• En mars, ce sera le 40e anniversaire de l'échouage de l'« Amoco-Cadiz » sur les roches de Portsall.En mars, ce sera le 40e anniversaire de l'échouage de l'« Amoco-Cadiz » sur les roches de Portsall.
     
    Jean-Paul Hellequin, président de Mor-Glaz.
    Jean-Paul Hellequin, président de Mor-Glaz.
     

     

     

    L'association de protection de la mer et des marins reste vigilante sur les questions de sécurité maritime. Marquée par les 40 ans de l'Amoco Cadiz.

    Le remorquage

    « Nous seront très attentifs sur la société retenue pour l'affrètement des remorqueurs qui remplaceront les Abeille-Flandre et Abeille-Languedoc »prévient Jean-Paul Hellequin, président de l'association Mor-Glaz. D'autant que ce marché se déroule dans un contexte particuler. Il y aura quarante ans en mars, l'Amoco Cadiz s'échouait sur les roches de Portsall. Une catastrophe qui avait entraîné une prise de conscience des moyens à déployer pour améliorer la protection de notre environnement. Notamment le déploiement de remorqueurs de haute mer. « Armés par des équipages français et sous pavillon français, ces navires doivent être des remorqueurs et non des supply », poursuit Jean-Paul Hellequin.

    Les déchets

    De son côté, Christian Bucher aimeraient savoir « ce que sont devenus les déchets de l'Amoco Cadiz, quand on va s'en débarrasser et dans quelles conditions ». Ils ont été enfouis sous le polder du port de commerce. De son côté, le professeur Michel Glemarec s'interroge sur les conséquences écologiques, concernant les deux épaves de la société Maersk, coulées au large de l'île de Sein, en décembre 2016.

    Les nouveaux géants

    La nouvelle génération des porte-conteneurs de 22 000 et 24 000 boîtes inquiètent également Mor-Glaz. : « C'est un véritable danger, le poids et le contenu des conteneurs sont souvent inconnus, résume Jean-Paul Hellequin. Et quelles sont les conditions de remorquage de ces géants de 400 m de long par grande tempête ? », s'interroge-t-il. Des exercices ont bien lieu de temps en temps, mais en général par météo clémente.

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Communiqué commun du mouvement anti-aéroport, suite à la décision du gouvernement (17/01/2018)

    Ce midi, le gouvernement vient enfin d’annoncer l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

    Nous notons que la DUP ne sera officiellement pas prorogée. Le projet sera donc définitivement nul et non avenu le 8 février.

    Il s’agit bien d’une victoire historique face à un projet d’aménagement destructeur. Celle-ci aura été possible grâce à un long mouvement aussi déterminé que divers.

    Nous voulons d’abord saluer chaleureusement aujourd’hui toutes celles et ceux qui se sont mobilisées contre ce projet d’aéroport au cours des 50 dernières années.

    En ce qui concerne l’avenir de la zad, l’ensemble du mouvement réaffirme dès aujourd’hui :

    -La nécessité pour les paysan-ne-s et habitant-e-s expropriés de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite.

    -Le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y vivre ainsi qu’à en prendre en soin.

    -Une volonté de prise en charge à long terme des terres de la zad par le mouvement dans toute sa diversité - paysans, naturalistes, riverains, associations, anciens et nouveaux habitants.

    Pour le mettre en œuvre, nous aurons besoin d’une période de gel de la redistribution institutionnelle des terres. Dans le futur, ce territoire doit pouvoir rester un espace d’expérimentation sociale, environnementale et agricole.

    En ce qui concerne la question de la réouverture de la route D281, fermée par les pouvoirs publics en 2013, le mouvement s’engage à y répondre lui-même. La présence ou l’intervention policières ne feraient donc qu’envenimer la situation.

    Nous souhaitons par ailleurs, en cette journée mémorable, adresser un fort message de solidarité vis-à-vis d’autres luttes contre des grands projets destructeurs et pour la défense de territoires menacés.

    Nous appelons à converger largement le 10 février dans le bocage pour fêter l’abandon de l’aéroport et pour poursuivre la construction de l’avenir de la zad.

    Acipa, Coordination des opposants, COPAIn 44, Naturalistes en lutte, les habitant-e-s de la zad.

    Contacts presse : ACIPA - Dominique Fresneau : 06 71 00 73 69 COPAIN 44 - Cyril Bouligand : 06 21 04 76 84 Coordination - Geneviève Coiffard : 06 80 84 19 89 Naturalites en lutte - Jean-Marie Dréan : 07 69 40 45 75 Zad presse : 06 95 06 81 49

     

    Conférence de presse commune : mercredi 17 janvier, 15h30, à la Vache Rit (les Domaines, 44130 Notre-Dame-des-Landes)

    source: https://zad.nadir.org/spip.php?article5034://zad.nadir.org/spip.php?article5034

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    Ouverture d'une enquête sur Jean-Jacques Urvoas pour violation du secret professionnel (France3-16/01/2018)Jean-Jacques Urvoas, ancien député du Finistère, sur les bancs de l'Assemblée Nationale

    La Cour de justice de la République va enquêter sur l'ancien garde des Sceaux pour violation du secret professionnel. Il est soupçonné d'avoir transmis des informations à Thierry Solère sur une enquête pour fraude le concernant.

    Jean-Jacques Urvoas a-t-il violé le secret professionnel incombant à sa fonction ? Ce mardi 16 janvier la commission des requêtes de la Cour de Justice de la République (CJR) a en tous cas rendu un avis favorable à la saisine de la commission d'instruction concernant cette affaire. C'est ce qu'ont révélé nos confrères du Parisien, une information depuis confirmée par une source proche du dossier.

    Jean-Jacques Urvoas est soupçonné d'avoir transmis au député Thierry Solère des informations sur une enquête pour fraude fiscale le concernant.

    Une note confidentielle envoyée pendant l'entre-deux-tours

    Cette information avait d'abord été révélée par le Canard Enchaîné le 13 décembre 2017. A l'époque le bipède dévoile que l'ancien garde des Sceaux a communiqué une note confidentielle au député des Hauts-de-Seine Thierry Solère pendant l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle. Le document, qui émanait de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), détaillait "les investigations en cours" contre l'élu des Républicains, visé par une enquête pour fraude fiscale, blanchiment et trafic d'influence. Thierry Solère a depuis adhéré à La République en marche.

    Document téléchargé sur le téléphone de Thierry Solère

    L'ancien garde des Sceaux et le député des Hauts-de-Seine avaient pris soin pourtant d'échanger sur l'application de communication chiffrée Telegram, mais Thierry Solère a téléchargé le document sur son téléphone. Les policiers ont donc découvert la note après une perquisition menée au domicile de l'élu, le 26 juin dernier. Ces informations avaient été confirmées à l'hebdomadaire par la procureure de Nanterre. 

    La saisine de la commission d'instruction 

    Le procureur général près de la Cour de Cassation est désormais tenu de saisir la commission d'instruction, seule instance habilitée à juger des ministres pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions.

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne

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  • Affaire Ferrand : le doyen des juges d'instruction ouvre une information judiciaire ( F3 Bretagne-16/01/2018)Richard Ferrand à l'assemblée Nationale

     

    Le juge Van Ruymbeke a ouvert une information judiciaire pour "prise illégale d'intérêts".  Il suit ainsi les réquisitions du Parquet financier qui demandait cette ouverture. Les deux autorités considèrent qu'il y a matière à enquêter.

    Nouvelle étape dans l'affaire dite "Richard Ferrand". Nous apprenons aujourd'hui que le juge Van Ruymbeke, doyen des juges d'instruction, a ouvert une information judiciaire pour "prise illégale d'intérêts" le 12 janvier dernier à l'encontre de Richard Ferrand dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne. Il suit ainsi les réquisitions du Parquet national financier qui demandait l'ouverture d'une enquête judiciaire.

    Les deux autorités considèrent donc qu'il y a matière à enquêter et qu'il n'y a pas prescription, contrairement à la décision rendue par le Parquet de Brest en octobre 2017.

    L'ouverture de cette information judiciaire fait suite à la plainte déposée par l'association Anticor avec constitution de partie civile en novembre dernier.

    L'affaire porte sur le bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général.

    "Les faits sont clairs"

    Pour Jean-Christophe Picard d'Anticor cette décision prouve bien que l'analyse de l'association était bonne. Il se réjouit des suites données à leur plainte. Le président de l'association anticorruption rappelle par ailleurs que le procureur de Brest avait prononcé un non lieu en considérant qu'il y avait prescription par rapport à la date des faits mais que sur le fond il y avait peut-être matière à ouvrir une information judiciaire. "Les Mutuelles de Bretagne reçoivent de l'argent public et on peut donc se poser la question de la prise illégale d'intérêt". Et d'ajouter " les faits sont clairs".

    V.Chopin et M.Villaverde

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne

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  • Grande Marche de Protestation contre la fermeture du Lycée Professionnel Jean-Moulin-Samedi 20 janvier-14 h-Plouhinec (terre-plein du port de Poulgoazec)

     

    Ce combat est le nôtre, les communistes de l'ARC29/PRCF appellent la population, les jeunes et les  personnels  à défendre ce bien commun qu'est le Lycée public et professionnel Jean-Moulin.

    Toutes et  tous samedi 20 janvier  -14 heures marchons pour le Lycée  à Plouhinec

    (RDV sur le terre-plein du port de Poulgoazec)

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    Cette année en faculté de médecine,ils sont 1200étudiants en première année. À l' issue du concours, en 2018, 176 pourront intégrer la deuxième année de médecine.

     

    Bonne nouvelle pour les Brestois ! Cette année, le numerus clausus passe de 171 à 176. Depuis 2012, il n'avait pas augmenté ! Petit bug : le doyen de la faculté n'a pas été prévenu...

