• De gauche à droite, Vincent Pennober, de la Confédération paysanne, et Benoît Collorec, producteur de lait à Hanvec, venu déposer plainte à la gendarmerie de Daoulas.De gauche à droite, Vincent Pennober, de la Confédération paysanne, et Benoît Collorec, producteur de lait à Hanvec, venu déposer plainte à la gendarmerie de Daoulas.

     

    En 2016, une plainte a été déposée par la Confédération paysanne du Finistère, au motif d’extorsion de fonds, contre six laiteries. Ce mercredi 18 juillet, un producteur de lait d'Hanvec a fait de même.

    Ce mercredi 18 juillet, à 13 h 45, Benoît Collorec, producteur de lait à Hanvec (Finistère), a rendez-vous à la gendarmerie de Daoulas pour déposer plainte, à son tour, contre la laiterie qui lui achète son lait, pour extorsion de fonds.

    « Depuis 2008-2009, les laiteries s’entendent entre elles pour bloquer les agriculteurs, explique Vincent Pennober, porte-parole de la Confédération paysanne du Finistère. Ainsi, le producteur est coincé, et même, s’il n’est pas satisfait, il ne peut pas dénoncer le contrat pour aller ailleurs. Il est pieds et poings liés. »

    Première plainte déposée en 2016

    Rappelons que cette démarche a été lancée dans l’Aveyron en 2011 et s’est étendue à une dizaine de départements. En 2016, la Confédération paysanne du Finistère et l’association des producteurs de lait indépendants (Apli) avaient déposé plainte à leur tour. Un an après, et surtout après la diffusion de l’émission Cash investigation, Produits laitiers : où va l’argent du beurre ?, le procureur de la République de Quimper a repris le dossier en main.

    « Domination des laiteries  »

    « Nous demandons, afin d’aider la justice à monter le dossier, que d’autres producteurs de lait, de la Confédération ou non, viennent à leur tour témoigner. Ils peuvent nous appeler pour tout renseignement et soutien. L’anonymat peut être préservé », lance Vincent Pennober.

    « On peut parler d’une contrainte morale imposée par les laiteries, par cette clause d’appartenance qu’elles imposent, ajoute Jules Hermelin, de la Confédération paysanne. Il est important que chacun puisse témoigner pour dénoncer le caractère systémique de la domination des laiteries. Et cette démarche doit servir à construire une filière de lait équitable. »

    Contact : Vincent Pennober, porte-parole de la Confédération paysanne au 06 99 39 50 92.

    Aude KERDRAON

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • La centrale nucléaire de Brennilis (Finistère) est à l’arrêt depuis 1985. Le démantèlement partiel commencé en 1997 a duré dix ans.La centrale nucléaire de Brennilis (Finistère) est à l’arrêt depuis 1985. Le démantèlement partiel commencé en 1997 a duré 10 ans

    EDF prévoit une durée totale des travaux de 17 ans. Il y aura une phase d’enquête publique avant le décret d’autorisation du démantèlement complet. La centrale nucléaire de Brennilis est la première du groupe EDF à avoir engagé le processus de démantèlement complet.

    Il faudra encore 17 ans pour démanteler la centrale expérimentale (filière eau lourde) de Brennilis (Finistère) construite de 1962 à 1967. Depuis 1985, la centrale finistérienne est définitivement arrêtée. La Commission locale d’information (CLI) des monts d’Arrée s’est réunie le 5 juillet pour la présentation des rapports bilan 2017 de l’exploitant EDF et de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

     « Absence de radioactivité artificielle»

    Le Département du Finistère fait savoir que l’exploitant EDF conclut ainsi son rapport : « Comme en 2016 et 2015, aucun dépassement de limite réglementaire et l’absence de radioactivité artificielle dans l’environnement (cobalt, césium, tritium…) imputable aux activités de démantèlement montrent la maîtrise de l’exploitant sur ces prélèvements, ses rejets et son suivi environnemental. »

    Concernant l’actualité du site, l’exploitant a annoncé « la progression du chantier d’assainissement des terres sous la Station de traitement des effluents (STE) à 45 % d’avancement. Les travaux devraient être terminés fin 2018. L’année 2019 sera consacrée aux contrôles de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), aux replis du chantier et au comblement des fouilles. Parallèlement, le dossier d’arrêt du rabattement de la nappe sous la STE actuellement en cours d’instruction, fera l’objet d’une présentation à la Cli. »

    L’exploitant annonce que « la demande de démantèlement complet sera déposée avant le 31 juillet 2018. EDF prévoit une durée totale des travaux de 17 ans. En préalable, l’instruction du dossier s’étalera sur 3 ans afin d’aboutir à la sortie du décret d’autorisation du démantèlement complet et comportera une phase d’enquête publique. »

    Un recours auprès du Conseil d’État

    Les représentants de Bretagne Vivante, AE2D, CLCV 29, Vivre dans les Monts d’Arrée, Groupe Mammalogie breton, et Eau et Rivières de Bretagne ont « demandé que la Cli étudie la possibilité que soit engagé un recours auprès du Conseil d’État contre la décision d’autorisation de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). » Cette décision du 25 avril 2018 autorise EDF à procéder aux opérations d’assainissement partiel du sous-sol sur 50 centimètres en dessous de la station de traitement des effluents (STE) de la centrale nucléaire.

    Christian GOUEROU.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Laurent Bonnaïs possède des chèvres légèrement gourmandes. Une branche et tout ce petit monde rapplique.Laurent Bonnaïs possède des chèvres légèrement gourmandes. Une branche et tout ce petit monde rapplique

     

    Depuis dix jours, 29 chèvres, qui appartiennent à l'entreprise Danved & Co, arpentent les 3 000 m² de la prairie de Kersquine à Quimperlé (Finistère).

    Tondeuse et produits chimiques au placard. Place aux animaux et à l'éco-pâturage à Quimperlé (Finistère).

    « Nous n'avons plus aucun produits phytosanitaires à Quimperlé. Et heureusement. Mais cela demande plus de travail aux agents. Il faut trouver des alternatives écologiques », explique Nadine Constantino, adjointe à l'animation commerciale et touristique de la cité.

    Des chèvres profitent de l'ombre de la prairie de Kersquine depuis dix jours et arpentent le terrain escarpé. Parfois, ce mode d'entretien écologique s'impose. « Les chèvres sont adaptées à ce terrain, les machines ne le sont pas », ajoute l'adjointe.

    Développer l'éco-pâturage

    Pour entretenir les 3 000 m² de terrain, la commune a déboursé 1 764 €. « Nous avons recensé les endroits où l'homme et la machine peuvent intervenir et ceux où l'éco-pâturage est nécessaire. Globalement, sur le total à l'année, on gagnera un peu d'argent », assure Jean-Claude Pellant, le monsieur environnement de la Ville.

    Entreprises, intercommunalités et communes font appel au service de l'entreprise Danved & Co créée en 2012 et basée à Scaër.

    « Avant j'étais marin de commerce. J'en avais marre du bleu, je suis passé au vert », s'amuse Laurent Bonnaïs.

    Formé sur le tas

    Si c'est seulement avec une dizaine de chèvres qu'il commence, aujourd'hui l'entreprise compte 250 chèvres, 160 moutons et 20 vaches Highland Cattle. Une évolution qui est en adéquation avec l'engouement pour l'éco-pâturage.

    D'ailleurs, la Ville de Quimperlé souhaite le développer d'ici à 2019. « Nous travaillons depuis 2013 avec eux. On envisage de mettre un budget d'investissement l'année prochaine pour créer des clôtures pérennes », explique Jean-Claude Pellant.

    Leur travail étant quasi achevé, les chèvres devraient quitter la prairie de Kersquine pour repartir vers les bassins d'orages de Quimper. Laurent Bonnaïs explique, non sans humour : « Elles vont partir avant la fin de la semaine parce que là elles vont m'enfoncer les clôtures pour aller manger en face. »

    Justine BRICHARD

    https://www.ouest-france.fr

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    Caravane insoumise de la ruralité-samedi 28 juillet (10h/20h) à Plonéour-Lanvern en présence de Thomas Guénolé, politologue insoumis et Gabriel Amard, orateur national LFI

     

    Les Insoumises et Insoumis du Pays Bigouden vous invitent, avec le soutien des Groupes LFI  partenaires du Finistère, à une caravane insoumise rurale! Le but de cette journée est de redonner la parole aux habitant.e.s des communes souvent délaissées par les pouvoirs publics.

    Dans une ambiance festive et conviviale, débats et animations seront proposés toute la journée autour des réponses citoyennes, collectives et humanistes face à l'urgence citoyenne et écologique affectant plus spécifiquement ces territoires.

    Programme :

    10h : Accueil et présentation de la caravane. Prise de contacts, information sur la France Insoumise et son action locale et nationale.

    10h30 : Animation autour du "0 déchet".

    12h-14h : Repas. Deux camions-restaurant assureront sur place la restauration. Stéphanie nous proposera des plats végétaliens bio et Gaël cuisinera des burgers.

    13h : Intervention de Thomas Guénolé, politologue Insoumis : "Comment vos services publics sont détruits par l'Union européenne " et débat sur la défense des services publics de santé en ruralité avec Sylvie Jaouen, employée et syndicaliste au SDIS 29, un médecin généraliste en zone rurale et un membre de l'association de défense des hôpitaux de proximité.

    14h30 : "Pour une gestion publique de l'eau", présentation animée par Gabriel Amard, membre d'une coordination nationale d'usagers de l'eau, candidat Insoumis aux élections européennes.

    16h : Table ronde sur l'agriculture bio et locale. Avec Nicolas Ratel, agriculteur bio à Plonéour, Igor Davidoff membre fondateur d'AMAP au Pays Bigouden et Henri Peuziat, éleveur de porcs bio et militant pour une agriculture locale.

    17h30 : Intervention sur la biodiversité avec Antony Benoit, apiculteur amateur à Quéven, et Mathieu Derouch, environnementaliste.

    19h30 : Concert du groupe rock : "Shaman".

     

    Pour tout renseignement complémentaire :

    Les insoumises et les insoumis du Pays bigouden

    Courriel<insoumis.finistere.7e@gmail.com> - Téléphone : 06 23 20 13 53

     

    Caravane rurale d'été de La France Insoumise (28 juillet à Plonéour-Lanvern)

     

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  • Une trentaine de représentants d'association tentent d'éviter à Aram de rentrer en Géorgie.

    Une trentaine de représentants d'association tentent d'éviter à Aram de rentrer en Géorgie

     

    Des élus et une trentaine d'associations font des propositions pour défendre la famille qui vit à Arzano (Finistère) et dont le père est menacé d'un renvoi en Géorgie.

    Des élus et une trentaine de représentants des associations, dont Arborémpom, Baha'ï de Quimperlé, la Ligue des droits de l'Homme, Emmaüs, Secours populaire, ont répondu à l'appel de Cent pour un toit, afin d'envisager une résistance au renvoi d'Aram Telloiami en Géorgie.

    Aram vit avec son épouse et ses trois enfants, âgés de 3, 5 et 8 ans, à Arzano, dans l'ancienne poste. Ses enfants sont scolarisés à l'école des Deux rivières et comme l'affirme Fanny Chauffin qui suit leur scolarisation, « ils font de gros progrès ». Leurs parents aussi sont dans l'apprentissage de la langue française.

    « C'est un bosseur »

    Sans titre de séjour, ni Aram ni Diana, son épouse, ne peuvent travailler. Quand des associations font appel à eux, ils sont là pour donner un bon coup de main. « On n'arrête plus Aram, quand il est au Moulin du roch ou à Arborépom. Il adore le jardinage. C'est un bosseur », affirment Lann Le Brusq et Marie Françoise Le Roch. « Il a toujours le sourire. »

    Comment peut vivre une famille sans travail, sans être en porte-à-faux avec la loi ? Arrivé en France en 2012, Aram a vu sa demande d'asile refusée en 2014 puis en appel en juin 2016. Une requête sera faite, le 8 août, auprès du tribunal administratif de Nantes. Entre-temps une délégation a été reçue en préfecture pour éviter la séparation d'une famille, car seul le père est sous la menace d'un renvoi en Géorgie.

    Demande de suspension du renvoi

    « Il y a un flou dans la loi lorsque les enfants ont plus de trois ans », indique Annie Menvielle. La délégation a demandé un recours gracieux de la demande d'expulsion d'Aram. Un sursis est envisagé avec un nouveau rendez-vous en janvier 2019. Cela évitera t-il la demande d'expulsion ? Seul le préfet peut prendre une décision.

