destination finistérienne encore inconnue pourrait partir de Brest dans la matinée de mardi.

    source : https://www.ouest-france.fr

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  • DZ-Pollutions. « La plage du Ris en grand danger » (LT-28/02/2018)

    À l'heure où les premières actions du nouveau plan algues vertes se dévoilent, les militants de BDZE avouent leur scepticisme. « Il y a un refus de prendre le problème à la base », estime Jean Hascoët, ici aux côtés d'Odile Bruneau, Martine Chapin et Annie Pigeyre.

     

    « La plage du Ris est en grand danger », alerte Jean Hascoët, président de Baie de Douarnenez environnement (BDZE). En cause, les pollutions bactériologiques et chimiques qui minent ce site depuis des années, résistantes aux plans de lutte qui se succèdent.

    « Les sites dont le classement aura été insuffisant pendant cinq années consécutives à partir de la saison 2013 devront être fermés définitivement ». C'est ce que dit l'Agence régionale de santé (ARS) dans son dernier bilan « Eaux de baignade », consultable en ligne. Deux plages de Guissény, dans le Nord-Finistère, sont d'ores-et-déjà concernées par la mesure. Et cinq autres sont dans le collimateur, affichant quatre années successives en dessous des seuils. Quatre plages du Nord du département (Santec, Plougoulm, Ploudalmézeau et Landuvez), la plage du Ris de Douarnenez figurant l'unique représentante sudiste de ce classement, dont elle se serait passée. « La plage est en grand danger, s'inquiète Jean Hascoët. Si le classement 2018 reste insuffisant ? et je ne vois pas comment cela va s'améliorer ? ce sera la fermeture définitive ». Avec son cortège de conséquences, pour la fréquentation touristique notamment.

    Pollution d'origine animale

    Un rapport a été commandé par la Ville à un laboratoire indépendant en 2017, concernant la qualité des eaux de baignade du Ris, les sources de pollution et les mesures qu'il convient de prendre. Ce rapport est en ligne sur le site de la Ville (à la rubrique Téléchargements). « C'est un rapport très complet, très bien fait », convient Jean Hascoët. Ce rapport pointe les sources de pollution et propose d'agir en priorité sur la principale, d'origine animale, en limitant l'accès des bovins aux cours d'eau et en s'attaquant aux risques de lessivage des épandages de lisiers de porc vers ces cours d'eau. Il faut également contrôler les installations d'assainissement collectif et non collectif aux abords de la plage (une opération est en cours) et sensibiliser le public au ramassage des déjections canines sur la plage.

    Or, une récente prise de position du Parc marin a fait sortir les défenseurs de l'environnement de leurs gonds. Début février, le parc émettait un avis favorable à une demande de dérogation à l'interdiction d'épandre du lisier à moins de 500 m d'une zone conchylicole, en application depuis 2009. La fameuse bande des 500 m. La demande émane d'un éleveur de Telgruc-sur-Mer et concerne des parcelles situées sur le bassin-versant des plages de Trez-Bihan et Trezbellec, en baie (Le Télégramme du 21 février). Neuf associations bretonnes, dont BDZE, viennent de demander au préfet de passer outre cet avis, « en contradiction absolue avec l'objectif de réduction des flux d'azote défini dans le plan algues vertes (PLAV2) ».

    Produire moins et mieux

    En tant que membre de Eau et Rivières de Bretagne, l'association BDZE est représentée dans le comité qui a élaboré ce plan à l'échelle des bassins versants de la baie et qui doit, depuis le 1e r janvier, le mettre en oeuvre, par le biais de l'Établissement public de gestion et d'aménagement de la baie de Douarnenez (Epab). « Ce qui m'est apparu, c'est qu'il y a un refus de prendre le problème à la base, commente Jean Hascoët. C'est-à-dire, de parler de changements de pratiques agricoles. Le PLAV 2, c'est tout de même 40 millions d'euros sur la Bretagne». « On discute beaucoup, on fait beaucoup de réunions au lieu d'avancer »,résume Martine Chapin. « Nous, à Douarnenez, on est énervés par cette impression de blocage, poursuit Jean Hascoët. Et on se rend compte que ceux de nos adhérents qui vivent dans le Porzay, où les éleveurs sont plus présents, hésitent à s'exprimer publiquement. Or, dépenser des millions d'euros pour refaire des berges de cours d'eau et des talus qui continuent à être détruits n'a pas grand sens si les pratiques agricoles ne changent pas, si l'élevage dans son ensemble ne se désintensifie pas, martèle l'écologiste. Il faut produire moins et mieux ! ».

    source: http://www.letelegramme.fr

     

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  • Cap-Sizun. Ils protègent l'abeille noire (LT-28/02/2018)Les membres de l'Association pour la protection et la promotion de l'abeille noire du Cap-Sizun entendent défendre bec et ongles l'abeille locale.

     
    Il y a presque un an naissait l'Association pour la protection et la promotion de l'abeille noire du Cap-Sizun (Appan). Elle réunit à présent 83 adhérents, qui vont se retrouver le 10 mars pour leur première assemblée générale ordinaire. Une réunion ouverte à tous. « Aujourd'hui, on parle beaucoup des abeilles et des problèmes auxquels elles sont confrontées. Cela crée un courant de sympathie. On veut sauver les abeilles et de nombreuses personnes souhaitent avoir une ruche, voire plus, au fond du jardin ou ailleurs, expose Youenn Landrein, secrétaire de l'association. Mais il y a un problème qui n'est pas ou peu abordé et qui constitue pourtant une menace pour la conservation des abeilles locales. Car il n'y a pas qu'un seul type d'abeille, en France ou ailleurs. Et elles ne sont pas toutes jaune et noire ». ?« Notre abeille locale, celle de l'Ouest Bretagne, est une abeille toute noire -melifera melifera- ? et elle est là depuis des millions d'années, ce qui a donné un écotype, détaille Youenn Landrein.
     
    Aujourd'hui, par l'importation anarchique d'abeilles exogènes, les écotypes d'abeilles noires locales sont menacés par le phénomène d'hybridation par des abeilles venant d'autres pays, via Internet notamment ». « Au-delà des pesticides, des maladies, des prédateurs, qui génèrent de réels dégâts sur tous les pollinisateurs, le problème majeur de l'hybridation des écotypes de l'abeille noire, et de ses conséquences, est mal connu du grand public. Là est le coeur de l'objet de notre association, qui vise à protéger et promouvoir l'abeille noire, sur la pointe du continent qu'est le Cap-Sizun ».

    Pratique
    Association pour la protection et la promotion de l'abeille noire du Cap-Sizun (Appan) : assemblée générale le 10 mars, à 13 h 30, à la salle polyvalente d'Esquibien, à Audierne. Ouverte à tous. En seconde partie, conférence du chercheur Matthieu Guichard, spécialiste de l'abeille et de ses maladies. Renseignements au 06.08.63.51.73. Mail : abeillenoire.capsizun@gmail.com
     
     
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  • Le bagad An Oriant, de Lorient, sur la scène du Quartz.Le bagad An Oriant, de Lorient, sur la scène du Quartz.

    Depuis le début de l’après-midi, ce dimanche, les bagadoù défilent sur la scène du Quartz, à Brest. Qui remportera le concours et succédera à Cap Caval ?

    « C’est la première fois que je ne m’ennuie pour aucun bagad » clame Martine, ravie, pendant l’entracte du championnat des bagadou qui se déroule ce dimanche à Brest.

    Le Bagad de Plougastel a ouvert le bal, suivi de Kerlenn Pondi de Pontivy, Quic en Groigne, Ar meilhou Glaz de Quimper, Kevren Alre d’Auray, Brieg et le fameux Cap Caval, gagnant du championnat précédent.

    « Une nette différence »

    Après sa prestation, le public est conquis. « Il y a une nette différence avec les autres bagadoù, tranche une spectatrice. Cette année, ils ont fait le contre pied de l’année dernière, une fin qui n’est pas en apothéose, plus mélodieuse, ça change et ça marche. »

    Bob Hasle, président du jury, rappelle : « Rien n’est joué. Il y a des favoris mais les autres poussent derrière. »

    Des airs variés

    André Queffelec, président de Sonerion, se félicite : « Le thème de cette année porte sur le territoire de Haute Bretagne et même si les rondes sont souvent inspirées du terroir de Loudéac, les airs sont plus variés. »

     

     

     « Comme toujours, la sélection va porter sur les détails, renchérit Jacques Corbin, ancien président du Bagad kemper. On distingue tout de même deux catégories dans la première catégorie. »

    Autre favori, le Bagdad Kemper qui ouvrira la deuxième partie du championnat. Les résultats seront communiqués entre 19 h et 20 h.

    Toutes les vidéos des bagadoù ici

    Championnat des bagadoù à Brest. Les résultats

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  • SNCF. Six « petites lignes » de train dans le collimateur (OF.fr 25/02/2018)

    Dans le rapport Spinetta, la fermeture de « petites lignes » de train jugées peu rentables est notamment conseillée.

    Remis la semaine passée au Premier ministre, le désormais célèbre rapport Spinetta visant à réformer le système ferroviaire français, est accompagné d’une carte. Une carte qui cible les petites lignes, « peu utilisées, héritées d’un temps révolu », décrites comme non rentables et coûteuses pour la collectivité.

    Dans le panel des recommandations, les rapporteurs proposent leur fermeture ce qui selon eux dégagerait une économie annuelle d’1,2 milliard. En Bretagne, six lignes où circulent moins de vingt trains par jour et où le taux de remplissage est jugé insuffisant sont ainsi qualifiées de « petites lignes ». Potentiellement dans le collimateur donc.

    Lire aussi : SNCF-Le train de Carhaix-Paimpol menacé de terminus par le rapport Spinetta ?

    « Renoncements » en série

    Colère froide pour Gérard Lahellec, vice-président de la Région en charge des transports qui voit dans ce texte l’expression d’un « regard condescendant porté par M. Spinetta depuis l’intérieur de son périphérique sur la province. » Les petites lignes ne sont pas rentables ? « Il n’existe pas une seule ligne rentable ! Un abonné du TER ne paye en moyenne que 10 % du coût réel de son billet. On me dit : « Sur la ligne entre Dol et Dinan, il n’y a que 100 voyageurs. » Avec M. Spinetta, il n’y en aurait plus. Vous trouvez cela mieux ? » Et l’élu de décrire, après l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, après le rapport Duron invitant à reporter le prolongement de la ligne à grande vitesse vers l’ouest, un nouveau « renoncement de l’engagement public. »

    En décembre dernier, après un an de travaux et 77,8 millions d’euros investis, la ligne entre Quimper et Brest était rouverte avec l’espoir d’un trafic augmenté de 50 %. Une campagne d’affichage, où un marin brestois embrassait à pleine bouche une femme du Finistère sud, annonçait l’événement. Pas certain que M. Spinetta reçoive un tel accueil au bout des « petites lignes ».