    Cette année, en médecine, à Brest, selon un arrêté ministériel, le numerus clausus passe de 171 à 176 (*). Davantage d'étudiants seront donc admis en deuxième année à l'issue du très sélectif concours. La hausse est modeste. Mais cela n'était pas arrivé depuis 2012 !

    Pourtant, l'an passé, Christian Berthou, le directeur, avait refusé toute augmentation en raison de l'absence de création de postes d'enseignants ou d'augmentation des lieux de stage. Cette fois-ci, rien n'a changé. Pire. Le doyen n'a pas été informé de cette hausse !

    « Une dynamique »

    « J'ai demandé une augmentation, mais à partir de l'année suivante, en 2019. Et durant cinq ans... Peut-être que les autorités ont décidé de l'imposer dès cette année, pour mieux lisser la hausse sur plusieurs années. L'essentiel est qu'une dynamique est enclenchée », assure Christian Berthou.

    Le Finistère sera confronté à un problème de démographie médicale. D'ici 2020, la population augmentera de 6,7 %, alors que le nombre de médecins généralistes ne croîtra que de 1,7 %. Du côté des spécialistes libéraux, de nombreux départs à la retraite ne seront pas remplacés. Une dizaine de spécialités souffriront : neurologues, gynécologues, etc.

    Le doyen a trouvé les moyens de « pousser les murs ». Déjà, le Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) brestois n'est plus le seul à accueillir des étudiants en stage. Depuis quelques années, les hôpitaux de Quimper et de Morlaix sont aussi sollicités. Les petits hôpitaux du département le seront aussi. Sans oublier les 230 accueillis par des généralistes. Les cliniques privées refusent désormais, pour des « raisons financières ».

    Concernant les encadrants, la faculté met en place des « étudiants enseignants juniors », « formés et certifiés ». Déjà une vingtaine de 5e et 6e années sont volontaires. Une option qui sera notée dans leur cursus. Deuxième projet : des « praticiens hospitaliers enseignants » avec un statut d'intervenant extérieur.

    Laurence GUILMO

    (*) Le numerus clausus reste identique en chirurgie dentaire (30), sages-femmes (23) et pharmacie (25).

     

    source: https://journal.ouest-france.fr

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  • Incendies de bâtiments à Morlaix. L'État dégagé de toute responsabilité (LT630/12/2017)

    Dans la nuit du 19 au 20 septembre 2014, une centaine de manifestants, producteurs de légumes, et des personnes associées au collectif dit des bonnets rouges, s'étaient regroupés autour du siège de la Mutualité sociale agricole (MSA), situé à Saint-Martin-des-Champs, pour protester contre les charges qu'ils estimaient excessives et les difficultés que rencontrait leur filière. À cette occasion, des individus avaient incendié le bâtiment de la MSA ainsi que, plus tard dans la nuit, le centre des finances publiques de Morlaix. En décembre 2016, la Crama, assureur de la MSA, et Axa France, assureur de la Société nationale immobilière, propriétaire du bâtiment occupé par le centre des finances publiques, avaient présenté une demande d'indemnisation (629.639 € pour la MSA et 2.010.336 € pour le centre des impôts) au préfet du Finistère, que ce dernier avait implicitement rejeté. Les deux compagnies ont alors tenté d'obtenir gain de cause devant le tribunal administratif de Rennes, en application de l'article L. 211-10 du Code de la sécurité intérieure, qui stipule que « l'État est civilement responsable des dégâts et dommages résultant des crimes et délits commis, à force ouverte ou par violence, par des attroupements ou rassemblements armés ou non armés, soit contre les personnes, soit contre les biens ». Mais le tribunal administratif a rejeté leur requête en estimant que cette disposition légale ne pouvait s'appliquer en la matière, car les deux incendies présentaient « un caractère prémédité ». En d'autres termes, les actions de type commandos ne relèvent pas de la responsabilité civile de l'État.

    source: http://www.letelegramme.fr

     

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  • Le regroupement des écoless du centre de Quimperlé.Le regroupement des écoless du centre de Quimperlé. 

    Faute d’effectifs suffisants et pour éviter la fermeture de classes, les écoles du centre vont devoir se réorganiser. Cette semaine, des réunions dans les écoles concernées ont eu lieu avec les parents d’élèves.

    Faute d’effectifs suffisants et pour éviter la fermeture de classes, les écoles du centre de Quimperlé vont devoir se réorganiser.En cause, une baisse des effectifs. « Cela fait quelques années que l’on avait noté cette baisse, souligne Danièle Kha, première adjointe en charge de la petite enfance, de l’éducation et de la jeunesse. En novembre, l’inspection acadamique nous a signifié qu’elle envisageait la fermeture de trois classes, une à la maternelle Bisson, une à l’école élémentaire Thiers et l’autre à Brizeux. » Et ce, à la rentrée prochaine.

    Redynamiser les écoles

    Pour y remédier et après concertation avec le corps enseignant et les parents d’élèves, il est envisagé de regrouper les écoles maternelles Bisson et Brizeux dans les bâtiments des écoles Brizeux et de regrouper les écoles élémentaires Thiers et Brizeux vers les bâtiments des écoles Thiers/Bisson.

    Pour le maire de Quimperlé, « L’objectif de cette réorganisation est avant tout de redynamiser les écoles, d’éviter les multi-niveaux en classes de maternelle et donc de permettre aux enseignants de mieux adapter leur pédagogie et d’accueillir les enfants dans les meilleures conditions possible. »

    Réfléchir au trajet

    Concernant les difficultés de stationnement autour des écoles, et le trajet qui peut être délicat entre deux écoles pour les parents et leurs enfants, un groupe de travail constitué de parents élus va plancher sur le sujet en février.

    Pourquoi ne pas regrouper les écoles élémentaires à Brizeux ? « C’est un problème de place », assure Danièle Kha. Par contre il n’y a pas de soucis de cet ordre à Thiers et Bisson.

     
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  • Le panneau de la rue Saint-Marc a été détourné, hier, par une vingtaine de militants de la Ligue des Droits de l'Homme.Le panneau de la rue Saint-Marc a été détourné, hier,par une vingtaine de militants de la Ligue des Droits de l'Homme.

    Les militants de la Ligue des Droits de l'Homme ont détourné le panneau des voisins solidaires, hier. Sans réponse de leur courrier au maire, ils réclament un débat et le retrait des panneaux.

    « Habitant.e.s solidaires, zone de bienveillance pour une ville plus humaine ». Détourné, le panneau « voisins solidaires » installé rue Saint-Marc pour annoncer la présence d'un référent de tranquillité publique, présente une main portant un coeur. « Les symboles du lien social et de la fraternité », défend Dominique Brunel, le président de la section quimpéroise de la Ligue des Droits de l'Homme. Une image forte en réponse à l'image qu'ils jugent détestable des panneaux verts arborant les logos de la Ville et de la Police nationale. « Nous refusons la confusion entre sécurité et insécurité », martèle le président de l'association qui avait immédiatement réagi à leur installation, au début du mois.

    « Confusion »

    La question, pour la LDH, n'est pas de rester indifférent aux enjeux de sécurité. « Réunir les mots solidaire et vigilance est une contradiction incroyable. L'oeil rajoute un sentiment de suspicion. Cela témoigne d'une volonté de construire un certain type de relations sociales », dénonce Dominique Brunet. Le signe, pour la LDH, d'un glissement politique. « Nous refusons cette confusion ». Une confusion renforcée, toujours selon les militants de l'association, par ce qu'ils estiment être un manque de transparence : « Qu'il y ait un contrôle judiciaire, sinon que la société civile soit associée ».

    Libertés fondamentales

    Le courrier adressé au maire est, pour l'heure, resté sans réponse, selon les militants. « Le maire avait déjà été sollicité trois semaines avant tout ça par l'intermédiaire de son cabinet parce que nous avions aussi des questions sur le contrôle des images des caméras qui doivent être installées. Nous n'avons rien contre le maire mais nous sommes vigilants sur nos libertés fondamentales ». Alors, faute d'échange, la LDH réclame aujourd'hui un débat. Faute de quoi, les militants promettent de rester mobilisés : « On a toute une série d'actions parce que les petits pas amènent à des actes. L'histoire en témoigne. Il faut réagir ».

    source: http://www.letelegramme.fr

     

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  • La LDH installe le panneau détourné par-dessus le panneau Voisins solidaires, à l'angle des rues du Couédic et rue de Salonique.La LDH installe le panneau détourné par-dessus le panneau Voisins solidaires, à l'angle des rues du Couédic et rue de Salonique.

    Pour protester contre le dispositif Voisins solidaires, la Ligue des droits de l’homme a installé ce vendredi 22 décembre à Quimper (Finistère) des panneaux détournant le message de base.

    "Comment peut-on représenter la solidarité par cet œil ? ! Se rendent-ils compte du symbole que cela représente ?" s’exclame Dominique Brunel, le président de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) à Quimper (Finistère).

    Zone de bienveillance

    L’association a installé, ce vendredi après-midi 22 décembre, un panneau détournant le message du dispositif Voisins solidaires, lancé mardi 5 décembre à Quimper. "Habitant.e.s solidaires, zone de bienveillance, pour une ville plus humaine", peut-on y lire. Le message original était : "Voisins solidaires, zone de vigilance, en liaison avec la police nationale". L’œil des Voisins solidaires est remplacé par une main, "symbole du lien social et de la solidarité" et un cœur, "pour l’empathie, l’amour, la fraternité".