    Jean-Michel Le Boulanger, néo Arzanois, vice-président du conseil régional, explique que la Région est en pleine discussion sur le sujet de l'accueil des migrants et demande « plus d'humanité » et rappelle la notion de fraternité. Il a été rappelé que deux enfants sont nés en France en 2013 et 2015. 400 courriers papiers, 900 par internet, divers courriers de soutiens des élus ont été envoyés en préfecture.

    Les représentants demandent, au minimum, le droit de travail en CESU (Chèque emploi service universel) pour Aram et Diana. Anne Borry, la maire d'Arzano, rappelle la dernière mobilisation en faveur de la famille « qui a une volonté de s'intégrer ». Elle met en garde sur les possibilités « d'un trouble à l'ordre public dans la commune » en cas de renvoi d'Aram. Tous demandent au préfet de « suspendre la décision de renvoi », au moins jusqu'au rendez-vous du mois de janvier.

    « Aider les migrants »

    Des relais vont être organisés auprès des citoyens pour les sensibiliser sur le cas de cette famille, des réunions publiques, réunions festives et pourquoi pas « des parrainages républicains », invoque Micheline Champot, de Cent pour un toit.

    Une proposition, bien soutenue par les élus présents, qui rappellent le parrainage effectué à Quimperlé par le maire et vice président du conseil départemental: « Ceci est possible et pourquoi pas vers les parlementaires, sénateurs, maires, conseillers départementaux, communauté des communes... Quimperlé a montré sa volonté d'aider les migrants. »

    source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimperle-29300/quimperle-famille-d-aram-l-appel-de-cent-pour-un-toit-5879083

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  • Makka et Ramzan et leurs enfants Rayala (6 ans), Kahassan (8 ans), Iman (9 ans) et Husein (4 ans) sont soutenus par les militants de Droit d’asile, Un toit pour tous, la Cimade, Fraternité Quimper et Douarnenez, Le temps partagé, la CNT, le PCF, le NPA, Europe Écologie-Les Verts, la Ligue des Droits de l’Homme, le collectif Services publics.Makka et Ramzan et leurs enfants Rayala (6 ans), Kahassan (8 ans), Iman (9 ans) et Husein (4 ans) sont soutenus par les militants de Droit d’asile, Un toit pour tous, la Cimade, Fraternité Quimper et Douarnenez, Le temps partagé, la CNT, le PCF, le NPA, Europe Écologie-Les Verts, la Ligue des Droits de l’Homme, le collectif Services publics. (Delphine Tanguy)

    Installée depuis deux ans dans l’ancienne ferme du Braden, une famille tchétchène a été assignée par la Ville devant le tribunal en vue de son expulsion. Une situation que dénoncent des associations.

    La nouvelle a fait l’effet d’une douche froide au sein du collectif Un toit pour tous qui, depuis des années, se mobilise pour sortir de la rue les personnes déboutées du droit d’asile. C’est à cette fin que l’ancienne ferme du Braden avait été réquisitionnée, en juin 2012, de manière sauvage, et avait accueilli des réfugiés en situation irrégulière qui se retrouvaient sans possibilité d’accéder à un logement. Depuis, l’occupation des lieux, remis aux normes par l’ancienne municipalité, bénéficiait d’un accord tacite. « Les réfugiés accueillis ici sont dans une période de transition qui va leur permettre d’accéder à leurs droits, d’obtenir un titre de séjour, un travail et un logement. On a eu des familles albanaises, arméniennes, tchétchènes, africaines. Elles se sont autogérées et il n’y a jamais eu de tensions », émet Marie-Madeleine Le Bihan de l’association Droit d’asile Quimper Cornouaille. Certains sont restés, d’autres sont partis comme ce Sénégalais qui a fait une demande d’aide au retour pour lui permettre de s’installer comme taxi au pays.

    Beaucoup d’incompréhension

    Les neuf membres de cette famille tchétchène concernée par la demande d’expulsion devant le tribunal d’instance par la Ville, le 5 juillet dernier, vivent ici depuis mai 2016. Actuellement dans l’attente du réexamen de leur demande d’asile, ils ont commencé à reconstruire leur vie dans ce quartier du Braden. « Il y a une mère avec ses deux enfants, une adolescente de 14 ans scolarisée au collège de La Tourelle et son fils qui est avec son épouse et leurs quatre enfants, âgés de 4 à 9 ans. Ils vont à l’école Edmond-Michelet.

     

    Le papa a une promesse d’embauche comme mécanicien dans un garage mais n’a pas encore de titre de séjour pour pouvoir travailler », souligne la bénévole, qui fait part de son incompréhension sur la façon dont les choses se sont passées. En avril, les occupants des lieux ont en effet reçu la visite du CCAS pour vérifier que la maison était bien tenue puis, le 30 mai, c’est un huissier qui est venu constater l’occupation des lieux avant que n’intervienne l’assignation par la Ville devant le tribunal pour occupation illégale.

    Invoquer le principe de fraternité

    « Durant l’audience devant le tribunal d’instance, dont le jugement a été mis en délibéré au 27 juillet, l’avocate a plaidé en faveur d’un prêt lié à l’usage, ce que conteste la Ville », détaille Jean-Pierre Bigorgne d’Europe Écologie-Les Verts et de Droit d’asile Quimper Cornouaille qui, avec les autres organisations ralliées à la cause, souhaite invoquer le principe de fraternité érigée dernièrement en valeur constitutionnelle par le conseil constitutionnel. Une lettre ouverte signée par les organisations mais aussi des citoyens va être adressée en ce sens au maire, Ludovic Jolivet, lui demandant que cette famille puisse rester dans la maison du Braden, le temps de régulariser sa situation et de trouver un logement.

    « On déplore que cela se passe en période d’été au moment où les gens sont démobilisés et sans qu’on soit averti », indique Noëlle Chapelain, de l’association Droit d’asile Quimper Cornouaille. « On reste cependant optimiste et on espère que M. Jolivet va nous entendre. Ce serait humain », renchérit Marie-Madelaine Le Bihan. Les différentes organisations ont prévu de se réunir pour faire le point sur la situation, lundi 23 juillet à 18 h à l’Espace associatif et invite les citoyens à les rejoindre pour appuyer leur action.

     

    Contactée la municipalité n’a pas souhaité faire de commentaire et dit attendre la décision judiciaire avant d’envisager un éventuel relogement de la famille.. 

    Delphine TANGUY

    source: https://www.letelegramme.fr/

     


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  • Maka, Ramzan et leurs enfants Rayana, 6 ans, Hussein, 4 ans, Khassan, 8 ans et Iman, 9 ans, entourés des militants.

    Un collectif d’associations et de partis politiques se bat pour qu’une famille tchétchène ne soit pas expulsée de la maison où elle est hébergée au Braden.

    Ramzan, Makka et leurs quatre enfants ont bâti ici une vie provisoire. La famille a fui la Tchétchénie, où elle était persécutée, pour des cieux meilleurs et, après un passage au centre d’accueil des demandeurs d’asile (Cada) de Rennes, s’est retrouvée à la rue. « Lorsque nous les avons rencontrés, ils dormaient dans leur voiture », se souvient Noëlle Chaplain, de l’association Un toit pour tous à Quimper (Finistère). C’était il y a deux ans.

    Quelque temps plus tard, une place se libérait au 41, rue de l’Île-aux-Moutons. Une maison inhabitée, propriété de la commune, utilisée depuis 2012 par les associations pour accueillir des personnes en situation irrégulière, avec l’accord tacite de la municipalité.

    « On les met dehors »

    À l’ombre, des vélos, grands et petits posés contre le mur. Quelques plantes repiquées sur la terrasse. « La famille a trouvé ici un équilibre, une stabilité, une sécurité. » Une sécurité remise en cause par une assignation de la famille devant le tribunal de grande instance de Quimper, en vue de son expulsion, sans délai, pour occupation illégale.

    Un coup de massue pour les bénévoles engagés à leurs côtés. « C’est mettre une famille dehors », constate amèrement Gérard Mas, d’Un toit pour tous et du NPA.

    L’audience a eu lieu le 5 juillet, le verdict sera rendu le 27. Le collectif de dix associations et partis politiques (1) adresse une lettre ouverte au maire de Quimper, dans laquelle il rappelle la notion de fraternité, « principe à valeur constitutionnelle » qui conduit à respecter « la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ».

    Promesse d’embauche

    Aujourd’hui, la famille de Ramzan et Makka est en procédure de réexamen du droit d’asile. Une situation qui les empêche de trouver du travail, alors que Ramzan a une promesse d’embauche comme mécanicien dans un garage.

    « Monsieur le maire de Kemper, nous vous demandons, au nom de la fraternité, d’autoriser les occupants de la maison du Braden à y rester le temps de régulariser leur situation et de trouver un logement et donc de renoncer à leur expulsion », écrivent les militants dans la lettre. « On souhaite un délai et des solutions pour ces personnes, résume Gérard Mas. Ou alors que le maire assume de mettre quatre enfants à la rue ! »

    À la mairie, on se contente de rappeler que « c’est une situation d’occupation illégale ». Un projet d’urbanisme vise le quartier. « Nous savons que cette question de relogement sera à traiter », assure-t-on, au cabinet du maire, sans plus de précisions.

    Flora CHAUVEAU

     

    (1) Signataires de la lettre : Droit d’asile Quimper-Cornouaille, Un toit pour tous, le Nouveau parti anticapitaliste, Europe Écologie-Les Verts, le parti communiste, la Confédération nationale du travail, Fraternité Quimper et Douarnenez, la Cimade, Le Temps partagé, la Ligue des droits de l’Homme, l’association Services publics. Elles se réuniront à l’espace associatif le 23 juillet, à 18 h pour faire le point sur la situation.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Jean-Yves Piriou et Arnaud Clugery sont respectivement vice-président et coordinateur régional de l’association Eau et rivières de Bretagne.Jean-Yves Piriou et Arnaud Clugery sont respectivement vice-président et coordinateur régional de l’association Eau et rivières de Bretagne.

    La consultation sur le schéma de cohésion territoriale prend fin ce jeudi. Eau et rivières de Bretagne dénonce un projet peu ambitieux.

    « Bon, il y a un peu de lecture ! » Sur la table d’un café brestois, Arnaud Clugery dépose une centaine de pages regroupée en deux livrets brochés. L’homme à la barbe naissante est coordinateur régional de l’association de protection de l’environnement Eau et rivières de Bretagne. Le tas de feuille, source de son mécontentement, c’est le schéma de cohésion territorial (SCoT). Ce schéma, porté par le Pôle métropolitain du pays de Brest, concerne 86 communes et pas moins de 400 000 habitants.

    Quelques explications. Le SCoT se divise en plusieurs documents. Le projet d’aménagement et de développement durable (PADD), discuté et voté par des élus, représente les orientations politiques pour le territoire. Suite à ce document, le Pôle métropolitain confie la maîtrise d’œuvre à des agences d’urbanisme pour réaliser le document d’orientation et d’objectifs (DOO). Après enquête publique, le DOO s’impose juridiquement aux plans locaux d’urbanisme (PLU) de chaque commune et intercommunalité.

    L’enquête publique prend fin ce lundi à 17 h

    « Le PADD, nous le trouvions très bien, mais le DOO n’est pas cohérent avec le projet des élus ! ». Jean-Yves Piriou, vice-Président d’Eau et rivières de Bretagne, dénonce des objectifs peu ambitieux. « Le Pôle métropolitain veut baisser de 20 % la progression de la ville sur les espaces naturels. Nous proposons de freiner cette augmentation de 50 % », précise l’homme aux cheveux blancs. Arnaud Clugery abonde en ce sens : « Entre 2006 et 2010, c’est l’équivalent d’un département qui a disparu sous le bitume en France ».

    La part d’énergies renouvelables en défaut d’objectif, la désertification des territoires ruraux, l’agriculture polluante, le manque de réflexion sur les transports en commun… L’association a bien d’autres critiques à formuler avant la fin de l’enquête publique, ce jeudi à 17 h. Une fois toutes les observations recueillies, la commission devra en tenir compte et les proposer au Pôle métropolitain. Un rapport final sera rendu d’ici le mois de septembre.

    Pratique :

    Les membres de la commission d’enquête publique recevront le public le jeudi 5 juillet, de 14 h à 17 h, au Pôle métropolitain du Pays de Brest au 18, rue Jean-Jaurès, Brest.