    Glen Recourt.

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Alors que l’ française est capable depuis toujours de nourrir la population de l’Hexagone et qu’elle est encore une source majeure d’exportations et de devises, tout est fait pour qu’elle ne cesse de reculer en plongeant dans l’angoisse du lendemain des dizaines de milliers d’agriculteurs.

    Et c’est l’Union européenne (UE) qui modifie brutalement ses subventions aux zones agricoles à développer au risque de ruiner des milliers de travailleurs de la terre… tout en favorisant les capitalistes de l’agriculture, déjà principaux bénéficiaires de la politique agricole européenne. Bien entendu, Macron s’applatit : c’est un « grand Européen » qui veut « toujours plus d’Europe », de « gouvernance européenne », de « défense européenne », de « budget européen ». Et la souveraineté politique et alimentaire de la nation dans tout ça ?

    Et c’est cette même UE, servilement suivie par Macron, qui met en application le CETA (libre échange avec le Canada) sans même attendre sa validation par la représentation nationale, au risque de favoriser la grande agriculture et de généraliser la malbouffe. Et comme si ça ne suffisait pas, voici le traité de libre-échange avec le Mercosur, qui déstabilisera encore plus les marchés agricoles. En outre, Macron et Cie ne le disent évidemment pas, mais l’un des enjeux à la mise en place du gouvernement de grande coalition CDU-SPD à Berlin, est le retour du TAFTA, le Traité transatlantique qui donnerait le coup de grâce à ce qui resterait de notre agriculture paysanne, et peut-être à notre agriculture tout court.

     

    On ne peut séparer cette honteuse casse de la France agricole et rurale de l’entreprise générale de casse euro-atlantique de la France que couvre le pseudo-modernisme « centriste » de Macron : la casse agricole est un élément de la destruction généralisée du produire en France qui vise aussi l’industrie(tout récemment, dégraissage chez PSA, qui prépare sa délocalisation, dépeçage d’Alsthom ou de STX aux capitaux étrangers, mainmise croissante des capitaux allemands sur Airbus, etc.) ; elle va de pair avec la mise en extinction des services publics, Poste, SNCF, EDF, et les agriculteurs qui se laissent tromper par les partis de droite et par la FNSEA jouent contre leur propre camp, celui des travailleurs, quand ils se laissent monter contre les cheminots, fonctionnaires et autres travailleurs qui vivent sans discontinuer le blocage des salaires, les suppressions de postes par milliers, la casse de leurs métiers.

    Face à l’UE, cette machine à détruire les revenus et les conditions de vie des travailleurs, face à l’euro, dont l’alignement structurel sur le Deutsche-Mark renchérit toutes nos exportations, face aux capitalistes richissimes de la grande distribution qui écrasent à la fois leurs salariés, les petits producteurs agricoles et les consommateurs, face au grand patronat qui joue sur le chômage de masse pour comprimer le pouvoir d’achat de 19 millions de salariés (ce qui pave la voie des importations à bas coût et sans garanties sociales et écologiques), les travailleurs salariés et non salariés de la ville et de la campagne doivent refuser la division. Héritier d’un parti, le grand PCF du Front populaire et de la Résistance, qui a toujours associé la faucille paysanne au marteau ouvrier, le PRCF appelle les travailleurs salariés à soutenir chaleureusement les revendications paysannes. Il appelle aussi les paysans à soutenir le grand mouvement « tous ensemble en même temps » qui se prépare pour le 22 mars prochain dans le but de battre les contre-réformes Macron dictée par le MEDEF et par l’UE du grand capital.

    Plus largement, le PRCF appelle les agriculteurs à refuser désormais leur confiance aux LR, à Macron et au FN qui les flattent mais qui, comme les dirigeants de la FNSEA, ne servent en fait que l’UE du grand capital, que la très grosse agriculture capitaliste, que les maîtres de la grande distribution au détriment des paysans, des consommateurs salariés et de l’intérêt national. Plus d’illusions sur l’UE et l’euro, ces cadeaux empoisonnés au monde agricole qui, depuis 40 ans, ont surtout servi à démolir l’agriculture paysanne et de droit de bien-vivre à la campagne en jouissant du produit de son travail !

    A lire :

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • SNCF. Le train Carhaix-Paimpol menacé de terminus par le rapport Spinetta ? (OF.fr-23/02/2018)Mathieu, qui habite Paimpol (Côtes-d'Armor), a fait le choix d'aller travailler à Guingamp par le train- @David ADEMAS /

    Le train Carhaix-Paimpol dessert une dizaine de gares depuis le Centre-Bretagne jusqu’au littoral. Si cette ligne, gérée par une société privée, n’est pas rentable, sa fermeture semble inimaginable aux usagers. Le rapport Spinetta sur la SNCF préconise pourtant de fermer les lignes non rentables.

    Dans le tunnel d’accès aux quais, c’est le chassé-croisé des usagers du TGV en provenance de Paris, et des habitués du TER Bretagne, en partance pour Paimpol, ce mardi à 17 h 30, en gare de Guingamp, dans les Côtes-d’Armor. Les voyageurs sont nombreux à se diriger vers le quai n°3, où l’autorail régional les attend. Dans dix minutes, les portes se verrouilleront automatiquement.

    Très rapidement, la moitié des 90 places assises sont occupées. Par des jeunes gens, en grande majorité. « On prend le train tous les jours », indiquent Emma et Pauline, deux Paimpolaises scolarisées à Guingamp. Comme la poignée d’adultes qui, eux aussi, sont des usagers réguliers de cette petite ligne, gérée par la CFTA (Société générale de chemins de fer et de transports automobiles), dont le siège est à Carhaix, dans le Finistère.

    Le train Carhaix-Paimpol pourrait être menacé par le rapport Spinetta. @David ADEMAS /  

    Un train pour aller au travail

    Ces habitués ont entendu parler du rapport Spinetta, qui vient de préconiser la fermeture de petites lignes ferroviaires non rentables, mais ils n’ont pas compris que la ligne Carhaix-Guingamp-Paimpol pouvait être menacée. « Nous sommes nombreux à aller au travail grâce au train, remarque Mathieu, employé à l’agglomération. Il y a toujours du monde à monter ou descendre aux petits arrêts. J’ai même l’impression qu’il y a de plus en plus de gens comme moi qui ont opté pour le train plutôt que la voiture.»

    La ligne Carhaix-Paimpol, gérée par une société privée, n'est pas rentable mais sa fermeture semble inimaginable aux usagers. @David ADEMAS 

    Frédéric, lui, s’insurge : « On dit que gouverner, c’est prévoir! Alors pourquoi avoir mis près de 30 millions d’euros pour restaurer la trentaine de kilomètres entre Guingamp et Paimpol, l’an passé? Que dire de la volonté politique en faveur des transports publics? »

    « Sauver cette ligne indispensable au désenclavement »

    Ces interrogations sont partagées par de nombreux élus. « Nous devons agir immédiatement pour sauver cette ligne indispensable au désenclavement et au développement du Centre-Bretagne », lance Christian Troadec, maire de Carhaix. Jean-Yves de Chaisemartin, maire de Paimpol, avoue que les conclusions de ce rapport le mettent en colère. « Il faut arrêter de se moquer du monde, tempête-t-il. L’État ne gère plus, mais confie les patates chaudes aux collectivités. »

    Le rapport Spinetta sur la SNCF préconise pourtant de fermer les lignes non rentables, comme la ligne Carhaix-Paimpol. @David ADEMAS

    Certes, cette ligne n’est pas rentable. « Mais le transport public, en tant que service public, par essence, n’est jamais rentable, remarque Loïc Lanne, directeur de la CFTA. Nous sommes la seule société privée sous-traitante de la SNCF. Nous gérons ces 86km de voie ferrée. Aujourd’hui, c’est la Région qui est l’autorité en matière d’organisation des transports. »

    Et la Région Bretagne a payé 48 % de la rénovation de la ligne entre Guingamp et Paimpol. De quoi revendiquer que les trains ne restent pas à quai.

    Fabienne MENGUY

     source: https://www.ouest-france.fr

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  • Une bonne soixantaines de manifestants, ont répondu à l'appel national, ce jeudi, soir pour protester contre l'expulsion, intervenue ce matin, des opposants au projet de centre d'enfouissement de déchets nucléaires, qui occupait le bois Lejuc, à Bure, dans la Meuse. Etaient présents, entre autres, des membres du collectif Sortir du nucléaire en Cornouaille, d'autres du Réseau sortie du nucléaire ou de la Fédération anti-nucléaire de Bretagne ainsi que des membres d'Europe écologie les verts ou de France insoumise. "Rien n'autorisait ces expulsions. L'installation du Cigeo (Centre industriel de stockage géologique, NDLR) n'a pas encore été autorisé par la loi et des maisons privées appartenant à des particuliers ont été occupées par la police", déplorait Marie Nicolas, membre de Sortir du nucléaire en Cornouaille. Les manifestants ont demandé l'arrêt du projet et l'arrêt du nucléaire. Les images d'Antoine Roger. 

    source: https://www.dailymotion.com

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  • DZ-Laennec. La fermeture de classe confirmée (LT-23/02/2018)

    La carte scolaire pour la rentrée de septembre a été dévoilée, jeudi soir. La fermeture de classe, à l'école Laennec, a été confirmée. Plus tôt dans la journée, à 16 h, des parents d'élèves du groupe scolaire avaient décidé de se mobiliser, devant l'école, pour manifester leur inquiétude. « Il y a 233 élèves cette année. Il en faut 230 pour que l'inspection académique maintienne les moyens de la carte scolaire actuelle. Il y a actuellement 212 inscrits pour l'année prochaine », a expliqué Catherine Creveau, la présidente de l'Association des parents d'élèves, qui espère que la situation sera à nouveau examinée puisque « le nombre d'inscriptions a encore largement le temps d'évoluer »

    source: http://www.letelegramme.fr

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  • ce jeudi soir à 18 h devant
    la préfecture de Quimper


     

    La fédération anti-nucléaire Bretagne dénonce l'opération policière déclenchée ce matin à 6 h 30 outrageusement démesurée pour déloger les résistants à l'installation du centre d'enfouissement irréversible des déchets nucléaire à Bure dans la Meuse (CIGEO). Ceux-ci veillaient à la préservation du Bois Lejuc que l'Agence nationale des Déchets Radioactifs
    (ANDRA) voulait raser illégalement.