    "Nous demandons le retrait des panneaux actuels, dit Dominique Brunel. Ainsi que la tenue d’un débat citoyen sur la question de la sécurité. C’est un sujet trop important pour que la municipalité s’en empare seule. Il faut que ce dispositif soit encadré juridiquement, ou, à défaut, que la société civile soit là."

    La LDH a sollicité la mairie sur cette question. Elle n’a pas eu de réponse.

    Flora CHAUVEAU

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Enfants, élus, professeurs, parents, grands-parents, 300 personnes unies pour réclamer un second collège.Enfants, élus, professeurs, parents, grands-parents, 300 personnes unies pour réclamer un second collège. 

    Une première mobilisation, devant Mescoat, jeudi, a réuni plus de 300 personnes. Un succès qui cimente la détermination de tous pour obtenir un second collège public.

    La mobilisation

    « Il y a deux mois, on se sentait un peu seul. Ça fait chaud au coeur de voir autant de monde ce soir. » En effet, depuis début novembre, Laurence Fortin, maire de La Roche-Maurice, a pris à bras-le-corps l'avenir des enfants du territoire pour leur rentrée au collège. « Ce n'est pas simplement le problème des enfants de La Roche-Maurice ou de Trémaouézan, c'est l'affaire de tous les enfants du bassin de vie landernéen. »

    « Oui, nous demandons un 2e collège. Non pas parce qu'on en a envie, mais parce qu'on en a besoin, déclare Lenaïc Blandin, coprésident de l'association Le collectif pour un second collège, face à l'assemblée. Le Département se trompe de 150 élèves depuis 15 ans. Aujourd'hui, ils sont 900 élèves dans un collège pensé pour 650. Ça ne peut plus durer. »

    « Cher Père Noël, on veut un deuxième collège », entonnent alors en choeur les enfants.

    Ils se souviennent

    Il semble que le Conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN) leur ait donné raison le 30 novembre dernier. Après un vote sur le projet de sectorisation du bassin, le conseil consultatif a rejeté en bloc, la nouvelle carte scolaire par 21 voix contre et deux pour.

    « Je ne peux admettre en tant qu'ancien élu politique que des territoires aient été créés et qu'au travers du collège, on les tronçonnerait en plusieurs tranches. On est en train de casser le territoire », s'insurge Jean-Pierre Thomin, ancien maire PS de Landerneau.

    Décidément, le collège à Landerneau est une histoire sans fin. « En 1977, le collège était à la place de la maison pour tous, face à la gare. Les élèves, déjà trop nombreux, avaient dû être séparés. Les 4e et 3e étaient scolarisés au lycée de l'Elorn, tandis que les 5e et 6e étaient au collège de la Gare », se rappelle Maryvonne Péron, professeur d'anglais au collège de Mescoat.

    « L'histoire se répète »

    C'est à force de mobilisations que Jean-Pierre Thomin, alors maire de Landerneau, soutenu par François Marc, ancien sénateur PS, a posé la première du collège de Mescoat. « Cette structure, financée en grande partie par les municipalités du territoire, pouvait accueillir 450 élèves », confie Jean-Pierre Thomin.

    Très vite, trop à l'étroit. En 1989, une deuxième tranche est validée, portant à 650 l'effectif global. Les années passent, les préfabriqués s'installent, les élèves se bousculent dans les parties communes, et se sentent à l'étroit.

    « L'histoire se répète. À chaque fois, il a fallu se mobiliser pour faire bouger les choses. Cette fois encore, j'espère que la population suivra le mouvement et sera au rendez-vous le 13 janvier prochain, souligne Maryvonne Péron. Je crains que mes petits-enfants ne voient pas le second collège, mais sait-on jamais ? »

    Samedi 13 janvier, à 11 h, marche citoyenne. Rendez-vous sur l'Esplanade du Family.

    Regarder la vidéo sur:  www.ouest-france.fr/landerneau

     

    source: https://www.ouest-france.fr

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  •  300 personnes rassemblées pour réclamer un second collège à Landerneau.300 personnes rassemblées pour réclamer un second collège à Landerneau.

    Ce jeudi à 17 h, à l’appel de l’association "Le collectif pour un second collège" et des élus du territoire, plus de 300 personnes se sont rassemblées devant l’entrée du collège de Mescoat à Landerneau. Leur revendication : la construction d’un second collège public pour répondre aux besoins du territoire.

    Comme un seul homme, élus, parents d’élèves, élèves, professeurs se sont retrouvés à la fin des classes pour demander un second collège. Conçu pour 650 élèves, le collège construit en 1998 accueille chaque année de plus en plus d’élèves.

    Aujourd’hui, 880 élèves y sont scolarisés. Par manque de place, le Département envisage une sectorisation à la rentrée prochaine : les élèves de La Roche-Maurice et Lanneuffret à Landivisiau et ceux de Trémaouézan à Lesneven.

     

    D’une seule voix, ils font le vœu de la création d’un second collège public. « Pas question de dispatcher les élèves du territoire », confie Lenaïc Blandin, coprésident de l’association « Le collectif pour un second collège ». Et, François Marc, ancien sénateur PS, de rappeler : « C’était programmé. Nous avons le terrain depuis 2002. Le délai d’attente est largement dépassé ».

    Des voix s’élèvent, alertant les risques de voir les effectifs du lycée de l’Elorn en pâtir. « Il est évident que les élèves scolarisés au collège hors de Landerneau, poursuivent leur cursus dans la ville où ils sont scolarisés », souligne Jean-Pierre Thomin, ancien maire de Landerneau, à l’origine, avec François Marc, de la construction de la 2e tranche du collège de Mescoat, portant l’effectif de 450 à 650 élèves.

    source: https://www.ouest-france.fr

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    Ce lundi 18 décembre, 4 formations syndicales ont refusé de siéger au comité local des finances publiques, convoqué à Quimper (Finistère) pour déterminer les 21 emplois destinés à être supprimés.

    « Marre d’être la variable d’ajustement ». Ce sont sur ces mots que l’intersyndicale, réunissant FO, la CFDT, la CGT et Solidaires, a impulsé le boycott du comité technique des finances publiques du Finistère, convoqué à Quimper (Finistère), lundi 18 décembre.

    Deuxième session le 21 décembre

    Devait être statuée, lors de cette réunion avec la direction, la localisation des 21 suppressions de postes sur le territoire. Malgré une décision « qui n’est qu’une application de la loi de finances 2018 votée au niveau national et non local », comme se défend la directrice départementale des finances publiques, Catherine Brigant, les formations syndicales s’insurgent.

    « Notre branche supporte 97 % des suppressions d’emplois d’État. Cette baisse des effectifs induit des conditions d’exercice de plus en plus difficiles, de la souffrance au travail voire des burn-out », explique Erick Guerry, secrétaire de FO Finances. « Cela pourra, certes, donner plus de travail à certains endroits, concède Catherine Brigant. Mais nous avons les moyens d’absorber ces suppressions par des méthodes d’organisation différentes. Notamment par la dématérialisation et l’informatique qui permettront l’allégement des tâches ».

    L’échéance a été reportée au jeudi 21 décembre.

    Sounkoura-Jeanne DEMBÉLÉ

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Lundi matin, à l'occasion de la Journée internationale des migrants proclamée par l'ONU, les collectifs Fraternité Douarnenez et Quimper ont déployé deux banderoles sur le mont Frugy et sur l'Odet. «Exil: l'accueil ou la mort», pouvait-on lire dessus. « Nous exigeons du préfet Pascal Lelarge qu'il arrête d'expulser les demandeurs d'asile au nom des accords de Dublin III en recourant à la clause de souveraineté, réquisitionne des logements pour mettre à l'abri toutes les personnes à la rue, ferme les hébergements insalubres comme le Prahda de Quimper et cesse d'y assigner à résidence les exilés », dénoncent les membres des deux collectifs.

    Vers 16 h 30, ils ont manifesté devant la préfecture, qui a expulsé lundi matin de Brest un réfugié afghan vers l'Allemagne.

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • LDH-Quimper. Elle demande l'article 17 pour Mustapha  (LT-19/12/2017)Mustapha, de dos, en compagnie de bénévoles de La Ligue des droits de l'Homme qui le prennent en charge, alors que sa situation ne lui donne droit ni à hébergement, ni à indemnité.

    Hier, c'était la Journée internationale des migrants. Un moment choisi par la Ligue des droits de l'Homme (LDH) pour alerter sur la situation de Mustapha, un Soudanais âgé de 27 ans hébergé à Quimper. En France depuis un an pour fuir le conflit au Darfour, on lui refuse le droit de demander asile.

    L'objectif de Mustapha, quand il fuit le Soudan en 2015, était de chercher, en France, une sécurité que son pays ne pouvait plus lui offrir. Parti du Darfour en octobre 2015 pour échapper à la guerre entre le pouvoir central et des minorités ethniques, comme celle des Four, son ethnie. Depuis le début du conflit en 2003, plus de 300.000 personnes sont mortes et 2,5 millions ont été déplacées, selon l'ONU. « Depuis son départ, Mustapha n'a cessé d'être rejeté de partout. Pas assez arabe pour la Libye, il est ensuite passé par l'Italie avant d'arriver en France. En France, on l'a renvoyé en Italie au motif qu'il y avait débarqué et que c'est là-bas qu'il devait faire sa demande d'asile, selon le règlement Dublin qui autorise pourtant, dans son article 17, une dérogation à ce principe », déplore Mariwen Pineau, bénévole à La Ligue des droits de l'Homme.