    Consulter et formuler des observations sur le SCoT

    Romain HAILLARD

    source: https://www.letelegramme.fr

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  • L’Opac et Finistère habitat, bailleurs sociaux, étudient un rapprochement en vue d’une éventuelle fusion.L’Opac et Finistère habitat, bailleurs sociaux, étudient un rapprochement en vue d’une éventuelle fusion

    Les deux bailleurs sociaux étudient un rapprochement. Le motif ? La loi Elan qui impose d’atteindre 15 000 logements en 2021. L’idée : fusionner pour une meilleure gestion du territoire.

    Finistère habitat et Opac Quimper-Cornouaille ont voté l'étude d'un rapprochement en vue d'une éventuelle fusion, d'ici 2021.

    Pourquoi ce rapprochement ?

    Ce rapprochement s’inscrit dans le contexte de la future loi Elan, qui va réformer le droit immobilier. « Cette loi impose à tout organisme d’atteindre le seuil minimum de 15 000 logements sociaux au 1er janvier 2021, en se rapprochant d’un ou plusieurs autres bailleurs », explique Gildas Le Grand, directeur de l’Opac Quimper-Cornouaille. Aujourd’hui, Finistère habitat et l’Opac Quimper-Cornouaille n’atteignent pas cet effectif. Ils recensent 6 000 logements sociaux chacun.

    « L’idée est d’anticiper. Nous avons voté cette étude de rapprochement en vue d’une éventuelle fusion », ajoute Gildas Le Grand. Une étude adoptée à l’unanimité jeudi dernier, par les élus, les représentants du personnel et des associations qui collaborent avec ces deux bailleurs. Celle-ci devrait démarrer en septembre.

    Comment s’appréhende cette collaboration ?

    « Dans le bon sens », répondent unanimes les présidents Jean-Paul Vermot, pour Finistère habitat, et Marie-Christine Coustans, pour l’Opac Quimper-Cornouaille. « Nous sommes deux offices semblables, et partageons une même philosophie. » Si ce n’est que Finistère habitat est plus présent sur le nord du territoire, et l’Opac plus présent au sud.

    Quel impact pour le personnel ?

    C’est l’autre interrogation de cette collaboration. « Avec cette étude, il va y avoir des questions d’ordre technique ou encore celle de la réassurance du personnel », note Jean-Paul Vermot. Finistère habitat et l’Opac sont clairs : « L’objectif est que le personnel et les locataires ne soient pas lésés. »

    Actuellement, les deux bailleurs emploient environ 300 salariés. Et 70 % des ménages finistériens sont éligibles aux logements sociaux. « Ça veut dire un logement pour tous, poursuit Jean-Paul Vermot. Cela touche bien plus que la majorité des Finistériens. »

    Comment va se valider cette étude ?

    Autour d’un comité de pilotage, en présence de Quimper Bretagne Occidentale (QBO) et le Conseil départemental. « Nous allons présenter des hypothèses constructives et regarder tous les aspects de cette possible fusion, ajoute Jean-Paul Vermot. Le patrimoine reste le même, la volonté est de le développer et de rester proches de nos locataires. »

    Pour l’heure, pas de date précise de cette réunion. Seule certitude, QBO et le Conseil départemental seront les décideurs.

    Si fusion il y a, quels projets ?

    Si ce projet devient officiel, un office regroupant les deux bailleurs pourrait voir le jour. « Pour répondre aux intérêts de tous les Finistériens et quel que soit le territoire, rural ou urbain, explique Jean-Pierre Vermot. Avec cette fusion, Finistère habitat et l’Opac envisagent plus de 20 000 logements sociaux sur le département, pour 2021. »

    Les deux organismes veulent conserver leur statut d’acteur de proximité. « Ce projet permettra de générer plus de ressources, plus d’accession à la propriété, le point fort de l’Opac », ajoute le président de Finistère habitat. Et Marie-Christine Coustans d’ajouter : « D’assurer une complémentarité dans nos actions. »

    Juliette SELLIN

    source: https://www.ouest-france.fr/

    A lire également: Logement social public. Vers une fusion Opac-Finistère Habitat (LeTélégramme.fr- 3 juillet 2018-10h 54)

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  • Quimperlé. Collège Jules-Ferry: parents et enseignants inquiets ( OS 29/06/18)

    Parents d’élèves et enseignants étaient réunis, jeudi midi, le 28 juin, pour empêcher la fermeture d’une classe de 5e, à la rentrée prochaine, au collège Jules-Ferry de Quimperlé.

     

    Mal lotis, les 6e du collège Jules-Ferry.

    Lors de la dernière rentrée, ils subissaient de plein fouet une fermeture de classe, l’Académie estimant qu’en deçà de 90 élèves, trois classes suffisent.

    Elle projette de nouveau la suppression d’une classe de 5e à la rentrée, pour passer de quatre à trois divisions.

    Mais si la promotion compte officiellement 85 élèves, ils sont en fait 92.

    L’ironie du sort, c’est que les sept élèves Ulis ne rentrent pas dans les effectifs. C’est sans parler des Fle (français langue étrangère), qui sont rattachés à des classes suivant les besoins.

    Dans les faits, il s’avère que ce sont des classes de 31 élèves, suivant les disciplines, auxquelles enseignants et élèves sont confrontés sur cette promotion.

    Malaise et découragement planent autour des élèves en difficultés. Les témoignages de plusieurs parents, hier, ont donné le ton de lacunes aggravées et de profondes inquiétudes.

    Même son de cloche côté enseignant : « Les classes surchargées vont à l’encontre de la pédagogie différenciée qui nous est demandée. »

    Difficile pour tout le monde, d’envisager de refuser les élèves Ulis et Fle pour faire entendre raison : « C’est une richesse pour tous. On ne souhaite pas avoir à parler de contrainte un jour. »

    Mais si parents d’élèves et enseignants se sont retrouvés, jeudi midi, c’est parce que l’Académie se réunit, aujourd’hui, pour décider des dix demandes de dérogations adressées pour l’internat de Jules-Ferry.

    Et le collectif craint que l’Académie en accepte tout juste cinq, pour atteindre son compte officiel de 90 élèves, et ainsi s’épargner une quatrième division.

    Mais, d’une autre façon, les internes font eux aussi partie du processus d’école inclusive.

    « Il s’agit en grande partie de jeunes qui ont également besoin d’attentions particulières et d’un contexte de travail serein. »

    source : ouest-france

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  •  Centrale à gaz. Les opposants répondent à la députée (LT 20/06/18)

    Les propos de la députée, Graziella Melchior, sur la centrale à gaz (Le Télégramme de mardi) ont fait réagir les opposants au projet.

    « Il est faux de dire qu’il risque de manquer d’électricité en Bretagne. Les turbines à combustion de Brennilis et de Dirinon ne fonctionnent quasiment pas en hiver et la centrale de Montoir-de-Bretagne flambant neuve, réactivée en 2017, a largement permis de couvrir les besoins en électricité.

    « Une nouvelle ligne de sécurité vient d’être inaugurée entre Saint-Brieuc et Lorient et la presse nous a appris que l’interconnexion avec l’Irlande sera réalisée, avec une ligne bidirectionnelle », souligne le collectif d’opposants.

     

    Pétition de 45 400 signatures

     

    « La réalité est que le réseau électrique est européen, que l’électricité est une marchandise avec ses traders comme Direct énergie ou bientôt Total. La consommation électrique prévue par le pacte électrique breton, obsolète car datant de huit ans maintenant, est inférieure à tous les scénarios prévus. Nos recours au Conseil d’État et en appel à Nantes suivent leur cours et il y a tout lieu d’être optimiste quant aux arguments avancés », poursuivent les anti-centrale.

    « Enfin, une pétition sur change.org demandant l’arrêt de ce projet a récolté 45 400 signatures à ce jour. Elle prouve la détermination des habitants du territoire impliqués depuis plus de sept ans », concluent-ils

    source : letelegramme

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  • Landerneau. Second collège : la mobilisation reste élevée (LT 23/06/18)

    Environ 220 personnes ont participé au pique-nique appuyant la demande d’un second collège public à Landerneau, ce samedi midi. Le Département doit rendre sa décision dans les prochains jours.

     

    Sous un soleil franc qui tranchait avec la pluie de la première tentative, le 3 juin, le pique-nique revendicatif du collectif pour un second collège a rassemblé environ 220 convives sur les pelouses avenantes des Jardins de la Palud, ce midi. Parmi eux, des enfants, des parents, grands-parents d’élèves, des militants de longue date inscrits dans le collectif pour un second collège et des élus locaux, dont les maires de Landerneau (Patrick Leclerc), de La Roche-Maurice (Laurence Fortin), de Plouédern (Bernard Goalec), de Pencran (Jean Crenn), des élus municipaux de ces communes ainsi que la députée de la 5e circonscription, Graziella Melchior.

     

    Réponse du Département dans les prochains jours

     

    Toujours aussi déterminés, ils se sont rassemblés au dessert pour former, humainement, la revendication, photographiée et filmée par un drone de la société pencranaise « Les yeux de Breizh drone », à savoir les lettres : « Un 2e collège ! ». La réponse du Département, maître de décision en la matière, parviendrait bien plus tôt que prévu. Initialement attendue au mois d’octobre, elle pourrait être prise avant la fin de cette année scolaire. « Le Département me l’a confirmé dans la semaine », précise Lénaïc Blandin, coprésident du collectif pour un second collège (public).

     

     

    Mobilisés depuis l’automne

     

    Le mouvement s’est enclenché à l’automne dernier dans le pays de Landerneau, suite à la décision, du conseil départemental, de passer La Roche-Maurice en double sectorisation au niveau des collèges publics. À savoir le maintien du fléchage vers l’unique collège public de Landerneau (Mescoat) mais aussi vers Landivisiau, en cas de manque de place dans l’établissement landernéen en sureffectif (880 élèves). La carte scolaire a été modifiée de la même façon pour Lanneuffret et Pencran, commune agglomérée à Landerneau à laquelle a été rajoutée la destination du collège public de Coat-Mez, à Daoulas.

    Mescoat ne peut pas prendre tout le monde


    Tous les écoliers de CM2 de ces communes qui en ont fait la demande seront néanmoins acceptés à Mescoat en septembre. « Mais des familles d’enfants déjà inscrits en collège qui s’installent dans ces communes ou veulent passer du privé au public n’ont pas la certitude d’être pris à Mescoat. C’est un argument de plus prouvant la nécessité d’ouvrir un second collège public dans le bassin de vie de Landerneau », conclut Lénaïc Blandin, coprésident du collectif pour un second collège.

    Source : letelegramme.

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  • Grand Morlaix : les Insoumis veulent un débat et une consultation (OF.fr-22/05/2018-13h35)

    La France insoumise du pays de Morlaix a créé une pétition en ligne, à destination du préfet du Finistère.

    La France insoumise du pays de Morlaix réagit aux récentes prises de position, de la maire de Morlaix et de la députée, en faveur du grand Morlaix. « Il est proposé que les communes qui voudraient fusionner puissent le faire après délibération de leur conseil municipal. Or, ce projet n’était dans aucun programme des élus des communes concernées lors des municipales de 2014. »

    Les Insoumis demandent « que cette fusion de communes ne puisse se faire sans une consultation citoyenne précédée d’un débat ». À cet effet, ils ont lancé une pétition en ligne, invitant le préfet à organiser cette consultation.

    « Cela pourrait redynamiser le territoire »

    Ils demandent aussi « que soient rendues publiques toutes les études menées dans cet objectif par Morlaix communauté ». Lors d’une réunion de travail prévue le 28 mai avec les élus, la communauté d’agglomération présentera les résultats d’une première étude financière établie selon plusieurs scénarios. 

    « Nous pensons que la population est attachée aux services publics de proximité auxquels l’échelle communale a permis de satisfaire jusqu’à présent mais qu’en même temps, le grand Morlaix pourrait sans doute redynamiser et rendre attractif notre territoire. »

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Concernés plus ou moins directement par la demande de second collège public à Landerneau, les maires et adjoints du territoire restent mobilisés derrière cette revendication.Concernés plus ou moins directement par la demande de second collège public à Landerneau, les maires et adjoints du territoire restent mobilisés derrière cette revendication.

     

    Les élus du territoire landernéen affinent leur argumentaire avant le rendez-vous de mercredi au conseil départemental. Il s'agira de marquer des points sur la demande de second collège public. En s'appuyant sur la logique démographique, sociale et économique.