    Il est temps que les citoyens refusent l'impasse nucléaire dans laquelle cette industrie les a placés car elle ne sait que faire des déchets nucléaires produits depuis l'extraction de l'uranium jusqu'au démantèlement de ces installations civiles et militaires . La sagesse commande d'arrêter de produire des déchets , un poison radioactif pour des milliers d'années, au lieu de s'entêter dans cette folie nucléaire.

    *Elle appelle à se rassembler dès ce soir à 18 h devant les préfectures. *
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  • Communiqué du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale

    bure resistance

    Les députés de la France insoumise s’insurgent de l’opération d’expulsion en cours sur le site de Bure.

    Le gouvernement souhaite y implanter une poubelle nucléaire, alors même que le dernier avis de l’ASN fait état de manquements à la sûreté et à la sécurité.

    Voilà le vrai visage du gouvernement, et de sa conception de la concertation et du dialogue : des élus dont on achète les consciences, un projet imposé par la force, des militants violentés. Où étaient les défenseurs de la légalité lorsque l’Andra a commencé les travaux en toute illégalité ?
    Nous dénonçons l’escalade de la répression contre les militants, au mépris de la démocratie. Aujourd’hui expulsés manu militari d’un bois et perquisitionnés à la maison de la résistance. Demain en procès pour port d’armes à cause de deux opinels, d’un câble électrique et d’une pelle à tarte.

    Les députés de la France Insoumise apportent leur soutien aux citoyens et aux associations qui défendent l’intérêt général environnemental. Nous demandons que les alternatives portées de manière raisonnable soient étudiées et un moratoire sur le projet alors qu’e des recours juridiques sont encore en cours. La France insoumise sera présente aux différents rassemblements devant les préfectures à 18h.

    Paris le 22/02/2018

    source: https://lafranceinsoumise.fr

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  •            

    Les gendarmes ont investi ce jeudi 22 février à l’aube le bois Lejuc puis la Maison de résistance de Bure (Meuse), où vivent les opposants au projet de poubelle nucléaire Cigéo.

     

    • 15 h 46 — Le secrétaire d’État Sébastien Lecornu donne une conférence de presse à Bar-le-Duc, préfecture de la Meuse :
    • 15 h 30 — Témoignage de « Sylvain » : « Je suis sorti de la Maison de résistance. On a subi une expulsion assez violente. Ils sont entrés à coups de bélier, et ont cassé toutes les portes, ont tout saccagé. Les gens, une quarantaine, se sont réfugiés en haut, assis en se tenant les coudes accrochés les uns aux autres. Plusieurs ont été frappés, étranglés, molestés, les gendarmes nous ont tous tirés. Ça a été d’une violence assez rude, ce qu’on a vécu. Je ne vois pas comment on peut ensuite parler de dialogue avec la société civile. »
    • 15 h 15 — À l’Assemblée nationale, la députée Mathilde Panot (France insoumise) interroge le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, en rappelant qu’il s’était déclaré contre Cigéo : « S’il vous reste un brin de cohérence, pourquoi ne quittez-vous pas ce gouvernement où vous servez de caution à cette violence contre des citoyens qui défendent l’intérêt général ? ». Réponse de M. Hulot, qui affirme qui rien n’a été acté à Bure : « Il faut distinguer les oppositions citoyennes, celles qui sont dans un cadre légal, et celles qui sont dans un cadre non légal. Il y a là une question d’ordre public. » - Lien vers vidéo : Assemblée nationale, à 15.15

    • 14 h 15 — Selon notre journaliste présente sur place, les gendarmes poursuivent l’évacuation, un par un, des habitants de la Maison de la résistance, à Bure. Ils emmènent ensuite ceux dont ils ne connaissent pas l’identité, laissant libres les autres. Il resterait une bonne dizaine d’habitants à l’intérieur de la maison.
    À Bure, devant la Maison de la résistance, un peu après 14 h.
    • 13 h 30 — La députée Caroline Fiat (France insoumise, Meurthe-et-Moselle), rencontrée à Bure par notre journaliste, a demandé aux gendarmes s’ils avaient un mandat pour pénétrer dans la Maison de la résistance. Elle n’a pas eu de réponse. L’accès à la Maison de la résistance lui a également été refusé.
    • 12 h 45 — Une trentaine de personnes sont barricadées dans les dortoirs de la Maison de la résistance. Des contrôles d’identité sont en cours dans la maison, au rez-de-chaussée. Des dizaines de gendarmes y ont pénétré. On compte cinq personnes en garde à vue. L’avocat Me Delalande a demandé à ce qu’elles soient regroupées dans la même gendarmerie (ce serait celle de Ligny-en-Barrois), pour qu’elles puissent voir leur avocat, dans le cadre du respect des droits de la défense. Les gendarmes les dispersent dans différents sites en Meuse.
    • 12 h 30 — Trois personnes sont en garde à vue à la suite des opérations de police à #Bure , un certain nombre de personnes au #BoisLejuc dont on est sans nouvelle.
    • 12 h 21 — Des opposant.e.s sont interpellé.e.s un.e à un.e dans la Maison de résistance à Bure et exfiltré.e.s par le jardin.
    • 11 h 56 — Nouveau témoignage en provenance de l’intérieur de la Maison de la résistance. « Les gens se tiennent en cercle et s’agrippent les uns aux autres, les gendarmes essaient de les exfiltrer un par un, on sait pas si c’est pour un contrôle d’identité ou autre chose. Les gens chantent et résistent. Ça peut durer un moment. »
      Par ailleurs, appel à rassemblement de soutien à 16 h à Mandres-en-Barrois à l’occasion de la venue de Sébastien Lecornu et à 18 h à Bar-le-Duc. Dans le reste de la France, rassemblements un peu partout à 18 h.
    Le jardin de la Maison de la résistance de Bure, vers midi.
    • 11 h 48 — Les gendarmes menacent d’envahir l’étage de la Maison de la résistance
    • 11 h 30 — Les gendarmes ont défoncé les portes de la Maison de la résistance et perquisitionné au motif qu’ils auraient constaté une violence volontaire caractérisée en flagrance « mais, en fait, c’est juste mettre un coup de filet sur tout le monde », indique un opposant à Reporterre. Les occupants de la maison sont regroupés et retranchés sur la mezzanine et les gendarmes menacent de les attaquer.
    • Communiqué du groupe parlementaire de la France insoumise, dont les députés « s’insurgent de l’opération d’expulsion » :
    • 11 h 15 - Finalement, les gendarmes ne sont pas entrés dans la maison, mais... à l’instant... « Ils défoncent les portes »
    • 10 h 41 — Dans la Maison de la Résistance : « Nous sommes soixante dans la maison. Les gendarmes sont en train d’entrer. Ils sont en tenue anti-émeutes. » La communication s’interrompt.
    • 10 h 36 — Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, s’est exprimé, notamment sur BFM : « Nous ne voulons plus en France qu’il y ait des lieux de non-droit, où nous pouvons nous installer en dehors de toute règle. Sur ce lieu [le bois Lejuc], une ordonnance avait été prise par le tribunal d’instance de Bar-le-Duc, qui avait permis d’utiliser la force pour expulser ceux qui étaient présents indûment. Donc, nous avons fait exécuter ce matin cette mesure, 500 gendarmes étaient présents. Je crois que les choses se passent bien et que tout se fait dans l’ordre et l’application de la loi. Il n’y a pas de difficulté fondamentale. On me dit que une personne a été arrêtée parce qu’elle avait lancé un cocktail Molotov sur les gendarmes, que quatre ont eu leur identité contrôlée mais les choses se passent plutôt calmement. »
    • 10 h 23 — Juliette Geoffroy, porte-parole du Cedra (Collectif contre l’enfouissement de déchets radioactifs), indique à Reporterre par téléphone : « La zone est complètement bouclée, que ce soit pour les journalistes ou les soutiens potentiels. Il y a 500 gendarmes pour 15 occupants du bois. Évidemment, en agissant en février, le gouvernement savait qu’il y aurait moins de monde.
      Côté associatif, on veut rappeler que les expulsions ont lieu alors que la visite de Sébastien Lecornu
      [Secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique] a lieu aujourd’hui et demain. On avait rendez-vous avec Sébastien Lecornu demain matin. Mais une rencontre d’une heure dans un bureau de la préfecture, avec quelques représentants associatifs triés sur le volet, ce n’est pas ça, la concertation ! Il n’y a pas de bons et mauvais opposants, il y a un collectif d’opposants et il faut parler avec tout le monde. Cette concertation est un vrai mensonge, on est choqués et surpris. Par cette action, ils essayent de nous diviser mais nous restons un mouvement uni et déterminé dans ce combat commun.
      On a bien vu depuis des semaines que le gouvernement agitait le spectre de l’arrivée de
      “zadistes violents” à Bure, mais c’était pour légitimer l’usage de la force. L’exécutif se place du côté de l’État de droit, mais il intervient alors que l’Andra [Agence nationale de gestion des déchets radioactifs] a défriché illégalement un bois dont le titre de propriété est toujours contesté. »
    • 10 h 08 — Témoignage de Jean-Marc Fleury, président de la Coordination nationale des élus opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs (Eodra) : « Hier, la préfecture nous a appelés pour nous proposer de rencontrer le ministre Sébastien Lecornu ce jeudi matin. On a dit oui et on préparait la délégation. Et ce matin, on assiste à l’expulsion ! Permettez-moi de vous le dire, c’est dégueulasse. C’est indigne de la démocratie et de la parole d’un ministre. Tout cela augure mal de la suite. On a l’impression qu’ils font tout pour que ça devienne, ce que ça n’était pas, une Zad. Là, ce qu’ils cherchent, c’est le rapport de force. Est-ce que c’est eux qui pourront garder 500 personnes en permanence sur place ou est-ce que c’est nous ? Maintenant, la question, elle est là. »
    • 9 h 51 — Les gendarmes investissent le terrain de la Maison de la résistance, à Bure. Ils n’ont pas de mandat. Sylvain nous raconte : « Putain, ils utilisent les gaz lacrymos sur le terrain, j’ai un drone au-dessus de la tête et j’ai 50 mobiles en face de moi. Ça pue le gaz lacrymo [il tousse]. Les gens sont barricadés dans la maison. » Pour l’heure, les gendarmes ne semblent pas vouloir rentrer dans cette maison, qui est une propriété privée légalement habitée. À 9 h 56, les gendarmes se retirent.

    • 9 h 42 — Cinq interpellations ont déjà eu lieu. Des bulldozers détruisent les « vigies » sud et nord ; des camions bâchés sont là, sans doute pour emporter les matériaux. Vingt gendarmes sont postés au pied du Grand chêne (lire témoignage d’un « hibou » ci-dessous). Des contrôles routiers ont lieu sur les routes environnantes.