    Allers-retours France-Italie

    Sauf que Mustapha avait choisi la France, pas l'Italie. L'Italie ne devait être qu'un passage, après son départ de Libye en octobre 2016. « Je travaillais dans l'agriculture, mais les pressions de la police et des habitants étaient devenues trop fortes. Je suis alors monté à bord d'un " bateau plastique ", avec 120 personnes, pour traverser la Méditerranée au prix de 1.400 dinars libyens (environ 900 €, NDLR). Finalement, on a été secourus par le navire d'une ONG hollandaise », décrit l'homme débarqué en Italie le 5 octobre 2016. À son arrivée, il est accueilli par la police qui lui prend ses empreintes, de force. Quatre jours plus tard, il part de Vintimille pour rejoindre Nice à pied, après avoir marché deux journées entières. De Nice, il passe par Marseille puis saute dans un train pour Paris où il trouve, dans le campement de réfugiés de Stalingrad, un abri de fortune. Le camp évacué, on le met dans un car, direction le Centre d'accueil et d'orientation (CAO) de Kermaria, à Brest, où il arrive le 11 novembre 2016.

    Reçu à la préfecture de Rennes deux mois plus tard, il est placé en « procédure Dublin », du nom du règlement européen qui impose que la demande d'asile soit effectuée dans le premier pays européen où les réfugiés débarquent. La procédure d'asile n'est donc pas enclenchée, la France demande à l'Italie de le prendre en charge. L'Italie ne répond pas, ce qui peut être interprété par la France comme une réponse positive implicite. Et Mustapha, qui va signer tous les jours au commissariat et commence à tisser des liens avec les bénévoles français, est désormais en sursis. La France a six mois pour l'expulser vers l'Italie, « son premier pays européen », ce qui ne tarde pas. Le 4 juillet 2016, il décolle pour Venise où il ne reste que deux jours, dans la rue. « En Italie, la situation d'un demandeur d'asile, n'a rien à envier à celle d'un clandestin en France », ponctue David Torondel, vice-président de la section quimpéroise de La Ligue des droits de l'Homme.

    Toujours en sursis

    Mustapha remonte dans le train, direction Paris. Nouvel essai pour déposer une demande d'asile, nouveau refus. « La préfecture du Finistère avait considéré Mustapha en fuite lors de son premier séjour à Brest. Une décision qui empêche la demande d'asile, alors qu'elle avait pourtant été annulée par le tribunal administratif de Rennes », s'étonne le vice-président. Il lui faut retourner à Quimper, pour notifier une nouvelle fois cette annulation à la préfecture*. Le 13 décembre, il obtient un nouveau rendez-vous à Rennes : la préfecture le remet en « procédure Dublin », sans aucun hébergement, ni allocation journalière. Les bénévoles finistériens qui l'aident, ont déposé le 15 décembre, une nouvelle demande officielle. « Car l'article 17 du règlement le stipule bien : tout État peut s'en affranchir pour étudier une demande d'asile ». En attendant, Mustapha, peut, à tout moment, être à nouveau renvoyé vers l'Italie. (*) Contactés plusieurs fois hier, les services de la préfecture du Finistère n'ont pas répondu.

    Antoine ROGER

    Source: http://www.letelegramme.fr

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    Le rapport des médiateurs a été rendu mercredi 13 décembre. Il ré-évalue positivement l’aménagement de l’aéroport existant de Nantes. Et les médiateurs proposent que la Zad devienne « un terrain d’expérimentation de pratiques agroenvironnementales rénovées. »

    « Décision, il doit y avoir. L’attente est très forte. » La médiatrice Anne Boquet insiste sur ces mots. Avec ses confrères Michel Badré et Gérard Feldzer, ils ont remis hier mercredi 13 décembre, en fin de matinée, leur rapport au Premier ministre, Édouard Philippe. Puis les trois membres de la « Mission de médiation relative au projet d’aéroport du Grand Ouest » se sont livrés à un exercice d’explication devant un parterre de journalistes.

     

     

    Nommés le 1er juin dernier afin d’étudier le dossier du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ils ont eu six mois pour auditionner le maximum de parties prenantes (plus d’une centaine de personnes — associations, institutionnels, experts), examiner l’historique du projet, et demander des expertises complémentaires. « Dans une situation particulièrement conflictuelle, la mission a travaillé en toute objectivité, impartialité. […] Nous n’avons subi aucune pression », a insisté Anne Boquet. Elle a aussi reconnu un « déficit de démocratie dans ce dossier. Il y a eu un certain nombre de défaillances. Le débat n’a pas été transparent et contradictoire. L’opposition était présente dès l’origine du projet et faute d’avoir été prise au sérieux, elle s’est radicalisée, une Zad s’est implantée. »

    • Télécharger le rapport :

     

    Des « éléments nouveaux »

    Le rapport commence par remettre le projet d’aéroport dans un contexte plus large et liste des enjeux : croissance du trafic aérien, exposition des riverains au bruit, mais aussi aménagement du territoire, qualité de l’eau et respect de la biodiversité, dynamique du monde agricole, coûts, émissions de gaz à effet de serre, et même ordre public — « le retour à l’État de droit sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes est une nécessité », a dit la médiatrice.

    Autre préalable, il tient pour acquis les chiffres d’augmentation du nombre de voyageurs et table sur 9 à 10 millions de passagers et 80.000 mouvements d’avions en 2040.

    À partir de là, les trois médiateurs posent toutes les options sur la table : transfert de l’aéroport actuel à Notre-Dame-des-Landes avec une ou deux pistes, aménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique avec ou sans piste supplémentaire. Après examen, le rapport n’en retient que deux (voir p. 35-36 du rapport pour l’explication de ce choix) :

    • Notre-Dame-des-Landes avec deux pistes ;
    • ou réaménagement de Nantes-Atlantique avec allongement de la piste actuelle.

    Afin de comparer les deux options, un certain nombre d’études complémentaires (disponibles ici) ont été demandées par les trois médiateurs, qui revendiquent le fait d’apporter des « éléments nouveaux ». En particulier, si, selon le rapport, l’option Notre-Dame-des-Landes, déjà largement étudiée, « ne nécessitait guère de précisions complémentaires », celle de « l’option de réaménagement de Nantes-Atlantique avait été beaucoup moins étudiée jusqu’ici ». La mission de médiation a donc voulu lever les nombreux doutes sur la faisabilité de cet agrandissement. Elle a notamment organisé de longues réunions de médiation entre les associations opposées au projet de Notre-Dame-des-Landes et la DGAC (Direction générale de l’aviation civile). Les conclusions qui en sont ressorties divergent fortement de celles qui avaient été présentées dans les précédents rapports.


    Le réaménagement de Nantes-Atlantique, une option désormais raisonnable

    Une expertise concernant les travaux de réaménagement de Nantes-Atlantique a conclu que ceux-ci pourraient se faire à condition de fermer la piste environ 9 semaines. Les précédentes évaluations allaient jusqu’à six mois. Par ailleurs, les coûts de ces travaux sur la piste ont été grandement revus à la baisse : moins 100 à 150 millions d’euros par rapport à ce qui était annoncé dans la précédente étude de la DGAC en 2013. Au total, l’analyse détaillée a permis aux médiateurs de diviser presque par deux le coût estimé du réaménagement de Nantes-Atlantique. Cette option devient alors moins chère - entre 345 et 475 millions de moins - que celle de la construction de Notre-Dame-des-Landes.

    « Les documents précédents disaient l’inverse », a noté Michel Badré. Les médiateurs ont également ajouté que le coût éventuel d’une indemnisation du promoteur Vinci, en cas d’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes, n’avait pas été intégré, s’en remettant à la négociation entre l’État et le concessionnaire. « Le coût serait entre 0 et 350 millions d’euros [montant maximal indiqué dans le contrat] », a lâché Michel Badré.

    Autre nouveauté, les cartes d’exposition au bruit de la population de Nantes. La DGAC avait prévu qu’une augmentation du trafic sur l’aéroport actuel élargirait considérablement cette zone. Au point que la pointe de l’île de Nantes, où de nombreux projets comme la construction du CHU sont en cours, serait menacée de devoir renoncer à toute construction si on ne déplaçait pas l’aéroport. Là encore, cet argument essentiel des pro-aéroport est battu en brèche par les résultats de la mission. « Les précédents résultats ne tenaient pas compte des progrès des avions », a précisé Michel Badré. Les nouvelles cartes d’exposition au bruit limitent les zones affectées par le passage des avions. « La crainte des élus de devoir limiter l’urbanisation ne paraît pas fondée », assure le médiateur.

    Un dernier point d’ombre concernant l’agrandissement de Nantes-Atlantique était son impact potentiel sur les oiseaux du lac de Grand-Lieu. Une expertise du Muséum national d’histoire naturelle clôt le débat : il n’y aurait pas « d’impact significatif sur les populations d’oiseaux. »

    Bruit contre étalement urbain

    Forts de ces nouvelles données, le rapport des médiateurs établit un tableau récapitulatif, comparant pour chaque enjeu les deux options. Entre autres points notables, on apprend ainsi que le réaménagement de Nantes-Atlantique pourrait profiter aux entreprises proches de la manufacturing valley, menées par Airbus. En revanche, le transfert à Notre-Dame-des-Landes serait plus satisfaisant en matière de sécurité aérienne à long terme. Concernant les impacts sur « l’air, l’eau et la biodiversité », le document souligne que l’option du transfert nécessite de compenser la destruction des zones humides et espèces protégées, et s’interroge sur la « faisabilité du dispositif de compensation ».

    En résumé, les médiateurs soulignent deux différences majeures entre les deux options :

    • L’exposition des populations au bruit des avions : l’option Notre-Dame-des-Landes permettrait de construire un aéroport dans une zone peu peuplée, où ce problème ne se pose pas.
    • L’étalement urbain et la consommation de terres agricoles : le rapport estime que le réaménagement de Nantes-Atlantique pourrait éviter la consommation d’au moins 1.000 hectares de terres agricoles. Peut-être même 2.000 hectares, « car on sait que les constructions ne manquent pas de s’installer autour d’un nouvel aéroport », a souligné Michel Badré.