    Calcul différentiel. La réunion de mercredi pourrait s'attarder sur des appréciations différentes des chiffres. « Pour calculer ses prévisions d'effectifs en collège, le conseil départemental se réfère aux chiffres d'inscrits en primaire », note Sabrina Ménager (collectif second collège). « Des chiffres faussés car ils ne tiennent pas compte des élèves qui s'inscrivent à Mescoat en cours d'année scolaire, ni des familles qui s'installent. Le conseil départemental se trompe d'une centaine d'élèves chaque année. Cela représente beaucoup », signale Patrick Leclerc, maire de Landerneau et président de la Communauté de communes du pays de Landerneau-Daoulas (CCPLD). Démographie atypique à valoriser. D'autres chiffres sortiront du cartable des élus locaux qui se présenteront, mercredi, à la réunion (lire ci-dessous). Ceux étayant la dynamique « atypique dans le Finistère » du pays de Landerneau-Daoulas. « 49.384 habitants, aujourd'hui, et une démographie qui n'a cessé d'augmenter depuis 2009 », année d'inscription du second collège public à Landerneau dans la programmation du Département. « C'est une population plus familiale, plus jeune que la moyenne départementale. 960 logements ont été créés entre 2015 et 2017. Cette dynamique va se poursuivre », prévient le président de la CCPLD. Soutien économique.
     
    « Notre collectivité est le second pôle du pays de Brest, rappelle Patrick Leclerc. Des entreprises s'installent. Le développement économique se manifeste particulièrement entre Guipavas et Plouédern, le long de la RN12. Il augure l'arrivée de nouveaux habitants ». Là encore, des stats soigneusement sélectionnées par les élus locaux confortent la nécessité du second collège public à Landerneau. « Au ratio, la CCPLD compte un collège pour 15.000 emplois. Dans le pays de Landivisiau, c'est un collège pour 11.000 emplois ; dans le secteur de Guipavas, Le Relecq, Plabennec, un pour 7.500 ». Le Département au rattrapage. Le nombre de collèges (publics et privés confondus) par habitants d'une collectivité révèle encore plus significativement le déficit landernéen (ou l'excédent ailleurs ?). « Trois collèges dans la CCPLD quand Morlaix communauté (67.000 habitants) en a sept, Quimperlé communauté (55.000 habitants) en a huit, Concarneau agglo a deux collèges publics pour 668 élèves... », énumère Patrick Leclerc. « Et un seul CPE à Mescoat. Une autre anomalie, liée à l'Éducation nationale cette fois », ajoute Sabrina Ménager. « Mercredi prochain, nous irons tous devant le conseil départemental pour montrer que ce second collège public n'est pas une lubie de notre part mais un rattrapage de ce qui aurait dû être créé depuis plusieurs années », martèle Patrick Leclerc. Pas de problème d'addition. La construction d'un second collège public à Landerneau (600 places ?) nécessiterait un budget aux alentours de 18 M€. Le conseil départemental et l'Éducation nationale ont affirmé que la question du budget n'entraînerait pas de blocage. « La cohésion d'un bassin de vie est plus importante qu'un investissement, il est vrai, de plusieurs millions d'euros », approuve Laurence Fortin, maire de La Roche-Maurice. « Il faut s'adapter aux dynamiques. Les communes de notre territoire le font : Pencran et Saint-Divy investissent dans leurs écoles », signale le maire de Landerneau, espérant que le bon exemple vienne aussi d'en haut. Le grand oral de mercredi pèsera dans l'appréciation finale. Le Département prendra sa décision de construire, ou non, le second collège, en octobre.
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    « En Bretagne, les déchets d’anciennes mines d’uranium ont été utilisés en remblais de routes, de chemins ou sous des maisons. Ils polluent l’eau, les sols en radon », souligne Sylviane Poulenard, vice-présidente de la Criirad à Valence (Drôme). « En Bretagne, les déchets d’anciennes mines d’uranium ont été utilisés en remblais de routes, de chemins ou sous des maisons. Ils polluent l’eau, les sols en radon », souligne Sylviane Poulenard, vice-présidente de la Criirad à Valence (Drôme).

    Samedi, à Vannes, la fédération antinucléaire Bretagne tenait son premier colloque régional. Cette journée a permis aux militants de différentes associations d’échanger leurs expériences. Notamment les associations du collectif Mines d’Uranium qui ont rappelé que ni la dépollution ni la signalisation des anciennes mines (25 dans le Morbihan) n’étaient encore réalisées. Ils ont aussi profité du point de vue de spécialistes, comme Sylviane Poulenard, vice-présidente de la Criirad, laboratoire associatif indépendant de mesure de la radioactivité, venue parler du Radon.

    Il est connu que la Bretagne est une région riche en radon. Le nécessaire n’est-il pas fait pour en protéger les populations ?

    En France, la Bretagne est, avec le Massif central et la Corse, la région à plus fort « potentiel » de radon, ce gaz invisible et radioactif. Actuellement, il y a des mesures dans les établissements recevant du public et les lieux de travail de 31 départements. Le seuil ne doit pas dépasser 400 becquerels par m³ d’air. L’Organisation mondiale de la santé préconise 100 becquerels Il y a un vrai enjeu de santé publique. Le risque est clairement identifié : 1 200 à 3 000 décès par an du cancer du poumon sont directement imputables au radon. À fortes doses, le radon est mortel en quelques jours, mais dans un État qui a développé le nucléaire il y a un problème de non-reconnaissance du risque lié aux faibles doses.

    La réglementation va-t-elle évoluer ?

    En 2013, une directive européenne a été votée qui va dans le bon sens, mais n’est toujours pas arrivée en France. Nous espérons qu’elle ne mettra pas huit ans comme le texte de 1996 à être transposée en droit français Le seuil devrait être abaissé à 300 m³, une nouvelle cartographie plus fine réalisée. Notre crainte est que les habitations ne soient toujours pas concernées par les mesures et qu’aucune norme ne s’impose dans les constructions neuves. Pour éviter un quart des décès, il faudrait abaisser la norme à 200.

    Quels moyens pour se protéger ?

    Il y a des choses faciles à mettre en place à la construction, d’autant que nos bâtiments sont de plus en plus confinés : vide sanitaire ou lit de gravier drainant ou ventilation double flux. Dans certains pays comme les États-Unis, la Suède ou la Suisse, il y a des métiers autour de la protection contre le radon. En France pour la première fois, nous avons pu, cette année, proposer une formation aux professionnels du bâtiment en Auvergne Rhône-Alpes.

    source: http://www.letelegramme.fr/

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  • L’opération d’évacuation de la Zad (zone à défendre) à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) a été lancée ce lundi 9 avril. Ce même jour, 150 personnes se sont rassemblées à Quimper (Finistère).

    L’opération d’évacuation de la Zad (zone à défendre) à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) a été lancée ce lundi 9 avril. Ce même jour, 150 personnes se sont rassemblées à Quimper (29)

    L’opération d’évacuation de la Zad (zone à défendre) à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) a été lancée ce lundi 9 avril. Ce même jour, 150 personnes se sont rassemblées à Quimper (Finistère).

    Des premières expulsions de la Zad (zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ont eu lieu, ce lundi 9 avril.

    Les comités de soutien de Quimper, Douarnenez et du Pays bigouden ont décidé de se réunir, ce même jour, place Terre-au-Duc, à Quimper. Objectif : envisager une « riposte » à ces évacuations. 150 personnes étaient présentes, au plus fort du rassemblement.

    Notre-Dame-des-Landes ou Pont-de-Buis-lès-Quimerch

    Certaines ont proposé de se rendre à Notre-Dame-des-Landes, « en soutien aux habitants de la Zad ». D’autres envisagent de se rendre à l’usine Nobel Sport, qui fabrique de la poudre et des explosifs (classé Seveso) à Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère). « Il y a beaucoup de gendarmes présents. En nous y rendant, on va les mobiliser et ils délaisseront un petit peu Notre-Dame-des-Landes », explique une manifestante au micro.

     Après ces prises de paroles, place Terre-au-Duc, les manifestants ont défilé dans les rues de Quimper. Ils ont, notamment, emprunter les quais de l’Odet, où la circulation n’avait pas été coupée.

    Les manifestants ont, notamment, emprunter les quais de l'Odet, où la circulation n'avaient pas été coupée. 
     
                     La circulation a été perturbée de longues minutes sur les quais de l'Odet. 
     
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  • Le cortège a bloqué le tram quelques minutes.Le cortège a bloqué le tram quelques minutes

    Plus de 150 personnes ont manifesté ce lundi soir afin de protester contre les expulsions de la Zad (zone à défendre) de Notre-Dames-des-Landes (Loire-Atlantique).

    Ils étaient plus de 150, réunis place de la Liberté, lundi soir, pour protester contre les expulsions de Zad de Notre-Dames-des-Landes, expliquant que « ces expulsions confirment la prétention du gouvernement à rétablir le droit tout en s’asseyant grossièrement dessus. »

    Du bruit devant le commissariat

    Après le rassemblement, les manifestants se sont dirigés vers la rue de Siam, bloquant le passage du tram quelques minutes. Le cortège a ensuite emprunté la rue Colbert, s’arrêtant devant le commissariat pour donner « un peu de son », avant de passer par la sous-préfecture et la gare.

    Une assemblée était ensuite prévue dans la soirée, afin de décider de la suite du mouvement. Un convoi pour une destination finistérienne encore inconnue pourrait partir de Brest dans la matinée de mardi.

    source : https://www.ouest-france.fr

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  • DZ-Pollutions. « La plage du Ris en grand danger » (LT-28/02/2018)

    À l'heure où les premières actions du nouveau plan algues vertes se dévoilent, les militants de BDZE avouent leur scepticisme. « Il y a un refus de prendre le problème à la base », estime Jean Hascoët, ici aux côtés d'Odile Bruneau, Martine Chapin et Annie Pigeyre.

     

    « La plage du Ris est en grand danger », alerte Jean Hascoët, président de Baie de Douarnenez environnement (BDZE). En cause, les pollutions bactériologiques et chimiques qui minent ce site depuis des années, résistantes aux plans de lutte qui se succèdent.

    « Les sites dont le classement aura été insuffisant pendant cinq années consécutives à partir de la saison 2013 devront être fermés définitivement ». C'est ce que dit l'Agence régionale de santé (ARS) dans son dernier bilan « Eaux de baignade », consultable en ligne. Deux plages de Guissény, dans le Nord-Finistère, sont d'ores-et-déjà concernées par la mesure. Et cinq autres sont dans le collimateur, affichant quatre années successives en dessous des seuils. Quatre plages du Nord du département (Santec, Plougoulm, Ploudalmézeau et Landuvez), la plage du Ris de Douarnenez figurant l'unique représentante sudiste de ce classement, dont elle se serait passée. « La plage est en grand danger, s'inquiète Jean Hascoët. Si le classement 2018 reste insuffisant ? et je ne vois pas comment cela va s'améliorer ? ce sera la fermeture définitive ». Avec son cortège de conséquences, pour la fréquentation touristique notamment.

    Pollution d'origine animale

    Un rapport a été commandé par la Ville à un laboratoire indépendant en 2017, concernant la qualité des eaux de baignade du Ris, les sources de pollution et les mesures qu'il convient de prendre. Ce rapport est en ligne sur le site de la Ville (à la rubrique Téléchargements). « C'est un rapport très complet, très bien fait », convient Jean Hascoët. Ce rapport pointe les sources de pollution et propose d'agir en priorité sur la principale, d'origine animale, en limitant l'accès des bovins aux cours d'eau et en s'attaquant aux risques de lessivage des épandages de lisiers de porc vers ces cours d'eau. Il faut également contrôler les installations d'assainissement collectif et non collectif aux abords de la plage (une opération est en cours) et sensibiliser le public au ramassage des déjections canines sur la plage.

    Or, une récente prise de position du Parc marin a fait sortir les défenseurs de l'environnement de leurs gonds. Début février, le parc émettait un avis favorable à une demande de dérogation à l'interdiction d'épandre du lisier à moins de 500 m d'une zone conchylicole, en application depuis 2009. La fameuse bande des 500 m. La demande émane d'un éleveur de Telgruc-sur-Mer et concerne des parcelles situées sur le bassin-versant des plages de Trez-Bihan et Trezbellec, en baie (Le Télégramme du 21 février). Neuf associations bretonnes, dont BDZE, viennent de demander au préfet de passer outre cet avis, « en contradiction absolue avec l'objectif de réduction des flux d'azote défini dans le plan algues vertes (PLAV2) ».