    Réveil brutal pour les occupants du bois Lejuc, dans lequel l’Andra (Agence nationale de gestion des déchets radioactifs) voudrait commencer des travaux : à 6 h 30, les gendarmes ont encerclé et investi le bois de 220 hectares. De son côté, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, annonçait l’opération dans un tweet :

    Voici le témoignage d’un « hibou », recueilli au téléphone à 8 h par Reporterre :

    « Ce matin, j’ai reçu un appel, et au même moment, j’ai vu de la lumière venir du sol. Je pensais que c’était des copains, et puis c’était les gardes mobiles au pied de l’arbre, à 6 h 30. Ils avaient des Maglight, des lampes très puissantes. Ils exploraient la forêt, les chemins tout autour, ils ont sécurisé la zone, comptaient le nombre de barricades, qui sont innombrables.
    On est deux, dans le Grand-Chêne, dans une cabane à 25 mètres de hauteur. On a relevé les cordes. Là, une équipe de cinq gendarmes mobiles sont au pied de l’arbre. Un hélicoptère tourne non stop. Je vois onze gardes mobiles, sans casque, qui nous surveillent et commentent ce qu’on fait, on les entend. Ils se cachent quand on prend des photos. Je vois aussi deux personnes gradées qui viennent d’arriver. Là, les gendarmes sont en train d’installer une caméra, pour nous filmer.
    Il y a sept cabanes comme la nôtre dans le bois. »

    Nous avons recueilli aussi les propos de « Sylvain », un habitant proche de Bure :

    « C’est une surprise totale : on n’attendait pas d’expulsion avant la fin de la trêve hivernale. L’Andra ne peut lancer aucun chantier alors qu’on est en période de nidification des oiseaux, et il faut faire une étude d’impact avant tout nouveau défrichement. Et tous les recours ne sont pas épuisés.

    Ce qui se passe est en totale contradiction avec ce qu’a dit Nicolas Hulot à l’Assemblée nationale il y a quelques mois : il ne voulait pas de brutalité et il voulait de la concertation. On devait voir Sébastien Lecornu [le secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique] vendredi !

    On peut faire le parallèle avec Sivens : ils expulsent alors qu’on ne sait pas quelle est la situation juridique, puisque tous les recours ne sont pas épuisés.

    On appelle à des rassemblements ce soir à 18 h devant toutes les préfectures. »

    • Les gendarmes ont filmé leur intervention :

    L’Andra n’a pas l’autorisation de travailler dans ce bois

    La situation juridique du bois Lejuc est particulière. Il y a bien eu une ordonnance d’expulsion le 8 juillet 2017, mais elle n’avait pas été mise en application pendant des mois - et se déclenche avant la fin de la trêve hivernale.

    Par ailleurs, l’Andra n’a aucun motif immédiat d’intervenir dans ce bois, nous indique l’équipe juridique des occupants :

    • elle n’a pas d’autorisation de défrichement, selon une ordonnance du tribunal le 1e août dernier ;
    • la propriété du bois est contesté par plusieurs recours juridiques en cours, la délibération par laquelle la commune de Mandres-en-Barrois a cédé le bois à l’Andra étant contestée et en attente de jugement ;
    • le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires n’est quant à lui pas du tout engagé, la demande d’autorisation n’ayant même pas été engagée. Il n’est donc pas possible d’installer dans le bois Lejuc des puits d’aération liés au projet, comme l’Andra en a l’intention.

    L’opération policière intervient alors que le secrétaire d’État Sébastien Lecornu se rend aujourd’hui et demain (vendredi) en Meuse et en Haute-Marne.

     

    source: https://reporterre.net

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  • - Le pouvoir macronien invente une "ZAD" pour tenter de justifier une intervention militaire liberticide

    - Cette gesticulation ne masque pas l’échec avéré du projet "Cigéo" (enfouissement des déchets radioactifs)

     

    Bure : une absurde opération militaire au service de l’industrie nucléaire (observatoire-du-nucléaire.org 22/02/2018)

    Le pouvoir macronien confirme que, contrairement à ce qu’il prétend, c’est bien de la "politique à l’ancienne" qu’il met en oeuvre de façon générale et, en l’occurrence, concernant le nucléaire.

    Ainsi, au lieu de prendre acte de l’échec d’ores et déjà inévitable du projet "Cigéo" (enfouissement des déchets radioactifs à Bure, dans la Meuse), le gouvernement actuel se comporte comme ses prédécesseurs : il se met au service de l’industrie nucléaire en lançant une ridicule opération militaire (500 gendarmes) d’évacuation d’une ZAD… qui n’existe pas.

    En effet, en lieu et place d’une prétendue ZAD, on trouve autour de Bure des citoyens jeunes et moins jeunes qui se mobilisent légitimement pour tenter de sauver l’avenir de cette région, plombé par le projet Cigéo.

    Non seulement ce dernier obère l’avenir (qui voudrait investir ou venir habiter près d’un site d’enfouissement des déchets radioactifs ?) mais son échec technologique et son infaisabilité sont d’ores et déjà avérés, malgré l’entêtement mensonger de l’Andra (Agence nationale des déchets radioactifs).

    Après s’être déshonoré avec sa circulaire sur le recensement des migrants, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb récidive avec cette ridicule opération militaire à Bure. Il ne faut toutefois pas oublier qu’il n’est que l’exécutant des décisions prises de façon arbitraire par le président de la République Emmanuel Macron, qui n’a jamais caché son engagement aux côtés de l’industrie nucléaire, et ce au détriment de l’intérêt général.

    Pourtant, de la faillite avérée d’Areva à celle à venir d’EDF, du désastre des chantiers EPR (Finlande et Flamanville) au scandale des milliers de pièces défectueuses produites dans les usines du Creusot, l’industrie nucléaire n’en finit plus de se déconsidérer et de plomber les finances de la France.

    Il est grand temps qu’une opération soit organisée pour évacuer la "ZAD du lobby nucléaire" afin de décontaminer la République et ses institutions et laisser place à un avenir respectueux de l’environnement et des citoyens.

    source: http://www.observatoire-du-nucleaire.org

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  • Des militants anti-nucléaires ont manifesté devant la centrale de Brennilis (Finistère), samedi 23 avril, à l'occasion du 30e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Pas pour réclamer sa fermeture : construite en 1962 par le Commissariat à l'énergie atomique, elle a été mise à l'arrêt en 1985. A l'époque, cette décision donne le coup d'envoi du premier chantier de démantèlement jamais réalisé en France. Depuis, la centrale bretonne est en quelque sorte morte-vivante : elle n'a rien produit depuis des lustres, mais nécessite encore une étroite surveillance. 

    Alors que la France ambitionne de réduire de 50% la part du nucléaire d'ici 2025 et projette de fermer en 2018 la doyenne des centrales en activité, à Fessenheim (Haut-Rhin), francetv info s'est penché sur le cas de Brennilis. 

    Défis techniques, débats éthiques, écologiques et politiques : à elle seule, la centrale des Monts d'Arrée représente toute la complexité de l'après-nucléaire dans cette France aux 58 réacteurs — et peut-être, un jour, autant de "cadavres" industriels sur les bras.  

    ••• 

    Dix-huit ans d'activité et quarante-sept pour démanteler

    "Regardez autour de vous. C'est pas magnifique ? Cette vue sur le lac Saint-Michel et sur le mont, là, au loin ? Par ce temps !" En cette fin d'après-midi de mars à Brennilis (Finistère), les rayons du soleil dessinent des étoiles à la surface de l'eau. La bise est douce et le ciel découvert. François, un retraité venu pêcher dans ce coin paisible, a raison. C'est magnifique. Pourtant, à quelques centaines de mètres de sa chaise pliante s'élève un bâtiment en béton, au cœur de nombreuses polémiques depuis plus de trente ans : la centrale nucléaire. Ou plutôt ce qu'il en reste, quelques bâtiments et surtout son enceinte de confinement, que l'on aperçoit depuis la route et les villages alentours.

    Au cœur du Finistère, les Monts d'Arrée évoquent l'Irlande et son Connemara. Des anciennes montagnes, de la lande, des tourbières, cent nuances de verts et des lacs. Dans la mythologie celte, c'est au milieu de ces terres désertes que rode l'Ankou, chargé "d'emmener les défunts dans l'au-delà." "La porte de l'Enfer", rappellent toujours les locaux — ici, François — aux journalistes qui écrivent régulièrement sur cette centrale coincée dans les limbes. Car à défaut de produire de l'électricité (l'équivalent de la consommation annuelle de la ville de Paris sur toute sa durée d'exploitation), elle fait couler de l'encre. Mise en exploitation en 1967, cette centrale expérimentale est la seule en France à fonctionner avec un réacteur à eau lourde. Mais le test n'est pas concluant. Pendant dix-huit ans, le site fonctionne par intermittence, avant d'être abandonné au profit d'une technologie jugée plus stable et plus rentable :le réacteur à eau pressurisée.

    Après sa fermeture, en 1985, des employés sont restés sur le site, notamment pour mettre à l'arrêt le réacteur et évacuer le combustible. La phase 2 du démantèlement a débuté en 1997. Mais au bout de dix ans, le Conseil d'Etat, sollicité par le réseau Sortir du nucléaire, annule le décret qui autorise la procédure de démantèlement. Il pointe un manque de transparence et exige une enquête publique. Le chantier ne redémarre qu'en 2011. Aujourd'hui, EDF estime que le démantèlement complet pourrait être achevé en 2032 — soit quarante-sept ans après sa mise à l'arrêt. 

    •••

    "C'était excitant de bosser sur une technologie de pointe"

    En attendant, la centrale "fait juste partie du paysage", confirme Samuel, 14 ans. "Elle ne dérange pas, elle est là, c'est tout." Les jeunes du coin l'ont toujours connue et se moquent des touristes "qui demandent si le poisson est radioactif". La plupart l'ont déjà visitée — il n'est pas rare, comme ce jour, de voir un bus scolaire quitter l'enceinte — mais n'y travailleront pas, contrairement à beaucoup de leurs aînés. "Mon beau-père aussi a travaillé un peu à la centrale", assure l'adolescent avant de démarrer sa moto. "Il a dit qu'il n'avait jamais vu d'endroit aussi sûr et bien gardé".

    "Ici, il y a une minorité de personnes opposées au nucléaire et beaucoup de gens qui, sans être forcément pour, s'en moquent, tout simplement", déplore Bernadette Lalouhette, militante écologiste, riveraine de la centrale et membre de l'association Vivre dans les Monts d'Arrée. Elle est membre du comité local d'information, créé pour suivre l'évolution du démantèlement. Elle déplore qu'"en France, on a foi en la science et EDF ; il y a une confiance aveugle, irrationnelle". "Et puis, c'était l'employeur du coin, alors on n'y touche pas. La centrale est à l'arrêt, mais il y a beaucoup de sous-traitance, il y a des besoins de gardiennage, de maintenance, etc. Je me souviens de vieux du coin qui disaient que ce n'était pas si grave d'avoir ce bâtiment qui ruine le paysage, tant que ça faisait du boulot et que ça permettait à leurs enfants de ne pas avoir à partir."