    Si le rapport peut paraître à première vue favorable à l’option de réaménagement de Nantes-Atlantique, et préparer les esprits à l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes, les médiateurs se sont défendus de toute prise de parti. « Ce n’est pas nous qui décidons. Il y a une variété d’enjeux, voyez le tableau, c’est au politique de décider où il met le curseur », a répondu Gérard Feldzer, ancien pilote et troisième médiateur.


    Que faire de la Zad !

    Au-delà de la comparaison, le document va jusqu’à étudier les conditions de mise en œuvre de chacune des deux options, une fois la décision politique prise. Point sensible : la situation de la Zad. Car, quelle que soit la solution, l’exécutif comme les médiateurs ont bien insisté sur la nécessité d’un « retour à l’État de droit ». Cela annonce-t-il une intervention prochaine des forces de l’ordre afin d’évacuer les habitants de la zone à défendre ?

    Le rapport indique que si l’option de Notre-Dame-des-Landes est choisie, cela sera indispensable, et qu’il s’agira d’une « opération complexe ». Il ajoute (p. 50) : « Les moyens de sécurité publique à mobiliser seront importants, pendant une durée qui ne se limite pas à une opération ponctuelle : la sécurité du chantier devra être assurée pendant tout son déroulement. »

    L’option du réaménagement de Nantes-Atlantique offre une sortie plus apaisée. Le rapport propose que l’État conserve les terres de la Zad de Notre-Dame-des-Landes et en fasse « un terrain d’expérimentation de pratiques agroenvironnementales rénovées, sous le pilotage des acteurs locaux. » « Il faudrait que les acteurs s’engagent à respecter le droit, et à avoir un projet de territoire », a précisé Michel Badré.

    Enfin, les médiateurs proposent, quelle que soit l’option choisie, qu’en guise de réconciliation un projet de territoire soit élaboré. Dans le dernier point du rapport, intitulé « plus jamais ça », ils espèrent aussi que les leçons seront tirées pour les prochains grands projets.

    Tous les regards se tournent désormais vers le gouvernement. Le Premier ministre, Édouard Philippe, a promis mercredi 13 décembre que le gouvernement choisirait entre les deux options d’ici fin janvier. Un temps de réflexion prolongé, qui laisse supposer qu’au-delà de l’aéroport, c’est la question de la « gestion » de la Zad qui occupe les esprits gouvernementaux.

     
    source: https://reporterre.net
    Lire aussi : Édouard Philippe : « Le choix se formalise désormais ainsi : “Notre-Dame-des-Landes ou le réaménagement de Nantes Atlantique” »
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  • « Peut-être y a-t-il des Querriennois et des habitants du pays de Quimperlé qui pratiquent déjà l’Espéranto. Je serais heureuse qu’ils me contactent », lance Françoise Noireau.« Peut-être y a-t-il des Querriennois et des habitants du pays de Quimperlé qui pratiquent déjà l’Espéranto. Je serais heureuse qu’ils me contactent », lance Françoise Noireau.

    Certains croient l’espéranto désuet : « Non, grâce à Internet, cette langue connaît une grande expansion », lance Françoise Noireau, une habitante de Querrien, prête à lancer un atelier.

    Cette année, l’Unesco célèbre le centenaire de la mort de Ludwig Zamenhof, le créateur de l’espéranto, qui espérait en faire une langue rapprochant les peuples, tout en préservant leur culture et leur langue propre.

    Si elle est restée marginale, elle est cependant utilisée dans plus de 120 pays dans le monde et parfois même comme langue maternelle.

    Ça a été le cas chez Françoise Noireau. En 1990, alors institutrice dans les Hautes-Alpes, elle découvre un article sur l’espéranto pour la correspondance scolaire.

    Séduite, elle achète une méthode Assimil, et s’y plonge : « Au bout de quelques mois, je téléphonais en espéranto à ma première correspondante en Pologne. J’ai trouvé ça fantastique de pouvoir parler si rapidement. »

    Quelques années après, en 97, elle en fait son projet pédagogique. « J’avais 21 élèves en CM2. Chacun correspondait avec un enfant d’un pays différent, en dehors de l’Europe. Il faisait des exposés sur ce pays. »

    « Pour ma troisième fille, ça a été sa langue maternelle »

    Du coup, elle reçoit des voyageurs dans sa classe et les héberge chez elle, une semaine, deux, voire un mois.

    « On recevait tellement de monde chez nous que l’espéranto est devenu peu à peu la langue de la maison. Pour ma troisième fille, ça a même été sa langue maternelle. On l’utilise aussi dans les festivals, en voyage, ça facilite beaucoup les contacts », poursuit Françoise.

    De fait, ses enfants ont beaucoup voyagé. L’aîné est parti aux Pays-Bas comme volontaire dans une ONG reconnue par l’Unesco et qui promeut l’espéranto. Il y a trouvé sa future épouse, une Thaïlandaise, qui a aussi appris l’espéranto. Sa deuxième fille a travaillé au Vietnam et en Afrique, la troisième part étudier au Quebec.

    « Une langue neutre qui possède une littérature »

    L’association Les Arts nouveaux compte prospecter dès janvier, pour l’ouverture d’un atelier qui sera animé par Françoise.

    « C’est une langue neutre, qui ne s’oppose ni à l’anglais ni aux langues régionales et qui, de plus, possède une vraie littérature, assure la passionnée. Et elle est toute simple. »

    Seulement 16 règles de grammaire, les mots se construisent autour d’un radical commun, par addition de suffixes ou de préfixes, ce qui soulage la mémoire.

    L’écriture est phonétique, et il n’y a pas d’exception. En conjugaison, une seule terminaison pour toutes les personnes, seul le pronom change. Ça s’apprend huit fois plus vite que l’anglais.

    Renseignements : Françoise Noireau au 02 98 09 42 72.

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Brest-Quimper. La ligne SNCF inaugurée mais contestée (LT.fr- 11/12/2017)Comme tous les élus, très nombreux, hier, en gare de Châteaulin, le député Richard Ferrand et la maire de la ville, Gaëlle Nicolas, ont eu le droit à leurs tracts cégétistes.

     

    Après un an de fermeture pour cause de grosse rénovation, la ligne SNCF Brest-Quimper a été rouverte ce dimanche. La CGT, qui réclame «une vraie modernisation», s'est invitée à l'inauguration officielle, en gare de Châteaulin.

    Châteaulin. Cinq minutes d'arrêt. Les deux TER en provenance de Brest et Quimper entrent en gare. À 14 h 28 précises. Ils sont bondés. Les financeurs de cette refonte de la ligne Brest-Quimper (77,8 M€) se sont donné rendez-vous sur le quai pour une inauguration en grande pompe, après un an de fermeture. La Région, le Département, la SNCF, l'État et les deux agglomérations finistériennes concernées sont venus avec de nombreux élus.

    La CGT aussi est venue en force. Néanmoins, le syndicat a passé un accord avec la gendarmerie, acceptant de ne pas perturber la fête. Les drapeaux rouges, y compris ceux du PCF, se contentent de faire une haie d'honneur aux élus sortant de la gare. Et, dans le barnum chauffé, les interventions des partenaires ne sont pas trop couvertes par la sono syndicale, chacun se réjouissant de cette « prouesse technique et humaine » qui a fait intervenir 1.500 professionnels pour renouveler la totalité des 73 km de voies.

    La CGT ne conteste pas cette rénovation, qui fait gagner 30 minutes sur un aller-retour moyen Brest-Quimper, mais la centrale la juge insuffisamment « ambitieuse ».

     

    La CGT pour une double voie entre Landerneau et Hanvec

    « On est content de ce qui a été fait », précise d'emblée Gabriel André, le responsable cégétiste des cheminots quimpérois. « Mais ce n'est pas non plus une révolution. On est seulement revenu à un temps de trajet moyen de 1 h 14, comme cela a toujours été le cas, jusqu'à ce que la voie se dégrade ». Excepté pour deux trajets directs qui ne prennent que 61 minutes.

    Le syndicaliste aurait souhaité « une vraie » modernisation. « La création d'une double voie entre Landerneau et Hanvec, comme prévu avant l'éboulement de Morlaix, aurait permis de doubler le trafic TER, soit six à douze allers-retours quotidiens et non pas les neuf que nous avons désormais. Parallèlement, le temps de parcours aurait été réduit à 59 minutes entre Brest et Quimper. Techniquement, c'est toujours faisable mais politiquement... », laisse planer le cheminot.

    L'autre sujet d'achoppement, c'est la suppression programmée du poste de guichetier, que la direction de la SNCF ne cache pas vouloir délocaliser vers un prestataire en ville, cela pour cause de flux de voyageurs insuffisant en gare de Châteaulin. Une présence humaine que la maire LR de la cité de l'Aulne, Gaëlle Nicolas, souhaite également conserver.

    Loïc L'Haridon

    source: http://www.letelegramme.fr

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  • Les Quimpérois Martine et Patrice ont profité de la réouverture de la ligne Quimper-Brest pour voyager en train et profiter du paysage.Les Quimpérois Martine et Patrice ont profité de la réouverture de la ligne Quimper-Brest pour voyager en train et profiter du paysage 

    Après douze mois de travaux, un train a de nouveau emprunté les rails entre Quimper et Brest. La réouverture de la ligne est une bonne nouvelle pour l'économie et le tourisme, à l'échelle départementale.

    Les deux métropoles finistériennes sont à nouveau reliées par le rail. Dimanche a effectivement marqué la réouverture de la ligne de train entre Brest et Quimper. Cela faisait un an que les usagers étaient privés de ce moyen de transport pour traverser le département de haut en bas.