    Produire moins et mieux

    En tant que membre de Eau et Rivières de Bretagne, l'association BDZE est représentée dans le comité qui a élaboré ce plan à l'échelle des bassins versants de la baie et qui doit, depuis le 1e r janvier, le mettre en oeuvre, par le biais de l'Établissement public de gestion et d'aménagement de la baie de Douarnenez (Epab). « Ce qui m'est apparu, c'est qu'il y a un refus de prendre le problème à la base, commente Jean Hascoët. C'est-à-dire, de parler de changements de pratiques agricoles. Le PLAV 2, c'est tout de même 40 millions d'euros sur la Bretagne». « On discute beaucoup, on fait beaucoup de réunions au lieu d'avancer »,résume Martine Chapin. « Nous, à Douarnenez, on est énervés par cette impression de blocage, poursuit Jean Hascoët. Et on se rend compte que ceux de nos adhérents qui vivent dans le Porzay, où les éleveurs sont plus présents, hésitent à s'exprimer publiquement. Or, dépenser des millions d'euros pour refaire des berges de cours d'eau et des talus qui continuent à être détruits n'a pas grand sens si les pratiques agricoles ne changent pas, si l'élevage dans son ensemble ne se désintensifie pas, martèle l'écologiste. Il faut produire moins et mieux ! ».

    source: http://www.letelegramme.fr

     

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  • Cap-Sizun. Ils protègent l'abeille noire (LT-28/02/2018)Les membres de l'Association pour la protection et la promotion de l'abeille noire du Cap-Sizun entendent défendre bec et ongles l'abeille locale.

     
    Il y a presque un an naissait l'Association pour la protection et la promotion de l'abeille noire du Cap-Sizun (Appan). Elle réunit à présent 83 adhérents, qui vont se retrouver le 10 mars pour leur première assemblée générale ordinaire. Une réunion ouverte à tous. « Aujourd'hui, on parle beaucoup des abeilles et des problèmes auxquels elles sont confrontées. Cela crée un courant de sympathie. On veut sauver les abeilles et de nombreuses personnes souhaitent avoir une ruche, voire plus, au fond du jardin ou ailleurs, expose Youenn Landrein, secrétaire de l'association. Mais il y a un problème qui n'est pas ou peu abordé et qui constitue pourtant une menace pour la conservation des abeilles locales. Car il n'y a pas qu'un seul type d'abeille, en France ou ailleurs. Et elles ne sont pas toutes jaune et noire ». ?« Notre abeille locale, celle de l'Ouest Bretagne, est une abeille toute noire -melifera melifera- ? et elle est là depuis des millions d'années, ce qui a donné un écotype, détaille Youenn Landrein.
     
    Aujourd'hui, par l'importation anarchique d'abeilles exogènes, les écotypes d'abeilles noires locales sont menacés par le phénomène d'hybridation par des abeilles venant d'autres pays, via Internet notamment ». « Au-delà des pesticides, des maladies, des prédateurs, qui génèrent de réels dégâts sur tous les pollinisateurs, le problème majeur de l'hybridation des écotypes de l'abeille noire, et de ses conséquences, est mal connu du grand public. Là est le coeur de l'objet de notre association, qui vise à protéger et promouvoir l'abeille noire, sur la pointe du continent qu'est le Cap-Sizun ».

    Pratique
    Association pour la protection et la promotion de l'abeille noire du Cap-Sizun (Appan) : assemblée générale le 10 mars, à 13 h 30, à la salle polyvalente d'Esquibien, à Audierne. Ouverte à tous. En seconde partie, conférence du chercheur Matthieu Guichard, spécialiste de l'abeille et de ses maladies. Renseignements au 06.08.63.51.73. Mail : abeillenoire.capsizun@gmail.com
     
     
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  • Le bagad An Oriant, de Lorient, sur la scène du Quartz.Le bagad An Oriant, de Lorient, sur la scène du Quartz.

    Depuis le début de l’après-midi, ce dimanche, les bagadoù défilent sur la scène du Quartz, à Brest. Qui remportera le concours et succédera à Cap Caval ?

    « C’est la première fois que je ne m’ennuie pour aucun bagad » clame Martine, ravie, pendant l’entracte du championnat des bagadou qui se déroule ce dimanche à Brest.

    Le Bagad de Plougastel a ouvert le bal, suivi de Kerlenn Pondi de Pontivy, Quic en Groigne, Ar meilhou Glaz de Quimper, Kevren Alre d’Auray, Brieg et le fameux Cap Caval, gagnant du championnat précédent.

    « Une nette différence »

    Après sa prestation, le public est conquis. « Il y a une nette différence avec les autres bagadoù, tranche une spectatrice. Cette année, ils ont fait le contre pied de l’année dernière, une fin qui n’est pas en apothéose, plus mélodieuse, ça change et ça marche. »

    Bob Hasle, président du jury, rappelle : « Rien n’est joué. Il y a des favoris mais les autres poussent derrière. »

    Des airs variés

    André Queffelec, président de Sonerion, se félicite : « Le thème de cette année porte sur le territoire de Haute Bretagne et même si les rondes sont souvent inspirées du terroir de Loudéac, les airs sont plus variés. »

     

     

     « Comme toujours, la sélection va porter sur les détails, renchérit Jacques Corbin, ancien président du Bagad kemper. On distingue tout de même deux catégories dans la première catégorie. »

    Autre favori, le Bagdad Kemper qui ouvrira la deuxième partie du championnat. Les résultats seront communiqués entre 19 h et 20 h.

    Toutes les vidéos des bagadoù ici

    Championnat des bagadoù à Brest. Les résultats

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  • SNCF. Six « petites lignes » de train dans le collimateur (OF.fr 25/02/2018)

    Dans le rapport Spinetta, la fermeture de « petites lignes » de train jugées peu rentables est notamment conseillée.

    Remis la semaine passée au Premier ministre, le désormais célèbre rapport Spinetta visant à réformer le système ferroviaire français, est accompagné d’une carte. Une carte qui cible les petites lignes, « peu utilisées, héritées d’un temps révolu », décrites comme non rentables et coûteuses pour la collectivité.

    Dans le panel des recommandations, les rapporteurs proposent leur fermeture ce qui selon eux dégagerait une économie annuelle d’1,2 milliard. En Bretagne, six lignes où circulent moins de vingt trains par jour et où le taux de remplissage est jugé insuffisant sont ainsi qualifiées de « petites lignes ». Potentiellement dans le collimateur donc.

    Lire aussi : SNCF-Le train de Carhaix-Paimpol menacé de terminus par le rapport Spinetta ?

    « Renoncements » en série

    Colère froide pour Gérard Lahellec, vice-président de la Région en charge des transports qui voit dans ce texte l’expression d’un « regard condescendant porté par M. Spinetta depuis l’intérieur de son périphérique sur la province. » Les petites lignes ne sont pas rentables ? « Il n’existe pas une seule ligne rentable ! Un abonné du TER ne paye en moyenne que 10 % du coût réel de son billet. On me dit : « Sur la ligne entre Dol et Dinan, il n’y a que 100 voyageurs. » Avec M. Spinetta, il n’y en aurait plus. Vous trouvez cela mieux ? » Et l’élu de décrire, après l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, après le rapport Duron invitant à reporter le prolongement de la ligne à grande vitesse vers l’ouest, un nouveau « renoncement de l’engagement public. »

    En décembre dernier, après un an de travaux et 77,8 millions d’euros investis, la ligne entre Quimper et Brest était rouverte avec l’espoir d’un trafic augmenté de 50 %. Une campagne d’affichage, où un marin brestois embrassait à pleine bouche une femme du Finistère sud, annonçait l’événement. Pas certain que M. Spinetta reçoive un tel accueil au bout des « petites lignes ».

    Glen Recourt.

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Alors que l’ française est capable depuis toujours de nourrir la population de l’Hexagone et qu’elle est encore une source majeure d’exportations et de devises, tout est fait pour qu’elle ne cesse de reculer en plongeant dans l’angoisse du lendemain des dizaines de milliers d’agriculteurs.

    Et c’est l’Union européenne (UE) qui modifie brutalement ses subventions aux zones agricoles à développer au risque de ruiner des milliers de travailleurs de la terre… tout en favorisant les capitalistes de l’agriculture, déjà principaux bénéficiaires de la politique agricole européenne. Bien entendu, Macron s’applatit : c’est un « grand Européen » qui veut « toujours plus d’Europe », de « gouvernance européenne », de « défense européenne », de « budget européen ». Et la souveraineté politique et alimentaire de la nation dans tout ça ?

    Et c’est cette même UE, servilement suivie par Macron, qui met en application le CETA (libre échange avec le Canada) sans même attendre sa validation par la représentation nationale, au risque de favoriser la grande agriculture et de généraliser la malbouffe. Et comme si ça ne suffisait pas, voici le traité de libre-échange avec le Mercosur, qui déstabilisera encore plus les marchés agricoles. En outre, Macron et Cie ne le disent évidemment pas, mais l’un des enjeux à la mise en place du gouvernement de grande coalition CDU-SPD à Berlin, est le retour du TAFTA, le Traité transatlantique qui donnerait le coup de grâce à ce qui resterait de notre agriculture paysanne, et peut-être à notre agriculture tout court.

     

    On ne peut séparer cette honteuse casse de la France agricole et rurale de l’entreprise générale de casse euro-atlantique de la France que couvre le pseudo-modernisme « centriste » de Macron : la casse agricole est un élément de la destruction généralisée du produire en France qui vise aussi l’industrie(tout récemment, dégraissage chez PSA, qui prépare sa délocalisation, dépeçage d’Alsthom ou de STX aux capitaux étrangers, mainmise croissante des capitaux allemands sur Airbus, etc.) ; elle va de pair avec la mise en extinction des services publics, Poste, SNCF, EDF, et les agriculteurs qui se laissent tromper par les partis de droite et par la FNSEA jouent contre leur propre camp, celui des travailleurs, quand ils se laissent monter contre les cheminots, fonctionnaires et autres travailleurs qui vivent sans discontinuer le blocage des salaires, les suppressions de postes par milliers, la casse de leurs métiers.

    Face à l’UE, cette machine à détruire les revenus et les conditions de vie des travailleurs, face à l’euro, dont l’alignement structurel sur le Deutsche-Mark renchérit toutes nos exportations, face aux capitalistes richissimes de la grande distribution qui écrasent à la fois leurs salariés, les petits producteurs agricoles et les consommateurs, face au grand patronat qui joue sur le chômage de masse pour comprimer le pouvoir d’achat de 19 millions de salariés (ce qui pave la voie des importations à bas coût et sans garanties sociales et écologiques), les travailleurs salariés et non salariés de la ville et de la campagne doivent refuser la division. Héritier d’un parti, le grand PCF du Front populaire et de la Résistance, qui a toujours associé la faucille paysanne au marteau ouvrier, le PRCF appelle les travailleurs salariés à soutenir chaleureusement les revendications paysannes. Il appelle aussi les paysans à soutenir le grand mouvement « tous ensemble en même temps » qui se prépare pour le 22 mars prochain dans le but de battre les contre-réformes Macron dictée par le MEDEF et par l’UE du grand capital.

    Plus largement, le PRCF appelle les agriculteurs à refuser désormais leur confiance aux LR, à Macron et au FN qui les flattent mais qui, comme les dirigeants de la FNSEA, ne servent en fait que l’UE du grand capital, que la très grosse agriculture capitaliste, que les maîtres de la grande distribution au détriment des paysans, des consommateurs salariés et de l’intérêt national. Plus d’illusions sur l’UE et l’euro, ces cadeaux empoisonnés au monde agricole qui, depuis 40 ans, ont surtout servi à démolir l’agriculture paysanne et de droit de bien-vivre à la campagne en jouissant du produit de son travail !

    A lire :

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • SNCF. Le train Carhaix-Paimpol menacé de terminus par le rapport Spinetta ? (OF.fr-23/02/2018)Mathieu, qui habite Paimpol (Côtes-d'Armor), a fait le choix d'aller travailler à Guingamp par le train- @David ADEMAS /

    Le train Carhaix-Paimpol dessert une dizaine de gares depuis le Centre-Bretagne jusqu’au littoral. Si cette ligne, gérée par une société privée, n’est pas rentable, sa fermeture semble inimaginable aux usagers. Le rapport Spinetta sur la SNCF préconise pourtant de fermer les lignes non rentables.

    Dans le tunnel d’accès aux quais, c’est le chassé-croisé des usagers du TGV en provenance de Paris, et des habitués du TER Bretagne, en partance pour Paimpol, ce mardi à 17 h 30, en gare de Guingamp, dans les Côtes-d’Armor. Les voyageurs sont nombreux à se diriger vers le quai n°3, où l’autorail régional les attend. Dans dix minutes, les portes se verrouilleront automatiquement.