    Par exemple, François, le pêcheur amateur, a fait sa carrière comme gardien de la paix en région parisienne. Mais lorsqu'il est rentré "au pays", dans les années 1980, l'octogénaire a ouvert un gîte avec son épouse, où il a reçu "des gens qui venaient de loin pour travailler dans la centrale et qui restaient parfois plusieurs semaines". A l'origine, son implantation est vécue comme "un cadeau" dans cette région que les jeunes fuient, faute d'opportunités. "On était hyper fiers de travailler ici", se souvient Michel Marzin. "C'était la modernité. La ferme de ma grand-mère n'avait pas l'électricité, alors tout ça, c'était un symbole de puissance", assure l'ancien technicien, retraité du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) installé à Morlaix. "On était très motivés. C'était excitant de bosser sur une technologie de pointe. Mais rapidement, il y a eu des problèmes. C'était terrible pour nous qui voulions vraiment que ça fonctionne. On a fini par reconnaître que la filière à eau lourde n'était pas bonne et que c'était dangereux — notamment à cause du tritium."

    •••

    "La préhistoire du démantèlement"

    "Mon travail, c'était de nourrir la bête", résume Michel Marzin, 78 ans et un profil atypique de retraité du nucléaire farouchement anti-atome. Du temps de l'exploitation, son équipe avait pour tâche de charger le combustible dans le réacteur et de décharger le combustible usé. Pour cette seconde mission, "il fallait utiliser un ordinateur qui commandait une machine de 87 tonnes", se rappelle-t-il, en montrant quelques photos d'époque. "Un humain qui se serait approché serait mort en 24 heures". Aussi, il martèle son obsession et celle de ses collègues pour les procédures de sécurité. "On était bien suivis, contrôlés tout le temps, mais très peu informés", estime-t-il, tapotant du doigt un bilan de santé vieux de quarante ans, conservé dans un dossier.

    Employé par le CEA, il a connu, à Brennilis, ce qu'il appelle aujourd'hui "la préhistoire du démantèlement". Il énumère les incidents et motifs d'inquiétude : "traces de césium sous l'ancienne piscine", "fuite d'eau lourde", "pollution au tritium depuis le réacteur dans la nappe phréatique", etc. Lorsqu'il part à la retraite, dans les années 1990, sa vigilance s'est déjà muée en militantisme. Devenu anti-nucléaire, il observe à la loupe la suite des opérations et s'interroge sur les conséquences de la centrale sur l'environnement et la santé — la sienne autant que celle de ses anciens camarades. "Quand je suis parti à la retraite, des collègues m'ont dit : 'Il y a des gens qui meurent à Huelgoat'", une commune située à quelques kilomètres de là. Avec une liste de noms, héritée de son passé de délégué du personnel, il mène l'enquête, convaincu que les morts précoces frappent davantage les salariés du nucléaire.

    "Le plus jeune, il a été emporté par un cancer du pancréas. Il est parti à la retraite vers 55 ans. A 57, il était mort." Le sujet reste sensible dans les villages. Pour la plupart, les médecins préfèrent ne pas l'aborder, estime Michel Marzin, tandis que les anciens employés et leurs familles "n'abordent pas ce sujet, c'est tabou." Il raconte : "Juste avant de mourir, un ancien de la centrale m'a invité à boire le café chez lui. Jamais il n'a fait allusion à son cancer, ni au fait qu'il puisse être lié à son travail. En fait, il a demandé à voir une vieille photo. Je crois qu'il était fier." 

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    "Une centrale sans contamination, ça n'existe pas"

    Michel Marzin tient à distinguer "contamination" et "irradiation". "On parle de contamination lorsque la source radioactive pénètre à l’intérieur du corps des personnes exposées, soit par inhalation, soit par consommation de produits contaminés", selon l'institut de radioprotection et de sûreté du nucléaire. Dans le cas d'une irradiation, "la source radioactive est située à l’extérieur du corps""Comme à Tchernobyl. Plus on s'éloigne du réacteur, moins on risque d'être irradié", résume le retraité. "On n'a peut-être pas été irradiés, mais une centrale sans contamination, ça n'existe pas", poursuit-il, catégorique. Il pointe des "rejets très importants de tritium", un isotope de l'hydrogène, pendant les années d'activité de la centrale. 

    Dans un rapport de 2007, la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) épingle la centrale de Brennilis : "Il semble que la centrale a effectué des rejets radioactifs pendant plusieurs années sans autorisation formelle des pouvoirs publics et, en tout cas, sans consultation des populations soumises aux rejets." En 1982, la Criirad confirme notamment des rejets de tritium culminant à 161 milliards de bécquerels ("35 fois plus que la centrale de Saint-Alban", en Isère, en 2001, poursuit le rapport). Or, "le tritium tue vingt ans après. C'est de l'hydrogène, il entre dans la constitution du corps et c'est là qu'il peut déclancher des cancers", s'inquiète Michel Marzin. "Il est aussi très difficile à détecter. A la centrale, on ne le détectait que quand la dose maximale autorisée était dépassé dix fois. Là, les alarmes se mettaient en route, on sécurisait et puis… Eh bien, on allait pisser dans un gobelet."

    Depuis que le combustible a été évacué lors de la première phase du démentèlement, achevé en 1997, 99% de la radioactivité du site a disparu, assure EDF. Cependant, Michel Marzin, comme tous les militants engagés ici contre le nucléaire, assure que la centrale présente encore un danger, notamment pour l'environnement. En 2006, Sortir du nucléaire Cornouaille a fait analyser des plantes aquatiques prélevées aux abords de la centrale, dans le chenal de rejet des eaux. Le laboratoire de la Criirad y a trouvé du césium 137 et du cobalt 60. Bien obligée de reconnaître le rôle de la centrale, EDF a depuis assaini le chenal.

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    "La sécurité est notre priorité absolue"

    En cette fin mars, la pluie tombée la veille empêche le retraité d'approcher l'endroit où les prélèvements ont été effectués. Le petit chemin, impraticable, n'est plus qu'une flaque de boue. Mais le retraité, qui a grimpé sur un talus, relève toutefois, au loin, "quelque chose de nouveau depuis la dernière fois". Car le site a bien changé — il change constamment, à vrai dire. En ce moment, le démantèlement de la station de traitement des eaux usées est en cours, sous confinement. Quand bien même la centrale est à l'arrêt, elle n'en est pas moins un chantier, qui a employé 21 salariés d'EDF et "environ 80" prestataires en 2015, selon le dernier communiqué de l'entreprise.

    EDF y dresse le bilan de l'année écoulée : trois inspections de l'Agence de sûreté du nucléaire (ASN), 12 exercices de gestions d'incidents… et un incident. Plus précisément : un incendie. En septembre, un feu s'est déclaré dans un atelier de conditionnement des déchets à l’intérieur de l’enceinte du réacteur de la centrale. "C’est un sas en plastique qui serait à l’origine de l’incendie, le toit de ce sas s’est écroulé et les fumées de l’incendie se sont répandues à l’intérieur du dôme", expliquait à la presse le directeur de cabinet du préfet du Finistère. Si "aucun rejet radioactif n’a été mesuré" par l’ASN, quatre personnes ont été légèrement intoxiquées, sans présenter toutefois de contamination externe. Pour Michel Marzin, qui estime que "rien n'est anodin dans une centrale nucléaire", ce type d'incident pose la question de la sécurité des travailleurs.

    Gilles Giron, directeur adjoint pour la Direction projets déconstructions et déchets d'EDF, "à Brennilis comme dans toute installation nucléaire, la sûreté, la sécurité des intervenants et la maîtrise de l’impact sur l’environnement sont nos priorités absolues". EDF y "applique les mêmes règles que sur un site en exploitation", rassure-t-il, rappelant que 4 000 prélèvements ont été effectués en 2015 sur le site et alentours — "que ce soit dans le sol, dans l’air, dans l’herbe, dans la production agricole et notamment dans le lait". Analysés par des laboratoire agréés par l’Agence de sûreté du nucléaire, ils attestent que "les rejets de la centrale se situent très nettement en deçà des normes réglementaires", explique Gilles Giron.

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    "Brennilis est une centrale à part"

    A l'avenir, EDF entend bien mener au bout ce démantèlement compliqué. Dans les cinq à dix ans, la dernière étape du demantèlement, à savoir le cœur du réacteur, sera lancée. L'entreprise compte déposer, en 2018, un nouveau dossier de démantèlement complet. Il sera alors temps de s'attaquer au réacteur. "Un défi technologique", abonde Gilles Giron. "Brennilis est une centrale à part. C’est un réacteur à eau lourde : une technologie unique en France, rare est complexe, et dont le démantèlement nécessite des études préalables poussées, ainsi que le développement de différents modes d’intervention", détaille-t-il, citant "des travaux télé-opérés, effectués à distance pour garantir la sécurité totale des intervenants". En effet, "Brennilis n’est pas représentative de ce que sera le demantèlement du parc nucléaire actuel, constitué de réacteurs à eau pressurisée", explique le spécialiste. En outre, ailleurs en France, à Chooz A (Ardennes), "nous avons attaqué la phase de démantèlement complet, qui concerne le réacteur à proprement dit".

    Si Brennilis exige du travail "sur-mesure", elle partage un même fardeau avec ses cousines qui tournent, elles, à l'eau pressurisée : la question des déchets. Ce sont eux qui, en 2011, ont privé EDF d'une autorisation de démantèlement complet. Pour Gilles Giron, le dossier de la firme était solide, mais il n’a pas été validé par l’ASN "en raison de l’indisponibilité d’Iceda", le petit nom de ce qui doit être une "installation de conditionnement et d’entreposage des déchets de moyenne et longue activité".

    Autrement dit : l'entreprise pouvait démanteler le réacteur, mais n'était pas en mesure de stocker ces déchets, susceptibles de rester dangereux pendant des milliers d'années. En construction à la centrale du Bugey, dans l'Ain, Iceda doit être opérationnelle l'an prochain. Mais elle est pour le moins controversée. Surtout, elle s'implante sur un site qui fait déjà l'objet d'une plainte, déposée en mars par la ville et le canton de Genève (Suisse) pour "mise en danger délibérée de la vie d’autrui et pollution des eaux".