    « La SNCF et le conseil régional sont heureux de vous accueillir à bord de ce train express régional à destination de Brest. » C'est par ces mots, en gare de Quimper, que le contrôleur a souhaité la bienvenue aux passagers du TER de 14 h 04, officialisant la remise en circulation de cette ligne dont les travaux avaient commencé le 11 décembre 2016. Pour l'occasion, tous les billets étaient gratuits.

    Une aubaine pour Jean-Paul, passionné de trains. Résidant à Vannes, cela ne l'a pas empêché de faire le déplacement « spécialement pour voir la ligne et rejoindre de la famille à Châteaulin », ville desservie au même titre que Pont-de-Buis-lès-Quimerch, Dirinon et Landerneau.

    À en croire l'affluence particulièrement importante sur ce trajet pour un dimanche, il y a fort à parier que plusieurs curieux l'avaient précédé dans la journée. « Le premier TER au départ de Quimper est parti à 10 h 30, indique un agent SNCF. Deux éléments étaient collés l'un à l'autre et ils étaient pleins. Entre 250 et 300 personnes ».

    Dans l'une des voitures, certains n'ont pas pu trouver de place assise. C'est le cas d'Axel et Mehdi, deux militaires originaires du sud de la France et affectés aux bases de l'île Longue et de Lanvéoc. « Pour nous, c'est normal qu'il y ait un train », sourient-ils.

    Plus familière du contexte local, Gaïdic s'apprêtait à prendre le car, une habitude depuis la rentrée. « J'attendais à l'arrêt, mais il n'y avait personne, raconte l'étudiante en BTS d'assistante de gestion à Brest. Puis je me suis rendu compte qu'il y avait le train ». Un avantage du point de vue de la « régularité », mais aussi du temps. « Surtout pour rentrer le vendredi soir, où le car est pris dans une circulation compliquée. »

    Neuf allers-retours par jour

    Malgré des revendications exprimées devant les élus départementaux et régionaux, qui avaient fait escale à Châteaulin pour présenter ce projet, la CGT a revendiqué avoir fait avancer ce dernier. Tout en applaudissant également le retour du train. « J'utilise cet outil qui était demandé », expose Jean-Jacques, militant quimpérois qui gagne environ une heure de trajet en comparant son parcours à la période avant les travaux.

    Au cours de l'année d'interruption du trafic, 400 agents ont été mobilisés, rénovant huit ouvrages d'art et renouvelant 70 km de voies. Coût total de l'opération, 77,8 millions d'euros financés par la Région, le Département, SNCF réseau, l'État, Brest métropole et Quimper Bretagne occidentale (QBO). Un investissement nécessaire car il est indispensable de « permettre à tous d'être connectés par un maillage ferroviaire efficace », a estimé Sandrine Chinzi, directrice territoriale Bretagne - Pays de la Loire.

    Les prix pratiqués (de 2,50 € à 9 €) sont incitatifs. Président de Quimper Bretagne occidentale, Ludovic Jolivet s'est réjoui que « Nord et Sud ne fassent plus qu'un », à raison de neuf allers-retours quotidiens (1 h 15 en moyenne). Et a élargi son propos en affirmant que « l'Ouest breton est une communauté de destins ».

    source: https://journal.ouest-france.fr
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  • Une quarantaine de courageux ont bravé le froid, hier matin, près du centre commercial de Kermoysan, pour protester contre la baisse de 5 € des APL et une diminution du parc HLM.

    Il s'appelle Saïd, vit dans un T4 de l'Opac, du côté de Penvillers, avec ses deux enfants de 15 et 18 ans. Hier, il n'était pas question pour lui de rater ce rendez-vous donné par plusieurs associations et collectifs quimpérois (CLCV, Unir pour ne pas subir, Urgence un toit pour tous, Habitat humanisme en Finistère, la Fondation Abbé-Pierre et l'union locale de la CGT) pour protester contre la baisse des APL de 5 €, effective depuis le 1er novembre. Alors il a parlé avec son coeur. Et poussé un coup de gueule.

    « C'est une bombe qui va exploser »

    « Enlever 5 € des APL, c'est honteux. Ce n'est pas normal. Ils nous poussent à la pauvreté et à la misère. Je fais quoi avec mes enfants ? Pâtes le matin, le midi, le soir ? Ils ont besoin de protéines, de vitamines, de pas mal de choses. 5 €, c'est beaucoup, je peux faire un repas pendant quatre jours en allant dans des magasins discount. Je ne suis pas d'accord, ce n'est pas à nous qu'il faut prendre de l'argent, c'est aux riches. J'en ai marre, c'est le ras-le-bol. Parfois, j'ai envie de tomber par terre. Les gens n'en peuvent plus, c'est une bombe qui va exploser ». Saïd a ensuite défilé avec une quarantaine de personnes dans le quartier, multipliant les slogans contre cette mesure. « Pas touche aux APL, taxez les grandes fortunes ». Réclamant aussi la fin de la vente des logements sociaux et de la privatisation des HLM. Ils sont ainsi symboliquement passés devant des immeubles vendus par l'office HLM, rue de Gascogne.

    5 € difficiles à négocier

    Un peu plus tôt, les participants ont fait signer une pétition aux passants, devant l'entrée du centre commercial. Et réclamé l'annulation de la baisse de 5 € et des mesures qui réduirait encore les aides au logement de 60 € pour les bénéficiaires de logements sociaux. À l'image de Pauline Monfort, coordinatrice pour Habitat humaniste 29. « Nous faisons de la sous-location solidaire, on loue des logements auprès de propriétaires privés, appartements que l'on sous-loue ensuite à des personnes en difficulté. Nous négocions très fortement les loyers avec les propriétaires. Ces 5 € sont répercutés directement sur les occupants, et l'on peut difficilement aller demander aux propriétaires, avec qui nous avons déjà discuté, de consentir à nouveau une baisse. C'est compliqué. Nous demandons le retrait de cette mesure ». Plus largement, Martine Petit, du collectif Un toit pour tous, pensait à ceux qui ne touchent pas les APL mais qui sont tout de même dans la difficulté. « Ils sont au-dessus en termes de revenus pour en bénéficier et paient plein pot leurs loyers, qui sont souvent chers. Regardez ce monsieur, 300 € pour un 20 m² ». Aujourd'hui, le collectif national Vive l'APL, appelle à une mobilisation nationale pour protester contre cette baisse.

    Yves Madec

    source: http://www.letelegramme.fr

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  • Dimanche 10 décembre-14 h-Gare de Chateaulin-Rassemblons-nous pour la modernisation de la ligne SNCF BREST/QUIMPER (Appel de l'ARC29/PRCF)

    Poursuivre la modernisation

    et la réhumanisation de la ligne SNCF Brest/Quimper

     

    La réouverture la ligne SNCF, grâce aux travaux de rénovation réalisés, vont permettre, à compter du 10 décembre, de relier à nouveau Brest à Quimper en 1 heure et 14 minutes. C’est le premier résultat des multiples actions des cheminots et des usagers menées ces dernières années .

    Ramener le temps de parcours à 59 minutes (contre 1 h et 14 minutes), doubler le trafic en créant une double voie entre Hanvec et Landerneau, étendre la desserte ferroviaire à Nantes et Bordeaux, et développer le fret ferroviaire sont indispensables pour « concurrencer » durablement la route. Par ailleurs garantir la sécurité et l’information des voyageurs nécessite une présence humaine à bord des trains et dans les gares, notamment au guichet de la gare de Chateaulin.

    Les travaux de modernisation prévus en 2014 puis en 2015 ont été reportés puis abandonnés, les baisses de dotations des collectivités conjuguées aux exigences de l’union européenne sur l’ouverture du TER à la concurrence en 2019 risquent de conduire à l’abandon pur et simple de la ligne. 

     

    Dimanche 10 décembre-14 heures à la Gare de Chateaulin

    ensemble usagers et cheminots

    rassemblons-nous avec la Cgt et exigeons :

    une véritable modernisation de la ligne Brest/Quimper : trajet en 59 minutes et doublement du trafic ;

    la réhumanisation des gares et des trains notamment par l’ouverture des guichets du premier au dernier train dans chaque gare, l’accessibilité des trains à tous les citoyens ;

    le développement de la desserte voyageurs vers Nantes et Bordeaux et du fret.

    Quimper le 8/12/2017

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  • Plusieurs agents du lycée Jean-Moulin étaient présents au conseil communautaire de jeudi soir. Plusieurs agents du lycée Jean-Moulin étaient présents au conseil communautaire de jeudi soir.

    Le conseil communautaire a eu lieu jeudi soir, à la salle Jean-Dorval, à Beuzec. Six agents du lycée professionnel Jean-Moulin se sont invités afin de débattre sur le sujet de sa fermeture, prévue, par la Région, l'année prochaine.

    Depuis l'annonce de la fermeture de l'établissement professionnel de Plouhinec, « nous recevons des fins de non-recevoir à chaque fois et nous sommes arrivés à une situation compliquée pour poursuivre l'activité mais nous avons décidé de nous battre pour garder nos emplois et les jeunes dans le Cap-Sizun, a déclaré Patrick Le Dréau, conseiller communautaire et également agent du lycée. La marche de samedi a été très bien suivie. Nous avons besoin des soutiens de tous, certains élus ne nous ont pas apporté leur soutien mais on s'étonne du mutisme du maire de Plouhinec et président de la communauté des communes. Que cachent ses silences ? ». Et le cité, Bruno Le Port, de lui répondre : « Nous avons fait plusieurs manifestations sur le nautisme au fil des années. J'ai fait plusieurs démarches depuis mon élection pour essayer d'augmenter les filières mais sans succès auprès du Rectorat. En décembre 2015, lors d'un conseil d'administration, j'ai expliqué mes craintes en demandant des dossiers à porter à la Région. Le lycée a toujours été ma préoccupation, j'étais présent à la rentrée de septembre ».