    Très rapidement, la moitié des 90 places assises sont occupées. Par des jeunes gens, en grande majorité. « On prend le train tous les jours », indiquent Emma et Pauline, deux Paimpolaises scolarisées à Guingamp. Comme la poignée d’adultes qui, eux aussi, sont des usagers réguliers de cette petite ligne, gérée par la CFTA (Société générale de chemins de fer et de transports automobiles), dont le siège est à Carhaix, dans le Finistère.

    Le train Carhaix-Paimpol pourrait être menacé par le rapport Spinetta. @David ADEMAS /  

    Un train pour aller au travail

    Ces habitués ont entendu parler du rapport Spinetta, qui vient de préconiser la fermeture de petites lignes ferroviaires non rentables, mais ils n’ont pas compris que la ligne Carhaix-Guingamp-Paimpol pouvait être menacée. « Nous sommes nombreux à aller au travail grâce au train, remarque Mathieu, employé à l’agglomération. Il y a toujours du monde à monter ou descendre aux petits arrêts. J’ai même l’impression qu’il y a de plus en plus de gens comme moi qui ont opté pour le train plutôt que la voiture.»

    La ligne Carhaix-Paimpol, gérée par une société privée, n'est pas rentable mais sa fermeture semble inimaginable aux usagers. @David ADEMAS 

    Frédéric, lui, s’insurge : « On dit que gouverner, c’est prévoir! Alors pourquoi avoir mis près de 30 millions d’euros pour restaurer la trentaine de kilomètres entre Guingamp et Paimpol, l’an passé? Que dire de la volonté politique en faveur des transports publics? »

    « Sauver cette ligne indispensable au désenclavement »

    Ces interrogations sont partagées par de nombreux élus. « Nous devons agir immédiatement pour sauver cette ligne indispensable au désenclavement et au développement du Centre-Bretagne », lance Christian Troadec, maire de Carhaix. Jean-Yves de Chaisemartin, maire de Paimpol, avoue que les conclusions de ce rapport le mettent en colère. « Il faut arrêter de se moquer du monde, tempête-t-il. L’État ne gère plus, mais confie les patates chaudes aux collectivités. »

    Le rapport Spinetta sur la SNCF préconise pourtant de fermer les lignes non rentables, comme la ligne Carhaix-Paimpol. @David ADEMAS

    Certes, cette ligne n’est pas rentable. « Mais le transport public, en tant que service public, par essence, n’est jamais rentable, remarque Loïc Lanne, directeur de la CFTA. Nous sommes la seule société privée sous-traitante de la SNCF. Nous gérons ces 86km de voie ferrée. Aujourd’hui, c’est la Région qui est l’autorité en matière d’organisation des transports. »

    Et la Région Bretagne a payé 48 % de la rénovation de la ligne entre Guingamp et Paimpol. De quoi revendiquer que les trains ne restent pas à quai.

    Fabienne MENGUY

     source: https://www.ouest-france.fr

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  • Une bonne soixantaines de manifestants, ont répondu à l'appel national, ce jeudi, soir pour protester contre l'expulsion, intervenue ce matin, des opposants au projet de centre d'enfouissement de déchets nucléaires, qui occupait le bois Lejuc, à Bure, dans la Meuse. Etaient présents, entre autres, des membres du collectif Sortir du nucléaire en Cornouaille, d'autres du Réseau sortie du nucléaire ou de la Fédération anti-nucléaire de Bretagne ainsi que des membres d'Europe écologie les verts ou de France insoumise. "Rien n'autorisait ces expulsions. L'installation du Cigeo (Centre industriel de stockage géologique, NDLR) n'a pas encore été autorisé par la loi et des maisons privées appartenant à des particuliers ont été occupées par la police", déplorait Marie Nicolas, membre de Sortir du nucléaire en Cornouaille. Les manifestants ont demandé l'arrêt du projet et l'arrêt du nucléaire. Les images d'Antoine Roger. 

    source: https://www.dailymotion.com

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  • DZ-Laennec. La fermeture de classe confirmée (LT-23/02/2018)

    La carte scolaire pour la rentrée de septembre a été dévoilée, jeudi soir. La fermeture de classe, à l'école Laennec, a été confirmée. Plus tôt dans la journée, à 16 h, des parents d'élèves du groupe scolaire avaient décidé de se mobiliser, devant l'école, pour manifester leur inquiétude. « Il y a 233 élèves cette année. Il en faut 230 pour que l'inspection académique maintienne les moyens de la carte scolaire actuelle. Il y a actuellement 212 inscrits pour l'année prochaine », a expliqué Catherine Creveau, la présidente de l'Association des parents d'élèves, qui espère que la situation sera à nouveau examinée puisque « le nombre d'inscriptions a encore largement le temps d'évoluer »

    source: http://www.letelegramme.fr

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  • ce jeudi soir à 18 h devant
    la préfecture de Quimper


     

    La fédération anti-nucléaire Bretagne dénonce l'opération policière déclenchée ce matin à 6 h 30 outrageusement démesurée pour déloger les résistants à l'installation du centre d'enfouissement irréversible des déchets nucléaire à Bure dans la Meuse (CIGEO). Ceux-ci veillaient à la préservation du Bois Lejuc que l'Agence nationale des Déchets Radioactifs
    (ANDRA) voulait raser illégalement.

    Il est temps que les citoyens refusent l'impasse nucléaire dans laquelle cette industrie les a placés car elle ne sait que faire des déchets nucléaires produits depuis l'extraction de l'uranium jusqu'au démantèlement de ces installations civiles et militaires . La sagesse commande d'arrêter de produire des déchets , un poison radioactif pour des milliers d'années, au lieu de s'entêter dans cette folie nucléaire.

    *Elle appelle à se rassembler dès ce soir à 18 h devant les préfectures. *
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  • Communiqué du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale

    bure resistance

    Les députés de la France insoumise s’insurgent de l’opération d’expulsion en cours sur le site de Bure.

    Le gouvernement souhaite y implanter une poubelle nucléaire, alors même que le dernier avis de l’ASN fait état de manquements à la sûreté et à la sécurité.

    Voilà le vrai visage du gouvernement, et de sa conception de la concertation et du dialogue : des élus dont on achète les consciences, un projet imposé par la force, des militants violentés. Où étaient les défenseurs de la légalité lorsque l’Andra a commencé les travaux en toute illégalité ?
    Nous dénonçons l’escalade de la répression contre les militants, au mépris de la démocratie. Aujourd’hui expulsés manu militari d’un bois et perquisitionnés à la maison de la résistance. Demain en procès pour port d’armes à cause de deux opinels, d’un câble électrique et d’une pelle à tarte.

    Les députés de la France Insoumise apportent leur soutien aux citoyens et aux associations qui défendent l’intérêt général environnemental. Nous demandons que les alternatives portées de manière raisonnable soient étudiées et un moratoire sur le projet alors qu’e des recours juridiques sont encore en cours. La France insoumise sera présente aux différents rassemblements devant les préfectures à 18h.

    Paris le 22/02/2018

    source: https://lafranceinsoumise.fr

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  •            

    Les gendarmes ont investi ce jeudi 22 février à l’aube le bois Lejuc puis la Maison de résistance de Bure (Meuse), où vivent les opposants au projet de poubelle nucléaire Cigéo.

     

    • 15 h 46 — Le secrétaire d’État Sébastien Lecornu donne une conférence de presse à Bar-le-Duc, préfecture de la Meuse :
    • 15 h 30 — Témoignage de « Sylvain » : « Je suis sorti de la Maison de résistance. On a subi une expulsion assez violente. Ils sont entrés à coups de bélier, et ont cassé toutes les portes, ont tout saccagé. Les gens, une quarantaine, se sont réfugiés en haut, assis en se tenant les coudes accrochés les uns aux autres. Plusieurs ont été frappés, étranglés, molestés, les gendarmes nous ont tous tirés. Ça a été d’une violence assez rude, ce qu’on a vécu. Je ne vois pas comment on peut ensuite parler de dialogue avec la société civile. »
    • 15 h 15 — À l’Assemblée nationale, la députée Mathilde Panot (France insoumise) interroge le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, en rappelant qu’il s’était déclaré contre Cigéo : « S’il vous reste un brin de cohérence, pourquoi ne quittez-vous pas ce gouvernement où vous servez de caution à cette violence contre des citoyens qui défendent l’intérêt général ? ». Réponse de M. Hulot, qui affirme qui rien n’a été acté à Bure : « Il faut distinguer les oppositions citoyennes, celles qui sont dans un cadre légal, et celles qui sont dans un cadre non légal. Il y a là une question d’ordre public. » - Lien vers vidéo : Assemblée nationale, à 15.15

    • 14 h 15 — Selon notre journaliste présente sur place, les gendarmes poursuivent l’évacuation, un par un, des habitants de la Maison de la résistance, à Bure. Ils emmènent ensuite ceux dont ils ne connaissent pas l’identité, laissant libres les autres. Il resterait une bonne dizaine d’habitants à l’intérieur de la maison.
    À Bure, devant la Maison de la résistance, un peu après 14 h.
    • 13 h 30 — La députée Caroline Fiat (France insoumise, Meurthe-et-Moselle), rencontrée à Bure par notre journaliste, a demandé aux gendarmes s’ils avaient un mandat pour pénétrer dans la Maison de la résistance. Elle n’a pas eu de réponse. L’accès à la Maison de la résistance lui a également été refusé.
    • 12 h 45 — Une trentaine de personnes sont barricadées dans les dortoirs de la Maison de la résistance. Des contrôles d’identité sont en cours dans la maison, au rez-de-chaussée. Des dizaines de gendarmes y ont pénétré. On compte cinq personnes en garde à vue. L’avocat Me Delalande a demandé à ce qu’elles soient regroupées dans la même gendarmerie (ce serait celle de Ligny-en-Barrois), pour qu’elles puissent voir leur avocat, dans le cadre du respect des droits de la défense. Les gendarmes les dispersent dans différents sites en Meuse.
    • 12 h 30 — Trois personnes sont en garde à vue à la suite des opérations de police à #Bure , un certain nombre de personnes au #BoisLejuc dont on est sans nouvelle.
    • 12 h 21 — Des opposant.e.s sont interpellé.e.s un.e à un.e dans la Maison de résistance à Bure et exfiltré.e.s par le jardin.
    • 11 h 56 — Nouveau témoignage en provenance de l’intérieur de la Maison de la résistance. « Les gens se tiennent en cercle et s’agrippent les uns aux autres, les gendarmes essaient de les exfiltrer un par un, on sait pas si c’est pour un contrôle d’identité ou autre chose. Les gens chantent et résistent. Ça peut durer un moment. »
      Par ailleurs, appel à rassemblement de soutien à 16 h à Mandres-en-Barrois à l’occasion de la venue de Sébastien Lecornu et à 18 h à Bar-le-Duc. Dans le reste de la France, rassemblements un peu partout à 18 h.
    Le jardin de la Maison de la résistance de Bure, vers midi.
    • 11 h 48 — Les gendarmes menacent d’envahir l’étage de la Maison de la résistance
    • 11 h 30 — Les gendarmes ont défoncé les portes de la Maison de la résistance et perquisitionné au motif qu’ils auraient constaté une violence volontaire caractérisée en flagrance « mais, en fait, c’est juste mettre un coup de filet sur tout le monde », indique un opposant à Reporterre. Les occupants de la maison sont regroupés et retranchés sur la mezzanine et les gendarmes menacent de les attaquer.
    • Communiqué du groupe parlementaire de la France insoumise, dont les députés « s’insurgent de l’opération d’expulsion » :
    • 11 h 15 - Finalement, les gendarmes ne sont pas entrés dans la maison, mais... à l’instant... « Ils défoncent les portes »
    • 10 h 41 — Dans la Maison de la Résistance : « Nous sommes soixante dans la maison. Les gendarmes sont en train d’entrer. Ils sont en tenue anti-émeutes. » La communication s’interrompt.
    • 10 h 36 — Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, s’est exprimé, notamment sur BFM : « Nous ne voulons plus en France qu’il y ait des lieux de non-droit, où nous pouvons nous installer en dehors de toute règle. Sur ce lieu [le bois Lejuc], une ordonnance avait été prise par le tribunal d’instance de Bar-le-Duc, qui avait permis d’utiliser la force pour expulser ceux qui étaient présents indûment. Donc, nous avons fait exécuter ce matin cette mesure, 500 gendarmes étaient présents. Je crois que les choses se passent bien et que tout se fait dans l’ordre et l’application de la loi. Il n’y a pas de difficulté fondamentale. On me dit que une personne a été arrêtée parce qu’elle avait lancé un cocktail Molotov sur les gendarmes, que quatre ont eu leur identité contrôlée mais les choses se passent plutôt calmement. »
    • 10 h 23 — Juliette Geoffroy, porte-parole du Cedra (Collectif contre l’enfouissement de déchets radioactifs), indique à Reporterre par téléphone : « La zone est complètement bouclée, que ce soit pour les journalistes ou les soutiens potentiels. Il y a 500 gendarmes pour 15 occupants du bois. Évidemment, en agissant en février, le gouvernement savait qu’il y aurait moins de monde.
      Côté associatif, on veut rappeler que les expulsions ont lieu alors que la visite de Sébastien Lecornu
      [Secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique] a lieu aujourd’hui et demain. On avait rendez-vous avec Sébastien Lecornu demain matin. Mais une rencontre d’une heure dans un bureau de la préfecture, avec quelques représentants associatifs triés sur le volet, ce n’est pas ça, la concertation ! Il n’y a pas de bons et mauvais opposants, il y a un collectif d’opposants et il faut parler avec tout le monde. Cette concertation est un vrai mensonge, on est choqués et surpris. Par cette action, ils essayent de nous diviser mais nous restons un mouvement uni et déterminé dans ce combat commun.
      On a bien vu depuis des semaines que le gouvernement agitait le spectre de l’arrivée de
      “zadistes violents” à Bure, mais c’était pour légitimer l’usage de la force. L’exécutif se place du côté de l’État de droit, mais il intervient alors que l’Andra [Agence nationale de gestion des déchets radioactifs] a défriché illégalement un bois dont le titre de propriété est toujours contesté. »
    • 10 h 08 — Témoignage de Jean-Marc Fleury, président de la Coordination nationale des élus opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs (Eodra) : « Hier, la préfecture nous a appelés pour nous proposer de rencontrer le ministre Sébastien Lecornu ce jeudi matin. On a dit oui et on préparait la délégation. Et ce matin, on assiste à l’expulsion ! Permettez-moi de vous le dire, c’est dégueulasse. C’est indigne de la démocratie et de la parole d’un ministre. Tout cela augure mal de la suite. On a l’impression qu’ils font tout pour que ça devienne, ce que ça n’était pas, une Zad. Là, ce qu’ils cherchent, c’est le rapport de force. Est-ce que c’est eux qui pourront garder 500 personnes en permanence sur place ou est-ce que c’est nous ? Maintenant, la question, elle est là. »
    • 9 h 51 — Les gendarmes investissent le terrain de la Maison de la résistance, à Bure. Ils n’ont pas de mandat. Sylvain nous raconte : « Putain, ils utilisent les gaz lacrymos sur le terrain, j’ai un drone au-dessus de la tête et j’ai 50 mobiles en face de moi. Ça pue le gaz lacrymo [il tousse]. Les gens sont barricadés dans la maison. » Pour l’heure, les gendarmes ne semblent pas vouloir rentrer dans cette maison, qui est une propriété privée légalement habitée. À 9 h 56, les gendarmes se retirent.