    Pour le voisinage, les restes de Brennilis, comme tous les déchets radioactifs, ne sont pas les bienvenus. Dans le paysage des monts d'Arrée, ce cadavre est encombrant. Mais son cercueil, en construction à l'autre bout de la France, l'est, semble-t-il, tout autant. 

     

    source: https://www.francetvinfo.fr

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  • MR LE PRÉFET,

    MERCI D'APPLIQUER L’ART. 17 DU REGLEMENT DUBLIN !

    MERCI D'AUTORISER MR MOHAMED I. A DÉPOSER SA DEMANDE D'ASILE EN FRANCE !

     

    Mr Mohamed I., jeune soudanais du Darfour est arrivé au CAO, centre d'accueil et d'orientation de Pleyber-Christ (29) à la fin de l'été 2017. Il est actuellement hébergé à Bourg Blanc (29).

    Après avoir fui le Soudan où il avait été emprisonné et torturé pendant 20 jours, il a passé 2 mois d'enfer en Libye, à nouveau victime de traitements dégradants, d'exploitation et de tortures.

    Enfin, il est arrivé en Italie avec 120 autres personnes sur un bateau pneumatique surchargé où ils sont restés 2 jours à attendre les secours, affamés et épuisés.

    Ici, en Bretagne, il a enfin pu poser ses valises et s'est investi dans les activités proposées et l'apprentissage du français. Il a créé des liens amicaux et commencé à bien s'intégrer. 

    STOP A LA VIOLENCE D'UNE NOUVELLE ERRANCE !

    L'Italie est, tout le monde le sait, débordée par les arrivées des personnes en exil sur son territoire et n'est plus en capacité d'accueillir dignement les demandeurs d'asile ni d'assurer le bon traitement de leurs dossiers. Elle n'accepte jamais vraiment de les reprendre. De fait nombre d'entre eux, renvoyés se retrouvent à la rue dès la sortie de l'aéroport.

    STOP AUX RENVOIS DES DUBLINES VERS L’ITALIE !

    STOP A LA FABRIQUE DE CLANDESTINS !

    En n'autorisant pas ces deux derniers mois, dans le cadre des accords dublin, 2 personnes migrantes à déposer leurs demandes d'asile en France, vous et l'état français en avez fait des clandestins.

    L'un a été renvoyé en Italie où faute de suite donnée à ses démarches administratives, vivant à la rue, il a dû reprendre son «errance» migratoire et est revenue la poursuivre en France. Ici au moins des réseaux amicaux de citoyens solidaires l'accompagnent.

    L'autre a cessé de pointer à la gendarmerie (signature quotidienne) par peur d'être renvoyé en Autriche, pays qui l'ayant débouté par 2 fois de sa demande d'asile, le renverrait à coup sûr en Afghanistan où sa vie est en danger.

    POUR QUE MOHAMED I. RESTE DANS LA LÉGALITÉ,

    APPLIQUEZ MR LE PREFET L’ART. 17 DU REGLEMENT DUBLIN

    POUR LUI PERMETTRE D'ACCEDER AU DROIT DE DEPOSER SA DEMANDE D'ASILE EN FRANCE.

     POUR SIGNER CETTE PETITION

    CLIQUER ICI

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    Suite aux agressions violentes et aux menaces de mort subies à la maison des mineurs mercredi dernier, affirmons notre soutien aux habitants et aux personnes blessés ainsi que notre refus du racisme sous toutes ses formes.

    Retrouvons-nous ce dimanche 18 février à 13h30 sur la Place de la Liberté à Brest pour une Marche Solidaire (départ prévu à 14h) en direction de la Maison des Mineurs au bois du Dour Braz (Quartier de St-Marc).

    La Maison des mineurs c'est quoi ?

    La "Maison des Mineurs", à Brest, est Née le 14 novembre dernier.
    C'est une Maison où les Mineurs isolés dits "étrangers, non accompagnés", exclus de tous dispositifs et de la protection qui leur est due, laissés à l'abandon dans les rues de Brest, violés de tous leurs droits et condamnés à l'errance, harcelés et contraints quotidiennement à survivre dans des conditions inhumaines, alors, ils sont là, un peu comme dans une "Maison".

    Aujourd'hui elle accueille 10 mineurs actuellement en recours juridique pour faire valoir leurs droits entourés par 2 personnes majeures. Depuis plusieurs semaines les habitants ont décidé d'accueillir solidairement trois personnes en demande d'asile non-logées par l'État.

    Qu'est-ce qu'on y fait?

    On y cuisine, on y partage les repas, on y dort, on y prend des cours de français, certains construisent des meubles, d'autres cousent, font de la musique, on s'organise pour défendre ses droits... on y vit tout simplement!

    Que s'est-il passé?

    Mercredi 7 Février vers 17h, une réunion d'organisation avait lieu à la maison des mineurs, entre les jeunes et les soutiens. Il y avait une vingtaine de personnes présentes. Une voiture est venue se garer devant la maison. A son bord, il y avait un conducteur et une enfant de 7-10 ans. L'homme, que personne n'avait vu auparavant, est venu à la fenêtre menacer : « Dégagez, je vais revenir avec du monde pour brûler la maison ». 
    Plusieurs personnes sont sorties pour aller à sa rencontre et lui demander de se calmer et de rentrer chez lui car il était dans un état second. Il a continué d'être violent et menaçant. Il s'est assis dans sa voiture, a craché au visage d'une personne en le menaçant de le « planter », puis a cherché quelque chose dans sa boîte à gants. Une personne s'est interposée, il a alors démarré violemment en marche arrière, traînant les deux personnes sur 10 à 15 mètres, les roues de la voiture frôlant leurs têtes. Puis il a remonté le chemin sinueux en accélérant en marche arrière, continuant de menacer les gens : « fils de pute, je vais vous cramer ». 
    Un témoin de la scène a appelé le 17. 15 minutes plus tard, l'agresseur revient à pied, armé d'un couteau. Toutes les personnes présentes se sont réfugiées dans la maison, pour ne pas envenimer plus encore la situation. L'homme frappe avec son couteau sur la porte d'entrée, fêlant 2 vitres, en continuant à proférer menaces et insultes. Une dizaine de personnes sortent par la fenêtre pour le repousser. Il prend la fuite en courant. Arrivé à une certaine distance de la maison, il réitère ses insultes et menaces : « fils de pute, on va revenir à cinquante cramer la maison ». 
    Plusieurs minutes après, un fourgon et trois agents de police arrivent sur les lieux. Les personnes leur témoignent les agressions subies. La police repart à sa recherche. Quelques minutes après l'agresseur revient dans le chemin accompagné de son père et son frère. Dès qu'il aperçoit une personne dans le jardin en contrebas, il sprinte sur 100 mètres pour lui sauter dessus. Le père et le frère (armé d'un poing américain), le suivent de près. S'en suit une altercation avec plusieurs jeunes. Une autre personne en train de filmer la scène, se voit rossée de coups de poing américain. 
    La police revient sur les lieux et interpelle le conducteur de la voiture, qui crie à l'intention des jeunes qu'ils n'ont rien à faire ici et qu'ils doivent repartir en Afrique. Le frère prend la fuite et se débarrasse du poing américain dans les fourrés. Les jeunes présents dans le jardin stoppent sa fuite et le remettent aux policiers qui l'interpellent. 
    Vers 19 h, les pompiers arrivent sur place et emmènent trois personnes blessées à l'hôpital. Deux autres se rendront aux urgences par leurs propres moyens. 2 plaintes ont été déposées vers 22h. Les agresseurs sont placés en dégrisement , puis entendus en audition libre le matin et sont sortis dans la foulée...

     

    RDV DIMANCHE 18 FÉVRIER à 13H30 sur la PLACE de la LIBERTÉ à BREST

     

    MARCHE SOLIDAIRE EN SOUTIEN AUX HABITANTS DE LA MAISON DES MINEURS

     

    source: Front Social 29

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  • NUCLÉAIRE : À BRENNILIS (29), EN BRETAGNE, LE FANTÔME D’UNE CENTRALE OUBLIÉE (SO.fr-25/01/2018)Au cœur des monts d’Arrée, le cadavre de la centrale de Brennilis bouge encore. Trois décennies après son arrêt, le cœur du réacteur n’a toujours pas été démantelé.

     

    Déjà 33 ans qu’EDF tente de démanteler ce réacteur nucléaire perdu dans les monts d’Arrée. Et l’affaire va encore durer jusqu’en 2032… Au moins

    Nul doute qu’en ces landes sauvages, un tel projet rameuterait aujourd’hui tous les zadistes du pays. Bienvenue à Brennilis, son église du XVe siècle, son lac, ses castors, ses 450 habitants et leur centrale nucléaire plantée au beau, très beau milieu des monts d’Arrée (Finistère). À tout le moins ce qu’il en reste, le cœur du réacteur ayant définitivement cessé de battre en 1985, soit dix-huit années seulement après son inauguration triomphale. « En tout et pour tout, nous n’avons produit en électricité que l’équivalent de la consommation annuelle de Paris », rappelle un retraité au comptoir de l’épicerie-bar Charlegan, unique commerce de ce village aux détours fantomatiques. Première et dernière centrale à eau lourde de l’Hexagone, Brennilis aura peu ou prou souffert d’une technologie dépassée sitôt après avoir été inventée.

    « Ici, c’est la préhistoire »

    Pressés de faire table rase de ce passé peu glorieux, EDF et les élus locaux avaient alors promis un « retour à l’herbe » aussi rapide que vertueux. Las, trente-trois années de retards et d’atermoiements ont sonné le glas de cette ambition que l’on sait aujourd’hui démesurée. « On ne le disait pas publiquement, mais dès le début, nous nous répétions qu’il faudrait un siècle pour démonter la bête », reconnaît Michel Marzin, cet ancien technicien du Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) chargé d’alimenter la centrale en combustible. « Sur mes 28 années passées ici, les dix dernières ont été consacrées à préparer la déconstruction. Ce n’est pas que les gens ont mal travaillé, c’est juste qu’ils n’ont pas eu les bonnes instructions. Brennilis, c’est la préhistoire du démantèlement, où l’on navigue à vue sans vraiment maîtriser le savoir-faire. »

    De ce vaisseau fantôme échoué sur les rives de l’un des plus importants réservoirs d’eau douce de Bretagne, disons aussi qu’il cumule défis technologiques et aléas politiques. Ainsi, tandis que les travaux n’ont réellement commencé qu’en 1997, le Conseil d’État annulera dix ans plus tard la procédure, considérant le chantier un peu trop opaque pour être honnête. Relancé en 2011, celui-ci doit encore obtenir l’autorisation d’entamer l’étape décisive de la déconstruction, en l’occurrence le cœur du réacteur. Et le nœud du problème radioactif. Trois années d’instruction à venir, une décennie pour l’accomplir. « À l’intérieur, le rayonnement est toujours mortel, ça ne va pas être simple », prévient Michel Marzin.