    Une rumeur démentie

    « Il n'y a jamais eu de concertation globale avec les élus locaux. On met 5 M€ pour rénover le collège de Locquéran. Il faut parler de la pertinence de l'accueil des élèves sur le territoire, intervient l'un des agents du lycée Jean-Moulin. Donnons-nous les moyens de les accueillir ! Aujourd'hui, c'est Jean-Moulin et après ce sera quel autre lycée ? Son fonctionnement annuel est de 100.000 €, ayons une réflexion tous ensemble ». Le conseiller départemental Didier Guillon a indiqué avoir écrit au rectorat à plusieurs reprises, sans réponse. « S'ils n'avaient pas essayé de le fermer, le lycée fonctionnerait très bien. Je leur ai demandé leur conception de l'aménagement du territoire, les formations, oui, mais pas ici, on veut dépouiller le territoire et accélérer la disparition du Cap-Sizun. On nous dépouille un peu plus, on méprise l'aménagement du territoire.
     
    Il y a un besoin impérieux de travailler ensemble, se serrer les coudes dans cette action collective pour défendre ce lycée professionnel, nous allons mourir à petit feu ». « Une rumeur de mettre des réfugiés dans ce lycée a été lancée, déclare Bruno Le Port. Pascal Le Large, le préfet, a été clair, il n'y en aura pas ».

    Une motion votée par tous

    Chaque maire du Cap-Sizun s'est dit solidaire du lycée. Et, en fin de conseil, une motion a été votée. Elle sera transmise à tous les conseillers régionaux avant le vote du 14 décembre. Cette motion indique : « Les conseillers communautaires s'opposent à la volonté de la Région Bretagne et du rectorat de fermer un établissement qui obtient de bons résultats, dispense des formations performantes et participe au développement de l'apprentissage en parfaite conformité avec les objectifs affichés du Conseil régional. Ils dénoncent le double langage qui consiste, pour justifier de la fermeture, à organiser la baisse des effectifs en supprimant ou refusant l'ouverture de filières tout en affirmant "entreprendre des actions pour conforter les formations", ils refusent l'accentuation des déséquilibres au détriment des territoires les plus excentrés de l'Ouest Bretagne qu'engendrera cette fermeture comme le relève le Ceser (le Conseil économique, social et environnemental, NDLR) dans sa session du 4 décembre 2017. Ils ne peuvent accepter le mépris de la représentation régionale puisque les élèves ont déjà reçu un courrier commun du président du Conseil régional et du recteur d'académie daté du 21 novembre, leur annonçant cette fermeture alors que le vote des conseillers régionaux doit intervenir le 14 décembre prochain ! Par conséquent, ils demandent avec force et détermination le maintien dans son fonctionnement du lycée de Plouhinec et le soutien de toutes les actions initiatives destinées à développer et promouvoir les formations dispensées par l'établissement destinées à assurer sa pérennité ».

    À noter
    Réunion lundi à la salle Chez Jeanne, à Plouhinec, à 20 h.
     
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  • APL : Pas d’économies sur le dos des locataires !   Le 9 décembre on manifeste à l'Appel du collectif "vive l'APL !"Le gouvernement a annoncé son intention de retirer 5 euros par mois sur les allocations logements (APL-AL) par ménage à partir du 1er octobre, soit 400 millions d’euros par an. Cette mesure est injuste car elle touche uniquement les plus modestes d’entre nous, celles et ceux qui ont des difficultés à boucler leurs fins de mois.

    Malgré le tollé général, le gouvernement persiste à vouloir réaliser en 2018 des économies, encore plus drastiques sur le budget des APL dans le parc social, à hauteur de 2 milliards d’euros. Prenant ainsi le risque de mettre en grandes difficultés des centaines de milliers de locataires, pauvres ou modestes, qui n’auront jamais les capacités de se reloger par eux-mêmes.

    En effet, depuis vingt ans, les loyers et les charges ont progressé bien plus rapidement que les allocations et ressources des ménages à bas revenus. La moindre baisse des APL peut donc entraîner une hausse des impayés de loyers et des expulsions locatives.

    Nous, associations de mal-logés, de locataires, d’étudiants, de résidents, de jeunes, de consommateurs, de personnes âgées, d’aide aux personnes défavorisées, de citoyens, syndicats, organisations de bailleurs sociaux avons donc décidé de nous unir contre ces décisions injustes, mais aussi inefficaces au niveau budgétaire à moyen terme, car une personne expulsée ou à la rue devra être prise en charge à un coût parfois bien plus élevé, au plan de l’hébergement d’urgence, de la santé…

    Nous demandons solennellement et d’une seule voix au gouvernement de :

    revenir sur sa décision de ponctionner 5 euros des allocations logement et sur ses projets de coupes budgétaires en 2018 sur les bailleurs sociaux,

    appliquer l’encadrement des loyers en vue d’alléger la charge des locataires, comme le prévoit la loi dans les zones tendues,

    préserver l’équilibre économique à long terme des bailleurs sociaux afin qu’ils poursuivent leur mission sociale, entretiennent correctement leur patrimoine, accroissent leur production de logements sociaux et très sociaux, en particulier dans les communes qui en manquent, afin de reloger des ménages précaires dans de bonnes conditions et de continuer à répondre à l’ensemble des besoins sociaux.

     

    Samedi 9 décembre,
    Mobilisations dans toute la France

    A Quimper RDV 11 heures 30 devant le centre commercial de Kermoysan.

     

    Collectif Vive l’APL !

     

    Premiers signataires :

    AC, ACDL, ACSC, Advocacy France, AFOC, AFVS, AITEC, ATTAC, Bagagérue, CAL, CFDT, CGL, CGT, CLCV, CNAFAL, CNL, Collectif Logement Paris 14, Collectif SDF Alsace, Collectif SDF de Lille, Compagnons Bâtisseurs, Coop’HLM, COPAF, CSF, DAL, Emmaüs France, Emmaüs Solidarité, FAGE, FAPIL, Fédération des Acteurs de la Solidarité, Fédération nationale des Associations régionales HLM, Fédération Offices Publics de l’Habitat, Femmes Egalité, FEP, FNASAT Gens du Voyage, Fondation Abbé Pierre, Fondation Armée du Salut, FSU, Habitat et Humanisme, HALEM, Indecosa-CGT, Ligue des Droits de l’Homme, MNCP, Pas Sans nous, Petits Frères des Pauvres, Planning Familial, RESEL Ile-de-France, Le Refuge, Secours Catholique – Caritas France, SNL, SNUP Habitat FSU, SoliHa, Sud Santé Sociaux, Syndicat de la Magistrature, UNAFO, UNCLLAJ, UNEF, UNHAJ, Union syndicale Solidaires, UNIOPSS, USH, USP…

     

     
    Le collectif Vive l'APL a pour vocation de renseigner sur le droit aux aides personnalisées au logement, de lutter pour le maintien de ce droit en l’état et de donner des outils de communication aux personnes et associations désirant s’associer et fédérer autour de ce combat.

     

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  • (Photo François Destoc)

    Non, l'agglomération quimpéroise ne peut pas couper l’eau d’un usager qui n’a pas payé sa facture. Voilà ce que vient d’affirmer le tribunal administratif de Rennes dans son rendu du 7 décembre. Plusieurs associations (Eau Secours 29, Eau et Rivières de Bretagne, UFC Que Choisir et Citoyenneté active pour un retour à l’assainissement du Quinquis) étaient montées au créneau contre l’agglomération pour obtenir l’annulation d’une délibération prise en janvier 2016 et qui validait la suspension du service de l’eau en cas de non-paiement.

    Les élus de Quimper Communauté, devenue Quimper Bretagne Occidentale au 1er janvier 2017, avaient voté ce règlement de l’eau qui stipule que «à défaut de paiement dans le délai indiqué, le service est immédiatement suspendu».

    Coupure interdite "tout au long de l'année"

    Le tribunal a donc donné raison aux opposants et annulé la délibération. S’appuyant sur l’article L. 115-3 du Code de l’action sociale et des familles qui indique que «toute personne ou famille éprouvant des difficultés particulières a droit à une aide de la collectivité pour disposer de la fourniture d’eau, d’énergie et de services téléphoniques dans son logement (…). Du 1er novembre de chaque année au 31 mars de l’année suivante, les fournisseurs d’électricité, de chaleur et de gaz ne peuvent procéder, dans une résidence principale, à l’interruption, y compris par résiliation de contrat, pour non-paiement des factures (…). Ces dispositions s’appliquent aux distributeurs d’eau pour la distribution d’eau tout au long de l’année».

    Yves Madec

    source: http://www.letelegramme.fr

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  • Lycée Jean-Moulin -Plouhinec . La mobilisation continue (LT-8/12/2017)Plus de mille personnes ont défilé samedi dernier derrière les élèves et les professeursde Jean-Moulin.

    Plus de mille personnes ont défilé samedi dernier derrière les élèves et les professeurs de Jean-Moulin

    Intervention au conseil communautaire, interpellation de la députée Liliane Tanguy, organisation d'un débat public lundi soir sur l'avenir du Cap... Les personnels du lycée Jean-Moulin à Plouhinec ne baissent pas les bras.