    • 9 h 42 — Cinq interpellations ont déjà eu lieu. Des bulldozers détruisent les « vigies » sud et nord ; des camions bâchés sont là, sans doute pour emporter les matériaux. Vingt gendarmes sont postés au pied du Grand chêne (lire témoignage d’un « hibou » ci-dessous). Des contrôles routiers ont lieu sur les routes environnantes.

    Réveil brutal pour les occupants du bois Lejuc, dans lequel l’Andra (Agence nationale de gestion des déchets radioactifs) voudrait commencer des travaux : à 6 h 30, les gendarmes ont encerclé et investi le bois de 220 hectares. De son côté, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, annonçait l’opération dans un tweet :

    Voici le témoignage d’un « hibou », recueilli au téléphone à 8 h par Reporterre :

    « Ce matin, j’ai reçu un appel, et au même moment, j’ai vu de la lumière venir du sol. Je pensais que c’était des copains, et puis c’était les gardes mobiles au pied de l’arbre, à 6 h 30. Ils avaient des Maglight, des lampes très puissantes. Ils exploraient la forêt, les chemins tout autour, ils ont sécurisé la zone, comptaient le nombre de barricades, qui sont innombrables.
    On est deux, dans le Grand-Chêne, dans une cabane à 25 mètres de hauteur. On a relevé les cordes. Là, une équipe de cinq gendarmes mobiles sont au pied de l’arbre. Un hélicoptère tourne non stop. Je vois onze gardes mobiles, sans casque, qui nous surveillent et commentent ce qu’on fait, on les entend. Ils se cachent quand on prend des photos. Je vois aussi deux personnes gradées qui viennent d’arriver. Là, les gendarmes sont en train d’installer une caméra, pour nous filmer.
    Il y a sept cabanes comme la nôtre dans le bois. »

    Nous avons recueilli aussi les propos de « Sylvain », un habitant proche de Bure :

    « C’est une surprise totale : on n’attendait pas d’expulsion avant la fin de la trêve hivernale. L’Andra ne peut lancer aucun chantier alors qu’on est en période de nidification des oiseaux, et il faut faire une étude d’impact avant tout nouveau défrichement. Et tous les recours ne sont pas épuisés.

    Ce qui se passe est en totale contradiction avec ce qu’a dit Nicolas Hulot à l’Assemblée nationale il y a quelques mois : il ne voulait pas de brutalité et il voulait de la concertation. On devait voir Sébastien Lecornu [le secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique] vendredi !

    On peut faire le parallèle avec Sivens : ils expulsent alors qu’on ne sait pas quelle est la situation juridique, puisque tous les recours ne sont pas épuisés.

    On appelle à des rassemblements ce soir à 18 h devant toutes les préfectures. »

    • Les gendarmes ont filmé leur intervention :

    L’Andra n’a pas l’autorisation de travailler dans ce bois

    La situation juridique du bois Lejuc est particulière. Il y a bien eu une ordonnance d’expulsion le 8 juillet 2017, mais elle n’avait pas été mise en application pendant des mois - et se déclenche avant la fin de la trêve hivernale.

    Par ailleurs, l’Andra n’a aucun motif immédiat d’intervenir dans ce bois, nous indique l’équipe juridique des occupants :

    • elle n’a pas d’autorisation de défrichement, selon une ordonnance du tribunal le 1e août dernier ;
    • la propriété du bois est contesté par plusieurs recours juridiques en cours, la délibération par laquelle la commune de Mandres-en-Barrois a cédé le bois à l’Andra étant contestée et en attente de jugement ;
    • le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires n’est quant à lui pas du tout engagé, la demande d’autorisation n’ayant même pas été engagée. Il n’est donc pas possible d’installer dans le bois Lejuc des puits d’aération liés au projet, comme l’Andra en a l’intention.

    L’opération policière intervient alors que le secrétaire d’État Sébastien Lecornu se rend aujourd’hui et demain (vendredi) en Meuse et en Haute-Marne.

     

    source: https://reporterre.net

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  • - Le pouvoir macronien invente une "ZAD" pour tenter de justifier une intervention militaire liberticide

    - Cette gesticulation ne masque pas l’échec avéré du projet "Cigéo" (enfouissement des déchets radioactifs)

     

    Bure : une absurde opération militaire au service de l’industrie nucléaire (observatoire-du-nucléaire.org 22/02/2018)

    Le pouvoir macronien confirme que, contrairement à ce qu’il prétend, c’est bien de la "politique à l’ancienne" qu’il met en oeuvre de façon générale et, en l’occurrence, concernant le nucléaire.

    Ainsi, au lieu de prendre acte de l’échec d’ores et déjà inévitable du projet "Cigéo" (enfouissement des déchets radioactifs à Bure, dans la Meuse), le gouvernement actuel se comporte comme ses prédécesseurs : il se met au service de l’industrie nucléaire en lançant une ridicule opération militaire (500 gendarmes) d’évacuation d’une ZAD… qui n’existe pas.

    En effet, en lieu et place d’une prétendue ZAD, on trouve autour de Bure des citoyens jeunes et moins jeunes qui se mobilisent légitimement pour tenter de sauver l’avenir de cette région, plombé par le projet Cigéo.

    Non seulement ce dernier obère l’avenir (qui voudrait investir ou venir habiter près d’un site d’enfouissement des déchets radioactifs ?) mais son échec technologique et son infaisabilité sont d’ores et déjà avérés, malgré l’entêtement mensonger de l’Andra (Agence nationale des déchets radioactifs).

    Après s’être déshonoré avec sa circulaire sur le recensement des migrants, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb récidive avec cette ridicule opération militaire à Bure. Il ne faut toutefois pas oublier qu’il n’est que l’exécutant des décisions prises de façon arbitraire par le président de la République Emmanuel Macron, qui n’a jamais caché son engagement aux côtés de l’industrie nucléaire, et ce au détriment de l’intérêt général.

    Pourtant, de la faillite avérée d’Areva à celle à venir d’EDF, du désastre des chantiers EPR (Finlande et Flamanville) au scandale des milliers de pièces défectueuses produites dans les usines du Creusot, l’industrie nucléaire n’en finit plus de se déconsidérer et de plomber les finances de la France.

    Il est grand temps qu’une opération soit organisée pour évacuer la "ZAD du lobby nucléaire" afin de décontaminer la République et ses institutions et laisser place à un avenir respectueux de l’environnement et des citoyens.

    source: http://www.observatoire-du-nucleaire.org

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  • Des militants anti-nucléaires ont manifesté devant la centrale de Brennilis (Finistère), samedi 23 avril, à l'occasion du 30e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Pas pour réclamer sa fermeture : construite en 1962 par le Commissariat à l'énergie atomique, elle a été mise à l'arrêt en 1985. A l'époque, cette décision donne le coup d'envoi du premier chantier de démantèlement jamais réalisé en France. Depuis, la centrale bretonne est en quelque sorte morte-vivante : elle n'a rien produit depuis des lustres, mais nécessite encore une étroite surveillance. 

    Alors que la France ambitionne de réduire de 50% la part du nucléaire d'ici 2025 et projette de fermer en 2018 la doyenne des centrales en activité, à Fessenheim (Haut-Rhin), francetv info s'est penché sur le cas de Brennilis. 

    Défis techniques, débats éthiques, écologiques et politiques : à elle seule, la centrale des Monts d'Arrée représente toute la complexité de l'après-nucléaire dans cette France aux 58 réacteurs — et peut-être, un jour, autant de "cadavres" industriels sur les bras.  

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    Dix-huit ans d'activité et quarante-sept pour démanteler

    "Regardez autour de vous. C'est pas magnifique ? Cette vue sur le lac Saint-Michel et sur le mont, là, au loin ? Par ce temps !" En cette fin d'après-midi de mars à Brennilis (Finistère), les rayons du soleil dessinent des étoiles à la surface de l'eau. La bise est douce et le ciel découvert. François, un retraité venu pêcher dans ce coin paisible, a raison. C'est magnifique. Pourtant, à quelques centaines de mètres de sa chaise pliante s'élève un bâtiment en béton, au cœur de nombreuses polémiques depuis plus de trente ans : la centrale nucléaire. Ou plutôt ce qu'il en reste, quelques bâtiments et surtout son enceinte de confinement, que l'on aperçoit depuis la route et les villages alentours.

    Au cœur du Finistère, les Monts d'Arrée évoquent l'Irlande et son Connemara. Des anciennes montagnes, de la lande, des tourbières, cent nuances de verts et des lacs. Dans la mythologie celte, c'est au milieu de ces terres désertes que rode l'Ankou, chargé "d'emmener les défunts dans l'au-delà." "La porte de l'Enfer", rappellent toujours les locaux — ici, François — aux journalistes qui écrivent régulièrement sur cette centrale coincée dans les limbes. Car à défaut de produire de l'électricité (l'équivalent de la consommation annuelle de la ville de Paris sur toute sa durée d'exploitation), elle fait couler de l'encre. Mise en exploitation en 1967, cette centrale expérimentale est la seule en France à fonctionner avec un réacteur à eau lourde. Mais le test n'est pas concluant. Pendant dix-huit ans, le site fonctionne par intermittence, avant d'être abandonné au profit d'une technologie jugée plus stable et plus rentable :le réacteur à eau pressurisée.