    Le réacteur toujours intact

    Du travail, les 80 personnes toujours employées sur le site en auront de toute façon à la pelle d’ici là. Et même à la tractopelle. Achevant la destruction du radier – cette vaste dalle en béton d’un mètre d’épaisseur – ceux-là devront ensuite assainir les terres ainsi libérées. Assez de temps, espèrent-ils, pour qu’EDF mette cette fois les bœufs avant la charrue. Retoqué par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), son premier plan de stockage des déchets présentait, il est vrai, le léger inconvénient de n’avoir aucun point de chute. Toujours en construction à la centrale du Bugey, dans l’Ain, l’Installation de conditionnement et d’entreposage de moyenne et longue activité (Iceda) devrait régler le problème d’ici l’an prochain. Encore du temps, et donc de l’argent. Vingt fois plus même que lors du premier devis, le coût total de ce démantèlement sans fin flirtant désormais avec les 482 millions d’euros.

    « C’est une verrue, oui, mais à force, on ferait mieux de la recouvrir d’un sarcophage, comme à Tchernobyl »

    Riveraine de la centrale depuis le milieu des années 1970, Bernadette Lallouet s’est alors patiemment forgé sa conviction antinucléaire dans l’ombre de ce voisinage haut perché 56 mètres par-dessus la bruyère. « C’est une verrue, oui, mais à force, ils feraient mieux de l’envelopper d’un sarcophage, comme Tchernobyl, plutôt que de vouloir à tout prix rendre le site à la nature. Franchement, jamais je n’irai boire le lait des vaches que l’on nous promet dessus. »

    Échaudé, le nouveau directeur de la centrale se contente d’ailleurs d’évoquer à présent une reconversion industrielle du site à l’horizon 2032. C’est peu dire en effet que le réacteur inquiète davantage aujourd’hui que de son vivant, quand bien même la densité des monts d’Arrée ne dépasse guère celle des steppes mongoles. « Une partie des gens n’y fait plus attention, certes, mais beaucoup d’autres ont encore peur d’en dire du mal », assure Bernadette. « Vous savez, tant que ça rapporte un peu d’argent et du boulot… »

    « Au début, on était si fiers… »

    Ne pas cracher dans la soupe atomique, celle qui permit autrefois de garder quelques enfants en ce rude pays. Embauché dès l’ouverture de Brennilis, en 1967, Michel Marzin en conserve d’ailleurs un souvenir ému. « J’étais d’autant plus fier d’y travailler que la ferme de ma grand-mère n’avait même pas l’électricité, c’était une vraie promesse de modernité  », reconnaît-il du haut de ses 78 ans. Lui aussi converti à l’écologie, l’ancien cadre du CEA sait pourtant que le joli conte du retour à l’herbe a du plomb dans l’aile. Et un peu de tritium, soupçonne-t-il également. « Aux abords du lac, nous avons relevé un point où la radioactivité était 30 fois supérieure à la normale. Mais à cela, EDF n’a toujours rien à nous répondre… » 

    Cachons alors aux béni-oui-oui de la reconversion énergétique cette exception dont on ne sait plus vraiment si elle confirme la règle promise aux autres réacteurs en sursis. Apprendre de ses erreurs, plaide en substance Michel Marzin dans un rare sursaut d’optimisme. « Brennilis était un prototype, et son démantèlement n’est sans doute pas représentatif de ce qui se fera ailleurs.. En théorie, on devrait aller plus vite. Car ici, à force de bêtises, il restera encore des traces de la centrale dans mille ans. » Que les antinucléaires bretons pourtant se consolent. Passé le fiasco des monts d’Arrée, jamais l’État n’osa reconstruire chez eux le moindre réacteur.

    Dates clefs

    1962  Début de la construction de l’unique centrale nucléaire à eau lourde de France.

    1967  Mise en service de ce réacteur expérimental de 70 mégawatts.

    1985  18 ans après son inauguration, EDF stoppe Brennilis, dont elle annonce le démantèlement. Celui-ci débute réellement en 1997.

    2007  Le Conseil d’État annule l’autorisation de démantèlement, pointant un manque de transparence. La déconstruction du réacteur ne reprend qu’en 2011.

     

    source: http://www.sudouest.fr/2018/01/25/nucleaire-a-brennilis-29-en-bretagne-le-fantome-d-une-centrale-oubliee-4149560-706.php

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    De la joie, immense, et de l’énergie, inépuisable. Samedi 10 février, on a fêté sur la Zad la victoire de Notre-Dame-des-Landes. Reportage vidéo.

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    • Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), reportage

    Quelle fête, les ami.e.s ! Ce samedi 10 février, il y avait plus de 20.000 personnes venues de toute la France fêter sur la Zad la victoire sur le projet d’aéroport. Une magnifique victoire, couronnant près de cinquante ans de lutte ! C’était la joie, et aussi plein d’énergie pour faire reculer les destructeurs du monde partout en France.

    VOIR LA VIDÉO :

    Hervé Kempf & Fanny Laemmel

    source: https://reporterre.net




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  • Photo d'illustration François Destoc

    A l'appel des Amitiés Kurdes de Bretagne, relayé par des organisations comme le MRAP ou la Ligue des droits de l’homme, une manifestation pro-kurde s’est déroulée, samedi après-midi, dans le centre-ville de Brest. Les choses ont dégénéré quand une "dizaine" de partisans du président Erdogan ont surgi

    Selon nos informations, environ 80 personnes se sont rendues à l’appel pour protester contre les violences du régime turc faites à la population kurde. Un peu après le début du rassemblement, convenu à 14 h 30, une « dizaine » de partisans du président Erdogan ont surgi, habillés de tee-shirts noirs, brandissant un immense drapeau turc et en provoquant la foule au son de slogans hostiles à la population kurde. La température est alors aussitôt montée sur la place de la Liberté au pied du monument aux morts, quelques Kurdes et Français répondant aux invectives haineuses de leurs adversaires. 

    Quatre blessés 

    La suite est très « confuse », selon le parquet de Brest. Toujours est-il qu’une bagarre, brève mais assez violente, a fait s’affronter les deux camps où des coups ont été échangés à mains nues. Toujours selon le parquet, il est impossible de savoir qui a distribué les premiers horions, « parce que ça a été très bref. Il y a quatre blessés légers, avec des côtes touchées et des nez cassés mais pas davantage ». En dépit d’une présence policière arrivée juste après l’échauffourée, il n’y a eu aucune interpellation mais de l’avis du ministère public, « l’affaire pourrait connaître des développements. Ce dimanche après-midi, trois Kurdes sont venus déposer plainte au commissariat. Je confirme toutefois que la situation reste très tendue entre les deux communautés ». Selon l’une des manifestantes « scandalisée par les provocations des dix jeunes Turcs, tous des hommes », ce type de manifestation ne peut plus s’envisager « sans un service d’ordre adéquat et une présence policière dès le début. Ce que j’ai vu est effrayant, la violence a été instantanée ». 

    Une soixantaine de personnes ce dimanche

    Dimanche, une autre manifestation contre les répressions du régime turc à la frontière syrienne s’est déroulée, en fin de matinée, sous des dizaines de drapeaux kurdes. Ce rassemblement n’était absolument pas prévu et a réuni une fois encore une soixantaine de personnes. Un Turc, ayant vu le cortège d’un café voisin, est sorti de l’établissement pour filmer et a aussitôt été pris en chasse par les manifestants. Les forces de l’ordre ont calmé les ardeurs aussitôt, évitant un bis repetita. Pour autant, les forces de l’ordre et le parquet n’excluent pas de possibles prolongations dans les jours à venir.

    source: http://www.letelegramme.fr

    A lire également: L'imperialisme est l'ennemi principal du peuple kurde a disposer-du-droit de lui-même (PRCF)

     

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  • Quimper-Compteurs Linky. Deux réunions publiques à Penhars (LT 10/02/2018)La Ligue des Droits de l'Homme et le Collectif Stop Linky Quimper organisent deux réunions publiques d'information, mercredi et jeudi, à 20 h 15, à la MPT de Penhars, sur l'obligation et l'utilité de ces boîtiers jaunes communicants. Plusieurs thèmes seront abordés : les consommateurs ont-ils le droit de refuser l'installation de ce compteur ? Quel est le coût pour remplacer les compteurs pourtant toujours en bon état de fonctionnement ? Y a-t-il une intrusion dans la vie privée ? Qu'en est-il des données personnelles ? Cet équipement a-t-il un impact sur la santé ? Participation libre.   

    source:   http://www.letelegramme.fr 

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  • Hier avait lieu à l'UBO la remise des « Diplôme d'accès aux études universitaires » (DAEU). Les lauréats de la promotion 2016-2017 ont récupéré, avec beaucoup d'émotion, le sésame, équivalent du baccalauréat littéraire (DAEU A) ou scientifique (DAEU B). MM. Abdeslam Mamoune, Laurent Bourlès et Gilbert Cariou, respectivement vice-président en charge de la Commission de la formation et de la vie universitaire, directeur du service de la formation continue et responsable pédagogique du DAEU, ont, tour à tour, souligné dans leurs discours le courage et la réussite des diplômés, ainsi que l'investissement des équipes pédagogiques de Brest et Quimper.   
     
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  • La grue à godet de la CCI charge la terre polluée (au premier plan).
    La grue à godet de la CCI charge la terre polluée (au premier plan).

    Arrivé, mercredi soir, en provenance de Glasgow, le cargo « Peak Bordeaux » procède, actuellement, au chargement de 3.200 tonnes de terre et sable à traiter par une usine spécialisée. Des déchets qui proviennent du nettoyage de la pollution créée par l'« Amoco Cadiz » lors de son naufrage, en mars 1978, au large de Portsall.

    Durant 40 ans, ils ont été enfouis sur différents sites du port de commerce de Brest et, dernièrement, sur le polder. Les travaux en cours d'exécution, dans le cadre du projet d'extension du port pour les énergies marines renouvelables, ont entraîné leur excavation, en novembre et décembre derniers, puis leur stockage en vue de leur évacuation. Un stockage sur les terre-pleins des quais de réparations 1 et 4, dans des conditions strictes. Bâches sur le sol ainsi que sur les tas de terre, cloisons afin d'éviter des écoulements d'eau polluée vers la mer.

     

    Un travail effectué pour le compte de la Région Bretagne par Séché Environnement, représentée par Alexis Zion, et sous le contrôle de la société Novadia de Quimper. Nelly Monnerais, coordinatrice environnement chez Novadia, veille au contrôle des dispositifs, et s'assure que des déchets ne tombent pas à la mer durant le chargement sur le cargo, de même que sur le trajet des camions. Des camions de la société Lagadec qui assure le transfert des déchets vers le quai de chargement.