    Galvanisés par l'affluence lors de la manifestation de soutien samedi dernier, les personnels du lycée professionnel Jean-Moulin de Plouhinec poursuivent leurs actions. Ils tiennent d'abord à revenir sur un point qu'ils jugent crucial, celui des effectifs. « La Région parle de 45 élèves mais actuellement, nous accueillons 65 personnes en formation, entre la formation initiale, l'apprentissage et la formation continue », insiste l'un des porte-parole, indiquant par ailleurs qu'une délégation des personnels sera reçue ce vendredi matin par la députée de la circonscription, Liliane Tanguy (EM), à sa permanence de Pont-l'Abbé. « Sera-t-elle avec nous, comme l'avait été celle qui l'a précédée, Annick Le Loch et l'ancien conseiller régional Jean-Claude Lessard ? », s'interroge le porte-parole, qui a noté l'absence de la parlementaire à la manifestation de samedi.

    Appel lancé via la gazette et les réseaux sociaux

    Question de montrer leur détermination aux représentants du peuple, une délégation des personnels du lycée avait l'intention de se manifester au conseil communautaire qui se déroulait hier soir à Beuzec (compte rendu dans notre édition de demain). Et enfin, ils appellent la population du Cap, qu'ils remercient au passage pour son soutien, ainsi que les commerçants qui ont baissé vitrine samedi dernier, à un débat sur l'avenir du Cap lundi, à partir de 20 h, à la salle Chez Jeanne à Plouhinec. « Pour celles et ceux qui ne pourraient pas se joindre à nous et souhaiteraient participer aux échanges, précise le porte-parole, vous pouvez glisser des messages dans la boîte en bois de la gazette de Poulgoazec sur le mur de l'école publique d'Audierne ou partager vos idées sur notre compte Facebook « sauvonsjeanmoulin".

    source: http://www.letelegramme.fr

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  • A Châteaulin étaient concentrés les bureaux et l'entreposage des anciens rails. A Châteaulin étaient concentrés les bureaux et l'entreposage des anciens rails.

    Après bientôt un an de travaux, la voie Quimper-Brest rénovée jusqu’à Landerneau rouvrira dimanche. Une ouverture où les trains seront gratuits toute la journée, et qui sera inaugurée dimanche à 14 h en gare de Châteaulin. Mais la menace de l’absence future de guichet risque de troubler la coupure du ruban.

    Élus, partenaires financiers et personnels de la SNCF prendront le train, de Brest et Quimper, dimanche à 14 h, pour inaugurer la réouverture de la ligne de train express régional (TER) entièrement rénovée. Tout le monde se retrouvera en gare de Châteaulin pour couper le ruban. Il risque tout de même d’y avoir une manifestation, de la part notamment de cheminots CGT.

    Guichet provisoire

    En effet, il est fortement question, comme cela existe déjà dans certaines communes, de supprimer l’emploi réservé à la vente de billets. Seuls des distributeurs automatiques de billets resteront en gare, et pourraient même être implantés en ville. La première commune à être ainsi équipée dans le Finistère n’est autre que Crozon, où le distributeur est situé à l’office du tourisme.

    Châteaulin atypique

    Impossible cependant à Châteaulin : l’office de tourisme n’est pas ouvert en permanence. La SNCF a bien d’autres hypothèses, comme cela se passe dans d’autres communes du département : à Concarneau, à l’office du tourisme, où deux emplois y sont consacrés ; à Douarnenez, où c’est la communauté de communes qui s’en charge, ou encore à l’agence de voyages Havas à Pont-l’Abbé. Cette piste de l’agence de voyages privée a récemment été explorée à Châteaulin, sans succès. Pour cette période transitoire, dont on ne sait pas quand elle s’achèvera, un agent guidera le public, dans la salle auprès des bornes, du lundi au vendredi, de 8 h 15 à 13 h 45 et de 16 h 15 à 18 h 45.

    Deux agents

    Par contre, l’emploi réservé à la sécurité et à la circulation des trains sera doublé. Ces agents auront quatre missions : veiller à la bonne circulation des trains ; ouvrir et fermer la gare, qui restera ouverte du lundi au vendredi de 6 h à 20 h 50, le samedi de 8 h à 11 h 15 ; de 14 h à 17 h 45 et les dimanches et jours de fête de 13 h 50 à 18 h 40. Ils accompagneront également les clients sur les quais, et viendront en aide aux personnes à mobilité réduite.

    Un vœu en conseil

    Le problème de la vente de billets à Châteaulin reste entier. Le conseil municipal de lundi 11 décembre devrait émettre un vœu pour conserver la présence d’un agent polyvalent à la gare de Châteaulin. Rappelons que les travaux de la voie Quimper-Brest permettront de faire rouler neuf trains aller-retour entre les deux villes, au lieu de six auparavant.

    Philippe Attard

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Brest-Déconstruction de navires. La filière émerge

    Roland de Penanros, Thierry Sauvin et Anne Choquet organisent pour mardi 12 décembre, à 18 h), un débat sur la déconstruction à Brest, en présence de Pierre Rolland, de l'entreprise Recycleurs Bretons.

    La construction navale militaire brestoise appartient désormais au passé. Les énergies marines peinent à décoller. Reste la déconstruction de vieux navires... Les deux économistes Thierry Sauvin (Amure/UBO) et Roland de Penanros (Université européenne de la paix) relancent le débat. 

    Quel est le potentiel de la déconstruction de navires à Brest ?  

    Thierry Sauvin : « Il est important, avec les vieilles coques militaires qui attendent en rade de Brest et en fond de Penfeld. Brest dispose de formes opérationnelles (dix cales de radoub) et de quais pour les traiter. Les Recycleurs Bretons ont démantelé à Brest le cargo Captain-Tsarev. Il faut ajouter le potentiel de pêche et de la plaisance ».


    Même si le chantier des Recycleurs Bretons sur le Captain-Tsarev a été loin d'être facile.
    Roland de Penanros : « Oui, c'était la première fois que la société s'attaquait à un navire de cette taille. Comme dans tout nouveau processus, les premières fois sont toujours compliquées. Et il y a eu le décès du responsable sécurité à bord, au début du processus de démantèlement ».

    On a d'ailleurs craint que cet accident dramatique ne porte un coup fatal au processus de démantèlement brestois.
    R. de P. : « Les Recycleurs Bretons sont venus à bout de ce navire. La société s'apprête à démanteler à Brest un nouveau cargo en provenance de Boulogne ».

    Comment expliquer que la Marine nationale continue d'envoyer ses navires brestois ailleurs ?
    T.S. : « Les appels d'offres prennent du temps. Les processus sont complexes et les cahiers des charges exigeants. La taille, la surface financière et les garanties des sociétés mandatées comptent dans ce milieu. Il faut faire le poids face à Veolia, à Bassens, ou Galloo, en Belgique ».

    En France,combien de sociétés sont homologuées à déconstruire des navires ?
    T.S. : « À notre connaissance, elles sont trois, à Brest, Bassens et au Havre. Dix-huit au niveau européen ».

    Quels sont les atouts des Brest ?
    R. de P. : « Des navires en attente dans sa ville, une entreprise prête à enchaîner. On se demande si la dimension militaire de la ville ne freine pas le développement de ce genre de filière ».

    Que manque-t-il pour développer la filière à Brest ?
    T.S. : « Il manque une véritable volonté politique pour soutenir la dynamique de déconstruction. Le schéma de la construction navale militaire est encore trop présent. On n'est pas prêt à passer à la phase déconstruction. Avec la fausse idée d'une activité de basse besogne, peu valorisante ».

    Quel est le résultat de l'enquête d'opinion que vous avez menée ?
    T.S. : « Les étudiants de Brest Business School ont interrogé, l'année dernière, plusieurs centaines de Brestois à propos de la déconstruction et des énergies marines renouvelables. Ils y sont favorables à 95 % !».

    L'activité génère pourtant peu d'emplois et ne semble pas si lucrative que cela.
    R. de P. : « On est conscients que l'activité concerne assez peu d'emplois (une vingtaine pour le Tsarev). Mais la valorisation financière viendra avec l'expérience ».

    Cela évitera aussi d'alourdir la facture et l'empreinte carbone avec de nouveaux remorquages plus ou moins éloignés de Brest...
    R. de P. : « Cela doit faire partie des critères des donneurs d'ordres qui visent l'efficacité et la sécurité de ce genre d'opération. Les Recycleurs Bretons ont évidemment leur carte à jouer ! C'est la raison pour laquelle nous avons invité cette société (Pierre Rolland) pour notre prochaine conférence thématique ».

    À noter
    Débat le mardi 12 décembre, à 18 h, dans l'amphi Mercure de l'école de commerce Brest Business School, 2 avenue de Provence. Ouvert à tous.

    source: http://www.letelegramme.fr

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  • Ligne ferroviaire Brest-Quimper. Ce dimanche, les trains seront gratuits (LT.fr-4/12/2017)

    Après un an de travaux, la ligne Brest - Quimper sera rouverte à la circulation ferroviaire ce dimanche. Une infrastructure modernisée, des trains plus nombreux, des tarifs repensés, tout a été mis en œuvre pour offrir un service de qualité aux usagers, qu’ils soient abonnés ou occasionnels. Afin de fêter cet événement important pour le Finistère et la Bretagne, le Conseil régional a décidé de faire de ce dimanche une journée de gratuité pour toutes les Bretonnes et les Bretons souhaitant emprunter la ligne Brest - Quimper. 

    Un titre de transport est nécessaire pour accéder aux trains. Aussi, pour pouvoir bénéficier de cette gratuité les usagers devront se présenter aux guichets des gares de la ligne, afin qu’un titre gratuit leur soit remis ; les personnes souhaitant obtenir leur titre de transport en ligne devront acheter leur titre sur le site TER Bretagne ou sur le site voyages-sncf.com. Ils pourront ensuite se faire rembourser auprès du service contact’TER (0.800.880.562).

    source: http://www.letelegramme.fr

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