    Après sa fermeture, en 1985, des employés sont restés sur le site, notamment pour mettre à l'arrêt le réacteur et évacuer le combustible. La phase 2 du démantèlement a débuté en 1997. Mais au bout de dix ans, le Conseil d'Etat, sollicité par le réseau Sortir du nucléaire, annule le décret qui autorise la procédure de démantèlement. Il pointe un manque de transparence et exige une enquête publique. Le chantier ne redémarre qu'en 2011. Aujourd'hui, EDF estime que le démantèlement complet pourrait être achevé en 2032 — soit quarante-sept ans après sa mise à l'arrêt. 

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    "C'était excitant de bosser sur une technologie de pointe"

    En attendant, la centrale "fait juste partie du paysage", confirme Samuel, 14 ans. "Elle ne dérange pas, elle est là, c'est tout." Les jeunes du coin l'ont toujours connue et se moquent des touristes "qui demandent si le poisson est radioactif". La plupart l'ont déjà visitée — il n'est pas rare, comme ce jour, de voir un bus scolaire quitter l'enceinte — mais n'y travailleront pas, contrairement à beaucoup de leurs aînés. "Mon beau-père aussi a travaillé un peu à la centrale", assure l'adolescent avant de démarrer sa moto. "Il a dit qu'il n'avait jamais vu d'endroit aussi sûr et bien gardé".

    "Ici, il y a une minorité de personnes opposées au nucléaire et beaucoup de gens qui, sans être forcément pour, s'en moquent, tout simplement", déplore Bernadette Lalouhette, militante écologiste, riveraine de la centrale et membre de l'association Vivre dans les Monts d'Arrée. Elle est membre du comité local d'information, créé pour suivre l'évolution du démantèlement. Elle déplore qu'"en France, on a foi en la science et EDF ; il y a une confiance aveugle, irrationnelle". "Et puis, c'était l'employeur du coin, alors on n'y touche pas. La centrale est à l'arrêt, mais il y a beaucoup de sous-traitance, il y a des besoins de gardiennage, de maintenance, etc. Je me souviens de vieux du coin qui disaient que ce n'était pas si grave d'avoir ce bâtiment qui ruine le paysage, tant que ça faisait du boulot et que ça permettait à leurs enfants de ne pas avoir à partir."

    Par exemple, François, le pêcheur amateur, a fait sa carrière comme gardien de la paix en région parisienne. Mais lorsqu'il est rentré "au pays", dans les années 1980, l'octogénaire a ouvert un gîte avec son épouse, où il a reçu "des gens qui venaient de loin pour travailler dans la centrale et qui restaient parfois plusieurs semaines". A l'origine, son implantation est vécue comme "un cadeau" dans cette région que les jeunes fuient, faute d'opportunités. "On était hyper fiers de travailler ici", se souvient Michel Marzin. "C'était la modernité. La ferme de ma grand-mère n'avait pas l'électricité, alors tout ça, c'était un symbole de puissance", assure l'ancien technicien, retraité du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) installé à Morlaix. "On était très motivés. C'était excitant de bosser sur une technologie de pointe. Mais rapidement, il y a eu des problèmes. C'était terrible pour nous qui voulions vraiment que ça fonctionne. On a fini par reconnaître que la filière à eau lourde n'était pas bonne et que c'était dangereux — notamment à cause du tritium."

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    "La préhistoire du démantèlement"

    "Mon travail, c'était de nourrir la bête", résume Michel Marzin, 78 ans et un profil atypique de retraité du nucléaire farouchement anti-atome. Du temps de l'exploitation, son équipe avait pour tâche de charger le combustible dans le réacteur et de décharger le combustible usé. Pour cette seconde mission, "il fallait utiliser un ordinateur qui commandait une machine de 87 tonnes", se rappelle-t-il, en montrant quelques photos d'époque. "Un humain qui se serait approché serait mort en 24 heures". Aussi, il martèle son obsession et celle de ses collègues pour les procédures de sécurité. "On était bien suivis, contrôlés tout le temps, mais très peu informés", estime-t-il, tapotant du doigt un bilan de santé vieux de quarante ans, conservé dans un dossier.

    Employé par le CEA, il a connu, à Brennilis, ce qu'il appelle aujourd'hui "la préhistoire du démantèlement". Il énumère les incidents et motifs d'inquiétude : "traces de césium sous l'ancienne piscine", "fuite d'eau lourde", "pollution au tritium depuis le réacteur dans la nappe phréatique", etc. Lorsqu'il part à la retraite, dans les années 1990, sa vigilance s'est déjà muée en militantisme. Devenu anti-nucléaire, il observe à la loupe la suite des opérations et s'interroge sur les conséquences de la centrale sur l'environnement et la santé — la sienne autant que celle de ses anciens camarades. "Quand je suis parti à la retraite, des collègues m'ont dit : 'Il y a des gens qui meurent à Huelgoat'", une commune située à quelques kilomètres de là. Avec une liste de noms, héritée de son passé de délégué du personnel, il mène l'enquête, convaincu que les morts précoces frappent davantage les salariés du nucléaire.

    "Le plus jeune, il a été emporté par un cancer du pancréas. Il est parti à la retraite vers 55 ans. A 57, il était mort." Le sujet reste sensible dans les villages. Pour la plupart, les médecins préfèrent ne pas l'aborder, estime Michel Marzin, tandis que les anciens employés et leurs familles "n'abordent pas ce sujet, c'est tabou." Il raconte : "Juste avant de mourir, un ancien de la centrale m'a invité à boire le café chez lui. Jamais il n'a fait allusion à son cancer, ni au fait qu'il puisse être lié à son travail. En fait, il a demandé à voir une vieille photo. Je crois qu'il était fier." 

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    "Une centrale sans contamination, ça n'existe pas"

    Michel Marzin tient à distinguer "contamination" et "irradiation". "On parle de contamination lorsque la source radioactive pénètre à l’intérieur du corps des personnes exposées, soit par inhalation, soit par consommation de produits contaminés", selon l'institut de radioprotection et de sûreté du nucléaire. Dans le cas d'une irradiation, "la source radioactive est située à l’extérieur du corps""Comme à Tchernobyl. Plus on s'éloigne du réacteur, moins on risque d'être irradié", résume le retraité. "On n'a peut-être pas été irradiés, mais une centrale sans contamination, ça n'existe pas", poursuit-il, catégorique. Il pointe des "rejets très importants de tritium", un isotope de l'hydrogène, pendant les années d'activité de la centrale. 

    Dans un rapport de 2007, la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) épingle la centrale de Brennilis : "Il semble que la centrale a effectué des rejets radioactifs pendant plusieurs années sans autorisation formelle des pouvoirs publics et, en tout cas, sans consultation des populations soumises aux rejets." En 1982, la Criirad confirme notamment des rejets de tritium culminant à 161 milliards de bécquerels ("35 fois plus que la centrale de Saint-Alban", en Isère, en 2001, poursuit le rapport). Or, "le tritium tue vingt ans après. C'est de l'hydrogène, il entre dans la constitution du corps et c'est là qu'il peut déclancher des cancers", s'inquiète Michel Marzin. "Il est aussi très difficile à détecter. A la centrale, on ne le détectait que quand la dose maximale autorisée était dépassé dix fois. Là, les alarmes se mettaient en route, on sécurisait et puis… Eh bien, on allait pisser dans un gobelet."

    Depuis que le combustible a été évacué lors de la première phase du démentèlement, achevé en 1997, 99% de la radioactivité du site a disparu, assure EDF. Cependant, Michel Marzin, comme tous les militants engagés ici contre le nucléaire, assure que la centrale présente encore un danger, notamment pour l'environnement. En 2006, Sortir du nucléaire Cornouaille a fait analyser des plantes aquatiques prélevées aux abords de la centrale, dans le chenal de rejet des eaux. Le laboratoire de la Criirad y a trouvé du césium 137 et du cobalt 60. Bien obligée de reconnaître le rôle de la centrale, EDF a depuis assaini le chenal.

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    "La sécurité est notre priorité absolue"

    En cette fin mars, la pluie tombée la veille empêche le retraité d'approcher l'endroit où les prélèvements ont été effectués. Le petit chemin, impraticable, n'est plus qu'une flaque de boue. Mais le retraité, qui a grimpé sur un talus, relève toutefois, au loin, "quelque chose de nouveau depuis la dernière fois". Car le site a bien changé — il change constamment, à vrai dire. En ce moment, le démantèlement de la station de traitement des eaux usées est en cours, sous confinement. Quand bien même la centrale est à l'arrêt, elle n'en est pas moins un chantier, qui a employé 21 salariés d'EDF et "environ 80" prestataires en 2015, selon le dernier communiqué de l'entreprise.

    EDF y dresse le bilan de l'année écoulée : trois inspections de l'Agence de sûreté du nucléaire (ASN), 12 exercices de gestions d'incidents… et un incident. Plus précisément : un incendie. En septembre, un feu s'est déclaré dans un atelier de conditionnement des déchets à l’intérieur de l’enceinte du réacteur de la centrale. "C’est un sas en plastique qui serait à l’origine de l’incendie, le toit de ce sas s’est écroulé et les fumées de l’incendie se sont répandues à l’intérieur du dôme", expliquait à la presse le directeur de cabinet du préfet du Finistère. Si "aucun rejet radioactif n’a été mesuré" par l’ASN, quatre personnes ont été légèrement intoxiquées, sans présenter toutefois de contamination externe. Pour Michel Marzin, qui estime que "rien n'est anodin dans une centrale nucléaire", ce type d'incident pose la question de la sécurité des travailleurs.

    Gilles Giron, directeur adjoint pour la Direction projets déconstructions et déchets d'EDF, "à Brennilis comme dans toute installation nucléaire, la sûreté, la sécurité des intervenants et la maîtrise de l’impact sur l’environnement sont nos priorités absolues". EDF y "applique les mêmes règles que sur un site en exploitation", rassure-t-il, rappelant que 4 000 prélèvements ont été effectués en 2015 sur le site et alentours — "que ce soit dans le sol, dans l’air, dans l’herbe, dans la production agricole et notamment dans le lait". Analysés par des laboratoire agréés par l’Agence de sûreté du nucléaire, ils attestent que "les rejets de la centrale se situent très nettement en deçà des normes réglementaires", explique Gilles Giron.

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    "Brennilis est une centrale à part"

    A l'avenir, EDF entend bien mener au bout ce démantèlement compliqué. Dans les cinq à dix ans, la dernière étape du demantèlement, à savoir le cœur du réacteur, sera lancée. L'entreprise compte déposer, en 2018, un nouveau dossier de démantèlement complet. Il sera alors temps de s'attaquer au réacteur. "Un défi technologique", abonde Gilles Giron. "Brennilis est une centrale à part. C’est un réacteur à eau lourde : une technologie unique en France, rare est complexe, et dont le démantèlement nécessite des études préalables poussées, ainsi que le développement de différents modes d’intervention", détaille-t-il, citant "des travaux télé-opérés, effectués à distance pour garantir la sécurité totale des intervenants". En effet, "Brennilis n’est pas représentative de ce que sera le demantèlement du parc nucléaire actuel, constitué de réacteurs à eau pressurisée", explique le spécialiste. En outre, ailleurs en France, à Chooz A (Ardennes), "nous avons attaqué la phase de démantèlement complet, qui concerne le réacteur à proprement dit".

    Si Brennilis exige du travail "sur-mesure", elle partage un même fardeau avec ses cousines qui tournent, elles, à l'eau pressurisée : la question des déchets. Ce sont eux qui, en 2011, ont privé EDF d'une autorisation de démantèlement complet. Pour Gilles Giron, le dossier de la firme était solide, mais il n’a pas été validé par l’ASN "en raison de l’indisponibilité d’Iceda", le petit nom de ce qui doit être une "installation de conditionnement et d’entreposage des déchets de moyenne et longue activité".

    Autrement dit : l'entreprise pouvait démanteler le réacteur, mais n'était pas en mesure de stocker ces déchets, susceptibles de rester dangereux pendant des milliers d'années. En construction à la centrale du Bugey, dans l'Ain, Iceda doit être opérationnelle l'an prochain. Mais elle est pour le moins controversée. Surtout, elle s'implante sur un site qui fait déjà l'objet d'une plainte, déposée en mars par la ville et le canton de Genève (Suisse) pour "mise en danger délibérée de la vie d’autrui et pollution des eaux".

    Pour le voisinage, les restes de Brennilis, comme tous les déchets radioactifs, ne sont pas les bienvenus. Dans le paysage des monts d'Arrée, ce cadavre est encombrant. Mais son cercueil, en construction à l'autre bout de la France, l'est, semble-t-il, tout autant. 

     

    source: https://www.francetvinfo.fr

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