    Environ 20.000 tonnes

    Un tiers de la masse des déchets à traiter, environ 20.000 tonnes au total, a déjà pris le chemin du bio centre de la société Séché et les deux tiers restants vont être confiés à une société néerlandaise spécialisée.

    Le cargo, reçu par l'agence UAT, devrait appareiller, ce vendredi soir, pour le port de Schiedam. En fonction du tonnage des cargos affrétés, ce sont environ six navires qui rejoindront les Pays-Bas. Ironie de l'histoire, c'est également vers les Pays-Bas, à Rotterdam, que l'« Amoco Cadiz » faisait route pour y décharger ses 227.000 tonnes de pétrole brut lorsqu'il fut drossé par la tempête sur les rochers de la côte nord du Finistère. 

    source: http://www.letelegramme.fr

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  • Loïg Chesnay-Girard, président de la Région Bretagne (à droite), a fait une visite surprise, ce jeudi soir, au conseil communautaire du Cap-Sizun-Pointe du Raz.Loïg Chesnay-Girard, président de la Région, a fait une visite surprise, ce jeudi soir, au conseil communautaire du Cap-Sizun-Pointe du Raz.

    Jeudi soir, le président de la Région, Loïg Chesnay-Girard, a fait une visite surprise au conseil communautaire du Cap-Sizun-Pointe du Raz. Il s’est expliqué sur la décision de fermer le lycée professionnel de Plouhinec.

    « J’ai pris la décision de venir, étant à Quimper, a expliqué le président de la Région Bretagne. L’été dernier, j’ai fait le point et j’ai décidé de fermer le lycée de Plouhinec. La décision prise par la Région a été validée ce soir. Aucun dossier ne m’est parvenu. »

    Mais le président de la Régionj Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, n’a pas fermé la porte à la discussion. « Je suis prêt à consulter les dossiers qui me seront présentés. Il faut qu’on se mette autour d’une table et qu’on discute, que l’on compare les idées. Je vais lancer une étude sur les capacités de l’établissement. »

    Didier Guillon, conseiller départemental et premier adjoint d’Audierne, maire délégué de la commune historique d'Esquibien, propose une motion pour maintenir l’établissement, elle est adoptée à l’unanimité.

    Le président de la Région a dit se donner les 36 mois restant de son mandat « pour sauver le Cap. Si un coin de la Bretagne va mal, c’est toute la Bretagne qui va mal. »

    Il va rencontrer le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, dans quinze jours.

    Conseil académique reporté

    Déjà, dans l’après-midi du jeudi, les partisans du maintien de l’établissement avaient repris espoir.

    La réunion du conseil académique de l’Éducation nationale (CAEN), à Rennes, qui devait se prononcer sur l’avenir du lycée, n’a pas se tenir, faute de quorum.

    Pour mémoire, la Région Bretagne a voté la fermeture du lycée public professionnel Jean-Moulin de Plouhinec le 14 décembre dernier, faute d’effectifs suffisants, avec un transfert des formations dans les lycées de Pleyben pour la menuiserie et Concarneau pour la charpente marine.

    source: https://www.ouest-france.fr/

    A lire également:

    LeTelegramme.fr (9/02/2018-9h 18) : Plouhinec. Lycée Jean-Moulin : Chesnais-Girard "prêt à regarder les projets"  

    Le Télégramme (10/02/2018):  Cap Sizun-Lycée Jean-Moulin. « Prêt à regarder tous les projets »

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  • (Photo Gilles Troël)

    Une occupation symbolique de l'école a rassemblé, ce vendredi matin, à partir de 9h, les parents d'élèves de l'école Jean-Jaurès à Morlaix en réponse à la menace de suppression d'un poste d'enseignant à la rentrée 2018. Avec actuellement 9 classes plus la section ULIS (13 élèves), l'effectif moyen est de 23 élèves par classe. Les prévisions transmises, qui tiennent comptent de la présence de 14 enfants de 2 ans, généreraient une moyenne de 23 élèves à nouveau par classe l'année prochaine. Avec une fermeture, elle passerait à 25,8 élèves par classe. 

    Il semble que les chiffres retenus par l'Éducation Nationale ne tiennent pas compte de l'ULIS ni des 20 à 25 élèves accueillis temporairement durant la Foire Haute de Morlaix. La mobilisation est en route et un rassemblement est annoncé ce vendredi, à 18h, devant l'Hôtel de Ville de Morlaix en compagnie des parents des deux autres écoles morlaisiennes concernées, mais aussi de ceux de Lanmeur.

    source: http://www.letelegramme.fr

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    (Photo François Destoc) Il ne s'agit que d'un document préparatoire mais il déclenche déjà la colère de syndicats, comme Sud Education 29. Ce document dévoile les premières pistes de la carte scolaire de rentrée 2018 dans le Finistère et sera présenté, ce mardi, lors d'un Comité technique spécial départemental. Y figurent (ci-dessous), les ouvertures et fermetures de classe dans les écoles de la pointe bretonne. Et Sud Education a fait le compte : "45 fermetures de postes, pour seulement 22 ouvertures, la note est salée pour notre département. Le premier degré devait être la priorité de ce gouvernement, le Finistère n’est manifestement pas la "priorité de ce gouvernement" !", débute le communiqué transmis ce  jeudi.  "Classes surchargées" Le syndicat concède que "le nombre d’élèves scolarisés en primaire va baisser de 845, soit une perte d’environ… un élève par école du département". Et estime que "la rentrée 2018 se fera de nouveau dans un contexte de classes surchargées (...). Les premières victimes de ces classes surchargées sont les élèves en difficulté".  "Annoncé à grand renfort de publicité, le dédoublement des CP dans les réseaux d’éducation prioritaire se fait… à moyens constants. Cette mesure coûtera sept postes au département, postes qui sont donc retirés aux autres écoles du département. Les autorités académiques s’étaient engagées à ce que le dispositif "Plus de maîtres que de classes" ne soit pas impacté : ce sont 6 postes qui ferment alors que cette mesure qui bénéficie à un grand nombre d’élèves a fait ses preuves sur le terrain", vitupère Sud Education qui "espère obtenir des conditions de travail à la hauteur des enjeux". 

     

    Suppression d’un demi-poste. La Roche-Maurice : école élémentaire du Bourg.
    Fermetures de classes (une par établissement). Pour les maternelles, Brest : école Jacques-Prévert ; Quimper : Les Pommiers ; Quimperlé : rue Bisson ; Scaër : Joliot-Curie.
    Pour les écoles élémentaires, Audierne : école Pierre Le Lec; Brest : écoles Jean-Macé, Jean-Rostand, Le Questel, Paul-Langevin ; Cléder : école Per-Jakez Helias ; Clohars-Carnoët : école Saint-Maudet ; Crozon : école Jean-Jaurès ; Daoulas : école Josette-Cornec ; Dirinon : école Jean-Rouxel ; Douarnenez : école Laennec ; Elliant : école du Bourg ; L’Hôpital-Camfrout : école Renée-Le-Née ; Le Faou : école du Bourg ; Lesneven : école Jacques-Prévert ; Morlaix : écoles Corentin-Caer, Gambetta et Jean-Jaurès ; Plogastel-Saint-Germain : école du Bourg ; Ploudalmézeau : école Keribin ; Plouescat : école Anita-Conti ; Plougonvelin : école Roz Avel ; Plouguerneau : école du Phare ; Plouigneau : école de Lannelvoëz ; Plouzané : école Croas Saliou ; Plozévet: école Georges-Le-Bail ; Pont-Aven : école Nizon ; Quimper : écoles Léon-Blum et Victor-Hugo ; Quimperlé : école Brizeux ; Rosporden : école des Étangs ; Tréméoc : école Jean-Bideau.
    Création d’un demi-poste. Plouegat-Moysan : école primaire Lucien-Prigent.
    Ouvertures de classes (une par établissement). Pour les écoles élémentaires, Concarneau, école Beuzec-Conq ; Guipavas, école Louis-Pergaud ; Le Folgoët, école Paul-Gauguin ; Mellac, école Pierre-Jakez-Hélias ; Pleyber-Christ, école Jules-Ferry ; Quimper, école Kergoat-Ar-Lez ; Saint-Yvi, école du Bourg.
    Ouvertures de classes de CP dédoublées (une par établissement) pour les écoles élémentaires. Brest, écoles Auguste-Dupouy, Kerhallet, Lucie et Raymond Aubrac, Paul Dukas, Pen Ar Streat; Quimper, écoles Paul-Langevin et Penanguer.

    Lire la suite....http://www.letelegramme.fr

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  • Les sympathisants opposés à la fermeture du lycée professionnel Jean Moulin se sont mobilisés pour une journée de grève symbolique.Les sympathisants opposés à la fermeture du lycée professionnel Jean Moulin se sont mobilisés pour une journée de grève symbolique.

    Une journée symbolique de grève a été organisée, jeudi 8 février, au lycée professionnel Jean Moulin de Plouhinec. Pas d’accueil d’élèves ni d’internat. Une trentaine de personnes, parmi lesquelles enseignants, représentants syndicaux et sympathisants, se sont mobilisées devant l’établissement afin de confirmer leur opposition à la fermeture de l’établissement.

    Alors que le Conseil académique de l’Éducation nationale (CAEN) devait se réunir, ce jeudi 8 février, pour statuer sur le sort du lycée public professionnel Jean-Moulin, une journée symbolique de grève a été organisée dans le même temps au LP.

    Contacts avec la Région

    Pas d’accueil d’élèves ni d’internat. Une trentaine de personnes, parmi lesquelles enseignants, représentants syndicaux et sympathisants, se sont mobilisées devant l’établissement afin de confirmer leur opposition à sa fermeture.

    Selon certaines sources, des échanges et des contacts avec la Région auraient eu lieu dans le même temps, « globalement positifs ». Mais, difficile d’en savoir plus.

    L’enjeu est le suivant : si le CAEN vote la fermeture du lycée professionnel Jean-Moulin, cette procédure administrative n’aurait plus qu’à être validée par arrêté préfectoral.

    C’est pour cela que, dès mercredi, le personnel du lycée avait lancé ce préavis de grève pour cette journée décisive d’hier et invité les sympathisants du Comité d’action pour (CAP) Jean-Moulin à le rejoindre pacifiquement devant le lycée, dès 10 h du matin.

     

    Les sympathisants opposés à la fermeture du lycée professionnel Jean Moulin se sont mobilisés pour une journée de grève symbolique. Les sympathisants opposés à la fermeture du lycée professionnel Jean Moulin se sont mobilisés pour une journée de grève symbolique.

     

    source: https://www.ouest-france.fr

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